Chapitre XI — Une narcisse pour une rose

« L’enfance est un couteau planté dans la gorge » 

— Incendies, Wajdi Mouawad

 

Un nuage de soufre noyait ses poumons, un parfum cruel qui l’enveloppait de son étreinte acerbe. Ses paupières s’ouvrirent. Il se tourna sur le flanc pour contempler son meilleur ami dans le lit d'en face. Ce dernier, affalé contre le matelas, la bouche entrouverte, les pieds en éventail, détenait un roman entre ses doigts. Naël se détourna de lui. Les yeux grands ouverts, il ne trouvait plus le sommeil. En réalité, il avait peur de dormir. À chaque fois qu’il fermait les yeux, de grandes flammes venaient lécher son visage ; ses poumons s’imbibaient d’une couche de suie étanche qui l’empêchait de respirer. Il suffoquait. Le tonnerre rugit d’un coup sec ; une lumière vive teinta la pièce de bleu.

 

Naël rouvrit les yeux. Les rayons du soleil dansaient chaleureusement dans la pièce. Ses prunelles ardoise se posèrent sur la vitre et il se releva difficilement. Sur le bord de la fenêtre, la neige s’était entassée. Tout était blanc dehors, lumineux. Sa main effleura son poignet puis il la passa contre son visage, las. Le soleil l’éblouissait, tout le contraire de l’obscurité dans laquelle il avait été plongé plus jeune. En prenant appui sur le meuble sous la fenêtre, Naël serra les paupières.

 

Il se souvenait avec une parfaite exactitude de chaque visage, chaque enfant allongé dans les lits superposés tout autour de son corps. Il se revoyait s'asseoir en tailleur dans la pénombre ; un volet et une pluie battante claquaient contre la vitre. Naël observait ce spectacle dans le plus grand secret. Quelques minutes s'étaient écoulées avant que le garçon ne se lève et ne disparaisse dans l’ombre du couloir. La noirceur l’avait accueilli comme une vieille amie.

Il avait d'abord hésité, encore collé contre la porte du dortoir : il ne devait pas se faire attraper. Un nouvel éclair avait illuminé son chemin. L’électricité dans l’air avait dû animer sa hargne parce qu’il s’était précipité à travers les couloirs, un sourire fou accroché au visage. L’une des rares fois où il s’était réellement permis d'être un enfant. L’ampleur du bâtiment contrastait avec la taille du rouquin pour lui donner l'impression de se noyer. La chair de poule parcourait son corps. L’adrénaline frappait ses tempes. Il ne contrôlait rien et pourtant, il contrôlait tout. La nuit, personne ne vivait. C’était lui le roi du monde. 

 

Ses doigts s’enfoncèrent dans le bois du meuble, laissant une marque de griffure imperceptible dans les fibres. Ses souvenirs étaient bien trop vivaces mais lui ne voulait pas se rappeler. Ils cognèrent malgré lui dans sa tête : il s’était précipité vers une porte de secours, l’avait ouverte pour glisser sous la pluie tenace. En quelques minutes à peine, il s'était retrouvé trempé. Les rafales soufflaient avec rage. Il s'avançait en se tenant aux murs et, enfin proche de l’escalier de service, il s'était emparé de la rampe pour ne pas s’envoler. Sous lui, les ténèbres grouillaient. Naël devinait le terrain d’entraînement dans l’obscurité, mais il préférait le reflet bien plus agréable de son imagination. Du noir surgissaient des ombres immenses, des démons, des monstres qui l’épiaient. Le tonnerre grondait. Naël relevait le menton sans lâcher son emprise sur la rambarde. Les yeux grands ouverts, un sourire dément dévorait ses lèvres. Il contrôlait tout. Les silhouettes obscures ne s’avançaient pas, elles ne voulaient pas l’anéantir : elles l’idolâtraient. 

Cette illusion s’était dissipée quand, derrière lui, la porte avait claqué.

 

Absent, Naël observa les griffures sur son meuble. Dehors, une voiture klaxonna. Il s’humecta les lèvres. Tout s’était passé si vite, pourquoi y songeait-il maintenant ? Il ramena ses mains contre son torse et poussa un long soupir. Il se massa le poignet face à la porte de sa chambre. Une part de lui le suppliait de sortir. L’autre, de retourner se coucher. Il avait quitté Wayan à l’heure où le soleil se levait. Ils avaient encore passé une nuit torride, sans réellement dormir. Naël aurait bien voulu se prélasser dans les bras du policier, mais ce dernier l'avait quitté, pressé par le travail. Un sourire au coin de la bouche, Naël s'amusa : alors, inspecteur ? Votre enquête, elle avance ? Depuis la découverte du métier de Wayan, ils s'étaient revus plusieurs fois en trois semaines. Même si la Rose se moquait du policier, il n’arrivait pas à le sortir de sa tête.

Naël abandonna l’idée de se recoucher. En longeant les couloirs du Centre, il repensa au souffle chaud de Wayan dans son cou. Un frisson parcourut son échine et un sourire fleurit sur ses lèvres. Il sentait ses mains se balader sur sa peau, leurs corps se presser l’un contre l’autre. En se laissant porter par ses jambes, il ferma les yeux. L'odeur de Wayan imprégnait encore sa bouche. Il se souvenait de leurs baisers langoureux, se transformant en appel. Naël tourna à droite, ignorant la sensation agréable qui naissait dans le bas de son corps. Pour penser à autre chose, il dériva sur le métier de son amant. Il avait deviné très vite que Wayan travaillait dans les forces de l’ordre, il n’aurait pourtant jamais pensé qu’il serait l’inspecteur chargé de l'enquête sur la Rose. Il descendit les escaliers en sifflotant. Naël sourit : comme ça devait être dur de suivre les traces de la reine des fleurs. 

Alors qu’il empruntait le couloir de la cantine, sa poche vibra. Un souffle lui échappa alors qu’il regardait son écran, la lèvre retroussée : son supérieur lui ordonnait de venir. En ignorant sa faim, il se résolut à obéir et abandonna la cafétéria. Chemin inverse, nez vers le sol, mains dans les poches. Quelques autres agents croisèrent son chemin, mais il ne leur prêta pas d’intérêt. Il n'y avait que des morts-vivants ici, personne ne faisait attention aux autres. Naël s'arrêta devant une porte massive, l'observa avant de lever le poing. On lui dicta d’entrer après qu’il ait toqué ; il obtempéra. 

Une pénombre sereine l’accueillit. Son regard balaya le bureau spacieux, propre et sobre puis les bibliothèques titanesques qui encerclaient la pièce. Au fond de celle-ci, des rideaux épais cachaient de grandes vitres. Un filet lumineux en dépassait, pas assez large pour s’imposer dans l’obscurité de la salle, juste assez pour soulever la poussière. Face à Naël, son chef se dressait, assis sur une chaise. Un écran, en permanence allumé, teintait la pièce d'une gamme bleutée, fantomatique. Les échos des couleurs ricochaient contre les livres et donnaient l’impression à Naël de baigner dans un entre-monde, un univers alternatif qui s’opposait au reste de sa vie. Le dos droit, il posa ses yeux sur la personne qui se cachait derrière l’ordinateur. Les couleurs froides lui donnaient un air maladif, alourdissaient ses cernes conséquentes et creusaient ses joues déjà fines. Naël releva le menton ; il avait toujours ce réflexe quand il pénétrait le bureau qu'il connaissait par cœur.

—   Noah, vous m’avez demandé de venir ?

L’homme releva la tête. Naël ne sut dire si le sourire étrange qui se peignait sur le visage de Noah manifestait sa joie ou si ce dernier se délectait déjà de ce qu’il allait lui demander. Leurs prunelles se croisèrent un instant, suffisamment longtemps pour que le rouquin ait l’impression de s’y perdre. Il détourna les siennes. Naël ne se souvenait pas du nombre de fois où il s'était fait réprimander ici. Même s'il se persuadait qu'il ne s'agissait que d'un ordre de mission, il ne pouvait se détacher de cette pression qui le mortifiait. On se racla la gorge alors Naël releva les yeux.

—  J’aimerais que tu sois examinateur. Nous avons assez de membres pour une nouvelle promotion, souffla Noah en se relevant.

Naël cilla. Il ne saisissait pas encore ; son esprit ne le croyait pas. Pourtant, il ne laissa pas comprendre à son interlocuteur qu’il était surpris. S’il commençait, même à peine, à douter de lui-même, comment Noah continuerait-il à l’estimer ? Naël se savait être un assassin en or, il ne perdrait pas la confiance de son mentor, jamais. Il gonfla le torse, sourit, et acquiesça.

—   Bien, conclut Noah, examen dans trois jours.

 

Lorsque Naël regagna le couloir, la lumière frappa son regard et une vague d'hybris son cœur. Tout ce qu’il devait savoir pour le déroulement de l’épreuve lui serait écrit ; il n’aurait qu’à mémoriser puis détruire. Cela ne faisait que cinq ans qu’il était gradé et pourtant on le convoquait tout de même pour être examinateur. 

Sans que personne ne l'en empêche, il atteignit enfin la cantine. Rien n’obstruait sa joie.   Tout était parfait : il était au sommet, aucune chute possible. Dans son monde de pétales et d’épines, il se dressait fièrement ; personne ne saurait jamais avec quel masque il dansait. En fermant les paupières, il revit le sourire de Wayan, leurs bouches et leurs yeux se couvrant d’un voile de désir. Il aurait aimé le retrouver mais un doute le rongea : se voyaient-ils trop souvent ? Naël avisa une table vide près d’une fenêtre. La journée s’annonçait claire, miroitant son humeur. Mener le bal était jouissif : qu’est-ce qu'il adorait gagner. Jamais personne ne lui ferait échec et mat. Il coula son regard sur la vitre, la joue sur la paume, laissant traîner sa fourchette dans son assiette. 

—   Qu’est ce qui te fait sourire Rosie ?

Sur le coup de la surprise, Naël lâcha son couvert, fit volte-face et fronça les sourcils.

—   Minus !

— Je peux m’asseoir ? questionna son ami. 

Naël acquiesça. Ils avaient beau avoir été entrainés de la même manière, Phantom avait la terrifiante faculté de disparaître : invisible, inaudible, immatériel. C’était le seul qui réussissait à surprendre Alhem. Naël le jalousait pour ça, il lui offrit pourtant un sourire avant d’avaler une bouchée.

—   Tu vas bien ? lança Phantom. Tu rayonnes !

Le rouquin acquiesça vivement : 

—   J’ai été promu examinateur pour la prochaine session d’examen !

Lentement, Phantom reposa son verre sur la table, les yeux grands ouverts. Naël y décela une pointe d’admiration ; son cœur s'enorgueillit.

—   Sérieux ? C’est fou…

La Rose jubila, un énorme sourire aux lèvres, les bras tendus sur la table, les yeux brillants.

—   Torture les bien comme il se doit, ces petits merdeux, continua Phantom.

—   Bien sûr. Que faire d’autre ?

Phantom posa son coude sur le dossier de sa chaise en offrant un sourire à Naël.

—   Putain c'est fou, je suis grave content pour toi ! Alhem va être sur le cul.

Alhem va hurler. Naël acquiesça, son attention se perdant dans le ciel bleu d’hiver. Il va crever de jalousie. Le visage de son ami se décomposait dans son imagination ; il lui offrirait un sourire forcé, le pli du front marqué. Alhem déglutirait silencieusement et tapoterait l’épaule du promu, prétextant avoir des choses à faire pour s’éclipser. Naël savourait cette scène en anticipant chaque mimique du Dieu de la Mort. Face à lui, il se voyait déjà sourire de victoire : une victoire glorieuse, une victoire de roi.

—   D’ailleurs, intervint Minus.

La Rose releva les yeux. Sur ses lèvres se formait un sourire bien plus calme que celui qu’il s’imaginait offrir à Alhem.

—   Je voulais te dire, pour… ah, Mary Roberts, c’est ça ?

Naël fronça les sourcils et posa ses coudes sur la table :

—   Quoi ?

—  Y a eu des fuites : le coup de la rose entière dans la bouche, c’est bien trouvé, continua Phantom.

—   Ah bon ? demanda Naël, faussement innocent.

—   Ouais ! Je trouvais ça poétique. Enfin, ça change de d’habitude, quoi.

Une main dans les cheveux, le roux ricana. Une brume sombre voila son regard ; il s’humecta les lèvres.

—   J’aimerais pas que la ville s’ennuie.

Phantom admira en silence le sourire de son ami. Ce n’était pas son air habituellement jovial mais un sourire sombre, calculateur. C’était un sourire de tueur.

Un rire ; Phantom souffla :

—   Tu changeras jamais.

 

Parler avec Phantom amusa Naël plus qu’il ne le croyait. Leur conversation défila plus vite que leurs repas et à chaque fois, ils digressaient sans jamais revenir sur leurs sujets. Le rouquin adorait ce genre de discussions fluides et dynamiques. Tout coulait naturellement : Naël possédait même cette capacité avec les inconnus. 

—   Au fait Rosie, j’ai une question : pourquoi Minus ?

—  Ça fait des mois que je t’appelle comme ça ! pouffa Naël. Pourquoi tu demandes seulement maintenant ?

—   Bah… mieux vaut tard que…

— Phantominus, le coupa Naël. Ça vient d’un jeu vidéo que tu connais pas. Et le personnage s’appelle comme toi : Phantom, plus Minus. Enfin, seulement en français : mais ça nous a fait rire Alhem et moi. Du coup, comme minus ça veut dire petit en latin, bah, on a gardé ça pour toi.

—   Je sais ce que ça veut dire minus.

—   Bref, c’est tout.

Phantom acquiesca pensivement, puis offrit un petit sourire à Naël :

—  C’est marrant que tu me dises que je suis petit, alors que c’est toi le minus face à moi.

Naël inclina la tête, les lèvres pincées l’une contre l’autre, dans un air de défi. Les paumes ancrées sur la table, il se releva pour plonger près de l’oreille de sa proie, souffla dans son cou. Phantom écarquilla les yeux. 

—  C’est marrant, susurra Naël, tu dis pas trop ça en général.

Satisfait de son effet, il se redressa et attrapa son plateau. C’est en laissant Phantom seul face à sa gêne qu’il s’éclipsa.

 

Pendant les trois jours qui suivirent, Naël ne sortit pas du centre, vagabondant de sa chambre au réfectoire et du réfectoire à sa chambre. Il restait des heures à chantonner, le nez dans ses plantes, parfois assis contre sa fenêtre, perdu vers l’horizon. Il n’avait pas rouvert le livre de criminologie, trop ennuyant pour lui. Les tueurs en série n’avaient aucun attrait. Au contraire, les rapports volés et les paragraphes de la police criminelle suscitaient son intérêt : ils lui démontraient en permanence leur incompétence. Un sourire fleurit sur les lèvres de Naël ; il huma une rose puis la caressa de la pulpe du pouce. En hiver c’était toujours plus délicat de s’occuper des roses mais il avait la chance d’avoir accès à des serres aisément, et puis, il s’en trouvait des séchées quand il le voulait.

Trois jours sans Wayan. Accoudé à la fenêtre de sa chambre, Naël observait la neige, dense et belle, tomber en rafales et blanchir le sol de sa couche épaisse. La buée de ses soupirs l'imitait, lui comme la neige, un voile de mélancolie sur la vitre ou son esprit. Elle lui semblait hors du temps. Comme lui, elle était insaisissable. Son regard se porta sur ses mains, puis vers le reste de sa chambre : la police ne le retrouverait pas puisqu’il n’existait pas. À nouveau, son esprit divagua jusqu’à Wayan. Était-ce trop dangereux de s’attacher ? Naël se complaisait à jouer avec le feu : qu’est-ce qu’il pouvait bien lui arriver ? C’était lui la faucheuse. C’était lui le maître du jeu. C’était lui la Rose.

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Ana Dunkelheit
Posté le 08/01/2021
Bonjour !

Le coup du Phantominus m'a fait sourire x) Naël aime tellement donner des surnoms. D'ailleurs c'est génial d'avoir son point de vue, et d'avoir un peu plus accès à ses pensées étant donné que jusqu'alors on le voyait sous son air mignon et très attachant. Son autre facette le rend vachement plus inquiétant !

C'est presque stressant maintenant cette histoire avec Wayan ! ToT
drawmeamoon
Posté le 14/01/2021
Très fières que l'autre facette de Naël le rend inquiétant hihi
En tout cas, on est contente de l'effet, et heureuses que l'histoire continue à te plaire !!!
Merci <3
Encre de Calame
Posté le 30/12/2020
Et bien, j'ai mangé ce roman, comme Mary Roberts avec la rose *badum tss*

Les derniers chapitres soulèvent plus d'interrogations que de réponses au sujet de la Rose et de ce centre. Quelle est cette organisation ? Comment elle est couverte et financée ? Je pense soit que l'organisation est vue comme une secte, ça expliquerait l'isolement des gens sans les soupçonner d'être des tueurs. Ou alors, quelque chose en lien avec les services secrets américains.

En tout cas, ce n'est pas net, et je pense que Naël a subi des maltraitances petit, par ce même centre.

Vraiment hâte de lire la suite !
drawmeamoon
Posté le 14/01/2021
MDRRRR
J'ai relu, et j'ai encore rigolé comme une con mdrr (Merci pour ce fou rire d'ailleurs) et merci pour ton retour sur ce que tu as lu ! On est contentes que ça te plaise autant, et on espère vraiment que la suite continuera à te plaire !! uwu
Charlie L
Posté le 21/12/2020
Je me remets toujours pas du fait que Naël est La Rose, c'est fou :0

J'ai beaucoup aimé ce chapitre, on apprend pas mal de choses sur le quotidien d'Esteban lorsqu'il n'est pas avec Wayan, c'est super ! Ce Centre m'intrigue beaucoup aussi 👀

En tout cas, j'ai hâte d'en lire plus 😌 (mais ne vous mettez pas la pression quand même XD)
drawmeamoon
Posté le 14/01/2021
Désolées pour Naël mdrr
Et merci ;; <3
Onir Ynao
Posté le 08/10/2020
J’aime beaucoup ce chapitre centré sur Esteban, qui nous permet d’en découvrir plus sur lui. Je suppose donc qu’il est dans un centre qui forme des assassins et que le directeur (Noah) est l’homme du prologue, qui avait mis le feu à une maison et récupérer un’e gamin’e. Je me suis toujours demandé comment de tels centres pouvaient bien exister, mais, en général, j’accepte d’y croire, pour les besoins de l’histoire. C’est pareil pour cette histoire, j’accepte d’y croire. J’aime bien qu’on nous montre quelqu’un de relativement normal derrière le masque du tueur en série et j’apprécie d’ailleurs l’ironie : les tueurs en série l’ennuie. On découvre aussi une personne à l’ego surboosté mais qui est déjà pris au piège de l’amour, tout en prétendant se moquer de l’objet de son attention.
C’est un personnage très intéressant à étudier (même si je ne le supporte pas krkr). D’ailleurs, ce chapitre et le fait qu’il se concentre sur son sourire et son aspect carnassier, fou, trop grand, m’a donné l’idée de le représenter pour mon application Sketch a day dont le thème du jour est justement « dent ». Fanart incoming donc ^^
J’espère que cette sensation de domination qu’il éprouve va être accompagnée d’une descente aux enfers. C’est ce à quoi je m’attends, mais c’est ce que j’aimerais voir en termes de morale personnelle. Je ne sais toujours pas comment va se finir cette histoire pour lui, mais cela va forcément passer par beaucoup de tragique.

J’ai hâte de découvrir la suite.
drawmeamoon
Posté le 15/11/2020
Coucouuu !
Pour ce qui concerne Noah on ne dira rien hihi
On est heureuse si ce chapitre qui dévoile un peu plus Naël te plait ! Et oui l'ironie est très présente ~
Tu as le droit de ne pas le supporter xDD
(Merci pour ton fanart d'ailleurs il est si cool ;-; <3)

On espère que tu continueras à aimer notre roman quand on reprendra la publication en tout cas ! On est heureuses de voir que la VDC t'intrigue et te plaise pour le moment <3
Bisous merci encore pour tous tes retours <3
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