Chapitre Trois

Par Adamska
Notes de l’auteur : Des révélations dans ce chapitre ! Merci encore pour vos lectures, et commentaires, ça me touche beaucoup. En espérant que ce troisième chapitre vous plaise !

Les cours ont repris pour la belle Krista, emportant avec eux son charmant sourire. Et ça, on l'a pas raté, avec Eliott. Ça faisait un moment qu'on se posait pas mal de questions, mais là, c'est définitif : il y a un problème à l'école.

Du coup, j'ai décrété la ramener chez elle - elle est en cité universitaire non loin d'ici, bien que ça fasse une petite trotte à pieds. Et parfois, je l'épargne de se faire tout le chemin seule, dans le noir, en plein hiver - en vérité, je n'aime pas la savoir vagabonder sur la route dans la nuit. Je sais que je n'ai pas à me mêler de sa petite vie, mais je l'aime bien, Krista. Elle a trois ans de plus qu'Alex, alors peut-être que je fais un peu le rapprochement avec ma petite sœur - j'en sais rien.

"J'vais pas tourner autour du pot," je commence. "Tu as des ennuis à l'école ?"

Silence dans la voiture. Merde. Ça me fait chier, mais en même temps, on s'en doutait bien.

"Non... ?"

"Eliott aussi a remarqué, tu sais."

"Si tu m'as proposé de me ramener pour me parler de ça, autant me déposer ici, je continue seule," elle crache - ça me surprend un peu de sa part. Mais je suis aussi capable de comprendre qu'elle refuse de me dire ce qui ne va pas. A son âge, ce n'est pas forcément simple.

"Je t'en demanderai pas plus. Mais si tu as des ennuis, il faut en parler à quelqu'un. C'est tout."

"Mh."

"Aller, fais pas la gueule, vieille peau. C'est pas ton genre."

"... je sais."

Elle se tourne vers la fenêtre, me montrant que la conversation est terminée. J'ai un soupir la suite se passe dans le silence le plus complet. Bon, déjà, ça me confirme que quelque chose tourne pas rond de son côté, et qu'il va donc falloir en découvrir la cause sans la brusquer.

Je me gare devant la cité.

"Je peux te raccompagner ?" je lui demande, taquin - parce que je sais très bien qu'elle va m'envoyer bouler.

"Tu vas te faire arrêter par les flics."

"Hé, tu sais, y'en a plein de mon âge qui font des études encore." Et je les plains, sincèrement. "Je passerai inaperçu sur les bancs de la fac."

"Franchement, je préfère éviter. Mais c'est gentil de m'avoir ramenée, merci Lukas."

"Avec plaisir, Krista."

Elle s'éloigne avec un signe de la main - bon. J'ai presque envie de la suivre en cachette pour vérifier si tout se passe bien sur le chemin, mais niveau discrétion, je suis pas super doué. Et puis, elle l'a dit elle-même, j'ai rien à foutre sur le campus, donc au mieux, je risque de me faire crier dessus, au pire, je peux me prendre une amende. On va éviter.

Je rentre chez moi, la petite sœur en train de glander sur le canapé.

"Même pas t'as fait à manger ?" je maugrée, enlevant mes chaussures, et ma veste. Et mon écharpe. Et mon bonnet. "T'es une feignasse."

"Si, si, c'est dans le micro-onde."

"Ah ?" Elle ne relève pas la tête vers moi. Ah, la crise d'adolescence, que voulez-vous. Ce n'est pas tous les jours facile. "Mauvaise journée, Alex ?"

"Cette grognasse de prof de bio nous a foutu un contrôle surprise." Ah oui, parce qu'elle, elle a pas les mêmes vacances que Krista. Je me perds, entre les après partiels et compagnie... "J'vais me taper un zéro pointé."

"Bah, tu te rattraperas."

"Ouais, mais maman a dit que si ça continuait comme ça, j'allais revenir avec eux."

Ah. Ça, j'étais pas au courant.

"Ça changera quoi ? T'as toujours été une branleuse."

"Elle pense que tu me laisses trop de liberté chez toi."

J'ai un soupir. Bon, je ne peux pas lui donner tord non plus - je rentre tard, parfois est-elle déjà couchée. Mais elle reste assez grande pour que je n'ai pas à vérifier constamment ses devoirs, si elle connaît ses leçons et compagnie.

"Ben bosse un peu plus au lieu de mater la télé. Je peux pas t'aider pour le coup."

"Mais c'est chiaant... t'es passé par là, tu peux compatir !"

"Moi, je prenais le bus de cette foutue maison de campagne tous les matins pour aller au lycée, alors non, je ne compatis pas."

Elle ne me répond pas. La voilà qui tire la gueule. Bon, ça ne peut pas être toujours rose entre elle et moi - c'est ça d'être un grand frère.

Du coup, je la laisse bouder dans son coin, et je vais réchauffer mon repas - alors, le système qu'on a, c'est que le premier à la maison fait la bouffe, et comme généralement, c'est elle.. j'ai conclu ça avec Alex vu que je dois quand même me la saquer alors que je suis parti pour vivre mon indépendance, et je me retrouve avec un boulet. Elle a jamais rechigné à la tâche - elle aime bien faire la cuisine, en plus. Même si, parfois, elle a la flemme, mais je conçois. J'accepte. Par contre, le repas est moins bon.

J'en profite pour appeler ma Kirsten, que j'ai l'impression de ne pratiquement jamais voir en ce moment. Ça m'embête, parce qu'on fait vraiment notre maximum pour se voir souvent, mais depuis qu'elle bosse, ça s'est énormément compliqué. Du coup, on s'appelle tous les jours, et quand elle a une pause, elle vient faire un tour au café - elle évite les heures pleines, bien entendu.

Je lui ai bien dit : si on vivait ensemble... m'enfin, c'est là que Julian rentre en jeu.

"Ah, tu tombes bien", elle me fait. "J'suis chez les parents de Julian, l'ambiance est déplorable. J'ai trouvé l'excuse de ton appel pour sortir un peu dehors."

"A ce point ?"

"Franchement, depuis Noël j'imaginais que les choses s'étaient arrangées, mais alors pas du tout. Je crois même que c'est pire."

"Tu veux que je vienne te récupérer ?"

"Si seulement."

Ça a toujours été tendu, entre la famille du fiancé et la fiancée. Elle n'a jamais vraiment compris pourquoi, et même Julian est complètement largué dans ce genre de situation. Il fait son maximum pour les rabibocher, mais rien à faire.

Je lui ai dit : tes beaux-parents sont barges. Elle a acquiescé avec dépit.

Mais bon, elle garde espoir pour que les choses s'arrangent un jour.

"Enfin. Et toi alors, pas de nouvelle de William ?"

"Non..."

Ça doit faire un peu moins d'une semaine depuis que je suis allé chez lui. Peut-être bien seulement cinq jours. Mais n'ayant pas son numéro, ni l'envie de me refaire le chemin pour aller le chercher à son travail, j'ai momentanément laissé tomber. C'est de sa faute à avoir refusé de me donner son numéro, donc c'est à lui de faire le déplacement. Crotte.

"Mh. C'est dommage. Attends encore un peu."

"Ouais."

Bon, au pire, c'est pas dramatique non plus. Ma mémoire finira bien par me revenir - parce que, qu'est-ce que c'est frustrant d'être certifié savoir quelque chose, mais n'avoir qu'un vide à la place.

"Bon, j'vais pas les faire traîner non plus... ça va pas arranger les choses. J'te dis à demain, chou ?"

"Bon courage," je me moque, avant de lui dire au revoir. Et de décider que ce soir, je ne ferai rien. Je vais glander sur mon pc, regarder les nouveaux épisodes de mes séries en cours, et spoiler outrageusement ma meilleure amie qui doit s'emmerder à mourir à son repas.


 


 


 


 


 

Midi et demi, l'heure de la fermeture. Je file me changer, avant de quitter le café pour une pause bien méritée. En plus, je commence à avoir la dalle. M'enfin, à peine je franchis la porte qui me sépare de ma liberté que je me fais accueillir par un blond relativement mécontent de son voyage. J'ai dû mal à ne pas craquer un sourire amusé en voyant ses sourcils froncés, le nez rougi par le froid.

"Hey," je le salue, alors qu'il bougonne contre son écharpe.

"T'as pris ton temps."

"C'est pas comme si j'étais au courant que tu allais venir," je lui réponds, l'accompagnant jusqu'au parking. "Pourquoi tu n'es pas rentré ?"

"Ben... y'avait écrit fermé."

"T'aurais pu rentrer si c'était pour m'attendre. Enfin, si tu me donnais ton numéro de téléphone, ça serait plus simple aussi," je le taquine, alors qu'il fait mine de m'ignorer - enfin, ça confirme juste qu'il ne veut pas me donner son numéro. Je crois. "Hé, boude pas."

"J'ai pas de téléphone perso pour le moment," il me répond. "J'ai juste mon pro, mais j'ai pas envie de te le donner. Donc tu attendras."

... logique.

"Tu fais une autre activité à côté du bar ?" je l'interroge - parce qu'il ne me semble pas que ce soit lui qui gère les lieux.

"Ouais." Je me mords la lèvre. Qu'est-ce qu'il a, aujourd'hui ? C'est lui qui a voulu venir - il a l'air de se rendre compte de son comportement, et son regard s'adoucit. "Désolé... je me pèle les fesses. Je déteste l'hiver," il m'avoue.

"Tu veux venir te réchauffer à la maison ?" je lui propose, alors que je cherche sa voiture du regard. Hors de question de prendre la moto, pour le coup - je n'ai qu'un seule casque, et je ne prendrai pas le risque de ne pas en mettre.

"J'ai le droit ?"

Je crois qu'il a un sourire, vu que ses pommettes remontent légèrement.

"Tu l'as bien mérité. On prend ta voiture, j'suis venu avec ma bécane aujourd'hui."

"T'es taré," il me rétorque, avant de me faire signe de le suivre jusqu'à sa voiture. Je grimpe dedans, plutôt content de le revoir, finalement. Là, comme ça, sans prévenir. D'un côté, ça a un côté assez... magique.

S'ensuit de moi-même dans le rôle de GPS, Will découvrant une ville qu'il ne connaît que peu - je lui présente les coins sympas, le lycée de ma chère petite sœur... puis on arrive devant ma résidence - par contre, j'habite au premier étage sans ascenseur. Il a gentiment râlé, j'ai feint que c'était impec pour se réchauffer un coup avant de rentrer.

Puis j'ouvre la porte, l'invitant à poser ses affaires sur le porte manteau, tandis que je vais voir s'il y a de quoi manger rapidement - un truc à décongelé, non ? Il y a bien les restes d'hier, mais ça ne sera pas suffisant pour nous deux. Je trouve une barquette de riz au curry, avec quinze minutes de cuisson au micro-onde. Impeccable.

Je retourne voir mon invité, qui semble m'attendre. L'écharpe qui masquait son joli visage n'est plus - et je me perds, quelques secondes, à admirer son sourire timide, et son regard bleu vif.

"Assieds-toi," je l'invite, cherchant la télécommande. J'allume la télé, qu'Alex avait laissé sur la chaîne de musiques indé - y'a de ses conneries, parfois. Mais j'aime bien pouvoir découvrir quelques groupes sympas, sans qu'une entreprise commerciale fonctionne derrière et les bride.

Je me pose à côté de lui, laissant échapper un long soupir.

"On est mieux au chaud, hein ?" je le taquine, alors qu'il se rapproche de moi- ah.

Black-out.

Il m'embrasse. C'est en sentant sa main venir se refermer sur le haut de ma cuisse que j'ai un mouvement un peu brusque pour me débarrasser du blond, sentant mon cœur s'accélérer soudainement.

Will me fixe sans comprendre. Je n'ose même pas imaginer la tête que je dois faire.

"Qu'est-ce qu'il te prend ?!" je lui demande, sentant mes joues me brûler.

"Euh... je- c'est pas ce que tu voulais ? Quand tu as parlé de se réchauffer chez-" Il s'interrompt, avant de comprendre la situation dans laquelle il se trouve. Visiblement, un beau quiproquo plutôt malaisant. "Oh, non."

"Non, effectivement," je rétorque, un peu agacé.

"Pardon- j'ai cru. Oh, je crois que j'ai jamais été aussi gêné de ma vie," il rigole - parce qu'il prend plutôt bien la chose, en plus. "Je ne recommencerai pas, promis."

Ca n'a pas l'air de le surprendre plus que ça non plus. J'veux dire, personnellement, si j'fais ça à quelqu'un, je pars en courant et je ne revois plus jamais cette personne. Quoi que le subir n'est pas non plus une situation de confort.

"... tu sautes aussi facilement sur tout le monde ?" je grogne - c'est même pas comme s'il m'avait prévenu. Même en pensant que je l'avais ramené dans ce but - quoi que, parfois, ça doit bien se faire. Genre on rentre et hop, galipette sur le tapis. Pas mon style, mais bon.

"Moyennant argent, ouais."

Il se pince les lèvres dans une moue... débordante de culpabilité. Fausse culpabilité, mais suffisante pour me faire un déclic au cerveau, et comprendre que sa référence n'est pas une blague.

"Oh putain. Ton boulot- tu te prostitues ?"

"J'hésitais à t'en parler," il m'avoue, gêné. "Mais je t'aurais pas fait payer, tu sais."

J'ai un soupir. Comment peut-il être aussi attendrissant en me parlant de ça ?

"Je m'en vois honoré," j'ironise, toujours un peu sous l'effet du choc - oui, parce que franchement, ça m'a fichu un coup de me faire embrasser comme ça. Je ne m'y attendais pas. Et le pire, c'est que j'ai pas trouvé ça désagréable - saleté de Krista, elle et ses idées foireuses ! Mais je le garde pour moi. C'est pas comme si ça allait recommencer. Quoi que maintenant, je vais devoir faire attention à ce que je dis.

"Désolé. Je dois t'avouer que dès le début, je pensais que tu savais que j'étais un escort. Et que tu me connaissais probablement d'une coucherie - après, chacun fait comme il peut. Je me suis déjà pas mal fait harceler par d'anciens clients qui pensaient pouvoir vivre une belle histoire d'amour avec moi," il m'explique, mal à l'aise. "Enfin, toi, je savais pas trop ce que tu voulais, c'est pour ça que j'ai dit à ta pote où je travaillais."

"... ouais."

Je ne vois définitivement pas d'où je pourrais le connaître, celui-là. Par contre, ça me chagrine un peu de le savoir vendre son corps contre de l'argent. Vu sa belle gueule, il doit avoir une sacrée clientèle, et pas des plus charmantes.

Merde.

"Pourquoi tu te prostitues ?" je lui demande, regardant le clip mal foutu qui passe à la télé - les clips indé n'ont pas forcément le budget de se faire aider par des professionnels, et en ressortent généralement des choses... originales.

"L'argent."

"T'as pas l'air très bling-bling," je lui fais remarquer.

"J'économise."

"... et- et ça te plaît ?"

Il laisse quelques secondes de silence - question conne, j'ai envie de dire. Oh, William, tu as tout à fait le droit de me répondre une belle insulte. Mais non.

"Ça fait cinq ans que je fais ça. A la longue, ça devient un boulot comme un autre." Il a un sourire. Un sourire désolé de devoir m'annoncer la chose de cette manière. "J'imagine que ça doit te dégoûter... tu veux toujours qu'on se voit ?"

Là, il m'a l'air... plutôt inquiet de ma réponse. Comment j'ai pu m'attacher à ce type en si peu de jours ? Et lui...

"Bien sûr que oui, idiot." Pourquoi ça me serre le cœur à ce point ? "J'vais pas te juger pour ça."

"Merci."

Je lui souris.

L'ambiance se détend rapidement, l'incident est oublié - enfin, en apparence, parce que franchement, ça me reste dans un coin de la tête. Mais la question que je me pose, c'est juste... a-t-il conscience de son comportement ? Il aurait été capable de coucher avec moi juste par ma demande ?

Qu'importe - là n'est pas le sujet. On a mangé, on a pas mal rigolé, on a joué à un jeu phare de Nintendo, puis il m'a ramené au boulot. Je n'ai toujours pas son numéro - parce qu'il ne veut pas me donner "celui-là" -, mais il m'a promis de repasser dans la semaine.

Ce fonctionnement me plaît assez, je dois l'avouer. Maintenant que je sais qu'il compte vraiment me revoir... ouais. Par contre, ça va être dur de me concentrer pour travailler.

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Eresia
Posté le 16/11/2019
Coucou, me revoilà !

Alors, je dois dire que je suis assez fan de ce retournement, qui ma foi, explique certaines choses x) Surtout que c'est un sujet assez peu traité, d'autant plus d'un point de vue masculin, donc j'ai un peu hâte de voir ce que tu vas nous en dire. J'ai trouvé assez drôle de voir cet écart du coup, entre Will et Lukas (quel innocent celui-là ! xD)

Sinon, comme d'habitude, le chipotage :
"Du coup, j'ai décrété la ramener chez elle - elle est en cité universitaire non loin d'ici, bien que ça fasse une petite trotte à pieds. Et parfois, je l'épargne de se faire tout le chemin seule, dans le noir, en plein hiver - en vérité, je n'aime pas la savoir vagabonder sur la route dans la nuit." > En fait, j'ai pas bien compris s'il avait décidé de la ramener là, au temps où il parle, ou s'il en avait fait une habitude déjà et qu'il profitait de ce trajet-ci pour l'interroger.
"Je n'ai qu'un seule casque" > un seul.
Ah et comme Sorryf, le premier étage m'a fait tiquer x) le troisième ou le quatrième donnerait plus envie de râler.
Adamska
Posté le 16/11/2019
Merci beaucoup pour ton commentaire !! Il faut que je modifie tout ça, je reporte, je reporte... mais il serait temps xD

Il la ramène régulièrement !

Merci pour le chipotage !! :3
Sorryf
Posté le 06/11/2019
Toujours super !
la relation avec la petite soeur est trop bien
et la fin du chap, woaaaa !

"Par contre, j'habite au premier étage sans ascenseur" -> j'avais du déjà te faire la réflexion, où est le problème qu'il y ait pas d'ascenseur s'il est au premier étage ? En plus l'autre qui râle xDDD Mets le au minimum au 4eme si le manque d'ascenseur est un souci ! (en plus ils auront une belle vue)

"J'ai un soupir. Comment peut-il être aussi attendrissant en me parlant de ça ?" -> cette phrase là, je la trouve un peu tôt, il devrait être en train d'encaisser la nouvelle (comme le lecteur !), ça dédramatise un peu trop vite. C'est le soupir je pense, qui fait plus blasé que choqué.

Sinon, c'est tellement mignon et triste ! et Will qui s'en fout T.T il est trop adorable T.T
Erenouille
Posté le 04/11/2019
HAAAAAAAAAAA !!!!!!!
Le coup du baiser c'était trop mignon !!!!
Bon ok après ça vire un peu glauque xD J'avais absolument pas imaginé la prostitution. Bon, d'où ils se connaissent alors ?! XD
Adamska
Posté le 04/11/2019
Ben à ton avis *regard coquin*
Tu découvriras ça tantôt ! Merci pour ton commentaire Erenouille <3
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