Chapitre 8. (partie 3)

Par dcelian

Autour d'elle, plus aucun bruit. Les rêves s'éloignent en dansant.
Elle ouvre les yeux et constate que le soleil est bien monté dans le ciel déjà, qu'il fait presque bon malgré la pierre humide sous elle et ses vêtements toujours trempés.
Gaëlle se redresse lentement.
Un peu plus loin, proche du vide, il y a Soa dans la lumière. Il est réveillé, il prend le soleil, prend l'air, profite de l'instant, les yeux fermés et la bouche inclinée vers le haut en un sourire inconscient. Ses cheveux blonds comme l'été sont tantôt agités par la brise légère, il ne bouge pas, ne fait aucun bruit. Devant lui gisent plusieurs vêtements, étendus sur la muraille.
Peut-être est-ce à cause de la lumière qui l'éblouit encore, ou encore à cause du réveil rapide, mais la jeune femme met un temps infini à comprendre que ce sont les siens, de vêtements, qu'il est torse nu et qu'elle le fixe – Dieu soit loué – sans qu'il ne l'ait remarquée.

Soudain, comme s'il l'avait entendue penser un peu trop fort, Soa se retourne vers elle et constate qu'elle est éveillée avec un sourire chaleureux. Gênée au possible, probablement rouge de honte, Gaëlle détourne aussitôt le regard. On n'a pas idée d'enlever autant de vêtements en présence d'une parfaite inconnue ! Du sexe opposé qui plus est !
C'est alors qu'elle l'entend se rapprocher d'elle.
Gaëlle se pince très fort dans l'espoir de faire disparaître l'expression stupide colée sur son visage, y parvient relativement et se tourne lentement vers lui. Il s'arrête à bonne distance et s'accroupit pour être à la même hauteur qu'elle, toujours assise.
On n'a surtout pas idée de faire tout un plat d'une situation pareille. Il est trempé et il fait sécher ses vêtements, voilà tout !
Pourtant, alors qu'elle fixe son regard droit dans celui du jeune homme, elle a l'impression que chacun de ses pores la trahit. Elle se frapperait si elle était seule.
Et puis, elle a la désagréable impression que Soa lit en elle avec une facilité déconcertante. Ses yeux bleus comme la glace la regardent avec un mélange d'amusement et d'interrogation. S'il remarque quelque chose, il n'en laisse toutefois rien paraître et Gaëlle lui en est sincèrement reconnaissante.
Elle garde son regard fixé dans celui de Soa, ne regarde pas ailleurs, ne regarde pas plus bas. Elle reste en terrain connu, dissimule autant qu'elle le peut son malaise.

"Merci", il souffle simplement.

Il semble vouloir dire plus, mais c'est le seul mot qu'il prononce, presque comme s'il lui avait échappé.
Elle l'observe un court instant et sourit à son tour. La gêne qu'elle ressentait s'envole peu à peu.
"C'est mon métier", elle répond.
"Quoi, de sauver les gens de l'inondation surnaturelle d'une ville enfermée dans ses remparts ?
— Entre autres."
Elle sourit malicieusement, et la situation ne paraît plus si grave, paraît devenir plus petite et insignifiante.
"Enfin, il vaudrait mieux attendre qu'on atterrisse avant de remercier. Pour le moment, on est coincés et j'ai pas de solution."
Soa se redresse alors lentement et se dirige à nouveau vers le rebord. Il jette un regard en contrebas.
"Sacrée hauteur.
— C'est tout l'effet que ça te fait ? Tu comptes redescendre comment ? En volant ?
— Pourquoi pas..." il murmure, plus pour lui-même que pour Gaëlle.

Il a toujours cet intrigant sourire au coin des lèvres, comme si ça ne l'inquiétait pas plus que ça, comme s'il avait tout prévu. Maintenant qu'il est de dos, elle peut l'écouter plus attentivement. Soa est comme le vent. Il est discret, léger, très léger. Il est le premier souffle du printemps, à la fois doux et mystérieux, à la fois doux et perturbant, celui qu'on ne s'attendait pas à trouver là.
Soa est comme le vent.
Et, comme le vent, elle ne comprend absolument pas ses intentions. Il a l'air concentré, comme s'il était en train de concocter un plan infaillible pour les sortir d'ici, alors qu'il n'y a manifestement aucune solution pour le faire, elle le saurait, elle a déjà tout envisagé.
Et surtout, elle n'est pas à l'aise en hauteur, elle préfère ne pas regarder en bas, ne regarder nulle part, ne pas trop y penser.

Soa se retourne alors vers elle et elle détourne à nouveau le regard, écarlate. L'avantage, avec sa peau, c'est que ça ne se voit pas.

"Accroche-toi à moi, ça devrait faire l'affaire."
Gaëlle fronce les sourcils. Ça y est, les hauteurs lui sont montées à la tête, il est devenu malade.
"Et puis ? Tu comptes sauter là, à trente mètres du sol ?
— Oui."
Elle écarquille les yeux. Il se moque d'elle ? C'est vraiment ça, son plan ? Pourtant, il y a une véritable confiance dans son regard, comme s'il était sûr de son coup.
"Et tu espères que je vais te faire confiance ?"
Toujours avec la même lueur dans les yeux, il la fixe intensément.

"Oui."

Il se détourne un instant et tâche de se rhabiller. Elle le regarde faire sans comprendre, elle le regarde faire alors que les questions s'accumulent dans sa tête.
Qui est-il vraiment, ce mystérieux garçon qui lui propose de sauter dans le vide, accrochée à lui ? Mais surtout, pourquoi a-t-elle tellement envie de lui faire confiance ? Pourquoi sourit-il malgré la situation ? Que cache-t-il vraiment ?
Finalement, il se retourne vers elle. Et il y a cette lueur dans son regard, ce quelque chose qu'elle ne sait pas définir, cette étincelle qui pétille, cette étincelle qui scintille et qui éclaire les peurs, qui les fait fuir un peu plus loin.

"Tu viens ?" il demande simplement.

Une fois de plus, ce sont les seuls mots qui lui échappent, comme par inadvertance, comme sans faire exprès.
Gaëlle n'arrive pas à comprendre s'il se retient d'en dire plus de peur d'en dire trop, ou si c'est un timide maladif, s'il ne sait tout simplement pas s'y prendre, pas par où commencer, pas comment faire.
Ce qui fait finalement pencher la balance, elle est bien incapable de l'expliquer. C'est peut-être son calme, sa douceur. Elle se voit hocher la tête sans comprendre quelle folie la traverse.

Soa est comme le vent, quelque chose de léger, de presque imperceptible et de rassurant.
Et Gaëlle suit toujours le vent.
Alors elle suit Soa.

"J'espère que tu sais ce que tu fais..."

Il n'émet aucun bruit, pas de réponse, rien. Il se positionne seulement debout sur le bord de la muraille, face au vide, face à l'horizon et au soleil qui les enveloppe de sa chaleur bienveillante. Du moins c'est comme ça que l'interprète la jeune femme, elle préfère, ça sonne mieux.
Il n'empêche, épais comme l'est Soa, un simple coup de vent et le voilà en chute libre.
Et elle seule en haut des murailles. Tout mais pas ça.
Alors, après avoir rassemblé ses affaires, elle se rapproche de lui et passe ses mains autour de sa taille. Ses vêtements sont encore un peu humides, la sensation n'est pas très agréable.
Pourtant, elle s'accroche de toutes ses forces. Elle ferme les yeux de toutes ses forces. Elle prie de toutes ses forces.
Elle n'a jamais cru en rien, mais s'il y a véritablement quelqu'un là-haut, alors c'est le moment ou jamais, non ?

"Soa ?"
Il tourne la tête vers elle.
"Si on meurt, je te tue."
Il a un bref sourire, tout sauf rassurant. Et puis il s'élance dans le vide.

Gaëlle sent son cœur remonter dans sa gorge alors qu'ils basculent de l'autre côté, alors qu'elle réalise l'entreprise complètement dingue dans laquelle elle s'est lancée. Elle resserre son emprise sur Soa et se mord la langue pour retenir un cri. Le vent lui bat les joues à toute allure. Elle croit sentir le sol qui se rapproche.

Soudain, alors qu'elle sentait une envie de vomir lui remonter des entrailles, la chute s'arrête, elle sent le sol sous ses pieds, elle est à terre.
Prudemment, comme s'il s'agissait d'un sortilège, elle ouvre les yeux.

"Je crois qu'on est quittes", constate Soa d'une voix calme, tout sourire.

Gaëlle ne relâche pas son étreinte, n'arrive pas à y croire, continue de broyer les côtes du jeune homme. Il y est arrivé. Il l'a fait. Ils sont vivants et ils sont à terre. Elle desserre enfin ses bras et s'effondre au sol, retenant à grand peine les larmes qui se pressent à ses yeux.
Plus jamais ça, le vide et les hauteurs, c'est terminé.

Tout autour d'elle, elle écoute la plaine parcourue par le vent, elle écoute le doux silence de la nature. Plus loin, elle entend aussi la forêt et ses oiseaux, la forêt et ses branches qui frémissent. Elle inspire un grand coup, s'imprègne de ça, de tout ça, comme si c'était la première fois depuis un long moment. Déjà parce que ce n'est pas faux, et aussi parce que ça lui fait un bien fou.
Il n'empêche, le mystère autour de Soa s'épaissit encore. Comment les a-t-il fait descendre aussi rapidement et sans aucun mal ?

Gaëlle se retourne vers lui. Peut-être qu'il a lu quelque chose sur son visage, parce qu'il paraît soudain attristé.

"Comment t'as fait ça ?" elle demande, et elle essaie de dissimuler la méfiance dans sa voix mais c'est plus difficile qu'elle ne le pensait.

Il détourne simplement le regard, ne répond pas à la question, regarde vers la forêt baignée de la douce lumière du soleil encore haut dans le ciel. C'est discret, mais il soupire. Il espérait visiblement qu'elle ne pose pas la question. Ou du moins pas sur ce ton.
Elle détourne le regard à son tour. Mais comment aurait-elle pu s'en empêcher ? Il a bien dû comprendre qu'elle était Traqueuse, avec sa grande faux et son apparat, il savait d'avance qu'elle serait méfiante ! Comment peut-il considérer qu'elle est en tort ?

Un nuage vient alors voiler le soleil et, l'espace d'un instant, le temps est à nouveau gris et fade.
Elle repose alors les yeux sur lui à la nouvelle lumière de ce ciel morne, comme pour essayer de le voir sous un nouveau jour, comme pour changer de perspective, elle ne sait pas vraiment, ne sait plus trop.

Elle ne s'attendait en tout cas pas à ce que ses craintes soient confirmées aussi rapidement.
Pourtant elles sont bien là.
Elles flottent dans la grisaille, elles dansent calmement dans le paysage, elles narguent la Traqueuse de leur scintillement.
Elles sont des centaines.
Des centaines de lueurs, virevoltant autour d'un centre gravitationnel unique, autour du seul être à les attirer ici, autour de l'Ombre qui se tient juste devant elle. Et elle ferait tout pour ne pas y croire.

Parce que ces centaines de lueurs virevoltent autour de Soa.

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Louison-
Posté le 03/04/2022
Helloooo :D
Pire contente d’être de retour par ici et de découvrir ce qu’il se passe pardi avec Gaëlle et Soa prisonniers dans l’eau ^-^
(je compile toutes mes remarques sur les 3 parties dans ce com’ – ci !)

Et je dois dire que j’ai pas été deçue par la façon avec laquelle t’as mené tout le chapitre. J’aime beaucoup beaucoup parce que bon sang, tu prends le temps de décrire ce qu’il se passe, en insistant bien sur la puissance de l'eau, la douleur de tes personnages, la difficulté de la tâche, leur désespoir, leur hargne, leur envie de vivre coûte que coûte, et ça d’ailleurs j’ai remarqué c’est une constante chez toi : tes personnages ont fourieusement envie de vivre et ça je trouve juste tellement beau, alors voilà, je voulais te dire que j’aime ce côté qui ressort chez eux :)

« On ne s'adapte pas à l'eau comme on s'adapte à l'obscurité, c'est elle qui nous impose son rythme effréné, elle qui nous dicte la marche à suivre.
Et puis, ses mouvements ont beau être plus lents et moins fluides, il se sent léger comme il ne l'a jamais été. Il se dit que ça doit un peu ressembler à ça, de voler. » >> oh mais ça comme c’est beau ! J’aime que l’eau soit celle qui « guide/écrase/impose sa force », ça lui donne de la volonté, comme un personnage ; surtout ça montre toute la puissance de la tempête et la difficulté des personnages d'y faire face.

« Elle inspire longuement, puis expire calmement, elle se concentre sur son souffle, ne pense à rien d'autre, rien, il n'y a plus que ça, plus qu'elle et l'averse, plus qu'elle et le chaos, plus qu'elle et l'air qu'elle qui circule dans son corps. » >> Ton « elle et l’averse/elle et le chaos » ça me parle beaucoup !

« Si l'eau était un Homme, elle serait une femme. » >> Et ça évidemment, j’adore. J’aime que tu joues avec la majuscule du mot « homme » pour faire signifier qu’on parle de l’Homme en général, pour ensuite lui donner un genre, enfin tu joues sur ça et je trouve vachement bien trouvé :D

Ensuite, l’idée que Grimard se remplisse comme une cuve, que la ville soit sous l’eau, ça donne beaucoup de caractère à ta scène, c’est magique.

Et enfin la dernière scène de la partie 1, où Soa se voit à la troisième personne, avec ses ombres qui le retiennent : je trouve ça fou que ce soit le « sombre » qui sauve Soa, le ramène mais sans malveillance. Preuve que tu t’éloignes des schémas manichéens, ça me donne d’autant plus envie de découvrir tout ce qui entoure les ombres :D

Ensuite, pour la partie 2 ! On a le retour de Gaëlle, et que tu écrives :
« Seule. Seule, et ça résonne brutalement dans son ventre.
Plus tard : « seule, avec fracas ». >> Oh mais j’aime. seule avec fracas aésljfasélkfajsédfsda. Tu évoques pas la présence de Soa, tu dis juste qu’elle est seule mais on comprend tout de suite qu’il y a un acteur manquant, sans le nommer, et ça je trouve plutôt cool.

Ensuite, il y a juste un bout qui m’a rendu confuse : « Elle est sommet des remparts de Grimard, à l'abri de l'inondation mais à une trentaine de mètres du sol » Okay MAIS plus tard : « Il y a plusieurs dizaines de mètres entre le haut des remparts et le fond de l'eau, entre la surface et le sol de la ville. » mais alors c’est 30m ou 10m ?

Puis ensuite sa rencontre avec Cléa ! Rohlala, trop la classe. J’aime que tu joues sur ces deux faces « reconnaissance – malheur » et que Gaëlle ne sache pas tellement se situer au milieu de ça.

« Mais les corps, c'est le corps. Parce qu'elle ne trouvera personne d'autre, elle le sait, elle l'a compris sans en comprendre la raison pour autant. Les corps, c'est cet intrigant au silence léger comme une brise, au prénom léger comme une brise.
Soa. » >> Incroyable.

« Accroche-toi encore, le garçon comme le vent, garde un peu de cet air qui te sied tellement bien dans ton corps, dans le creux de tes poumons, proteste contre la mort quelques secondes de plus et tu seras sauf. » >> Re-incroyabe. Le rythme de cette phrase est ouf !

« Seule, mais plus tant que ça. » >> oooooh j’aime que tu reprennes cette solitude qui maintenant ne l’est plus ! Ca agit comme un clin d’œil, ça marche super bien ^^

« Pourquoi est-elle aussi noire, comparée à la sienne qui est si blanche ? Pourquoi n'a-t-il jamais rien vu de tel ? Il se dit que c'est beau, cette couleur, que c'est étrange mais que c'est beau. » Haha typiquement une pensée de Soa, j’aime profondément ce gaillard. Plus j’avance dans ma lecture, plus je l’aime. Est-ce pour ça que Dodo te voit comme quelqu’un d’aérien ? Iel voit un peu de toi en Soa, et de Soa en toi ? <3 Et quoiqu'il en soit, je trouve méga cool que Soa soit le "lumineux" visuellement mais que ce soit lui "l'Ombré" si je peux dire ça comme ça, vs Gaëlle qui a la peau très noire. Tu inverses les "codes-couleurs" je trouve cool !

« Il est venu chercher des réponses, il repart avec plus de questions encore. » Bah oué, sinon c’est pas drôle.

Puuuuuis la partie 333333333. Le moment où Gaëlle observe Soa : hahah ça m’a fait beaucoup trop rire, c’est adorable ! Leur interaction j'aime.

« Soa est comme le vent. Il est discret, léger, très léger. Il est le premier souffle du printemps, à la fois doux et mystérieux, à la fois doux et perturbant, celui qu'on ne s'attendait pas à trouver là.
Soa est comme le vent. » Vraiment j’aime Soa. J’aime les images que tu lui associes. Je me représente Soa à merveille, d’ailleurs je trouve que son prénom lui va rudement bien, Soa c’est comme de la poésie, et je trouve cool que t’aies un personnage masculin comme ça ! VS une Gaëlle pleine de hargne, qui serait vue comme plus « masculine », tu brises un peu ces codes genrés j’adore <3

« Sauter dans le vide,
Et Gaëlle suit toujours le vent.
Alors elle suit Soa. » O U I. J’aime et puis c’est tout.
Et je trouve fou cette fin, qu’elle fasse confiance à Soa comme ça. Ce serait suicidaire mais elle choisit de sauter avec, et effectivement ça nous fait poser plein de questions ! De quoi Soa est-il encore capable de faire ? Le sait-il seulement ? En tout cas, j’adore que tu associes le ciel/les hauteurs à Soa, on le voit vraiment comme quelqu’un d’agile à l’aise dans les airs, j’aime beaucoup cette caractéristique-là que tu lui donnes ^^

« Parce que ces centaines de lueurs virevoltent autour de Soa. » >> Oh wow. En plus que ce soit beau, ça INTRIGUE pardi !! Ca mystifie un peu la scène, la rend toute magique, et bien sûr c’est sensé que les lueurs s’approchent de Soa, puisqu’elles sont attirées par les Ombres, mais ça interroge quand même, ça donne envie d’en savoir plus ! Super hâte ^^

Voilouiiille, je suis arrivée au bout ! En tout cas, un chapitre super intense que voilà. Vraiment, bravo pour le rythme que tu lu donnes, pour toutes ces descriptions qui nous tiennent en haleine, la puissance de la tempête, pour la poésie de tes personnages, leur côté fou, leur volonté d’acier, ça donne super envie de continuer !

A très viiiiite, bisou !
dcelian
Posté le 04/04/2022
kevaeighzhogmzrimgvzheoghzrhighzhem LOUISON MERCI AHHHHH mais la folie ton commentaire, c'est adorable. Tout ce que t'as dit j'avais juste un mégasourire au visage tout du long. Vraiment, je me rends compte qu'on aime vraiment les mêmes trucs parce que toutes les phrases que tu relèves ben encore une fois c'est aussi mes phrases préférées. AHHHHHH MERCIMERCIMERCI pour ton emballement communicatif et tes analyses tellement chouettos !!!!!!

Merci pour la hargne de vivre, déjà : o u i
Je voulais absolument communiquer cette volonté de vivre parce que pour moi c'est un vrai moteur dans la vie, une source d'inspiration pas croyable et à laquelle on a tous accès librement : c'est donc un joli concept à la base. Mais je trouve ça aussi fascinant de voir ce que cette hargne de vivre peut provoquer, et j'ai essayé de décliner ça par la suite (dans loooongtemps pour toi hihi). Parfois la rage de vivre pousse dans des retranchements insoupçonnés : ça me passionne.

Merci pour tous tes commentaires sur l'eau aussi <3
L'eau pareil, c'est un truc méga envoûtant et incr', je voulais vraiment essayer de lui donner une conscience comme tu dis, une volonté propre. C'est archi-cool que ça ait fonctionné pour toi ! J'étais pas très certain de ce chapitre avant que tu y passes, ben tu vois tu viens de me redonner confiance en lui ! C'est super gentil de ta part, vraiment *-*

Je reviens pas sur toutes tes petites citations mais vabugoeigpaehivapeg c'est génialement fabuleux et ça me touche beaucoup

Pour ta confusion des remparts : ouii c'est un peu étrange, j'ai dû écrire "plusieurs dizaines de mètres" en me disant "benwé, plusieurs dizaines ça peut faire 30 lol" mais en fait c'est pas très clair, je vais arranger ça !

Merci pour tes remarques sur la beauté aussi, c'est revenu plusieurs fois et ça me fait super plaisir. C'est chouette de savoir que tu t'imagines les choses assez visuellement pour les trouver "belles", ou encore que certaines tournures te parlent <3

Tu sais que pour Soa/vent c'est en grande partie grâce à dodo ?? Figure-toi qu'avant, j'écrivais tranquilou et soudain dodo a débarqué avec ses théories géniales et ses idées folles et m'a dit "pour moi Soa = vent et Gaëlle = eau", et après en relisant mon texte jme suis rendu compte que ben oui, depuis le début je faisais ces parallèles inconsciemment et c'est dodo qui les a exposés au grand jour !! Du coup en réécrivant certains morceaux et en continuant, j'ai commencé à prendre acte de ces comparaisons et à les incorporer complètement dans l'histoire ! On dit "merci dodoooooo <3"

Merci aussi pour toutes tes remarques sur les codes et les clichés contournés : c'était bien mon objectif, c'est aussi top de savoir que ça fonctionne pour toi. J'avais peur que ça sonne un peu "trop" forcé à un moment, jsais pas. Finalement ils sont comme ils sont, mes gus. Et moi je les aime sacrément comme ça !

Merci pour leur interaction :D
Je les trouve tellement adorables dans leur maladresse, tous les deux, c'est si drôle à écrire ces passages. Enfin, tu l'as compris avec la conclusion : il risque de se passer des trucs compromettants pour la suite, et leurs rapports en seront peut-être altérés.... MAIS je te laisse continuer pour en savoir plus.

Enfin en résumé (pour être sûr que t'as bien compris hehe) : MERCI QUOI. Du fond du cœur, tes mots sont adorables et ton engouement me donne envie de continuer cette sacrée aventure pour qu'on la partage tous ensemble <3
Louison-
Posté le 08/04/2022
Aaw Céliciel ! Mais avec plaisir écoute que je lis ton histoire, contente si mes mots te flanque le sourire aux lèvres <3 Tu le mérites amplement !!

Trop hâte de découvrir dans la suite ce concept de vie que tu développes, ça va être d’enfer je le sens :D Et sinon oui moi j’ai super aimé ce chapitre, entre autre parce que l’eau justement possède une forme de conscience, donc ne doute pas de ton chapitre <3

Pour la hauteur des remparts : oh wow. Mais c’est moi qui sais pas lire ???? T’as écrit « plusieurs dizaines » mais mon cerveau littéralement a skippé le « plusieurs » genre il s’est dit : nan on s’en fiche de ça. DONC dégage ma remarque, c’est super ok de laisser « plusieurs dizaines » puisque tes lecteurs sont pas des ploucs comme moi qui lisent « une dizaine » ^^’

Oooh cool si Dodo a mis l’accent sur Soa = vent et Gaëlle = eau, j’adore <3 En tout cas ta façon de reprendre ça est super top ! On associe super bien Soa aux vents ! Gaelle j'ai pas encore eu le temps de l'associer à l'eau, mais ça veut pas tarder, surtout avec ce chapitre-ci où c'est clairement elle qui gère dans l'eau!

Voilou, sinon j’ai rien d’autres à ajouter ! Et écoute : AVEC GIGA PLAISIR que je te lis et te laisse mes impressions. T’as raison, c’est ouf comme c’est chouette de partager nos histoires, incroyable <3 <3 <3

A super viiiiite, hâaaaaate de lire la suuuuite ! <3
dcelian
Posté le 09/04/2022
<3<3<3 merci t'es bien trop chou

Pour ça : "T’as écrit « plusieurs dizaines » mais mon cerveau littéralement a skippé le « plusieurs » genre il s’est dit : nan on s’en fiche de ça. DONC dégage ma remarque, c’est super ok de laisser « plusieurs dizaines » puisque tes lecteurs sont pas des ploucs comme moi qui lisent « une dizaine » ^^’"
>> Jsais même plus ce que j'avais écrit en vérité mais bon de toute façon j'ai modifié donc maintenant tout va bien hihi

Merci encore pour tes enthousiasmes et ouiiii à supervite !! Moi aussi jdois me mettre à ton chapitre suivant :D
Raratralala
Posté le 16/02/2022
Coucou

Gneumeumeu. Et bien dis donc, ça se voit que cette pauvre Gaelle n'a pas l'habitude d'avoir de la compagnie, vu l'état dans lequel ça la met de voir un garçon torse nu ! Je ne sais pas exactement comment tu situe ton récit temporellement (c'est un univers originaaal il n'a pas à être situéééé, oui je sais, mais comem) mais il me semble qu'au Moyen-Age la nudité n'était pas chose rare ou particulièrement choquante.
Mais il y a l'histoire des religions que, dans un de tes commentaires, tu évoques comme un pouvoir très puissant dans ton monde, ce qui explique peut-être aussi sa pruderie ?

"Pourtant, alors qu'elle fixe son regard droit dans celui du jeune homme, elle a l'impression que chacun de ses pores la trahit. Elle se frapperait si elle était seule.Et puis, elle a la désagréable impression que Soa lit en elle avec une facilité déconcertante. Ses yeux bleus comme la glace la regardent avec un mélange d'amusement et d'interrogation. S'il remarque quelque chose, il n'en laisse toutefois rien paraître et Gaëlle lui en est sincèrement reconnaissante.
Elle garde son regard fixé dans celui de Soa, ne regarde pas ailleurs, ne regarde pas plus bas. Elle reste en terrain connu, dissimule autant qu'elle le peut son malaise."Merci", il souffle simplement."
Cette situation m'intrigue. Je crois pas avoir déjà lu un scénario de triangle amoureux avec deux femmes et un homme (plus souvent l'inverse, dans mes lectures en tout cas). Je dis pas que c'est le cas ici (il est trop tôt pour le dire), mais le trouble de Gaelle me fait me poser la question, et donc je m'interroge. Je n'avais pas su saisir que Soa lui avait fait un tel effet quand ils se rencontrent chez le mage, cela dit. 

""C'est mon métier", elle répond."Quoi, de sauver les gens de l'inondation surnaturelle d'une ville enfermée dans ses remparts ?
— Entre autres.""Huhu

Question typographique (tiens, ça change):

Elle sourit malicieusement, et la situation ne paraît plus si grave, paraît devenir plus petite et insignifiante.

"Enfin, il vaudrait mieux attendre qu'on atterrisse avant de remercier. Pour le moment, on est coincés et j'ai pas de solution."

Soa se redresse alors lentement et se dirige à nouveau vers le rebord. Il jette un regard en contrebas.

Ce dialogue est mis en page comme ça chez moi, avec deux espaces et plein de guillemets. Ca me semble un peu imposant de sauter autant de lignes partout, et tous ces guillemets. C'est une décision volontaire et réfléchie ? Et pourquoi d'un seul coup y a-t-il aussi des tirets cadratins ? Je suis un peu perdue dans la mise en page. 

"Les habitants de Grimard ont détaché les cordes. Tu comptes redescendre comment ? En volant ?" 
Eeeeetttt... Comment ils ont fait pour détacher toutes les cordes vu qu'ils sont tous en bas ? Et pourquoi ils auraient fait ça ? Et comment Gaelle peut être certaine qu'il n'y a pas une autre corde qui traîne quelque part ? Et il doit y avoir plein de choses qui flottent à la surface de l'eau, ils ne peuvent rien utiliser ? Et pourquoi Grimmard ne se vide pas petit à petit par ses canaux d'évacuation au lieu de rester pleine comme un oeuf ? Et et et et eeet okay j'arrête.

Sinon, j'aime beaucoup la comparaison de Soa avec le vent. Ca lui va bien. Et j'aime beaucoup le vent. 

"Soa ?"
Il tourne la tête vers elle.
"Si on meurt, je te tue."Hukhukhuk

N'empêche, je trouve ça un peu étrange de la part de Soa de faire un "crash test" (au sens strict pour le coup) de son hypothèse à propos de ses pouvoirs avec une nana sur le dos. Enfin, moi qui me languissais qu'il devienne plus pro-actif, je suis servie !

Pour la fin, je trouve leur incompréhension mutuelle, le froid jeté dans la conversation et la conversation muette que chacun entretien dans sa tête (ex : "Mais comment aurait-elle pu s'en empêcher ? Il a bien dû comprendre qu'elle était Traqueuse, avec sa grande faux et son apparat, il savait d'avance qu'elle serait méfiante ! Comment peut-il considérer qu'elle est en tort ?") très réaliste est bien rendue. 
J'aime aussi beaucoup l'image finale de Soa au milieu des centaines de lueurs.
Mais.
(Oouiiii toujours un mais, quelle empêcheuse de tourner en rond...)
J'ai un petit sentiment de précipitation, tout de même. 
Moi j'ai lu le chapitre coupé en 3 morceaux avec la nouvelle présentation, mais sur la version livresque, il y a donc : rencontre avec Cléa et ses pouvoirs, sauvetage de Soa, sentiments d'attirance de Gaelle, saut dans le vide de Soa, découverte de sa nature d'Ombre, le tout dans le même chapitre ? 
Je n'ai pas d'idée de comment faire autrement, je me pose simplement la question de est-ce que ce n'est pas un peu chargé, est-ce qu'on pourrait diluer un peu la sauce. Ou pas, of course.
dcelian
Posté le 25/02/2022
Mhahah j'adore ce côté toujours très terre-à-terre de tes commentaires. Oui je crois effectivement que la nudité n'était pas un problème particulier au Moyen-Âge, ici c'est surtout Gaëlle qui est très prude en réalité. Mais à sa décharge, elle vit seule, a toujours été relativement seule, donc la compagnie des gens en général à cet effet un peu imposant sur elle. Et puis je trouvais ça drôle cette dichotomie entre GAËLLE LA WARRIOR et peeposhyGaëlle. Si ça fait sens, hahaha

Pour tes remarques sur le triangle amoureux : je suis à vrai dire très étonné d'en avoir eu si peu jusqu'à présent. Je t'avoue ne pas être expert de cette dynamique, donc je saurais pas te dire ce qui est le plus fréquent. Mais je trouve ça un peu naze comme approche, trop simpliste, trop déjà fait. Je prétends pas inventer un nouveau truc, loin de là, mais les relations humaines c'est tellement plus fascinant et passionnant que JUSTE ça (je n'exclue aucune possibilité pour autant, évidemment!). J'espère réussir à creuser cette ambiguïté par la suite, c'est peut-être l'un des trucs qui me motive le plus dans ce projet. Les gens. Et toutes les déclinaisons qu'on peut en faire.
En tout cas, des relations humaines, c'est pas ce qui manque dans ce bazar. Hihi

Pour ton interrogation typographique : je dois dire que PA ne me facilite pas la tâche sur ce point là, alors j'ai probablement un peu abandonné à ce moment-là. Il y aura des incohérences par la suite, je pense que certains dialogues n'ont pas de guillemets alors que d'autres oui, que certains tirets se suivent d'un espace et que d'autres non.... BREF. Le fait est qu'un saut de ligne sur PA entraîne automatiquement un alinéa, donc ça m'empêche totalement de faire comme je voudrais faire. C'est pas un gros souci, mais tu fais bien de le relever, ça fait partie des trucs qu'il faudra revoir dans la grande réécriture !!

"Eeeeetttt... Comment ils ont fait pour détacher toutes les cordes vu qu'ils sont tous en bas ? Et pourquoi ils auraient fait ça ? Et comment Gaelle peut être certaine qu'il n'y a pas une autre corde qui traîne quelque part ? Et il doit y avoir plein de choses qui flottent à la surface de l'eau, ils ne peuvent rien utiliser ? Et pourquoi Grimmard ne se vide pas petit à petit par ses canaux d'évacuation au lieu de rester pleine comme un oeuf ? Et et et et eeet okay j'arrête."
>> hahaha bah oui alors là : gros craquage, je sais pas du TOUT. Il faut effectivement que je réponde à ces questions, au moins la principale : pourquoi/comment les habitants auraient enlevé les cordes. Merci de me rappeler à l'ordre, ça va pas ces bêtises !

Tant mieux si leur confrontation finale t'a paru crédible et bien rendue. J'avais bien aimé l'écrire, ce passage, parce qu'ils fonctionnent sur des schémas de pensée tellement différents et en même temps tellement similaires parfois... Bref, tant mieux si ça t'a plu !

Et ton "mais" est carrément compréhensible. Oui, il se passe BEAUCOUP de choses dans ce chapitre, peut-être même un peu trop, peut-être que c'est très précipité tout ça. Mais en même temps, je peux pas m'empêcher de penser à tout ce qui se passe après, et je vois pas trop comment diluer ça. Enfin bon, il reste encore beaucoup de choses à se passer, et même si ces rencontre/noyade/sauvetage/ombres/opposition sont essentiels pour la suite, ça reste un seul petit rouage parmi tous les autres !!!
Je prends quand même en compte ce que tu dis, et puis même pour le lecteur, se manger tout ça en un coup ça peut être un peu indigeste : c'est carrément vrai.

Encore désolé, pour ce retard que rien ne justifie. Je ne peux pas promettre que ça n'arrivera plus, mais je peux au moins te dire que je ferai de mon mieux !!!
Et surtout merci pour tes commentaires, pour toutes ces petites choses que tu relèves et qui sont hyper intéressantes, les passages que tu as aimés, les incohérences, ça m'aide vraiment BEAUCOUP !

A bientôt <3
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