Chapitre 9

Notes de l’auteur : Bonne lecture !

Le bouclier d’Alexander se volatilisa et l’inconnu put s’avancer jusqu’à eux. Les soldats paraissaient avoir du mal à se remettre de l’enchaînement des coups qu’ils avaient pris.

- Lug ! s’exclama Altaïs.

- Préparez-vous, vous allez être un peu secoués.

Et sans attendre de réponse, le nouveau venu attrapa leurs bras. La lumière se matérialisa une nouvelle fois et ils disparurent. Alexander hoqueta. Il n’avait jamais ressenti de sensation aussi désagréable. Son corps semblait se déplacer à une vitesse phénoménale mais son esprit n’en comprenait pas le mouvement. Puis, d’un coup, tout s’arrêta.

Alexander avait l’impression de ne plus pouvoir respirer. Il ne se rendit compte qu’il avait fermé les yeux qu’au moment où il essaya de les rouvrir, mais sa vision resta floue quelques secondes encore. Enfin, celle-ci redevint nette et il put voir le décor autour de lui. Ils étaient toujours dans les bas-fonds au vu de la pierre noircie par la crasse et de l’obscurité ambiante de la ruelle où ils se trouvaient désormais.

- Je suis désolé, j’ai dû agir dans l’urgence et vous éloigner le plus rapidement possible.

Alexander leva les yeux avec méfiance vers l’inconnu qui les avait tirés de ce mauvais pas. Il devait avoir leur âge, à peu de choses près, ou peut-être un tout petit peu plus âgé. Il n’était pas très grand mais dégageait une aura imposante. Son physique n’avait rien de particulier, à l’exception de ses yeux ambrés qui brillaient d’un éclat farouche. Le même éclat qu’Alexander discernait parfois dans les yeux d’Altaïs. Était-ce quelque chose de commun à ceux qui avaient connu les bas-fonds ?

- Qui es-tu ? demanda-t-il, légèrement sur la défensive.

- Je m’appelle Lug.

- Ne t’inquiète pas, il est de notre côté, l’informa Altaïs. Il m’a libéré et m’a permis de sortir des bas-fonds.

Celui-ci était encore pâle, et paraissait essoufflé. Comme Alexander, il avait été incapable de rester debout.

- J’aimerais savoir ce que tu fais ici, demanda Lug à l’attention du prince.

- Je suis poursuivi par toute l’armée du royaume, articula-t-il difficilement. Les bas-fonds étaient ironiquement l’endroit le plus sûr.

- C’est stupide. Pour te retrouver bien sûr qu’ils étaient prêts à venir jusqu’ici.

Altaïs ne démentit pas.

- Mon frère avait besoin de nous voir dans un endroit tranquille.

- Tsss. Ça va être compliqué de vous faire sortir maintenant avec l’armée dans les parages.

- Où sommes-nous ? demanda Alexander.

- Dans le quartier des brumes.

Alexander vit le visage d’Altaïs se fermer.

- Je suis désolé, je n’ai pas pu faire autrement. C’est le seul endroit où l’armée ne s’aventurera qu’en dernier recours. Et ma magie a ses limites, je ne pouvais pas aller plus loin avec deux personnes.

- Comment as-tu fait ?

Alexander abandonna la méfiance au profit de la curiosité.

- Je suis spécialisé en magie lumineuse, donc cela me permet de faire des déplacements quasiment instantanés sur de courtes distances. Ici, nous devrions être à l’abri suffisamment longtemps pour  trouver un moyen de vous faire sortir de la ville.

- Nous devons nous rendre dans le Nord. Quelqu’un doit nous apporter de l’aide à la sortie de la ville.

Lug prit un air pensif.

- Avec l’armée dans les bas-fonds, la surveillance de la porte nord doit avoir été renforcée.

Alexander se releva. Il avait repris le contrôle de son corps.

- Pourquoi nous aider ? demanda-t-il, une pointe de soupçon dans la voix.

Le regard de Lug glissa vers Altaïs, toujours assis par terre.

- Parce qu’Altaïs représente un espoir pour les bas-fonds. Un prince réduit en esclavage… Il sera l’exemple vivant de ce que tout le monde dans ce royaume passe sous silence. Si son innocence est prouvée aux yeux de tous, la royauté ne pourra faire autrement que de se rappeler notre existence, nous qui restons dans l’ombre et sommes destinés à la misère.

- Je ne suis rien, coupa Altaïs d’une voix dure. Rien de plus qu’un fugitif traqué par l’armée.

- Pour l’instant. Mais les choses changent et la roue finira par tourner. Et ce jour-là, tu deviendras un symbole, que tu le veuilles ou non.

Après avoir vu ce qu’étaient les bas-fonds, Alexander comprenait l’importance que représentait Altaïs. Mais celui-ci avait encore un long chemin à parcourir pour se reconstruire avant de pouvoir revendiquer cette place. Et il leur faudrait avant tout prouver son innocence.

Alexander espérait sincèrement qu’ils trouveraient l’aide dont ils avaient besoin dans le Nord. Sinon… Sinon, ils seraient probablement amenés à quitter les terres d’Aeldor et à voyager au-delà de l’interminable chaîne montagneuse du Nord, ou par-delà la mer qui s’étendait à l’est.

 

***

 

Elaran se tenait dans la vaste cour du palais royal. Droit sur son cheval, il faisait face aux meilleurs soldats de l’armée, qu’il avait choisis avec soin. Les meilleurs, et les plus fidèles. À ses côtés, Mathéis, le jeune frère du roi, avait revêtu une armure de cuir et promenait un regard calme sur la scène. Mais, pour qui savait lire au-delà des apparences, il était évident que le jeune homme n’avait pas envie d’être là.

- Soldats !

La voix d’Elaran se répercuta dans la cour, forte et puissante.

- Le prince Altaïs a été vu dans la ville, après avoir disparu pendant deux ans. Il est de notre devoir de le ramener ici, afin qu’il soit enfin jugé comme il se doit !

Les soldats hurlèrent leur assentiment comme s’ils étaient des centaines et non une dizaine. Mathéis retint un soupir. Cela ne lui disait rien qui vaille. Il y avait quelque chose de grossier dans la soudaine réapparition d’Altaïs. Si vraiment celui-ci s’était caché ces deux dernières années, pourquoi serait-il revenu aussi subitement ?

Mathéis leva les yeux vers le balcon qui surplombait la cour. Adhara observait la scène qui se déroulait à ses pieds, l’air grave. Il avait changé. Depuis qu’il avait été couronné, il était devenu plus dur, plus renfermé, plus autoritaire également. Et Mathéis n’était pas sûr d’apprécier ce changement.

Légèrement en retrait derrière Adhara se tenait une belle jeune femme, dont les cheveux vénitiens étaient retenus par un fin diadème. Aliss. Se sentant observée, elle abaissa son regard vers Mathéis. Elle aussi doutait. Ils se comprenaient.

« Surveille Elaran », lui avait-elle dit lorsqu’il s’était préparé à partir. « Si vous rattrapez Altaïs, veille à ce qu’il ne lui arrive rien jusqu’à votre retour au palais. »

Elaran éperonna sa monture et s’élança vers les grandes portes du château. Mathéis fit de même, suivi par les soldats qui les accompagneraient dans cette traque.

 

***

 

- Natt !

Natt s’arrêta de marcher et se retourna vers la voix qui l’avait interpellé. Aliss se tenait là, sa coiffure légèrement défaite mais les yeux brillants de détermination. Elle paraissait contrariée.

- Qu’y a-t-il, Aliss ?

- Tu es d’accord avec ce qu’il se passe ? demanda-t-elle, la voix ferme.

- Que se passe-t-il ?

- Ne joue pas à ça, Natt, répliqua-t-elle l’air dur. Tu sais très bien de quoi je parle. Envoyer l’armée traquer Altaïs comme s’il n’était qu’un animal bon à chasser ? D’ailleurs, peut-on vraiment dire que c’est encore toi le chef des armées ?

- Il doit être jugé, répondit-il froidement.

Il ignorait délibérément la pique mais savait qu’elle n’était pas infondée. Elaran, qui à une époque avait occupé le rôle de chef des armées avant de devenir Grand Conseiller du roi, s’imposait désormais dans l’armée comme s’il n’avait jamais cédé sa place.

- Altaïs fait partie de notre famille ! C’est ton frère, c’est mon cousin ! Tu le crois vraiment coupable ?

- Ce que je crois ou non n’a pas d’importance.

- C’est faux, s’emporta Aliss.

Natt se rapprocha d’elle.

- Tu veux être accusée de trahison ? De complicité ?

- Non, mais je ne veux pas que mon cousin soit condamné s’il est innocent.

- Les faits sont ce qu’ils sont. Il était près du corps de ton père avant de soudainement disparaitre dans la nature.

Elle soutint son regard sans ciller et Natt redouta un moment qu’elle ne lise la vérité dans son esprit. Il rompit le contact visuel.

- Et même s’il était innocent, comment pourrait-il nous faire confiance ? Nous ne serions alors que la famille qui l’a poussé dans la fosse aux lions, car ne me fais pas croire que tu ne l’as jamais cru coupable, ne serait-ce qu’une seconde.

Il tourna les talons et s’en alla à pas vifs. Mais Aliss avait eu ce qu’elle voulait. Derrière le masque impassible que Natt revêtait, elle avait entrevu cette lueur d’hésitation qui l’animait elle aussi, ainsi que cette douloureuse culpabilité.

Car Aliss culpabilisait. Lorsque son père était mort, il y a deux ans, elle avait fermé les yeux, dévastée par la tristesse. Elle avait choisi de haïr Altaïs. Mais au fond d’elle, sa magie savait ce qu’elle refusait de reconnaître. La vérité était bien plus complexe.

Aliss voulait savoir. Et ce qu’elle discernait ne lui plaisait pas.

 

***

 

Lug guidait Altaïs et Alexander dans un méandre de ruelles plus sombres les unes que les autres. Si l’entrée des bas-fonds avait paru glauque, ce n’était rien comparé au quartier des brumes. L’air était étouffant, et les bâtiments noircis par le temps et la crasse créaient un écrasant sentiment d’oppression. Le soleil ne semblait jamais atteindre cet endroit, comme si celui-ci était sous terre.

Mais seul Alexander paraissait mal à l’aise. Lug était si habitué à l’endroit qu’il n’y prêtait plus réellement attention. Et Altaïs affichait à nouveau son air froid et indifférent. Difficile de deviner ce qu’il pensait.

- Il existe une sortie cachée dans les bas-fonds, les informa Lug. Elle se situe à l’est de la porte nord. Nous devrions l’atteindre sans difficulté, mais vous serez ensuite à découvert. Je pourrai attirer les soldats vers l’intérieur mais rien ne garantira que vous serez parfaitement à l’abri, et vous serez obligés de vous diriger vers la porte nord, d’où part la seule route qui mène au Nord depuis la capitale.

Alexander acquiesça, la gorge nouée. Il était terrifié à l’idée que ce plan, le seul qu’ils avaient actuellement, échoue. Comment avaient-ils bien pu en arriver là ? À cause de cet ivrogne qui avait dû faire remonter les rumeurs de leur présence jusqu’au château par le biais de quelques soldats ? Ou encore à cause de cet homme qui s’en était pris à Altaïs lorsqu’ils avaient quitté l’auberge ?

Alexander pouvait désormais voir la haute muraille qui entourait la ville tant celle-ci était proche.

- Respire, lui intima Altaïs sans le regarder.

Alexander n’avait pas eu conscience qu’il retenait sa respiration, mais quand il inspira profondément la brûlure dans ses poumons s’apaisa. À l’inverse, Altaïs était calme. Ou paraissait calme tout du moins.

- Nous y sommes, annonça Lug.

Face à eux, creusée à même le mur qui protégeait la ville, une petite ouverture était dissimulée par les ténèbres.

- Pourquoi les gens ne sortent pas des bas-fonds par cette voie ? demanda Alexander.

- Pourquoi les gens seraient-ils obligés de quitter l’endroit où ils vivent pour échapper à la misère ? Ils ne veulent pas partir, ils veulent une vie décente.

- Et toi ? Avec ta magie il te serait facile de construire une nouvelle vie ailleurs.

- Beaucoup de gens comptent sur moi ici.

Alexander hocha la tête. Il comprenait.

- Quand vous verrez la lumière, passez la porte. Les soldats devraient s’éloigner.

- Merci, Lug.

- Et toi, ne renonce pas. Jamais, ajouta-t-il en se tournant vers Altaïs, l’air grave.

Celui-ci acquiesça, le regard déterminé.

- J’espère que nos routes se croiseront à nouveau.

- Moi aussi.

Lug sourit puis tourna les talons et s’élança vers l’intérieur des bas-fonds.

- Tu es prêt ? demanda Alexander.

- Il faut.

Le silence s’étira, rempli de cette incertitude qui précède les grands moments. Au loin, une lumière éclata. Des cris se firent entendre, comme une réponse qui se propagea dans les rues obscures et étroites.

- Allons-y.

Et Altaïs s’engouffra dans le petit passage. Celui-ci s’étendait en réalité sur plusieurs mètres, sous la muraille, et ils durent se courber pour pouvoir avancer. La traversée ne dura que quelques secondes, mais Alexander eut l’impression qu’elle s’étira sur des heures.

Lorsqu’enfin ils purent sortir, Altaïs inspira profondément l’air frais. S’être échappé des bas-fonds était pour lui un soulagement.

- Vous en avez mis du temps.

Alexander fit volte-face, ses mains devant lui prêtes à utiliser sa magie. Mais à quelques mètres d’eux, se tenait une jeune fille au sourire angélique, vêtue d’une épaisse robe de paysanne. Plus loin, deux chevaux scellés broutaient l’herbe encore mouillée par la rosée du matin.

- Je m’appelle Théa. Natt m’a envoyée vous fournir ce dont vous aurez besoin.

Alexander haussa un sourcil, dubitatif.

- Tu n’as pas vraiment l’air de travailler pour Natt.

- C’est mon rôle de ne pas ressembler à ce que je suis et de me fondre partout.

Une espionne. Et probablement une très bonne espionne pour que Natt lui accorde une telle confiance.

- Nous devions nous retrouver plus loin.

- Je me suis doutée qu’avec tout le grabuge qu’il y a eu dans les bas-fonds, il vous serait difficile de sortir par la porte nord. Vous devez faire vite, dit-elle, plus grave. Le plus rapide est que vous rejoignez la grande route qui part de la capitale pour vous diriger vers le Nord. Vous serez particulièrement à découvert, mais il serait trop facile de vous couper si vous faites un détour. Quand vous vous serez suffisamment éloignés, vous pourrez vous écarter de la route et disparaitre. Évitez les villes. Si vous devez vraiment vous arrêter, privilégiez les petites bourgades où les informations mettent toujours du temps à arriver.

Elle se dirigea vers les chevaux, qui portaient de grandes sacoches.

- Vous avez des vivres, des vêtements et de l’argent.

Elle révéla également, deux épées, sanglées sous les sacoches.

- J’espère que vous n’aurez pas à les utiliser, mais cela peut toujours être utile.

- Merci, répondit Alexander.

Altaïs s’était éloigné de quelques pas, vers le second cheval, qu’il flattait avec douceur.

- Je vous souhaite un bon voyage, dit-elle, l’air sincère.

Elle recula de quelques pas, ramassa un panier vide qu’elle avait dû laisser au sol et s’éloigna l’air de rien.

Altaïs mit un pied dans l’étrier et monta sur le cheval d’une blancheur immaculée sans hésitation. Alexander fit de même, légèrement moins l’aise, avec la monture à la belle robe alezane  qui attendait tranquillement près de lui. Ils échangèrent un regard et s’élancèrent au galop. Ils longèrent le grand mur qui déterminait l’enceinte de la ville. Comme prévu, il n’y avait aucun soldat. La porte nord et la large route furent bientôt visibles. Alexander esquissa un sourire, ivre de ce sentiment de liberté et de soulagement qui l’envahissait. Même le regard d’Altaïs brillait d’une douceur qui lui était peu coutumière. Ils n’étaient plus qu’à quelques mètres de la route du Nord.

Mais soudain, tout vola en éclats. Des soldats passèrent la porte de la ville, menés par un homme de haute stature. Le cheval d’Altaïs se cabra quand celui-ci lui tira les rênes pour l’arrêter. Son corps tout entier n’était plus figé que par une colère froide. Alexander eut l’impression que le temps s’arrêtait. Mais ce n’était pas le cas et les soldats se rapprochèrent suffisamment pour qu’il distingue le visage de l’homme qui les guidait. Des traits durs marqués par le temps. Un regard anthracite. Des cheveux blancs.

Alexander n’ignorait pas qui leur faisait face. Et la réaction d’Altaïs à ses côtés confirma ce qu’il redoutait.

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Louison-
Posté le 21/07/2021
Coucou !

Alors alors :) La chose que j'ai trop trop appréciée dans ce chapitre, c'est lorsque Lug voit en Altaïs un symbole dans la lutte. C'est le genre de truc qui me fait fondre dans les romans, alors j'ai particulièrement apprécié le discours qu'a tenu Lug à ce sujet.
Sinon, j'ai bien aimé la façon dont il les sort du pétrin, même si ça fait un peu "deus ex machina" (tu vois à quoi je fais référence?). Après comme il le dit, sa magie a des limites, donc ça c'est un bon point au niveau de l'intrigue, ça signifie pas qu'ils sont sortis d'affaire pour autant :) Il y a juste une chose qui m'a interrogée : quel est le lien entre le fait d'avoir une magie lumineuse et le déplacement dans l'espace? Pas que les deux soit incompatibles, mais je t'avoue avoir un peu de peine à lier les deux éléments (lumière - espace). Peut-être faudrait-il davantage expliciter ça ?

Sinon : Théa m'a l'air d'être un personnage bien intriguant :) Et dommage que leur plan foire à la fin haha, et en même temps, ça aurait été trop facile que ça marche du premier coup x)

Bisou ! A très vite ;))
Mathilde Blue
Posté le 25/07/2021
Coucou !

Oh je suis trop contente que le discours de Lui te parle ! J'aime bien travailler sur le processus de comment telle chose ou telle personne devient un symbole ! Je vois ce que tu veux dire sur le "deus ex machina", mais Lug reviendra par la suite ;) Par rapport à sa magie, en fait c'est parce que ses déplacements ne sont pas instantanés, il se déplace seulement extrêmement vite (aussi vite que la lumière ^^), mais j'essaierai de le préciser un peu mieux du coup !

Et oui en effet ça aurait été trop facile s'il n'y avait eu aucun problème xD

Bisous :*
ModesteContesse
Posté le 09/06/2021
Oh nooooooon :( Mais j'étais SÛRE que ça allait foirer leur plan LÀ ! Évidemment que c'était trop simple ! ARGH ça m'énerve !! Pardon, ce n'est pas contre toi ahah je déteste quand le destin et la malchance s'acharnent ensemble sur les mêmes personnes -_-

Je suis curieuse à propos de Thea ! Elle m'a semblé si relax et insouciante, que je suis certaine qu'en réalité, c'est au contraire une meuf super forte et redoutable, c'est sûr ;) Elle cache super bien son jeu à mon avis ! J'espère qu'on la reverra ! Il y a peu de femmes pour l'instant et c'était rafraîchissant (pareil pour l'apparition d'Aliss d'ailleurs, qui semble loin de vouloir laisser les choses en l'état, ça fait plaisir !)

À bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 10/06/2021
Forcément, ils étaient un peu naïfs de penser que ça allait fonctionner, les plans ratent toujours, c'est dans l'ordre des choses xD

Suffisamment badass pour que Natt lui accorde toute sa confiance ^^ Mais sinon on ne la reverra pas ^^' Mais par contre Aliss... Gros coeur sur elle <3 Mais de manière générale je sais que j'ai peu de personnages féminins, le problème étant qu'en fait j'ai beaucoup plus de mal à les créer... Je ne suis jamais satisfaite (Aliss est ma plus grande réussite T_T).

À bientôt !
ModesteContesse
Posté le 10/06/2021
Je comprends ! Moi jusqu'il y a peu c'était les personnages masculins que j'avais du mal à écrire mais ma dernière histoire m'a réconciliée avec ça ahah ^^
Hâte de revoir Aliss alors !
Mathilde Blue
Posté le 10/06/2021
Haha, chacun a ses faiblesses x) Mais tant mieux si tu as réussi à te réconcilier avec ça !
dodoreve
Posté le 27/02/2021
Hé bien, moi qui m'attendais à ce que ce chapitre marque le début d'un voyage un peu plus tranquille... Pas de répit !
"Respire" : C'est un conseil que j'aime beaucoup. Mais de toute façon j'aime beaucoup tout ce qui caractérise leur relation, à ces deux là.
Je m'arrête ici pour le moment (parce qu'il faut bien faire dodo à un moment) ! Je sais que je ne pourrai pas reprendre ma lecture dans l'immédiat, mais j'espère que ça ne sera pas dans trop longtemps non plus ! Merci pour cette histoire :)
Mathilde Blue
Posté le 28/02/2021
Non, je vais quand même pas être sympa avec eux x) (Je blague, je me sentais vraiment impitoyable sur le moment ^^')
Repose-toi bien dans ce cas ;) Et merci à toi d'avoir pris le temps de laisser tous ces commentaires !

À bientôt :D
petite_louve
Posté le 18/02/2021
Comment s'arrêter en si bon chemin ? Je vais devoir enchaîner avec le chapitre suivant !
Encore des rebondissements, de nouvelles explications sur la magie de ton univers. Tout cela fonctionne très bien ! L'histoire continue de se dérouler avec fluidité et cohérence. C'est un régal à lire. Difficile de ne pas cliquer sur le chapitre suivant. Encore un chapitre, et après je vais sûrement devoir reprendre le travail !
Mathilde Blue
Posté le 18/02/2021
Haha désolée, j’ai un petit faible pour les fins de chapitre pleine de tension ^^ Je suis contente que ce chapitre te plaise en tout cas !

À tout de suite ^^
Gabhany
Posté le 17/02/2021
Ouh là là ça n'augure rien de bon cette rencontre à quelques mètres de la liberté ! Si je ne me trompe pas, c'est Elaran le tortionnaire du prince ? Je suis sûre qu'il ne laissera pas filer Altaïs aussi facilement... Par rapport à Lug, j'ai été un peu surprise qu'il disparaisse aussi vite, ça m'a fait un peu l'effet d'un deus ex machina alors qu'il aurait pu avoir un rôle plus intéressant. Après tout il les a tirés d'un très mauvais pas. Ce chapitre était plein de tension, encore une fois, c'est très bien géré et j'ai vraiment cru qu'ils réussiraient à s'enfuir ^^
Mathilde Blue
Posté le 17/02/2021
Non, ça sent la suite des embrouilles tout ça ^^ Et en effet tu ne te trompes pas ! Alors pour Lug je vois ce que tu veux dire, effectivement son apparition est très brève, mais comme c’était un peu le bazar dans les bas-fonds il s’est surtout assuré de sortir Altaïs et Alexander de ce mauvais pas... Cela dit, on le reverra !
AnatoleJ
Posté le 03/02/2021
Re-hello :D

Aussitôt présenté, aussitôt parti ce petit Lug ! Il a un côté très terre à terre sur ses raisons de les aider, tout en étant finalement assez optimiste, à sa place je ne serais pas parti du principe que réhabiliter Altaïs suffirait à casser des inégalités ... il doit vraiment lui faire confiance ^^
J’ai beaucoup aimé les deux passages sur les jumeaux/cousins d’Altaïs (si je me suis pas emmêlé dans l’arbre généalogique), c’était très fluide et ces deux jumeaux sont très intrigants !

Mes petites notes :
- « Les soldats paraissaient avoir du mal à se remettre de l’enchaînement des évènements et des coups qu’ils avaient pris. »
Je rejoins Cherry sur le fait que ça vaudrait le coup de détailler plus l’état des soldats !

- « Il n’avait jamais ressenti de sensation aussi désagréable. »
Répétition entre ressenti/sensation

- « ou par-delà la mer qui s’étendait à l’est. »
Pas le choix, il va falloir se reconvertir en pirates les enfants

- « dont les cheveux vénitiens »
J’ai du faire une recherche pour savoir ce qu’étaient des cheveux vénitiens (ça ce n’est pas un problème haha) mais du coup, j’ai vu que ça se referrait à Venise, qui a priori n’existe pas dans ton univers ? (ou peut-être que si, et dans ce cas, ce serait intriguant)

- « L’air était étouffant, et les bâtiments noircis par le temps et la crasse créaient un écrasant sentiment d’oppression. »
Ici je pense que tu n’as pas besoin de dire que cela créé un sentiment d’oppression, puisqu’on peut le deviner avec le reste de la description, mais peut-être que tu peux insister en décrivant ce qui éclaire (mal) les rues (puisque le soleil n’entre pas, j’imagine qu’il y a un truc qui leur permet de voir), ou en jouant sur les odeurs, si le peu d’air qu’ils ont pue, ça rajoute à l’oppression ^^

- « - Respire, lui intima Altaïs sans le regarder. »
Chacun son tour de prendre soin de l’autre on dirait, héhé

- « Plus loin, deux chevaux scellés broutaient l’herbe encore mouillée par la rosée du matin. »
sellés sans C (mais, probablement le plus grave : tout le monde sait que les chevaux n’existent pas, c’est juste des poneys qui se prennent trop au sérieux, ne te fais pas avoir par leur propagande !)

A bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 04/02/2021
Coucou :D

Ben en tout cas il l’espère, il pense que ce serait un bon départ déjà ^^ Mais en effet, il est assez terre à terre x)
Tu ne t’es pas emmêlé haha ! Mais contente qu’ils t’intriguent tous les deux !

Pour tes notes :

- « Pas le choix, il va falloir se reconvertir en pirates les enfants »
Alors déjà je ne m’attendais pas du tout à cette remarque, et je me suis un peu étouffée de rire x) Et ensuite j’ai toujours eu envie d’écrire une histoire de pirates, résultat je me suis mise à imaginer Alexander et Altaïs dans une histoire de pirates, je ne te remercie pas ^^

- « J’ai du faire une recherche pour savoir ce qu’étaient des cheveux vénitiens (ça ce n’est pas un problème haha) mais du coup, j’ai vu que ça se referrait à Venise, qui a priori n’existe pas dans ton univers ? (ou peut-être que si, et dans ce cas, ce serait intriguant) »
En fait, le blond vénitien c’est surtout une teinte de blond qui tire sur le roux !

- « Chacun son tour de prendre soin de l’autre on dirait, héhé »
Ils sont si mimis ^

- « sellés sans C (mais, probablement le plus grave : tout le monde sait que les chevaux n’existent pas, c’est juste des poneys qui se prennent trop au sérieux, ne te fais pas avoir par leur propagande !) »
Oups :x Évidemment, tous des snobs ces pseudos chevaux !

À bientôt :D
Hastur
Posté le 22/01/2021
Helllo !

Super chapitre. Je l'ai apprécié en tout point. Très clair dans toutes les actions qui se succèdent. J'ai beaucoup aimé cette idée de magie autour de la lumière. Petit ascenseur émotionnel à la fin. Tout va pour le mieux, mais finalement non, hu hu hu ^^. Pauvres Altaïs et Alexander !

Comme d'habitude, la fin donne envie de se plonger dans le chapitre suivant :).

Mes notes:
"Il se rendit compte qu’il avait fermé les yeux seulement quand il essaya de les rouvrir mais sa vision resta floue quelques secondes encore."
Phrase un peu lourde. Reformulation ou ajout de virgule ?

"Ils étaient toujours dans les bas-fonds au vu de la pierre noircie par la crasse et de l’obscurité ambiante de la ruelle où ils se trouvaient désormais."
Idem

"Se sentent observée,"
Se sentant

"Le silence s’étira, rempli de cette incertitude qui précède les grands moments."
Très belle phrase !

"La traversée ne dura que quelques secondes, mais Alexander eut l’impression qu’elle dura des heures.
Répétition durer

Bon courage pour la suite. A très vite :).
Mathilde Blue
Posté le 22/01/2021
Coucou !

Je suis contente que ce chapitre te plaise ! Et oui, dommage pour eux ^^ Merci pour tes notes :D

À bientôt !
Cherry
Posté le 21/01/2021
Hey, comment ça va ?

Voici d'abord mes remarques :

Les soldats paraissaient avoir du mal à se remettre de l’enchaînement des évènements et des coups qu’ils avaient pris. = Si tu veux décrire une scène de chaos, il faudrait développer en profondeur. Ainsi il y aurait plus d’effets sur le lecteur. Pourquoi ne pas appuyer sur l’état des soldats afin de montrer les conséquences de la magie de Lug ?

Il se rendit compte qu’il avait fermé les yeux seulement quand il essaya de les rouvrir mais sa vision resta floue quelques secondes encore. = La phrase est longue, rajoute une virgule

Les soldats hurlèrent leur assentiment comme s’ils étaient un régiment. = Justement, les soldats ne forment-ils pas déjà un régiment ? La comparaison est maladroite

Se sentent observée = Se sentant

ce qu’elle refusait de reconnaitre = reconnaître

Le plus rapide est que vous rejoignez la grande ROUTE qui part de la ville pour vous diriger vers le Nord. Vous serez particulièrement à découvert, mais il serait trop facile de vous couper la ROUTE si vous faites un détour. Quand vous vous serez suffisamment éloignés, vous pourrez vous écarter de la ROUTE et disparaitre. = Il y a des répétitions du mot « route »

« Elle se dirigea vers les chevaux, qui portaient de grandes SACOCHES.
- Dans les SACOCHES, il y a des vivres, des vêtements et de l’argent.
Elle révéla également, sanglées sous les SACOCHES, deux épées. » = Encore une répétition avec le mot « sacoches »


Dans ce chapitre, tu mentionne plusieurs fois l'état d'Alexander et à quel point il ne se sent pas bien et pas à l'aise dans les bas-fonds... Or, je n'ai pas ressenti ce sentiment d'oppression. Encore moins le soulagement lorsqu'ils quittent enfin les bas-fonds.
Peut-être qu'avec plus de descriptions usant les cinq sens seraient plus efficace. Lorsqu'Alexander et Altaïs utilisent le passage qui les mènent à l'extérieur, tu pourrais exploiter ce sentiment et mieux donner l'impression.
Autre chose que je tiens à relever mais j'ai comme la sensation que ça va un peu vite... Essaye de faire monter la tension. Par exemple quand les garçons attendent que Lug fasse diversion. Que ressentent-ils ?

Bref, désolée pour ce pavé mais cette histoire me tient vraiment au cœur !
A plus !
Mathilde Blue
Posté le 22/01/2021
Coucou ! Ça va et toi ?

Je pense voir ce que tu veux dire quand tu dis ne pas avoir ressenti certains sentiments à la lecture. Effectivement, le problème réside peut-être dans des descriptions trop superficielles, d'autant plus qu'effectivement les évènements s'enchaînent un peu vite. Tu fais bien d'insister là-dessus parce que je sais que ce sont mes gros points faibles en écriture et c'est important que je prenne le temps de revoir tout ça (ce qui ne devrait pas tarder à arriver hehe) ! Et puis je me souviens avoir eu du mal à écrire ce chapitre (je crois que c'est l'un de ceux où j'ai mis le plus de temps) ^^'

En tout cas, merci pour ton long commentaire et toutes tes remarques, ce sont des retours très précieux et je suis heureuse que cette histoire te tienne à coeur et que tu aies toujours envie de la poursuivre !

À bientôt :)
Blanche Koltien
Posté le 20/01/2021
Comme d'habitude, ce chapitre est top!! On découvre un peu mieux certains personnages, ça fait plaisir!
Et pour ne pas perdre les bonnes habitudes, une fin de chapitre pleine de suspens ^^

Seule petite coquille (faute de frappe je pense): "Plus loin, deux cheveux scellés" -> "Plus loin, deux chevaux scellés" non? ^^

Hâte d'avoir la suite!!
Mathilde Blue
Posté le 20/01/2021
Coucou ! Je suis contente que ça te plaise toujours ! Et non effectivement, je reste incorrigible sur les fins des chapitres x)

Oh bien vu pour la coquille !

Merci pour ton commentaire et à bientôt :D
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