Chapitre 9

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Où Kiaraan et Oksa rencontrent, de façon plus protocolaire, des Lupus... Bonne lecture !

L’odeur entêtante de la sève toute proche de ses narines.

Le contact rugueux du bois sur sa joue.

Une douleur sourde à l’arrière du crâne.

Un souffle continu et tumultueux en arrière-fond.

Kiaraan s’accrocha à la concrétude de ces sensations pour revenir à la conscience. Son esprit encore ennuagé oscillait entre l’inconscience et l’éveil.

Un souvenir fusa dans sa tête, Oksa lui avait crié quelque chose, juste avant que le noir s’abatte sur elle, alors que Rodrik tentait de se relever, avant d’être entravé par les soldats Lupus. Etait-ce un souvenir réel ou seulement une vision provoquée par l’espoir fou de ne pas être la seule survivante de ce désastre ?

*

Kiaraan ouvrit péniblement les yeux. Elle ne comprenait pas pourquoi elle voyait le monde renversé.

Ses yeux firent le point sur la forme recroquevillée dans un coin en face d’elle. Son regard décrocha et se perdit dans les rainures du plancher de bois foncé. Un vertige la saisit.

  • Kiaraan ? interrogea une voix familière.

Par réflexe, celle-ci releva la tête, y occasionnant une douleur fulgurante qui la fit gémir.

  • Kiaraan ? Oh, par la Mère, tu es vivante ! Oh, merci, tu es vivante !

Oksa se releva précipitamment et s’approcha de son amie avec un soulagement manifeste.  Avec mille précautions cependant, elle l’aida à s’asseoir et l’adossa à la cloison derrière elles.

Après cela, Kiaraan resta silencieuse un long moment. Oksa la couvait d’un regard inquiet, mais elle attendit patiemment que son amie eut repris ses esprits.

  • Où … finit-elle par croasser. Où sommes-nous ?

Kiaraan toussa, et elle reprit d’une voix plus claire :

  • Ca va, toi ? Tu n’es pas blessée ?
  • Ca va, je n’ai rien. Je ne me suis pas battue, moi… répondit Oksa d’une voix complice.

Kiaraan esquissa un sourire, mais un rictus de douleur le remplaça bien vite.

  • Ma tête… souffla  piteusement Kiaraan en voulant y porter la main.

Son bras retomba presque aussitôt.

  • Tu as reçu un sacré coup, en effet. J’ai eu la peur de ma vie en te voyant t’écrouler.
  • On est où, là ?

Sa voix était rauque, sa gorge sèche et crépitante comme un feu de brindilles. Prudemment, Kiaraan regarda autour d’elle. La cabane où elles se trouvaient ne devait pas dépasser les six mètres carrés. Des planches toutes fraîches bouchaient les brèches et les trous. À sa gauche, là où elle était auparavant allongée, était posée une paillasse d’herbes et de fougères. Une autre, identique, occupait le coin opposé. En dehors de cela, la cabane était complètement vide, les murs nus et crasseux. Manifestement abandonnée. Une branche d’arbre d’une circonférence invraisemblable traversait le coin au dessus de la paillasse d’Oksa. Une autre paraissait soutenir le toit dans toute sa longueur. À la droite de la jeune fille, se trouvait une porte branlante.

  • Tu as essayé de l’ouvrir ? demanda Kiaraan en essayant de se redresser.
  • J’ai essayé, la repoussa Oksa sans effort.
  • Et ?
  • Je vais t’aider à te lever. Il faut que tu voies ça.

La jeune fille vint se placer à la gauche de Kiaraan et passa son bras sur ses propres épaules. En grimaçant sous l’effort, elles se relevèrent tant bien que mal et clopinèrent jusqu’à la porte. Sans offrir la moindre résistance, celle-ci s’ouvrit à la première poussée.

Une puissante bourrasque s’engouffra dans leurs cheveux, souleva les paillasses et manqua faire tomber les deux filles. Une myriade de feuilles d’un vert profond, grandes et rondes comme des assiettes, bruissait jusque sous leurs pieds. Les murs et probablement le toit de la cabane en étaient recouverts. En levant la tête, Kiaraan distingua une branche énorme, assez large pour que deux hommes y marchent de front, qui jaillissait du toit de la cabane pour aller rejoindre un tronc démesuré. Kiaraan chercha des yeux une corde, en vain. La branche était juste assez éloignée pour qu’elle ne puisse pas y grimper sans aide. En face d’elles, un tronc absurdement gros s’élançait bien au dessus d’elles.

Bouche bée, Kiaraan avança d’un pas pour mieux appréhender leur nouvel et incroyable environnement.

_ NON ! la retint Oksa.

Celle-ci tira violemment Kiaraan en arrière, l’empêchant de basculer dans le vide béant qui ouvrait sa gueule juste à quelques centimètres de leurs pieds.

Le cœur tambourinant dans ses oreilles, Kiaraan baissa les yeux et ne vit ni branche, ni liane, ni quoi que ce soit qui leur permette de quitter la cabane. Aucun point d’appui d’aucune sorte. C’était la mort assurée si elles tentaient quoi que ce soit pour s’évader.

Elles étaient prisonnières, même si cet accès à l’extérieur leur donnait une trompeuse impression de liberté.

  • Reculez ! aboya une voix impérieuse, toute proche d’elles.

Les deux filles sursautèrent et levèrent la tête. Accroupi sur la branche qui surplombait la porte, un jeune homme en armure les surveillait attentivement, les yeux plissés.

Tétanisées, ni Kiaraan ni Oksa ne savaient comment réagir. Poussant son amie du coude, Oksa lui désigna alors un autre garde posté un peu plus loin sur la branche.  Il se tenait assis à califourchon sur le bois, et pointait un arc bandé d’une flèche vers elles.

Prudemment, les prisonnières reculèrent de deux pas, de façon à s’éloigner de la porte. Le premier garde sauta alors sur le seuil tandis que l’autre pointait toujours son arme sur les deux filles. Sous ses longs cheveux noirs retenus en arrière, son visage aux traits accusés arborait une expression sérieuse. Il ne semblait pas beaucoup plus vieux qu’elles, pourtant il dégageait une incontestable autorité. Ses yeux jaunes au regard pénétrant restaient fixés sans ciller sur les deux filles.

  • Restez loin de la porte, ordonna-t-il, le visage hostile. J’ai ordre de vous garder ici jusqu’au Conseil, où nos chefs décideront de votre sort. Vous serez étroitement surveillées jusque là. N’espérez pas pouvoir vous échapper.

Il leur lança un regard farouche, puis ressortit de la même façon qu’il était entré. Il avait effectué un saut d’au moins trois mètres qui éberlua Kiaraan. Oksa et elle le virent ensuite descendre, en courant de branche en branche, bondissant des unes aux autres, sans jamais hésiter ni se tromper. Il finit par disparaître derrière le tronc monstrueux de l’arbre.

Quel était donc ce peuple, vivant dans les arbres et capable de telles prouesses physiques ?

Les deux amies échangèrent un long regard inquiet. Oksa aida ensuite Kiaraan à se réinstaller sur sa paillasse et s’assit à côté d’elle.

_ Peut-être est-il juste parti nous chercher un peu d’eau ? tenta de plaisanter Oksa.

Kiaraan se contenta de prendre la main de son amie et de serrer les dents. Qu’allait-on faire d’elles ?

 

Oksa aida Kiaraan à se réinstaller sur sa paillasse, le dos appuyé contre la paroi de bois rêche. Des échardes lui piquèrent la peau à travers sa tunique, mais elle ne s’en souciait guère. Il y avait quelque chose qu’elle devait savoir, tout de suite.

  • Les autres. Rodrik, Pier … ? Est-ce qu’ils …
  • Rodrik et plusieurs autres ont été emmenés en même temps que nous.  Pier a réussi à s’enfuir avec ceux qui restaient.
  • Oh. Tout n’est peut-être pas perdu alors, répondit Kiaraan.
  • Je ne sais pas. il leur faut déjà atteindre Long’Ombre vivants et –
  • Ils étaient poursuivis ?
  • Non. Enfin je ne crois pas. Mais il y a eu beaucoup de blessés. Pier lui-même n’était pas indemne.
  • Alors comment a-t-il fait pour s’enfuir ?
  • Eh bien, je crois qu’il …

Oksa s’interrompit et ses yeux papillonnèrent de droite à gauche. Les sourcils froncés, elle semblait mener une intense réflexion intérieure.

  • Oksa ! s’exclama Kiaraan au bout d’un long silence.
  • Je ne suis pas sûre de ce que j’ai vu, retiens bien ça. Les Lupus étaient en train de nous emmener, toi tu étais inconsciente, la mission s’était achevée de façon désastreuse, alors…
  • J’ai bien compris. Dis-moi ce que tu as vu, enfin !
  • J’ai vu Pier muer. Il était acculé, il se battait contre trois soldats et il était blessé. Il était sur le point d’être capturé, alors il… il a fait un pas en arrière, il a jeté ses armes à terre, les Lupus se sont approchés en pensant qu’il se rendait et là… il s’est transformé d’un coup. Il s’est débarrassé de ses adversaires en deux coups de poings, c’était vraiment ça, il était dressé debout dans une posture humane, il a frappé deux fois avec ses pattes et les soldats se sont écroulés. Il a mis hors de combat le reste de l’escouade Lupus et a entraîné derrière lui ceux des nôtres qui restaient.
  • C’est impossible, souffla Kiaraan après un long silence stupéfait.
  • C’est ce qu’on nous a toujours dit, oui. Mais visiblement, c’est faux. Ça veut dire que ce qui t’arrive à toi est possible, déclara doucement Oksa.

Incrédule, Kiaraan sentit ses yeux se remplir de larmes. C’était bien le moment de lui faire une déclaration pareille ! Elle tenta de sourire pour rassurer son amie qui se rongeait les ongles. Mais tout ce qu’elle fut capable d’exécuter fut un pauvre rictus qui faillit rompre le fragile équilibre de ses larmes. Au bout d’un moment, quand elle eut repris le contrôle d’elle-même, elle se contenta de prendre la main d’Oksa dans la sienne. Elle adressa une prière muette à la Mère. Elle n’était pas folle. Elle n’était pas seule. Ni anormale. Il y en avait d’autres.

*

 

 

Le vent n’avait pas cessé de souffler à l’extérieur. La température à l’intérieur de la cabane avait suivi le déclin de la lumière, et les deux filles s’étaient réfugiées l’une contre l’autre sur une paillasse pour se réchauffer. Le froid, le souffle continu du vent et de l’attente mettaient ses nerfs à rude épreuve. Elle sursautait au moindre craquement de branche, frémissait en croyant distinguer des bruits de pas. Vingt fois, elle avait cru apercevoir des mouvements dans l’arbre, et à chaque fois son pouls se mettait à caracoler dans ses veines. La peau parcourue de frissons, l’estomac noué, Kiaraan gardait les yeux rivés sur la porte. Dans sa tête s’entrechoquaient le visage de sa sœur en larmes à l’annonce de son trépas et des visions de ses camarades tombés, comme des éclairs de souffrance. Elle ne pouvait détacher les yeux de ses mains qui tremblaient. Elle tentait de se raccrocher à l’espoir que ses camarades reviennent à temps pour les sauver, mais cette pensée n’était qu’une étincelle solitaire et bien mince. Ce qui prévalait, c’était la certitude écrasante que la Mère les punissait pour leur folie. Voilà ce qui attend les présomptueux et les impulsifs, voilà ce qui menace ceux qui ne sont pas à leur place, semblait-elle leur dire. Kiaraan ne pouvait s’empêcher d’y déceler un message pour elle-même. Elle s’était lancée dans cette expédition, de façon irréfléchie et présomptueuse, sans penser aux conséquences, et elle se retrouvait maintenant à devoir assumer ces fameuses conséquences. Elle eut une pensée pour sa sœur. Diorann ne lui pardonnerait jamais de s’être laissée terrasser par les conséquences de sa propre stupidité. Kiaraan se promit de tout faire pour s’en sortir, afin de pouvoir lui demander pardon de l’avoir abandonnée une nouvelle fois.

*

 Une fois que l’obscurité eut tout à fait pris possession d’elles, leur garde apparut sur le seuil de la porte. Kiaraan serra les poings. Elle allait avoir besoin de tout son courage.

Une jeune femme s’introduisit à la suite du garde dans la cabane. Ses longs cheveux gris étaient noués en une tresse dont la pointe retombait sur son épaule et se confondait avec le tissu noir de sa tunique. Elle tenait à bout de bras une lanterne en bois où reposait une boule luminescente, dont l’aura empêchait qu’on ne distingue totalement ses traits.

  • Je suis Lorel, déclara la nouvelle venue. La GuériSage de Nevadis.

Elle avait un timbre un peu voilé qui accentuait le mystère qui se dégageait de sa personne. En sa présence, Kiaraan se sentait étrangement apaisée.

D’un geste fluide, Lorel posa sa lanterne sur le sol et se délesta également d’un gros sac en tissu renflé, qu’elle portait en bandoulière. Elle ouvrit le sac et en sortit une outre pleine ainsi que deux petits bols enveloppés dans du tissu. Elle posa le tout devant Oksa et Kiaraan. Ebahie, celle-ci n’en croyait pas ses yeux. Elle ne s’attendait pas à autant de bienveillance, pas après qu’on les ait laissées à l’abandon, sans manger ni boire, la journée durant. Le contraste entre les deux lui ôtait les mots.

  • Mangez, finit par dire Lorel. Le Conseil est en train de se réunir. Dans une heure, vous serez devant nos chefs. Vous devez être en pleine possession de vos moyens pour vous présenter devant eux. C’est la volonté de notre chef.

Elle s’approcha alors et Kiaraan put distinguer son visage. La finesse de ses traits était fascinante, mais Kiaraan fut immédiatement happée par l’étrangeté de son regard. Les yeux jaunes des Lupus étaient chez elle recouverts d’un voile blanc translucide, qui donnait à ses pupilles la couleur et la clarté des reflets de l’aurore sur l’eau.

  • L’une de vous deux a été blessée, je crois, demanda-t-elle soudain.
  • Lorel, non ! intervint le garde.
  • Tais-toi, Largo. Dis-moi seulement où elles se trouvent, puisqu’elles ne parlent pas.

Mécontent, le garde resta parfaitement silencieux.

  • C’est moi, intervint alors Kiaraan.

Ce fut en voyant Lorel tourner immédiatement la tête au son de sa voix que Kiaraan comprit. Lorel était aveugle.

  • Ah, là voila, s’amusa-t-elle.

Elle se pencha vers son sac, y plongea la main et en ressortit une petite boîte ronde en bois. Elle la fit glisser devant elle et Kiaraan fut stupéfaite de la précision avec laquelle la boîte l’avait atteinte.

  • C’est un onguent à appliquer sur ta blessure à la tête.

Elle tourna la tête à demi, et la pencha vers la droite, comme si elle cherchait à percer le mystère du silence.

  • Ton amie devra d’abord nettoyer avec un peu d’eau, puis sécher la plaie et ensuite la badigeonner avec l’onguent. Vous pouvez tout utiliser, je vous en fournirai d’autres si nous nous rencontrons à nouveau.

Lorel se détourna gracieusement et tendit la main vers le garde. Celui-ci l’attrapa et la guida vers lui. Il l’aida ensuite à sortir de la cabane mais elle rejoignit seule et sans aucune hésitation le garde qui l’attendait près du tronc.

Kiaraan se sentait glacée. Ses oreilles bourdonnaient et son rythme cardiaque était suspendu à sa respiration hachée. Elle se focalisa sur les gestes qu’elle distinguait pour garder le contrôle d’elle-même. Le garde qui passait la main dans ses cheveux longs, ramenant sans cesse en arrière la mèche grise qui lui retombait sur le front. Oksa qui faisait craquer ses doigts à force de les tordre dans tous les sens. Il fallait qu’elle respire. Inspirer, expirer. Ses mains qui se plaquaient sur sa bouche. Inspirer, expirer.

Kiaraan ne reprit conscience de ce qui l’entourait que lorsque Largo reprit la parole. Elle aurait été incapable de dire combien de temps son … absence avait duré. Le temps adopte une toute autre réalité quand on s’attend à mourir.

  • Je reviendrai vous chercher dans une heure, résonna gravement sa voix.

Il s’éclipsa alors après un long regard pensif.

Kiaraan et Oksa restèrent là, immobiles, le cœur battant à grands coups furieux dans le silence de leur esprit. Le destin venait à elles aussi brusquement, violemment que le vent des montagnes.

 

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Makara
Posté le 12/11/2019
Coucou ma petite Gabhany :)
Me révoilà ! Encore désolée du retard, je suis déjà surmenée par le boulot !
Alors dans l'ensemble, j'ai bien aimé ce chapitre comme d'habitude même si je te te propose quelques pistes de réécriture.
Tout d'abord, ce chapitre a du potentiel mais pour moi il est mal-exploité. On arrive à un tournant de l'histoire et il faut que cela se ressente niveau rythme et je l'ai trouvé un peu « mou ». Il manque de fluidité d'une part, j'ai buté plusieurs fois sur les pronoms pour savoir à qui tu faisais référence, et d'autre part il n'y a pas de réel surprise à ce réveil alors qu'on souhaite être surpris.

Autre chose, je trouve cela étrange que les Lupus laissent les filles ensemble. Elles pourraient se mettre d'accord sur une version de l'histoire, imaginer un plan, bref, les Lupus prennent de gros risques ou alors ils ne sont pas très intelligents...
Je pense que tu pourrais installer un vrai climat de tension en faisant réveiller Kiarann seule.
En plus, je m'étais fait un peu mes films en me disant qu'elle allait se réveiller seule (et tu instaures un mystère sur ce qui est arrivé aux autres) et son seul interlocuteur serait ce mystérieux Largo. En particulier si ce Largo a un rôle important dans la suite de ton récit, ce serait une merveilleuse occasion de présenter ce personnage. Largo deviendrait encore plus intéressant car il serait le seul à détenir des infos sur les membres du groupe de Kiarann est du coup on voudrait en savoir plus sur lui et tu pourrais installer quelques dialogues entre eux. Voilà c'est juste une idée, mais peut-être que tu souhaites développer ce personnage plus tard (ou pas du tout, et je m'emballe toute seule, XD).
Aussi, je n'ai pas trouvé leur emprisonnement très stressant, perso j'aurai rajouté des bruits de tambour ou d'instruments bien étranges qui symboliseraient quelque chose (les heures qui les sépare du procès), ou des cris d'hommes que l'on torture (peut-être pas à ce point là, je sens que les Lupus ne sont pas des gros barbares...). Mais je pense que tu vois ce que je veux dire. A aucun moment, je n'ai eu peur pour les filles. Je pense que c'est quelque chose que tu pourrais retravailler.
Sinon, côté point positif, j'ai tout de suite bien aimé cette aveugle et le fait que leur prison soit une cabane au dessus du sol, ainsi que la relation entre les deux filles:)

Remarques, peccadilles :

Kiaraan s’accrocha à la concrétude de ces sensations pour revenir à la conscience.  => Je bute beaucoup sur le mot concrétude, il est bizarre non ?
Tu as essayé de l’ouvrir ? demanda Kiaraan en essayant de se redresser. => Deux fois le mot essayer.
En levant la tête, Kiaraan distingua une branche énorme, assez large pour que deux hommes y marchent de front, qui jaillissait du toit de la cabane pour aller rejoindre un tronc démesuré. => Phrase un peu maladroite.
C’est un onguent à appliquer sur ta blessure à la tête.
Elle tourna la tête à demi, => Répétition tête
comme si elle cherchait à percer le mystère du silence. => J'aime beaucoup cette phrase
Le temps adopte une toute autre réalité quand on s’attend à mourir. => Si j'adore cette phrase je la trouve un peu mal-placée, pour moi dans cette scène Kiarann n'est pas à deux doigts de la mort
Je trouve que Kiarann demande bien tardivement ce qui est arrivé aux autres, ce serait une des premières choses que j'aurais demandé !
C’était bien le moment de lui faire une déclaration pareille ! => Déclaration me semble un peu fort, remarque peut-être ?
Voili-voilou ma belle, j'espère que je ne plombe pas le moral, tu sais que je crois à fond dans cette histoire et si je t'embête c'est pour la rendre encore mieux < 3
Pleins de bisous volants <3
Gabhany
Posté le 14/11/2019
Coucou ma petite Makara ! Merci pour ta lecture et ton commentaire ;) je n'ai pas répondu tout de suite car en fait ce que tu dis m'a vachement fait réfléchir. Tu as mis le doigt sur ce qui me gêne dans ce chapitre depuis son écriture : il ne se passe pas "grand-chose", il n'y a pas assez de tension, j'ai tenté d'en insuffler sans vraiment y parvenir, alors déjà merci pour ces remarques très pertinentes et pour tes idées. Faire se réveiller Kiaraan seule est une bonne idée en effet, ainsi que d'installer un mystère sur ce qui est arrivé aux autres, en particulier à Oksa de qui elle est séparée pour la première fois. Je vais réfléchir à tout ça en vue de la réécriture, mais ça ne sera pas tout de suite. Tu as raison on est à un tournant de l'histoire et ça ne se ressent aps assez. Bref.
Merci encore pour ton commentaire <3
Makara
Posté le 14/11/2019
Coucou Gabhany ! Ecoute tant mieux si je te fais réfléchir ! Globalement ça reste un très bon chapitre, je ne veux pas non plus te retourner le cerveau XD
Surtout que je n'ai pas lu la suite et donc que mon avis peut changer en la lisant ;-)
Tu as raison de ne pas faire la réécriture tout de suite, je crois que tu as déjà bien donné^^. C'est parfois mieux d'avancer !
Par contre moi je veux bien la suite :p
Pleins de bisous volants :)
Arabella
Posté le 06/11/2019
Dernier chapitre, je trouve qu’il est très homogène avec le reste du roman (il n’a pas été réécrit n’est ce pas ? Je le trouve aussi bien que les autres !)

Kiaraan s’accrocha à la concrétude de ces sensations pour revenir à la conscience. ⇒ cette phrase me semble bizarre, notamment la « concrétude ». Peut etre, qu’il serait possible de faire plus simple, cette phrase me semble compliquée.

J’ai eu la peur du vide en voyant cette cabane ! Super bonne idée ! On en apprend un tout petit peu plus sur les lupus, mais je reste sur ma faim ! Leur gardien m’intrigue beaucoup, aura-t-il un rôle important ? En tout cas, on a hâte de voir ce qui va se jouer un petit peu dans cette réunion, il faut que tu écrives, tu ne peux pas nous laisser sur un pareil cliffhanger !!! Je veux en savoir plus sur la mue (je crois que c’est vraiment ça qui m’intrigue le plus, j’adore Kiaraan quand elle se transforme, elle a vraiment une puissance féroce !
Gabhany
Posté le 08/11/2019
Ah merci je suis soulagée que ce chapitre aille bien à la suite des autres ! Non il n'a pas été réécrit celui-là :)
Je vais revoir cette phrase, c'est juste le terme "concrétude" qui te gêne ?
Hihi je ne suis pas peu fière de mon effet avec la cabane ^^ Je resterai MUETTE quant au rôle de Largo XD
Le chapitre suivant est presque fini, j'en avais quelques uns sous le coude, ça ne devrait pas tarder. Les deux-trois chapitres qui arrivent vont être riches en révélations, à la fois sur la Mue et sur les disparitions ;)
Merci encore pour ta lecture <3
Renarde
Posté le 04/11/2019
Coucou Gabhany,

"Un souvenir fusa dans sa tête, Oksa lui avait crié quelque chose, juste avant que le noir s’abatte sur elle, alors que Rodrik tentait de se relever, avant d’être entravé par les soldats Lupus." J'ai buté sur cette phrase, elle me semble un peu longue.

"Tu as essayé de l’ouvrir ? demanda Kiaraan en essayant de se redresser.
J’ai essayé, la repoussa Oksa sans effort."
Je n'ai pas compris. Oksa repousse Kiaraan ? Elle ne l'aide pas ? J'ai sans-doute dû tout comprendre de travers... Je ne vois pas pourquoi elle la repousserait.

"son visage aux traits accusés arborait une expression sérieuse". Je ne comprends pas non plus "aux traits accusés". C'est une expression que je ne connais pas ou est-ce que tu as voulu dire autre chose ?

"sans penser aux conséquences, et elle se retrouvait maintenant à devoir assumer ces fameuses conséquences. Elle eut une pensée pour sa sœur. Diorann ne lui pardonnerait jamais de s’être laissée terrasser par les conséquences" Trois fois le mot "conséquences" cela fait un peu beaucoup.

Et sinon, Pier est comme Kiaraan ? Alors ça c'est excellent ! Je sens que l'on va avoir droit à un duo savoureux à l'avenir, s'ils partagent une telle particularité.

J'aime beaucoup l'arrivée de Lorel, qui amène beaucoup de douceur et d'humanité dans ce peuple "ennemi". Cela présage des interactions plus complexes que ce que Kiaraan soupçonnait.

Les Lupus sont plus forts que ce à quoi je m'attendais. Du coup je me demande s'il y a d'autres peuples, avec d'autres caractéristiques dans la forêt. Tu n'as pas une tribu de renard quelque part ? ;-)
Gabhany
Posté le 08/11/2019
Coucou Renarde !
Je pourrais séparer après "dans sa tête" et après "s'abatte sur elle" et enlever la proposition relative, ce serait mieux ?

En fait Oksa empêche Kiaraan de se lever en la repoussant gentiment en arrière. On m'a déjà fait la remarque je vais revoir ce passage.
"Aux traits accusés" => je voulais dire qu'il a un visage aux traits marqués, je vais revoir cette description.
Oups merci pour les répétitions, j'avoue que je n'ai pas relu le passage assez attentivement, j'avais trop hâte de le publier ^^
Et oui, Pier est comme Kiaraan. Enfin, il y a quand même une petite différence entre eux, mais je n'en dirai pas plus =D hahaaa c'est trop bien de vous voir réagir aux petits cailloux que je sème =D
Hum et oui, il y a d'autres peuples, avec très certainement des renards =D ;)
Merci pour ta lecture !!! <3
Stella
Posté le 04/11/2019
Coucou Gab,
Bravo pour ce nouveau chapitre. Tu dois être soulagée de reprendre l'écriture après les corrections. C'est un bon chapitre d'introduction (de transition) avant la confrontation avec le clan qui sera plein de révélations sauf si les filles se sauvent.
"Tu as essayé de l’ouvrir ? demanda Kiaraan en essayant de se redresser.
J’ai essayé, la repoussa Oksa sans effort." *il y a une répétition de essayer. Oska la pousse pour qu'elle ne se lève pas c'est ça ?
Est-ce que tous les lupus se transforment en loup ? Je trouve ça intriguant qu'ils aient élu domicile dans des arbres pour des loups. Et cette faculté à sauter si haut. Est ce que ça vient de leur faculté de transformation ? Je n'avais pas l'impression que les ursi étaient plus forts non transformés. Les lupus ont les cheveux gris et les yeux jaunes en règle général ?
"et –" *ce sont des points de suspension à la place du tiret ?
"Ça veut dire que ce qui t’arrive à toi est possible, déclara doucement Oksa" .*je suis contente de savoir que ce n'est pas la seule. Pourquoi le cachent-ils ? Ils ont honte ?
"Kiaraan gardait les yeux rivés sur la porte." *je me suis demandé qui le pronom elle désignait jusque là. Tu pourrais remonter le prénom.
Lorel est intriguante soit elle a un sixième sens soit elle se fie à son odorat. Largo devait se douter qu'elle n'allait pas juste les nourrir. C'est une guérisseuse après tout.
"Le temps adopte une toute autre réalité quand on s’attend à mourir" .*je n'ai pas compris l'origine du malaise de Kiaraan elle se croit menacée par Largo ou ce sont des souvenirs. Tu pourrais introduire un déclencheur avant "Kiaraan se sentait glacée." pour qu'on comprenne qu'elle repense à l'attaque.
Je n'avais pas fait attention tu as changé ton titre ? J'aime bien l'appel de la Mère.
Des bisous étoilés
On aura un nouveau chapitre bientôt ?
Gabhany
Posté le 04/11/2019
Coucou Stella ! Merci d'avoir lu si vite ! <3 je suis TROP contente d'avoir pu me remettre vraiment à écrire en effet ^^
Oska la pousse pour qu'elle ne se lève pas c'est ça ? => oui c'est ça. Je vais corriger cette répétition, merci.
Est-ce que tous les lupus se transforment en loup ? Je trouve ça intriguant qu'ils aient élu domicile dans des arbres pour des loups. Et cette faculté à sauter si haut. Est ce que ça vient de leur faculté de transformation ? Je n'avais pas l'impression que les ursi étaient plus forts non transformés. Les lupus ont les cheveux gris et les yeux jaunes en règle général ? => oui ils se transforment tous en loups, mais les humans qu'ils sont ont du s'adapter à leur environnement et apprendre à vivre dans les arbres. Leurs facultés leur viennent à la fois de ça et de leur transformation, mais tous ne sont pas capables des mêmes prouesses =) Les ursi sont un peu plus forts si, mais peut-être que ce n'est pas assez clair, je vais vérifier. Et oui les Lupus ont tous les cheveux gris et les yeux jaunes, comme les Ursi sont tous grands et ont des cheveux châtains ;)
"Ça veut dire que ce qui t’arrive à toi est possible, déclara doucement Oksa" .*je suis contente de savoir que ce n'est pas la seule. Pourquoi le cachent-ils ? Ils ont honte ? => Héhé on commence à aborder une des grandes intrigues du roman avec la révélation qu'elle n'est pas seule, alors je n'en dirai pas plus pour le moment =D
Kiaraan gardait les yeux rivés sur la porte." *je me suis demandé qui le pronom elle désignait jusque là. Tu pourrais remonter le prénom => je note merci.
Lorel est intriguante soit elle a un sixième sens soit elle se fie à son odorat. Largo devait se douter qu'elle n'allait pas juste les nourrir. C'est une guérisseuse après tout. => Ah je suis contente que Lorel t'intrigue :) et pour répondre à ta question, un peu des deux ^^
Le temps adopte une toute autre réalité quand on s’attend à mourir" .*je n'ai pas compris l'origine du malaise de Kiaraan elle se croit menacée par Largo ou ce sont des souvenirs. => en fait elle craint le Conseil, et Largo est là pour leur indiquer que c'est pour bientôt. Je vais préciser tout ça.
Oui j'ai changé ce matin, je trouvais l'ancien trop vaste, il ne donnait pas d'indications sur l'histoire. Je l'ai annoncé sur mon jdb en même temps que la publication du chapitre 9 ;)
Le chapitre 10 est déjà écrit, je n'ai que quelques petites choses à modifier, donc je devrais le publier bientôt oui !
Plein de bisous
Stella
Posté le 04/11/2019
Oui j'ai vu après coup. Le nouveau résumé est très bien aussi. A bientôt pour la suite
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