Epilogue

Notes de l’auteur : Cette fois c'est la fin ! N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé des aventures de Venzio et Etel !
D'ici deux ou trois mois, vous pourrez découvrir les premiers chapitres de mon second jet sur PA !

Venzio acheva de nettoyer les sabots de ses chevaux. Il reposa l’outil plein de terre et se dirigea vers le puit de son jardin, où il fit plusieurs aller-retour pour remplir les nombreux abreuvoir de son élevage. Il acheva la journée en remplissant les auges de foin.

            Il savoura la fraicheur qui régnait dans sa maison. Le Val d’Iris possédait un climat plus doux – et surtout pas ou rarement de tempêtes – qu’à Aquilion, mais au plus fort de la journée, le soleil d’été pouvait vous donner mal à la tête.

            Il ouvrit une cruche et se servit un grand verre d’eau fraiche, ainsi qu’un morceau de fromage. Au même moment, Lora passa la porte d’entrée, un panier remplit de légumes et une lettre à la main.

            – Je suis rentrée !

            La jeune femme s’empressa de déposer ses achats dans le garde-manger.

            – Où est Athéna ? demanda Venzio.

            Lora rangea le panier sous un meuble.

            – Elle est restée avec les enfants des voisins. Ils s’amusent avec les grenouilles de la mare.

            Elle prit place autour de la table.

– Comment vont nos chevaux ? demanda-t-elle.

– Bien. Aucun ne semble souffrir de la chaleur. D’ailleurs, j’ai une excellente nouvelle ! La garde royale est très intéressée par notre élevage et envisage de passer contrat avec nous.

– Ce serait fantastique ! Au moins, on aurait plus à s’inquiéter de quoi que ce soit. Non pas que ça soit le cas, mais on ne sait jamais.

        Avec son expérience, Venzio aurait largement pu prétendre à un poste haut placé au sein de la garde royale. Mais il avait décidé de renoncer définitivement au combat. Ses sabres reposaient tranquillement au fond de sa malle à vêtements. Il n’y avait pas retouché depuis leur installation, il y a plus de deux ans.

        – J’ai reçu une lettre de Séraphin, l’informa Lora.

        – Quelles sont les nouvelles ?

        – Il dit que la reconstruction de la capitale avance bien. Il dit aussi qu’ils ont finalement décidé de détruire complètement le palais. A la place, ils vont ériger un nouveau bâtiment, qui servira à accueillir les dirigeants que le peuple aura choisi… Le peuple aura le choix de qui les dirige ! Tu te rends compte ? C’est incroyable !

        » Il ajoute également qu’il reste de nombreux sympathisants de l’ancien régime, qui leur mènent la vie dure et ne cessent de leur mettre des bâtons dans les roues. Taseo redoute une guerre civile si les choses ne sont pas rapidement maitrisées. Mais c’est un chef impliqué, que tout le monde écoute, alors Séraphin est plutôt optimiste.

        » Ha ! et il informe également que la princesse est toujours introuvable.

        – Là-dessus j’ai ma petite idée sur la question… murmura Venzio.

        L’autre jour, alors qu’il se baladait sur la place du marché, il avait très distinctement repéré au milieu de la foule, un visage qui ne lui était pas inconnu. Carminia avait certes raccourci ses cheveux et les avait teints en châtain, mais Venzio l’aurait reconnu entre mille. La jeune femme n’avait pas prêté attention à lui. Elle flânait entre les étals, un sourire aux lèvres et la main d’une femme dans la sienne. Le mercenaire n’avait pas cherché à lui parler. Sans doute se recroiseraient-ils un jour.

        – Si les choses venaient à dégénérer, je voudrais proposer à Séraphin de venir se réfugier chez nous. Qu’est-ce que tu en penses ?

        – Bien sûr ! Il y a largement la place pour cinq.

        – Je vais immédiatement lui répondre.

        La jeune femme se leva en grimaçant à cause de son dos douloureux.

        – Ça va ? lui demanda Venzio.

        – Ce n’est rien. Il commence à être lourd !

        Elle posa la main sur son ventre rond et le caressa.

        – Athéna m’a confié qu’elle voudrait que ce soit une petite sœur, dit-elle avec un sourire.

        – Croisons les doigts !

        Lora se dirigea vers le meuble contenant le nécessaire d’écriture, puis demanda soudain :

        – Il faudrait qu’on choisisse un prénom. Avec tout ce qu’il y avait à faire on a complètement oublié ! Tu voudrais quoi si c’est une fille ?

        Venzio reposa son verre et esquissa une moue de réflexion. Son visage se fendit soudain d’un sourire.

        – Qu’est-ce que tu penses d’Etelle ?

        – Etelle ? Pourquoi pas ! Tu avais proposé le même pour un garçon. Il y a une histoire avec ce prénom ?

        Venzio esquissa un sourire à la fois triste et nostalgique.  

        – Un jour je te raconterai.

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