Chapitre 9 : Le départ

Par Mary

IX

LE DÉPART

 

 

 

 

 

Alban faisait face au Lotus Noir. La nuit assombrissait encore l’horizon, plus loin vers l’océan, mais à l’est, les nuages, plus épars que la veille, se paraient de lumineuses nuances de rose et d’orange pâle. Une brume légère et translucide s’accrochait autour des haubans, et le drapeau en berne de la compagnie ondulait dans le vent. La marée n’allait pas tarder à descendre, c’était le temps parfait pour un départ.

Il entendit du bruit sur le pont et s’avança, son sac sur l’épaule. Du nerf, on se dégonfle pas. Il devait paraître résolu, sûr de lui. Aucune faille. Souviens-toi pourquoi tu es là, retrouve ton oncle, puis l’homme à l’étoile. Le reste suivra. S’en tenir au plan.

Et s’il ne réussissait pas ? Non, ça ne servait à rien de l’envisager maintenant. Il devait y arriver. Il n’avait pas le choix. Il avait promis à Nora de revenir, mais il voulait revenir l’esprit libéré.

            On dressa le ponton, dont l’extrémité vint cogner contre les pavés du quai dans un claquement. Les premiers rayons du soleil chatouillèrent le haut des deux mâts, et le maître d’équipage apparut, ainsi que plusieurs autres silhouettes derrière lui.

— Tu es à l’heure. Pour être franc, je ne savais pas si je te verrai.

— Je mentirais si j’affirmais ne pas avoir hésité. Mais je suis venu.

— Bien ! Il y a encore deux trois petits détails à régler.

Alban eut un léger et involontaire mouvement de recul.

— Quels détails ? J’ai déjà accepté vos conditions.

— C’est pas comme si on allait te manger ! Monte donc !

Le jeune homme s’exécuta. Un détail. Sans doute infime. On lui avait déjà expliqué le principal. En plus, il devait y avoir quelques rituels d’embarquement, Alban en avait entendu parler. Les marins étaient des gens superstitieux. Des mots, des expressions, ou même certains instruments de musique pouvaient se retrouver proscrits, et qui n’avait pas de patte de lapin avec lui avait du souci à se faire. Alban n’était pas superstitieux pour deux sous, mais la passerelle lui semblait bien intangible. Il arriva en haut presque trop vite à son goût, et pour la première fois, posa les deux pieds sur le pont du Lotus Noir.

            Il était entouré d’une bonne dizaine de marins au visage fermé. Il reconnut celui aux favoris qui les avait aidés lors du déchargement, ainsi que le rouquin et celui aux boucles brunes en bataille. Appuyé contre le mât de misaine, l’homme au long manteau était là aussi. Il avait relevé le bord de son chapeau, et on devinait ses cheveux attachés derrière sa nuque. Habillé tout en noir, une main baguée d’argent reposant sur la poignée de son sabre, il observait la scène avec intérêt, un léger sourire aux lèvres. Le capitaine ? Ce serait trop facile. Alban n’avait jamais vu les autres.

— Alors voilà, commença le maître d’équipage. En fait, il y a quelques… principes à énoncer avant qu’on ne passe aux choses sérieuses. Tu vois, je t’ai p’tet pas tout dit hier matin, tu comprendras bien assez tôt pourquoi. Première chose, essentielle : tu dois accepter les termes de la chasse-partie, même si, je te le rappelle, tu ne fais pas officiellement partie des nôtres et tu ne l’as donc pas signée. Sais-tu ce que c’est ?

Alban acquiesça. La chasse-partie était un contrat passé entre le capitaine et son équipage, qui garantissait leur statut, leur rémunération et leurs indemnités en cas d’accident ou de décès inopportuns. Elle établissait en outre leurs droits et devoirs, notamment les prérogatives sur le commandement participatif, à savoir que n’importe quel membre du navire pouvait donner sa voix sur un sujet. C’était une forme de démocratie, ni plus ni moins. Curieusement, cette pratique, avant d’être adoptée par les corsaires, avait été instaurée par les pirates.

— Je te le demande alors, acceptes-tu les conditions ?

Le jeune homme se doutait qu’il serait reconduit à terre immédiatement en cas de refus. Il hocha la tête.

— Parfait ! Deuxième point, et là, je deviens sérieux. En aucune occasion, aucun prétexte, tu ne devras raconter ce qui se passe à bord de ce navire. Si on t’interroge, tu changes de sujet, tu te débrouilles comme tu veux, mais tu ne réponds pas à ces questions. Tu ne divulgueras rien au sujet de ce navire, de ses membres d’équipage ou de son Capitaine. M’as-tu bien compris ? Réfléchis, petit, tu n’auras plus de retour en arrière possible. Tu refuses, tu descends et tu n’entends plus jamais parler de nous. Tu acceptes, tu restes, mais une parole est une parole.

            C’était donc ça. Cet accord expliquait que rien ne filtre au sujet de ce bateau et de son capitaine, au moins pour ses marins. Qu’en était-il de ceux qui les croisaient en mer ? Pourquoi ne disaient-ils rien, eux non plus ?

            L’assemblée devant lui le scrutait en silence. Alban sentait son cœur s’emballer. Il ne pouvait pas reculer. Se tournant vers le maître d’équipage, il effaça un sursaut de timidité en affirmant fermement :

— J’accepte ces deux conditions, sans retenue.

L’autre frappa dans ses mains.

— Formidable ! Il est temps de partir, mais avant, je vais te présenter tout le monde.

D’un geste du bras, il balaya devant lui en énumérant les noms : John, Hector, Miguel, Philippe, Samuel, Maugis, Oliver, Noël, Paul et Thibault, Ronan et La Bombarde.

Ils n’étaient pas si nombreux que ça, remarqua Alban. Le Lotus était petit, mais une douzaine de matelots seulement ?

— Lui, c’est notre très estimé second, Killian.

L’homme au long manteau se redressa et dit d’une voix nette, empreinte peut-être d’une pointe de sarcasme :

— Et ton très estimé second, maître d’équipage, te dit qu’il est temps de partir.

Samuel, le grand type noir, s’avança et remonta la passerelle avant de la coucher contre le bastingage. Les autres se dispersèrent et quatre d’entre eux grimpèrent aux mâts, aussi agiles que des singes. Alban avait déjà assisté à un départ, et il était toujours impressionné par la façon dont ces hommes s’envolaient autour des voiles pour les déplier d’un seul élan. C’était émouvant, d’une certaine façon.

Alban réalisa qu’ils étaient presque tous pieds nus, et se demanda sincèrement pourquoi. Il s’installa dans un coin, regardant un nouveau monde se mettre en mouvement. L’homme aux favoris hissa le drapeau de la Compagnie puis celui du Lotus Noir et observa les quatre autres affaler les lourdes voiles, en leur criant des instructions lorsque c’était nécessaire. Depuis le pont, il assurait les bouts et ajustait la tension du tissu à l’aide d’un jeu de poulies et de nœuds compliqués. Le geste était improbable, mais entre ses mains, cela avait l’air tellement naturel !

Lorsque le grand foc fut déployé, à l’avant du navire, celui-ci s’ébranla doucement. Le vent était avec eux et bientôt, ils s’éloignèrent du quai, celui qui se nommait Hector à la barre. Alban se tourna vers Saint-Malo. Il avait une certaine tendresse pour cette cité. Il s’était senti bien mieux en quelques semaines ici qu’en dix ans à Combourg. Un peu en retrait, près d’une ruelle, il devina Milo qui le regardait partir. Derrière lui, tout emmitouflée, une silhouette émeraude agita le bras dans sa direction. Nora.

« Je reviendrai », se promit-il. Sous sa chemise, il effleura le ruban satiné qui soutenait la petite clé. Nora allait lui manquer.

            Les matelots s’affairaient tout autour d’Alban, sécurisant les nœuds, enroulant proprement les cordages au sol. Certains étaient descendus dans les étages inférieurs. Que pouvait-il bien avoir à y faire ? Killian, le second, supervisait le départ perché sur la dunette, et le maître d’équipage semblait faire de même sur le gaillard avant. Toujours aucun signe de ce mystérieux capitaine. À se demander s’il existait vraiment.

            Le Lotus Noir quittait le port et traversait l’estuaire. Le soleil était presque totalement levé lorsqu’ils parvinrent à la sortie de la baie. Alban contempla la mer qui s’étendait devant lui et les côtes verte et grise qui s’étiraient de part et d’autre du littoral. Le spectacle était magnifique. Le vent gonflant les voiles, l’odeur de bois mouillé, le cri des mouettes, les éclats de voix des hommes dans le gréement, les embruns salés, les mouvements du navire comme un doux bercement, Alban était transporté. Il voyait les crêtes moutonneuses des vagues juste avant qu’elles ne s’écrasent contre la coque, entendait les craquements du bois comme si les arbres étaient encore vivants, sous ses pieds et sous ses doigts, qui caressaient les aspérités du bastingage sous l’apprêt luisant. Tant de sensations nouvelles, c’était exaltant et sublime à la fois !

            Il ne remarqua pas le léger bruit de pas derrière lui. Le second vint se mettre à son niveau, et le fit sursauter :

— Allez, le petit nouveau ! On est assez loin, maintenant.

— Assez loin pour quoi ? demanda Alban, la gorge serrée.

— Le Capitaine veut te voir.

Alban déglutit avec difficulté et suivit Killian jusqu’au gaillard arrière.

Le mystérieux capitaine existait donc bel et bien. Plus de Naufrageur, mais alors qui ? La première porte donnait sur un minuscule vestibule, qui desservait une cabine sur la droite et un escalier sur la gauche. Une seconde porte, plus large et à poignée dorée, menait sans aucun doute vers les quartiers du Capitaine. Le second frappa, et sans attendre de réponse, précéda le jeune homme dans la pièce.

            Comme Alban l’avait soupçonné la première fois qu’il avait observé le navire, il y avait plus d’espace qu’il n’y paraissait. Sur un mur, des étagères croulaient sous de lourds volumes, des petits coffres et plusieurs tas désordonnés de rouleaux. Une grande table faisait face à l’entrée. Une carte usée y était à moitié déroulée, coincée sous des instruments de navigation. Des bougies, fixées à la cire, occupaient tout un angle du bureau et avaient laissé des marques plus sombres en gouttant sur le tapis qui recouvrait le sol. Deux portes, présentement closes, menaient à d’autres parties de la cabine, ou à des placards, peut-être. Enfin, une longue commode et une banquette étaient installées sous le fenestrage.

Par l’une de ces fenêtres, une silhouette observait la bande de terre qui s’éloignait, tournant le dos aux deux arrivants. Lorsqu’elle se retourna et que Killian s’écarta, Alban retint un hoquet de surprise.

C’était impossible. Tout à fait impossible, et pourtant tout s’expliquait. La nécessité du secret, le devoir de s’assurer de la loyauté des matelots, pourquoi tant de mystère, tout devenait clair ! Surtout, Alban comprit pourquoi personne n’avouait jamais avoir croisé le fer avec le Lotus Noir et son capitaine.

Et pour cause.

Le capitaine était une femme.

 

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Jowie
Posté le 23/02/2020
Ah Le Lotus Noir! que c'est excitant!
Le second a vraiment un air de capitaine mystérieux, ça donne envie d'en savoir plus sur lui et sur les autres membres de l'équipage! Ils ont l'air moins terrifiants, vu de près, mais le fait qu'Alban n'ait rien le droit de dire m'intrigue beaucoup...

Yeeeees ! Le capitaine est une femme! Hahah, génial ! Je l'ai vu venir 3 secondes avant la révélation, c'était très satisfaisant pour moi xD ça promet d'être épique. Je comprends mieux pourquoi le capitaine n'était pas décrit du tout dans le prologue :P
Plus, je lis, plus l'histoire devient passionnante. S'il n'en tenait qu'à moi, je la dévorerais en entier ce soir mais je dois aller à l'école ToT
Bref, je serai de retour le weekend prochain !

à bientôt et bonne scribouille !!
Mary
Posté le 23/02/2020
Hahaha le second est teeeellement classe, je l'adore <3 et le Capitaine...c'est le Capitaine haha (ouais bon, je l'adore aussi )
Bonne semaine et à bientôt

PS : tes commentaires enchantent mes week-ends !
Renarde
Posté le 21/07/2019
Excellent cette dernière phrase ! Déjà parce que je n'avais rien vu venir, mais absolument rien, et parce que l'idée est excellente, tout simplement !
Je commente peu mais j'adore ce récit. Alban et Nora sont vraiment touchant.  
Ne m'en veut pas trop de toute lire à toute vitesse sans commenter, je profite de chaque minute de la sieste de ma fille ;-) 
Mary
Posté le 21/07/2019
Mouahahahaha :p Tu l'avais pas prévu, ça ! (Alban non plus, je te rassure haha) 
Pas de problème, tu fais vraiment comme tu le sens ! Je comprends pour la sieste. Profite, profite :) 
Gabhany
Posté le 03/04/2019
Eh bien, quel chapitre !! Le juste équilibre entre un début plein de belles descriptions, qui dépeint parfaitement le nouvel environnement d'Alban et la fascination qu'il ressent, son inquiétude au début, tout ça nous amène gentiment à la révélation finale, et quelle révélation ! J'ai vraiment hâte de lire la suite et de faire connaissance avec le Capitaine ! 
Vite la suite ! =D 
Mary
Posté le 03/04/2019
Ouah, l'avalanche de compliments quoi XD Merci beaucoup, j'avais pas mal de doutes sur ce chapitre, notamment par rapport à sa longueur. 
Ah le Capitaine... ! Ca va se préciser petit à petit ;-) 
À très vite ! 
Litchie
Posté le 02/04/2019
Ouiiiii cette révélation à la fin du chapitre 9 me remplit de joie :p Rien de plus à dire sur ce chapitre que je trouve chouette !
Mary
Posté le 26/08/2019
NFPA me dit que je n'avais pas répondu à ton commentaire, alors....voilà :

<3

Haha.
Aliceetlescrayons
Posté le 02/04/2019
Avant tout : la surprise de fin de chapitre : excellent!!! Je ne m’attendais pas du tout à ça!
Pour revenir brièvement sur le chapitre précédent, la scène d’adieu entre Alban et Nora était super touchante : tout en pudeur et en émotion ^^
J’ai toutefois une petite remarque, qui rejoint peut-être un peu la réflexion de Litchie sur le vocabulaire. J’ai un souci avec les prénoms, qui vient peut être de ma méconnaissance des noms de l’epoque. Milo, par exemple, pour moi, ça ne fait pas très malouin? De façon un peu différente, les noms de l’equipage du Lotus m’ont paru assez peu pittoresques. Je me rappelle de « La Grenouille » du film Pirates de Polanski, de Barbe Rouge avec Triple-Pattes... Bref, des surnoms improbables mais qui visualisent un personnage du premier coup d’oeil. Bon, j’ai peut être une culture de la piraterie un peu trop cinématographique, hein ^^
 
Mary
Posté le 02/04/2019
J'ai l'impression que personne l'avait vu venir, tant mieux, ça veut dire que j'ai réussi mon effet ! Pareil pour Nora et Alban, la scène d'adieu a été un cauchemar à écrire, teeeellement long ! Ca a été difficile de pas tomber dans le cliché dégoulinant de bons sentiments. 
En fait, les pseudos étaient choses courantes pour les capitaines, ou quand tu avais accompli un exploit, mais sinon... pas tant que ça. Même dans Pirates de Caraibes, il n'y en a pas énormément. Pour Milo, c'est en fait une contraction du prénom Miliau, qui est l'équivalent d'Émile en breton - mais j'avoue, c'est pas très connu haha. 
Elia
Posté le 02/04/2019
Coucou Mary ! Et bien, quelle révélation, je ne m'attendais pas à celle-là ! Ce chapitre était génial, parfaitement mené et j'ai très hâte de lire la suite de l'échange entre Alban et la capitaine ! J'ai beaucoup aimé les détails historiques, qui ancrent encore plus le récit dans le réel ! En somme, bravo pour ce superbe chapitre !  
Mary
Posté le 02/04/2019
Ooooh merci ! 
Ca me fait vraiment plaisir <3 
On s'y attends pas, hein? Pourtant je pose mes jalons sur le Capitaine depuis le début XD Je suis ravie que l'effet soit réussi, c'était pas évident à chauqe fois. Au moins maintenant, vous savez, je vais pouvoir accorder mes adjectifs en toute liberté haha
À très vite ! 
Sorryf
Posté le 01/04/2019
Oooh ! J'ADORE le twist plot de fin de chapitre ! j'étais loin de le soupçonner et je trouve l'idée super ! je veux en savoir pluuuuuuuus !
ça va pas être simple de retenir le nom de tout l'équipage. Pour le moment, j'aime beaucoup le second, j'avais déjà repéré sa frimousse dans le chapitre ou Alban décharge. Mais ils sont vraiment si peu ? C'est possible ? ça me parait impossible mais j'imagine que tu t'es renseignée. 
Mary
Posté le 01/04/2019
Mouahahahaha tu l'avais pas vu venir hein :p  
Oui, ils ne sont pas très nombreux, c'est pas forcément évident mais c'est bien faisable - renseignements looonguement pris effectivement. 
On en apprends plus dans les deux prochains chapitres :)
Rachael
Posté le 07/04/2019
 
Ah, ah, je m’en doutais ! En tout cas, c’était une possibilité qui m’était venue à l’esprit… (parmi d’autres, j’avoue…)
Il est assez court ce chapitre, et plutôt calme, il nous permet de faire connaissance avec le bateau (jolies descriptions) et l’équipage. Il faudra que tu reviennes sur ces noms, car on ne va pas tous les retenir tout de suite, ainsi que les rôles de chacun.
C’est un départ avec un peu de nostalgie, et les états d’âmes d’Alban sont touchants. Au final, un chapitre apaisant, de transition, un peu nostalgique, qui ponctue ce nouveau départ pour Alban… avec cette surprise finale qui relance bien la narration vers le chapitre suivant.
 
Détails
« il assurait les bouts « : tout le monde ne connait pas le terme marin « bout », il faudrait peut-être l’expliquer en note, parce que sinon la phrase reste un peu mystérieuse… (ou renvoyer à un glossaire)
<br /> 
Mary
Posté le 07/04/2019
Merci pour ton retour. Oui, je vais être obligée de passer par un glossaire, je le sens. Je ne sais pas comment le mettre en page sur FPA pour que ce soit pratique d'accès, mais ça va être indspensable. 
J'avais peur que la longueur du chapitre crée un trop grand décalage par rapport aux autres, mais ça n'a choqué personne, heureusement. Je ne voulais pas l'étendre à l'infini. 
Pour le Capitaine, tu es la première à l'avoir soupçonné(à me l'avoir dit, du moins). Je reviendrai sur l'équipage dans les deux prochains chapitres, pour pas que ça fasse trop "bloc" de présentation - ils sont assez nombreux, en fin de compte. 
 
A très vite ! 
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