Chapitre 9 - L'inconnu qui gît en chacun

Par Soah
Notes de l’auteur : Bonjour à tous et à toutes ! Voici le chapitre 9 de cette histoire ! J'espère qu'il vous plaira et que le saut dans le temps du début de chapitre ne vous posera pas trop de problèmes ! J'hésitais également à introduire un petit résumé des personnages/lieux au tout du début du roman, est-ce que cela vous aiderait ? Des bisous c:

Mon cœur battait furieusement dans ma poitrine alors que le vent me fouettait le visage. La respiration lourde du cheval qui me portait était à l'unisson avec la mienne. J'avais l'impression que nous ne faisions qu'un. Ses prises d'appui étaient fortes et chaque retombée de ses sabots dans le sol me donnait des frissons, comme lorsqu'un éclair zébrait un ciel d'orage. La tresse complexe que les suivantes de lady Agn s'étaient fatiguées à faire s'était détachée, mes cheveux s'aventuraient à leur guise sur mon visage, dans ma bouche et devant mes yeux, mais je n'en avais rien à faire. À mes côtés, le prince Jens chevauchait avec le même entrain. 

Mon Ombre ainsi que quelques gardes du corps nous suivaient péniblement, ce qui ajoutait beaucoup à notre exaltation déjà vive. L'équipement qu'ils portaient était certes lourd, mais la distance se creusait sans peine, car nous ne chevauchions pas des bêtes ordinaires. La semaine dernière nous avions célébrer le solstice d'automne mais aussi l'anniversaire de Trystan. Nos chevaux, des pur-sangs de Zamarad étaient un cadeau du Sultan en personne. La fête avait été un véritable conte de fée, m'avait on dit – je n'avais pas pu être présente à cause d'une vilaine grippe qui m'avait clouée au lit pendant des jours. Nous fêtions grandiosement, à notre manière et en retard, ses seize ans.

Claire m'avait cependant longuement parlé du déroulé de la soirée et plus particulièrement des invités ainsi que des ragots. D'après elle, le frère aîné de l'héritier n'aurait pas fait honneur de sa présence. Son absence avait été très discutée, frôlant le scandale, puisque contrairement à la mienne, elle n'était pas justifiée. Depuis lors, le château couvait une ébullition politique enfiévrée. La décision que le roi avait prise, deux ans plus tôt de nommer un autre que son aîné en tant que son héritier, avait surpris tout le monde – Micah le premier. Aujourd'hui encore, cette décision faisait jaser une partie de la cour : de multiples rumeurs fallacieuses allaient bon train dans les couloirs du castel. 

— Nous devrions ralentir un peu, je crains que la garde royale ne se fasse rabrouer si nous partons trop au-devant d'eux ! articula Trystan d'une voix forte. 

Malgré le bruit sourd du galop de nos montures, j'avais parfaitement entendu sa proposition et il le savait. Je ne pouvais donc faire mine de ne pas avoir compris. À regret, je tirai un peu sur les rênes, ordonnant ainsi à mon cheval de ralentir la cadence. Ce dernier modéra son allure jusqu'à revenir au pas. Heureusement que pour cette sortie, nous n'étions que tous les deux car ma tenue de cavalière faisait peine à voir. 


— Tu n'as vraiment pas drôle lorsque tu es raisonnable, dis-je lorsque sa monture se plaça à côté de la mienne, ce n'est pas comme si nous allions fuguer loin de la ville. Et puis nous n'irions pas très loin.

— C'est vrai mais pense un peu à la pauvre lady Agn. Si elle savait à quoi servait les leçons d'équitation que l'on te dispense... Je suis sûre qu'elle serait morte d'inquiétude, répondit-il avec un sourire taquin. 

— Si tu ne lui dis rien, je ne lui dirai rien non plus... 

Nous regards se croisèrent dans une étincelle complice. Nos rencontres s'étaient faites plus régulières, mais nos entrevues étaient souvent marquées sous le signe du protocole et du travail. Nous n'avions pas souvent le loisir d'être nous-même. Nous saisissions alors chaque occasion pour redevenir les deux enfants que nous étions lors de notre première rencontre. Avec lui, je n'avais pas peur de me laisser aller, d'être moi-même. Depuis ma présentation officielle, il y avait de ça deux années, je n'étais jamais vraiment tranquille. Être la pupille de la reine des Corbeaux m'offrait une protection certaine, mais les quolibets et les mensonges pouvaient gangréner n'importe quelle réputation. La mienne ne faisait pas exception et il n'était pas rare d'entendre quelques histoires à mon sujet que seul le Père-de-tout pourrait réfuter. 

— Mademoiselle ! Mademoiselle !! 

La voix de Bromn perça le silence de la forêt. Sa monture semblait peiner à le soulever avec son armure, mais acceptait sans rechigner le travail. L'inquiétude de mon Ombre devait avoir une emprise sur le pauvre animal. Cela pouvait paraître méchant, mais j'appréciais beaucoup taquiner mon protecteur. Sa présence rassurante accompagnait chacun de mes pas depuis mon intronisation et si, dans un premier temps nous avions dû nous habituer l'un à l'autre... Dernièrement, il me prenait l'envie de mettre à l'épreuve sa patience, juste pour savoir où était les limites. 

— Tu devrais arrêter d'asticoter ce pauvre homme, soupira Jens. 

— Je ne sais pas vraiment si vous êtes le mieux placé pour me répondre, votre majesté... Si l'on considère que la garde royale est encore plus à la traîne que mon Ombre. 

— Hum, touché. 

L'expression du prince changea un peu, relevant uniquement un seul coin de ses lèvres pour un sourire étrangement saisissant. Il me faisait toujours penser à un renard lorsqu'il arborait ce genre de rictus. Je levais le nez, fière d'avoir marqué un point contre lui. Peu de temps après, Bromn arriva enfin à notre niveau. Sa chevelure était collée à son front par la sueur et je n'aurais su dire si le musc ambiant était dû à sa monture ou à lui. 

— La prochaine fois que vous souhaitez faire la course, Mademoiselle, jouons à armes égales ! Cette vieille carne est certes, une monture facile mais elle est loin de pouvoir filer comme les vents de Wyrn ! dit-il juste avant de lâcher les rênes pour s'essuyer le visage, quant à vous mon prince... Madame la capitaine de la garde royale n'est pas très enchantée par votre soudain désir d'aventure. 

— Par les dieux, si vous saviez le nombre de choses qui déplaît à cette femme... Si je devais l'écouter, je ne quitterais jamais mes appartements, soupira Trystan.

La capitaine de la garde royale était une femme d'un certain âge, son visage était le parfait reflet de son caractère strict. Je n'avais guère eu affaire à elle, puisque ma protection ne dépendait que de Bromn ou d'autres membres de la garde de lady Agn. Je devais avouer que j'étais plutôt reconnaissante de cette situation.

— Cependant, vous avez raison. J'ai cru comprendre que ma présence était requise pour le dîner de ce soir, si je souhaite passer un repas agréable, il vaudrait mieux que les échos de cette après-midi ne tombent pas dans les oreilles de ma mère. Rentrons. 

A regret je donnai l'ordre à ma monture de faire demi-tour. Je n'avais pas envie que cette échappée soit si promptement terminée. J'avais encore envie de sentir le vent dans mes cheveux, de pouvoir respirer l'humus frais de l'automne et de profiter des derniers rayons du soleil avant que l'hiver ne le grignota tout entier. Mais aussi, avant que le devoir nous rattrape tous les deux. Exceptionnellement, nous n'étions pas à la capitale, mais dans une province un peu plus au sud. Nous résidions chez un jarl local, car sa majesté le Roi ainsi que son épouse et lady Agn avaient invité des diplomates des pays voisins en toute discrétion afin de discuter des routes commerciales qui traversaient le royaume. 

Cependant, depuis quelques jours, je sentais que quelque chose ne tournait pas rond sans pour autant que je puisse mettre le doigt dessus. Des regards lui appuyé sur Trystan m'indiquaient qu'il était le cœur de l'intrigue, sans pour autant réussir à déduire ce qui ressortirait de ce séjour. Mon regard bascula vers lui. Les mouvements du cheval faisaient voler légèrement les mèches de ses cheveux, dévoilant et cachant tour à tour les lignes de son profil. Lorsqu'il remarqua que je l'observais de la sorte, il m'adressa un sourire avant de talonner sa monture pour qu'elle parte au petit trot. Je gardai la mienne au pas, souhaitant le plus possible retarder l'échéance de notre retour. 
 

 

*

 

 

— Nå ! Mais dans quel état êtes-vous ? 

La camériste de Lady Agn me fondit dessus comme une buse sur une petite souris dans un camp de blé. Cependant, je ne pouvais guère argumenter en ma faveur. Mes chausses de cavalière étaient tâchées de boue et comportaient quelques égratignures. Ma chemise n'était guère dans un état plus reluisant et je me doutais que mes cheveux tinssent plus du nid d'oiseau qu'autre chose. Bromn m'adressa un petit sourire satisfait – il ne perdait rien pour attendre, je trouverais bien un moyen de le taquiner une fois l'ouragan passé. — Mon Prince, comment allez-vous ? J'espère que cette petite sauvageonne ne vous a pas dérangé ! déclara la vieille femme à la vue de Jens. 

— Nullement madame. Être en compagnie de l'héritière des Corbeaux est toujours un plaisir, répondit-il tout en confiant son manteau ainsi que ses gants à un page. 

— Tant mieux, très bien, très bien, messire...

La camériste passa nerveusement sa langue sur ses lèvres comme si elle cherchait une information que son vieil esprit avait oublié. 

— Je crois que votre mère souhaite s'entretenir avec vous en vue du dîner de ce soir. Elle m'a demandé plus tôt où vous étiez. Vous devriez la retrouver, ce n'est pas gentil de l'inquiéter la sorte ! 

— Vous avez raison. Je m'en vais de ce pas la trouver. Je vous remercie. 

— Quant à vous, venez donc prendre un bain ! Vous empestez l'écurie ! 

Elle m'attrapa la main et m'attira vers l'étage où se situait ma chambre. Je roulai des yeux en la suivant tandis que Trystan me faisait un petit signe insolent de la main pour me souhaiter bon vent. Bromn aussi eut un petit sourire à mon encontre avant de nous suivre paresseusement comme son rôle l'exigeait. Dans les couloirs du manoir, je croisai le regard de lady Agn. Son visage resta impassible lorsqu'elle me vit contrainte et forcée de retourner dans ma chambre. Elle détourna le regard et continua de discuter avec son interlocuteur comme si de rien n'était. Lorsqu'elle avait ce genre d'attitude, je trouvais cela bien plus douloureux que toutes les critiques et remontrances qu'elle aurait pu me faire. Avec le temps, elle avait appris qu'il n'y avait rien de plus pénible pour moi que son silence. Un des gardes de lady Agn fit un signe à Bromn qui s'excusa auprès de moi avant d'aller converser avec lui. Il ne me restait aucun allié pour faire face à la vieille servante.


Une fois dans la chambre qui m'était allouée, la camériste me dépouilla de tous mes vêtements avant de me pousser dans un baquet d'eau à la tiédeur mourante. Je tentai de retenir un frisson, en vain. Cependant, je ne fis aucune remarque : tout serait utilisé à mon encontre, même le plus doux des compliments. 

— Vous et le prince avez vraiment choisi votre jour pour faire une frasque pareille ! bougonna-t-elle en enduisant ses mains d'huiles pour défaire les nœuds de mes cheveux. 

— Pourquoi dites-vous cela ? demandai-je avec une surprise non feinte. 

Je connaissais les dates des anniversaires de tous les nobles du royaume ainsi que de nos alliés les plus influents ; les fêtes de notre pays et de nos voisins les plus proches ; je n'avais pas le souvenir de quelque-conque commémoration ou obligation. Aujourd'hui ne me semblait pas être un jour important, bien au contraire. Le calme qui régnait dans la demeure – à part le zèle de celle qui me coiffait, ne m'indiquait rien de particulier à venir pour la soirée. 

— Mah ! Je suis pas supposée vous le dire à vous... 

— Lady Agn vous a-t-elle expressément demandé de ne rien me dire ? 

— Non mademoiselle, mais l'épouse de mon roi, oui ! 

Pourquoi lady Johanna voudrait me cacher quelque chose ? Je n'avais guère de poids dans l'échiquier politique. Contrairement aux autres Corbeaux qui avaient déjà reçu leurs premières missions dans le royaume ou à l'étranger, Lady Agn préférait me garder près d'elle encore un peu, afin de pleinement les différentes subtilités de la culture aristocratique de notre pays, disait-elle. Au début, devoir rester au château avait été difficile, mais finalement, j'y avais vu une opportunité pour saisir plus de libertés, mais aussi passer plus de temps avec Trystan. 

— Les négociations commerciales étaient une couverture, mon enfant. Ce soir nous recevons le monarque d'un pays voisin et sa fille cadette ! Ils devraient rester ici une semaine, pour que les détails des fiançailles du prince héritier soient enfin discutés. L'année prochaine, il aura déjà l'âge d'être père. Il était temps ! 

J'entendis la suite de son flot de paroles sans vraiment l'écouter. Je n'étais guère plus jeune que Jens, mais on parlait déjà de le marier. Etait-il au courant ? Et s'il l'était, pourquoi ne m'avait-il rien dit ? Peut-être était-ce là, la vraie raison qu'avait lady Agn pour me garder avec elle : je n'étais pas encore prête à affronter le vrai monde. A bien des égards, je n'étais pas un modèle de maturité. Mon corps avait changé, mon cerveau s'était rempli de connaissances... Mais au fond, je n'arrivais pas à me détacher de mes considérations futiles d'enfant. Mes intérêts personnels devaient passer après ceux du royaume. Une chose que je n'étais pas encore capable de faire sans rechigner.

— Avez-vous entendu le nom de la promise du prince ? demandai-je lors d'un rare instant de silence. 

— Mmmhh... Levez-vous s'il vous plaît, marmonna la camériste en attrapant le savon, je crois qu'elle a été choisie par l'épouse de notre roi en personne. Mais je n'en sais pas plus. 

Une fâcheuse anicroche, mais rien d'insurmontable. Lady Agn comptait probablement sur la servante pour m'avertir des derniers ragots, afin que j'aille la trouver pour qu'elle me renseigne plus en avant. Depuis quelques mois, nous pratiquions se petit jeu de recherche d'informations, d'observations et d'écoute. Ma mémoire n'était pas la plus aiguisée et si je perdais souvent face à la Reine, je n'étais pas mauvaise – d'après elle. 

Le reste de ma toilette se déroula sans que je ne le réalisa vraiment. Toute mon attention était focalisée sur ce que je venais d'apprendre. Le mariage, l'amour... Lorsque j'étais enfant, ma mère ne me comptait que très peu d'histoires de ce genre. Beaucoup de gamines de Sessrùn rêvaient qu'un jour, des princes venus d'ailleurs viennent les délivrer d'une vie à vendre des poissons sur le marché. Mais ce n'était pas quelque chose à laquelle j'avais beaucoup songé. Peut-être que mon cœur savait avant moi que ce destin ne me serait jamais accordé.
 

 

*

 

 

En début de soirée, une calèche s'était présentée devant les portes du domaine. Depuis, une effervescence presque furibonde animait toute la demeure. Je n'avais pas réussi à apercevoir la fameuse promise de Jens. Cependant, il me fut facile de déterminer d'où venait cette jeune noble, grâce aux indices qui avaient été laissés çà et là. Des roses blanches avaient chassé les autres fleurs des vases. La couleur bleue s'était invitée par touches modestes dans la décoration, avec des rehauts or, distribué avec parcimonie. L'heureuse élue devait être une des princesses de Méridionne, un pays au sud-est d'Avernes la région dont était originaire l'épouse du roi. Ce n'était pas une nation particulièrement remarquable. Doté d'un gouvernement peu belliqueux, ce petit pays se distinguait plus grâce à son commerce et ses excellents rapports diplomatique avec les îles du Sud. Ces deux points étaient sans doute la raison de l'alliance à venir. 

— Tu as l'air pensive, Nå. Quelque chose te préoccupe mon enfant ? 

La voix de lady Agn me tira de mes considérations et je levai le nez de la fenêtre depuis laquelle j'observais le jardin du manoir. Elle était en train de se maquiller avec soin, appliquant par petites touches des éclats de feuilles d'or au coin de ses yeux. Comme toujours, lorsqu'elle se préparait, elle ne me regardait qu'au travers du miroir de sa coiffeuse tout en continuant le ballet des poudres, parfums et cosmétiques.

— J'essayais simplement de déterminer de quelle nation pouvait venir nos invités de ce soir. Et les implications d'une nouvelle alliance politique entre nos deux royaumes, répondis-je en toute honnêteté. 

— Quelle maturité soudaine, s'amusa la reine juste avant d'estomper le noir de ses lèvres à l'aide d'un fin papier. 

— Vous dites cela comme si je ne savais pas me conduire en adulte. 

— Non bien sûr que non, je n'ai pas dit cela, commença-t-elle en se permettant de rire, s'il y a bien une chose que je ne saurais changé chez toi, c'est ta fougue. Alors te voir fixé le jardin comme une âme en peine, ce n'est pas usuel. 

— C'est juste que ça me fait... Bizarre. Comment dire... Depuis que je suis arrivée, je n'ai pas vu le temps passé. Et j'avais l'impression que les choses resteraient encore un peu les mêmes. Surtout entre Jens et moi. 

— Malheureusement, toi comme lui, ne pouvez pas rester des enfants à tout jamais.


Un silence fila, j'avais beau me plier à l'apprentissage exigeant des Corbeaux, je n'avais pas l'impression d'avoir tant changé que cela. Il était vrai qu'à présent, ma silhouette n'était pas la même, j'avais abandonné mes traits de petites filles pour ceux qu'une adulte en devenir. Les hommes et les femmes de la cours ne portaient plus le même regard sur moi. J'osais espérer qu'un peu de la beauté de ma mère m'avait été transmis par la volonté des Anciens. 

Son souvenir me serra la gorge tandis que je détournai le regard de lady Agn. J'avais oublié le son de sa voix, l'éclat de son rire. Son visage ainsi que les détails de sa personne s'étaient estompés au fur et à mesure du temps. Elle n'avait jamais répondu à mes lettres, aussi nombreuses eut elles été. Si à mon arrivée, je lui avais écrit presque quotidiennement, les lettres s'étaient petit à petit espacées, devenant des missives hebdomadaires puis mensuelles et finalement annuelles. Je gardais espoir que chacune de mes lettres la trouvait en bonne santé et heureuse dans notre petit village de Sessrùn. 

— Et puisque tu n'es plus une enfant, je crois qu'il est temps pour toi de remplir ta première vraie mission diplomatique en tant que ma pupille, qu'en penses-tu ? 

Je basculai vivement la tête dans la direction de la reine, faisant teinté toutes les parures et breloques que l'on avait glissé dans mes cheveux. La souveraine sombre abandonna sa coiffeuse et s'approcha de moi, une boîte au creux de ses mains jointes. Dans un sourire plein de dignité, elle me confia l'écrin puis d'un signe de la tête, m'enjoignit à l'ouvrir. À l'intérieur d'un cocon de velours noir, le crâne blanc et lisse d'un oiseau reposait dans un linceul de plumes. Des morceaux d'obsidiennes avaient été soigneusement taillés pour être incrustés dans l'os, formant des runes gracieuses. Lady Agn saisit le bijou et vint l'épingler juste en dessous de la ligne plongeante de mon décolleté. 

— Ce soir, je te demanderais de lier connaissance avec la promise de notre prince. Tu devrais faciliter leur rapprochement également si tu sens que la communication entre eux n'est pas aisée.

Elle marqua une pause et tendit la main vers moi, m'invitant à me lever pour la rejoindre devant le miroir. La reine se plaça derrière moi et posa ses mains sur mes épaules. Un sourire perça sur son visage, aussi doux et délicat qu'un regret. Je cessai de rechercher le contact visuel au travers de la glace pour nous regarder, toutes les deux. Depuis notre première rencontre, elle ne semblait pas avoir changée, elle était toujours cette même femme à la beauté particulière, insaisissable. Quant à moi, je n'étais plus une gamine mal dégrossie et trop maigre. Pendant un instant et malgré nos différences physiques évidentes, il me sembla que nous nous ressemblions. Peut-être avais-je copié, sans le vouloir, certaines de ses manières. 

— Cette jeune fille ne sera pas une sotte, tu peux me croire. Si l'épouse de sa majesté l'a personnellement choisie comme le dit la rumeur, je pense que cette petite aura pour elle toutes les qualités d'une future monarque, reprit-elle en s'éloignant. 

— Voulez-vous que je devienne son amie, ma reine ? demandai-je en la suivant du regard. 

— Je veux que tu gagnes sa confiance. Je suppose que lorsque les fiançailles seront officialisées publiquement, cette jeune personne viendra vivre à la capitale. Et bien qu'elle aura des demoiselles de compagnie... Aucune ne sera aussi bien placée que toi pour lui apprendre les ficelles de notre société.

Un sourire presque carnassier se dessina sur ces lèvres laquées de noir. Lady Agn ne souhaitait pas que je devienne l'amie de la future promise de Jens. Bien au contraire. J'inclinai la tête dans un geste mesuré et plein de déférence. Peut-être était-ce l’orgueil ou peut-être était-ce parce que j'avais décidé que je n'aimerais pas cette fille... Mais j'avais presque hâte de mettre à profit mes connaissances ainsi que mon savoir-faire pour exécuter au mieux cette assignation. 

 

Lorsque nous descendîmes dans le grand salon du manoir, la réception diplomatique avait déjà commencée, mais elle était bien loin de battre son plein. Notre arrivée ne laissa pas l'assistance sans voix, surtout chez les représentants mâles de Méridionne. J'accrochai le regard de certains d'une œillade et d'un sourire mutin comme me l'avait enseigné lady Agn, lorsque nous leur rendîmes nos hommages. Les hommes étaient des créatures aussi fortes que faibles, m'avait-elle souvent dit, les plus fous pouvaient abandonner richesses et renoms pour se perdre dans le regard d'une femme, surtout lorsque celle-ci était jeune. Ces messieurs seraient beaucoup plus enclin à délier leurs langues s'ils avaient le sentiment d'être en terrain conquis.

Cependant, l'heure n'était pas encore aux confidences, car le protocole exigeait que nous allions à présent auprès de notre suzerain. Sa majesté le roi, son épouse et le dauphin nous saluèrent courtoisement lorsque nous arrivâmes à leur niveau. Lady Agn baissa les yeux devant Jens et son père, tandis que j'effectuai une révérence. Ni trop basse, car je ne comptais pas comme étant parmi le vulgaire ; ni trop haute, car je me devais de montrer mon profond respect pour la famille royale. Il m'avait fallu de longues semaines d'entraînement en compagnie de lady Noïra, avant que mon corps ne retint parfaitement le geste. 

Une expression étrange passa sur le visage de mon ami lorsqu'il remarqua la broche nichée au creux de ma poitrine, mélange de surprise et d'inconfort. Ses lèvres se plièrent et s'ouvrirent un peu, comme s'il voulait me dire quelque chose, mais il n'osa pas commencer sa phrase. C'est à ce moment que les diplomates du pays invité commencèrent à s'approcher, ébauchant les prémices d'une étrange valse protocolaire. Aussitôt, Lady Agn s'installa à la gauche du roi, quant à moi je me plaçais légèrement en retrait vis-à-vis d'elle, dans son ombre et sa protection. 

Ainsi, j'avais le loisir d’observer toute l'assistance sans être forcément remarquée. Et malheureusement pour Jens, j'étais loin d'être dupe. La ligne de ses épaules était tendue et il semblait être prêt à bondir à la moindre brise. Même Basil qui était assit à ses côtés ne semblait pas réussir à apaiser le stress qu'il éprouvait. Mais ce n'était guère surprenant : ce soir, il rencontrerait la femme avec laquelle il allait, vraisemblablement, passer le restant de ses jours. Un homme d'un certain-âge, aux moustaches étrangement recourbées vers son nez busqué, racla sa gorge avant d'effectuer une profonde révérence ôtant son couvre-chef à plume du sommet de sa tête, dévoilant son crâne aux cheveux clairsemés. 

— Votre majesté, déclara-t-il d'un ton suave et presque sans accent, c'est un réel délice d'être parmi vous ce soir. Notre roi m'a chargé de vous dire qu'il s'excusait platement pour son absence. Il m'a précisé qu'il souhaitait vous inviter à séjourner quelques jours à la Capitale aquatique afin de se faire pardonner. 

— Dites lui qu'il est déjà pardonné ! Après tout nos pays son ami et j'espère qu'à la fin de cette soirée, ils seront frères. Je me ferais un plaisir de me rendre avec Jens et Micah à la capitale de Méridionne dés que nous le pourrons ! J'ai entendu dire que la ville était délicieuse en hiver. 

Mon roi s'exprimait avec du soleil et du miel dans la voix. Sa grande main s'avança vers le diplomate et se plaça sur son épaule. L'homme vacilla sous le léger impact, se qui décrocha presque un rire au monarque et son invité. Les deux hommes s'éloignèrent un peu et furent rejoins peu de temps après par d'autres personnes. Lady Agn me fit signe d'approcher. Je m'avançai de deux pas puis elle se pencha dans ma direction, murmurant à mon oreille. 

— Reste en compagnie du prince. Assumes ta future place à ses côtés. Quant à moi, je vais tenir la mienne, souffla-t-elle juste avant de s'éclipser sans un bruit. 

Elle observa les participants à la conversation, évaluant et notant chaque détails important dans sa mémoire avant de se placer à la gauche du roi. Ce dernier l’accueillit avec un sourire sincère et lui fit une place dans le cercle des discussions comme si elle était son égal. 

Ma gorge se serra un peu et mon cœur se mit à battre un peu plus fort tandis que je l'imitai en me postant à la gauche de Jens, juste un peu en retrait. Il allait m'invité à faire un pas en avant - malgré le regard désapprobateur de lady Joanna, comme son père l'avait fait avec ma tutrice lorsqu'un autre diplomate, cette fois-ci une femme, s'avança vers lui et sa mère. 

— Votre grâce, c'est un véritable honneur que de vous revoir, dit-elle en saluant en premier la reine de son accent chantant. 

— Le plaisir est pour moi, Duchesse. Puis-je avoir le privilège de vous présenter mon fils, le prince héritier ?répondit la reine avec un sourire aimable sur le visage.

— Je suis plus qu’honorée de faire votre connaissance, votre altesse. 

La duchesse se fendit d'une courbette délicate. Elle ne m'accorda pas le moindre regard. 

— Jens, il s'agit de la duchesse Victoria Conti. Elle est la tutrice de la princesse Cenerina de Valor mais également une des membres du grand Conseil de Méridionne.

— Je suis également ravi de faire votre connaissance, madame. C'est un privilège de pouvoir discuter avec vous. 

— Vous êtes bien trop aimable mon prince. Puis-je me permettre de vous inviter à venir dans les jardins afin de faire la rencontre de votre future promise ? 

Je vis les épaules de Jens se tendre un peu plus et sa pomme d'Adam oscillé nerveusement sous sa peau. Néanmoins, il trouva la force de sourire et d’acquiescer d'un signe de la tête. La duchesse ouvrit la marche, comme tout ce qui se tramait ici cette rencontre dans la roseraie avait probablement été chorégraphiée. Jens la suivit sans poser de questions, Basil sur ses talons. L'épouse du roi m'offrit un sourire glaçant avant de se mettre également en route. Je fermai la marche, comme mon rang l'exigeait de moi. Mon cœur se mit à battre de plus en plus fort dans ma poitrine à mesure que nous approchions des grandes portes qui menaient vers l'extérieur ; pourtant ce n'était pas moi qui allait à la rencontre de ma promise. 

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Zig
Posté le 17/04/2020
"J'hésitais également à introduire un petit résumé des personnages/lieux au tout du début du roman, est-ce que cela vous aiderait ?" : Je pense que ce n'est pas utile dans un tome 1 ! Les personnages sont clairement présentés et ils ne sont pas en sur-abondance, et les liens sont assez clairs pour qu'on ne se mélange pas les pinceaux.
De toute manière, c'est le genre de détail qui se fixe avec une ME (ou en auto-édition si tu te lances dans cette voie). Tu auras tout le temps d'y penser !

J'ai beaucoup aimé ce chapitre (comme tout le reste), même si tu as oublié des mots dans pas mal de phrases xD

Au début j'allais dire que j'étais un peu gênée par le saut dans le temps, que je le trouvais un peu rapide, puis tu as glissé une petite phrase sur le temps qui avait semblé passer à toute vitesse et du coup... j'ai vu presque ça comme un effet d'écriture qui rendait bien la sensation du personnage, et ça m'a paru tout à fait pertinent.

Par contre... tu as de nombreux passages avec une surabondance de verbes faibles (avoir notamment), ça alourdit pas mal le début. C'est assez logique étant donné que tu es en plus que parfait et que tu rappelles des éléments passés pour faire une sorte de "mise à jour", mais essaye peut-être de voir s'il n'y a pas un autre moyen de tourner tes phrases, pour alléger quelques "avait".

Quoiqu'il en soi j'ai dévore toujours avec autant de plaisir, et malgré mes quelques remarques (toujours très personnelles), j'ai adoré ce chapitre, et ce qu'il met en place.
Je serre presque les fesses en sentant venir des tensions xD
Soah
Posté le 17/04/2020
Mon cerveau aime bien skipé des mots, oui :'D Quand il a pas une orthographe désastreuse, désolée xD
Je m'en suis rendue compte et j'ai fait une petite passe de corrections avec Antidote dessus. La V2 est déjà plus légère ! :)
Mais je suis contente que tu continues à autant apprécier mon histoire, ça me fait vraiment plaisir ! Je suis ravie que des gens aiment la Reine ^--^ Ca me donne la force de continuer !
Alice_Lath
Posté le 08/04/2020
Aaaah, hier j'arrivais pas à écrire mon com, c'était un cauchemar, il a été effacé trois fois. Bref, contrairement aux autres, perso, j'ai beaucoup aimé cette partie. Pourquoi? Parce qu'elle résout un problème qui me travaillait huhu et dont je comptais te parler. Jusque-là, la Reine des Corbeaux a une atmosphère saisissante, des personnages charismatiques, une action au déroulement maîtrisé, mais... Je devinais beaucoup trop ce qui allait se produire. Alors que là, tu mélanges de nouveau les cartes et je suis beaucoup moins certaine de la suite, et pour moi qui adore le suspens et les énigmes, c'est une excellente chose huhu
Soah
Posté le 08/04/2020
Han, désolée, FPA fais parfois du cafouillage :<
Je suis ravie si j'arrive tout de même à suscité ton intérêt, c'est vrai qu'il y a quelques petits gimmick dont je prends le contre-pied au dernier moment. D'autres que je laisse aboutir parce que ça m'intéresse.
Je pense que je ferais un petit rééquilibrage entre tous vos avis pour arriver à une version optimale de ce chapitre ! :)
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 05/04/2020
Coucou Soah,

Je ne suis pas gênée par le saut dans le temps. Au contraire, ça peut être très utile de faire avancer le temps, mais il manque peut-être un genre de "récap" sur ce qu'il a pu se passer entre temps.
J'ai l'impression que tu as écrit ce chapitre un peu à la hâte et qu'il manque quelques développements sur les relations entre les personnages, leurs évolutions et les enjeux politiques.
Ce qui me fait dire ça, c'est aussi parce qu'il y a un peu plus de coquilles dans ce chapitre que dans les précédents. Comme si tu n'avais pas eu le temps de te relire avant de rendre ta copie et que le surveillant te l'avait arraché :D

A très bientôt sur la suite ;)
Soah
Posté le 07/04/2020
Coucou !
Vous êtes nombreux à beaucoup moins aimer ce chapitre, je pense que j'étais tellement obnubilée par mon saut dans le temps que j'en ai un peu laissé de côté l'essentiel... Je crois que c'est le chapitre qui demandera le plus de boulot à la réécriture ^^"
Mais je me dis que tout n'est pas à jeter ! Donc, il suffirait que je me remonte les manches courageusement ! :D
Litchie
Posté le 18/03/2020
Bloup bloup !

• « À mes côtés, le prince Jens chevauchait avec le même entrain. » Je trouve ça assez curieux qu’elle l’appelle « Prince Jens » puis Trystan juste après, on dirait que d’emblée elle se distancie de lui. Pareil avec « mon ombre » si c’est bien toujours Bromn, c’est assez étrange qu’elle fasse comme si c’était des inconnus.
• « nous avions célébrer le solstice d'automne » célébré
• « Nos chevaux, des pur-sangs de Zamarad étaient un cadeau du Sultan en personne. » il manque une virgule après Zamarad :) ici le sujet de « étaient » est bien « nos chevaux », or là tu sépares le sujet du verbe et ça complique la compréhension de ta phrase :D (alors que si tu mets des pur-sangs entre 2 virgules, on comprend que c’est une subordonnée)
• « Nous n'avions pas souvent le loisir d'être nous-même » nous-mêmes
• « — Mademoiselle ! Mademoiselle !! » je ne suis pas convaincue par le double point d’exclamation. Ma prof de typo te dirait que c’est une hérésie (sauf en bande-dessinées). Je trouve que ça fait maladroit, en fait :(
• « où était les limites. » étaient
• « Des regards lui appuyé sur Trystan m'indiquaient qu'il était le cœur de l'intrigue, » je n’ai pas compris la phrase, je pense qu’il y a un mot de trop XD
• « Je n'étais guère plus jeune que Jens, mais on parlait déjà de le marier. » elle l’appelle beaucoup Jens dans ce chapitre, comme je te le disais plus haut, je trouve ça bizarre, car au chapitre précédent il lui a demandé de l’appeler Trystan. Donc même si elle l’appelle Jens en public, dans sa tête c’est Trystan. Je trouve donc hyper étrange qu’elle préfère l’appeler Jens. Je ne sais pas si je suis claire xD
• « nous pratiquions se petit jeu de recherche d'informations, d'observations et d'écoute. « ce petit jeu
• « que je ne saurais changé chez toi, c'est ta fougue. Alors te voir fixé le jardin comme une âme en peine, ce n'est pas usuel. » changer et fixer :)
• « Je basculai vivement la tête dans la direction de la reine, faisant teinté toutes les parures » tenter :)
• « Après tout nos pays son ami » oula j’ai eu du mal ici :’D, je pense qu’il manque une virgule après « tout », un t à sont et un s à amis ;)
• « Il allait m'invité à faire » m’inviter
• « sa pomme d'Adam oscillé nerveusement sous sa peau. » osciller


De manière générale, je dois t'avouer que je trouve ce chapitre en-dessous des autres, surtout au niveau du style. J’ai trouvé pas mal de verbes faibles sur ce chapitre (être surtout, mais aussi faire, avoir) et beaucoup d'adverbes en -ment, je trouve que c’est dommage parce que tu les évites en temps normal :D Je suis également très gênée par le fait que Na appelle Trystan, "Jens", mais je l'ai déjà noté au fur et à mesure de la lecture. Enfin, mon plus gros problème ce n'est pas le saut de temps, c'est que j'ignore ce qui a changé entre temps au niveau des relations. À part que Na agit comme une peste avec Bromn, je ne sais pas vraiment ce qui a changé entre eux, d'autant que je ne sais pas vraiment comment était leur relation avant (puisque finalement en tant que lectrice je n'ai pas été très souvent "témoin" de la relation qui lie Na à son ombre). Du coup le saut temporel ne me gêne pas en lui-même, mais disons que j'ai un peu le sentiment d'avoir des personnages "fantômes" qui n'ont pas de vraies relations entre eux. Pareil pour Jens/Trystan et Na : je vois qu'ils sont amis et assez complices, mais est-ce qu'il y a un jeu de séduction entre eux ? Est-ce que leurs rangs jouent sur leur relation ? Se voient-ils en cachette ? Est-ce que leur relation amicale est connue du grand public ? Est-ce que ça jase ? ETc. etc.
Soah
Posté le 22/03/2020
Merci pour les coquilles et tes avis au fur et à mesure de la lecture ! c:

Je comprends, je n'ai pas encore passé Antidote sur les chapitres avant le onzième et je poste toujours mes premiers jets sur PA. J'étais peut-être un peu trop focus sur le saut dans le temps/faire un début dynamique et pas assez concentrée sur ma façon d'écrire. je suis désolée si ce n'était pas agréable/à la hauteur de tes espérances, j'espère que les prochains chapitres sauront faire oublier celui-ci !

Je pense que tu soulèves des interrogations tout à fait juste, je retravaillerais mon chapitre dans ce sens. En voulant éviter de faire plein de chapitres où il ne se passe pas grand chose, j'ai sans doute zappé l'essentiel vu que mon histoire est surtout portée par les personnages !
Merci pour les pistes de réflexions et encore désolée de la déception engendrée ><"
AudreyLys
Posté le 17/01/2020
Hey ! Je laisse ici juste le relevage de coquilles de ce chapitre et je te fait part de mon avis après
>Je ne sais pas vraiment si vous êtes le mieux placé pour me répondre, votre majesté -> majuscule, Votre Majesté
>Cette vieille carne est certes, une monture facile mais -> je ne mettrai pas de virgule après « certes »
>avant que l'hiver ne le grignota tout entier. -> subjonctif imparfait, grignotât (ou présent)
>Des regards lui appuyé sur Trystan m'indiquaient qtu'il était le cœur de l'intrigue -> qu’il appuyait ?
>comme une buse sur une petite souris dans un camp de blé. -> champ
>passé. — Mon Prince, comment allez-vous ? J'espère que cette petite sauvageonne ne vous a pas dérangé ! déclara la vieille femme à la vue de Jens. -> tu as oublié un saut de ligne
>avant de nous suivre paresseusement -> cet adverbe ne me semble pas approprié
>sans que je ne le réalisa vraiment.-> subjonctif imparfait, réalisât
>faisant teinté toutes les parures et breloques que l'on avait glissé dans mes cheveux. -> teinter, glissées
>Un sourire presque carnassier se dessina sur ces lèvres laquées de noir. -> ses lèvres ?
>avant que mon corps ne retint parfaitement le geste. -> subjonctif imparfait, retînt
>qui était assit à ses côtés -> assis
>Mon roi s'exprimait avec du soleil et du miel dans la voix.-> le « mon » ici fait bizarre je trouve, ça donne l’impression qu’elle est très proche de lui
>et furent rejoins peu de temps après par d'autres personnes.-> rejoints
>Il allait m'invité à faire un pas en avant -> m’inviter
>le prince héritier ?répondit la reine avec un sourire aimable sur le visage. -> il manque un espace après le point d’interrogation
>Je suis plus qu’honorée de faire votre connaissance, votre altesse. -> Votre Altesse
>Je suis également ravi de faire votre connaissance, madame. -> Madame
>et sa pomme d'Adam oscillé nerveusement-> oscillait

Vala ^^
Soah
Posté le 23/01/2020
Merci pour les coquilles ! J'en ai fais plus que d'ordinaire, désolée :( J'étais un peu trop dans le rush de vouloir publier la suite avant de partir en voyage. Ca m'apprendra ! >---<""
AudreyLys
Posté le 24/01/2020
Pas de problème^^ moi aussi j’en fais beaucoup
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