CHAPITRE II : LES RÉFUGIÉS NAINS

Pendant ses deux premiers mois, Meghi s’endurcit : tous les matins, il effectuait des pompes et de la course à pied, puis on lui apprit les rudiments du combat, à l’épée et à la lance. Leur supérieur, le sestier Mirbaut, dirigeait les troupes du quartier des tanneurs, mais aussi celles du Trou qui ne comportait aucune caserne. Ce vieux chef au cou de taureau les traitait avec rudesse. Au moindre écart, il déversait sur eux toute la foudre des Trois. On ne plaisantait pas avec ce vétéran de la guerre des Ulynes, au visage marqué de profondes balafres.

Lorsque Meghi enfila son armure pour la première fois, son poids le ratatina. Il portait une cotte de mailles jusqu’aux genoux, avec une tunique jaune par-dessus, retenue par une large ceinture en cuir. Quelle déception quand on lui attribua une lance, avec une garde en fer, et non une épée, comme il se l’était imaginé ! Pour le montagnard, habitué à la fraîcheur des cimes, le pire, c’était de courir avec cet équipement sous le soleil tapant de Nisle. Même à l’ombre, ses rayons se transformaient en ennemis de taille. Son chapel le brûlait et une sueur abondante ruisselait le long de ses tempes et de ses cuisses. Pas un souffle d’air… De plus, leur caserne jouxtait le quartier des tanneurs et il subissait les relents stagnants des cuves. L’horreur !

Lorsqu’il se confrontait aux jeunes recrues, il se félicitait de pouvoir les battre, signe que ses exercices, avec Himin puis Hjartann, n’avaient pas été vains. Ses menues victoires le ragaillardissaient et il se sentait confiant en ses capacités. Chaque jour, il s’enorgueillissait de défendre une cité aussi fabuleuse. En revanche, dès qu’il se mesurait à un supérieur, il se prenait invariablement une raclée. Après deux mois d’entraînement, il rejoignit le bataillon dirigé par le nerveux sergent Yori, à la peau hâlée, aux cheveux poivre et sel, et au nez crochu. Malgré son tempérament revêche, celui-ci était respecté pour avoir servi à Dhuyne, où il avait reçu une très vilaine blessure à la poitrine qu’il exhibait pour un oui ou pour un non.

L’ancien fermier le dépassait en taille et, quand il le toisa ce jour-là dans la cour de la caserne, il se promit de le vaincre. Il se plaça en posture de combat, la jambe droite en avant, éleva ses mains tenant le bâton pour le positionner au-dessus de sa tête. Les talons décollés, il pivota le bassin vers la gauche et abattit son arme, bras tendu, sur son adversaire. Yori para aussitôt et contrattaqua d’un geste tournoyant. Il le bloqua ; Meghi ramena la canne derrière lui et frappa encore une fois. Ils continuèrent un moment à s’affronter, sous le regard des jeunes recrues assises à l’ombre, le long du mur entourant la caserne. Malgré ses efforts, Meghi ne parvenait pas à prendre l’avantage. Il était trop lent, assommé par la chaleur, haletant, tandis que Yori abattait et relevait son arme avec aisance. En un mouvement précis, l’extrémité du bâton du sergent entra dans ses côtes, protégées par sa cotte de mailles et le projeta en arrière ; son corps roula dans la poussière et son arme vola à l’autre bout de la cour. Yori partit d’un gros rire. Meghi lui jeta un regard mauvais, en crachant au sol.

 « Tu t’es bien battu, Trousse-Mouton, fit Yori en venant vers lui et en lui tendant la main. J’m’y attendais pas, pour tout t’dire. »

Meghi fronça les sourcils en entendant ce surnom insultant qui faisait référence à ses origines paysannes. Comme Yori était son supérieur, il serra les dents et ne releva pas.

« Vous aussi, affirma-t-il en se remettant sur pied. Si l’on s’était affronté en conditions réelles, avec une lance, vous m’auriez tué !

 — Ça, c’est sûr ! Mais te bile pas, ça-y fait quoi ? Un mois ou un peu plus que t’es là ? Par le con de ta mère, si tous les fermiers avaient ton niveau, ces bougres de merdeux de Nains feraient moins les fiers ! »

Il parlait le patois des bas quartiers de Nisle et Meghi n’avait jamais rencontré quelqu’un d’aussi vulgaire de sa vie. Sa langue claqua et son sergent rit à nouveau en lui mettant une grosse tape sur l’épaule.

À la vue de ses progrès à la lance, son sestier l’assigna à la garde de la Porte des Embruns, où il passait dorénavant ses journées. La langueur des heures mornes lui pesait, comme le poids de son haubergeon. Il avait la sensation désagréable que ses jambes s’étaient changées en plomb. Meghi aurait au moins aimé se trouver en haut, sur le chemin de ronde qui longeait les remparts, afin de contempler de ses yeux propres le camp des Danbrais récemment dressé sur les collines, dont tout le monde parlait. Parfois, il levait la tête et observait avec admiration les silhouettes des guetteurs et des archers, postés dans la tour des Mouilles. Mais non : Meghi veillait au maintien de l’ordre et contrôlait l’entrée des hommes et des marchandises. Les jours se ressemblaient tous ; la surveillance de la porte était d’un ennui affligeant. Meghi tomba dans une sorte de routine monotone et le soir, il s’effondrait sur sa couchette, perclus de fatigue. Ses pensées évaporées par le soleil, il sombrait dans un sommeil profond.

« On avance ! » cria-t-il à l’adresse d’un conducteur ventripotent dont la charrette tirée par un vieil âne s’était arrêtée en travers du pont-levis et ralentissait le passage de la longue file de voitures agglutinée derrière elle. La menace naine poussait les habitants des faubourgs et les fermiers de la région à rechercher la protection des remparts de Nisle. Quand Meghi avait pris son poste, deux semaines plus tôt, ils n’étaient qu’une poignée et les contrôles se déroulaient sans accroc. Mais le nombre de badauds rejoignant la cité n’avait cessé d’augmenter jour après jour et la ligne de réfugiés s’étirait maintenant dans les ruelles étroites des faubourgs, causant de véritables bouchons au niveau de la porte. Meghi arrêtait les carrioles une à une, inlassablement, pour vérifier leur chargement et collecter les taxes d’entrée. Les nouveaux venus arrivaient en famille, avec des enfants de tout âge. Les plus grands surveillaient les petits, assis derrière la montagne de bric-à-brac formée par les meubles, les casseroles, les sacs de blé et d’avoine — ce que les paysans possédaient de plus précieux — empilés sur les charrettes. Meghi rêvait d’action, d’héroïsme et cette envie était encore exacerbée par la présence de l’armée naine au-dehors. Or on lui demandait de compter les fermiers qui franchissaient les remparts, de collecter les taxes. En pleine invasion ! Alors que la ville était en danger ! Quand allait-on l’envoyer au combat, afin qu’il montre à Hjartann ce dont il était capable ?

 « Hé ! Vous là, les nabots ! Demi-tour ! Tout’suite ! » s’écria Yori en courant le long de la colonne.

Meghi mit sa main en visière et le suivit du regard. Yori n’était pas bien costaud, mais c’était une grande gueule, toujours le premier à se jeter dans la bagarre. Il s’adressait à une famille de Nains. Meghi les dominait largement de par sa taille — ils lui arrivaient à peine au nombril. Enveloppé dans une cape de bergers élimée sur les bords, le père conduisait cinq moutons tondus, liés les uns aux autres par une corde de chanvre. Ses longues moustaches noires étaient tressées avec soin. Sa compagne portait sur sa tête, au haut front épilé, une pile de tissus de laine, avec deux enfants aux cheveux frisés accrochés à sa jupe.

« Demi-tour ! répéta Yori. Pouvez pas entrer, ordre direct du gonfalonier.

— Mais pourquoi ? demanda le Nain, regardant tour à tour sa femme, ses rejetons et le garde menaçant. Où pouvons-nous aller ?

— Vous pouvez rejoindre vos p’tits copains, les Danbrais.

— Mais v’savez bien : ils vont nous étriper !

— Ça, t’sé, c’est pas mon problème, le nabot. »

Yori cracha au sol. Comme la famille ne bougeait pas, il se tourna vers Meghi et s’écria :

« Hep Trousse-Mouton ! Occupe-toi d’eux ! »

Meghi sursauta : « Moi ? Mais qu’est-ce que je suis supposé faire ? Où dois-je les emmener ? »

Yori haussa les épaules.

« Tu t’débrouilles ! »

Meghi glissa un rapide coup d’œil vers la mère qui venait de se baisser et frottait le bout de son nez sur la joue de son jeune fils au bord des larmes, tout en maintenant la pile de tissus en équilibre parfait sur sa tête avec une main. Cette famille de fermiers ordinaires lui rappelait les nombreux paysans de sa vallée dans une situation similaire, jetés sur les routes au cours de la guerre des Ulynes.

« On ne peut pas faire une exception ? se risqua Meghi. Ce n’est qu’un couple, semblable à tous les autres, ils n’ont pas l’air bien dangereux.

— Une exception ? T’es-y sûr que t’es des nôtres, Trousse-Mouton ? Qu’est-ce t’as ? C’est leurs moutons qui t’font tourner les yeux ? Ça t’démange d’plus en trousser dans ton bled, c’est ça ? T’vois pas qu’ceux-là, c’est-y des Nains ou bien ? Marik, tu accompagnes Trousse-Mouton et tu lui montres comment on fait, quand on est vraiment un garde. »

Meghi grogna. Ce quolibet insultant et les reproches constants de Yori le faisaient enrager. Mais le plus important, c’était le respect des ordres et de la hiérarchie. Pour devenir un bon soldat, il avait intérêt à suivre les rangs. Et si son supérieur avait raison ? Après tout, la Naine avait le front épilé, comme une Danbraise. Comment pouvait-il savoir s’ils n’étaient pas des espions à leur solde ? Son rôle était d’appliquer la loi, afin de protéger la cité. Le sergent Yori connaissait le boulot.

Meghi ne laissa pas Marik le grassouillet agir avant lui. D’un geste brusque, il prit la corde des mains du berger, gonfla sa poitrine et leur cria, d’une voix forte :

« Vous avez entendu mon collègue ? Demi-tour ! »

Devant son ton autoritaire, Yori hocha la tête d’un air satisfait.

« En profite pas trop, hein ? Trousse-Mouton ! » lui jeta-t-il avec un sourire mesquin.

Il retourna inspecter le chariot suivant. Meghi s’éloigna de la colonne, en tirant les cinq ovins. Au détour d’une ruelle des faubourgs, il s’arrêta et tendit la corde au Nain.

« On ne peut pas rester ici, dit le berger appuyé sur son bâton, l’air abattu. Les Danbrais vont finir par nous capturer.

— Je ne sais quoi vous conseiller, dit Meghi en baissant un peu le ton. Vous pouvez peut-être essayer de vous rendre à Port-Nisle ? »

Le regard noir du père le transperça et Meghi comprit que le Nain ne s’était pas adressé à lui. Celui-ci tourna les talons, suivi par sa famille et par ses maigres moutons. Ils s’éloignèrent et disparurent au bout de la rue.

« C’est bien, dit Marik, resté un peu en retrait. Va pas t’attirer des ennuis pour des prunes.

— Eh bien Trousse-Mouton ! Tu leur as mis une bonne rouste ? demanda Yori, tout sourire, en le tapant sur l’épaule lorsqu’il le rejoignit à la porte.

— Ils ne reviendront plus, dit-il d’une voix ferme.

Le sergent Yori se racla la gorge et cracha, à nouveau, un gros glaviot :

« Très bien, t’as bien fait. On veut pas d’cette racaille chez nous. »

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MrOriendo
Posté le 03/02/2023
Hello Péridotite !

J'ai beaucoup apprécié ce chapitre. Déjà parce-que l'armée va peut-être (enfin) mettre un peu de plomb dans la cervelle de Meghi et le rendre plus sympathique au lecteur. Ensuite et surtout, parce-que je trouve qu'il y a un certain nombre de jeux d'équilibre qui sont très bien dosés :

- D'abord, concernant Meghi. On le sent orgueilleux, il pense être un meilleur combattant que les autres, il veut absolument remporter ses duels. Mais d'un autre côté, il a aussi une motivation farouche qui va (j'imagine) vraiment lui permettre de progresser. Et j'ai apprécié la manière dont le sergent l'a remis à sa place lors du duel, Meghi admettant à la fin qu'il n'a pas le même niveau que lui.

- Puis en termes de rythme : on alterne ici avec un temps long (il est à la caserne depuis deux mois, une routine se met en place, un peu plus loin dans le chapitre on le voit aux portes depuis deux semaines, etc...) et des scènes sur le temps court (le duel, la charrette bloquée sur le pont...) qui viennent casser cette impression d'ellipse rapide et donner davantage de "pep's" au récit.

- Avec le surnom de Trousse-Mouton : la première fois qu'on tombe dessus, ça fait sourire (ça m'a même franchement bien fait marrer), on se dit "tiens, c'est bien trouvé ça". Puis, à force de son emploi répété pour moquer Meghi, ça finit par devenir lourd et on en vient à la fin du chapitre à ne plus l'apprécier. Ça a le double mérite de nous plonger dans la perspective de Meghi de manière très efficace, et de rendre progressivement Yori détestable.

- Yori, parlons-en. Un autre équilibre que je trouve très bien dosé, c'est la balance de ce personnage. Quand il apparaît, c'est le sergent qui met une correction à Meghi en duel et qui lui donne des sobriquets marrants. Il a l'air plutôt sympathique, on se l'imagine bien se pavaner avec sa blessure devant les nouveaux. Et puis à la porte, on découvre le Yori raciste et autoritaire, qui se moque de Meghi de manière franchement antipathique.

- Enfin, face à la famille de nains : on sent Meghi déchiré entre son envie de les aider et la nécessité d'appliquer les ordres, tu arrives très bien à exprimer le dilemme qui est le sien.

Quelques remarques :

- "et la ligne de réfugiés s’étirait maintenant dans les ruelles étroites des faubourgs, causes de véritables bouchons au niveau de la porte."
--> J'aurais plutôt mis "causant de véritables bouchons" personnellement.

- "Où allons-nous aller ?" --> répétition du verbe aller. Pourquoi pas "où pourrions-nous aller ?" ou "où irions-nous ?"

- "Son collègue se racla la gorge et cracha, à nouveau, un gros glaviot."
--> Je suis très mitigé par rapport à cette chute. Ok, ça finit de brosser le portrait de Yori et le lecteur se dit "beurk, quel personnage répugnant". On reste sur cette impression qui clôt bien l'évolution du personnage que je détaillais plus haut. Mais d'un autre côté, le lecteur finit ton chapitre sur un détail un peu écœurant qui semble totalement gratuit, ce n'est pas forcément lui laisser une bonne impression finale je trouve.
D'autant que ton chapitre s'intitule "les réfugiés nains" et pas "le sergent Yori" ; j'aurais trouvé cela plus pertinent de couper une phrase plus tôt, lorsqu'il s'exclame "on veut pas d'cette racaille chez nous". Là, tu clôturerais vraiment ton chapitre sur le thème annoncé, et Yori n'en apparaîtrait pas moins antipathique.
Après, ce n'est que mon ressenti, tu fais comme tu veux bien sûr ! :)
Peridotite
Posté le 03/02/2023
Coucou Oriendo,

Contente que ce chapitre fonctionne bien. Je l'avais réécrit maintes fois celui-là et je suis contente que la sauce prenne.

En effet Yori est du genre passif/agressif. C'est vraiment un perso ambivalent, mais quand on y réfléchit après coup, on se dit, c'est un vrai c**. D'ailleurs, je me suis aussi inspirée de la réalité pour le personnage de Yori. Il y a un sergent comme lui lors du massacre de la Saint Barthélémy. Il faudrait que je retrouve l'article en question, il était sorti dans le magazine Histoire : il décrivait un sergent horrible, responsable de la plupart des morts. La réalité dépasse la fiction, car Yori est moins pire que lui :-)

Je vais prendre en compte tes remarques de style. Maintenant que je le vois, c'est vrai que le "où allons-nous aller" sonne vraiment moche par exemple :-)

Et tu as raison pour la fin du chapitre, je vais faire comme tu dis.

Merci encore pour ton commentaire, je pensais voir le bout des corrections, mais j'ai encore du travail en fait ! :-)
Flammy
Posté le 19/01/2023
La vie commence dans l'armée pour Meghi =D J'aime bien comment, du point de vue de Meghi, il est bouffi d'orgueil et se sent très doué avec une arme, mais on sent grâce à son combat face à Yogi que bon, c'est toujours pas ça, même s'il montre une motivation que les autres recrues ont peut-être pas ^^ Pour ça, l'équilibre est bien trouvé !

Le fait qu'il soit relégué à la surveillance d'une porte, pareil, c'est assez normal, même si le pauvre est tout frustré, il s'attendait pas à ça ='D Mais bon, malheureusement, il risque de comprendre qu'en vrai, c'est mieux pour lui que de voir la réalité des combats x) D'ailleurs, j'y repense, sa première bataille contre les nains l'a pas plus marqué que ça après coup, non ?

Sinon, je ne donne pas cher de cette pauvre famille de nains x) Bon, dans tous les cas, qu'il applique les ordres ou non, ça n'aurait pas changé grand chose, mais je me demande à quel moment il va craquer. D'ailleurs, je me faisais la réflexions, il perd quand même très vite son racisme. Certes, H. l'a clairement aidé, mais pour les nains, vu qu'il s'est fait attaqué par des nains, je m'attendais à ce que ça soit un peu plus difficile, même si l'effet famille doit jouer. Après, ya de dramatique, ça ne m'a pas dérangé à la lecture, c'est après coup que je me fait cette réflexion.
Peridotite
Posté le 20/01/2023
Coucou Flammy,

Oui Meghi est motivé, mais son niveau n'est pas top au début. Mais il s'améliorera :-)

Non, Meghi n'est pas traumatisé. Ce n'est pas une guimauve quoi. Mais ça tu verras, ce sera l'axe de Hjartann.

Meghi évolue sur ce point des préjugés dans la partie 1. Après avoir été aidé par les Elfes et s'être lié d'amité avec Hjartann, il a changé (comme on a pu le voir dans la boucherie darraine). Perso, je ne supporte pas les héros qui reviennent sans cesse sur leur évolution précédente, n'apprenne rien, doute forever et ne change pas. À l'instar de Fitz dans l'Assassin Royal qui a failli m'achever. Grâce à son voyage, Meghi a donc évolué sur ce point. Pour moi, c'était un des intérêts de la partie 1 (en plus de découvrir les persos et leurs relations, le monde, les Darrains), j'espère que ça ne te dérange pas trop. Tu peux toutefois garder ça en tête, car il évoluera dans un milieu raciste et viriliste et il risquera de replonger dans le racisme à tout moment. Il marche sur une ligne dangereuse. Ce qui répond à ta remarque : "mais je me demande à quel moment il va craquer." Tu verras, c'est un des points de son axe, va-t-il craquer ou s'intégrer et devenir raciste à nouveau (car on sait que son éducation est un terreau à ça) ? Enfin, c'est comme ça que je le vois. :-)

Merci encore pour ton commentaire :-)
Sebours
Posté le 09/01/2023
Alors, juste une petite remarque pour commencer. Il me semble que tu as classé ton roman en histoire terminée. Même si tu l'as bien finie, dans les faits, tu postes encore des chapitres, donc pour PA elle n'est pas terminée pour l'instant. Je te dis ça par rapport aux filtres de recherches.

Sinon, on a une petite ellipse avec Meghi qui découvre son quotidien de soldat. J'ai des petites réflexions sur le début. Pourquoi lui apprendrait-on les rudiment du combat à l'épée alors qu'il maniera la lance?
D'autant qu'il n'a pas besoin d'apprendre car il s'est déjà bien perfectionné avec Hjartann.

Dans son équipement, on ne lui fournit pas de bouclier?

Sinon, le chef Yori est bien caractérisé. Le surnom de Trousse-Mouton est top. En plus, je n'ai pas tout de suite capté l'allusion sexuelle. Ça m'a fait sourire d'être passer à coté.
Par contre, Marik, le collègue ne ressort pas. Il parle et crache comme Yori. Si il a une utilité, plus tard, il faut mieux le caractériser, sinon, son rôle d'accompagner Meghi et les nains peut être tenu par Yori sans que cela change l'histoire.
Peridotite
Posté le 10/01/2023
Coucou Sébours,

Je viens de changer le statut. Quand je m'étais inscrite, j'avais dans l'idée de poster le roman terminé, mais du coup ça prend du temps de la faire, c'est vrai. Du coup je viens de déticker cette case.

Bah je me disais qu'on devait apprendre différentes armes dans l'armée. Après j'en sais rien, c'est vrai, je n'ai jamais fait l'armée. Peut-être que chaque soldat est formé à une seule arme, tu es sûr de ça ? Je vais me renseigner et modifier en fonction. C'est un simple garde et il n'a pas de bouclier. 🙂 Et il doit pas être si doué. Après tout, il a été fermier toute sa vie, je l'imagine pourri au début. Je pense qu'il s'imagine meilleur qu'il n'est en réalité 🙂

Tu as confondu Yori et Marik, car Marik ne crache pas comme Yori. C'est la dernière phrase qui te fait penser ça ? Je peux remplacer "son collègue" par "Yori" pour clarifier. Mon idée, c'est que les 3 incarnent un type de policier différent, comme si les 3 étaient de différents bords politiques : Yori incarnera l'extrémiste, raciste, viriliste et violent. Meghi sera plutôt modéré, c'est le gars qui traîne avec des Darrains quoi, et Marik sera entre deux, il est garde parce que c'est son boulot et il prend soin de sa famille. La majorité des policiers doit être comme Marik en vrai à mon avis. Dans les journaux, on ne doit voir que les frasques des types violents comme Yori. Enfin, c'est ce que je me dis. Ça représente un petit échantillon. Tu auras le temps d'apprendre à les connaître, on ne les voit pas que là. Il y a même un 4e gus qui fera son apparition, Frigo le porte-clefs de la prison, et il sera un peu comme Marik lui (c'est son beau-frère dans l'histoire). 🙂

Merci encore pour ton commentaire 🙂
Peridotite
Posté le 10/01/2023
*Grigo (pas frigo 😄), c'est mon correcteur automatique qui a fait des siennes 🙂
ClementNobrad
Posté le 07/12/2022
Bon petit chapitre, rien à en redire.

Petit détail : pourquoi il raccompagne la famille de nain dans une rue? Ils ne sont pas rentrés dans la cité pourtant non? Pas très bien compris ce détail.

"Mais, il savait que le plus important, c’était le respect des ordres et de la hiérarchie." Probleme de virgules selon moi :)
Peridotite
Posté le 07/12/2022
Coucou Clément,

Meghi éloigne la famille nain vers les faubourgs, loin de la cité justement. Je pourrais le repréciser pour que ce soit bien clair,

Merci pour ton message,
Isahorah Torys
Posté le 17/11/2022
Pour cette partie, j'ai beaucoup souri, surtout face à l'impatience du jeune meghi, comme j'aurais pu le faire avec mes enfants ^^ Il veut tellement sauter les étapes qu'ils ne se rend pas compte qu'il a besoin de plus d'expérience avant de sauter à pieds joints dans les champs de bataille. J'aime aussi le fait qu'il garde un minimum de valeur morale tout en essayant d'obéir aux ordres. Ce côté humain le rend attachant.

Si au début, Yori m'avait laissé une plutôt bonne impression quand il essayait de rassurer meghi, malgré ses mauvaises manières, il a vite baissé dans mon estime quand il s'est retrouvé devant les réfugiés nains.

Puis que dire de cette phrase qui clôture ce chapitre... elle est bien dégueu ! mdr je vais garder l'image pendant un bon moment hahahaha
Peridotite
Posté le 18/11/2022
Coucou Isahoras,

Meghi est vraiment enthousiaste de commencer son nouveau boulot. :-)

Oui, Yori sera toujours sympa avec Meghi, alors que c'est une horreur concernant la question des non-Humains.

Merci encore pour ton message qui me permet de voir que mes intentions lors de l'écriture arrivent à passer au lecteur (ce qui n'était pas toujours le cas dans mes premières versions, plus maladroites !) :-)
Nathalie
Posté le 08/11/2022
Bonjour Peridotite,

Un chapitre bien triste, qui raconte bien la guerre et ses conséquences. Pauvre Meghi se croyant sauver la veuve et l'oprhelin, confronté à la dure réalité....
Peridotite
Posté le 09/11/2022
Bonjour Nathalie,

Merci encore de me faire partager tes ressentis,

En effet, je ne sais pas si c'est ce que Meghi s'était imaginé en s'enrôlant...
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