En accord avec lui

Par Kalten
En accord avec lui Il faisait encore clair, pour une fin de journée d’hiver. Le soleil sortait encore quelques timides rayons mais un léger vent froid était présent, gelant lentement mais surement la ville qui s’étendait à perte de vue. Le jeune homme sorti tout de même de la douce chaleur de son appartement, portant sur son dos sa guitare encore dans sa housse et tenant dans une main, une simple chaise en bois. Il ouvrit la grande baie vitrée qui donnait sur le balcon, la referma rapidement derrière lui pour garder toute la chaleur à l’intérieur et posa la chaise et sa guitare dans un coin. Le jeune homme s’accouda au balcon, laissant son regard vagabonder sur toute la ville qui s’étendait devant lui. Bien qu’il fasse froid, il aimait être ici. Du haut du dixième étage, il adorait rester des heures sur son balcon, à contempler le paysage qui s’offrait à lui. Il avait mis un pull gris avant de sortir, il pouvait donc ignorer le vent froid qui jouait avec ses cheveux brun. Il chercha distraitement dans une de ses poches de pantalon, son paquet de cigarette ainsi que son briquet. Sans détacher un seul instant ses yeux du paysage, un en sorti une, la mis à ses lèvres fine et l’alluma rapidement. Tout en inspirant profondément, il ferma ses yeux d’un gris acier, comme pour savourer encore plus les effets de la cigarette. Enfin il expira tout aussi profondément, faisant sortir de sa bouche un nuage de fumé claire, en plus de celui dut à la condensation de l’air. Pendant quelques instants, il fuma tranquillement tout en regardant le soleil qui se couchait lentement derrière la ville. Tout était silencieux. Il n’y avait que le bruit du vent qui sifflait légèrement quelques fois. Le soleil continuait de descendre très lentement tout en rougissant de plus en plus. Quand il fut à la moitié de sa cigarette, il décida de s’asseoir sur la petite chaise qu’il avait sorti. Il glissa entre ses genoux sa housse, défit la fermeture éclaire pour faire sortir une guitare folk d’un rouge éclatant. Le jeune homme mis la housse vide dans un coin et posa délicatement sa guitare sur sa cuisse droite tout en expirant une énième fois un nuage de fumé. Cela ne faisait que peu de temps qu’il en jouait, et même si se n’était que pour jouer quelques accords incertains, il adorait. Cela avait le dont de le calmer, le détendre et de faire sortir de lui, des sentiments qu’il ne pouvait exprimer ouvertement. Les lumières de la ville commencèrent à s’allumer. Le soleil était maintenant presque cacher derrière les nombreuses maisons et immeubles. Le vent était devenu plus froid, mais le jeune homme s’en fichait. Il vérifia tout d’abord si toute les cordes étaient bien accordées en les grattant une par une. Mi...La...Ré…Sol…Si...Mi…tout sonnait parfaitement bien. Sa cigarette terminé, il jeta le mégot par-dessus le balcon en jetant rapidement un regard, au ciel où commençaient à s’éveiller les étoiles. Il disposa ses doigts de la main gauche sur le manche pour faire un Mi mineur, et gratta doucement les cordes métalliques, pour former un petit rythme simple. Puis il changea sa position pour faire un Fa mineur, sans trop casser la petite mélodie. Fa mineur…Sol…Fa…Si…Mi mineur…Do…Mi…Ré7…Ré mineur… Le Ré mineur était sa note préféré. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais il pouvait la jouer en continu pendant des minutes, peut être même des heures. Les notes résonnaient, au milieu de la nuit qui commençait à s’installer. Le croissant de lune remplaça le soleil et le froid avait fini par s’installer. Le jeune homme s’en fichait, il n’était pas de nature frileuse et il n’était concentré que sur ses doigts qu’il plaçait le plus vite et le mieux possible pour ne pas briser la mélodie improvisée. Le jeune homme sentit lentement les larmes lui monter aux yeux. Sans s’arrêter, il jouait des accords à la suite, ne souhaitant pour rien au monde que la musique ne s’arrête. Fa7…Sol mineur…Ré…Do…Mi…Fa…Ré mineur… Il se rappelait. Il se souvenait de ces moments passé, Mi…La…Do…Sol7…Ré mineur… De sa complicité étroite avec lui, des moments partagés, de son amour fraternel, La mineur…Mi…Ré…Do…Ré mineur… De sa mort… Sol…Mi mineur…La…Ré mineur… Les larmes commençaient à perler. Sans que son visage ne rougisse, sans que sa respiration ne devienne saccadée, sans trop cligner des yeux, les larmes chaudes roulaient sur ses joues froides. Il commençait à avoir mal aux doigts. Cela ne faisait que peu de temps qu’il avait commencé à en jouer et les bouts de ses doigts n’étaient pas encore assez durs pour supporter longtemps l’acier des cordes sur lesquels il fallait appuyer fort. Le froid commençait à engourdir ses mains et ses oreilles. Mais le jeune homme s’en fichait. Pour rien au monde, il n’aurait arrêté la musique. Mi…Mi mineur…La…Do…Ré mineur… Il l’avait cru fort de caractère, confiant, sûre de lui. Pourtant, cela ne l’a pas empêché de se défénestrer. Les larmes continuaient de couler, encore et encore. Il n’y a pas de façon plus immonde de mourir. Le suicide. Ce n’est qu’une façon d’une simplicité répugnante pour échapper aux problèmes, aux responsabilités. Tant de gens, cherche à garder leur vie sauve par tout les moyens possible, alors que d’autre comme lui, l’ont gaspillé. La mineur…Si…Sol7…Fa mineur…Ré mineur… Toutes les étoiles étaient allumées. Le croissant de lune était haut dans le ciel couleur encre. Le vent glacial soufflait doucement. Il avait mal aux doigts et aux mains. Son visage était moite de larmes. Mais il s’en fichait. Pour rien au monde, il n’aurait arrêté la musique. Do…Fa…Mi7…Si…Ré mineur… Bien qu’il soit mort d’une façon qu’il l’écœurait atrocement, il l’aimait toujours. Qui ne pourrait plus aimer son frère ? Il ne sentait plus le bout de ses oreilles. Il avait l’impression d’avoir le bout des doigts en sang. Les larmes ruisselait encore en encore, sans que ses épaules ne soit secouer par le sanglot, sans que son visage ne trahisse sa tristesse. La…Fa…Si…Mi7…Ré…Ré mineur… Le jeune homme ne s’occupait pas de ses larmes, il ne s’occupait pas de ses mains qui le faisait souffrir, il ne s’occupait pas du froid qui devenait de plus en plus mordant, il ne s’occupait que des notes qui résonnaient dans la nuit. Si…Mi mineur…Ré7…La mineur…Fa7…Ré mineur… Les étoiles commençaient à se rendormir. La lune parti rejoindre le soleil. Le vent commença à se calmer. Sol…Si…Do…Ré mineur… Les larmes avaient cessé de couler plus car il n’y en avait plus assez pour continuer. Mi7…La…Ré mineur… Les lumières de la ville s’éteignirent petit à petit. Do…Ré mineur… Le soleil rouge s’éleva de derrière les maisons et les immeubles. Ré mineur… Le jeune homme s’arrêta. Silence. Ses mains toujours posées sur sa guitare rouge vif, il baissa la tête. Tout son corps se contracta brusquement et se mis à trembler légèrement. Il voulait hurler ; hurler à plein poumon, hurler jusqu'à se briser les corde vocales, hurler jusqu'à l’asphyxie la plus complète…Il faillait qu’il fasse sortir tout ça. Tout ce flot d’émotion trop importante, trop lourde à supporter. La musique ne l’avait que légèrement apaisé. Il se força à expirer et inspirer profondément à plusieurs reprises pour pouvoir retrouver un peu de calme. Inspirer…expirer…inspirer….expirer… Rien. Toujours cette envie de hurler. Il ne peut pas. Cela ne fera pas évoluer les choses et il le savait parfaitement. Soudain, le jeune homme se releva, tenant dans sa main gauche sa guitare par le manche. Le corps toujours contracter à son maximum, il pris sa guitare à deux mains, la leva au dessus de sa tête pour l’abaisser violement contre le rebord de son balcon. La guitare éclata en morceau, certains bouts sautant dans le vide, d’autre tombant aux pieds du jeune homme. Les bras toujours tendu, un bout du manche de son instrument dans les mains, il n’avait plus bougé. Son corps avait cessé de trembler, la plupart de ses muscles au repos. C’était passé. Il se sentait de nouveau mieux. Il finit par laisser ses bras revenir le long de son corps, ballant, en lâchant négligemment le morceau de l’instrument qui tomba entre ses propres débris. Le jeune homme se remit droit, de nouveau calme, stoïque. Il regardait maintenant simplement la ville reprendre vie peu à peu. Il alla s’accouder au balcon. Sans détacher son regard de la ville, il sortit de la poche de son pantalon son paquet de cigarette ainsi que son briquet. Il mit la cigarette à ses lèvres et l’alluma. Il inspira profondément puis recracha un petit nuage de fumé blanc. Il savait au moins ce qu’il allait faire aujourd’hui. Il irait s’acheter de nouveau une énième guitare…
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Arabella
Posté le 10/06/2008
Ahhhh!!!!Horreur, tellement de chose à dire que j'en oublis le principal!!!!!! Je me rattrape maintenant désolée* rougie* J'ai ADORE ton titre Aime²!!! Super! La mon chou tu te gaves! Il me fait penser à un super livre que j'ai lu a 12 ans, E=MC2 mon amour et Pythagore je t'adore. Je te les conseils, (enfin le second est mieux que le premier mais je sais pas si on peut le comprendre sans avoir lu l'autre...vu que c'est la suite.)Et ne t'inquiete pas, ca me fait plaisir que tu sois heureux c'est normal! Et puis si ca te permet de progresser...Comme dirait ma grand-mère.."Tout pour le mieux". Ca me rend heureuse! Allez hop! Maintenant que je pense n'avoir rien oublié, jetons nous à l'eau: Oh! Les temps du récit! Prout ca m'embouche un coin. L'imparfait te va très bien aussi. Très élégant sur toi! ( avec une jolie cravate ce sera im- parfait). Si tu ne touches pas à l'harmonica...Tu jouerais un peu de la guitare? <br />
Et bien j'avias l'impression d'avoir à travers ce texte, une petite marchande d'allumettes des temps modernes. Je suis presque déçue par la fin quand même. Elle est bien, mais venant de toi je suis habituée à mieux ( et oui le lecteur devient intransigeant excuse moi). Il manque un petit quelque chose mais quoi...Je ne sais pas...Promis j'y réfléchirais!<br />
L'idée des gammes qui coupent le texte est original et sympa, ca permet au lecteur de mieux rentrer dans la tête du personne qui réfléchie et en même temps qui continue son morceau on est bien dans le contexte. Ca donne même envie de se mettre à la guitare xD. Les descriptions sont très bien, tu nous plonges dans le contexte mais pas trop, on voit le paysage on cerne le personnage, mais le texte n'est pas alourdie par des descriptions longues et barbantes! Le theme du suicide est prenant, on a l'impression qu'une main nous broie le coeur. Effrayant. Ce frère blasé, triste, essayant de poursuivre sa vie sans l'autre. dur dur. Pour écrire tu te plonges très bien dans le personnage et l'histoire...Et tu nous plonges très bien aussi. Question finale après j'arrête de te saouler...Est-ce que tu t'inspires parfois de ta vraie vie au lieu de te dire " tiens si aujourd'hui j'étais dans tel contexte"? Je sais pas tu t'inspires de toi pour le caractère le physique des gens? les lieux où tu as vécus?Reponse de l'auteur: J\'essayerais de trouver ces deux livres, rien qu\'avec le titre ça m\'intrigue et me donne envie d\'en savoir plus. ^^\r\nL\'imparfait très élégant sur moi ? XD oui c\'est vrai, je porte très bien aussi le costume, chemise blanche veste noir, la classe incarné quoi...XD. \r\nJ\'ai trouvé aussi que la fin flottait, mais j\'arrive pas non plus à trouvé le petit truc à rajouter qui finirait belle et bien l\'histoire... ( à réfléchir aussi ^^ ). et oui je joue un peu de guitare mais ça s\'arrête au même niveau que mon personne, je sais aligné quelques note sans trop casser le file ^^\"\r\nT\'inquiète pas pour ça aussi, tes questions ne me saoule pas du tout au contraire elle me permette d\'en savoir même un peu plus sur moi même. Vu que mes textes je les écris la plupart du temps comme il sorte, ça me permet de savoir comment j\'ai pensé à ce moment là, pourquoi j\'ai écris ça comme ça et pas autrement, pourquoi ici et pas là etc...C\'est vraiment géniale ^^\r\nje ne m\'inspire que rarement de ma vie et je me base plutôt sur celle des autres. Ayant une vie très plate (je ne me plaint pas loin de là, je suis très content qu\'il ne se passe jamais rien de dramatique dans ma vie comparé à d\'autre...) je me base sur \"un p\'tit bout d\'histoire\" de quelqu\'un. Je n\'utilise jamais toute une \"histoire\", juste une idée de cette histoire, qui créait une image dans ma tête, qui me donne une autre idée qui me donne une nouvelle. J\'ai écris cette nouvelle, parce qu\'on a du avec des potes parler du suicide ( je sais très joyeux comme discutions, mais je sais même plus comment on en est arrivé là ^^\") L\'idée du suicide est pour moi quelque chose que je ne comprendrais surement jamais. Pas que je ne veuille pas, loin de là mais juste que je ne peux pas croire qu\'on peux désiré la mort. Enfin là c\'est un tout autre débat ^^\". Je suis parti du thème du suicide, et je voulais montrer mon dégout face à cela à travers un personnage. Je ne sais pas si c\'est un technique lâche mais vu que je n\'ai toujours pas une idée précise de la question, je ne préfère pas parler \"en personne\" mais là encore une fois j\'ai surement une façon de penser assez spéciale dirons-nous ^^. Pour écris cette nouvelle je me suis posé la question \" si un être proche se suicidait, qu\'est ce que je penserais et qu\'est ce que je ferais pour me changer les idée\" ou quelque chose de ce genre ^^. Sinon je ne m\'inspire jamais de moi même pour le physique de mes personnage, quoique, peut être quelques fois les yeux ou la couleur de cheveux mais ça ne va jamais plus loin...et pour le mental...déjà je pense que rien le fait décrire un dialogue je m\'inspire de mes potentiel réaction, mais non là aussi je me base uniquement sur les caractéristiques de mon personnage. Si le personnage se rapproche trop de son auteur, ça casserait un peu l\'effet \" porte ouverte sur un autre monde \". En écrivant on peux devenir n\'importe qui n\'importe où ! alors pourquoi être sois-moi si on peux même seulement par écrit être quelqu\'un de totalement différent ^^. Je me suis toujours sentis très bien dans ma peau mais ça m\'empêche pas de vouloir faire des personnages totalement différent de moi, et c\'est ça qui est énorme, et en plus, ça créer nue sorte de petit défis à sois même, essayer de contrôler un personne totalement différent de sois, ce qui te force à être encore plus dans sa tête pour pouvoir ainsi mieux plonger le lecteur dans la psychologie du personnage.\r\nJ\'espère avoir répondu à tes questions si tu en as d\'autres n\'hésite pas ^^\r\nBisous\r\n( au faite, je n\'utilise jamais les lieux où j\'ai vécu non plus, j\'adore me détacher totalement du monde ^^ )
Sunny
Posté le 02/11/2007
C'est vraiment très triste, et j'aime beaucoup... (Oui oui aucun rapport xD) La scène est très belle à imaginer, c'est... beau. ^^Reponse de l'auteur: houa ! merci Silver, ça me fait super plaisir que tu me dise ça ! Merci beaucoup^^
La Ptite Clo
Posté le 02/11/2007
Katounet, c'est bien triste ce que tu as écrit là...triste et beau. Même si j'avoue qu'à un moment, là où le jeune homme jette sa cigarette par-dessus le balcon, j'ai essaqyé d'imaginer que quelqu'un recevait le mégot sur la tête...
Sur le moment, j'ai failli éclater de rire, mais bon, le contexte de ton écrit ne m'a trop incité à rigoler sur cette éventuelle situation. ^^"
Bref, c'était tout mignon. Et juste une question, Katounet, tu fais de la guitare ? (T'as l'air de bien connaître en tout cas !)
Enfin, voilo, bravo !
 BichouxXx !
Reponse de l'auteur: J\'avoue que pour le mégot, je n\'avais pas pensé à cette posibilité...^^\" lol! \r\nMais bon, c\'est la premier chose que j\'ai vu dans ma tête alors je l\'ai écrit tels quel.\r\nJ\'avoue aussi que c\'est un texte dont je suis assez fière ^^ donc ça me fait plaisir que tu trouve ça triste et beau, c\'est justement ce que je voulais ! ^^\r\nEt pour ta dernière question, oui je fais un peu de guitare ( j\'ai basé mon expérience avec celle de mon personnage ^^\" )
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