Des ailes de papillons

— C’est quoi les trucs verts dans ton plat ?

                Clara inspecte la quiche sous tous les angles.

— Des poireaux. Une recette de ma mère.

— Ah ouais… d’accord. Bon, les boissons sont là-bas et y’a des chips aussi. Fais comme chez toi !

                Elle rejoint ses deux copines. Emilie et Audrey portent également une tenue de pom-pom girl. Tous les garçons les regardent. Je me sens un peu bête avec ma robe trop serrée et mes tongs. Un verre dans les mains me donnera de la contenance. Je ne prends pas le temps de lire les étiquettes des bouteilles. J’en saisis une au hasard. Au goût, je reconnais de la limonade. Génial. Avec les bulles, mon ventre va gonfler. Dans un coin de la pièce, j’observe autour de moi. Une guirlande de ballons rose décore les murs. La lumière est tamisée. Tout le monde respecte le thème de la soirée. Une fille porte des collants troués, un autre a encore l’étiquette avec le prix qui pend de sa manche…

                La porte vient de s’ouvrir pour laisser entrer Simon. Son arrivée ne rend personne indifférent. Directement, des garçons se dirigent vers lui pour lui checker la main. Je vais attendre avant de lui parler. Clara se trémousse sur la piste de danse avec ses deux acolytes. Elle jette régulièrement un coup d’œil du côté de Simon pour vérifier s’il la regarde. Comment pourrait-il l’ignorer ? Même moi je n’arrive pas à la quitter des yeux. À chaque fois qu’elle tourne, sa jupe s’envole pour découvrir le haut de ses cuisses. La température monte de quelques degrés. Quelques filles courageuses se joignent à elles. Je n’en fais pas partie.

                Tous les garçons fuient la danse et préfèrent se poser ensemble dans un coin. Ils se poussent, se tapent dans le dos, rigolent grassement. Les tongs de Simon font fureur. Personne ne remarque les miennes. J’aimerais discuter avec lui, mais je n’ose pas m’incruster dans ce groupe. J’essaie de capter son regard. Sans succès. Clara monopolise toute son attention. Finalement, ça risque d’être long de rester ici jusqu’à minuit…

                La baie vitrée donnant sur le jardin est grand ouverte. Je m’éclipse un instant pour prendre l’air. À l’écart des autres, je me sens déjà un peu mieux. J’imaginais le déroulement de cette soirée différemment. Une ambiance plus amicale. J’ai toujours eu des difficultés à trouver ma place. Je ne sais pas quoi dire, comment aborder les gens, de quelle manière lancer une conversation… Un miaulement plaintif me sort de ma réflexion. Il me semble que le bruit provienne du dessous du buisson. Agenouillée, je m’avance dans sa direction. Un tout petit chaton me regarde. Deux grands yeux remplis de peur. Je lui parle tout doucement pour le rassurer.

— Coucou toi, allez, viens me voir… je ne vais pas te faire de mal.

                Il hésite. J’aimerais le caresser, j’ai toujours voulu un chat, mais ma mère ne supporte pas les poils. Je me rapproche un peu plus et miaule à voix basse.

— Mais qu’est-ce que tu fais ?

                Des rires accompagnent cette phrase. Je me relève le plus rapidement possible, le feu aux joues. Clara m’observe de la même manière qu’elle inspectait ma quiche. Juste derrière elle, son groupe me fixe aussi. Je sens leurs murmures et leurs regards se moquer de moi.

— Y’a… y’a un chaton dans ton jardin.

— Et t’as cru que t’allais te transformer en chat s’il te griffait ?

                Elle semble si satisfaite de sa plaisanterie. Elle ne remarque pas à quel point elle me blesse. Je me doute que je vais être à côté de la plaque, mais je ne trouve rien d’autre à lui répondre.

— Tu confonds avec les araignées… c’est Spiderman qui…

— … ouais enfin t’es bizarre de te promener à quatre pattes dans mon jardin en miaulant…

— Pourquoi tu l’as invité ?

— Elle craint…

                Ils parlent de moi comme si je n’existais pas. Ma gorge tremble un peu trop fort. Je ne veux pas pleurer. Je devrais leur dire d’arrêter. Trouver une phrase drôle pour me sortir de ce mauvais pas. Rien ne vient. Je reste figée à les regarder.

— À cause de mon père, il m’a obligé ! Tu sais comment il est. J’ai eu le malheur de lui dire qu’il y avait une nouvelle… soit je l’invitais soit il annulait la fête.

                Chaque mot s’enfonce dans mon cœur et le fait saigner un peu plus fort.

— Arrête Clara, t’es pas cool de parler comme ça !

— Oh, c’est bon Simon, on s’en fiche de cette fille…

— Moi je ne m’en fiche pas.

                Ils se font face. Le menton de Clara tremble et ses poings se crispent. D’un mouvement d’épaule, elle donne le signal à toute sa clique, de la suivre à l’intérieur. Simon reste avec moi. Je n’arrive pas à soutenir son regard.

— Cette fille peut se montrer si… C’est vraiment pas sympa ce qu’elle t’a dit.

                Je ne peux pas lui répondre. Si je parle, je pleure.

— Hey… ça va aller ? Tu veux qu’on aille se caler là-bas ?

                D’un hochement de tête, j’acquiesce. Un banc en bois est à quelques pas. Il s’assoit à côté de moi. Nos épaules se frôlent.

— Ne te prends pas le chou avec elle… Elle est comme ça. Elle joue aux dures, mais c’est une chic fille.

— J’ai un peu de mal à te croire là tout de suite…

 — Je pensais comme toi avant. Avec Clara, on est dans la même classe depuis la maternelle et y’a que depuis la rentrée que j’ai vraiment appris à la connaître.

— Elle me donne pas envie d’en savoir plus à son sujet.

— C’est pas facile pour elle depuis que sa mère est partie… mais allez, on passe à autre chose. Elle est cool cette soirée. Au fait… ils sont bizarres tes parents, non ?

                Je baisse les yeux, avec un ricanement moitié moqueur, moitié gêné.

— Et encore, tu sais pas tout… l’ambiance est plutôt spéciale à la maison.

— Je peux te poser une question ?

— Dis-moi…

— C’est tes vrais parents ?

                Cette question qui revient à chaque fois. Qui pointe ma différence. Je sais qu’il ne le fait pas exprès alors je me retiens de lui en tenir rigueur. Les gens veulent comprendre et moi je dois toujours expliquer. Pas besoin de réfléchir pour répondre. Depuis dix ans, je répète la même chose.

— J’ai été adoptée quand j’avais quatre ans. C’est mes parents adoptifs.

                Comme d’habitude, le regard de mon interlocuteur part en direction de ses chaussures. De ses tongs en l’occurrence.

— Tu viens de quel pays ?

                La deuxième interrogation qui me donne la sensation d’être un morceau de viande. Origine ? Traçabilité ? Cent pour cent élevée au grain ?

— Je suis née en Corée.

— T’as des souvenirs ?

                Le mode rafale est enclenché. Si seulement, il pouvait deviner que ce qu’il me demande est intime. Qu’il touche à mon âme avec ses questions. Je vois dans ses yeux qu’il a juste envie de comprendre, de savoir, sans se douter qu’il fait saigner mes plaies les plus profondes. Je ne sais pas dire non, alors je réponds.

— Non, je me rappelle de rien…

— Même pas de tes vrais parents ?

— Non plus…

— T’as des nouvelles d’eux ?

— Pas du tout.

— Et tu connais encore des mots en coréen ?

— Non plus…

— T’as envie de retourner là-bas chercher tes vrais parents ?

— J’sais pas.

                Comment lui dire que ma vie est ici ? Que ma couleur de peau ne reflète pas ce qui se trouve à l’intérieur de moi ? Une banane… jaune à l’extérieur, mais blanche à l’intérieur.

— C’est dingue que tu veuilles pas connaître plus de choses… moi à ta place…

                Justement. Tu ne l’es pas. Tu ne sais pas. Personne ne te demande de te justifier sur ta vie, sur ta présence ici. Tout le monde trouve que tu possèdes la bouche de ta mère ou la carrure d’un oncle éloigné. Moi je ne ressemble à personne. Je ne ressemble à rien.

— Du coup… tu dois être super reconnaissante envers ta famille de t’avoir adoptée ! C’est cool pour toi.

                Si seulement tu connaissais ma vie… si tu savais la souffrance qui coule dans mes veines… Que pas un jour ne passe sans que je me demande pourquoi j’existe… Tout ça, je ne peux pas le partager. Alors je me glisse dans la peau de la pauvre orpheline qui a tant de chance d’avoir été sauvée des poubelles.

— Oui, c’est cool.

                Un silence flotte entre nous deux. Il se racle la gorge à plusieurs reprises et finit par changer de sujet.

— On va danser, binôme de tong ?

— Seulement si tu me promets de ne pas me marcher sur les pieds !

                À l’intérieur, les groupes commencent à se mélanger. Au milieu de la piste, on se trémousse, on fait les idiots, on rigole. Au bout de quelques minutes, un slow remplace la musique endiablée. Je n’ai pas le temps de me poser de questions que Simon m’attrape par la taille. De son autre main, il passe mon bras autour de son cou. C’est la première fois que je me tiens aussi près d’un garçon. Mon cœur bat un peu plus fort et je me laisse guider. Il me sourit et dans ses yeux brille un petit quelque chose. Quelque part au fond de moi, je sens une légère vibration. Comme un frôlement d’aile de papillon.

— Simon, je voudrais te dire un truc. Tu me suis ?

                Clara vient de nous interrompre. Le bras de Simon est toujours autour de ma taille.

— À la fin de la danse, ouais.

— Non maintenant, il faut que je te parle.

— C’est bon. C’est bientôt la fin de la chanson.

                Il resserre son étreinte et m’emmène un peu plus loin. Le pouce de sa main effleure la mienne. Ce moment pourrait être sympa, si Clara et ses deux amies ne me fusillaient pas du regard. Quand la musique s’arrête, nous restons quelques secondes encore l’un contre l’autre. Son souffle me chatouille le cou.

— Je… Clara veut me voir.

— Oui, pas de souci… à plus.

                Je me force à ne pas le suivre des yeux. J’essaie de garder une contenance en continuant à danser seule. Tout le monde fredonne les paroles sauf moi. Ma mère refuse que j’écoute de la musique. Les études avant tout. Quelques filles me lancent des sourires et rapidement je me joins à un groupe. Difficile de retenir tous les prénoms. Peu importe. Emportée par l’ambiance, les heures défilent à toute vitesse. Du coin de l’œil, je vois Clara les bras pendus autour du cou de Simon, la tête posée sur son épaule. Ils vont bien ensemble. Je sens les ronces de la jalousie me piquer le cœur. Ça doit être si simple d’être elle. De claquer des doigts pour obtenir ce qu’elle veut. Je ne peux pas rivaliser. Un ornithorynque peut-il entrer en compétition avec un flamand rose ?

                À force de bouger dans tous les sens, je commence à avoir chaud. Quelques minutes dehors me feront du bien. Adossée contre le mur de la maison, j’observe la lune toute ronde. J’essaie de reconnaître quelques constellations.

— Moi aussi, j’aime bien regarder les étoiles.

                Simon se pose à côté de moi, le doigt en l’air.

— Je crois que celle-là c’est l’extrémité de la grande ourse… et là…

                À chaque nouvelle étoile, il se rapproche un peu plus jusqu’à ce que nos épaules soient collées.

— J’apprécie de passer du temps avec toi. T’es vraiment chouette.

                Son regard est fixé sur moi. Je me demande s’il préfèrerait être avec Clara. Je perds mes mots au moment où ses doigts effleurent ma main. Il y a tant de tendresse et de timidité dans ce geste… Les ailes de papillons battent un peu plus vite au creux de mon ventre. Son visage est si près du mien que je peux voir mon reflet dans ses yeux. Je peux déjà sentir la chaleur de ses lèvres ricocher sur les miennes.

— Florine ta mère est là.

                Le feu aux joues, je m’écarte brutalement. La voix glaciale de Clara me gifle de toute ses forces.

— Tu ferais mieux de partir. Et reprend ta quiche, personne n’en veut. Elle est dégueu.

               

 

 

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Puzzle
Posté le 30/07/2021
Super chapitre :)
Le titre "une vie de banane" prend son sens, et la métaphore fait sourire
Le passage sur les questions de Simon est très bien mené, et le fait que Florine s'adresse à lui à travers la narration fait bien comprendre qu'il y a un fossé entre des pensées et ses réponses à ce moment là
Pour ce qui est de Simon, on la voit venir, cette romance, mais ça vient de manière simple et naturelle (comme lui d'ailleurs, qui reste simple et naturel, et qui est parfait comme ça)
D'un côté ça donne l'impression que les choses vont un peu trop vite d'un coup, et de l'autre c'est aussi très réaliste comme ça, et ce n'est pas plus mal 👍
Le coup des constellations est un peu cliché, est-ce par simplicité ou bien pour afficher une tentative maladroite et timide, mais très attendrissante, de la part de Simon, de se rapprocher de Florine ? (Genre il aurait volontairement comme dans les scènes de film ?)
J'aime bien aussi le passage à la fin, où Flo se projette déjà dans son éventuel premier baiser avec Simon ("je peux déjà sentir la chaleur de ses lèvres ricocher sur les miennes" 🥰 )

Sinon, encore la même remarque que sur le chapitre précédent, pour "Florine ta mère est là" : une virgule entre Florine et ta me semblerait judicieux, car plus naturel pour la lecture mais aussi accentuerait un éventuel côté tranchant à l'annonce que fait Clara (en jouant sur le rythme. D'ailleurs un point pourrait même mieux le faire aussi 🤔)

Bref, super chapitre, hâte de lire le prochain (je suis sûr que Florine va maudire sa mère d'être arrivée au meilleur moment 😆)
Sur ce, bonne nuit 😘
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 28/04/2021
J'ai trouvé que c'était un très beau chapitre. Très fort émotionnellement. J’ai beaucoup aimé le passage des questions de Simon sur l’adoption de Florine. Tu touches vraiment à un sujet très important : le côté intrusif des questions qui sont blessantes sans qu’on s’en rende compte. Je ne me doutais pas que des gens pouvaient avoir le toupet de dire à une personne adoptée qu'elle devait se sentir reconnaissante d'avoir été adoptée.
Est-ce qu'on ne serait pas en plein complexe du "sauveur blanc" ? Est-ce que c'est une conception occidentale ?
Je pense qu'au travers de ton histoire tu peux faire passer un message qui remettrait les pendules à l'heure.
Cocochoup
Posté le 29/04/2021
Coucou Petra !
Je lis tout tes retours avec attention. Je ne pense pas répondre à chacun individuellement. Je note toutes tes remarques pour y réfléchir, savoir comment je peux l'exploiter, l'intégrer. Je peux te dire que mes méninges tournent à cent mille à l'heure.
Je pense que je te ferais un retour global lorsque tu m'auras délivré toutes tes commentaires. J'échangerai avec toi par MP, si cela te convient ? ❤️
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 29/04/2021
Coucou Coco !
Oui, pas de soucis pour échanger en MP. C'est toi qui me dit ce dont tu as besoin et je m'adapte ❤️
J'espère que tes méninges ne prennent pas feu malgré qu'ils tournent à une telle vitesses 😅
Comme tu l'avais si bien dit sur ton JDB, d'après une auteure que tu avais écouté, ton premier jet est comme le squelette de ton roman et j'espère juste que mes commentaires t'aident à former quelques muscles et tendons ❤️
Cherry
Posté le 15/01/2021
FRUSTRATION

c'est le seul mot que je retiens de ce chapitre, décidément. J'ai bien envie de hurler et de sauter de joie en même temps.
La lecture a été si... intense mais légère en même temps. C'est comme si j'étais tombée amoureuse avec Flo. D'ailleurs c'est intéressant d'en savoir plus sur elle. Cela me rappelle beaucoup ce que vivent les enfants adoptés et le syndrome du white savior. C'était une très belle scène !

Bah du coup le titre prend tout son sens, et c'est juse... waouh. Tellement de tourments, tellement d'émotions... Flo est si complexe et belle à la fois.
Je ne suis pas adoptée mais je me reconnais beaucoup dans ce qu'elle dit, et ça, c'est incroyable.
Merci encore pour cette belle histoire Cocochoup !
A bientôt :)
Cocochoup
Posté le 17/01/2021
Coucou Cherry !
Frustration et suspens décidément se sont les deux mots qui reviennent le plus 😅
Ça me touche tellement qu'un lien entre Flo et toi se crée ❤️
Merci à toi de me lire
Espelette
Posté le 01/10/2020
Cette phrase magnifique : "La deuxième interrogation qui me donne la sensation d’être un morceau de viande. Origine ? Traçabilité ? Cent pour cent élevée au grain ?". J'aime beaucoup quand tu utilises des images. Comme celle de l’ornithorynque. Ça donne de la force à ton texte je trouve.
La scène, inévitable, où Simon questionne Florine est très intéressante. Je dois dire que je m'étonnais que personne ne lui ait posé la question plus tôt mais elle est amenée ici avec beaucoup de délicatesse.
Cocochoup
Posté le 02/10/2020
Coucou Espelette,
J'ai buggé un moment, parce que je ne me souvenais même plus d'avoir écrit ça 😅
Je suis certaine que si on me faisait lire un passage isolé d'un de mes textes, je ne le reconnaîtrais même pas 😝
Ravie en tout cas que tu prennes du plaisir dans cette lecture ❤️
Grde Marguerite
Posté le 16/06/2020
Deux petites fautes d'ortho à signaler :
y’a que depuis la rentrée que j’ai vraiment apprit à la connaître. --> appris
j'ai été adopté quand j'avais... --> adoptée
Bonne description des tourments de l'adolescence, très bien rendus, compliqués par cette histoire d'adoption.
Quant à l'image de la banane, je la mentionnais dans un de mes commentaires précédents je ne m'étais pas trompée... ;-) Encore une fois, cela me fait penser à la BD "Couleur de peau miel" ou le film "Une vie toute neuve", mais ce n'est pas du tout un reproche, tant ces deux œuvres étaient sensibles et réussies.
Cocochoup
Posté le 16/06/2020
Merci pour les coquilles, je viens de les corriger❤️
Et oui tu avais bien compris la signification ! Tu es la seule personne d'ailleurs 😝
Je t'avoue ne pas connaître les 2 œuvres que tu cites mais je serai curieuse de les découvrir quand j'aurai fini ce 1er jet!
Merci pour ta lecture et tes retours ❤️❤️
J'espère continuer à rester dans la justesse des sentiments
Grde Marguerite
Posté le 16/06/2020
Ce sont des histoires qui ressemblent à la tienne... Pas forcément très gaies mais pas tragiques non plus. Cela m'avait fortement sensibilisée aux problèmes des enfants adoptés, et plus particulièrement ceux d'origine coréenne...
Grde Marguerite
Posté le 16/06/2020
Je me souviens aussi d'avoir vu à la télé il y a bien longtemps un documentaire d'une jeune femme d'origine coréenne adoptée en France, et qui interrogeait les cicatrices qu'elle avait sur certains endroits de son corps, sans pouvoir se rappeler d'où ça venait... J'en avais retenu l'expression "banane"...
Unam
Posté le 10/06/2020
Salut Cocochoup,

Merci pour ces petites ailes de papillons. Mais aussi pour les multiples electrochocs lors du dialogue avec Simon...
J'avoue, la métaphore de la banane m'a un peu choquée au début parce que ça m'a fait penser à une métaphore anglo-saxonne que certains noirs utilisent pour critiquer d'autres noirs qu'ils perçoivent comme "moins authentiques" et qui est celle de l'Oreo, comme le biscuit : noir à l'extérieur, blanc à l'intérieur... (ouais, dûr...)
Ça n'est pas tout à fait comparable vu le contexte de ton histoire mais tous les sujets qui touchent à l'identité de soi sont des sujets sensibles pour de bonnes raisons et c'est magnifique et très important d'amener ça sur le tapis avec une fiction aussi humaine, même si parfois douloureuse, et captivante que celle de Florine. Bravo et merci à toi. Et surtout continue. C'est toujours autant de la bombe;) 💕
Cocochoup
Posté le 10/06/2020
Oh je connaissais pas la metaphore avec l'oreo...
Dire de quelqu'un qu'il est moins légitime par rapport à sa couleur de peau, sa culture c'est juste 😢
Je suis heureuse que le parcours de Florine te touche ❤️
Merci pour ton commentaire qui me motive tellement à continuer cette histoire
annececile
Posté le 09/06/2020
Tres bon chapitre, et tu as bien fait d'interrompre les choses avec Simon, il ne faut pas que ca arrive trop vite! Toute la douleur causee par ses questions maladroites, c'est tres bien vu. Et aussi le courant qui passe entre eux deux malgre tout. J'aime beaucoup cette histoire, decidemment.
Cocochoup
Posté le 09/06/2020
Je suis ravie que tu apprécies cette histoire❤️
Je l'écris vraiment sans prise de tête et avec simplicité alors tant mieux si l'ensemble est plaisant à lire 😉
_julie_
Posté le 08/06/2020
Ohlala excellente la métaphore de la banane !! Cette histoire est vraiment super, j'aime de plus en plus Florine (et Simon), les différentes personnalités sont très intéressantes, on ressent bien la complexité des relations adolescentes, de tous les non-dits, les codes et et les doutes derrière la fausse assurance et l'attitude "cool". Hâte de lire la suite ^^
Cocochoup
Posté le 09/06/2020
Coucou Julie !
Merci merci pour ce commentaire. Je suis toujours dans le doute entre est ce que j'en dit trop ou pas assez ?
Et je suis soulagée de voir que tu as ressenti les atmosphères, les pensées, les non dit...
C'est pas facile à apprivoiser ces petites bestioles d'adolescents 😝
_HP_
Posté le 08/06/2020
Nooooooooon mais Clara !!!!!!!!!!! T-T
Déjà que je l'aimais pas, là c'est pire ! T-T

On comprend en effet tout le sens du titre de ton récit. Je ne m'y attendais pas du tout, je suis agréablement surprise ! C'est une très belle métaphore ^-^
Il y a pas mal de métaphores, et de comparaisons dans ton histoire, c'est très joli, j'aime beaucoup ! (fin même sans ça j'adore 😜)
Comme tu auras pu sans doute le remarquer, je suis extrêmement très déçue que Clara soit arrivée... Y a pas un moyen de l'éliminer ? Genre... UJU ? 😏😂😝
J'aime beaucoup aussi la différence que l'on peut constater entre ses pensées et ses paroles, c'est très réaliste, présent chez bien des gens, en particulier chez les ados 😅
Comme d'hab, ♥♥♥♥, c'est génial à lire ! :p
Cocochoup
Posté le 09/06/2020
Hey je te voyais pas si cruelle HP ! Tu veux donc que Clara finisse en steack haché pour UJU ? 😂
Contente que ce chapitre t'ai plu, j'étais un peu moins sûre de moi, toujours cette crainte que ça sonne faux.
Et tu as vu, j'ai évité le traditionnel verre renversé sur une robe 😁
_HP_
Posté le 09/06/2020
En même temps, quand on voit les histoires que me raconte ma mamie... 🙄
Et nooooon, j'ai pas dit ça, juste que.... UJU a l'air de manquer de gens 😇
Oui haha, j'ai vu ! 😜
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