Chapitre 8. Si l'eau était un Homme, elle serait une femme

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonsoir !
Effectivement, il est 23h28 à l'heure où je publie ce chapitre. Certains diraient que c'est un peu tard. Moi, je préfère dire qu'on est encore lundi ;)
Bonne lecture

La première chose qui saisit Soa, c'est le froid. L'eau est gelée, et elle s'infiltre partout, paralysant ses gestes. Pendant un court instant, il ne sait pas comment réagir, il reste là, en suspens, frigorifié, immobile.
Autour de lui, pour la première fois, tout est flou, tout tangue et échappe à son regard. C'est différent d'un coup qui fait chanceler un instant, différent de la nuit qui fausse les perceptions, différent de tout ce qu'il a connu jusqu'à présent. C'est une sensation bien plus permanente, il a beau cligner des yeux, il comprend que ça ne changera pas. On ne s'adapte pas à l'eau comme on s'adapte à l'obscurité, c'est elle qui nous impose son rythme effréné, elle qui nous dicte la marche à suivre.
Il y a quelque chose de doux, pourtant, à ce monde qui n'est pas tout à fait le même que le sien, qui est trouble et qui se tait. Et puis, ses mouvements ont beau être plus lents et moins fluides, il se sent léger comme il ne l'a jamais été. Il se dit que ça doit un peu ressembler à ça, de voler.
Mais le besoin de respirer se fait finalement ressentir, et Soa comprend un peu tard qu'il n'en est pas capable dans ces conditions.

Quelques mètres devant lui, il perçoit Gaëlle, vague forme dans les remous, agile comme un poisson, se ruant vers la sortie de la cave, se ruant vers sa liberté. Il ferme les yeux, ne pas paniquer, se concentrer, s'activer.
Il rouvre les yeux et les fixe alors sur la jeune femme qui s'éloigne toujours plus. Il entreprend de réaliser les mêmes mouvements qu'elle et, quoique moins précis et moins efficace, il parvient à avancer en redoublant d'efforts, et ça le réchauffe, ces mouvements, ça le maintient en vie pour un temps.
Dans ses poumons, il sent l'air qui s'échappe vite, trop vite, il sent la pression qui monte, il ne sait pas s'il sera capable d'atteindre le rez-de-chaussée. D'ailleurs, quand bien même il le serait, il est pour l'instant bien incapable de déterminer ce qui l'attend là-bas, à l'autre bout des marches, du côté de la tempête et du chaos.

Régulièrement, il perçoit des flashs lumineux qu'il suppose être des éclairs. Il se raccroche à ça, aux éclairs, à aller les voir, à aller regarder l'orage droit dans les yeux.

La panique commence pourtant à monter alors qu'il se vide de son souffle, qu'il n'a plus suffisamment de ressources pour atteindre la surface, que sa vue se brouille peu à peu. Et la panique est son pire ennemi, car alors ses mouvements s'accélèrent et se font moins efficaces, il gâche trop d'énergie à survoler ces marches qui n'en finissent pas, mais il ne peut pas mourir ici, pas maintenant, il l'a promis à Cléa.
Alors il tâche de se calmer, mais c'est un peu tard, il est à bout de forces, il ne va pas pouvoir continuer bien longtemps. Aux coins de son regard, des taches noires se forment et grandissent, prennent toujours plus de place, prennent tout l'espace. Bientôt, il ne verra plus rien. Il sent le froid qui revient à la charge à mesure qu'il fatigue, qui l'enveloppe tout entier, qui le paralyse à nouveau.

Encore dix marches et il atteindra la sortie de la cave, encore dix marches avant...

***

Gaëlle inspire un grand coup. Elle vient d'émerger et savoure ces quelques bouffées d'air frais, savoure d'être encore là, vivante, parce qu'il va falloir y retourner et elle le sait. Le plafond de l'immense couloir d'entrée se rapproche dangereusement, mais pour l'instant elle est sauve, pour l'instant elle respire et c'est tout ce qui compte.
Mais Soa n'arrive pas. Elle l'a vu se débattre avec l'eau, grossièrement, mais sur la bonne voie. Il doit avoir parcouru une bonne partie du chemin, le secourir ne devrait pas poser problème.
Elle reste pourtant là quelques secondes de plus, profitant de l'air tant qu'elle le peut encore, profitant de l'air comme si c'était la dernière fois avant un long moment. Car ça peut être le cas.

Alors elle écoute la tempête autour d'elle, elle écoute le tonnerre qui gronde et les trombes d'eau qui s'abattent sur la gigantesque mare qu'est devenue Grimard.
Elle inspire longuement, puis expire calmement, elle se concentre sur son souffle, ne pense à rien d'autre, rien, il n'y a plus que ça, plus qu'elle et l'averse, plus qu'elle et le chaos, plus qu'elle et l'air qu'elle qui circule dans son corps.

Soudain, elle ouvre les yeux et inspire une dernière fois, sereine, détendue. Elle plonge sans plus d'hésitations.
Des souvenirs refont surface à mesure qu'elle s'enfonce rapidement dans l'eau sombre. Elle revoit la première fois où elle a coulé dans l'eau glacée et violente de la rivière. Elle sait le désespoir qui s'empare alors du corps, elle sait la panique que ça représente. Depuis, elle a appris à dompter les flots, à nager à contre-courant, à supporter les températures glaçantes.
Cette inondation, elle ne lui fait pas peur. C'est une eau obscure et froide comme la nuit, mais stagnante, tranquille, aucun courant ne l'emporte, aucune vague ne l'empêche de remonter à la surface, quand bien même sa faux entrave légèrement ses mouvements. Elle la sent qui s'agite, dans son dos, mais elle l'a fixée correctement, elle ne la perdra pas ici, elle ne la perdra plus bêtement.
Confiante, elle s'enfonce dans le trou béant et sinistre qui mène à la cave. Là, on ne voit plus grand-chose, on ne distingue plus les formes ni les contours mais surtout, on ne peut pas s'aider du bruit pour se guider, l'eau filtre tout, l'eau enveloppe les sons, les recouvre calmement.

Si l'eau était un Homme, elle serait une femme.
Gaëlle est incapable de déterminer pourquoi, mais ça lui vient comme une certitude. A la fois douce et silencieuse, apaisante, gracieuse, mais aussi puissante, ravageuse. A la fois créatrice et destructrice.
Si l'eau était un Homme, elle serait une femme.

Soudain, elle repère Soa. Il n'a pas encore coulé, il s'agite avec l'énergie du désespoir, avec la volonté de ne pas mourir, plus forte que tout, elle l'a constaté peu de temps avant encore.
Et puis elle grimace, parce que ça lui rappelle que sa blessure est toujours ouverte, et l'eau de la pluie la démange cruellement. Ça cicatrise, elle se dit simplement, c'est bon signe, n'y touche pas.
Elle attrape sans tarder la main du jeune homme et fait aussitôt demi-tour, elle n'a pas prévu de s'attarder là. Dans l'eau, il ne pèse rien, elle n'aura aucun mal à rallier rapidement la sortie de la cave, guidée par le tonnerre dont le bruit s'amplifie à mesure qu'elle approche.
Quand bien même, il faut se dépêcher. Elle a encore du souffle, mais il va falloir s'économiser pour la suite. Rapidement, elle survole les marches et la voilà à nouveau dans l'immense couloir. S'aidant de sa main libre et de ses pieds qui battent en rythme, elle se propulse vers le plafond pour respirer une première fois.

Jetant au même instant un regard derrière elle, Gaëlle remarque que la lame de sa faux s'agite non loin du corps de Soa. Dans quelle galère elle s'est encore embarquée, vraiment...
Du pied, elle la pousse un peu sur le côté, elle la décale loin du jeune homme qui s'accroche fermement à sa main et à la vie.
Si endurant qu'il soit, Soa ne peut pas lutter bien plus longtemps, il a fermé les yeux.
Ne lâche pas. Pas maintenant. On y est presque. Elle accélère encore.
BAM !
Son front heurte le plafond de plein fouet. Elle est toujours sous l'eau. C'est monté plus vite qu'elle ne l'avait envisagé. La pièce est entièrement immergée.
Sonnée, la jeune femme met un temps avant de se remettre en marche. Dans ses poumons, l'air commence à se raréfier. Il faut repartir.
Vite.
Alors elle se propulse dans l'immense couloir. Autour d'elle, les meubles flottent et virevoltent dans une danse paisible. Au milieu de ce calme, la Traqueuse serre les dents. Elle s'en rend bien compte, à mesure qu'elle avance. Elle n'aura pas suffisamment d'air ni d'énergie pour les ramener tous les deux à la surface.
Refusant pourtant de se rendre à l'évidence, elle continue, elle approche enfin de l'entrée de la demeure du prêtre. Avec l'autre au bout du bras et sa faux qui cogne contre ses homo-plates, elle a bien cru qu'elle n'y arriverait jamais.
Elle traverse une fenêtre mystérieusement ouverte et émerge à l'extérieur de la bâtisse.

Dehors, un chaos silencieux a pris possession des lieux. L'eau a englouti toutes les maisons, les rues, la ville entière est submergée et muette, prisonnière de la tempête.
Gaëlle regarde au-dessus, regarde vers la surface, vers l'air qu'elle n'a plus. Des dizaines de pieds y flottent déjà, les habitants de Grimard, elle comprend. Ils ont eu tout le temps de se mettre à l'abri, c'est déjà ça.
Sans perdre de temps, elle agite main et pieds avec fureur mais synchronisation, elle remonte rapidement. Elle sent ses oreilles qui protestent, mais, pour la première fois depuis bien longtemps, elle ne les écoute pas, elle n'a plus le temps pour ça.
Et puis, l'eau monte aussi, elle atteint maintenant presque la moitié des remparts. Grimard est une véritable cuve, une bassine trop remplie qui finira tôt ou tard par déborder, au rythme où va le déluge.

Gaëlle, tenant fermement la main de Soa dans la sienne, lutte contre son corps, lutte contre elle-même pour repousser ses limites dans un ultime effort. Mais avec une main en moins, elle n'atteindra pas la surface et elle le sait.
Elle y est presque, maintenant, mais sa vue se brouille, se brouille toujours plus, et les formes sont floues, et elle souffre encore, et ce surplus d'émotions et de douleurs c'est trop, c'est insoutenable.

Elle ferme les yeux. C'est tellement plus facile.
Elle s'arrête. Elle lâche la main de Soa. Elle coule.

Tout à coup, une main la saisit fermement par le poignet et la tire à la surface.

***

Tout est net à présent. Il regarde la ville, il regarde son corps qui s'enfonce fatalement dans l'eau tranquille, il regarde le carnage avec un certain recul, avec de la distance. Il se voit comme à la troisième personne. Il se voit couler et... mourir ? Pourtant, il ne ressent aucune peur. Est-ce vraiment à ça que ça ressemble, est-ce bien de ça que ça a l'air ?
Doucement, son corps inerte vient s'allonger sur le sol, vient s'allonger au beau milieu d'une ruelle, vient s'allonger dans le chaos muet qui l'entoure. Tout autour, il fait encore sombre, il fait encore nuit et noir, seuls les éclairs permettent de distinguer sa pauvre silhouette. Et ils se raréfient. Comme si la tempête avait atteint son objectif, comme si elle n'avait plus de raison de continuer.
Soa est là, vide d'air mais paisible, vide de vie mais apaisé, au creux du désastre. Ses yeux sont clos. Il dort ?
Non. Il ne croit pas. C'est différent.
Il se regarde mourir sans réagir, sans savoir quoi faire. Peut-on vraiment empêcher ces choses-là ?

Tout là-haut, des centaines de mètres au-dessus, les nuages semblent s'éparpiller dans le ciel. Derrière eux, l'aube émerge à peine, les étoiles disparaissent une à une et le soleil prend place, tranquille, imperturbable.
Le soleil... voilà des semaines qu'il n'avait pas fait son apparition.
Soa laisse son corps derrière, il monte, happé par le petit matin et sa douce lueur, sa chaleur réconfortante.

Soudain, tout se fait plus sombre, l'obscurité recouvre le paysage. Rapidement, il n'y a plus que ça, il n'y a plus que le noir, et ça le tire vers l'arrière, ça le ramène brusquement à la réalité, ça le projette brutalement dans son propre corps.
Il tousse violemment, crache l'eau dans ses poumons.
Il ouvre les yeux.
Il est toujours au fond de Grimard, toujours au fond de l'eau. Et... il respire ? Il respire comme au premier jour, avec avidité, avec soif de vie, avec incompréhension.
Autour de lui, tout est à nouveau plongé dans l'obscurité. Comme si l'aube avait fait demi-tour, comme si elle n'avait pas voulu de lui. Pourtant, le soleil monte lentement dans le ciel, Soa le distingue nettement. Simplement, ses rayons ne l'atteignent pas, il reste seul dans l'obscurité. Il est encerclé par l'ombre, enlacé par les Ombres, comme lors de l'affrontement avec la sorcière.
Les ténèbres éloignent la lumière, mais elles éloignent aussi l'eau tout autour. Elles le protègent et l'isolent du reste, l'isolent de tout.

Soa tend la main, les effleure des doigts.
Elles n'ont pas réellement de forme, pas de contours non plus. Elles dansent calmement, bercées au gré des faibles courants. Elles ont l'air vivantes, il se dit, alors qu'il les observe sans comprendre.
Il est toujours allongé au sol. Il est bien, là. Il pourrait rester encore un moment.
Il ferme les yeux.
Il inspire un grand coup.

Soudain, les Ombres disparaissent. Et l'eau s'abat brutalement sur lui.

***

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Raratralala
Posté le 16/02/2022
Hum hum secreumeubleu...
Coucou

Bon déjà je tiens absolument à te présenter mes excuses pour le premier commentaire de l'autre jour. En le relisant à froid je me suis dit "Gnnééééééé ? Non mais ça va pas la tête !" Je devais avoir mangé du lion moisi au petit déjeuner ce jour là...
Une petite remise à plat s'impose : ton style est unique, agréable et intriguant. Je suis tout à fait persuadée que tu seras publié un jour. Tu as du talent et je lis ton histoire parce que je l'aime et que j'ai envie de savoir la suite. Tu as raison de te faire confiance, de prendre le temps qu'il te faut, eeeet raison de me faire une tape quand je dépasse les bornes. Ce qui est clairement le cas ici.
Alors je vais cogiter longuement sur l'humilité du lecteur quand on a le courage de lui proposer une histoire dans laquelle on a mis tout son coeur, et te préparer des muffins au chocolat virtuels (ou pomme cannelle ? j'hésite). Wala. Merci pour ta patience et encore désolée. 
Bon allez, place au spectacle.

Alors tout le passage de la nage de Soa m'a fait un effet très... Poétique. ^^" J'ai lu toutes sortes d'autres réactions dans les commentaires, de l'angoisse au rejet, alors bon, voilà pour ta collection de sentiments de lecteurs. Je pense que c'est sa façon très contemplative de nous présenter les choses qui m'a fait cet effet là. N'empêche, ça doit être amusant parfois de voir les décalages ou les similitudes entre ce que toi tu as imaginé et toutes les palettes de couleurs qu'une scène suscite chez tes lecteurs (ce qui est bon signe je dirais, la platitude serait inquiétante). En tout cas c'était joli.

Sinon, j'avais évoqué au chapitre précédent un doute quant à la nage de Gaelle avec sa blessure. Les détails de l'eau stagnante et facile à nager m'aident déjà bien à crédibiliser la scène (j'avais imaginer une eau très tumultueuse au début), tu explique aussi où se situe la faux et que finalement elle ne la gêne pas, tu parles de sa blessure, donc tout est dit, ça va bien comme ça. Tout de même, heureusement de Soa est une brindille... 

"On y est presque. Elle accélère encore.BAM !Son front heurte le plafond de plein fouet. Elle est toujours sous l'eau. C'est monté plus vite qu'elle ne l'avait envisagé. La pièce est entièrement immergée."
Rolalala... Suspennnns, pressioooonn... 

"Autour d'elle, les meubles flottent et virevoltent dans une danse paisible. "
Huhu. J'aime beaucoup l'image que ça vient de faire dans ma tête.

"Des dizaines de pieds y flottent déjà, les habitants de Grimard, elle comprend. Ils ont eu tout le temps de se mettre à l'abri, c'est déjà ça."
Alors déjà je suis soulagée, quand j'ai lu que la fenêtre que Soa avait escaladée précédemment était sous l'eau, je me suis dit que cette fois c'était foutu, l'auteur venait sadiquement de noyer une ville entière.
J'ai du relire plusieurs fois pour comprendre où se trouvaient les habitants (juste ils nagent en surface ?) et Gaelle (juste elle nage en profondeur ?), mais du coup ils sont simplement sortis de leurs maisons pour nager, exact ? Ils ne sont pas spécialement à l'abri, si ? Et tous les habitants savent nager, donc ??? Ils ont mis les bébés et enfants dans de toutes petites barques ?

"Et puis, l'eau monte aussi, elle atteint maintenant presque la moitié des remparts. Grimard est une véritable cuve, une bassine trop remplie qui finira tôt ou tard par déborder, au rythme où va le déluge." 
Là j'ai visualisé une grosse marmite de soupe avec des maisons au milieu. C'était conceptuel.

Toute la partie finale de la noyade de Soa était. Etrange ? Si le doute était encore permis, on finit par comprendre qu'il va cette fois réellement se noyer, et là perplexité : bon vraisemblablement on ne va pas éliminer le personnage principal au début du livre. Qu'est-ce qui est prévu ? La liste de possibilité s'amenuisait un peu dans mon esprit. J'ai trouvé intéressante cette nouvelle intervention des ombres, pour le coup utilisées différemment de la première fois ? (Il me semble que lors du combat contre la sorcière il les avaient "appelées" par colère) 
Je note cependant que c'est la deuxième fois qu'elles lui sauvent la mise. Et deux fois aussi pour Cléa. Et une fois pour Gaelle. Il passe son temps à se faire sauver la vie. Et cette pauvre Gaelle qui doit systématiquement s'en tirer toute seule ! C'est pas très équitable !

Une question me turlupine : qu'est devenu le mage dans cette histoire ?
dcelian
Posté le 25/02/2022
COUCOU !!!!
Ohlala jsuis tellement naze, ça fait si longtemps que j'ai pas mis les pieds ici... Désolé pour ça. Et tu vas probablement te dire "bah non, t'excuse pas, tu fais comme tu veux puisque c'est ton histoire", mais moi je te réponds : NON. C'est absolument pas cool de ma part, alors je m'excuse, même si c'est pas grand chose, voilà. Je crois être entré dans une nouvelle phase de déni de mon histoire (je dis "nouvelle" parce que c'est déjà arrivé, le bon côté étant : je sais désormais que ça passe ;-;)

ENFIN BREF

Merci beaucoup beaucoup x10 pour ce que t'as écrit au tout début, c'est trop gentil, vraiment ça me touche beaucoup. Et t'inquiète pas pour l'autre commentaire, je pense que j'ai déjà dû faire pareil, à écrire mes réactions sans prendre le temps de considérer que les mots peuvent être interprétés autrement en face ^^
Malgré tout tu y disais aussi des choses très justes, je les ai prises en compte !!
Quoiqu'il en soit, je propose qu'on passe à autre chose maintenant hahaha (mais pour les muffins c'est : OUI)

"Bon allez, place au spectacle."
;-; ahhhhh merci punez
j'aime trop ce mot, alors le voir appliqué ici forcément... voilà
<3

Merci pour tes réactions sur la nage/noyade (nageoyade?), effectivement c'est génial d'avoir tout plein de points de vue différents, et je pense aussi que c'est bon signe comme tu le dis. Ce passage mérite quelques peaufinements, mais c'est très cool que tu l'aies trouvé "poétique"
D'ailleurs, si étonnant que ça puisse paraître, je crois que je te rejoins assez sur cette analyse (euh, sans me jeter de fleurs évidemment, j'oserais pas). Ce que je veux dire c'est que Soa est un être assez poétique dans l'ensemble, et ses grandes phases contemplatives s'en font ressentir. Du coup oui, finalement, même en pleine nageoyade, il est tellement étrange que ça ne m'étonne pas.

Tant mieux si la blessure et la faux te semblent claires, j'avais vraiment peur de pas les avoir mentionnées du tout. Comme quoi on peut même se surprendre soi-même, c'est beau !

Tes questions sur les habitants étaient effectivement intéressantes. J'avoue que j'ai pas du tout pris en compte la possibilité qu'il y ait des bébés ou enfants dans cette ville, étrangement. C'est un détail que je vais devoir revoir à la réécriture !!

"Là j'ai visualisé une grosse marmite de soupe avec des maisons au milieu. C'était conceptuel."
>> bhahahah on passe de la poésie à la marmite en si peu de temps, j'adore

"J'ai trouvé intéressante cette nouvelle intervention des ombres, pour le coup utilisées différemment de la première fois ? (Il me semble que lors du combat contre la sorcière il les avaient "appelées" par colère)"
>> Oui c'était carrément ça ! Je trouve mi-chouette mi-inquiétant que ces Ombres mystérieuses rôdent toujours autour de lui sans jamais qu'on comprenne vraiment pourquoi

"Je note cependant que c'est la deuxième fois qu'elles lui sauvent la mise. Et deux fois aussi pour Cléa. Et une fois pour Gaelle. Il passe son temps à se faire sauver la vie. Et cette pauvre Gaelle qui doit systématiquement s'en tirer toute seule ! C'est pas très équitable !"
>> Ah oui, il est mignon mais c'est un sacré boulet ce Soa...
Heureusement qu'il a encore tout une histoire devant lui pour rendre la pareille !

Merci fort pour ton commentaire, toujours aussi attentif et cool. Je te retrouve tout de suite sur le prochain :D
AnatoleJ
Posté le 01/05/2021
Coucou :D

Je vais commencer par le truc qui fâche, comme ça on est débarrassé et on peut passer aux trucs cools (puisqu’il y en a plein) :
J’ai mis un peu plus de temps à me lancer dans ce chapitre, pas à cause de mon cerveau fatigué cette fois, mais parce que j’ai eu une seule phobie sévère dans ma vie (que je n’ai plus, juste une peur légère), c’est nager en général et la noyade en particulier (avec de bonnes raisons). Et du coup, je savais d’avance que je serais soit stressé à la lecture, sois pas très convaincu, parce que j’ai pas d’entre deux sur le sujet. Et ici, je n’ai pas été très convaincu, parce que ça ne ressemble pas du tout aux expériences que j’ai pu avoir, donc ça m’a légèrement sorti de ma lecture (rien de grave puisque j’ai vite replongé dans l’histoire quand même !). Je ne sais pas si c’est parce que mon expérience est particulière (je me suis pas amusé à lire des témoignages d’autres personnes dans le même cas) ou une autre raison, mais je tenais à le signaler quand même ! (cela dit, je vois dans les commentaires que ça a marché sur d’autres lecteurices en terme de stress, donc c’pas grave ^^)

Pour les trucs cools, déjà, j’aime toujours autant ce va-et-vient entre les points de vue de Soa et Gaëlle, ça fonctionne aussi bien qu’au chapitre précédent. C’était assez amusant de découvrir encore davantage Soa par les yeux de Gaëlle, il a finalement l’air plus assuré qu’il ne l’est ! (alors que Gaëlle est finalement assez fidèle à elle-même à quelques différences près, bien sûr).
J’aime beaucoup cette fin de chapitre qui retourne direct la confiance qu’elle vient de placer en ce mystérieux petit blondinet aussi épais qu’un prospectus, c’était pile le bon moment pour amener ça pour que ça complique la chose ! (je me dis que si ça avait été plus tôt = baston direct, et plus tard = « non mais ils se connaissent, c’est tranquille », alors que là, je sais pas ce qui peut se passer, et c’est chouette)
(je tiens d’ailleurs à signaler, vu que ce n’est pas la majorité, que je n’étais pas surpris qu’il soit blond, le pauvre petit gars est quand même sur la couverture xD)

Quelques points plus spécifiques comme d’habitude :
« les trombes d'eau qui s'abattent sur la gigantesque mare qu'est devenue Grimard. »
Le nom de la ville était donc un jeu de mot dès le début ? Je sais pas pourquoi mais ça m’a bien fait marrer en tout cas x)

« Doucement, son corps inerte vient s'allonger sur le sol, vient s'allonger au beau milieu d'une ruelle, vient s'allonger dans le chaos muet qui l'entoure. »
L’image est étrangement jolie (alors qu’il s’apprête à mourir, quand même), et j’aime beaucoup toute la tension qu’on trouve après au moment où les ombres l’empêchent de mourir et que rien ne bouge (et du coup, il est immortel ? Ne réponds pas à cette question, mais elle doit être posée quand même)

« C'est UN alors qu'un grésillement, comme une explosion miniature, lui parvient très nettement, juste au-dessus d'elle. »
Le « un » que j’ai mis en majuscule est en trop, je pense

« Il retire donc sa cape dégoulinante, ainsi que son manteau sombre et son haut blanc, les essore un coup et les étend sur le rebord de la muraille. »
Dans le chapitre précédent, elle lui avait dit de se mettre à poil pourtant, il l’a pas écoutée le garnement ?

« On n'a pas idée d'enlever autant de vêtements en présence d'une parfaite inconnue ! Du sexe opposé qui plus est ! »
C’est la faute à l’hétérosexualité ça ma petite x)

Voilà pour ce chapitre, à bientôt sur le suivant :D
dcelian
Posté le 03/05/2021
Salut :D
Aw man, je suis un peu déçu de ce que tu me dis, mais je pense que je comprends. J'ai déjà failli me noyer aussi (on a des vies super fun en tout cas c'est bien), mais c'était y a tellement longtemps que j'ai pas tellement pu m'en inspirer pour écrire ça, donc je comprends que ça puisse ne pas fonctionner totalement. Mes excuses, j'essaierai de retravailler ce petit bout à l'avenir, je pense ! Et désolé aussi pour ta peur de l'eau ;-;
C'est peut-être pas plus mal que ça n'ait pas marché pour toi, ça a dû t'éviter une bonne dose d'anxiété hahaha
Merci pour tes compliments, ravi de voir que le parallèle Soa/Gaëlle fonctionne toujours à tes yeux ! Et voilà, ce chapitre c'est précisément la raison pour laquelle ça me dérangeait pas qu'ils s'entendent "si bien" plus tôt : justement pour montrer qu'ils ne se connaissaient pas assez et que c'est peut-être une erreur de se fier aux étrangers comme ça. Tant mieux si t'as trouvé que le moment était bien choisi !
(je suis aussi content de voir que tu as compris que Soa est blond hahaha)
"« les trombes d'eau qui s'abattent sur la gigantesque mare qu'est devenue Grimard. »
Le nom de la ville était donc un jeu de mot dès le début ? Je sais pas pourquoi mais ça m’a bien fait marrer en tout cas x)" Alors figure-toi que c'est tout à fait involontaire, mais j'avoue quand j'y ai pensé j'étais genre 'niarkniarkniark je suis trop malin' (c'est un rire diabolique)
"« Doucement, son corps inerte vient s'allonger sur le sol, vient s'allonger au beau milieu d'une ruelle, vient s'allonger dans le chaos muet qui l'entoure. »
L’image est étrangement jolie (alors qu’il s’apprête à mourir, quand même), et j’aime beaucoup toute la tension qu’on trouve après au moment où les ombres l’empêchent de mourir et que rien ne bouge (et du coup, il est immortel ? Ne réponds pas à cette question, mais elle doit être posée quand même)" Je vois ce que tu veux dire ! Chouette si t'as trouvé l'image 'jolie', c'était un peu mon objectif (même si ça peut paraître un peu chelou comme objectif, oups). Je ne répondrai donc pas à ta question, mais je suis content de voir que tu te la poses ;)
"« C'est UN alors qu'un grésillement, comme une explosion miniature, lui parvient très nettement, juste au-dessus d'elle. »
Le « un » que j’ai mis en majuscule est en trop, je pense" Merciiii :^)
"« Il retire donc sa cape dégoulinante, ainsi que son manteau sombre et son haut blanc, les essore un coup et les étend sur le rebord de la muraille. »
Dans le chapitre précédent, elle lui avait dit de se mettre à poil pourtant, il l’a pas écoutée le garnement ?" Hahaha j'avoue, c'est l'esprit de contradiction des jeunes ça, tu comprends...
Nan mais en vrai, je pense surtout que plus tôt il n'a pas du tout eu le temps d'enlever ses fringues. Et puis, y avait pas la garantie de les retrouver, et ça aurait quand même été foutrement gênant de parcourir tout le chemin du retour à poil ;-;
"« On n'a pas idée d'enlever autant de vêtements en présence d'une parfaite inconnue ! Du sexe opposé qui plus est ! »
C’est la faute à l’hétérosexualité ça ma petite x)" Ah ça... c'est drôle parce que j'avoue qu'au début, mon histoire peut avoir une vibe très hétéronormée et assez peu inclusive. Heureusement, ça s'arrange quand on progresse, mais je n'en dirai pas plus (même sous la torture) (enfin ça dépend parce que je suis plutôt chatouilleux)
En tout cas, merci pour ta lecture, et à vite :)

(soit dit en passant : "ce mystérieux petit blondinet aussi épais qu’un prospectus" bhhahahah j'ai kiffé j'avoue)
AnatoleJ
Posté le 05/05/2021
Team vie super-fun en effet T_T Mais tu vois c’est pour ça que j’ai précisé que c’était du ressenti personnel, si ça colle aux souvenirs même vagues (aha, vagues) de ton expérience c’est très bien aussi ^^ Puis comme tu l’as dit, c’est pas plus mal, au moins j’étais pas angoissé effectivement ! Je me rends compte que j’ai oublié d’insister dans mon premier commentaire sur le fait que ce n’était pas de la faute à la façon dont tu avais écrits la scène que j’en avais été sorti, juste de mon expérience/mes attentes, et je ne te l’ai signalé qu’à titre informatif, au cas où tu puisses faire quelque chose avec l’information « ça n’a pas marché sur cette personne en particulier parce que tout ça »

(Du coup c’est marrant de voir que tu incorpores ta propre expérience de noyade en mettant beaucoup d’eau dans ce que tu écris, alors que moi j’ai juste créé un monde où il y a pas d’océan comme ça le problème est réglé aha)

(Et aussi, à deux doigts de te torturer pour savoir comment l’absence d’hétéronormativité se manifestera, mais je me retiens)
dcelian
Posté le 07/05/2021
Hahaha, t'es choupi de me rassurer, merci ;) Et tu as bien raison de m'avoir partagé ton ressenti, c'est aussi pour ce genre de commentaires qu'on décide de partager nos histoires !
"(Du coup c’est marrant de voir que tu incorpores ta propre expérience de noyade en mettant beaucoup d’eau dans ce que tu écris, alors que moi j’ai juste créé un monde où il y a pas d’océan comme ça le problème est réglé aha)"
x) effectivement c'est une solution qui fonctionne aussi. Non mais en vrai, j'ai beaucoup de chance d'avoir gardé peu de souvenirs de cette 'expérience', parce que du coup je conserve pas de traumatisme non plus (malin non ? héhé)
"(Et aussi, à deux doigts de te torturer pour savoir comment l’absence d’hétéronormativité se manifestera, mais je me retiens)" hahaha
t'inquiète pas, tu repéreras bien facilement ces détails quand ils arriveront. D'autant que tu m'as l'air d'avoir l'œil pour ces choses-là, et je dois aussi dire que j'y vais pas par quatre chemins, donc à nous deux, ça devrait pas passer inaperçu ;)
Salut Les Confi
Posté le 25/04/2021
Moi je dis, chapeau l'artiste, tellement de choses à dire sur ce chapitre ! Ma première impression a été : Le Titanic, je ne sais pas si tu t'y en ai inspiré ? Mais la ville qui s'emplit d'eau, comme le bateau ⛵ Gaëlle qui ramène Soa à la surface, comme Rose qui sauve Jacques. C'est juste la fin qui est...plus joyeuse, disons 😂

Par contre la façon dont Soa descend des remparts avec Gaëlle, c'est là que ça bloque. Je trouve ça un peu surnaturel. Sauter, à plus de 30 mètres de haut, avec un poids sur le dos, et rester en vie, c'est dur à imaginer et surtout, dur à réaliser ! A moins que notre protagoniste ait des ailes et ça n'a pas été précisé 😅

Mais bon comme c'est ton histoire et que je l'adore je vais dire que c'est incroyable. Hâte de lire les prochains chapitres !
dcelian
Posté le 27/04/2021
Re-coucou !
Alors j'avoue que j'ai jamais réussi à finir Le Titanic, donc je suis au regret de t'annoncer que je ne m'en suis pas inspiré ! Mais je suis content d'apprendre que ça t'a donné un ressenti similaire, parce que c'est exactement ce que je cherchais :D
"Par contre la façon dont Soa descend des remparts avec Gaëlle, c'est là que ça bloque. Je trouve ça un peu surnaturel. Sauter, à plus de 30 mètres de haut, avec un poids sur le dos, et rester en vie, c'est dur à imaginer et surtout, dur à réaliser !" Oui, je suis bien conscient que ça paraît improbable, comme ça ! Et Gaëlle aussi, d'ailleurs, d'où sa méfiance qui naît à l'égard de Soa : comment il a pu faire un truc pareil ? C'est louche. Très très louche.
Dzoody
Posté le 15/03/2021
punaise mais quel chapitre !!
depuis le moment où j'ai repris la lecture je suis happée par la lecture, je n'arrive plus à m'arrêter mais alors avec ce chapitre complètement fou, mes émotions explosent.
il y a tellement d'action, d'angoisse, de montagnes russes ! tout est parfaitement bien maitrisé c'est un grand bravo.

j'adore la façon dont ils se décrivent mutuellement, un mélange d'appréhensions de doutes mais tellement d'admiration. quand elle découvre qui il est vraiment c'est trop cool ! pour le coup il y a vraiment une chute (enfin 2 du coup XD)
j'attendais leur rencontre avec impatiente et je suis plus que comblée ! leurs personnalités ont l'air de trop bien s'accorder et tu gères les deux personnages parfaitement bien c'est incroyable. je suis amoureuse de cette histoire !
toutes les descriptions sont si réalistes que je me demande comment tu fais pour produire une chose aussi extraordinaire.

j'ai juste une petite remarque à faire :
"l'eau salée de la pluie"
la pluie n'est pas salée mais peut-être que dans ton monde elle l'est :)

oh et aussi, la femme que Gaelle a vu dans l'eau serait-ce Cléa ?

je suis fan de ton histoire, de tes personnages et surtout de ton écriture ! je ne compte plus les fois où tu as écrit des phrases qui m'ont fait éclater de rire.
je suis désolée me revoilà un peu trop enthousiaste et les mots affluent sans que je les contrôlent hihi.

tout ça pour te dire merci de partager une histoire aussi géniale et pardon pour la longueur de ce commentaire.
au plaisir :)
dcelian
Posté le 16/03/2021
Ah non mais vraiment t'es trop sympa, c'est abusé x)
Merci, merci mille fois pour tout ce que tu me dis, c'est adorable, vraiment, ça donne tellement de sens à tout ça, c'est génial ! Je suis trop content de savoir que mes personnages te plaisent, que mes descriptions te semblent réalistes, et même re réussir à te faire rire, c'est un vrai accomplissement pour moi, et ton commentaire me fait vraiment chaud au cœur pour ça.
J'espère que la suite continuera à t'emballer tout autant !
Soit dit en passant : effectivement la pluie n'est pas salée, je me suis clairement laissé emballer par le rythme x)

Encore merci pour tout. Sincèrement.
HarleyAWarren
Posté le 14/02/2021
Deux expériences de mort imminente en si peu de temps, il a pas une vie facile, ce pauvre Soa.

Le début du chapitre est vraiment anxiogène, on sent qu'ils sont tous les deux à deux doigts de se noyer. Gaëlle a un peu plus le contrôle de la situation que Soa, mais finalement pas de beaucoup et on se demande comment ils vont faire pour s'en sortir, au final.

Ca n'a pas trainé pour que Gaelle découvre la véritable nature de Soa, je me demande bien comment elle va le prendre. En principe, son travail, c'est de l'éliminer, mais on espère qu'elle fera une petite exception. Rien qu'une toute, toute petite x)
dcelian
Posté le 15/02/2021
Ahh, mais Gaëlle est une intransigeante, tu sais...C'est pas si simple...ça voudrait dire renier tous ses principes, imagine ! Enfin bon, peut-être qu'elle va quand même y réfléchir un peu ? Un tout petit peu ?
En tout cas, je suis encore une fois très content de savoir que le passage sous l'eau est anxiogène et qu'on se met à leur place. C'est vrai que je leur mène la vie dure...et encore. C'est que le début, héhé
La suite au prochain épisode (je publie dans la journée, en plus !)
Belara
Posté le 11/02/2021
Il faut mettre un TW spécial pour les hypertendus parce qu’on est pas mal niveau tension dans ce chapitre.
Non mais sérieusement, t’as décidé de me tuer ? J’ai un petit cœur fragile moi et quand je m’attends à reprendre ma respiration, c’est pas pour lire un BAM et me cogner la tête contre un mur !!

Bon sinon, quel rythme dans ce chapitre encore... j’ai vraiment tout ressenti dans la scène de la noyade, c’était assez impressionnant.
J’aime bien la relation qui se crée entre Soa et Gaëlle. Même s’ils sont « quittes », on entrevoit une Gaëlle un peu plus humaine (et femme, ben oui elle l’a reluqué je le SAIS !) que traqueuse. Et puis elle a tout de même abandonné sa faux pour lui !

J’ai aussi particulièrement apprécié le passage où Soa se questionne sur la couleur de peau de Gaëlle, même s’il m’a un peu fait penser à un enfant qui découvre le monde.

Par contre, laisse moi te dire que Soa n’est pas blond ! Et il a encore moins les yeux bleus !!! Ah oui, c’est pas moi qui décide ?? :´(( bon, je m’en accomoderai ahah

Je termine sur la traditionnelle citation : « Il y a quelque chose de doux, pourtant, à ce monde qui n'est pas tout à fait le même que le sien, qui est trouble et qui se tait »
dcelian
Posté le 13/02/2021
Hahaha, effectivement j’y suis pas allé avec le dos de la cuiller. Mais ce serait pas drôle, sinon ! Et puis, ils sont en vie, non ?
Oui c’est vrai que leur relation évolue un peu, mais crois-moi ce n’est que le début d’une looooongue suite d’évènements tous plus délirants les uns que les autres !! Trop hâte de vous montrer tout ça. Et de le rédiger. Oui, faut le rédiger d’abord.
C’est aussi très vrai que Soa a l’air d’un enfant qui découvre le monde. C’est même précisément ce qu’il est, un grand enfant à la curiosité insatiable ! Et on sait tous que trop de curiosité n’amène pas forcément que du bon...
T’es la deuxième à me faire un commentaire sur les cheveux de Soa !!! Pourtant si, il est bien blond. Blond comme les blés ! Et j’avais déjà mentionné ses yeux dans le premier chapitre, il me semble. Mais bon, c’est loin, je te pardonne ;)

dodoreve
Posté le 09/02/2021
(Pardon, c'est encore un peu long.) J'ai tant aimé ce chapitre : tes deuxième et troisième paragraphes sur les sensations de l'eau sont tout simplement incroyables. Tes descriptions des sensations sont saisissantes, et ce jusqu'à ce qu'ils émergent une bonne fois pour toutes de l'eau. Pourtant qu'est-ce que c'est dur à écrire... Bien joué. :)

J'ai apprécié le fait que Gaëlle ait "du mal à comprendre comment ces mêmes gens qui la dévisageaient comme un monstre lorsqu'elle franchissait les remparts peuvent avoir changé de camp si radicalement", parce que c'est effectivement une réflexion qu'on aurait pu se faire. Mais tu viens la cueillir avant qu'elle se formule dans notre esprit, donc c'est bien amené !

Soa est BLOND quel choc, va savoir pourquoi, je l'imagine brun avec des cheveux qui partent dans tous les sens depuis le début !

C'est toujours un plaisir, d'ailleurs, que de retrouver sa pensée si caractéristique. J'ai beaucoup aimé le moment où il regarde Gaëlle, et où sa manière de se réjouir qu'elle l'ait sauvé soit : "Ce n'est définitivement pas n'importe qui. Il faudra la remercier. Il soupire à cette idée, encore un sentiment que les mots ne peuvent retranscrire." J'ai trouvé ça très en accord avec la personnalité que tu lui as construite pour le moment, que ce soit au niveau du rythme, et au niveau des sentiments qui s'en dégagent. Et puis ça m'a fait rire, parce que j'ai trouvé ça touchant.

Quant à Gaëlle, je ne sais pas si ça sera aussi clair que la manière dont ça m'a plu ce que je vais dire, mais j'ai beaucoup aimé ce passage : "Elle garde son regard fixé dans celui de Soa, ne regarde pas ailleurs, ne regarde pas plus bas." Ce n'est qu'un regard, mais même si elle détourne les yeux à plusieurs reprises, tu ne rends pas sa gêne fuyante pour autant. Elle est mal à l'aise, mais elle ne s'écrase pas : il la regarde, qu'à cela ne tienne, elle le regarde aussi. Et ça fait du bien d'avoir le sentiment qu'on n'est pas dans une dynamique unilatérale, avec l'homme qui regarde la femme et la femme qui est regardée. Pas avec Gaëlle, que nenni.

Remarques formelles : C'est normal si les tirets sont remplacés par des points pour les premiers dialogues ? Il manque aussi un point après deux "Oui", et après "Pourquoi pas...il murmure, plus pour lui-même que pour Gaëlle". Et attention, au tout début, c'est "en suspens" et non "en suspend". Mais on ne t'en veut pas, c'est ça de poster à 23h28 !

Et je ne voulais pas finir sans ANALYSE mouahahah ! Dans ma lecture et mon ressenti de tes deux personnages, de leurs différences et de leurs échos, vient désormais s'ajouter une dynamique associant vent et eau. Et ce n'est pas gratuit, je trouve, en tout cas ça ne l'est pas dans ma tête (ahah)
Je crois que je ne l'avais pas encore perçu pour Soa, mais c'est si cohérent pourtant : le fait qu'il soit léger, qu'il fasse à peine de bruit, déjà, mais aussi la question de l'ombre, tout simplement. L'ombre projetée, qui ondule sur les murs, le sol, tout, et peut-être même dans les airs, c'est un peu comme un morceau de vent qui se dessine sur les objets (laissez-moi dans mon délire, mais j'espère qu'il te parlera ahah). Alors si Gaëlle pense que Soa est comme le vent, je valide, et pas que parce que c'est chouette et poétique, mais parce que c'est cohérent.

Quant à l'eau, tu nous dit que si elle était un Homme, elle serait une femme : analysé comme tel en commentaire, ça fait un peu réducteur et ça sonne comme une conclusion très rapidement tirée, mais ce que je ressens, moi, c'est que Gaëlle pourrait bien être de l'eau, en l'occurrence. Je le pense parce que l'eau, c'est à la fois imposant, lourd et vif – comme elle. Et en plus, "Running water never goes stale" : c'est Bruce Lee qui le dit. Gaëlle + arts martiaux + eau : voilà, il ne m'en fallait pas plus, évidemment.

J'ai bien aimé, enfin, le fait que le chapitre se termine avec le point de vue de Gaëlle ! J'aurais aimé savoir ce qui se trame dans la tête de Soa quand il comprend qu'il peut sauter sans problème, mais ne pas le découvrir tout de suite, c'est aussi intéressant. Et j'ai apprécié également la manière dont on découvre les "lueurs" autour de Soa à travers les yeux de Gaëlle. Mais surtout, tu nous violentes à finir ton chapitre là-dessus !
dcelian
Posté le 10/02/2021
(Je te l'ai déjà dit et je te le répète, même si t'avais écrit plus encore, ce serait toujours un plaisir de lire tes commentaires)
Ben déjà merci, hein, merci pour tout. J'avais vraiment du mal à savoir si ça marchait, ces passages sous l'eau, si on se rendait vraiment compte de la pression et de tout le reste, alors je suis très content d'apprendre que oui ! C'est parfait !

Je voulais effectivement de ces gens intrigués qui sauvent quand même sa vie avant que des questions ne se posent. Et puis, ça permettait aussi de poser autre chose : on se rend compte que tout n'est pas forcément tout noir ou tout blanc (lol), et que parfois Gaëlle a tendance à juger les gens un peu trop rapidement. Même si certains restent d'éternels sacs à merde (le mage par exemple), évidemment !

Soa est blond, oui, désolé pour l'info choc, j'aurais dû vous préparer à ça. C'était un peu violent de ma part de pas amorcer la chose :3

Mais le truc dont je suis le plus content, dans ton commentaire, c'est de voir que la dynamique entre mes personnages fonctionne (à peu près), et qu'on les différencie nettement dans leur mode de pensée et leur façon d'envisager les choses.

J'avais même pas pensé au fait que Gaëlle pouvait "être" l'eau, par rapport à Soa qui "serait" le vent, mais c'est pas la première fois que tu dis quelque chose qui me plaît. J'écris assez instinctivement, sans trop me poser de questions, du coup, parfois, je fais certains parallèles sans même m'en rendre compte (un vrai génie, haha). Et comme t'as un bon flair, t'arrives à détecter ces trucs que je glisse inconsciemment entre mes lignes, et ça c'est vraiment la classe, donc bravo pour tes analyses (qu'elles soient confirmées ou non, en vrai, bravo quand même !)

Effectivement, la fin de ce chapitre est douloureuse, d'autant que maintenant, il va falloir attendre lundi prochain pour la suite, et non vendredi...j'espère que ça ira quand même ;)
Sklaërenn
Posté le 08/02/2021
Le premier mot du chapitre est une erreur, non ? En tout cas, j'ai buggué dessus ahah. J'adore le titre du chapitre en tout cas <3

"On ne s'adapte pas à l'eau comme on s'adapte à l'obscurité, c'est elle qui nous impose son rythme effréné, elle qui nous dicte la marche à suivre." juste magnifique.

"— Soa ?

Il tourne la tête vers elle.

— Si on meurt, je te tue" manque un point à la dernière phrase. Et j'ai ri, toute seule comme une idiote à presque réveillé mon fils, mais j'ai ri. Cette phrase à elle seule à fait retomber toute la tension que j'avais alors qu'ils sont sauvé depuis quelques lignes maintenant. Mais va savoir pourquoi, je me sentais encore crispé de ce qu'ils venaient de vivre ahah.

Tu sais que t'es un grand malade, j'ai failli avoir un arrêt cardiaque avec toutes ces histoires moi. Ça manque de smiley pour que je puisse te transmettre mon ressenti en visuel xD.

Non, mais sinon, j'adore parce qu'ils sont autant intrigué l'un par l'autre et tous les deux ont des questions sur l'autre. je me demande si l'amie de Soa dont j'ai mangé le nom ( Cléa de mémoire, mais pas sûre ) ne serait pas jalouse à l'avenir de ce qui sans doute devenir une aventure à trois par la suite. De partager Soa avec la Traqueuse et tout ce que ça implique etc...
dcelian
Posté le 09/02/2021
Effectivement, le premier mot était une erreur (comment bien commencer un chapitre ^^') !
Ravi si j'ai pu te faire rire ;) J'ai essayé de jouer avec une dynamique légère pour leurs dialogues, histoire de pas alourdir la scène, d'autant qu'ils ont tous les deux failli mourir à plusieurs reprises, ça commençait à faire beaucoup x) (désolé pour ton fils, héhé)
Merci pour le titre, c'est vrai que j'aime bien, moi aussi ! C'est venu comme ça, mais je trouvais que ça correspondait pas mal.

C'est vrai qu'ils sont intrigués l'un par l'autre, mais est-ce que les lueurs ne vont pas venir empiéter sur la magie de leur rencontre ? Qui suis-je pour le dire, finalement (hihi) ?
Effectivement, son prénom c'est Cléa, et il est bien possible qu'elle ne réagisse pas de façon amicale...Mais encore faut-il qu'elle l'apprenne ? Bref, beaucoup de tensions en perspective :D
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