CHAPITRE IV : LA CHRYSALIE

Azaëlle arpentait la chambre du palais de Sébune. Bientôt, elle trinquerait avec ses amis, elle admirerait les monts enneigés de Hérand, elle s’emplirait les narines des embruns de la mer antique. Comme entendre le son clair et léger de sa langue maternelle lui manquait ! Elle se réjouissait aussi de manger des leneimeis, ces pâtisseries sucrées au miel et à la crème, spécialités de sa région. Bientôt, elle serait de retour sur son île, son île à elle. Les sacs et les malles pleines de linge, de livres et de rouleaux étaient disposés près de la porte. Elle revenait du continent et n’avait pas pris la peine de déballer ses affaires. Après la cérémonie de la Chrysalie, elle embarquerait sur le premier bateau. Son cœur bondissait d’impatience à l’idée de clore cet affreux cyl.

Azaëlle accrocha une paire de boucles à ses oreilles pointues, peigna longuement ses cheveux blonds devant le miroir, ferma les trois boutons dorés de sa robe cintrée et noua son foulard en soie à son cou. D’une main tremblante, elle manipula l’étoile à quatre branches, haute distinction reçue pour son service à Olme. Surpeuplée, peu sûre et malodorante, l’ancienne capitale de l’Empire l’avait étouffée. La guerre entre Humains et Elfes était venue tout compliquer. À ce souvenir, Azaëlle se piqua le doigt ; la broche rebondit sur les carreaux. La chute d’Olme n’avait pas seulement fait vaciller l’Empire tout entier : elle avait aussi perturbé le bon déroulement de son cyl d’ambassadrice. 

D’un geste vif, Azaëlle ramassa l’étoile argentée et l’épingla sur sa poitrine. Elle ajusta son sabre pendu le long de sa cuisse, et sortit dans le jardin suspendu, aux pelouses couvertes de fleurs et de haies. Les palais sébénites en bois blanc s’enroulaient autour des arbres centenaires. Ses doigts effleurèrent la rambarde rugueuse. Comment aurait-elle pu accomplir sa mission d’ambassadrice, alors que toutes les forces du royaume s’étaient acharnées contre elle ? Elle mordilla sa lèvre inférieure. Après son service à Olme, elle avait été mutée au bout du monde. De longues années monotones, loin, très loin de son île. Depuis dix-sept ans, elle comptait les jours qui la séparaient de la cérémonie de la Chrysalie. Elle s’immobilisa sur les marches et porta à sa bouche son ongle limé, sous lequel une écharde venait de se ficher. Si les gardecyls jugeaient que son cyl avait été un échec, ils ne respecteraient pas ses vœux. Si elle avait failli, l’autoriseraient-ils à rentrer chez elle, en Hérand ?

En bas, un sentier bordé de fleurs aux senteurs inspirantes s’enfonçait dans une forêt de bambous secoués par la brise. Tamisés par le feuillage, les rayons du soleil caressaient son visage et ses bras. Le palais orienté le long d’un axe montagne-mer apparaissait entre les tiges, au bout du chemin. Azaëlle rongea son ongle ensanglanté, mais en entendant le roulis des vagues, son cœur s’apaisa. La cérémonie ne constituait qu’une formalité ! Dans leur lettre officielle, les gardecyls l’avaient couverte d’éloges : projets audacieux, bonne capacité d’adaptation, grand sens du devoir. Elle tapota sa broche du bout du doigt. Cette distinction montrait le succès de son cyl. Un succès qui lui offrirait l’opportunité de remanger des leneimeis tout bientôt !

Azaëlle se mêla à d’autres Elfes aux longs cheveux, arborant une mise similaire. Une gardecyle sans âge, aux tresses enrubannées, vêtue d’une robe d’or, monta sur l’estrade installée pour l’occasion dans la cour du temple. Derrière elle, une bannière se déployait sur laquelle tous pouvaient lire leur devise : « Changer pour avancer ». Azaëlle n’écouta pas le discours. C’était toujours le même de toute façon. Elle n’entendit pas la gardecyle rabâcher, comme à chaque Chrysalie, que le système des cyls, aussi vieux que le monde, avait été mis en place pour éviter la routine. Que sans les cyls, les Elfes plongeraient dans la dépression, inévitable au cours de leur longue existence.

 « Gloire aux cyls ! » marmonna-t-elle du bout des lèvres, comme les autres. Les gardecyls statuaient où ils passeraient leur cyl, les cinquante prochaines années. S’ils concluaient qu’Azaëlle aimait les mathématiques, elle prendrait plaisir à résoudre des équations. S’ils la désignaient comme danseuse, elle sculpterait son corps et apprendrait les pas. On disait qu’ils pouvaient lire dans les cœurs, afin de choisir leur meilleur avenir, merci à eux ! Mais était-ce seulement vrai ? Plus jeune, aucun des vœux d’Azaëlle n’avait été pris en compte. D’abord, elle avait été femme de chambre dans une riche ferme. Puis arpenteuse, serrurière, marchande, mère, archère. En ce temps-là, au moins avait-elle eu le droit de demeurer en Hérand ! Ce ne fut plus le cas d’aucun cyl suivant. Ne disait-on pas à Sébune « Le bonheur fleurit là où on l’a semé. » ? C’était en Hérand qu’elle avait vécu les plus beaux moments ; elle ne pouvait être heureuse que sur son île.

Une gardecyle la conduisit dans une pièce à part. Le bruit atténué des cascades lui parvenait à travers la porte. Azaëlle se déshabilla, détacha son sabre, plia ses vêtements et les plaça dans un panier tressé. Nue comme au cyl d’Avant-Monde, elle sortit dans le premier jardin intérieur, où des rubans de vapeurs montaient du bassin et se déroulaient sur la pelouse. Elle entra dans l’eau fumante ; la chaleur la fit frémir. Elle se promena sous les jets brûlants crachés par les bouches béantes de dragons en pierre et le flot purifia son corps, chassant les frustrations passées.

Elle se sécha, enfila une robe toute simple en lin blanc et rejoignit des Elfes en pleine méditation, agenouillés sur des nattes de paille dans le second jardin ombragé. Les orangers y dégageaient une odeur divine. Son voisin de gauche, un gaillard aux cheveux bruns interminables, tapotait ses cuisses avec ses doigts. Un domestique s’inclina bas devant eux, avant de les envelopper d’un large drap gris. Les paupières closes, Azaëlle n’entendit plus que le bruit métallique des ciseaux qui bougeaient à côté de son visage. Une brise tiède courut le long de son cou, le rasoir passa sur sa peau et un chiffon humide caressa son crâne nu. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, de longues mèches blondes étaient étalées au sol, mêlées à celles du garçon à côté, avec lequel elle échangea un regard amusé. Un sentiment familier montait de sa poitrine : elle se sentait changer. Elle devenait une personne différente, prête à accepter son nouveau cyl. La rancœur accumulée au cours des années précédentes s’évanouissait à la contemplation de cette société idéale dans laquelle le travail et la valeur de chaque Elfe étaient pleinement respectés. Un monde parfait. Quel nom allait-on lui donner cette fois-ci ? Elle avait fini par s’habituer à Azaëlle.

Elle trembla d’excitation lorsqu’on la conduisit dans une petite pièce carrée baignée de lumière. Au-delà des arches s’étendaient les plates-bandes couvertes d’anémones mauves du troisième jardin. Deux gardecyls, un homme et une femme aux cheveux enrubannés, surmontés d’une haute coiffe dorée, l’attendaient. Bien qu’il s’agît d’Elfes millénaires, leur visage impassible était jeune, lisse et sans défaut. Elle se dépêcha de prendre place dans le fauteuil en osier en face d’eux.

« Changer pour avancer », lui dirent-ils en cœur.

Ils dessinèrent un rapide cercle de la main, avec les doigts pointés vers la tempe droite.

Azaëlle leur répondit à l’identique : « Changer pour avancer, répéta-t-elle avec naturel, en effectuant le salut officiel.

— Azaëlle de Hérand, nous avons étudié votre cas, énonça la femme. Nous vous félicitons pour le rôle que vous avez tenu lors de votre dernier cyl. Vos recommandations sont très élogieuses. » Elle parcourait un parchemin jauni d’où dépassait le sceau de Sébune. « Nous connaissons les difficultés auxquelles vous avez été confrontées. Votre réussite rehausse d’autant plus votre détermination, votre intelligence et votre habilité à vous adapter à toutes situations, aussi pénibles soient-elles. »

Le gardecyl plaça un monocle épais devant son œil droit et approcha son nez du document. « Nous avons parcouru vos propositions pour le prochain cyl ; nous ne pouvons que vous encourager à poursuivre dans la voie de la politique, mettant votre don au service de la communauté. »

Le premier souhait d’Azaëlle était de continuer en tant que membre de l’assemblée de Hérand. Elle serra les poings posés sur ses genoux et frémit d’impatience, convaincue qu’on allait bientôt l’autoriser à rentrer chez elle.

« Néanmoins, nous voulions être sûrs d’une chose : parlez-vous couramment le litois ? »

Elle sursauta.

« Le litois ? » Elle s’éclaircit la voix avant de poursuivre : « Oui, bien sûr. Je parle huit langues, dont trois humaines, incluant le litois. »

Les deux gardecyls se glissèrent un regard entendu, puis la femme reprit la parole :

« Dans ce cas, nous pouvons accéder à votre requête. Vous continuerez à exercer votre profession.

— Oui ? fit Azaëlle en souriant, le cœur battant.

— Pour renforcer nos rapports avec les autres races et démontrer l’excellence de l’ingénierie elfique, nous avons pensé à rouvrir le commerce avec les Hommes. Vous êtes familière des coutumes du continent et susceptible de mener à bien cette mission délicate. »

Le sourire d’Azaëlle s’évanouit.

Le gardecyl au monocle poursuivit : « De plus, vous n’ignorez rien des tensions entre nos peuples depuis la guerre des Ulynes. Nous espérons que celles-ci ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir et que nos relations diplomatiques avec les Humains connaîtront un nouveau cyl. »

Azaëlle se pétrifia sur son siège.

« Ainsi, nous n’allons pas vous renvoyer en Hérand, comme vous l’avez exprimé, reprit le gardecyl d’un ton égal, mais nous vous proposons bien mieux : au cours de votre prochain cyl, vous deviendrez Heilendi, ambassadrice de Sébune, à Nisle. »

Il saisit une longue plume et ratifia le parchemin. La gardecyle dit encore : « Vous pouvez aisément vous imaginer la responsabilité qui vous incombera. Vous n’êtes pas sans savoir que les Elfes ont été chassés de Nisle, après la guerre. Ainsi, non seulement vous y représenterez le peuple sébénite, mais aussi notre race dans son ensemble. »

Chassés ? Après la guerre, les Elfes avaient été massacrés par la population au cours d’une nuit restée célèbre : la nuit des oreilles tranchées. Azaëlle déglutit. Après une courte pause, la gardecyle inclina la tête de côté, faisant tinter les perles de sa coiffe, et ajouta avec un sourire : « Toutes nos félicitations. Je suis sûre que vous nous y ferez honneur, Heilendi de Hérand. »

Azaëlle devenue Heilendi faillit défaillir. Immobile sur sa chaise, tétanisée, comme s’ils venaient de la transformer en statue de marbre, elle crut que son cœur allait éclater. À Nisle ? Elle ouvrit la bouche pour protester, mais demeura muette. Au-dessus des colonnes, leur devise inscrite dans la pierre, « Changer pour avancer », lui perça la poitrine.

Après un long moment, elle réalisa qu’elle conservait toujours l’usage de son corps. Alors Heilendi se leva, s’inclina et sortit avec raideur.

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Flammy
Posté le 15/01/2023
Bon, dès le début, pour des raisons scénaristiques, c'est assez clair qu'elle va atterrir à Nisle -sinon pourquoi nous parler d'elle ?- mais ça fonctionne quand même très bien !

J'ai trouvé le chapitre très bien écrit, les descriptions sont vraiment bien, j'ai vraiment bien tout visualisé, ça permet d'en apprendre de façon naturelle sur ces cyls et sur la société Elfe, vraiment, très bon chapitre pour moi ! D'ailleurs, la notion de cycle, où on renaît à chaque fois, au point de changer de nom, j'ai trouvé ça très intéressant. Je comprends pourquoi ça a été mis en place, pour lutter contre l'ennuie et autre, mais bon, maintenant, ça ressemble plus à une façon de faire du management sans qu'ils se plaignent ='D Pour moi c'est assez clair là que le choix, ce n'est pas pour rendre les Elfes heureux, mais voir là où ils seront le plus heureux. Sinon, jamais Azaëlle n'aurait été mutée à Nisle. A mon avis, malheureusement, tant qu'elle sera compétente, elle va rester sur le continent, et le jour où elle ne sera plus compétente, elle risque d'y passer directement ^^" C'est vraiment pas une situation simple, et je suis très curieuse de voir comment elle va vivre ça et ce que ça va donner ensuite.

Juste une remarque :

"S’ils la désignaient comme danseuse, elle taillerait son corps et apprendrait les pas." j'avoue que là, je n'ai pas trop compris le "taillerait son corps", ça m'a un eu fait tiquer à la lecture. Si c'est en mode "forcer son corps pour la danse", je le mettrais après apprendre les pas, vu que les pas c'est la première étape, là je me suis demandée si, chez les Elfes, il fallait se mutiler pour être danseuse ^^"
Peridotite
Posté le 16/01/2023
Coucou Flammy,

Merci pour ton message :-)

C'est pas sûre qu'elle soit envoyée à Nisle. Après tout, le voyage pourrait mal se passer et les deux zigotos pourraient bien finir à Sébune :-) Bon évidemment, ce n'est pas le cas et tout ce beau monde va se retrouver à Nisle.

Tu as raison, c'est plus du management, voire un système autoritaire où les Elfes n'ont pas grand chose à dire en vrai. Donc Heilendi va subir mais faire de son mieux.

Pour ta remarque, j'entendais tailler au sens maigrir, se muscler, enfin se faire un corps de danseuse, pas forcément se mutiler et se tailler un bras quoi. Tu crois que c'est pas clair ? Peut-être "se forger" ou "se sculpter" un corps de danseuse serait mieux ?

Merci encore pour tes remarques, elles me permettent de consolider le texte et de fluidifier le tout. Quand on a le nez dessus depuis des lustres, on ne voit plus rien ! :-)
MrOriendo
Posté le 11/01/2023
Changement de lieu, changement de personnage mais ta plume est toujours aussi efficace. J'aime beaucoup la description des jardins suspendus et du palais de bois blanc, ça évoque évidemment la forêt de Lothlorien telle que Peter Jackson l'a représentée dans ses films.

Le concept de renaissance à chaque nouveau cyl (que l'on pourrait traduire par âge ou période, si j'ai bien compris ?) est un gros point fort qui donne une originalité à tes elfes. À partir de là, on comprend que tu t'appropries cette race qui est omniprésente dans la fantasy pour en faire un élément "à la Péridotite" qui sert ton récit, et pas juste un vulgaire copier-coller revu et réchauffé. C'est chouette d'avoir eu cette idée.

Les espoirs d'Azaëlle et la déception d'Heilendi sont très bien racontés, tu nous fais vivre ce qu'elle ressent. La fin de chapitre est très intéressante car elle nous laisse imaginer de quelle manière elle va pouvoir se greffer à ton histoire et croiser la route de Meghi et Hj.

Quelques remarques :

- "Après son service à Olme, elle avait été mutée dans le croupion du monde".
--> Autant ce genre d'expression ne m'aurait pas choqué dans la bouche de Meghi, autant venant d'une phase de narration, je trouve que le côté familier du terme "croupion" jure un peu avec ta plume élégante. Peut-être "au fin fond du monde" ou "au bout du monde" ?

- "S’ils concluaient que Heilendi aimait les mathématiques [...]" --> A ce stade, Azaëlle ne connait pas encore son nouveau nom. C'est vraiment bizarre de l'introduire à la volée comme ça sans explication.

Je continue :)
Peridotite
Posté le 11/01/2023
Coucou Oriendo,

Merci pour ton commentaire, contente de voir que tu apprécies le concept des cyls, c'est quelque chose qui va poursuivre Heilendi dans tout le livre, elle est plutôt du genre "croyante".

Merci pour la faute du Heilendi qui traîne, je l'ai déjà corrigé en vrai, j'ai oublié d'updater la version ici, je le ferai demain.

Pour croupion, c'est vrai que ça peut rompre avec le reste, surtout que Heilendi est plutôt du genre distinguées. Je vais prendre en compte ta suggestion et changer, ça me paraît bien,

Merci encore ! 🙂
Mist
Posté le 28/12/2022
joli texte, fluide, avec des descriptions très imagées

J'ai eu du mal à savoir si Azaëlle est déjà sur son ile ou non...
tu dis qu'elle reviens du continent, donc elle est sur une ile, mais le paragraphe semble indiquer qu'elle n'est pas encore sur son ile, du coup c'est un pas très clair.

petite remarque sur l'Empire, on ne sait pas de quoi il s'agit (l'empire des elfe ? des humains ? des nains ? d'un regroupement de races ?)
et l'histoire de son service à Olme et de la chute d'Olme n'est pas très claire : par chute d'Olme tu parles de la ville ou du royaume d'Olme ?
elle a servit dans une ville qui a été rasée ?

"S’ils concluaient que Heilendi aimait les mathématiques, elle prendrait plaisir à résoudre des équations"
qui est cette Heilendi ?
le chapitre commence sur Azaëlle, et bascule brusquement sur Heilendi avant de revenir sur Azaëlle
ah, j'ai la réponse, c'est le nom que les gardecyls vont lui donner, mais le souci c'est qu'à ce stade du récit, elle n'a pas encore reçu ce nom...

"Ils dessinèrent un rapide cercle de la main, avec les doigts pointés vers la tempe droite."
ça ressemble au geste que l'on fait pour dire de quelqu'un qu'il est dingue...
c'est dommage parce que ça fait un peu sortir du récit
Peridotite
Posté le 29/12/2022
Coucou,

Merci de ton commentaire 🙂

Arg j'ai fait des corrections récentes et j'ai mis Heilendi au lieu d'Azaelle, purée c'est tout moi ça, surtout que j'avais déjà corrigé ce point antérieurement, merci de m'avoir fait remonter ça.

Oui Heilendi a une sorte de salut bizarre.

Alors le royaume sébénite est un ensemble d'îles. Disons que là c'est comme si elle revenait du continent mais était à Tokyo alors qu'elle est originaire d'Hokkaido, une île plus au nord. C'est pour ça qu'elle dit qu'elle veut rentrer sur son île, son île à elle. Elle est sur une île mais pas la sienne.

Pour l'Empire et ce qui s'est passé, tout sera éclairci bientôt 🙂
ClementNobrad
Posté le 04/12/2022
« Néanmoins, nous voulions être sûrs d’une chose : parlez-vous couramment le litois ? " j'avoue avoir ri ici.. les désillusions en approche...

On sent le retournement arriver, très bien amené tout ça. Très beau chapitre.

Petite remarque : Elle va être ambassadrice dans la ville que les deux autres personnages aimeraient atteindre. On se doute donc de leur future rencontre et des conflits sous-jacents. Mais bon, ce n'est pas un mystère je suppose. Au contraire, à mesure qu'on va aimer tes personnages, on aura hâte de lire leur rencontre !

Au plaisir de te lire.
Peridotite
Posté le 04/12/2022
Merci pour ton commentaire qui me permet de voir si tout roule.

Oui, les persos vont en effet se rencontrer à Nisle et vivre une aventure commune, où les points de vue vont s'alterner, histoire de bien me compliquer la vie pour virer toutes les incohérences au moment des corrections :-)

D'ailleurs, si tu en vois, n'hésite pas à me le faire remarquer,

Merci encore pour ton message :-)
Sebours
Posté le 08/11/2022
La lecture du chapitre est comme le précédent très fluide. J'ai néanmoins relevé quelques petites choses.

J'ai mis quelques paragraphes à découvrir que le personnage était une elfe.

Je n'ai pas lu d'incohérences, mais au début du récit, pourquoi se pique-t-elle avec sa broche puis se fait-elle une écharde? Je pensais que tu allais exploiter ces faits mais rien. Du coup je ne voit pas leur intérêt.

Je n'ai pas bien visualiser les palais. Ils s'enroulent autour des arbres?!! Je n'ai pas compris ce passage.

A la place de combler de succès, j'aurais mis couronné de succès car c'est l'expression généralement utilisée.

Attention, dans la description "L’homme saisit un monocle épais qu’il plaça devant son œil droit..." il ne s'agit pas d'un homme mais d'un elfe.

"au cours de votre prochain cyl, vous deviendrez Heilendi, ambassadrice de Sébune, à Nisle. » A ce moment, j'avais compris que Heilendi était un titre alors que c'est un prénom. "Au cours de ta prochaine cyl, ton nouveau prénom sera Heilendi..."
D'ailleurs, sociologiquement, que chacun change d'identité à chaque cyl est intéressant. Et cela amène une foule de questions. Les rapports familiaux ne sont-ils pas détruits avec ce système? Qu'en est-il des couples? Doivent-ils se séparer et refaire le vie à chaque nouvelle cyl? Les élites dirigeantes pratiquent-elles aussi ces cycles? Le renouvellement se fait-il en bloc ou par portions? (La deuxième solution, par ex renouvellement par tiers permet d'assurer une continuité.) Finalement, mes remarques m'ont attirer sur des questions de fond.
Peridotite
Posté le 09/11/2022
Coucou Sébours,

Merci pour tes remarques.

Oui, le mot elfe apparait seulement au milieu du chapitre, mais dès le deuxième paragraphe, je mentionne ses oreilles pointues (même si c'est pas sûr à ce moment-là qu'elle est une elfe en effet).

Je vais tenir en compte tes suggestions et corriger.

Oui, la pauvre Heilendi vit dans un système autoritaire, où on les force de changer de vie. Tu verras, tu en sauras plus dans les chapitres suivants. La famille en tant que telle n'existe pas, ils ont des cyls de reproduction (être parent est un métier ici). On force donc les couples à se former et à se défaire après un cyl. Je dirais que les élites suivent aussi les cyls, c'est presqu'une religion pour eux. Le passage d'un cyl à l'autre se fait tout du long, par portions donc, sinon il y aurait un monde fou au palais décrit dans ce chapitre. :-)

Merci beaucoup pour tes remarques qui me permettent de consolider le récit :-)
Nathalie
Posté le 06/11/2022
Bonjour Peridotite

Un chapitre très fort en émotion qui m'a beaucoup touchée. Je suis très vite entrée dans le personnage. Belle manière de faire découvrir les manières des Elfes.
Peridotite
Posté le 07/11/2022
Coucou Nathalie,

Merci pour ton message. J'avais entièrement réécrit ce chapitre avant de le poster sur PA. En relisant l'ancienne version, je m'étais dit Mais que c'est nul ! Ce que tu me dis me rassure, je me dis que je suis allée dans la bonne direction avec mes corrections :-)
Isahorah Torys
Posté le 22/10/2022
J'ai adoré cette partie. On comprend facilement leur manière de vivre, leur us et coutume, mais qui semble-t-il, sont à double tranchant. Une nouvelle vie, un nouveau nom mais pourtant, son ancien moi demeure intact et ressent pleinement le choc de cette annonce. On éprouve de l'empathie pour elle.

J'ai trouvé deux répétitions d'idées :

Ses doigts effleuraient la rambarde en bois rugueuse --> tu n'es pas obligé de répéter en bois, tu dis justement que tout le palais est en bois blanc. Rambarde rugueuse suffit ^^

Le palais en bois blanc construit selon un axe montagne-mer --> répétition d'idée, tu pourrais dire par exemple le palais immaculé au quelque chose d'autre du même genre ;)
Peridotite
Posté le 23/10/2022
Merci Isahorah,
Tu me rassures en disant que tu as bien compris leur mode de vie. Après des retours, j'avais entièrement réécrit ce chapitre et je suis contente de voir qu'il fonctionne.

Je vais corriger les répétitions d'idées que tu as pointées, merci, je ne m'en étais pas rendue compte
Belisade
Posté le 21/10/2022
Bonjour Péridotite,
Nouveau personnage dans ce chapitre. L'atmosphère d'un lieu elfique est tout à fait bien rendu, du moins tel qu'on l'imagine en lisant Tolkien !
Encore une héroïne qui va être projetée dans le cœur de l'histoire. A ce stade, je ne sais pas si elle fera partie de la communauté ou bien si ce sera une ennemie. A voir dans la suite.
Merci pour ce moment.
Peridotite
Posté le 23/10/2022
Bonjour Belisade,
Un grand merci pour ton commentaire. Tu verras, ce ne sera pas une vraie communauté à la Tolkien, mais leurs destins seront liés,
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