CHAPITRE IX : LES COCHONS SUR LE BALCON

Notes de l’auteur : Résumé mi-partie I :

Le fermier Meghi part de son village et rencontre Hjartann, un vagabond mal en point. Tous deux cheminent ensemble vers la cité de Nisle. Quand des brigands nains les attaquent, Hjartann révèle sa nature : c'est un Darrain, un être nocturne buveur de sang. Choqué, Meghi craint que celui-ci ne le considère comme une proie et il se dispute avec lui. À nouveau seul, le jeune homme regrette ses propos et finit par s'excuser. Dans une boucherie darraine, les deux se réconcilient autour d'un verre de sang.

Deux autres personnages sont introduits : l'Elfe Heilendi est désignée comme ambassadrice à Nisle. Le peintre darrain Grahann est intimé de renvoyer ses apprentis et d'engager des humains, pour terminer sa fresque dans le palais de Nisle.

Dec. 18 : mes remerciements à Isahorah Torys, la ponctuation a été revue :-) Merci à Clément, Sebours et Nathalie qui m'ont permis de retravailler certains passages.

Une partie des remparts proche de la Porte des Embruns, importante entrée de la cité de Nisle, s’était effondrée. Le stipendier Kuara se pencha entre deux créneaux, au-dessus de la brèche béante, pour évaluer les dégâts. Des gardes en patrouille avaient été emportés ; leurs cadavres venaient d’être retrouvés sous les gravats. Par chance, les plus gros blocs s’étaient écrasés dans les douves et non sur les édifices à l’intérieur.

Dans cette tournée d’inspection, Kuara accompagnait le gonfalonier Abisen le Jeune, chef de l’armée, et donc en charge des défenses de la ville. L’héritier du peresta était grand et bien bâti. Ses cheveux blonds et sa barbe nattée, qui révélaient son origine olmienne, contrastaient avec la chevelure noiraude des Nisliens. Il leva ses yeux bleu clair vers le toit d’une tour calcinée, frappée par la foudre. Après un moment passé à étudier les dommages, il constata :

« Regardez ces herbes qui poussent sur les coursières, ce toit effondré et les planches pourries des escaliers. Qui peut encore emprunter ces chemins de ronde ? Dans ces conditions, un autre accident pourrait survenir sous peu. Nos défenses sont affaiblies. Ce n’est pas seulement cette enceinte qui doit être reconstruite, il va falloir ouvrir une multitude de chantiers sur la quasi-totalité des murailles.

— Nous devons aussi dégager les ordures et le fumier qui s’amassent un peu partout, fit remarquer Kuara en fronçant les narines. 

— Et réparer les canalisations expulsant les eaux pluviales. Pour ce faire, nous avons besoin de charpentiers, de tailleurs de pierre et de maçons. Je vais passer ces ordres. »

Kuara hocha la tête.

« Plusieurs bataillons danbrais se regroupent au nord, dit encore Abisen, cela ne présage rien de bon. Restons vigilants ! »

Ils redescendirent la volée de marches branlantes et se remirent en selle.

« Bah ! Que peut une poignée de Nains contre la plus puissante ville d’Énée ? fit Kuara, chevauchant à la droite de l’héritier. Ils ne s’approcheront pas. Je vous recommande toutefois de vous montrer méfiant face à ceux vivant à Nisle. Ils pourraient être leurs yeux et leurs oreilles au sein des remparts, leurs complices.

— Non, je ne pense pas. Cela est même très improbable. La plupart sont des commerçants et des artisans, non des guerriers. »

Kuara grimaça : « Je vous engage à redoubler de prudence, Sire. Nous ne pouvons tolérer ces parasites inumas en ces murs.

— N’utilisez pas ce terme dépréciatif ! Les populations non-Humaines font partie de notre cité, au même titre que nous. J’ai le dessein de faire de Nisle, la nouvelle Olme : sa culture et ses idéaux se diffuseront bientôt dans toute l’Énée. J’ai entrepris en ce sens de renouer des contacts avec le puissant royaume sébénite ; j’attends avec impatience l’arrivée d’un diplomate elfe afin de rouvrir le commerce avec Sébune. »

Kuara devint livide.

« Un Elfe ? répéta-t-il. J’espère que vous n’êtes pas sérieux ! On ne peut pas leur faire confiance, à ceux-là. N’était-ce pas eux qui nous ont attaqués par traîtrise, il y a vingt ans, provoquant la chute de notre grand Empire ? Vous étiez jeune, Sire, vous n’avez pas pu voir tous ces morts et ces blessés. C’était horrible.

— Je sais que vous avez combattu, Sire Kuara, mais la guerre est finie à présent. Et vous oubliez que j’ai moi aussi pris part aux conflits, même si je n’étais qu’un écuyer à cette époque. Le royaume de Gondrelon s’est effondré ; l’armistice a été signé avec les Gondrelonais, il y a dix ans. Ne réinventez pas l’histoire, Sire Kuara. Ils ne nous ont pas attaqués par traîtrise, ils ont défendu leurs terres et leur indépendance avec acharnement. » Il jeta à Kuara un regard en biais. « Et quand bien même, les Elfes sébénites n’ont rien eu à voir avec ce conflit. Il faut aller de l’avant.

— C’est une plaisanterie ? »

Le front d’Abisen le Jeune se plissa. « Avec des idées telles que les vôtres, dit-il d’un ton sec, je serai obligé de me passer de vos services quand je reprendrai la succession de mon père. »

Kuara bouillait intérieurement. Le menaçait-il ? Préférait-il frayer avec ces inumas, plutôt qu’avec un seigneur humain, issu d’une lignée illustre ?

« Olme n’est plus là pour désigner le futur peresta, dit-il avec calme. Vous semblez fort sûr d’hériter de ce titre.

— Nous ne sommes pas aux Élades, rétorqua Abisen. À Nisle, le peresta n’est pas élu et je compte bien continuer l’œuvre de mon père. Il a su préserver notre civilisation, alors que l’Empire s’effondrait. »

Ils s’engagèrent dans une ruelle tortueuse. Des piétons se rabattirent pour les laisser passer, alors que des enfants faisaient la roue au milieu de chiens errants. Sur les balcons, des cochons aux longues soies noires grognaient et des poules caquetaient. D’anciens fermiers émigrés en ville gardaient leurs animaux sur les terrasses des appartements.

Kuara tira sur ses rênes pour contrôler son cheval, remâchant les paroles du gonfalonier.

« Longue vie au peresta ! s’écria-t-il enfin. Sa santé et sa volonté sont solides. Il n’y a aucune raison qu’Abisen nous quitte avant longtemps.

— Oh ! Détrompez-vous, dit le jeune héritier. Sa santé n’est pas aussi bonne que vous le dites. Mon père est âgé, et j’ose le dire, son mental parfois défaillant. Il n’est plus le guerrier intrépide qu’il était jadis. »

Kuara allait rétorquer, mais sursauta quand un fort bruit résonna, comme si tous les murs de la ville se fissuraient en même temps. Son cheval fit un brusque écart.

« Tout doux ! »

Il flatta l’encolure de sa monture aux naseaux dilatés. Tournant la tête de tous côtés, il mit un moment à comprendre qu’un balcon venait de s’effondrer sur l’échoppe d’un marchand non loin, soulevant un nuage de poussière.

Un cri déchirant s’éleva. Quelqu’un était coincé sous l’édifice et beuglait de douleur. Une poignée d’hommes accoururent et s’empressèrent de le délivrer. Autour, des chiens hurlaient à la mort. Des petits enfants pleuraient. Leurs mères affluèrent hors des boutiques et crièrent leurs noms. Un groupe de curieux se forma, encourageant ceux qui soulevaient les restes du balcon.

« Allez les aider ! » ordonna Abisen à l’adresse des gardes derrière eux.

Des cochons se dispersèrent dans la rue en couinant. Quand ils se faufilèrent entre les pattes des chevaux, ceux-ci se mirent à piétiner furieusement le sol. Le cœur affolé, Kuara réussit à poser pied à terre et à calmer sa monture. Abisen le Jeune se débattait avec la sienne. Kuara voulut en saisir les rênes, mais la jument aux yeux exorbités se cabra et Abisen fut jeté de selle. Sa monture s’écrasa sur lui.

Le cœur de Kuara rata un battement. Le cheval se releva et galopa au bout de la rue. Kuara tomba à genoux auprès du jeune héritier qui gisait sur le trottoir, presque inanimé. Il porta la main à sa bouche en contemplant sa jambe pliée en un angle inquiétant et sa cage thoracique enfoncée. Abisen le Jeune hoquetait désespérément pour aspirer un peu d’air.

« Trouvez un endroit où porter le gonfalonier ! » hurla Kuara à l’adresse des gardes qui l’entouraient. « Vite ! »

Ces derniers revinrent peu après avec une civière, transportèrent Abisen à l’étage d’une modeste demeure et l’allongèrent sur un lit.

« Par les Trois, mais allez chercher de l’aide ! ordonna Kuara. Peste des Trois, ne restez pas là, les bras ballants, dépêchez-vous ! Ne voyez-vous pas que le fils du peresta se meurt ? »

Il se dirigea vers Abisen qui s’étouffait dans d’affreux spasmes. Un filet de sang coulait de sa bouche. Kuara sortit son mouchoir et l’essuya.

Une fois seul, il saisit un oreiller et l’abattit sur le visage du blessé. Celui-ci se débattit, remuant les jambes et les bras ; Kuara maintint fermement son emprise, pressant davantage, appuyant de tout son corps.

Au bout d’un moment, une éternité, le gonfalonier cessa de gesticuler. Kuara entendit des pas qui s’approchaient dans le couloir et s’empressa de disposer le coussin sous la tête du mort. Il tapota la main d’Abisen comme s’il le veillait, recomposant ses traits pour afficher une mine sombre.

La porte s’ouvrit sur le médecin, à la tenue noire et aux gants blancs, coiffé d’un chapeau qui laissait paraître un nez pointu sous ses bords. Kuara lui céda sa place sur le tabouret près du lit.

« Hélas ! s’exclama le vieil homme en tournant son visage désolé vers lui, je ne peux plus rien faire, Monseigneur. Il est trop tard. Notre gonfalonier, Abisen le Jeune, vient de nous quitter. »

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MrOriendo
Posté le 26/01/2023
Hello Peridotite !

Forcément, cette réécriture de l'accident du fils de Louis VI m'a beaucoup fait sourire. Je trouve ça presque triste que les lecteurs qui ne sont pas historiens passent à côté de cette référence savoureuse, car ça ôte une dimension comique supplémentaire à la scène que tu racontes ^^

En revanche, j'émets un bémol sur les cochons. Et ce pour deux raisons :

1 - Je rejoins Flammy dans son commentaire ci-dessous : on ne comprend pas trop ce que les cochons viennent faire là, on ne les a pas vus avant (ou alors, j'ai loupé ta correction à ce sujet dans ma lecture).

2 - Ok, des cochons sur un balcon, c'est marrant quand on y pense et ça fait un titre original/drôle pour ton chapitre. D'ailleurs, ça m'intriguait depuis un bon moment. Mais je m'attendais à ce que ce soit une image, j'étais loin de me douter que tu avais VRAIMENT mis des cochons sur un balcon.
Et là, je trouve ça finalement assez peu cohérent. Personne de censé n'irait enfermer des porcs sur sa terrasse à l'étage. Ce serait sûrement plus crédible si, en s'écroulant, le balcon faisait peur à des porcs appartenant à un marchand qui avait son étal non loin (et que Kuara et Abisen pourraient apercevoir juste avant l'accident, par exemple). Là, les porcs s'enfuiraient d'eux-mêmes dans toutes les directions et l'accident pourrait avoir lieu.
Pas besoin de la présence des porcs sur le balcon pour justifier son effondrement : tu nous a montré au début du chapitre que la cité est mal entretenue et qu'il y a des risques sur les murailles, on se doute bien que dans le quartier pauvre ça peut être encore pire.
Et si tu tiens absolument à conserver ton titre et cette note d'humour, un personnage à un moment donné pourrait faire la remarque qu'on "aurait dit que les cochons étaient sur le balcon".
En tout cas, même si ça m'a beaucoup fait rire (et au passage, bravo pour la narration de l'accident ^^), cette petite incohérence m'a fait tiquer à la lecture.

J'ai beaucoup aimé en revanche la fin du chapitre, la chute avec Kuara qui étouffe Abisen le Jeune est très bonne, d'autant que dans leurs dialogues juste avant tu nous a habilement expliqué ses motivations.
Ce personnage me plait de plus en plus, j'ai hâte de voir jusqu'où il sera prêt à aller pour défendre son idée d'une Nisle réservée aux humains et son racisme.
Peridotite
Posté le 26/01/2023
Coucou Oriendo,

Merci encore pour ton commentaire 🙂

Je vais ajouter une petite description en amont, je n'ai pas encore eu le temps d'apporter des corrections.

Si, si, tu vas pas le croire, mais l'épisode des cochons sur le balcon est une anectode véridique que j'ai tirée d'un ouvrage d'histoire : Le Cochon : Histoire d'un Cousin Mal Aimé de Michel Pastoureau
Il rapporte des cas de morts dues à la chute de cochons sur des balcons jusqu'au XXe siècle à Naples. Cela est du à l'exode rural : des familles paysannes s'installent en ville avec leurs animaux.
Anecdote marrante et surprenante, pas du tout incohérente, et tout a fait authentique 😄

Bien vu pour la référence, mais attention, c'est Philippe, l'héritier de Louis VI qui est tué par cochon.

Comme tu le vois, j'aime beaucoup l'histoire dont je m'inspire pour créer des mondes de fantasy/SF 🙂

Contente que la lecture t'ait plu. Tu verras, Kuara est la pire enflure du monde !
MrOriendo
Posté le 26/01/2023
Alors à nouveau tu m'apprends quelque-chose, j'ai beaucoup lu Pastoureau mais pas celui-ci !
(bon, je dois avouer que je me suis davantage intéressé à ses travaux sur l'héraldique et les couleurs).
Dans ce cas je te tire mon chapeau, c'est bien trouvé, drôle et ingénieux ! Il manque juste cette petite description pour qu'on voit les cochons sur le balcon avant et ce sera parfait :)

"Bien vu pour la référence, mais attention, c'est Philippe, l'héritier de Louis VI qui est tué par cochon."
--> J'ai bien dit "cette réécriture de l'accident DU FILS de Louis VI" ;)

Je reprends ma lecture après ma pause déjeuner, encore merci pour le fou-rire, c'était vraiment truculent :D
Peridotite
Posté le 26/01/2023
Oui, je vais ajouter une description, tu as raison, ça serait mieux. Là ils popent dans notre esprit.

Ah oui j'avais mal lu, mais je savais que tu savais pour ce brave Philippe car on en avait parlé.

Merci beaucoup pour tes commentaires, ça me permet de consolider la bête 🙂
Flammy
Posté le 17/01/2023
Coucou !

J'ai pas compris ce passage :

"« Allez les aider ! » ordonna Abisen à l’adresse des gardes derrière eux.

Ceux-ci libérèrent les cochons noirs sur la terrasse et les bêtes se dispersèrent dans la rue en couinant."

Pourquoi les gardes libèrent les cochons ? D'où viennent ces cochons ?

Sinon, Kuara, sympathique, jusqu'au bout. Bon, en même temps, Abisen qui dit 30 secondes avant qu'il est anti-raciste et qu'il va virer Kuara, ça sentait mauvais pour lui ='D Mais bon, clairement, personne devait s'attendre à cette prise d'initiative. Je suppose qu'avec ça, et avec Abisen le vieux qu'il sait malade, il peut espérer prendre le pouvoir. Sans le savoir, en révélant trop de choses, Abisen le jeune a signé son arrêt de mort très bêtement :/ Clairement, ça n'annonce rien de bien pour la suite.

Je me demande quand même, Kuara est clairement pas sympa (doux euphémisme), mais est-ce qu'il n'est "que" méchant ? Je me doute qu'on finira par en apprendre plus sur lui au fil du texte, mais c'est vrai que pour le moment, on a surtout le portrait d'un grand méchant raciste, et je me demandais si ça finirait par être plus nuancé ou pas.
Peridotite
Posté le 17/01/2023
Coucou Flammy,

Je peux ajouter une petite phrase de description avant pour les cochons : il y a des cochons sur le balcon qui vient de s'effondrer.

Oui, tu verras, on en apprendra plus sur Kuara. Découvrir les buts de Kuara, c'est un axe enroulé autour de l'intrigue principale (voire l'intrigue principale). Je n'en dit pas plus. 🙂

Merci encore pour ton message 🙂
Flammy
Posté le 17/01/2023
Je pense qu'ajouter une phrase de description pourrait être bien, parce que vu qu'on ne parle pas des cochons avant (ou alors je ne suis vraiment pas douée --"), je me suis demandée d'où ils sortaient.

Et cool, curieuse d'en savoir plus sur Kuara =D
ClementNobrad
Posté le 05/12/2022
"Une fois seul, il saisit un oreiller et l’abattit sur le visage du blessé. Celui-ci se débattit, remuant les jambes et les bras ; Kuara maintint fermement son emprise, pressant davantage, appuyant de tout son corps."
Alors, déjà que je ne m'attendais pas à l'accident, le meurtre encore moins ! Belle surprise en tout cas même si je trouve le geste inconsidéré pour une si "petite dispute". Pour sûr, tout ça va être découvert un jour ou l'autre non?

Bon chapitre, plaisant à lire. Cependant je trouve l'accident très "rapide". En quelques lignes il tombe, se fait écraser et se retrouve dans un lit. Avec tes talents de description, le texte gagnerait avec deux ou trois phrases d'ambiance supplémentaires. Que mon avis :)

Quelques remarques :


"Dans cette tournée d’inspection, Kuara accompagnait le gonfalonier Abisen le Jeune, à la tête de l’armée, et donc en charge des défenses de la ville." Dit comme ça, on a l'impression qu'Abisen est à la tête de son armée, actuellement, au moment de l'action.

"que j’ai moi-aussi pris part aux conflits" pourquoi un tiret?

"nuage de poussière" Expression utilisée 3 fois en quelques chapitres je crois

"« Tout doux ! » Kuara se pencha pour calmer sa monture." Retour à la ligne non?

"Une poignée d’hommes accoururent" accourut je dirais... (accordé avec la poignée)

"Les chevaux se mirent à piétiner furieusement le sol" Les sabots frappaient déjà le pavé quelques lignes plus haut.

"heurtant un passant qui tomba en avant, avant qu’un garde ne puisse le canaliser." Répétition de "avant avant". Le deuxième à remplacer par "jusqu'à" peut-être....

"Kuara aux soldats debout" debout au pluriel
ClementNobrad
Posté le 05/12/2022
PS : Pour le coup, le titre est très drôle ;D
Peridotite
Posté le 06/12/2022
Coucou Cléments,

Haha je suis contente si je t'ai surpris !

Apres, on peut se dire que c'était peut-être planifié, Kuara attendait son heure disons, son acte n'est peut-être pas que lié à leur dispute. C: est une crevure ce Kuara :-)

Je vais revoir la description, merci de ton conseil.

Et je vais m'occuper de ces phrases que tu m'as remontées, merci beaucoup pour ça, ces remarques sont précieuses pour moi,

J'espère que la suite te plaira, tu verras il y aura une enquête, mais tout ne se passera pas comme prévu ^^
Peridotite
Posté le 06/12/2022
Ha et merci pour le titre :-)

(t'as vu, j'ai changé les autres, merci du conseil !)
Peridotite
Posté le 06/12/2022
PS : je viens de découvrir que debout est invariable :

https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/ils-sont-debout-ou-ils-sont-debouts-ils-sont-ensemble-ou-ils-sont-ensembles/
ClementNobrad
Posté le 06/12/2022
Merci pour le "debout" ! Toujours bon à savoir...
Sebours
Posté le 30/11/2022
Salut Peridotite!

Alors j'ai mis la moitié du chapitre en comprendre de quel point de vue il s'agissait. Kuara ou Abisen? Super fin qu'on ne voit pas venir!
Du coup, l'effondrement du bâtiment est-il un pur hasard dont profite Kuara ou bien une machination que celui-ci a longuement préparer? La suite nous le dira mais on a à faire soit à un opportuniste soit à un froid calculateur.
C'est juste bizarre que Kuara se retrouve ainsi tout seul avec Abisen si des soldats s'étaient précipités vers eux.

Dans ce chapitre, on constate que la chute de l'empire a quand même des répercutions sur la cité de Nisle. L'entretien des muraille s'avère compliqué.

Une fois n'est pas coutume, petite remarque d'accord.
"Une poignée d’hommes accoururent", c'est "accourut" je pense. L'accord se fait avec poignée.
Peridotite
Posté le 30/11/2022
Coucou Sébours,

Merci pour ton message 🙂

Oui, Kuara est une bonne crevure, probablement les deux, opportuniste et calculateur. On peut imaginer l'un ou l'autre.

La chute de l'Empire a en effet des répercussions sur le monde, et sur les mentalités des gens qui rêvent à un passé révolu.

Merci pour la faute, je crois que les deux se disent en fait,

A bientôt 🙂
Nathalie
Posté le 07/11/2022
Bonjour Peridotite

Bravo pour cette description de problèmes du quotidien, d'une différence de point de vue entre deux hommes, amenant l'un à profiter de la vulnérabilité de l'autre. La vie est dure !
Peridotite
Posté le 08/11/2022
Bonjour Nathalie,

C'est toujours un plaisir pour moi de découvrir tes commentaires, merci encore
Isahorah Torys
Posté le 29/10/2022
J'ai bien aimé ce chapitre, il est plein de rythme. Pour une fois qu'il semblait avoir un être capable de raisonnement, il faut qu'il se fasse écraser par son cheval et achevé par Kuara... XD Rien n'ira plus à mon avis pour Nisle. En espérant que Hjartann arrivera à temps pour redresser tout ça !

J'ai du relire plusieurs fois ta première phrase pour en comprendre le sens, ajoute la ponctuation pour que le lecteur discerne bien les différents éléments de ta phrase --> Un pan de la courtine, qui s’étendait entre la Porte des Embruns et la tour des Mouilles et gardait une des plus importantes entrées de la cité de Nisle, s’était effondré. (Le problème du manque de virgule est que l'on se perd entre les "et" et les verbes.)

Les fossés creusés sous les hauts murs avaient été dégradés par les pluies, le passage des hommes et du bétail, sans compter les crues de La Savoureuse en automne qui les avaient endommagés. (pas de virgule après murs, une virgule pour remplacer le "et" entre pluies et passage et pas de virgule avant qui les avaient endommagés. :)
Peridotite
Posté le 30/10/2022
Coucou, merci beaucoup pour ton commentaire, c'est vraiment chouette d'avoir ton ressenti. Je vais corriger la ponctuation comme tu me l'as dit, je fais très souvent des fautes de ponctuation qui rendent mes phrases tout à fait bancales. En plus, histoire de me compliquer la vie, j'ai tendance à ajouter de mauvaises virgules en corrigeant. En gros, je suis une bille en ponctuation ! Merci de me les montrer :-)

Si tu lis la suite, n'hésite pas à me pointer ces passages bizarres à la lecture (longueurs, ponctuation... ), car cela m'aide beaucoup dans les corrections,

Merci encore :-)
Isahorah Torys
Posté le 30/10/2022
Écoute j'essaie de faire au mieux, je sais que ça peut aider l'auteur de recevoir le ressenti de la lecture.

Si tu veux, je ferai plus attention pour les parties suivantes et t'aider avec la ponctuation. ;)
Peridotite
Posté le 31/10/2022
Ne t'embête pas non plus, je suis déjà super contente de lire tes commentaires :-)
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