Couac

        Ils se sont tous dispersés par petits groupes dans la cour. Du coin de l’oeil, je vois Clara et sa bande, posées sur le banc. J’ai l’impression que son tee-shirt est légèrement remonté. Je me souvenais pas que son nombril était si apparent. Deux filles et trois garçons sont avec elle. Ils semblent si inaccessibles. Je ne suis pas la seule à les observer. Il me semble reconnaître certains visages de mes camarades qui chuchotent en les regardant.

        C’est le moment d’essayer de s’intégrer… Inspire, bloque, expire. Fixe un sourire et vas-y. Juste devant moi, quelques filles sont en train de discuter. Un peu de salive pour hydrater ma gorge et je me lance.

— Salut!

— Ouais salut, me répond une fille en mâchouillant une mèche de cheveux.

— Je… je suis dans votre classe, c’est moi…

— ...Ouais on sait, m’interrompt l’autre fille en me fixant dans les yeux.

        Leur enthousiasme me fait l’effet d’une douche glacée. Je m’oblige à continuer à sourire. Allez trouves quelque chose à dire, n’importe quoi…

— Elle a l’air sympa la prof, hein?

        Le silence me répond. Toutes les deux me regardent, ahuries. La première fille a même arrêté de mastiquer sa mèche. Un éclair passe dans leurs yeux avant qu’un bruyant éclat de rire ne les secoue. Dans le doute, je suis le mouvement. Le son qui sort de ma bouche est un peu forcé mais je croise les doigts pour qu’elles ne le remarquent pas. A plusieurs reprises je les vois ouvrir la bouche et quelques syllabes explosent dans les airs en même temps que leur gloussement.

— Tu… tu…

— ...Si… oh oui, si…

        La fille à la mèche réussit à contrôler les soubresauts de sa poitrine et c’est la respiration hachée qu’elle s’adresse à moi.

— T’es drôle! J’adore les meufs dans ton genre.

— Ouais, tu nous as bien eus avec ton air si sérieux ! Viens, pose toi.

        Peu m’importe qu’elles aient cru à une blague de ma part. Ce petit mensonge ne peut pas nuire à l’amitié qui va en naître. J’en suis sûre. Les vingt minutes de pause défilent à tout allure. Tout comme le reste de la journée. C’est tellement chouette ce sentiment de faire partie de quelque chose. Les deux filles montrent beaucoup de curiosité sur ma vie d’avant. Elles s’imaginent qu’être au collège dans une grande ville est une expérience palpitante. Metz n’est pas Beverly hills. Pas de palmiers, de gamins fortunés qui se rendent à l’école en voiture de luxe… Mais j’ai pas envie de les décevoir. Et puis j’aime bien l’attention qu’elles me portent. Alors j’enjolive un peu la réalité, mais surtout je ne parle pas des autres.

        Cette première journée s’est super bien passée. Devant le portail, on se claque la bise avant de se quitter. La joue droite de Justine colle un peu. La faute à la mèche qu’elle mâchouille à longueur de temps et qui vient se coller à sa peau dès qu’elle la relâche. Je la vois regarder de l’autre coté de la rue, les sourcils froncés. Par mimétisme, je fais la même chose. Mon coeur s’arrête de battre. Elle peut pas me faire ça.

— C’est ta mère?

        Pas le choix, je peux pas mentir.

— Euh ouais… elle est atteinte du syndrome de la mère poule…

— Attends… elle est vraiment en train de te faire de grands signes de bras? Elle s’est crue sur une piste d’avion? Ça craint.

— Je file avant qu’elle se démonte un bras à force de gesticuler. A demain les filles…

        Je tente de mettre un maximum d’enthousiasme dans mes mots, mais la colère et la honte prennent le dessus. Un dernier coup d’oeil aux filles qui me suivent du regard en se marrant. Je suis trop loin pour entendre ce qu’elles se disent. Sûr qu’elles se moquent de moi. D’un geste brusque, j’attrape le bras de ma mère pour la forcer à me suivre. A m’éloigner le plus vite possible d’ici. A l’abri au coin de la rue, je déverse ma haine.

— Sérieusement? T’étais obligée de te pointer? De gigoter tes bras pour que tout le monde te remarque?

— Mais… Flo… je voulais juste…

—… Tu voulais quoi? Hein? Que ça recommence? C’est ça que tu veux?

— Flo s’il te plait, me supplie ma mère.

        Je déteste quand elle prend cette voix. Ca me fout encore plus en rogne. Les battements de mon coeur sont si forts que ma vision se trouble sous l’afflux de sang. Les larmes sont là, juste au fond de ma gorge. Déglutir, respirer, ne pas pleurer. Je pleure pas. Je pleure jamais. Elle tente de se rapprocher, je sens sa main qui se pose sur ma joue. Mes bras se tendent dans un réflexe de survie. Elle rebondit contre le mur. Je l’ai poussée trop fort. Je m’en fous.

— Flo… excuse moi. J’ai pas réfléchi. J’étais inquiète et…

— …et tu pointes pour m’afficher devant tout le bahut. Malin.

— D’accord… je recommencerai pas. Mais tu dois me promettre de te calmer. Tu peux pas me pousser comme tu viens de le faire. Je suis ta mère, Flo.

        Dans ma tête je lui hurle que c’est faux. Qu’elle n’est pas ma mère. Il y a tant de tristesse dans ces grands yeux bleus qui me regardent, que je me tais.

        Arrivée à l’appartement, je file m’enfermer dans ma chambre. Je l’entends bien me demander si je veux goûter. Je préfère fuir. Je veux plus l’entendre. Je veux plus entendre personne. Il faut d’abord que je calme ces voix qui me torturent. Qui viennent mettre du sel sur les plaies de mon esprit. Le dos collé contre la porte, la tête enfouie dans mes genoux, je ferme les yeux. J’ai envie de disparaître. Elle a tout gâché. Elle gâche toujours tout.

        Je sais pas combien de temps je suis restée comme ça. Mes genoux protestent lorsque je tends les jambes. La chambre est plongée dans le noir. De légers coups font vibrer la porte.

— Ma puce? Tu viens manger? Papa est rentré. Le repas est servi.

        J’aurai préféré me coucher. Je sais qu’elle me lâchera pas tant que j’aurai pas grignoter quelque chose. Dans un soupir j’ouvre la porte. C’est à peine si elle ose me regarder dans les yeux. Sa joue tremble sous l’effort de son sourire forcé. Elle chuchote pour me parler. Ca me donne l’impression d’être malade. Je déteste quand elle fait ca. Qu’elle me traite comme si j’étais en verre. Je suis obligée de me concentrer pour réfréner cette bulle qui grandit et menace d’exploser.

— Alors Flo, cette première journée? Tu me racontes?

        Déjà attablé, il me regarde avec cet air joyeux qui ne le quitte jamais. Mon père vit dans une bulle. Au ton de sa voix, je sais qu’elle ne lui a rien dit. Ne pas faire de vague. C’est son unique préoccupation. Garder l’image de la famille idéale.

— Pas mal… j’ai discuté avec quelques filles. Mélanie et Justine.

— Excellent! J’ai également passé une bonne journée. Je suis dans les petits papiers du patron.

        Je ne sais pas qui est le plus satisfait de cette annonce. Lui ou ma mère qui vit son ambition à travers lui. Le sujet de mon intégration à l’école n’est pas ré abordé. Les potins sur la boulangère ou la réorganisation au job de mon père sont plus importants. Si seulement je pouvais les convaincre d’installer la télévision dans la cuisine… Ma seule distraction est la radio qui crachote la voix monocorde du journaliste qui énumère les infos du jour.

— T’a rien mangé, Flo. Encore un peu de carottes ma chérie.

        Mince. La re voila avec son obsession pour la nourriture. J’ai pas la force de me battre. Tant pis si mon estomac se contracte pour protester contre ces nouvelles bouchées. Elle me regarde d’un air satisfait.

— Je vais dans ma chambre. A demain.

— Brossage de dents et pipi!

— J’ai plus cinq ans, maman!!

        Tous les soirs, nous échangeons ces deux phrases. Un rituel malsain où elle cherche à m’empêcher de grandir. A quatorze ans, j’ai le plein contrôle sur ma vessie. Pas besoin d’elle pour me rappeler d’aller uriner. Pour le brossage de dents, je risque pas d’oublier. Pas envie de me faire trahir par mon haleine. Dans l’armoire des WC, coincée derrière le papier toilette, je sors une boite de tampon. Le seul endroit où ma mère ne va pas fouiller. Elle a un problème avec ce genre de chose. Tout au fond, j’ai glissé quelques cigarettes. Du bout des doigts j’en chope une avant de tout remettre en place.

        Ma trousse de secours. Je limite ma consommation. J’ai pas les moyens d’en acheter régulièrement. Faut que je réfléchisse à comment en acheter dans cette petite ville… sans me faire griller. La fenêtre des toilettes est ouverte. Je peux commencer à me faire du bien. La première bouffée me fait toussoter. La deuxième emporte un peu de chaleur au fond de mes poumons. Je fais bien attention à recracher toute la fumée dehors. Déjà la fin. Je trempe le bout du mégot dans l’eau de la cuvette. C’est un peu dégoûtant mais j’ai pas trouvé d’autres solutions. Je l’enveloppe dans du papier et j’ai plus qu’à tirer la chasse. Une bonne dose de désodorisant. Méfait effacé.

        Tranquillement je me dirige vers la salle de bain. Je sais qu’ils me dérangeront pas. Le soir ils aiment se caler devant la télévision. Je devine que ma mère est déjà allongée sur le canapé, les yeux papillonnants. Elle s’endort toujours très vite. Et mon père reste à ses côtés en lui caressant les cheveux. Le tableau idéal du couple parfait. La bouche pleine de mousse, je ne peux m’empêcher de ricaner. Si les gens savaient…

        Ce soir, je m’endormirai avec “bille en tête”. L’histoire d’un jeune garçon qui s’échappe de son pensionnat pour aller vivre sa vie. Peut-être que je le ferai aussi, un jour. Partir loin. Construire une nouvelle vie. Choisir un destin. Je rêve d’une grand-mère semblable à celle du héros de ce livre. Deux bras ouverts en permanence dans lesquels on peut se réfugier. Deux bras armés prêt à combattre pour chasser les démons. J’ai jamais connu mes grands-parents. Ils étaient déjà mort quand je suis arrivée. La famille c’est mon père, ma mère et moi. Un vase clos. Où chacun bouffe l’oxygène de l’autre.

        Vingt-et-une heure. Extinction des feux. Je vais avoir besoin de toute mon énergie demain. Enroulée dans ma couette, je me prépare à m’endormir. Derrière mes paupières closes, mes angoisses projettent des images délirantes. Des index accusateurs pointés sur moi. Des bouches cruelles qui me giflent avec leur rire. Des silhouettes qui me tournent le dos.

        Vingt-deux heure. Je dois me calmer. Tout ça n’existe que dans ma tête. Ce n’est pas réel. Ce n’est pas ce qui arrivera demain.

        Minuit. J’ai envie d’une cigarette. Impossible. Les toilettes sont justes à coté de la chambre de mes parents. Je peux pas prendre ce risque. Cette obsession me ronge. Au moins, ça chasse mes idées noires.

        Une heure. Mon esprit est épuisé par cette lutte. Plus aucune pensée ne peut se former. Je m’endors enfin.

        Le bruit strident du réveil me fait sursauter. Impossible. Ça ne peut pas déjà être le moment de se lever. Du bout des doigts, je tâtonne pour éteindre la sonnerie. La surface de la table de chevet est complètement vierge. Ah oui. J’ai posé le réveil au bout de ma chambre. Pour m’obliger à me lever. Dans un acte de désespoir, je balance à l’aveugle mon oreiller. Au bruit, j’en déduis qu’il a atterri sur mon bureau en envoyant valdinguer le pot à stylos au sol.

        Mode guerrière activé. J’étouffe un cri sous le jet d’eau glacé de la douche. J’ai besoin d’avoir les idées claires. Rapidement, je me frictionne le corps et les cheveux. J’ai encore quelques mèches qui dégoulinent dans le cou au moment où je me pose pour prendre le petit déjeuner. Mon père est déjà parti. Comme d’habitude. Sans conviction je croque dans une tartine pleine de beurre.

— Tu veux que je t’accompagne, ma puce?

— Tu crois pas que t’en as déjà assez fait?

— Flo… s’il te plaît. Ne me parle pas sur ce ton. J’essaie juste d’être sympa.

— Raté. J’irai toute seule et je rentrerai seule. Pas besoin d’un chaperon.

— D’accord Flo… c’est juste que…

— …Tu me saoules, ok? Je fais tout ce que je peux pour m’intégrer! Tu crois que j’ai envie de revivre la même chose que l’année dernière? T’es con à ce point-là?

— Ne sois pas vulgaire! Je ne peux pas tolérer que tu utilises des mots si grossiers!

— Oh bien sur, tu ne peux pas fermer les yeux sur un gros mot… mais fermer les yeux sur mon calvaire, ça oui tu pouvais le faire!

        J’ai plus rien à faire ici. J’attrape mon sac et je pars en claquant la porte. Elle ne me retient pas. Je sais que ce soir, elle affichera son sourire de façade. Que tout sera oublié.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 28/04/2021
Ce que j'avais noté pour ce chapitre, c'était de nouveau le mystère autour de ce qui s’est passé « avant » « avec les autres ». On sent que tu ne veux pas le révéler tout de suite, que tu restes sur un non-dit et on s'attend à quelque chose d'extrêmement grave. Avec le recul, je sais maintenant que ce qu'il s'est passé nous est dévoilé au cinquième chapitre (Casse-tête). Ca me semble un peu tard.

Je me demande si ce chapitre ne devrait pas être fusionné avec le précédent. Faire un seul chapitre sur la rentrée et l'intégration de Florine à la pause, puis un autre chapitre sur sa vie de famille et son addiction à la cigarette à seulement 14 ans. C'est juste une suggestion, tu as certainement tes raisons pour l'avoir découpé ainsi, mais j'ai le sentiment que tu pourrais être plus efficace sur l'arrivée de Florine dans sa classe et comment elle se débrouille pour son premier contact.
Peut-être qu'en dévoilant en amont ce qu'il s'est passé dans son ancienne école, le lecteur pourrait se sentir plus proche de Florine, espérer que les choses vont mieux se passer pour elle lors de la pause. Et ça aiderait aussi le lecteur à être plus compatissant à l'égard de Florine lorsqu'elle se rebelle face à sa mère.
Qu'est-ce que t'en pense ? Est-ce qu'il y a quelque chose que je n'ai pas saisi et mon commentaire est à côté de la plaque ? 😅
Sergueii
Posté le 11/04/2021
Ton exercice est réussi : l'univers est bel et palpable. Il me paraît fait de points de finesse et de lignes de tension. Seul sonne, parfois, dans l'élaboration, tel un petit pandémonium minimaliste.
Cocochoup
Posté le 11/04/2021
Salut Sergueii 😊
Tu as tout à fait raison. A a ré écriture, je vais étoffer tout ça et habiller l'histoire
Merci de ta lecture et n'hésite pas à relever ce qui te chagrine, il s'agit d'un premier jet, alors tous les conseils sont les bienvenus!
Sergueii
Posté le 11/04/2021
Non t'inquiète... Mon commentaire était favorable... J'entendais signifier que tu avais créé un monde en soi qu'il fallait prendre comme tel. Mais tu as peut-être été abusée par ma "non relecture" de mon propre commentaire. Au lieu de "Seul sonne, parfois, dans l'élaboration" (qui semblerait effectivement quelque peu dépréciatif), il aurait fallut lire (Cela sonne parfois... ). Mais, je regardais un match de rugby à XIII au même moment (Je sais cela doit te paraître bien trivial ....)
Sergueii
Posté le 11/04/2021
... Il aurait fallu ... Décidément je devrais être plus posé voire réfléchi avant de valider mon propre commentaire. C'est une bonne leçon, rejoignant l'antique Sagesse : "Celui qui juge, sera jugé".
Mais je réitère, ton texte est prometteur : tu as une vraie écriture...
Cherry
Posté le 19/11/2020
Hey !
Ce chapitre est plein de tensions...
Je crois que tout le monde à la rentrée ressens les mêmes angoisses que Flo, parce que moi oui !

Après (j'imagine que les réponses sont dans les chapitres suivants) qu'est-ce que sa mère a fait de si horrible l'année dernière ?

Sa colère est justifiée (j'avoue que moi aussi j'aurais honte si mes parents venaient me chercher en faisant des grands gestes) mais peut-être un peu trop violente parce que là à pousser brutalement sa mère ça laisse des questions.

Sympa aussi de voir que Flo a besoin de fumer pour se sentir mieux mais aussi comme signe de rébellion mais aussi qu'elle le fait en secret comme si elle craignait tout de même d'être désapprouvée par ses parents. Je trouve que ça montre son dilemme

A plus !
Cocochoup
Posté le 20/11/2020
Coucou Cherry!
Je te confirme qu'à mesure que tu avanceras dans ta lecture, tu obtiendras des réponses à tes questions ☺️ Enfin j'espère 😅 si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à me le signaler pour que je rende la compréhension du texte plus claire 😊
Merci pour ta lecture💕
Puzzle
Posté le 28/09/2020
Ploup !
Les relations se gâtent, dans cette famille (ou elles l'étaient déjà)... J'ai pas mal de peine pour la mère, mais en même temps, qu'est-ce qu'elle est envahissante ! C'en est presque glauque (le rituel du "brossage de dents pipi" par exemple) >< ! Cela dit, je pense que le pire des trois est le père, qui semble faux à l'extrême (j'ai l'impression qu'il joue le rôle d'un personnage de cartoon), ou alors c'est qu'il est dans l'ignorance la plus totale que tout ne va pas bien.

Objectivement la rentrée de Florine s'est plutôt bien passé, puisqu'elle s'est faite des amies. Après, la questions, c'est : est-ce que ça va durer ?

Encore une fois la lecture est fluide, et les personnages sont bien faits. Les descriptions du genre "la mèche mâchouillée -> la joue qui colle", ça rajoute du réalisme, ça m'a fait plonger encore un peu plus dans l'histoire, au point de presque la ressentir. On ressent aussi très bien la pression du premier jour et les inquiétudes qui pèsent beaucoup trop lourd pour les épaules de Flo.
Voilà j'écris le commentaire en décalé (de 2 jours) par rapport à la lecture, du coup je me souviens plus si il y a des fautes ou pas ^^'
Du coup je m'arrête là pour ce chapitre, à ce soir pour le prochain ! ^^
Cocochoup
Posté le 30/09/2020
Coucou Puzzle!
T'embêtes pas pour les fautes. Si tu as le temps c'est cool, sinon ce n'est pas grave 😉
La famille de Florine n'est pas aussi simple qu'elle n'y parait. Qui est le pire du père, de la mère, de l'enfant?
Et est ce que le reste de l'année scolaire se passera comme sur des roulettes... ma foi, je te laisse découvrir tout ça 😁
Merci à toi d'être passé par ici ❤️
Puzzle
Posté le 30/09/2020
de rien ! ^^
(et oups, j'avais prévu de lire le chapitre 4 (ou 3, vu que le 1 est un prologue) le 28 au soir, et j'ai oublié :x quelque chose d'autre a dû me distraire ^^' je sais bien que c'est pas grave, mais j'aime pas dire des choses et oublier de m'y tenir, ça fait pas très sérieux x) désolé !)
Espelette
Posté le 20/09/2020
À nouveau, c'est fluide et les personnages paraissent naturels.

J'aime beaucoup le triptyque "Inspire, bloque, expire". Je me retrouve à faire comme Florine et à prendre conscience de ma respiration. C'est comme une pause de respiration dans la lecture et, en même temps, ça permet de bien ressentir l'anxiété de Florine.

Je crois que j'aurais bien aimé connaître un peu plus tôt les prénoms de Justine et Mélanie. Sauf si c'est volontaire pour insister sur le côté un peu anonyme et impersonnel d'un 1er jour d'école.

Et peut-être détailler (ou au contraire raccourcir) la scène de la cigarette ? C'est un moment de calme et d'introspection pour Florine, c'est peut-être l'occasion de suivre un peu ses pensées ou de se remémorer des souvenirs (sauf si c'est trop tôt bien sûr).

Tu pourrais aussi donner des heures plus précises aux moments d'insomnie.

Tu sais manier les phrases choc : ce terrible "Qu'elle n'est pas ma mère" que Florine retient. Ca dit tellement sur leur relation et sur l'angoisse ou la rancœur qu'elle peut générer. Et "Des bouches cruelles qui me giflent avec leur rire". Wow.
Cocochoup
Posté le 20/09/2020
hey coucou 😉
Finalement tu poursuis ta lecture, je fournis le Doliprane pour le mal de tête 😂
Je retiens tes conseils et je les note précieusement pour le jour où j'attaquerai la ré écriture de cette histoire ❤️
Laetitia Moulin
Posté le 06/06/2020
Ce chapitre était violent (dans le bon sens du terme). En effet, il envoie énormément d'émotion et intrigue ton lecteur. Qu'est ce qu'il s'est passé pour que Florine en veuille autant à sa mère et pourquoi celle-ci se laisse faire ainsi?
Je t'avoue que j'ai un peu de mal avec cette adolescente irrespectueuse vis à vis de sa maman, mais je lui laisse le bénéfice du doute.

Même remarque pour les fautes. Prends le temps de corriger tout ça :).
Cocochoup
Posté le 07/06/2020
Mince encore pour les fautes, pourtant j'avais corrigé celles qu'on m'a relevé... Décidément je suis pas douée 😅
J'espère qu'à la lecture des prochains chapitres, tu comprendras mieux la relation entre Florine et sa mère 😉
Soah
Posté le 23/05/2020
Rah j'ai de la peine pour Flo mais aussi pour sa mère. C'est une situation difficile de l'adolescence tout ça et je trouve que tu décris tout ça vraiment bien. J'ai pas fait de crise d'adolescence du coup j'ai l'impression de faire la mienne avec Florine huhu.
J'ai toujours le sentiment que tu dépeint tout ça avec justesse. J'aime beaucoup ton histoire.
Cocochoup
Posté le 23/05/2020
Pas de crise d'adolescence ? Tu es un être exceptionnelle XD
Ravie que cette histoire te plaise ❤️
Dédé
Posté le 17/05/2020
Quelque chose me fait penser qu'elle a été harcelée dans son ancienne école. Le fait qu'elle fasse attention aux gens qui chuchotent autour d'elle, le calvaire mystérieux qu'elle a vécu, le fait que c'est important pour elle d'avoir de bonnes relations avec ses camarades "cette fois".

J'aime ce ton dramatique qui plane au-dessus du quotidien et qui va forcément exploser à un moment donné. Cette fille a vécu bon nombre de traumatismes à mon avis et j'ai peur de cette explosion à venir. Pour autant, j'ai envie de la voir, cette explosion, afin de mieux la comprendre. Et dans l'espoir qu'elle rebondisse après !

Compte sur moi pour la suite ! N'est pas né le Dédé qui va fuir la vie de banane que tu proposes (et qui ne donnera pas forcément la banane…) ! ;)

Coquillettes (pour compléter HP) :
Du coin de l’oeil, je vois Clara et sa bande, posée --> posées
Fixe un sourire et vas y --> vas-y
(il faut aussi rajouter les accents sur le "A" majuscule" et corriger les "ç" à plusieurs reprises dans ton chapitre)
Ouais, tu nous as bien eu --> eus
Je suis ta mère Flo --> Je suis ta mère, Flo
Il y a tant de tristesse dans ces grands yeux bleus --> "ses" ?
Je l’entend bien me demander si je veux goûter --> entends
T’a rien mangé Flo. --> virgule avant "Flo".
J’ai plus cinq ans maman!! --> … , maman !
Un rituel malsain ou elle cherche à m’empêcher de grandir. --> "Avec ce rituel malsain, elle cherche à m'empêcher de grandir" ? (suggestion)
Elle a un problème avec ce genre de chose --> choses
Tranquillement je me dirige vers la salle de bain. --> Tranquillement, …
Le soir ils aiment se caler devant la télévision. --> Le soir, …
Deux bras armés prêt à combattre --> prêts
La famille c’est mon père, ma mère et moi. --> La famille, …
Les toilettes sont justes à coté de la chambre de mes parents. --> juste
Au moins ça chasse mes idées noires. --> Au moins, …
Dans un acte de désespoir je balance à l’aveugle mon oreiller. --> Dans un acte de désespoir, …
Au bruit, j’en déduis qu’il a atterrit --> atterri
en envoyant valdinguer le pot à stylo au sol. --> stylos
Rapidement je me frictionne le corps et les cheveux. --> Rapidement, …
J’ai encore quelques mèches qui dégoulinent dans le cou au moment où je me pose pour prendre le petit déjeuner. --> petit-déjeuner
— Tu veux que je t’accompagne ma puce? --> … , ma puce ?
— Tu crois pas que t’en a déjà assez fait? --> as
— D’accord Flo… --> D'accord, Flo…
T’es con à ce point là? --> point-là ?
Je ne peux pas tolérer que tu utiliser --> utilises
Cocochoup
Posté le 17/05/2020
Mon dieu toutes ces fauuuutes
Dès que je peux j'investis dans antidote XD
Merci pour tout ce que tu as relevé, je vais m'atteler à corriger tout ça.
Et pour l'histoire, je te laisse découvrir tout ça. Une banane c'est plein de surprise hein XD
En tout cas ravie que ça te plaise ❤️
Unam
Posté le 13/05/2020
Bonjour Cocochoup,

Je suis captivée par cette histoire qui sonne tellement vrai. C'est très bien écrit et engageant. Les angoisses et la colère de ton personnage principal sont très bien décrites.
Il y a aussi assez de non-dit pour stimuler l'imagination du lecteur et créer la juste dose de mystère et d'anticipation.
La tension créée par l'atmosphère claustrophobe de cette unité familiale de façade racontée du point de vue de Florine est vraiment contagieuse et je suis sûre que j'ai parfois arrêté de respirer lorsqu'elle a été coupée par la violence, presqu'inévitable, de ses propos envers sa mère.
J'ai hâte (et peur) de découvrir ce qu'il s'est passé, ou ce qui va suivre. Bref, je suis complètement fan! Merci! Et à bientôt!

Quelques lignes dont je ne peux me défaire tellement elles sont vivantes* :

"J’accroche un sourire sur mon visage et c’est parti. Lutter pour ne pas regarder ses pieds. Avoir l’air sympa mais pas niaise. Décontractée mais pas défoncée."

"La famille c’est mon père, ma mère et moi. Un vase clos. Où chacun bouffe l’oxygène de l’autre."

*Ah, oui, parce que je sais pas comment tu fais ça mais tu arrives vraiment très bien à communiquer ce surplus d'énergie, de vie, de passion, cette force souterraine qui alimente l'adolescence, qui doit s'exprimer et qu'on remarque peut-être parce qu'elle est trop souvent limitée, réprimée par les circonstances de chacun et la pression sociale, mais c'est vraiment très bien rendu.

P.S. Je ne sais pas quoi penser de la mère pour l'instant. Je ne sais pas si ce qu'on sait d'elle est déformé, élargi, aggravé, par le point de vue de Florine. J'ai besoin d'en lire plus... Mais la dynamique familiale entre la mère qui ne vit qu'à travers sa famille - bien que selon des principes qui ne sont pas ceux de Florine - et qui excelle à la technique de l'autruche en vue de maintenir un certain status quo, le mari englué dans son travail et l'adolescente en souffrance témoin (et actrice peut-être?) du château de cartes qui s'effrite est très crédible ! 👌🙌❤️ #BIGFAN! #COURAGEFLORINE!
Cocochoup
Posté le 13/05/2020
Salut Unam,
Ouah ton commentaire m'a mis les larmes. J'ai une telle volonté de retranscrire les émotions de Florine. Ma plus grosse crainte était que tout semble caricaturale.
Merci pour tes mots qui m'insuffle une énergie incroyable pour continuer à écrire cette histoire ❤️
Unam
Posté le 13/05/2020
Pas caricatural du tout! S'il te plaît continue car c'est une très belle histoire qui est en train de naître et c'est un honneur de la lire et de pouvoir te le dire! 🙌💕
annececile
Posté le 13/05/2020
Toujours beaucoup de justesse dans les emotions de l'ado, sa solitude, son envie d'avoir des amies, ses coleres, et on comprend aussi sa mere, son impuissance et ses tentatives maladroites. Vraiment tres bien.
Cocochoup
Posté le 13/05/2020
Salut annececile
Merci pour tes encouragements, ça me rassure beaucoup de lire que le ton du texte est juste. Ca fait bien longtemps que je n'ai plus 14 ans et j'avais tellement peur que ça sonne faux !
annececile
Posté le 14/05/2020
Non, c'est parfait!
_HP_
Posté le 11/05/2020
Hello !

Tu transmets très bien les émotions de Florine, je trouve, notamment sa colère. ^^ Bon après, y a beaaaucoup de colère dans ce chapitre xD
Ces filles sont vraiment 'réelles', à juger une mère un peu trop aimante et un peu trop maladroites...
Ton récit ne fait pas du tout 'fake', c'est super, j'adore !! ♥
J'ai hâte de continuer :p

• "Allez trouves quelque chose à dire, n’importe quoi" → trouve
• "Toutes les deux me regarde ahurit" → regardent / ahuries (j'aurais mis une virgule après 'regardent' ^^)
• "dans leurs yeux avant d’un bruyant éclat de rire" → avant qu'un
• "Le son qui sort de ma bouche est un peu forcée" → forcé
• "Devant le portail, on se claque la biz avant de se quitter" → HAAAAN gestes barrières !!! Nan plus sérieusement : 'bise' :p (j'aurais mis 'on se fait la bise', 'claque' sonne un peu trop comme si elles se connaissaient depuis longtemps ^^)
• "Attend… elle est vraiment en train de te faire de grands signes" → attends
• "Elle s’est cru sur une piste d’avion" → crue
• "Les battements de mon coeur sont si fort que ma vision" → forts
• "Je l’ai poussé trop fort. Je m’en fou" → poussée / fous
• "Un rituel malsain ou elle cherche à m’empêcher de grandir" → où
• "A quatorze ans, j’ai le plein contrôle sur va vessie" → ma vessie 😄
• "Dans l’armoire des WC, coincé derrière le papier toilette" → coincée
• "Le seul endroit ou ma mère ne va pas fouiller" → où
• "Et mon père reste à ses cotés en lui caressant les cheveux" → côtés
• "Ils étaient déjà mort quand je suis arrivée" → morts
Cocochoup
Posté le 11/05/2020
Je suis tellement contente que ça te plaise et que tu trouves le récit cohérent ! Ça me rassure beaucoup pour continuer
Merci pour ta lecture HP ❤️
Vous lisez