Chapitre 8 - Souvenir

La zone désignée par Feï n’avait rien de particulier, ni d’intéressant. 

S’il ne la leur avait pas montrée, Muse l’aurait passée sans un second regard. C’était juste des cailloux, avec de la végétation grisâtre qui ne méritait peut-être pas le nom d’arbre. En tout cas, rien qui indiquait qu’il s’était passé quelque chose d’assez exceptionnel pour qu’une Maegis y perde son collier. Même pas une pile de vêtements en lambeaux qui leur dirait qu’elle était morte ici, et partie en fumée sans laisser de corps, comme tous les Maegis le faisaient. 

Le seul détail remarquable était une roche à la surface parfaite pour se gratter les fesses, si Muse en croyait les hululements satisfaits de Drk.

— T’es sûr de ton coup, gamin ? demanda Gulliver. On va pas aller bien loin avec ça …

— Il reste des traces magiques, assura Feï. Je peux les suivre d’ici, avec le collier.

— Vraiment ? se réjouit le poney. 

Suivre une trace magique n’était jamais vraiment facile : si Gulliver avait réussi à sentir le collier jusqu’ici, c’est que ce dernier devait avoir été enchanté spécialement dans le but qu’il puisse le retrouver - et sa propriétaire-  à quelque distance qu’ils se trouvent. En revanche, pour qu’un magicien suive une trace qui ne lui était pas destinée, il fallait un set de compétences très particuliers qu’on rencontrait rarement en dehors des chasseurs de prime. Au moins … ça collait bien avec l’aura dangereuse du gamin.

Muse soupira, et ferma les yeux pour essayer de sentir à son tour les traces laissées par d’éventuels sortilèges. Même s’il ne pouvait pas suivre de piste, comme Feï, les résidus lui sautèrent aux oreilles : toute la zone était encore marquée d’une violence magique difficile à ignorer, maintenant qu’il avait mis le doigt dessus.

— Il s’est passé quelque chose, ici. Brutal.

— Comment tu sais ça ? demanda Gulliver. 

— Là, y’a un gros tas de merdes magiques. Peut-être assez pour savoir ce qu’il s’est passé …

— Tu peux en faire quelque chose ? Genre, avec ton tambour ?

Le poney le regardait avec espoir - un peu trop, peut-être. A l’inverse, Feï examinait la zone en question en silence, comme s’il n’était pas franchement convaincu des compétences de Muse. S’il devait lui montrer ce que la magie gnome valait, il allait lui sortir le spectacle !

— Je promets rien, mais je vais tenter, grogna Muse.

Il s’assit au sol, tambour sur les genoux, et se concentra sur la vibration des résidus jusqu’à en saisir le tempo. Cette fois-ci, contrairement au piège qu’il avait détruit, et la danse des cailloux qu’il avait changée, son but était d’amplifier la vibration au maximum - alors il frappa son rythme sur le tambour, et huma sa mélodie, en y ajoutant seulement assez de sa magie pour ramener à leurs yeux la mémoire des sortilèges. 

Le fantôme d’une maegis courut devant eux, et s’arrêta dans l’épicentre du souvenir pour préparer une salve ensorcelée. Muse vit au travers de ses paupières mi-closes que la maegis était au moins trois fois plus haute que lui, et qu’elle portait le même pendentif qui était désormais autour de son propre cou. Ses vêtements remontaient au-dessus de ses genoux et ses coudes, ce qui était inédit chez tous les maegis qu’il avait croisé jusqu’ici, comme ses cheveux blancs dressés en brosse au-dessus de sa tête, et ras autour de ses courtes oreilles pointues.

— Fanom ! se réjouit Gulliver. C’est elle !

Muse ne pouvait pas lui répondre sans interrompre la mélodie, alors il continua à dérouler devant eux le souvenir. La maegis lança un sortilège offensif, et un autre magos entra dans leur champ de vision, habillé de façon plus traditionnelle avec une cape et un pantalon qui descendait jusque dans ses bottes. Il para le jet d’énergie, et le renvoya avec assez de brutalité pour souiller la zone et envoyer Fanom au sol, touchée en pleine poitrine. Une des lanières de son sac et la chaîne du pendentif se brisèrent sous l’impact, mais elle ne réussit qu’à empêcher le premier de glisser de son épaule avant de prendre la fuite, poursuivie par l’autre Maegis. 

A peine un battement de coeur plus tard, et ils disparurent de leur champ vision. Au battement suivant, la scène recommença au début, et Muse s’arrêta de suivre la mélodie - il n’y avait plus rien à voir.

— Non ! Où ils sont passés ? s’inquiéta Gulliver.

— Trop loin. » souffla Muse. Sa tête tournait un peu, et ses yeux se refermèrent. Il avait un poil trop poussé, on dirait. « Trop fatigué … » 

Muse manqua de s’écrouler en arrière, mais Drk accourut aussitôt pour le soutenir avec ses pattes et un hululement plaintif. Une chic petite, celle-là.

Gulliver fixait l’endroit où les deux souvenirs des Maegis s’étaient enfui, les oreilles en arrière, et Muse fut surpris de voir la même attitude se dégager de l’Ombre. Feï était clairement remonté par ce qu’il venait de voir, mais ça ne pouvait pas être de l’inquiétude pour la maîtresse du poney, si ?

— Qu’est-ce qu’on fait ? C’était quand, ça ? demanda Gulliver.

— Il y a deux jours, répondit Feï. On peut le rattraper si on ne s’arrête pas.

Le ? C’est ma maîtresse qu’on cherche !

Feï garda les yeux rivés dans la même direction pendant quelques battements de coeur, puis se tourna brusquement vers Muse, le récupéra des pattes de Drk, et le posa sur le dos de Gulliver sans que le gnome n’ait le temps de protester. L’Ombre reprit la route, et le poney lui emboîta aussitôt le pas pour ne pas se laisser distancer.

Quelle impolitesse avait donc piqué le gamin ? Pas qu’il était particulièrement plus loquace avant, mais quand même …

— Ça va aller, petit ? demanda Gulliver.

Muse réussissait à peine à se tenir sur le dos du poney correctement, et le roulement de ses pas sous lui n’arrangeait pas sa nausée - mais il avait déjà vécu pire. Bien pire.

— Pas dit que je gerbe pas avant la fin de la journée.

— Descends quand ça te prendra, tu veux ? J’ai pas envie que mon pelage co- hey ! Qu’est-ce que je viens de dire !

Muse vida son estomac sur le sol et se redressa péniblement, le regard hagard et la gorge rêche. Il n’était décidément plus assez jeune pour pousser sa magie comme ça … s’il continuait, les conséquences risquaient d’être nettement plus graves qu’un simple dégueuli en montagne.

— J’adore quand tu m’écoutes et me respecte, miniature.

Le gnome était trop nauséeux pour répondre, et heureusement, le poney n’insista pas. Il le laissa comater en silence sur son dos, son pas rapide pour suivre le rythme de l’Ombre. Feï avait vraiment l’air pressé de rattraper les deux Maegis … N’importe quel idiot pouvait deviner à sa réaction qu’il connaissait l’adversaire de Fanom : mais était-ce un ami ? Un ennemi ? Ou totalement autre chose ? Muse savait bien que ça ne servait à rien de le lui demander, cependant. Et à vrai dire, pour le moment, se concentrer sur ne pas re-vomir lui convenait parfaitement.

Gulliver le porta sur le sentier, et Drk fermait la marche. Leur chemin redescendait le flanc de la montagne, puis, brusquement, les mena de nouveau face à une entrée de tunnel.

— Encore ? protesta Muse.

Drk les dépassa pour se glisser à l’intérieur, et bouscula sans ménagement Feï, trop surpris par sa vitesse pour se décaler à temps. L’Amahzyle se tourna vers eux avec un hululement enthousiaste, et sa peau irradia de lumière pour éclairer le chemin.

Vous me suivez ?

— Je suis d’accord avec toi, ma grande, approuva Muse. Vaut mieux que tu mènes la marche.

Feï tourna ses yeux électriques de l’un à l’autre, comme s’il cherchait à savoir qui tuer en premier pour avancer plus vite, mais quelques bonds excités de Drk semblèrent finalement le convaincre qu’elle ne les ralentirait pas. Gulliver ferma la marche, Muse toujours juché sur son dos, et une fois encore, ils retournèrent se planquer sous terre. Clairement pas ce que Muse aurait décidé de faire, s’il avait eu totalement le choix … mais au moins, ici, Drk ne dépendait plus du bon vouloir de l’Ombre pour survivre. 

Le gnome grogna. Typique. Il s’était attaché à la créature en à peine quelques heures. Mais ce n’était pas sa faute - il avait juste plus de respect pour les membres des anciennes races comme la sienne, c’est tout !

Après un temps interminable, pendant lequel le tunnel devenait de plus en plus glauque et étroit, et Muse de plus en plus nauséeux, un élargissement qui pouvait passer pour une caverne interrompit la monotonie de la descente, et Gulliver souffla bruyamment par les naseaux.

— Je sais qu’on est pressé, mais faut que je me pose, là, annonça le poney. Je respire mal, dans ce boyau.

Muse se laissa glisser à terre, et Drk accourut aussitôt pour se coller à lui. Feï les regarda tous les trois, ses yeux électriques impossible à interpréter, puis acquiesça et s’assit à son tour sur le sol.

— Je suis un aimant à cas, ces derniers jours, constata Muse en caressant le crane sans poils de l’Amahzyle.

— C’est quoi un aimant ? demanda Gulliver.

Feï leva une main, et fit voler une horde de cailloux jusque dans sa paume parcourue d’électricité.

— Yup, un aimant à cas, confirma le poney avec un rictus amusé.

Muse décida de l’ignorer, principalement parce que la tentation de fermer ses paupières et piquer un petit somme était terriblement pressante, avec Drk pour le réchauffer. Il s’assoupit quelques instants - très vite, au delà des respirations régulières du poney et de l’Amahzyle, et des grincements glauques de la roche autour d’eux, il entendit une étrange mélodie, à peine audible, mais définitivement bien réelle.

— Vous entendez un truc ? murmura-t-il.

— C’est mon estomac, proposa Gulliver. Ça fait longtemps que j’ai pas brouté et les poneys ça doit manger souvent …

— Non, idiot. Une chanson.

Gulliver pivota une oreille dans plusieurs directions, dubitatif, et les yeux de Feï diminuèrent d’intensité, comme s’il se concentrait pour chercher aussi la mélodie. Quant à Drk, elle ne fit même pas mine de s’y intéresser, tranquillement assoupie sur les genoux de Muse. Le gnome se concentra, et huma l’air qu’il entendait. Après quelques secondes, Feï acquiesça, et ses yeux revinrent à leur luminosité habituelle.

— Qu’est-ce que c’est ? demanda l’Ombre.

— J’habite pas là. Je vois pas comment je suis sensé savoir. Drk ?

L’Amahzyle poussa un soupir, et réajusta sa position pour roupiller plus confortablement. Ils n’auraient pas de réponses de sa part, il semblerait.

— C’est encore loin, constata Feï.

Il se leva, et couvrit en deux enjambées la distance qui le séparait de Muse pour se pencher vers lui - mais le gnome recula aussitôt les épaules, prêt à lui donner un coup de pied dans la tronche s’il le fallait. 

— Bas-les-pattes ! Je suis pas un poupon que tu peux soulever quand ça t’arrange.

L’Ombre recula ses gants de métal et les ramena contre lui - avec honte ? - puis secoua la tête.

— Le pendentif, murmura-t-il. La piste n’est pas si claire.

Muse le fixa avec suspicion, puis retira le collier pour le placer dans sa main métallique tendue. Peut-être qu’il avait seulement besoin de recalibrer ses sens sur la vibration magique de Fanom … De toute façon, ce n’était pas comme si Muse en avait quelque chose à faire, s’il le lui volait. C’était le sac-à-puces qui râlerait le plus !

De la fumée sombre se glissa hors des joints de l’armure, et entoura la petite flèche noire. Est-ce que c’était une façon pour l’Ombre de l’examiner au plus près ? Que se passerait-il s’il touchait quelque chose de vivant de cette façon ? Rien de bon. Ça, c’était facile à deviner … 

Ce n’était pas la première fois que Feï faisait quelque chose de particulièrement étrange et malaisant. Jamais Muse n’avait rencontré de créature qui lui était semblable, au cours de sa maintenant très longue vie. Gulliver aussi était inédit, bien sûr, mais à la différence de l’Ombre, lui avait été capable de dire ce qu’il était - un Oranaï - et prétendait qu’il y en avait d’autres. Même si Feï n’avait presque rien dit de ses origines, c’était évident qu’il n’était pas sûr lui-même de ce qu’il était. 

Est-ce qu’il était le seul de son espèce ?

Et si oui, est-ce qu’il avait toujours été le seul, et le serait toujours ?

— On repart, annonça Feï.

Il rendit le pendentif à Muse, et Gulliver souffla entre ses lèvres en protestation, mais se redressa quand même aussitôt sur ses pattes. Drk l’imita, et s’élança au devant du tunnel, prête à suivre les instructions que lui donnerait Feï. Muse eut à peine le temps de s’installer sur le dos du poney, avant qu’ils ne s’enfoncent à leur suite dans le tunnel suivant.

Ils descendirent encore, dans des boyaux de plus en plus étroits et aux parois de plus en plus humides. Muse entendait toujours la même étrange mélodie, mais aussi d’autres sons, et d’autres sensations magiques inconnues et impossible à identifier. Il grommela - il détestait être sous terre ! Rien n’avait de sens, ici !

KRA-BOOM.

Lorsque la terre gronda tout autour d’eux, Muse eut tout juste le temps de serrer ses doigts sur les crins de Gulliver et de sentir ses poumons se comprimer. Ils restèrent tous les deux figés sur place, même après que le tremblement se soit interrompu. Le gnome osait à peine recommencer à respirer. 

Feï aussi s’était arrêté, et examinait les murs de ses doigts de fumée, de l’électricité sur les plaques de son armure. Drk était la seule à ne pas avoir l’air particulièrement choquée par l’évènement : elle hulula doucement et secoua son museau pour les encourager à avancer.

— Le chemin a changé, lâcha Feï avec désarroi.

Drk fit un nouveau pas en avant, pour montrer à quel point elle s’en fichait pas mal.

— Tu perçois toujours la piste ? demanda Gulliver.

Feï acquiesça, et après quelques secondes, emboîta le pas de l’Amahzyle sans rien dire de plus. Son silence risquait de fortement l’agacer, à la longue - pas que Muse ait envie que l’Ombre se mette à dire de la merde à la première occasion comme Gulliver, mais un peu d’indications sur où il les menait, et où ils en étaient du trajet ne serait pas de trop.

Muse desserra légèrement ses doigts de la crinière du poney, et ferma les yeux à demi. Il engueulerait l’Ombre plus tard … 

Pour l’instant, il avait surtout besoin de piquer un petit somme.
 

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dcelian
Posté le 26/01/2021
J'ai beaucoup aimé la démonstration de magie, et on a l'impression de rentrer un peu plus dans l'univers avec les différents comparatifs que tu fais en introduisant la race de Drk !

En tout cas, que de mystères, ce chapitre ! Entre l'apparition éclair (c'est le cas de le dire, hehe) de Fanom que les héros n'arrivent pas à retrouver, le mystérieux magos qui la poursuit et cette étrange mélodie qu'a entendue Muse...

Quelques remarques en vrac :

"huma sa mélodie" = huma, ça veut bien dire "respira", non ? parce que si oui, alors je comprends pas trop comment il peut respirer la mélodie !

"et huma l’air qu’il entendait" = même remarque

"Ce n’était pas la première fois que Feï faisait quelque chose de particulièrement étrange et malaisant"

J'aime pas le mot "malaisant" ici. J'ai peut-être juste une haine irrationnelle contre lui, mais je trouve que ce n'est pas sa bonne utilisation. Dans le mot "malaisant" y a un concept social, par exemple quelqu'un qui parle trop près de ta tête (comme Gulliver au tout début), ça c'est malaisant. Mais ce que fait Feï ici, c'est plutôt intriguant et mystérieux, pas réellement "malaisant". C'est de la magie, quoi ! La magie n'est pas malaisante mais étrange. Enfin, c'est mon point de vue !

Je m'attaque à la suite sans plus tarder !
AnatoleJ
Posté le 30/01/2021
Tu as tout à fait raison pour humer, je me suis fait avoir par un faux-ami anglais ^^’ Le bon mot à mettre à la place, c’est fredonner ! (du coup j’ai changé ça dans mon fichier, et je viens de repérer une erreur similaire dans le chap 13, zut)

Mais pourquoi tant de haine contre « malaisant » ? xD
J’ai été revérifié la définition, et non, il semblerait que je l’utilise correctement ! J’ajouterais même que ce que tu dis sur comment tu vois la magie de Feï me conforte dans son utilisation, parce que Muse n’est pas du tout intrigué par ce qu’il voit, oh non, il veut plutôt que le gamin garde sa fumée pleine d’ombre dans son armure ! (mais je partage effectivement ton point de vue, la magie de Feï pour moi rentre dans la catégorie « mystérieux »)
dcelian
Posté le 31/01/2021
Ah c’était bien ça ! Les anglicismes, ce fléau de là littérature française xD
Franchement, ils ont tellement de mots qui sonnent mieux que nous, que je peux pas te jeter la pierre ;)

Et ça marche pour « malaisant », c’est toi qui vois après tout :)
Hastur
Posté le 12/01/2021
Hello :).

Chouette chapitre, avec une belle démonstration de magie ! J'ai beaucoup aimé cette illustration de magie holographique, on pourrait dire. C'est très bien décrit, très clair. On n'était pas perdu une seconde. On a aussi un bel exemple de contre partie de la magie de Muse, la même qu'une mauvaise soirée à la taverne, mais avec des sous-entendus de quelque chose de bien pire !

Muse parait au bout de sa vie dans ce chapitre ! J'espère que ce petit somme à dos de poney bavard va le requinquer !

L'intrigue se complexifie de manière fort intéressante que ce soit autour du sort de Fandom ou de Feï je trouve. C'est très cool !

Petite note que j'ai prise:
"Même pas une pile de vêtements en lambeaux qui leur dirait qu’elle était morte ici, et partie en fumée sans laisser de corps, comme tous les Maegis le faisaient. "
J'ai trouvé la phrase un poil lourde

Voilà voilà !

A très vite pour le chapitre suivant. Dans la journée ou demain :).
AnatoleJ
Posté le 14/01/2021
Hello :D

Oui c’est clairement des hologrammes que Muse fait haha x) Content que ça t’ait plu et que ça soit clair, ce passage est passé à la moulinette des remaniements plusieurs fois, c’était pas bien parti sur les premiers jets ^^''

« Muse parait au bout de sa vie dans ce chapitre ! »
J’ai envie de dire, c’est limite le synopsis ça xD

Merci pour ton retour, à bientôt :D
A.C. Castelein
Posté le 10/01/2021
Je continue la lecture (en fait, je vais tâcher d’enchaîner les quatre chapitres que je n’ai pas encore lu, histoire de bien rattraper mon retard)

« En tout cas, rien qui indiquait qu’il s’était passé quelque chose d’assez exceptionnel pour qu’une Maegis y perde son collier. Même pas une pile de vêtements en lambeaux qui leur dirait qu’elle était morte ici, et partie en fumée sans laisser de corps, comme tous les Maegis le faisaient. »

Ces deux phrases, et en particulier la première, sont assez lourdes

« si Gulliver avait réussi à sentir le collier jusqu’ici »

Le « jusqu’ici » me chiffonne car le collier est entre leurs mains depuis un moment ; ce qu’ils cherchent, c’est la maegi à qui il appartient (et Gulliver ne peut pas la trouver, si elle ne porte pas son collier). Du coup, peut-être serait-il plus pertinent d’écrire « auparavant » au lieu de « jusqu’ici », qui sous-entend que Gulliver a suivi la trace du collier jusqu’à la fameuse roche grise parfaite pour se gratter les fesses.

« et qu’elle portait le même pendentif qui était désormais autour de son propre cou. »

Un peu lourd

« Une des lanières de son sac et la chaîne du pendentif se brisèrent sous l’impact, mais elle ne réussit qu’à empêcher le premier de glisser de son épaule avant de prendre la fuite, poursuivie par l’autre Maegis. »

C’est un peu maladroit, notamment la dernière partie

« Gulliver le porta sur le sentier, et Drk fermait la marche. Leur chemin redescendait le flanc de la montagne, puis, brusquement, les mena de nouveau face à une entrée de tunnel.»

Y a un petit souci de temps, ici, dans la gestion passé simple/imparfait

« Il s’assoupit quelques instants - très vite, au delà des respirations régulières du poney et de l’Amahzyle, et des grincements glauques de la roche autour d’eux, il entendit une étrange mélodie, à peine audible, mais définitivement bien réelle. »

Un peu maladroit

« malaisant. »

J’ai beaucoup de mal avec ce terme XD

« Est-ce qu’il était le seul de son espèce ? »

Un peu lourd

« Il rendit le pendentif à Muse, et Gulliver souffla entre ses lèvres en protestation, mais se redressa quand même aussitôt sur ses pattes. »

Maladroit

« Drk l’imita, et s’élança au devant du tunnel, prête à suivre les instructions que lui donnerait Feï. Muse eut à peine le temps de s’installer sur le dos du poney, avant qu’ils ne s’enfoncent à leur suite dans le tunnel suivant. »

Répétition de « tunnel »

« Feï acquiesça, et après quelques secondes, emboîta le pas de l’Amahzyle sans rien dire de plus. Son silence risquait de fortement l’agacer, à la longue »

Ici, il y a un souci de « compréhension du sujet » (je suis sûre qu’il existe un terme technique, mais je ne le connais pas). En gros, on peut penser que le silence de Feï va finir par agacer Drk à la longue, comme c’est formulé.

Voilà ! Sauf si je suis réclamée ailleurs à corps et à cri, je vais enchaîner sur le prochain chapitre.
AnatoleJ
Posté le 11/01/2021
Il y a un peu plus de rouge de ce côté-ci, j'étais moins réveillé qu'au chapitre suivant, on dirait ! Merci encore pour tes retours !

(Par contre qu’est-ce que ce pauvre « malaisant » t’as fait ? xD C'est un gentil mot, très pratique et très clair!)
A.C. Castelein
Posté le 11/01/2021
(c'est un mot MOCHE !)
AnatoleJ
Posté le 12/01/2021
(Discrimination!!! xD Du coup je m'excuse par avance, je l'ai vu réapparaitre à plusieurs reprises en faisant mes relectures haha)
Mathilde Blue
Posté le 07/01/2021
Coucou !

On avance, on avance… Fenom a l’air plutôt en mauvaise posture, espérons que ce charmant petit groupe la trouve avant qu’il ne soit trop tard ^^ Et puis t’en fais des mystères avec ce nouveau Maegis que Feï connaît visiblement (bien mystérieux ce Feï) ! Oh et puis Muse, p’tit bout de chou :’( J’étais toute triste pour lui ^^’

Pour les notes de lecture :

- « S’il ne la leur avait pas montrée, Muse l’aurait passée sans un second regard. »
La formulation est étrange, je dirais plutôt « Muse serait passé devant sans un regard ».

- « C’était juste des cailloux, avec de la végétation grisâtre qui ne méritait peut-être pas le nom d’arbre. »
Alors ça c’est très personnel mais j’ai un peu de mal avec le « c’était juste », je trouve que ça coupe totalement la fluidité du paragraphe. Je préfère « Il s’agissait » ou quelque chose comme ça.

- « à quelque distance qu’ils se trouvent »
Pareil, je trouve la formulation un peu bizarre ici :/ Peut-être que « Peu importe la distance les séparant » (ou « qui les séparait ») serait plus clair ?

- « set de compétences très particuliers »
Soit c’est « particulier », sans s, soit c’est « particulières ».

- « Ses vêtements remontaient au-dessus de ses genoux et ses coudes, ce qui était inédit chez tous les maegis qu’il avait croisé jusqu’ici, comme ses cheveux blancs dressés en brosse au-dessus de sa tête, et ras autour de ses courtes oreilles pointues. »
Je trouve cette phrase un peu lourde. En la coupant en deux ce serait plus fluide, parce que sinon on s’essoufle avant d’arriver à la fin ^^’

- « Une chic petite, celle-là. »
Trop chou x)

- « Feï tourna ses yeux électriques de l’un à l’autre, comme s’il cherchait à savoir qui tuer en premier pour avancer plus vite »
Feï me fait toujours bien rire j’avoue ^^

- « il avait juste plus de respect pour les membres des anciennes races comme la sienne, c’est tout ! »
Il y a un problème de concordance des temps, je mettrais plutôt « c’était tout ».

- « Il s’assoupit quelques instants - très vite, au delà des respirations régulières du poney et de l’Amahzyle, et des grincements glauques de la roche autour d’eux, il entendit une étrange mélodie, à peine audible, mais définitivement bien réelle. »
Cette phrase est un peu longue, tu peux au moins la découper en trois phrases (en mettant un point à la place du tiret déjà).

- « Son silence risquait de fortement l’agacer, à la longue - pas que Muse ait envie que l’Ombre se mette à dire de la merde à la première occasion comme Gulliver, mais un peu d’indications sur où il les menait, et où ils en étaient du trajet ne serait pas de trop. »
Même remarque que juste au-dessus, tu devrais faire plutôt deux phrase, ce qui permettrait de davantage mettre l’humour en valeur en plus ^^

À bientôt ! :D
AnatoleJ
Posté le 10/01/2021
Coucou :D

Ne t’en fais pas pour Muse, ça va ... euh ... aller mieux ? Je crois ... Héhéhé ...
Feï a plein de secrets, et pourtant il a même pas de sortilège de silence, aucune excuse pour les garder comme ça pour lui le vilain !

C’est noté pour les formulations bizarres, les phrases trop longues (est-ce que je vais réussir un jour à faire un chapitre sans phrase-paragraphe un jour ? J’en doute haha) et les petites fautes perdues, merci de les avoir repérées ^^

A bientôt :D
Vous lisez