CHAPITRE VIII : LE BRUIT

Notes de l’auteur : Résumé : Kuara gagne en influence et étend sa politique d’exclusion. En tant que garde, le quotidien de Meghi est rythmé par les violences. Il soutient ses amis darrains dans la vie civile, mais commet des exactions contre des Darrains pendant son service. Après la fermeture d’une boucherie darraine, ses actions sont remarquées et il est nommé sergent. Pour recevoir ce grade, il a mis aux fers un ami de Jukei et celle-ci est furieuse. Grâce à elle, la vision légaliste de Meghi se fissure et il ouvre les yeux sur la violence des gardes contre la population.
L'ambassadrice elfe Heilendi est impactée par la politique de Kuara : alors qu’elle entreprend d’ouvrir un comptoir commercial, elle est mise en échec par Kuara qui instaure des mesures discriminatoires contre les Elfes. L’artiste Grahann est renvoyé et remplacé par un peintre humain. Tous deux en ont assez : ensemble, ils cherchent à l'évincer. Ils mènent l’enquête, fouillent son passé et... (suite bientôt !)

Le sergent Meghi patrouillait au Trou avec Marik. Depuis l’établissement du siège, le nombre de violences n’y faisait qu’augmenter. Les restrictions touchaient avant tout les plus pauvres et creusaient les inégalités. Les gardes intervenaient dans les rixes d’ivrognes, les vols à l’étalage et régulaient la prostitution qui proliférait dans le quartier. Toute la nuit, ils pourchassèrent des gamins des rues, des petites frappes âgées d’à peine dix ans, organisées en bandes qui semaient la zizanie. À l’aube, le dos perclus, les jambes coupées, ils franchirent le pont et regagnèrent la caserne de la Porte des Embruns, le Trou n’en comptant aucune, quand ils croisèrent Yori et deux de ses gars qui poussaient devant eux un Nain menotté.

« La ronde fut bonne ? l’apostropha Meghi.

— On a topé çui-là en train de chaparder. Une p’tite longueur d’avance sur le nouveau sergent Meghi, hein ! »

Meghi éclata de rire. Lui et Yori ne cachaient pas leur rivalité pour le poste de lieutenant. Il allait lancer une plaisanterie, quand une dame toute ridée, au dos très voûté, les interpella :

« Messires les gardes, venez vite avec moi !

— Qu’est-ce qui s’passe, la vieille ? demanda Yori, en faisant claquer sa langue.

— C’est mon voisin qu’est menuisier. Il a travaillé toute la nuit. Tapant et tapant encore sur ses planches. M’est avis que vous pourriez aller le contrôler et lui mettre une amende. À moins qu’il ne s’y trame quelques activités louches. Je ne dois pas être la seule à ne pas avoir fermé l’œil !

— Faut vous adresser à d’autres, ma bonne dame, statua Yori. Nous, on a terminé notre service. »

Meghi qui voulait aider s’avança : « Je veux bien venir avec vous. S’ils travaillent la nuit, c’est important, car il y a risque d’incendie. »

Yori s’en alla récupérer sa solde : « J’te laisse t’occuper des grand-mères, sergent Trousse-Mouton. Pour ma part, j’suis en charge de missions majeures pour la cité ! »

Il s’éloigna en ricanant, avec un salut de la main. La femme remercia Meghi et l’entraîna vers une maison adossée aux remparts.

 « Ouvrez ! cria Meghi, tambourinant la porte. C’est un contrôle, Monsieur, pour les risques d’incendie. Il est interdit de travailler la nuit ! »

Comme personne ne répondait, il échangea un regard entendu avec Marik, recula et jeta son pied dans la poignée. La porte s’ouvrit à la volée. Tous deux pénétrèrent à pas feutrés dans le couloir sombre. Meghi discernait à peine les planches et les madriers entreposés dans la pénombre. Il devait se trouver dans l’atelier d’un huchier, car des squelettes de commodes et d’armoires occupaient une bonne partie de la pièce. L’odeur exquise des forêts de Valnoy les enveloppait et, en un clignement de paupières, emporta Meghi dans les forêts de sa région.

« Y a personne, sergent, remarqua Marik. La vioque s’est trompée et on f'rait mieux de laisser ça à d’autres. »

De toute évidence, aucun artisan n’y avait travaillé cette nuit, comme la vieille dame l’avait affirmé. Ou tous étaient partis à présent. Meghi dressa l’oreille : un martèlement rompait le silence.

Il leva son index ganté. « Écoute, Marik ! Tu entends ce bruit ? » Il désigna une trappe en bois au sol. « Ils sont en bas. »

Il se baissa, tira la poignée et l’ouvrit en un grincement lugubre. Un battement persistant émergea du carré de nuit.

« Ça vient de là.

— Ça n’me dit rien qui vaille.

— Qu’est-ce qu’ils ont trafiqué dans la cave pendant toute la nuit ?

— Descendez pas, sergent, c’est p’t’être dangereux ! » fit Marik d’une voix peu assurée, en esquissant un pas en arrière.

Meghi empoigna sa lance, prit une ample inspiration et s’engagea dans l’escalier branlant. Sous ses pieds, les marches grinçaient. Il les sentit fléchir et à plusieurs reprises, crut qu’elles allaient céder sous son poids. Aux aguets, il s’enfonça dans les ténèbres.

En bas, il leva son visage vers la silhouette ronde de Marik auréolé par la faible lumière. Son souffle s’accéléra en contemplant le noir opaque traversé de battements sourds. Qui travaillait ainsi, caché dans la pénombre ? Des Darrains ? Meghi se remémorait les cours de peinture de Grahann dans l’obscurité totale. Guidé par le bruit, il avança à tâtons, les mains tendues devant lui, lorsqu’un son strident retentit sur sa gauche. Il tourna la tête dans cette direction, une présence effleura sa joue et Meghi poussa un cri d’effroi ; sa lance frappa l’air. En reconnaissant les battements d’ailes d’une chauve-souris qui s’éloignaient, il se sentit si soulagé qu’il lui semblait que le gonflement dans sa poitrine venait d’éclater comme une bulle de savon.

Une faible lueur tombait dans le cellier par une lucarne rectangulaire protégée de grilles en fer et les yeux de Meghi finirent par s’acclimater à l’obscurité. Il pouvait maintenant discerner des paniers en osier pleins de fruits, des caisses et de nombreux sacs de toile, mais aussi des placards creusés dans les parois et les meules de fromage qu’ils contenaient. Le long du mur, sous la fenêtre, étaient entreposées des jarres de chou fermenté. L’odeur âcre qu’elles dégageaient lui fit froncer les narines. Trois gros rats détalèrent sous ses pieds, alors que Meghi progressait dans la longue cave au plafond voûté. Au milieu de la pièce, Meghi s’immobilisa, l’oreille dressée : les battements avaient repris de plus belle. Il pivota, sans en trouver l’origine, puis appela Marik :

« C’est désert, tu peux descendre !

— V’zêtes sûr ? C’est-y pas normal ce bruit. Il me fiche froid dans l’dos. »

Il le rejoignit d’une démarche hésitante, la lance au poing. Meghi effectua le tour de la pièce, attentif au moindre son.

Après un court laps de temps, il remarqua : « Ça ne provient pas de la maison.

— Mais non, renchérit Marik, vous avez raison ! »

Meghi posa un genou à terre et approcha son oreille du sol. Le bruit semblait émaner d’un deuxième sous-sol, comme si un démon furieux, emprisonné en dessous, cognait contre les dalles.

« C’est impossible, mais ça vient de là… de sous la cave !

— C’est pas nos affaires, dit Marik d’une voix tremblante. Allons-nous-en ! Y a personne, après tout. Faut pas qu’on s’mêle de ça. »

Meghi rêvait d’action, d’héroïsme. Il avait enfin l’opportunité de faire ses preuves, mais qu’allait-il trouver sous les dalles ? Son corps se raidit en se rappelant les propos que Hjartann : les Danbrais constituaient un peuple de la terre, habitant sous les montagnes Bleues. Creusaient-ils des galeries en ce moment, sous ses propres bottes, afin de pénétrer dans la cité ? Il tremblait rien que d’y penser.

Il se releva en un bond et ordonna d’un ton ferme : « Marik, va prévenir le sestier. Je t’attends ici. Ne traîne pas en route !

— C’est-y grave, sergent Meghi ?

— Oui, fais vite ! M’est avis que les Danbrais sont pile sous nos pieds ! »

 

*

 

Peu après, Meghi se mit au garde-à-vous face au sestier Mirbaut qui le rejoignit dans le cellier, suivi de Marik et d’autres soldats, une torche à la main.

« Ça c’est la meilleure ! Ces enfoirés ont passé les remparts ! Sous notre nez !

— C’est ce que je crois, répondit Meghi.

— Repos, sergent Meghi. Bon travail ! »

Mirbaut tourna dans la cave, puis expliqua : « Nous avons retrouvé le huchier dans les bras d’une pute darraine, dans un tripot du Trou. Nous l’interrogeons, ce salopard. Il s’agit peut-être d’un complice. »

Surgirent alors deux guerriers zérègues dans leur armure noire.

« Nous nous occupons de la suite, sestier Mirbaut », lança leur chef en descendant les marches branlantes.

Meghi sourit en reconnaissant la voix ténébreuse de Hjartann, vêtu de sa somptueuse armure de péjuan et coiffé d’un casque rutilant aux très longues dents de sanglier, avec une protection nasale. Un dragon doré retenait à l’épaule les pans de sa cape sombre. Sa cotte de mailles étincelante tombait sur son ample jupe noire. Sinar pendait le long de sa cuisse, dans un fourreau incrusté de motifs raffinés.

« Que viennent faire des sangsues dans mon propre district ?

— Ordre du peresta, Mirbaut ! »

Hjartann exhiba un parchemin devant le sestier qui étira le cou, les yeux plissés.

« Cette affaire ne concerne pas votre juridiction, enchaîna Hjartann, mais la défense de la cité. 

— C’est impensable ! Depuis quand en sommes-nous réduits à quémander l’aide des inumas ?

— Depuis toujours, mon brave ! Voulez-vous évoquer cette question devant notre bien-aimé gonfalonier ? Ne discernez-vous pas son sceau, en bas du document ? Il a donné son aval à l’intervention des forces de Soreh, tout est en ordre. »

À la mention de Kuara, Mirbaut ne put que s’incliner. Hjartann ôta son casque qu’il glissa sous son bras, dévoilant son visage orageux. Ce n’est qu’à ce moment qu’il reconnut Meghi. Il le salua en hochant la tête, puis posa genou à terre et avança son oreille du sol.

Après un court laps de temps, il secoua le chef : aucun martèlement n’était plus discernable. Il se releva et donna ses instructions au sestier :

« Nous ne savons pas ce que nous allons trouver là-dessous. Ne prenons aucun risque. Appelez des renforts et bouclez la rue ! »

Mirbaut grommela, peu enclin à recevoir des ordres d’un Darrain, quand bien même celui-ci était le péjuan en personne, mais il ne put qu’obtempérer. Hjartann héla Meghi qui s’apprêtait à suivre son supérieur.

« Reste ! » lui dit-il. Son regard se posa sur son insigne de sergent et il corrigea : « Restez, sergent Meghi. » Puis en direction de Mirbaut : « Si c’est lui qui a découvert les galeries, j’ai besoin de l’interroger. »

Mirbaut cracha au sol, puis remonta les marches quatre à quatre, ses hommes sur ses talons. Hjartann fit un signe circulaire de la main à son lieutenant. Le Darrain borgne au visage brûlé, posté en bas de l’escalier répercuta ses ordres sans échanger une parole. L’instant d’après, trois zérègues déboulèrent avec des pioches et des pelles. Ils sortirent les caisses, les paniers en osier et les sacs. Trois gardes humains les rejoignirent et ils commencèrent à marteler le sol sous la lueur rouge des torches. Leurs ombres s’allongeaient sur les parois et les placards, alors qu’ils arrachaient les dalles en pierre.

Hjartann les surveillait à l’écart, debout sur la première marche, pour ne pas les déranger. Meghi vint se hisser près de lui. Ils les regardaient creuser depuis un moment, quand Hjartann s’adossa au mur et chuchota :

« Je t’ai mis de l’argent de côté. »

Meghi le contempla avec étonnement.

« Comment ? » Un zérègue tourna la tête vers eux et Meghi baissa le ton pour n’être entendu que de lui : « Mais enfin ! Nous en avons discuté la dernière fois ! Ce n’est pas la peine, je t’assure. Je n’en ai pas besoin. Pourquoi t’entêter ? »

Hjartann venait de toucher son amour-propre. Depuis qu’il avait rejoint Nisle, Meghi s’était bien intégré : il était sergent. Malgré certaines déconvenues, il appréciait sa nouvelle vie. Hjartann croyait-il qu’il n’était pas capable de s’occuper de lui-même ?

« Et Grahann m’a assuré qu’il t’aidera, continua Hjartann à voix basse, sans lui répondre. Au cas où… »

Le Darrain le fixait maintenant avec gravité.

« Au cas où quoi ? Tu es malade ? ironisa Meghi.

— La guerre me poursuit… À moins que ce ne soit le contraire, comme le suggère Grahann. Les Danbrais ne vont pas se contenter d’un siège. Ils vont frapper. Bientôt. »

Au vu de la situation dans laquelle ils se trouvaient, Meghi ne pouvait le contredire.

« Cela fait un moment que nous recherchons ces galeries, continua Hjartann. Tu as fait du bon travail en identifiant ce bruit. Ce que j’essaie de te dire, c’est que s’il m’arrive quoi que ce soit, je t’ai mis à l’abri du besoin. »

Meghi faillit lâcher sa lance. « Ne dis pas de bêtise, dit-il en se ressaisissant, tu as survécu à pire que ça. Et je te l’ai promis, je ne te laisserai pas crever, pas question, je me battrai avec toi ! On les affrontera, ensemble. »

Hjartann partit d’un petit rire puis murmura : « Dans les Ulynes, sur les rives du lac, tu m’avais garanti de me protéger » Il rit à nouveau. « Soit ! Tu as réussi jusqu’à présent. Mais comprends-moi ! Moi non plus, je ne veux pas te laisser tomber.

— Si tu insistes, j’utiliserai cet argent pour aider ma femme. Elle vient de lancer un commerce et recherche les meilleurs matériaux pour ses violes. Moi, je n’en ai pas besoin.

— Te voilà donc marié ? fit Hjartann en levant un sourcil.

— Non, non, corrigea Meghi, je dis ça, mais à la vérité, je vis dans le péché. Je fréquente Jukei. Elle est luthière. Je l’ai rencontrée chez Grahann. » Il ajouta après une pause, guettant sa réaction : « C’est une nissang. »

Hjartann demeura muet de saisissement. Il reporta son attention sur les zérègues qui élargissaient le trou. La lueur des torches brillait dans ses pupilles comme des pointes de feu. Les soldats retirèrent leur casque. L’effort faisait ruisseler la sueur sur leur front, malgré le froid. Ils lançaient des plaisanteries tout en travaillant, ce qui couvrait leur discussion.

Comme Hjartann restait silencieux, immobile tel un grand oiseau de nuit, Meghi crut l’avoir contrarié. Quel idiot aussi, pourquoi lui avait-il raconté ça ? Jukei lui avait expliqué combien les seigneurs de Soreh méprisaient les nissangs. Pourtant, après un court laps de temps, Hjartann se pencha vers lui et chuchota :

« Je reconnais franchement que j’ai fait des erreurs par le passé. Ce qui est arrivé pendant la guerre, mes rapports avec Brynjann et le petit-fils que je désirais tant et que je ne connaîtrais jamais. Tout aurait pu être différent. J’étais sincère à l’époque. Je pensais, en toute bonne foi, agir pour le bien de ma famille. Mais je reconnais à présent que j’ai pu me tromper.

— De quoi parles-tu ? Tu es tout à fait injuste envers toi-même. »

Il se redressa. « Autrefois, les nissangs vivaient avec nous, aux côtés de leurs frères et sœurs légitimes. Il y a eu des troubles, un incident en particulier, et la loi a changé. Cela fait des siècles qu’ils sont exclus. » Il se mordilla la lèvre inférieure. « C’est moi et mes troupes qui les avons expulsés de Soreh à l’époque. »

Ses paroles, qui rappelaient à Meghi celles de Jukei, lui firent trembler le cœur. C’était donc vrai.

« Tu n’as rien fait pour les aider ? » se risqua-t-il.

Devant eux, deux zérègues frappaient le sol. Meghi ne discernait plus que leur tête qui dépassait de la brèche et leur pioche qui se levait et retombait à rythme régulier. Les autres, hors du trou, vidaient les seaux de terre qu’ils leur tendaient.

« C’était les ordres, expliqua Hjartann. Je me souviens que c’était la première fois que je me disputais avec ma fille Brynjann. Elle n’était pas commode. Elle allait jusqu’à dire que Darrains et nissangs devaient avoir les mêmes droits. Elle voyait la morsure tel un acte de vie et non comme un sacrilège. Oh comme j’étais furieux contre Grahann ! J’étais convaincu que c’était lui qui lui avait bourré le crâne de ces idioties. Mais je reconnais mes erreurs maintenant », répéta-t-il en tournant ses yeux vers lui.

Meghi le regarda bien droit. Le repentir de son ami effleurait une fibre sensible en lui.

Deux soldats s’affairaient dans le trou, de plus en plus profond à mesure qu’ils pelletaient. Un grand tas de terre fut dégagé et une chaîne se constitua pour la sortir hors du cellier dans des seaux. Meghi et Hjartann se déplacèrent pour ne pas gêner le passage.

Les Hommes et les Darrains creusaient encore lorsque le sol se déroba sous les bottes d’un zérègue. Il tomba dans le gouffre en criant. Un camarade tira son épée, brandit son bouclier et sauta sans hésiter dans le conduit ténébreux. Hjartann se précipita, la main sur sa garde, Meghi derrière lui. Les zérègues s’écartèrent. Tous se penchèrent au-dessus de la brèche.

« Que se passe-t-il en bas ? Tout va bien ? » cria Hjartann.

Ses paroles lui revinrent en échos.

« Plus de peur que de mal, mon péjuan. Les tunnels sont déserts » répondit une voix caverneuse.

Meghi fit un pas de côté pour permettre aux Darrains d’installer une échelle. Peu après, les deux soldats réapparurent, sains et saufs.

« Ce sont les tunnels danbrais, péjuan ! » l’informa le premier, les yeux roulant dans leurs orbites.

Si le pauvre bougre avait découvert une dragonne endormie, il n’aurait pas paru plus effrayé.

« Aucun doute là-dessus ! confirma le second zérègue en grimpant le dernier barreau de l’échelle. Les galeries sont longues, très longues ! Ça fait froid dans les canines ! Nous les avons trouvées, Monseigneur. »

Les galeries danbraises ? Un frisson parcourut l’échine de Meghi, comme si l’on venait de lui verser une cruche d’eau glaciale dans le cou.

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ClementNobrad
Posté le 07/01/2023
Bonsoir Peridotite,

Tout avance tranquillement, on attend avec impatience le moment où Meghi va devoir s'illustrer dans la bataille qu'il rêvait de vivre.
Dans les regrets exprimés par Hjartann quant à son ancien comportement envers les nissangs, j'y vois son approbation dans le choix de partenaire de Meghi. Je trouve ça étonnant qu'il ne fût pas au courant de cette relation plus tôt. Meghi et Hjartann sont grands amis et celui-ci aurait du avoir connaissance de cette relation bien avant non? D'autant que j'ai l'impression qu'il se passe plusieurs semaines, voir plusieurs mois, entre certains de tes chapitres. (D'ailleurs cet aspect me "perturbe" par moments, je trouve que Meghi a gravi très vite les échelons, mais bon, c'est du pinaillage de pinaillage. :) )

Au plaisir de lire la suite
Peridotite
Posté le 08/01/2023
Coucou Clément,

Tu vas voir, Meghi va être déçu :-)

Oui, je pense qu'il approuve. Il devait se douter que Meghi avait une petite copine mais là celui-ci emploie le terme "femme", ça doit être ça qui l'a étonné et il ignorait que c'était une nissang.

Je me suis dit que s'il réussit à devenir sergent aussi vite, c'est à cause de l'arrivée au pouvoir de Kuara qui a dû faire quelques remaniements dans l'armée. Pour sa prochaine promotion, tu verras, ça sera plus controversé. Je suis en train de réécrire ce chapitre d'ailleurs.

Merci encore pour ton passage,

Nathalie
Posté le 09/12/2022
Bonjour Peridotite,

Hé bien s'il ne devient pas lieutenant après ça, le Meghi, c'est vraiment que le monde est injuste. Sa sagacité lui a permis de sauver la ville en prenant les danbrais par surprise. Bien joué Meghi !

Proposition de correction :

Meghi ne discernait plus que leur tête qui dépassait de la brèche et leur pioche qui se levait et retombait à rythme régulier. → J’ai tiqué et relu la phrase plusieurs fois. Je ne suis pas certaine mais vu qu’ils sont deux à creuser, j’aurais plutôt écrit : « Meghi ne discernait plus que leurs têtes qui dépassaient de la brèche et leurs pioches qui se levaient et retombaient à rythme régulier. »
Peridotite
Posté le 10/12/2022
Coucou Nathalie,

Merci pour ton commentaire,

Hihi tu verras, il va encore y avoir une ou deux péripéties avant ça :-)

Je vais corriger cette phrase louche.

Merci encore pour ton soutien continu, c'est très sympa :-)
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