Chapitre 8 : En attendant Superman

« It’s too good to be true! He’s 6’4, has black hair, blue eyes, doesn’t drink, doesn’t smoke, and tells the truth! » Superman (1978)

 

Superman, incarné par Christopher Reeve, a été mon tout premier coup de cœur de cinéma. « C’est trop beau pour être vrai ! Il mesure 1,92 m, a les cheveux noirs, les yeux bleus, il ne boit pas, ne fume pas et ne ment jamais ». J’ai grandi avec cet idéal masculin en tête et bien évidemment, je n’ai jamais rencontré un homme qui cumulait tous ces critères. Comme le dit la complice de Lex Luthor « C’est trop beau pour être vrai !»

En réalité, je n’ai jamais réellement suivi une liste de critères non négociables dans ma recherche de l’homme idéal, mais, en dehors de Simon, il est vrai qu’inconsciemment j’ai souvent rencontré le même genre d’hommes. Formatée par mes propres névroses, j’ai toujours été attirée par des hommes dont j’attendais qu’ils comblent un vide en moi. Je voulais absolument être aimée sauf que pendant longtemps je ne m’aimais pas moi-même. Or, on le dit souvent, on ne peut aimer quelqu’un, ni être aimé comme il se doit, si on ne s’aime pas soi-même. Et il est inutile de réclamer certaines qualités chez l’autre, si on ne les a pas cultivées en soi.

Pour ce qu’elles ont été, mes expériences amoureuses auront eu le bénéfice de m’apprendre à me connaître et m’aider à affiner mes désirs dans la définition de ma relation idéale. J’ai compris qu’avant même d’aspirer à une relation idéale, il fallait que je sois d’abord la partenaire idéale, car on ne peut attendre de l’autre qu’il soit parfait et comble justement nos imperfections alors qu’on ne prend même pas la peine de se corriger.

Avant tout, je veux être la personne avec qui j’ai envie d’être. Les hommes qui ont marqués ma vie amoureuse sur cette dernière décennie avaient pour la plupart de très bonnes situations. Non pas que je cherchais à me faire entretenir, mais plutôt parce qu’ils représentaient un objectif que je voulais atteindre moi-même. J’ai de l’ambition, je veux connaître le succès dans ma carrière et mener une vie différente de celle que j’ai connue enfant. Ce que je voyais en eux, c’était moi telle que je n’étais pas encore. Je cherchais en eux mon moi idéal et je m’y suis reconnue.
Chacun d’eux m’a appris quelque chose sur moi et m’a permis de me construire, à commencer par Martin.

Martin est et restera mon premier grand amour. Il a toujours su me valoriser et faire en sorte que je me sente spéciale. Bien qu’il profitait de nos 16 ans d’écart pour me modeler à l’image de sa femme idéale, il a eu pour effet positif de révéler le meilleur en moi à une époque où je ne me connaissais pas moi-même. Il voulait que j’ai confiance en moi.
Il n’était pas l’homme de ma vie, mais pour le temps que nous avons passé ensemble, presque quatre années, il a été mon ami et l’est resté après notre rupture. Nous avions de l’amitié l’un pour l’autre avant de nous mettre en couple et nous l’avons gardé quand notre « nous » a cessé d’exister. Je pense que c’est important d’être amis avant d’être amants. Bien sûr, je ne parle pas de s’installer dans ce que l’on appelle aujourd’hui la friend zone, je parle d’une relation affective, sincère dans laquelle on donne à l’autre toute la considération qu’il mérite. Je parle d’établir des liens de solidarité et de loyauté. Avoir une bonne écoute et de la bienveillance pour l’autre. Mais ce que j’ai surtout retenu de Martin et que je souhaite pour l’avenir, c’est rencontrer quelqu’un qui respectera mon individualité, qui acceptera que je sois indépendante et que je poursuive mes rêves, car de mon côté c’est ce que je ferai pour lui. Je souhaite que l’on puisse chacun suivre nos aspirations et nos chemins de vie respectifs tout en marchant côte à côte et en se soutenant mutuellement. Je souhaite arriver à un équilibre où chacun à son mot à dire dans la prise de décisions importantes et peut l’exprimer librement parce que nous sommes des partenaires égaux. Il n’y a pas de domination de l’un sur l’autre pour de quelconque raisons d’âge, d’argent ou de genre.

Sous ses airs de gentleman, Arthur cachait une mentalité machiste que je ne soupçonnais pas lorsque j’ai fait sa connaissance. J’ai compris en le fréquentant lui et ses amis de bonne famille que ce n’est pas parce que l’on vient d’un milieu privilégié que l’on sait nécessairement traiter les femmes avec respect. Ce n’est pas parce qu’un homme a de bonnes manières, un goût pour les belles choses et de l’élégance qu’au fond de lui il ne présente pas de failles identitaires. Il avait le droit de ne pas être sûr de m’aimer au bout de 3 ou 4 mois de relation. En revanche, il n’avait pas le droit de me dévaloriser. Depuis, les macho je les fuis comme la peste.

Début 2019, j’ai eu quelques rendez-vous avec un jeune homme de 31 ans. On parlait de la pratique du sport en couple. Je disais que c’était une bonne manière pour se motiver l’un et l’autre et se challenger. Il m’a répondu que c’était une idée sympa sauf si sa copine était meilleure que lui. Je lui ai demandé s’il se considérait comme un macho, il m’a répondu fièrement que oui. S’il avait pu lire dans mes pensées en cet instant, il m’aurait entendu le traiter d’imbécile. Monsieur, ne se sent homme que s’il est supérieur à sa femme. C’est tout simplement de la masculinité mal placée et c’est triste que ça existe encore chez des hommes de ma génération. Les femmes peuvent être aussi fortes que les hommes et réussir aussi bien dans tout ce qu’elles veulent, et ce n’est pas parce que ce sont des femmes que c’est remarquable. Ce sont des individus animés d’une détermination qui travaillent dur comme les hommes pour atteindre leurs objectifs. Il n’y a pas besoin d’avoir un appareil génital particulier pour être talentueux.

Être rabaissée à cause de notre genre, nous savons toutes ce que c’est. C’est insupportable et il n’y a aucune raison valable de l’accepter et encore moins de la part de la personne qui partage notre vie. Celui qui, à mes yeux, sera le bon partenaire masculin, c’est celui qui ne définira pas sa masculinité, ou plutôt son identité, dans le fait de se sentir supérieur à moi. Encore une fois, nous sommes des individus égaux.

Herman a pour ainsi dire bouleversé ma vie. Il a été un déclic qui m’a permis de me remettre en question dans ma manière d’envisager une relation avec homme. À commencer par le fait de ne plus coucher dès le premier soir. Non pas pour ne pas passer pour une fille facile, mais pour être sûre d’être avec quelqu’un qui me mérite vraiment, et ne me fera pas regretter de l’avoir laissé me toucher, surtout si je cherche une relation sérieuse. Une chose est sûre pour moi aujourd’hui, c’est que le sexe doit être le prolongement d’un amour fort et sincère qui ce sera construit sur un respect mutuel. Même pour embrasser je suis devenue exigeante.

Après Simon, j’ai eu quelques rendez-vous avec un autre jeune homme trentenaire qui au bout du deuxième rendez-vous a tenté de m’embrasser mais j’ai refusé. Il me plaisait, mais j’avais gardé les pieds sur terre, je ne me projetais pas sur lui, je le connaissais à peine, et je ne ressentais pas d’affection particulière à son égard, donc je n’avais pas de raison de l’embrasser. À la fin du troisième rendez-vous, il m’a dit : « Tu ne veux toujours pas m’embrasser ? ». J’ai dit non. Alors il a commencé à se plaindre qu’il n’avait pas envie d’être mon pote et qu’il avait besoin de m’embrasser pour se rassurer qu’il me plaisait. Ce qui ne veut rien dire. Je n’ai pas cédé. D’autant plus que pendant le dîner, il ne m’écoutait même pas quand je parlais et me posait deux fois les mêmes questions. J’en avais déduit qu’il ne s’intéressait pas vraiment à moi. Comme je ne voulais pas de quelqu’un qui me met la pression, j’ai décidé de ne pas le revoir. 

À présent je le sais, je me suis projetée trop vite avec Herman, aveuglée par tout ce qu’il reflétait extérieurement mais qui n’avait rien à voir avec ce qu’il était dans le réel. Il était une inspiration de réussite et d’une vie richement remplie. Grâce à lui, je travaille durement pour atteindre mes objectifs et je me répète sans arrêt que je ne peux compter que sur moi-même pour réussir.

Quand j’ai fini par le voir sous son vrai jour, j’ai compris que nous ne partagions pas les mêmes valeurs. Autant, il est important d’être attiré physiquement par son partenaire, autant il est tout aussi important d’être avec quelqu’un qui intellectuellement nous rejoigne, mais aussi partage les mêmes valeurs. Il faut un alignement entre le corps, l’esprit et le cœur. Herman me plaisait physiquement, mais il n’était pas très profond intellectuellement même s’il était vif et avait du répondant. Puis il manquait cruellement de valeurs basiques telles que l’honnêteté, mais surtout le respect. Je serai intransigeante sur ces valeurs avec mon futur partenaire.

Herman aura été mon déclic, mais aussi mon déclin. On en parle de plus en plus, les réseaux sociaux nuisent à la santé mentale. C’est pourquoi, il est important d’entretenir des relations humaines et authentiques ancrées dans la réalité, ne pas rester isolée, avoir une vie remplie. Sinon, lorsque l’on fait la connaissance d’une nouvelle personne on peut avoir tendance à se focaliser uniquement sur elle et en faire le centre de notre univers. J’ai compris qu’il était important de se sentir déjà comblée dans sa vie en étant célibataire. L’arrivée d’un partenaire n’est que la cerise sur le gâteau qui ne changera rien au goût de ce dernier si elle tombe par terre et se fait écraser.

Il m’est difficile de trouver des aspects positifs à ma relation avec Louis. À mes yeux, c’est le plus nuisible car il y a peu de chance qu’il reconnaisse qu’il a un problème et se fasse aider. Par conséquent, il continuera à briser des vies.
Je suis convaincue que je ferai ma vie avec quelqu’un d’équilibré qui aura, comme moi, travaillé sur lui pour avoir une estime de lui haute et stable, et nous saurons nous valoriser l’un et l’autre par des paroles bienveillantes. Toutefois, je suis heureuse que ma vie m’ait menée à la pratique des sports de combat. Je crois profondément que de savoir comment utiliser mon corps pour me battre et me défendre a par la même forgé mon esprit, ma force intérieure et m’a sauvé la vie à plusieurs reprises.
Je retiens néanmoins qu’il vaut mieux éviter de laisser quelqu’un entrer dans sa vie lorsque l’on est mal dans sa peau ou que l’on traverse une période d’instabilité qui nous rend vulnérable. Il faut être lucide quand on choisit son partenaire.

Tout comme Herman, Alain aura aussi été un facteur de révélation pour moi. Totalement aveuglée par son statut, je lui ai laissé la possibilité de me dominer affectivement pour obtenir des faveurs sexuelles de ma part. Je sais qu’à l’avenir si je rencontre une personne avec une bonne situation, une haute position hiérarchique, je ne le laisserai pas avoir de pouvoir sur moi. J’ai bien conscience que je ne lui devrais aucune obéissance sexuelle. Ce n’est pas avec le pouvoir que j’entretiens une relation, mais avec une personne, et je me dois de connaître cette personne et ses intentions envers moi. Qui est-il ? Est-il suffisamment digne pour que nous soyons intimes ?
Alain m’a mise en face de mes daddy issues et ça a été une très bonne chose. J’ai pris conscience de mes problèmes et de leur impact dans ma vie amoureuse. Je les ai compris, accepté et j’ai appris à vivre avec sans qu’ils ne me parasitent. Aujourd’hui, je suis prête à accueillir quelqu’un dans ma vie qui aura mon âge ou maximum 5 ans de plus que moi, et sur qui je ne projetterai pas de figure paternelle. Nous pourrons ainsi vieillir ensemble et continuer à nous aimer quand la jeunesse et la beauté nous auront délaissé.

Enfin, Simon. J’ai presque envie de dire que Simon a été le deuxième grand amour de ma vie. Cependant, je suis beaucoup trop déçue par la personne qu’il est devenu, au point que je considère qu’il est mort. C’est pourquoi malgré l’intensité de l’amour que nous avons partagé, il demeurera un amour sincère et profond, mais pas un grand amour. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble avant de nous mettre ensemble et avant d’être intime. Toutefois, j’ai négligé l’importance que ses addictions pouvaient avoir, que ce soit la drogue qu’il a pu consommer avant notre relation ou la quantité d’alcool qu’il ingérait régulièrement. Qui était-il à l’intérieur, derrière le masque qu’il s’est façonné ?  Je me suis laissée porter par les yeux amoureux avec lesquels il me regardait, son amour, les rires que nous partagions, les goûts que nous avions en communs. J’ai ignoré ses démons jusqu’à ce qu’ils m’explosent à la figure. Toutes ses qualités, je les retrouverai chez quelqu’un d’autre, et contrairement à Simon, cette personne me respectera à chaque instant en ne me prenant pas pour acquise. Dans un couple, on a beau s’aimer profondément et se le montrer, rien n’est jamais acquis.

Avec Simon, je n’ai jamais eu peur d’être moi-même pour avoir son affection. J’ai compris que le plus important ce n’est pas de savoir si je plais à la personne que j’ai en face de moi, mais si je me sens bien avec elle et si en sa présence je n’ai pas de doute sur ma valeur. En revanche, autant Simon me donnait des raisons de l’aimer au début, autant à la fin il me donnait trop de raisons de me plaindre de lui. C’est inacceptable de se plaindre de son partenaire. Alors je souhaite que ça ne m’arrive plus.

Une rupture avec quelqu’un qui a compté pour toi n’est jamais facile à vivre. Ça fait mal et c’est normal de pleurer. Pour autant, ça ne sert à rien de trainer sa peine trop longtemps, de se rendre malade. Si tu pleures toutes les larmes de ton corps pour une relation amoureuse qui se termine, que va-t-il te rester quand tu perdras un être cher ? N’oublie jamais qu’il y a des milliards d’autres personnes sur cette Terre et tu auras d’autres opportunités de rencontrer quelqu’un de bien, quelqu’un qui te correspond mieux.

Après mon licenciement, celui-ci ayant été très brutal, j’ai connu une période de dépression et je me suis faite accompagner par une hypno-thérapeute. J’ai tenté de rebondir immédiatement en passant des entretiens, mais les recruteurs me rejetaient car ils me trouvaient très fragile sans que je leur explique ouvertement ce qu’il s’était passé. Ça se ressentait. J’ai été faire un saut en parachute, 10 ans après que Martin m’y ait encouragé. Je n’ai pas eu peur. Mais cette expérience m’a permis de comprendre que tant que l’on assure ses arrières on peut tout faire.
Après, ne retrouvant toujours pas de travail je suis rentrée à la maison me ressourcer auprès des gens que j’aime et qui m’aiment. Ma famille.

J’aurais aimé que cette histoire s’intitule How I met your brother in law[1], mais au moment où j’écris ces mots, j’ai 31 ans, je suis sans emploi et je n’ai personne avec qui partager ma vie. Ce n’est pas très glorieux, je sais. Pour autant, je ne me sens pas triste. Je garde la tête haute. Je ne suis pas désenchantée par mes expériences, je les prends comme un voyage initiatique qui m’a permis de devenir femme.

De temps en temps, j’ai des hauts et des bas, mais je ne suis pas désespérée, je suis même très optimiste sur mon avenir sentimental (et professionnel). C’est une nouvelle décennie qui commence et j’ai décidé de me laisser porter par le flux de la vie. Je me dis que chaque chose que je fais m’oriente de toute manière vers lui, l’homme de ma vie, mon Superman. Nous sommes en train de marcher l’un vers l’autre à notre rythme. J’aime penser à lui, me demander s’il pense aussi à moi et où je me trouve. En tout cas, il y a une place pour lui dans ma vie qu’il pourra occuper quand le bon moment se présentera.
En attendant, je me prépare, je travaille chaque jour à devenir moi-même ce partenaire idéal dont je rêve, car il y a une personne avec qui je vais passer le restant de ma vie à coup sûr. Moi.

J’ai pris de conscience de ma valeur à 25 ans, mais j’ai eu tendance à l’oublier par la suite. Ce n’est pas grave, le plus important c’était déjà de la découvrir, il fallait ensuite que je me laisse le temps de la solidifier, ce à quoi mes expériences ont servi.  
Ainsi, pour ne plus oublier la valeur que je me donne, je me suis faite des promesses. J’ai prononcé ces vœux.

Je m’aime là où j’en suis aujourd’hui, quel que soit mon passé, mes erreurs, mes échecs, mes réussites, tout ce que j’ai accompli. Quelle que soit ma condition physique, mentale ou matérielle, riche ou pauvre, quels que soient les événements que je traverse. Je m’accepte, telle que je suis, inconditionnellement.
Je suis avec moi en toute circonstance. Je reste à mes côtés, peu importe ce qu’il se passe dans ma vie, le meilleur comme le pire, je serai là pour me soutenir. Je peux compter sur moi.
Je me pardonne mes erreurs, car j’apprends de celles-ci et elles me font grandir. Je me tiens la main dans les moments difficiles, je me chéris et me réconforte avec bienveillance, dans la santé comme dans la maladie.
Je me valorise, je ne me plains pas de moi. Je me protège. Je ne m’abandonnerai jamais, et je m’aimerai jusqu’à mon dernier souffle.

Je me suis offerte une bague que je porte chaque jour pour me souvenir de ces promesses. Depuis, je ne me suis jamais sentie plus forte et sereine et je savoure ces moments passés avec moi toute seule. Je me sens bien et heureuse.

Depuis mon licenciement, je n’ai pas fait de nouvelles rencontres. En attendant, d’en faire une qui a du sens, car c’est ce que je veux, j’aime à croire que si je suis seule aujourd’hui c’est parce que j’ai des choses à réaliser, à accomplir, et qui nécessitent que je sois seule. Déjà, remettre ma vie professionnelle sur les rails, puis développer de nouvelles passions. Je me laisse le temps de devenir moi, avant de créer un nous avec quelqu’un. Je fais de ma vie un excellent gâteau, sur lequel je pourrai ajouter une cerise le moment venu.

Il t’appartient de devenir toi petite sœur. De t’aimer inconditionnellement, de te choisir toi avant tout, pour plus tard laisser entrer dans ta vie quelqu’un qui te méritera. Tu es collée avec toi jusqu’à ton dernier souffle, alors aime-toi.

 

*****

[1] Comment j’ai connu ton beau-frère, en référence à la série How I met your mother.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Zig
Posté le 27/02/2020
Et voilà, c'est fini... j'ai tout lu d'une traite (ou presque), et je finis avec le coeur qui bat un peu plus vite et une vague boule dans la gorge.

Je ne sais pas si on peut parler d'une "jolie" plume, mais tu as une plume qui est simple, et vraie. Tu parles, tu témoignes : ce livre tu l'as écrit avant tout pour toi, et c'est ce qui le rend beau et touchant.

C'est marrant, mais j'ai l'impression d'avoir rencontré ce texte au bon moment, et beaucoup de choses que j'ai lu ont rebondi en moi avec un écho vraiment fort, presqu'au point d'être douloureux parfois.
C'est toute la force de l'autobiographie, et du témoignage.

Je pense que tu devrais tenter le chemin de l'édition avec ce texte, parce que ça fait partie des choses qu'on moi, en tant que lecteur, j'aimerais lire pour grandir. C'est une belle leçon de vie, que tu donnes, sans condescendance ou réflexion toute faite.
C'est juste. Terriblement juste.

Je n'ai pas de remarque "négative" à faire, et je pense qu'elle serait de toute manière déplacée.
Compte tenue de la manière dont tu as laissé couler ton cœur sur le papier, ce serait presque de l'irrespect, et ça n'aurait pas de sens.
Parce que j'ai vécu un vrai beau moment de lecture et pour ça : merci.
Noctis
Posté le 20/02/2020
Je trouve que tu as vraiment une jolie plume, un style très agréable à lire, qui n'en fait pas trop mais qui n'est pas non plus trop minimaliste. Tu contes ton histoire d'une manière très intéressante, certains passages sont très marquant, soit de par la douceur et la beauté de tes mots soit par la violence et la cruauté de la situation. Tu fais de ton passé une sorte de leçon quand aux relations amoureuses sans pour autant prendre un ton professoral et c'est plutôt agréable à lire.
Merci pour ton texte :)
PetraOstach
Posté le 20/02/2020
Je te remercie pour ton commentaire Noctis et surtout d'avoir pris le temps de me lire :)
Ravie de savoir que ce récit t'a plu. En tout cas, les mots que tu as utilisés me vont droit au cœur et m'encouragent. Merci :)
Soah
Posté le 17/02/2020
Piou !
J'ai fini de lire tout ça hier soir, du coup je vais essayer de formuler mon avis un peu à chaud mais pas trop ! :p
Ma première remarque (totalement humouristique !) : J'ai un grand frère disponible si tu veux ! X')

Ensuite, je trouve que ton texte est vraiment intéressant. Il y a des moments percutants (Alain quoi... mondieumisère) des moments tristes mais surtout il s'agit de quelque chose de sincère. A la fois pudique et expressif.
Avec une relecture et peut-être des petites corrections pour rendre le texte plus fluide, je pense qu'il pourrait sans peine rejoindre un catalogue d'une maison d'édition. Je pense qu'aujourd'hui, en France, il a une nécessité pour ce genre de récit.
Je ne sais pas si tu as un goût pour le féminisme, mais je pense qu'il y a de quoi faire un bel ouvrage politique.

Des bisous et je pense que je lirais ton nouveau projet avec tout autant d'intérêt ! :)
PetraOstach
Posté le 17/02/2020
Hahaha ! Soah, entremetteuse chez PA :D

Je te remercie du fond du cœur de d'avoir pris le temps de me lire jusqu'au bout. Ton commentaire me laisse sans voix tellement je suis émue :D Je ne sais pas quoi dire à part merci pour tout ce que tu dis, car tu me rassures sur ma démarche. C'est toujours délicat de soumettre un texte si intime au regard des autres.

Une maison d'édition ! Je ne sais pas si j'aurais le cran. Au début de ce projet, j'envisageais de l'envoyer, mais je t'avoue qu'avec les conversations qu'on a eu sur Discord la semaine dernière et les articles partagés à propos des refus de manuscrits (notamment les premiers), ça m'a un peu refroidie. XD
Je me suis dit que j'allais l'imprimer et le laisser dans les WC chez ma mère pour que ma petite sœur le lise à l'occasion vois-tu ...
Plus sérieusement, maintenant que je l'ai terminé, je vais le laisser reposer car j'y ai investi beaucoup de temps et d'émotions pendant deux ans, c'était éprouvant de retourner dans certains souvenirs. Je ne suis pas encore prête à recevoir des lettres de refus me disant que je ne serai jamais auteur (ou autrichienne clin d’œil à CorinneChoup). Mais je ne suis pas contre l'idée de tenter ma chance un jour ... cette année peut être ...

Encore merci de m'avoir lu... bises
CorinneChoup
Posté le 15/02/2020
Joli résumé de tes précédents chapitres. On voit que tu as mûrit, que tu tends à trouver du positif pour ne pas ressasser le passé et pouvoir accueillir l'avenir
C'était très sympa de se balader dans ces tranches de vie en tout cas :)
Il y aura quelques tournures de phrases à ta prochaine relecture, à reprendre pour que l'ensemble soit parfait mais c'est déjà un très joli départ !
PetraOstach
Posté le 15/02/2020
J'admets que je me sens plus légère.
Maintenant, je vais laisser ce texte reposer avant de le relire et le remanier (trop de temps et d'émotions investis haha!). Je suis déjà tellement fière de l'avoir terminé :D
En tout cas, je te remercie de m'avoir lu jusqu'au bout Corinne :)
Vous lisez