Chapitre 8. (partie 2)

Par dcelian

Elle tousse violemment, recroquevillée sur le côté contre la pierre froide et détrempée. Autour d'elle, des voix s'élèvent, des exclamations qui semblent venir d'un peu plus loin que loin encore. Elle aimerait bien rester allongée là encore un instant, même si c'est inconfortable, même si elle a mieux à faire, elle aimerait pouvoir prendre ce temps.
Elle se donne quelques secondes pour écouter, garde les yeux fermés, tend simplement l'oreille, réveille lentement son esprit engourdi.
Il y a ces gens, tout autour d'elle. Ils semblent lui parler avec inquiétude, et les mots finissent par se rapprocher, par prendre sens.
"Madame, vous allez bien ?
— Réveillez-vous, vous êtes en sécurité maintenant !
— Accrochez-vous, c'est terminé !"

On l'encourage.
Ça réchauffe son cœur, ces voix étrangères qui la soutiennent, qui ne la connaissent pas mais qui se soucient d'elle. Elle a du mal à comprendre comment ces mêmes gens qui la dévisageaient comme un monstre lorsqu'elle franchissait les remparts peuvent avoir changé de camp si radicalement. Peut-être l'ont-ils jugée un peu rapidement.
Peut-être les a-t-elle jugés un peu rapidement, aussi.

Et puis, les yeux toujours clos, les oreilles attentives, Gaëlle remarque qu'il manque quelque chose, que le tableau n'est pas complet.
Le vent a cessé de siffler, la pluie de s'écraser au sol, le tonnerre de gronder.
Le ciel s'est finalement tu.
Alors elle ouvre enfin les yeux. Seule.

Là-haut, l'aube se dégage enfin des nuages, elle prend calmement possession des lieux. 
Elle est au sommet des remparts de Grimard, à l'abri de l'inondation mais à une trentaine de mètres du sol, à l'abri de l'eau mais pas encore tirée d'affaire, en somme. Seule. Seule, et ça résonne brutalement dans son ventre. Seule comme elle n'a jamais été seule. Seule dans le silence pesant qui succède aux tempêtes, avec les ruines de Grimard émergeant timidement à la surface de l'eau. Pas de voix, pas de joie ni d'encouragements, seule. Seule, avec fracas.

Brusquement, elle se redresse. Sa tête lui tourne, mais elle continue. Pas de temps à perdre.
Aussitôt, elle retire sa longue cape sombre à laquelle est accrochée la faux d'argent, elle dépose sa sacoche au sol et s'allège le plus possible de tout matériel inutile. Elle ne garde que sa chaîne, toujours enroulée autour de sa cuisse pour ne pas entraver ses mouvements.
Elle se lève alors et, sans réfléchir, parce que sinon elle n'est pas certaine qu'elle y serait retournée, elle inspire un grand coup et plonge dans Grimard.
Face au chaos sous elle, Gaëlle est pourtant prise de court et remonte à la surface. Les quelque trente mètres qui séparent la surface de l'eau et le fond de la ville lui donnent le vertige. Quand elle est remontée, tout à l'heure – mais quand, au juste ? –, elle a déjà eu du mal, et il y avait moitié moins d'eau. Ses oreilles ne supporteraient pas la descente, elle ne peut pas se permettre d'y aller.
Il va falloir trouver un autre moyen, et vite, car le temps presse. Il y a forcément une vie qui l'attend, une voix qui l'attend tout en bas.

C'est alors qu'un grésillement, comme une explosion miniature, lui parvient très nettement, juste au-dessus d'elle. Elle lève les yeux.
Là se tient une jeune femme, flottant dans le vide, sourire aux lèvres. Elle ne dit rien, Gaëlle ne dit rien non plus, mais le murmure de l'eau tout autour est emprunt d'une lourdeur étonnante. Parler est pratiquement un réflexe, quand on fixe quelqu'un pendant un temps qui dure. Pourtant, cette fois, l'absence de mots frappe comme une évidence, parce qu'aucun d'eux ne pourrait dire ce qui se joue ici. Aucune d'elles non plus.
La rencontre entre deux femmes, c'est le début des malheurs ou de la reconnaissance.
Les respirations se suspendent et les minutes avec, se scindent à l'infini. Elles flottent, dans l'eau, dans l'air, entre deux moments-clés, entre un avant et un après, les yeux plantés dans les yeux, et leur mutisme semble sussurer comme l'instant est important, comme ce qui se profile est grand et grandiose, marqué de ce sceau qu'on applique aux choses sacrées et indicibles. Gaëlle n'oserait le contredire. Elle est transie, figée, son corps en sanctuaire que les remous n'oseraient déplacer. Ses pensées dérivant ailleurs. Ravivées par les images dansante et floues d'une vie d'avant, d'une vie qui n'est pas la sienne.

Elle ne saurait dire si l'impensable vient de se produire ou si quelques secondes se sont simplement écoulées.

Lentement, sans un mot, l'inconnue brise les torpeurs et se penche vers Gaëlle. Elle pourrait aussi bien lui transpercer le coeur que la prendre avec chaleur dans ses bras : ses gestes et sont visages sont une énigme qu'aucune mélodie ne trahit. L'eau se contente de stagner en silence, témoin aveugle des enjeux secrets de ce monde.
Une main se tend et approche, provoquant un mouvement de recul chez Gaëlle, qui en profite pour se réanimer. Quelle qu'elle soit, cette chose n'est probablement pas humaine. Il vaut mieux ne pas s'en approcher. Instinctivement, elle porte sa main à son dos, là où elle range habituellement sa faux. Rien, évidemment. Elle l'a laissée sur le bord. De toute façon, en s'agitant pour se maintenir à la surface de Grimard, elle n'aurait aucune chance.
Et puis... il y a quelque chose chez cette femme qui l'intrigue, quelque chose d'indéfinissable qui l'incite à la confiance. Une forme de fascination qu'elle décide de ne pas appeler dangereuse. Tandis que la main réduit entre elles les écarts, Gaëlle cesse de reculer. Elle n'approche pas pour autant, comme pour lui dire, vas-y mais je me méfie quand même.
La flotteuse atteint finalement son front, et si ce contact marque reconnaissance ou malheurs, il n'en laisse rien deviner. Gaëlle est plutôt parcourue d'un frisson rapide, puis plus rien. Et voilà que l'autre s'efface déjà dans le ciel, disparaît dans un grésillement de l'air. Un instant après, elle pourrait déjà l'avoir rêvée. Une seule certitude lui survit : il faut plonger, il faut sauver les vies maintenant, tant que c'est encore possible, si tant est que ce soit encore possible.
Alors Gaëlle se laisse engloutir à nouveau.

Tête la première, elle s'enfonce, elle coule, elle danse gracieusement vers les fonds. Une fois de plus, elle se retrouve face à la ville ravagée. Elle est sereine, pourtant. Les rues sont paisibles, il n'y a plus qu'elle face à la tempête passée, elle face au nouveau calme presque surréel qu'offre l'eau à ceux qui s'aventurent en son sein.
Tout autour ne filtre que la musique de ses propres gestes, alors elle se concentre là-dessus, elle se laisse bercer sans aucune protestation de son corps. Elle atteint les premiers toits et se rapproche du sol, se rapproche de son objectif, vite, toujours plus vite. Elle parcourt les rues, les traverse avec calme mais rapidité, les traverse sans lutte, guettant les survivants qui finiront forcément par apparaître, là, quelque part.
Pourtant, elle ne trouve pas. Elle ne trouve pas. Pas de survivant. Ni lui ni aucun autre. Les plus vieux, les enfants, rien. Aucun corps dans ce ravage. Aucun corps sur le rivage. La ville grise s'est faite ville morte, ville vide, et Gaëlle panique un peu, même si l'air circule librement en elle, elle se sent suffoquer. Où sont-ils tous passés, bon sang ?

Son organisme est moins tourmenté qu'elle, il la garde au chaud, la garde en mouvement, l'air semble se renouveler éternellement en son sein. Le lien paraît s'établir de plus en plus clairement entre la flotteuse et cette apnée insensée. Mais pourquoi l'aurait-elle aidée ? Et surtout, pourquoi cette impression de gravité lorsque leurs silences se sont entremêlés ?
Plus tard les questions, plus tard les réponses. Pour l'instant, c'est les corps. Mais les corps, c'est le corps. Parce qu'elle ne trouvera personne d'autre, elle le sait, elle l'a compris sans en comprendre la raison pour autant. Les corps, c'est cet intrigant au silence léger comme une brise, au prénom léger comme une brise.
Soa.
A se demander s'il veut vraiment être trouvé, à chuter dans des recoins impossibles !

Comme s'il suffisait de râler pour obtenir un miracle, elle remarque finalement un embranchement discret sur sa droite. L'endroit est plus sombre, plus froid aussi, à croire que l'aube n'a pas pris la peine de l'illuminer. Elle s'y engouffre pleine d'air et de certitudes. S'il est quelque part, c'est ici.
Son instinct n'a pas pris la peine de la tromper : ces cheveux qui dansent, ce corps si fin qui flotte délicatement et... l'espace d'un instant, elle aurait juré qu'il était recouvert par quelque chose de sombre. Il n'y a plus rien, pourtant, il survole le sol sans un bruit, ses traits presque décontractés, comme si rien n'était grave, comme si ça allait passer.
Elle détache rapidement la chaîne de sa cuisse, l'enroule autour de sa propre cheville d'un côté et du poignet de Soa de l'autre, danse sous l'eau avec une dextérité captivante. Aussitôt, elle se propulse et fend les sillons aquatiques vers une surface trop longtemps ignorée. Accroche-toi encore, le garçon comme le vent, garde un peu de cet air qui te sied tellement bien dans ton corps, dans le creux de tes poumons, proteste contre la mort quelques secondes de plus et tu seras sauf.

Et puis elle émerge enfin. Se hisse sur les remparts et tracte Soa sur le sol froid. Seule, mais plus tant que ça. Silence de l'eau qui tait les derniers remous de leur passage. Et c'est suffisant.
Elle ferme les yeux.

***

Lorsqu'il ouvre les siens, Soa est d'abord ébloui par le soleil. Il est étendu contre des pierres glacées, transi de froid, les poumons en feu. Il tousse violemment.
Pourtant, il sent la douce chaleur des rayons sur sa peau, il sent la lumière qui le caresse doucement, l'air de dire, ça va aller, tu es vivant et c'est tout ce qui compte. Et c'est vrai. Il est vivant.
A côté de lui est étendue Gaëlle, visiblement endormie car il perçoit les mouvements de sa respiration. Ce n'est définitivement pas n'importe qui. Il faudra la remercier. Il soupire à cette idée, encore un sentiment que les mots ne peuvent retranscrire. Encore une dette à rembourser, aussi.
Il la regarde un instant, cette femme qui dort, paisible, comme si sauver des vies était assez anodin pour se permettre de piquer un somme juste après. Il la trouve très imposante. Elle a un charisme puissant, tout naturel, on sent sa présence même quand elle est là, simplement allongée, à dormir contre la pierre, détrempée.
De là où il est, il ne distingue pas son visage. Il ne voit que ses longs cheveux tressés plaqués contre son crâne.
Il regarde sa peau, aussi. Il ne comprend pas. Pourquoi ? Pourquoi est-elle aussi noire, comparée à la sienne qui est si blanche ? Pourquoi n'a-t-il jamais rien vu de tel ? Il se dit que c'est beau, cette couleur, que c'est étrange mais que c'est beau. Il se demande si ça change quelque chose.
Probablement pas.

Il se trouve sur les remparts de Grimard, retour au point de départ, l'horizon le narguant au loin. De là-haut, tout paraît si petit, si infime. Il contemple un instant la ville submergée et ne peut s'empêcher de la trouver belle, emplie par ce calme, cette paix.
Il se retourne alors et se rapproche du rebord qui donne sur l'extérieur, sur le dehors, sur là d'où il vient. La forêt s'étend à perte de vue, habillée par les sapins qui la peuplent.
En bas des murailles, Soa constate que les habitants de Grimard sont regroupés en petits tas informes. Par quel moyen ont-ils réussi à descendre ? Mystère.
Le jeune homme remarque alors que d'immenses cordes gisent au sol. Manifestement, on ne les a pas attendus. Il ferme alors les yeux un instant. On verra plus tard. Ce n'est pas encore le moment.

Immanquablement, les questions reviennent, plus fortes que tout.
Il pourrait s'en préoccuper plus tard, mais son esprit fonctionne comme ça, à plein régime, il pense constamment tous les coups à l'avance.
Il tente tout de même de freiner ces réflexions précoces pour apprécier l'instant présent, pour sentir le soleil, sentir la vie qui le traverse de part en part, plus intense que jamais.
Mais ce n'est pas si simple.
D'où proviennent les Ombres qui semblent veiller sur lui lorsqu'il est en danger ? Elles paraissaient si vivantes, alors qu'il les a effleurées du doigt... Et puis, que savait vraiment le mage, qu'a-t-il volontairement omis de dire ?
Et puis, ce n'est pas tout. Qu'était la chose qu'il a rencontrée au sommet des remparts ? Pourquoi semblait-elle le connaître ? A-t-elle un lien avec sa vraie famille ? Il faudrait en parler avec Cléa.
D'ailleurs, où est passée Cléa ? Elle ne lui est pas apparue une seule fois depuis qu'il s'est infiltré dans Grimard, malgré tout ce qui s'y est passé. Et lui, dans tout ça ? Il est venu chercher des réponses, il repart avec plus de questions encore.

Il est alors saisi d'un frisson qui interrompt brusquement sa réflexion. Malgré les rayons du soleil, on approche de la saison froide et les températures ne s'élèvent jamais bien haut. Ses vêtements sont encore trempés, ils ne sèchent pas et lui non plus. Il retire donc sa cape dégoulinante, ainsi que son manteau sombre et son haut blanc, les essore un coup et les étend sur le rebord de la muraille. Ça sera plus rapide comme ça.
La chaleur du soleil se pose alors directement sur sa peau pâle, et il reste là, sans réfléchir, sans anticipations précipitées, à brûler ses pensées troubles.

***

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Raratralala
Posté le 16/02/2022
"On l'encourage.Ça réchauffe son cœur, ces voix étrangères qui la soutiennent, qui ne la connaissent pas mais qui se soucient d'elle. Elle a du mal à comprendre comment ces mêmes gens qui la dévisageaient comme un monstre lorsqu'elle franchissait les remparts peuvent avoir changé de camp si radicalement. "
Et moi donc.
Mais à situation exceptionnelle mesures exceptionnelles : manquer de mourir et voir sa maison engloutie sous les eaux, ça doit vous rapprocher des vraies valeurs humaines, du moins on espère. Enfin pour le coup j'espère qu'elle n'était pas complètement nue pour nager ou que ses sous-vêtements n'étaient pas blancs, sinon ça doit tout de même être un peu gênant devant une ville entière.

"Brusquement, elle se redresse. Sa tête lui tourne, mais elle continue. Pas de temps à perdre.Aussitôt, elle retire sa longue cape sombre à laquelle est accrochée la faux d'argent, elle dépose sa sacoche au sol et s'allège le plus possible de tout matériel inutile. Elle ne garde que sa chaîne, toujours enroulée autour de sa cuisse pour ne pas entraver ses mouvements."
Alors là j'avoue que j'avais visualisé ça très différemment (comme le prouve ma phrase précédente d'ailleurs). Quand elle a dit à Soa "retire tout ce que tu peux" je n'avais pas du tout compris qu'elle était en fait vêtue avec même une cape, une faux, un sac à dos et encore d'autres trucs non détaillés ! Et euuuuuuh... Ca me semble légèrement excessif.
Je nage moi-même assez mal donc je suis mal placée pour le savoir mais je ne vois pas comment on peut nager aussi loin, aussi longtemps, en tirant quelqu'un, avec une cape, un sac à dos, une faux et un set de casseroles anti-adhésives.
En plus après : "Il retire donc sa cape dégoulinante, ainsi que son manteau sombre et son haut blanc, les essore un coup et les étend sur le rebord de la muraille." je comprends que lui aussi était full stuffed !
Faudrait voir s'il y a des sauveteurs-plongeurs sur PA pour poser la question... Mais du coup ils ont pas du enlever grand chose dans la tour du mage. Leurs bottes peut-être ?

"C'est alors qu'un grésillement, comme une explosion miniature, lui parvient très nettement, juste au-dessus d'elle. Elle lève les yeux.Là se tient une jeune femme, flottant dans le vide, sourire aux lèvres. Lentement, sans un mot, elle se penche vers Gaëlle, souriante, elle approche sa main. "
Trop coool je m'attendais pas à une double rencontre ! Cela dit je trouve un peu étrange la stratégie de présentation de Cléa, vouloir la toucher avant de lui parler, mais c'est vrai qu'avec les chiens on fait comme ça , donc avec Gaelle on ne sait jamais  xD

"Tout autour, les habitants de Grimard semblent être partis, ils se sont volatilisés. Il n'y a plus un bruit." Gné. Gnéééééé. "En bas des murailles, Soa constate que les habitants de Grimard sont regroupés en petits tas informes. Par quel moyen ont-ils réussi à descendre ? Mystère. Le jeune homme remarque alors que d'immenses cordes gisent au sol." Aaaah.

"Il est venu chercher des réponses, il repart avec plus de questions encore." Hélas, hélas, fatalité de la vie... C'est joli.

"l reste là, sans réfléchir, sans anticipations précipitées, à brûler ses pensées troubles." Oh. Brûler des pensées troubles. J'adore. C'est très beau.
dcelian
Posté le 25/02/2022
RE-coucou :)

Oui, c'est exactement ce sentiment-là qui m'animait quand j'ai écrit le début. Je trouvais ça une bonne idée, que la catastrophe les rapproche, qu'elle remette un peu tout sur un même plan d'égalité. Et pas absurde, non plus, j'ai tendance à penser que les gens sont capables de se serrer les coudes dans des circonstances tragiques (peut-être une trop grosse dose d'optimisme ici, mais ça fait jamais de mal)

Hahahahah les vêtements, quelle histoire !! Mais en fait, au moment où Gaëlle lui demande de se dévêtir l'eau les engloutit aussitôt, donc pour moi ils n'avaient pas eu le temps de retirer quoi que ce soit. Je comprends la confusion pour autant ^^
Et pour le souffle, là c'est une autre question, pas moins intéressante par ailleurs. J'ai une super mauvaise apnée, mais j'ai tendance à penser que l'adrénaline + une pratique fréquente + un corps entraîné peuvent mener à des résultats étonnants dans des cas extrêmes ? Aucune idée ;-;

"Trop coool je m'attendais pas à une double rencontre ! Cela dit je trouve un peu étrange la stratégie de présentation de Cléa, vouloir la toucher avant de lui parler"
>> Héhé, tant mieux si ça t'a surprise. Et oui, étrange, comme tu dis. Mais Cléa est un personnage étrange, en réalité. C'est pour ça que j'étais pas trop inquiet quand tu as souligné (à raison) qu'elle avait un rôle assez "banal" dans le chapitre de son apparition. Elle a encore pas mal de cartes à jouer

"Oh. Brûler des pensées troubles. J'adore. C'est très beau."
>> Ho merci, je trouve cette phrase très douce et apaisante, tant mieux si elle te plaît !

Merci encore pour ta lecture, et à toute sur le dernier commentaire du jour (quelle productivité, diantre) (oui je suis ironique, faut bien) (hah) (<3)
dcelian
Posté le 27/02/2022
Update parce que ça t'intéressera peut-être : j'ai corrigé l'incohérence sur les habitants de Grimard après y avoir pas mal réfléchi (c'est que ça me triturait les méninges cette histoire).
J'ai donc opté pour ça : en fait, elle entend des voix mais en se réveillant il n'y a personne. Et on ignore totalement ce que sont devenus les habitants de Grimard, parce que c'est bien plus mystérieux et chouette comme ça. Et du coup, quand elle plonge, c'est aussi bien pour sauver Soa que pour sauver les potentiels survivants. ET DU COUP j'en ai profité pour beaucoup étoffer la rencontre Gaëlle/Cléa. C'est un moment important de mon histoire et ça paraissait juste trop bateau comme ça, alors j'en ai fait quelque chose que j'aime beaucoup plus ! ça pourra éventuellement se révéler utile par la suite, donc je te suggère d'y jeter un coup d'oeil quand tu auras le temps (c'est juste quelques lignes, pas de panique ;))

Merci encore pour ta remarque, je m'en vais réajuster la suite du chapitre pour coller avec cette version !!
Raratralala
Posté le 28/02/2022
Ça m'intéresse !
J'y ai aussi réfléchi pendant plusieurs jours et je ne trouvais pas de solution. Pire, j'en étais arrivée à la conclusion que les grimmardiens sont de sacrées bananes, parce qu'ils allaient bien s'amuser pour re-rentrer dans leur ville avec les portes fermées et plus de cordes pour grimper...
Enfin du coup le mystère c'est très bien. J'aime bien l'ambiance que ça fait sur le début de chapitre, en même temps tu as su conserver le passage du sauvetage de Gaelle par les habitants, qui était chouette, donc tout bien.
Pour être chi*nte, une question me vient malgré tout (ça n'en finit jamais !!!) : je me demande si ça ne fait pas beaucoup de disparitions inexpliquées qui s'enchaînent, vu qu'il y avait aussi le garde, le jeune moine et le mage dans la tour du mage qui sont passés Dieu sait où avant l'inondation.
Je dis ça, je n'en sais rien, il faudrait un regard neuf pour élucider cette question, mais comme toujours je dépose mes pallettes de ??? et l'auteur de les ranger où il peut ! :')
dcelian
Posté le 01/03/2022
Tant mieux si tu trouves ça bien ! Et oui, j'ai un peu galéré mais je me suis finalement rendu compte que cette logique de disparition fonctionnait parfaitement et se justifiait aussi par la suite des événements, donc c'est tout bon de ce côté-là.

Pour le mage, c'est vrai que j'avais oublié de te répondre : c'est vrai que je l'ai pas précisé (je vais sûrement le faire, du coup), mais pour moi il est simplement mort noyé dans l'inondation. Oui, c'est peut-être un peu brusque mais Gaëlle avait d'autres chats à fouetter, et puis la mort, ça arrive. En revanche les sbires du mage, hm. Je sais pas trop, je pense que le sort qui les manipulait a été rompu quand il s'est fait goumer par Gaëlle, donc ils sont logiquement partis avec les grimardois ? Je vais pas prendre la peine de l'expliquer parce que ça me parait un peu trop de détails, mais c'est l'explication que je donnerais à ta question !
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