CHAPITRE VI : LA FRESQUE

Les apprentis achevaient d’installer les échafaudages le long des murs de la grande salle de conseil de Nisle. Ils déballaient le matériel, les équerres et les compas, les ficelles et les pinceaux, tandis que Grahann sortait les dessins préparatoires, esquissés sur des cartons et des gabarits de parchemin. Il les étala sur le sol devant lui. Assis sur ses talons, le maître les étudia avec attention, tout en surveillant la progression des travaux. À intervalle régulier, il élevait la voix et donnait des ordres à l’un ou l’autre de ses apprentis occupés à tracer des lignes de constructions au charbon. Il tapotait les parchemins de ses longs doigts, ne parvenant plus à cacher les bouffées d’enthousiasme qui le parcouraient en imaginant son œuvre achevée, déployée sur le mur.

Des cris et des bruits de pas émanèrent du couloir, à travers la lourde porte à double battant laissée entrouverte.

« Père, c’est une catastrophe, hurlait Abisen le Jeune. Réveillez-vous ! Notre escouade a été anéantie. Les Danbrais sont nombreux, on parle d’un ost de dix mille Nains assemblé au nord de Nisle. Nous ne pouvons les repousser en une bataille rangée et tout porte à croire qu’ils marchent sur nous ! »

La porte s’ouvrit sur le dirigeant de la puissante cité de Nisle, le peresta Abisen, et sa suite. Il débattait avec son fils, le gonfalonier Abisen le Jeune, général des armées. Grahann qui les avait peints tous deux restait toujours estomaqué par leur ressemblance. Contrairement aux Nisliens à la peau mate et aux cheveux noirs, ils arboraient la carrure massive et les traits des Olmiens, les épaules larges, la mâchoire droite et la chevelure blonde. Même si le père vieillissant avait grossi et perdu en ossature, il était aisé de reconnaître en lui le guerrier féroce qu’il avait été. Le jeune héritier possédait une fougue similaire. Une intelligence vive teintait ses yeux bleu clair. Il en était le digne représentant.

Le peresta leva la main et rugit de sa voix grave, imposante : « Nous verrons cela plus tard, fils, lors du conseil perestal ! 

— Père, écoutez-moi ! implora le chef des armées. Il n’est plus temps de s’intéresser à l’art et la poésie. La menace est sérieuse ! »

Derrière eux se tenait le fier stipendier Kuara, chevalier des Baronnies, arrivé à Nisle il y a deux ou trois ans. Grahann devait reconnaître qu’il n’était pas dénué d’une certaine beauté ; ses traits étaient fins, son nez droit, ses yeux profonds sous des sourcils noirs, et son corps musclé, endurci par les combats. On racontait dans les quartiers populaires qu’il était un héros de la guerre des Ulynes, blessé lors de la bataille du Puillot.

Les apprentis descendirent des échafaudages, se jetèrent au sol et s’inclinèrent jusqu’à ce que leur front touche le marbre. Grahann se courba très bas.

« Maître Grahann, relevez-vous, ordonna le peresta, sans répondre à son fils. Nous voulons régler certaines questions liées à la composition de votre œuvre. Le stipendier Kuara, ici présent, trouve qu’il est de mauvais goût de représenter la bataille de Dhuyne et souhaiterait plutôt voir apparaître celle de Galmeric, plus flatteuse pour nos armées selon lui. Là, sur le mur droit de la salle. Or, je me souviens des cartons et des retouches apportées, et je suis peu enclin à les modifier.

— Nous nous apprêtions à commencer. Qu’avez-vous en tête ?

— Père ! rugit Abisen le Jeune en jetant un regard oblique vers Kuara. Écoutez-moi ! Galmeric fut un massacre ! Nous n’allons pas le représenter sur nos propres murs ! Et si vous ne prenez pas les menaces des Nains au sérieux, la prochaine bataille, nous la perdrons. Il nous faut réunir un conseil d’urgence. Des décisions doivent être prises !

— Nous souhaiterions ajuster un ou deux détails », répondit calmement le peresta à Grahann. Il continuait la discussion engagée avec le peintre, ignorant totalement les remarques de son fils. « Les blasons. Ou bien certains personnages. Sont-ce là les croquis ? »

Le gonfalonier Abisen le Jeune tourna les talons. Il traversa la pièce à grands pas et fit claquer la porte derrière lui. Indifférents, son père et le stipendier Kuara embrassèrent du regard les maquettes au sol. Grahann se pencha, saisit deux cartons et les leur tendit, la tête baissée. Ils admirèrent la composition représentant la puissance des chevaux, la noblesse des guerriers dans leur posture triomphante, la férocité des chiens, la détresse et la souffrance des Elfes vaincus.

« Oui, ce sont bien les dessins qui nous intéressent », dit le peresta Abisen. Il effleura les esquisses de ses doigts boudinés, avant de continuer : « J’aime cette figure équestre, elle attire à elle la lumière et il y a ce jeu de regard. Magnifique ! Il montre bien la grande complicité entre nos soldats.

— Je vous suggère d’y ajouter Orison le Téméraire, dit Kuara. Le chevalier, ici, pourrait avoir ses traits. »

Il désignait l’un des personnages principaux au visage féroce, brandissant son étendard, et dont le cheval blanc bondissait au-dessus de deux ennemis à terre.

« Je vous rappelle que le gonfalonier Orison n’était pas chevalier, indiqua Grahann.

— Eh bien, vous modifierez aussi son armure dans ce cas. »

Grahann hocha la tête : « Oui, je n’y vois aucune objection.

— Mieux : oubliez Orison, laissez son armure telle quelle, ajouta Kuara. Vous modifierez son écu. J’aimerais que mon blason y apparaisse. Ici, peut-être. Après tout, n’ai-je pas moi-même pris part à la bataille ?

— Mmh… un cheval noir sur fond d’argent ? Cela est possible, confirma Grahann. Et ce chevalier pourrait avoir vos traits, mais cela nécessiterait des temps de pose supplémentaires. »

Le peresta leva l’index ; ce geste signifiait que les frais additionnels réclamés par Grahann seraient discutés ultérieurement. Le peintre frémit lorsque le stipendier Kuara tourna son regard vers lui. La clarté de ses grands yeux verts lui remémora ceux d’un ami perdu. Pendant un moment, la ressemblance fut telle qu’il lutta contre les souvenirs qui affluèrent, puis refluèrent, comme la marée. Il baissa la tête, cligna plusieurs fois des paupières, et fixa les dessins devant lui comme s’il y cherchait quelque chose, afin de dissimuler son trouble.

Kuara se tourna vers les apprentis agenouillés, leur visage baissé vers le parquet et reprit la parole d’une voix forte :

« Vous êtes tous des Darrains ici, n’est-ce pas ? »

Grahann regarda furtivement dans sa direction, mais la lueur franche dans les prunelles de Kuara s’était éteinte et la ressemblance avec son ami s’était dissipée.

« C’est exact, répondit-il, ce sont mes apprentis. La plupart sont à mon service depuis une cinquantaine d’années. 

— Maître Grahann est l’artiste en ville connaissant le mieux la technique réaliste du clair-obscur », expliqua le peresta, les yeux rivés sur les gabarits qu’il tenait à bout de bras.

Le stipendier Kuara secoua la tête.

« Va pour le maître, mais qu’en est-il des apprentis ? Je trouve inadmissible que ces “gens” puissent voler le travail d’honnêtes Nisliens. Engagez donc des hommes pour vous aider dans votre tâche. »

Grahann claqua sa langue contre ses canines pointues. Il surplombait Kuara de deux bonnes têtes et serra le poing pour se retenir de le gifler. « Mes apprentis sont des Darrains et d’honnêtes Nisliens, répliqua-t-il.

— Bien sûr, bien sûr. Là n’est pas la question. Notre université déborde d’artistes en herbe. Je suis sûr que vous en connaissez bon nombre via votre guilde.

— Et comment les paierai-je ? »

Le stipendier vint se planter devant lui et même si Grahann le dominait, il lui dit d’un ton sec, son regard provocateur plongé dans le sien :

« Cela ne regarde que vous, Maître Grahann. N’êtes-vous pas assez rémunéré pour effectuer toutes ces peintures ? Elles nous coûtent une petite fortune. » Il désigna le mur d’un geste vague. « Vous pouvez aisément vous débarrasser de ces deux-là, si l’argent vous pose problème.

— Dois-je aller débaucher des apprentis humains chez mes concurrents ? »

Grahann ferma la bouche et maintint ses dents serrées.

« Nisle n’est pas une ville de Darrains que je sache, cingla Kuara. Qu’en pensez-vous, Votre Seigneurie ? »

Il se plaça aux côtés du peresta qui fixait toujours les cartons avec attention.

« Tout cela m’est égal », dit Abisen. Il ne semblait pas intéressé par la conversation et leva la main pour y mettre un terme. « Tant que ma commande est réalisée à temps, ajouta-t-il. Rappelez-vous : vous avez six mois. Je veux que cette salle soit terminée avant les conseils d’hiver et la visite du peresta Mirin, souverain des Élades.

— Il en sera fait selon votre désir », dit Grahann en s’inclinant. Il bouillait intérieurement, mais ne laissait rien paraître de ce qu’il ressentait.

Sire Abisen les quitta en boitant, suivi du stipendier Kuara. Lorsque la porte se referma derrière eux, les apprentis se redressèrent et levèrent des yeux inquiets vers lui. Grahann ne pouvait tout bonnement pas se résoudre à les renvoyer !

Il inspira profondément. « Qu’attendez-vous pour continuer ? Vous avez entendu le peresta. Au travail ! Nous avons six mois. Ces murs ne vont pas se peindre tout seuls, bon sang ! »

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Flammy
Posté le 16/01/2023
Coucou !

Bon, je l'avoue, j'étais un peu frustrée en commençant ce chapitre. J'espérai voir comment ça allait se passer pour nos deux loustics, mais non. Après, c'est intéressant de voir ce qui se passe à Nisle, et ça pousse le lecteur à continuer sa lecture, donc c'est pas plus mal ^^

J'ai parfois été un peu perdue dans ce chapitre. Le premier moment, ça a été quand les nouveaux personnages entre dans la salle, j'ai cru au début que les paroles était adressées à Grahann, et qu'il était donc le père du nouvel arrivant. Bon, j'ai vite compris que ce n'était pas le cas, mais ça m'a un peu perturbée.

Autre point qui n'a pas facilité ma lecture, c'est qu'il y a là du vocabulaire où, au final, je ne sais pas si c'est un manque de connaissances de ma part ou des mots inventées. Peresta, j'ai l'impression que j'ai typique de ton univers, mais stipendier mais j'ai trouvé une définition, mais pour un verbe "Corrompre, payer pour une basse besogne." bon, après, ça paraît cohérent avec Kuara (j'ai dit que je l'aimais pas ?), mais du coup, je ne sais pas trop sur quel pied danser ^^"

Bon, d'ailleurs, petit détour par Kuara, c'est bien celui qu'on suivait dans le prologue, non ? J'aurai parié qu'il était mort. Il a toujours l'air aussi sympathique, c'est bien ='D Bon, les Darains sont clairement pas très apprécié, ils semblent même être en bas de la hiérarchie. J'aime bien comment Kuara titille pour embaucher un max d'humains, même si c'est pas réaliste, et comment il essaie de tirer la couverture à lui pour apparaître sur la fresque. Vraiment quelqu'un de sympathique.

Au final, la scène serait presque comique. Il y a le fils qui hurle qu'on va pas tarder à avoir une attaque monstrueuse de nains à Nisle, et tout le monde s'en fiche, pour se préoccuper plutôt de la fresque. J'ai eu de la peine pour lui, parce que bon, protéger la ville, ça va pas être simple pour lui avec de tels décideurs à ses côtés ^^"

Un chapitre sympathique pour en apprendre plus sur la situation de Nisle, mais aussi sur la place des Darains dans la société, intéressant =D
Peridotite
Posté le 16/01/2023
Coucou Flammy,

Tu l'as deviné, c'est une micro scène pour montrer les incompréhensions, le manque de dialogue, les fossés qui se forment entre les gens, les discriminations. On rejoue ici ce qui va se jouer dans tout le roman. 🙂

Les noms sont inventés, on est dans une fantasy pure, pas du tout dans un roman historique. Peresta, je l'ai derivé de podestat, titre donné au Moyen Âge au premier magistrat de certaines villes d'Italie. Mes perestas, ce sont les dirigeants des villes désignés autrefois par la capitale de l'Empire (Olme). Stipendier va désigner les membres du conseil dont cette crapule de Kuara fait partie. Cet idiot a survécu en effet. 🙂

Ce chapitre me permet d'introduire les Darrains (autrement que par le gore du coeur arraché 🙂).

Je vais revoir cette première phrase s'il y a confusion,

Merci encore pour ton commentaire 🙂
MrOriendo
Posté le 11/01/2023
Hello Péridotite,

Je n'ai pas grand chose à dire sur le fond de ce chapitre. Le contraste avec l'attaque du campement des Tutsas est bienvenu, le personnage de Kuara manipulateur et visiblement raciste est bien amené, l'idée de la fresque et des implications politiques du sujet est à la fois réaliste et intéressante.

Quelques remarques :

- "Il débattait avec son fils, le gonfalonier Abisen le Jeune, général des armées"
--> tu sembles vraiment ancrer ton récit dans un monde médiéval-fantastique, avec l'utilisation de termes comme beffroi, ost, gambison, etc... Gonfalonier vient renforcer cette identité et ton sens du détail, c'est quelque-chose que j'apprécie. C'est rare dans mes lectures de fantasy que je croise un vocabulaire précis, on sent poindre ta passion pour l'histoire et les recherches que tu as pu faire.
Un léger bémol cependant ici : le gonfalonier comme tu le sais certainement est un porte-étendard, or à ma connaissance un personnage aussi important que le chef des armées ne porte jamais son gonfalon, son oriflamme ou sa bannière lui-même. À moins qu'il ne s'agisse simplement dans ton récit d'un titre honorifique, il serait bienvenu que le général Abisen le Jeune soit suivi par son gonfalonier.

- "Est-ce là les croquis ?" --> Sont-ce là

- Ces murs ne vont pas se peindre tout seuls, bon sang !
--> Pourquoi "bon sang" en italique ?
Peridotite
Posté le 12/01/2023
Coucou Oriendo,

Merci pour ton commentaire,

Oui, Kuara est une vraie fouine. C'est le méchant.

J'aime bien l'histoire et lire des livres d'histoire (pas trop des romans historiques bien que j'ai absolument adoré les Rois Maudits), j'ai pas mal de bouquins d'historiens, voire des manuels de license. C'est intéressant de les lire et parfois suffisant pour quelqu'un comme moi qui n'y connaît rien.

Je vois ce que tu veux dire, gonfalonier vient bien du terme gonfalon, mais il désigne ici le titre de chef des armées (et en effet, le gonfalonier ne porte pas lui-même son gonfalon ou sa bannière ici, on peut imaginer quelqu'un d'autre le faire, c'est juste le nom du titre).

Je vais corriger ces deux fautes. Je peux enlever l'italique, c'est vrai.

Merci encore :-)
Mist
Posté le 29/12/2022
on retrouve Kuara, qui visiblement a survécu, et on voit que ce type a un gros problème avec les gens différents.
et à ce sujet c'est un peu flou, on sait que Kuara et Meghi ont tous deux des préjugés, et que ces préjugés sont partagés par les gens du village de Meghi,
mais j'ai l'impression que ce n'est pas le cas du reste du monde.
Par exemple le peresta semble avoir une étonnante ouverture d'esprit, et ça sonne mal.
ce que je veux dire c'est que si le royaume entier est raciste, le peresta devrait agir différemment, et, par exemple justifier la présence de ces darrains chez lui (il sait que ça ne se fait pas)
et si, à l'inverse, le royaume n'est pas raciste, alors c'est la réaction de Kuara qui devrait choquer ceux qui y assistent.
et là, c'est difficile de savoir...

en tout cas Kuara devient de plus en plus antipathique^^
et vu le comportement de Kuara, le peresta me fait penser à une marionnette entre ses mains ...
le fait qu'il dise "Elles nous coûtent une petite fortune" m'a paru étrange de la part d'un chevalier, et comme je ne sais pas ce qu'est un stipendier, son comportement ne m'a pas paru naturel (c'est étrange qu'un militaire, ou pire, un mercenaire, se permette de dire ça).
à moins que stipendier soit l'équivalent du grand argentier ? ou de l'intendant ?
parce que je ne vois pas trop le rapport avec le verbe "stipendier "


"Il effleura les esquisses de ses doigts boudinés"
un peu avant tu décrivais le peresta avec les termes : carrure massive, épaules larges, mâchoire droite et tu disais qu'il avait perdu en ossature... ça ne donne pas l'impression d'un homme en surpoids.
et à cause de ça l'image du peresta est floue : est-ce un ancien guerrier qui dégage une impression de puissance, ou un bonhomme mou et obèse ?
Peridotite
Posté le 30/12/2022
Coucou Mist,

Merci de ton commentaire :-)

Il n'a pas une si étonnante ouverture d'esprit, ce brave Abisen, car cela ne l'a pas dérangé d'avoir un massacre des Elfes en ses murs, il y a dix ans. Il est pragmatique disons, il gère la ville et s'intéresse au pouvoir, comme beaucoup de dirigeants. Il a combattu avec Hjartann pendant la guerre par exemple. Il n'a pas à justifier la présence des Darrains qui vivent à Nisle depuis toujours. Ils sont là, c'est tout, et font partie de la population, tout comme les juifs par exemple chez nous, alors même qu'ils ont toujours été ostracisés.

Abisen est un ancien guerrier, mais il est vieux comparé au guerrier d'autrefois. Il en garde la carrure imposante mais a grossi, tout comme Schwarzy disons (pauvre Schwarzy je ne suis pas tendre avec lui) :-) C'est ce que voit Grahann en lui tout du moins.

Tu verras bientôt ce que sont les stipendiers, si tu te hasardes plus loin.

Merci encore pour ton message :-)
ClementNobrad
Posté le 04/12/2022
Chapitre sympathique qui nous permet d'en savoir un peu plus sur les Darrains. On ne sait pas trop ce qu'ils veulent, mais clairement il y a une animosité avec les "humains". Prévoient-ils un coup contre le peresta?

La fresque et sa réalisation, si elle en devient une intrigue pour la suite, ça peut être très sympa. A voir.

J'aime bien les doigts "boudinés" du peresta. Très révélateur de ce qu'il est et de ses priorités... Au grand dam de son fils.

"à travers la lourde porte à doubles battants laissée entrouverte." pas de "s" à double

(J'ai du faire un retour sur le prologue, car je ne me rappelais plus si le personnage dont on avait fait connaissance était Kuara, il a donc survécu, heureuse nouvelle :) )

Au plaisir de te lire.
Peridotite
Posté le 05/12/2022
Coucou Clément,

Merci pour ton commentaire,

La fresque est en effet une intrigue secondaire qui sera d'ailleurs bien connectées à la principale,

Héhé oui Kuara a survécu...

Je vais corriger la faute, merci beaucoup
Sebours
Posté le 15/11/2022
Salut Peridotite!

Voici un nouveau personnage qui permet enfin de comprendre un peu mieux ce qu'est un darrain. Sur les indices que tu divulgues, (des apprentis de 50 ans, des canines, la craintes des vrais hommes) associés à ce qu'on savait déjà (souffre à la lumière, arrache et dévore le cœur...) le darrain serait une sorte de vampire pour moi. Je trouve intéressant de faire évoluer ce type de créature dans un univers fantasy. Je l'ai rencontré dans certains jeux mais jamais dans une histoire. Ça m'intrigue!

Sur le début du chapitre, j'ai eu un peu de mal à identifier le point de vue. Une description de Grahann ou de ses pensées permettrait peut-être de lever l’ambiguïté.

"La porte s’ouvrit sur le peresta et sa suite. Le peresta Abisen, dirigeant de la puissante cité de Nisle, débattait avec son fils, le gonfalonier Abisen le Jeune, général des armées." Pour moi, la définition arrive une phrase trop tard. Cela vient peut-être de la manière dont je lis. Si je tombe sur la phrase:"La porte s’ouvrit sur le peresta et sa suite." Je m'arrête jusqu'à comprendre le sens de tous les mots. Du coup, je prends un temps avant de reprendre et ça casse un peu la fluidité de ma lecture. Je précise que c'est ma manière de lire qui influe.

On pressent déjà des retrouvailles et des conflits potentiels. Et on comprends mieux les attitudes des protagonistes lors du précédent chapitre. Inverser les chapitres apporterait-il quelque chose au récit? Je ne sais pas mais ça mérite réflexion.
Peridotite
Posté le 15/11/2022
Coucou Sébours,

Un grand merci pour ton commentaire,

Oui tu as tout juste, les Darrains sont des sortes de vampires. Le jeu Skyrim comporte des vampires dans la fantasy et il y a aussi Régis dans le Sorceleur, mais c'est les seuls exemples que je connaisse. Et le vampire est toujours un chasseur solitaire, ce que je trouvais dommage. Je voulais dépoussiérer le concept en fantasy. À voir si ça marche ! :-)

Je vais réfléchir à tes remarques en vue de corriger et de rendre le tout bien compréhensible, merci encore !
Nathalie
Posté le 06/11/2022
Bonjour Peridotite

Nouveau lieu, nouvelle ambiance. Toujours aussi bien dépeinte (pardon pour le mauvais jeu de mots). C'est rare de proposer un peintre en personnage. C'est rafraichissant. Les émotions sont toujours aussi bien dépeintes.
Nathalie
Posté le 06/11/2022
J'ai oublié d'écrire une faute que j'ai reperé : Tu as écrit "Est-ce là les croquis ? " La bonne phrase est "Sont-ce là les croquis ? ". Dans la bouche d'un suzerain, c'est encore plus judicieux, enfin, il me semble.
Peridotite
Posté le 07/11/2022
Coucou Nathalie,

On découvre là le 4e personnage "point de vue". J'avais en effet envie d'un personnage peintre :-) et j'en avais besoin pour débloquer l'enquête dans la partie 3.

Merci pour tes messages, c'est super cool de découvrir les ressentis (positifs ou négatifs) des lecteurs, afin de voir si ça matche avec mes intentions initiales.

Merci aussi pour me signaler la faute, je vais de suite aller corriger ce couac :-)
Isahorah Torys
Posté le 27/10/2022
Purée, changement de décor... mais du coup, le mot Darrain prend une autre proportion... on se perd un peu... à voir avec les prochains chapitres pour comprendre ce qu'est ce fameux terme !
Peridotite
Posté le 28/10/2022
Oui, Hj. et M. vont bientôt arriver dans la cité de Nisle et on comprendra bientôt qui sont ces fameux "Darrains". J'introduis ici le 5è et dernier personnages "point de vue", le peintre Grahann, un Darrain qui aura son axe et son importance pour la suite.

À Nisle, mon récit de fantasy prend un tour plus politique, et comprendra des complots etc, d'où mon envie d'introduire le dirigeant (le peresta) et le chef des armées, avant même de les retrouver plus tard. Et puis il y a le retour de Kuara du prologue... J'espère que je ne t'ai pas trop perdu. Je voulais créer un peu de mystère. Ce chapitre me sert à introduire le contexte, comme un second prologue en quelque sorte.
Isahorah Torys
Posté le 28/10/2022
Oui, je vois ^^ Je pense que ça devrait aller... j'ai réussi à suivre mdr
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