Chapitre 9 : Du passé faisons table en marbre

— Laisse, fit Camille en attrapant le poignet d'Amadeus. Tu ne feras qu'amplifier ses problèmes. 

 

Devant les grilles du lycéen, il se résigna donc à voir la silhouette de Na avancer sans se retourner vers une vieille guimbarde bleue. Là, Claude lui ouvrit la portière et enclencha la première vitesse pour partir chercher Inare depuis un coin plus discret. La Sorcière n'avait même pas pu leur faire un signe de la main. 

 

— J'espère qu'ils finiront par la laisser tranquille, marmonna Valentine accroupie contre le mur. Pas d'amis, pas d'Internet ou de téléphone. C'est la prison son truc. 

 

Amadeus ne répondit pas. D'un côté, il trouvait que Na était bel et bien dans une situation absolument injuste, mais de l'autre il pouvait comprendre ses oncles. Lui-même s'en voulait d'avoir perdu conscience quand il devait veiller sur la jeune fille évanouie lors du combat contre celle que Valentine appelait "Carmen".

 

Aucun d'entre eux ne savait ce qui avait pu se produire entre leur évanouissement et la rencontre de Valentine avec la gamine aux cheveux roses. Impossible de savoir également pourquoi Carmen avait été blessée. En revanche, bien avait pris Camille d'appeler Claude et Mehdi avant de les rejoindre : les Sorciers avaient ramassé tout ce petit monde et les avaient déposés à la bergerie puis Mehdi était allé récupérer leurs affaires, toujours à l'abribus. Ils ne s'en tirèrent qu'avec une violente goutte au nez et, dans le cas de Na et Valentine, quelques ecchymoses. 

 

Depuis, la Sorcière les évitait. Inare — rétabli avec l'aide des Esprits — surveillait depuis les toits qu'aucune interaction ne se fasse entre eux. Le Sorcier avait tenté de faire barrage lors de l'assaut de Carmen, sans succès. Il avait pris la première attaque surprise de plein fouet.

 

Désormais, Claude et Mehdi avaient été stricts sur ce point : hors de question pour Na de mettre la vie d'innocents en danger du fait de sa quête absurde. 

 

Et même si la responsabilité d'Inare dans l'affaire fut soulignée, le garçon-renard n'écopa que d'un savon assez fort pour que les oreilles lui sifflent encore deux jours après. Il en fut quitte pour la promesse de le renvoyer à Brocéliande au moindre débordement. 

 

— Remontre la carte, dit Amadeus à Valentine. On a peut-être manqué un détail. 

 

La lycéenne soupira et sortit de sa poche la carte de visite laissée par la gamine rose. Camille se courba aussi pour mieux la voir. Ils avaient caché son existence à Claude et Mehdi, persuadés qu'ils leur auraient confisqué s'ils en avaient eu vent.

 

C'était un bout de carton tout à fait ordinaire, peut-être un poil chargé. Avec les effets gaufrés, les dorures et le rose criard, la dénommée Adèle Azzo avait une patte reconnaissable. Les lettres avaient été ajourées de peinture holographique. 

 

Sur la carte, en caractères déliés se trouvait ainsi imprimé :

 

Adèle Azzo

Chevalière de l’Ordre des Hespérides

Membre de l’Association des Gourmets de la Nature

 

Avec en dessous ses contacts sur divers réseaux sociaux, dont son Instagram où elle semblait très active. En effet, elle postait photo sur photo de toutes ses tenues pastel, ou encore en train de déguster des gros gâteaux couverts de crème fouettée. En revanche, il n'y avait aucune indication plus précise sur son identité, si ce n'était qu'elle avait tout de la petite influenceuse en herbe. 

 

— Tu l'as ajoutée sur insta ? demanda Camille à Valentine. Elle t'a envoyé un message ? 

 

— Elle m'a follow en retour, soupira Valentine. J'ai eu la notif il y a à peine une heure, je suppose qu'elle m'enverra un message si elle en a envie. 

 

Autour d'eux, les groupes d'élèves se dispersaient déjà. Un surveillant s'approchait d'eux pour les enjoindre à s'éloigner alors que le dépose-minute congestionné crachait des voitures à la chaîne. 

 

Les vacances de Noël n'allaient pas tarder et la neige avait fondu, remplacée par un air sec et glacé. Amadeus glissa un doigt entre son pull et son sous-pull avant de pester contre son Tshirt qui refusait de tomber convenablement derrière sa capuche. 

 

C'est à ce moment qu'une voiture format cube déboîta dans l'axe des arrivées et pila au bord du dépose-minute, au milieu de la route. Un déluge de klaxons commença à arroser le chauffard. Pendant ce temps, le trio avait déjà ramassé ses affaires et trotta vers le véhicule. 

 

Alors qu'ils entraient pour s'installer, Estelle accueillit son petit frère avec un rictus et retourna s'occuper des mécontents. Elle baissa sa vitre et adressa un doigt magistral aux personnes de la file avant de décoller à toute berzingue vers la départementale. Plus jeune, ce genre de démarrages brutaux paniquait Amadeus, mais après quelques années de cohabitation avec sa soeur, il avait appris à se contenter d'espérer qu'en cas d'accident, il soit tué sur le coup pour éviter de souffrir. 

 

— Bien, s'amusa Estelle dans le miroir de son pare-soleil. Ça me fait plaisir de vous revoir, Camille et Valentine. Je pensais qu'après l'entraînement de la semaine dernière, vous auriez abandonné. 

 

Camille, le crâne contre la vitre, n'écoutait déjà plus et préféra se concentrer sur le paysage extérieur. Amadeus fit de même. Il aurait pu redessiner chaque relief de tête à force de sillonner le coin, mais pourtant chaque jour présentait un lieu différent de la veille. 

 

— Nous, abandonner ? rétorqua Valentine en croisant les bras. Jamais. On est motivé ! Merci encore d'accepter de nous entraîner d'ailleurs !

 

La lycéenne ne cachait pas son enthousiasme de pouvoir affronter une combattante MMA aussi redoutable qu'Estelle. Amadeus, lui, était plus circonspect et il pouvait sentir à la morosité de Camille qu'elle aussi ne débordait pas de motivation à l'idée de passer une heure et demie à se taper dessus. 

 

— J'avoue que j'ai été étonnée, dit Estelle après avoir mis son clignotant. Quand vous êtes venus me voir il y a deux semaines pour me demander de vous donner des cours, je pensais que vous plaisantiez. 

 

Elle jeta un regard amusé vers son frère. Ce dernier frotta sa tignasse, gêné par cette attention. 

 

— Surtout que ce petit monstre, poursuivit Estelle, n'a jamais voulu m'accompagner à mes entraînements. Je serais curieuse de savoir ce qui a bien pu le faire changer d'avis. 

 

Amadeus ne dit rien. À la place, il bougonna un peu plus et se pencha sur le tableau de bord. Du bout des doigts, il appuya sur le bouton de la radio et couvrit sa gêne du dernier tube latino. Au moins, le rythme des guitares l'empêcherait de devoir répondre à sa soeur. Il n'était pas certain d'arriver à mentir et la vérité n'était pas vraiment croyable non plus. Puis, bon, dire qu'il avait frôlé la mort dans un affrontement avec une Vampire n'était peut-être pas la meilleure manière de préserver la paix familiale.

 

Après un moment à rouler, ils atteignirent le complexe sportif en périphérie de Piquelles, au milieu de la zone commerciale. 

 

L'endroit était un cube de béton recouvert de tôles où brillait une enseigne clinquante. Déjà une poignée de voiture était garée sur le parking, encerclé de bandes herbeuses. Estelle entama une marche arrière avant d'arrêter son véhicule. 

 

— Allez, zou, fit-elle, tout le monde récupère son sac de sport et direction les vestiaires. 

 

Amadeus claqua la portière et poussa le battant vitré, suivi de Camille et Valentine. Il salua le réceptionniste et se dirigea vers l'espace des garçons, sans attendre Estelle qui prenait le temps de demander des nouvelles au type de l'accueil. Des baies vitrées avaient été installées entre le vestibule et la salle d'entraînement, où déjà quelques personnes sautaient à la corde, s'entraînaient au sac ou encore répétaient de nouveaux enchaînements sur le tatami. Sur le petit ring au fond, l'entraîneur principal surveillait le sparring de deux de ses poulains poids lourds. 

 

Une fois changé, Amadeus se retrouva avec Camille dans un coin de cette fameuse salle. Un vieux tube d'Eminem crachotait sur les enceintes. L'adolescent se sentait tout frêle comparé même aux poids plumes des combattants. Camille non plus n'en menait pas large, surtout qu'elle n'appréciait pas vraiment la promiscuité. Tous deux se contentaient donc d'attendre assis sur un banc qu'Estelle termine de saluer tous ses camarades et son entraîneur. Seule Valentine s'était précipitée essayer une nouvelle installation puis commença déjà s'échauffer en trottant. 

 

— Bon, fit Estelle une fois ses mondanités finies. On va revoir les bases. 

 

Elle ne s'était pas changée, comme à chaque fois, puisque ses sessions à elle se trouvaient plutôt en matinée. Valentine se rapprocha d'eux et demeura debout, à sautiller sur place comme elle en avait pris le réflexe afin de ne jamais arrêter de travailler son endurance. Amadeus la fixa avec un regard morne : la voir aussi dynamique le fatiguait. Il se demandait si apprendre le combat avec Estelle les aiderait réellement à protéger Na en cas de problème, ou en tout cas plus efficacement que contre Carmen. 

 

Camille se laissa glisser elle contre le mur, les jambes tendues. Elle devait partager ses doutes ou du moins son peu d'enthousiasme. Elle avait retiré ses lunettes et son regard myope fixait le vide, comme si elle aurait donné n'importe quoi pour ne plus être là. Le regret d'avoir suggéré cette idée devait sans doute la travailler.

 

— Bien, fit sa soeur en tapant des mains. On va commencer par l'échauffement. 

 

Très vite, Amadeus se retrouva à agiter ses bras maigrichons devant le sac de frappe. Ce dernier était si compact qu'il avait presque l'impression de cogner un mur à chaque fois. Heureusement que les gants amortissaient l'impact. Autour de lui, il pouvait sentir deux athlètes rire de ses tentatives avec condescendance. De toute façon, Estelle lui avait toujours dit : il n'était pas fait pour être combattant, il n'avait pas cette espèce de volonté de gagner qui possédait Valentine à chaque fois qu'elle affrontait quelqu'un. 

 

Après un énième coup mou sur le gros paquet, il baissa les bras un instant pour se reposer.

 

Aussitôt, la voix d'Estelle claqua :

 

— Amadeus ! T'es ici pour bronzer ou progresser ? Allez, tu te sors les doigts du cul et tu me finis cette série. 

 

Il tourna la tête vers le tatami où Estelle avait arrêté ses explications à Valentine pour le foudroyer du regard. La lycéenne avait le droit à un programme spécial, puisqu'elle pratiquait déjà les arts martiaux depuis un moment. En revanche, le soupir à fendre le coeur de Camille derrière lui le rassura sur au moins un point : il n'était pas seul à se chagriner de s'être fourré dans cette galère. 

 

C'était un truc toujours sympa, sentir que certes on était dans la merde, mais que d'autres souffraient aussi. Cela permettait de tolérer beaucoup de choses dans la vie adulte, et même adolescente. 

 

Après un moment à taper ce pauvre sac sans défense, ils enchaînèrent sur des répétitions de coups de pied et de coups de poing. Estelle était une entraîneuse dure, exigeante, mais avec une certaine bienveillance. Elle sentait bien que son frère se forçait à faire quelque chose qu'il n'appréciait visiblement pas et revenait souvent sur la question du pourquoi il avait choisi de s'y mettre. Elle alla même jusqu'à sous-entendre que Valentine l'aurait poussé à demander ces entraînements avec Camille, ce qu'il nia avec force. 

 

Pendant qu'ils exécutaient un mouvement à l'aide de paos rembourrés que l'un d'entre eux tenait à tour de rôle, l'entraîneur d'Estelle ainsi qu'un autre boxeur vinrent assister à l'entraînement. Si Amadeus et Camille ne les faisaient pas broncher, Valentine sembla piquer l'intérêt du coach puisqu'il demanda à Estelle de s'approcher et lui murmura quelque chose à l'oreille en regardant l'adolescente du coin de l'oeil. 

 

Après une bonne heure à pratiquer dans le vide vint le moment redouté par Amadeus. Le pire du pire. Le sparring. Le moment où ils allaient se combattre en duel à tour de rôle. 

 

Il déglutit lorsqu'évidemment, Estelle le nomma ainsi que Valentine pour le premier round. L'adolescent adressa une mine désespérée à Camille qui lui répondit en haussant les épaules, une grimace de compassion aux lèvres. 

 

Le ring était occupé, alors ils allaient se contenter des tatamis. Le garçon enfila son protège-dents et Valentine fit de même. Puis, ils se saluèrent. Amadeus tremblait de la tête aux pieds et se demanda soudain comment Estelle réagirait s'il s'enfuyait de la salle en hurlant. 

 

Puis, il se rappela de l'image de Na inconsciente dans la neige. Du courage de Valentine qui avait fait face à Carmen. De l'intervention de Camille qui les avait sauvés une fois. Il n'avait pas le droit de renoncer, pas maintenant. 

 

Lorsqu'Estelle donna le signal du début du combat, il se mit en garde et prit un air concentré. Pendant ce temps, Valentine rôdait autour de lui de manière à tester sa défense. Il remonta un peu sa garde afin de protéger son visage : il avait appris à ses dépens que le moindre espace pouvait être exploité comme une faiblesse. 

 

— Cette fois, marmonna le garçon à son amie à renforts de postillons dus au protège-dents, c'est moi qui vais t'éclater. 

 

Valentine sourit, mais ses yeux ne bougèrent pas de leur cible. Quand elle se trouvait dans cet état, plus rien ne pouvait la tirer de sa concentration. Amadeus serra les poings et contracta les abdominaux histoire d'encaisser ce qui allait suivre. Car Valentine venait de se mouvoir. Aucun doute possible, la jeune fille passait à l'attaque. 

 

 

— Les parents vont râler, pesta Estelle devant le portillon. Regarde-moi à nouveau. 

 

Amadeus leva le menton pour présenter sa pommette enflée à sa grande soeur. Dans les ténèbres de la nuit, le violet tirait sur le gris. Valentine ne l'avait pas loupé : sitôt qu'il avait baissé sa garde, son adversaire avait foncé pour l'envoyer au tapis, les quatre fers en l'air. Au début, tout le petit public s'était mis à rire, mais en le voyant prendre un moment à se relever, Estelle s'inquiéta et le dispensa de la suite de l'entraînement. La douleur se répandait en effet jusque dans la moelle de sa mandibule. Il appuya un peu plus le pochon de glace prêté par le club sur sa peau.

 

— Tiens, fit sa soeur, tu peux prendre le courrier ? Je vais sortir le verre. 

 

Amadeus hocha la tête, incapable d'articuler un mot sans grimacer de douleur. Il attrapa la clef dans sa poche et sortit les lettres qu'il cala en vrac dans son sac de sport. Il s'occuperait de les trier plus tard, avec les flocons qui retombaient, il ne voulait pas risquer d'abîmer le papier. 

 

Puis il trotta à l'intérieur et courut dans sa chambre, en évitant soigneusement ses parents. Il n'avait pas envie d'avoir à leur expliquer. Estelle s'en chargerait, après tout c'était elle qui était responsable. À la place, l'adolescent fila à l'étage et enclencha le verrou avant de se laisser tomber sur son pouf dans un soupir désabusé. 

 

La journée de cours avait été longue et l'entraînement davantage encore. Il jeta un coup d'oeil à la montagne de feuilles volantes et de crayons sans capuchons sur son bureau et eut presque envie de pleurer. Il lui restait tant de devoirs à terminer avant le lendemain, il n'était clairement pas sorti de l'auberge. 

 

En bas, les voix étouffées d'Estelle et de ses parents montèrent en vibrato faibles. Sa soeur n'avait pas encore dû avouer son erreur. Amadeus avait donc au moins jusqu'au dîner de tranquillité avant que ses parents ne remarquent l'ecchymose et décident de le couver. Il fouilla dans son sac à la recherche de son portable pour vérifier que Camille et Valentine étaient bien rentrées. En écartant son jogging, il retomba sur les lettres qu'il venait de ramasser et entreprit de les trier. 

 

De la publicité, des lettres avec des carrés plastiques à l'air important pour sa soeur, ses parents et son frère. Achille Labaky devait sans doute revenir de l'université pour Noël, après tout il avait promis de leur présenter son copain. Il déposa la sienne sur sa table de chevet afin de penser à lui transmettre. 

 

Alors que le petit paquet touchait à sa fin, une drôle d'enveloppe kraft au nom d'Estelle lui resta entre les mains. Il savait que sa soeur recevait régulièrement ce type de courrier, autour d'un par mois et il avait toujours supputé que cela avait quelque chose d'officiel malgré l'écriture manuscrite.

 

Sauf que cette fois, la curiosité le piqua. Mais aussi une envie de se venger de ses souffrances à l'entraînement. Il déchira l'enveloppe pour enfin lever le voile sur ce mystère et ne tomba que sur ce qui lui apparut comme une banale fiche de paie. Il regarda l'expéditeur et déchiffra le nom de l'entreprise : "Couvent de Lazare" avec un Léopold quelque-chose en directeur.

 

Intrigué, il balaya les lignes. Les chiffres lui semblèrent assez élevés et il grommela en pensant à la radinerie d'Estelle qui refusait de lui payer ses glaces l'été. Elle se foulait pas à vivre chez les parents pour économiser un loyer tout en se faisant un sacré pactole en...

 

En quoi, d'ailleurs ? 

 

Il regarda les lignes qui ne lui disaient rien du tout, juste des mentions de missions au nom de diverses entreprises ou particuliers. Sans doute le Couvent de Lazare était le drôle d'intitulé d'une agence intérimaire. Rien de croustillant. 

 

Il s'apprêtait à reposer la lettre pour se déshabiller histoire de se récurer à l'eau chaude quand une mention tout en bas l'interpella. La ligne, en face d'un montant à plusieurs zéros, portait le nom étrange de "Prime pour l'Association des Gourmets (...)."

 

Ce nom résonna en écho sous son crâne. Où avait-il bien pu l'entendre ? Où ?

 

— Amadeus ? appela Estelle en tapotant contre la porte. Je peux entrer ? Je dois récupérer mon courrier. 

 

Paniqué, l'adolescent fourra le papier et l'enveloppe sous son lit.

 

— Deux minutes ! s'exclama-t-il occupé à retirer son t-shirt. Je suis tout nu, je m'habille. 

 

Il ouvrit la porte torse à l'air, tendit le paquet de courrier diminué à sa soeur et referma à toute vitesse le battant derrière elle. Il l'entendit farfouiller les papiers et pester avant de s'éloigner vers l'entrée, sans doute pour revérifier la boîte aux lettres. 

 

Amadeus, lui, se précipita sur son téléphone pour envoyer l'information à Camille et Valentine. Lorsqu'il se connecta sur le chat du groupe, les filles échangeaient déjà autour d'un drôle d'appel que Camille avait reçu de Claude comme quoi un Magicien rôdait dans la région et qu'ils devaient être prudents. Que sans doute les Vampires en avaient après lui et que Na avait été une victime collatérale.

 

Mais l'adolescent n'y prêta pas plus attention, car il avait plus important. Il tapa son message et l'envoya ainsi formulé : 

 

"J'ai vu un truc étrange qui parle de gourmets. Je vous envoie une photo. Vous en pensez quoi ? Et vous avez entendu parler d'un "Couvent de Lazare" ? Ça aurait un lien ? "

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Le Saltimbanque
Posté le 20/03/2021
ouuuuuuuh tout se met en place...

Encore une fois, les conséquences du chapitre précédent sont bien gérés. J'aime particulièrement le fait que Na ne soit plus autorisée à parler à Amadeus et Compagnie. C'est très crédible.

Chapitre plus "calme" donc. Moment très marrant avec le compte Instagram d'Adèle (j'ai hâte de voir ou ça va mener ça). J'aime bien le fait qu'ils prennent des cours de MMA après leur défaite (c'est quand même une sacrée coïncidence que pile sa soeur soit dans un club mais c'est pas dérangeant).

Petit plaisir coupable d'ailleurs. En tant que (modeste) fan d'arts martiaux, j'ai hâte de voir comment tu vas intégrer le MMA dans ton récit. As-tu lu Teppu ??? Si non, je te le conseille, il pourrait t'aider j'en suis sûr (mais aussi je suis un fan alors...).

Et comme les mystères se multiplient, je ne vais pas bouder mon plaisir.
Alice_Lath
Posté le 24/03/2021
Hello hellooooo, ça fait plaisir de te revoir,
Pour le coup du MMA, je pensais plus en mode : comme la soeur fait du MMA, ça leur donne l'idée haha
Merci pour ton retour en tout cas !
Et pour le MMA, l'ajout sera assez léger : des ados qui font une initiation n'iront pas très loin haha, mais bon, jvoulais leur mettre le pied à l'étrier
Je regarderai pour Teppu ! Perso, je fais surtout de la boxe, mais j'ai déjà eu la douleur de vouloir défier un combattant MMA en octogone... Mon amour-propre en saigne encore hahaha
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