Chapitre 7. (partie 2)

Par dcelian

... à moins qu'ils ne reviennent. Dans ce cas, il est préférable de rester ici. De rester pour le moment, en attendant de pouvoir intervenir de façon significative, en attendant de pouvoir porter un coup décisif depuis les ombres. Là-bas, il ne servirait à rien.
Alors il préfère attendre, se tapir dans l'obscurité, profiter de sa solitude pour refaire le plein d'énergie avant... avant quoi ? Difficile à dire.
Il ne comprend toujours pas bien qui était cette femme tout droit sortie de la cave, ni pourquoi elle s'est manifestement lancée à la poursuite du mage.
Tout ce qu'il espère, lui, c'est pouvoir soutirer des informations, du reste, il se moque parfaitement. Alors il n'a qu'un espoir, c'est que cette étrangère n'ait pas pour projet d'éliminer le mage. Parce qu'alors, c'est une ennemie supplémentaire. Et il n'a vraiment pas besoin de ça.

Soudain, quelque chose bouge près de la grande porte. Une silhouette se glisse maladroitement dans le couloir sombre et referme violemment la porte derrière elle. C'est un mouvement précipité, mais Soa distingue nettement les contours de l'individu qui se glisse dans le couloir sombre et tente de progresser aussi vite que possible dans la pénombre.
Il trébuche, il avance à tâtons, il cherche à rallier la sortie.
Soa est traversé par une certitude : c'est le mage qu'il recherche, et il n'a pas fière allure. D'un moment à l'autre, il va percuter le meuble en bois derrière lequel Soa se tapit, et alors, vu sa vitesse, il va probablement s'effondrer au sol.
Les yeux du jeune homme s'illuminent dans la pénombre. C'est sa chance.

Tout à coup, l'énorme porte de bois est ouverte dans un grand fracas, et la silhouette qui se dessine dans son encadrement est celle qu'il redoute depuis l'instant où elle est apparue. La silhouette, c'est celle de la femme qui est sortie de la cave, c'est celle de l'inconnue à son équation. Son ombre est amplifiée par les flammes et s'étend sur plusieurs mètres, imposante. Elle a l'air d'hésiter.
Mais le mage approche à grands pas, et Soa, lui, n'a plus ce loisir.
Encore un instant, peut-être deux.

BAM !

Comme prévu, il a percuté le meuble de plein fouet et s'est effondré à terre. Pour Soa, c'est le moment d'agir, c'est le moment ou jamais.
Alors il contourne l'obstacle et se positionne au-dessus du mage qui est visiblement encore sonné par la chute. C'est parfait. Soa le retourne et saisit son poignet pour le tordre dans son dos. Il ne force pas, cherche simplement à le maintenir au sol, à le garder sous contrôle pour le moment.

Au bout du couloir, la femme s'est mise en marche. Pas à pas, elle s'approche d'eux. Il va falloir faire vite.

— Que sais-tu du grand incendie de Pryven ?

Soa lâche sa question comme une bombe. Il ne sait même pas vraiment si l'autre l'a compris, s'il l'a écouté, mais il avait besoin de le verbaliser, de le faire sortir, pour mieux respirer, pour mieux réfléchir.
Pourtant il l'a entendu. Et visiblement il sait quelque chose. Ça n'a duré qu'un instant, mais ses yeux se sont légèrement écarquillés de stupeur, comme si c'était une question qu'il redoutait, comme s'il avait quelque chose à cacher.
Semblant se ressaisir, le mage ferme les yeux et commence à psalmodier dans une langue que Soa ne comprend pas. Il n'en tirera plus rien.
C'est trop tard.

Et la silhouette est sur eux.

***

Gaëlle distingue enfin le corps du mage, étalé dans la pénombre. Il s'est pris un meuble qu'elle distingue nettement, situé de façon totalement illogique en plein milieu du couloir. Mais plus important... quelqu'un le maintient au sol. C'est une ombre qui tord le bras de l'homme d'une prise maîtrisée.
Surprise, elle s'apprête à intervenir lorsqu'elle perçoit très nettement la voix du mage qui murmure de façon monotone et rapide, qui semble jouer le tout pour le tout car il n'a plus grand-chose d'autre à faire.
Gaëlle écarquille les yeux à son tour. Elle ne sait pas de quoi il est capable, mais c'est un savoir dont elle se passerait volontiers.

Un éclair vient les illuminer un court instant, et elle perçoit nettement l'éclat glacé des yeux du jeune homme qui est assis sur le mage, qui ne sait pas bien quoi faire, qui regarde la scène en silence, sans trop comprendre.
Le mage continue de psalmodier son baragouin, il est encore temps de l'interrompre.
Alors la Traqueuse en Gaëlle prend le dessus et s'élance sur les deux hommes, s'accroupit face à la tête du mage et, d'un geste expert qu'elle déteste sincèrement, enfonce profondément deux doigts dans la bouche du mage et les retire aussitôt. L'effet est immédiat : il arrête aussitôt son incantation pour vomir sur le tapis rouge.
Bien qu'elle ait répété ce mouvement des dizaines de fois, elle ne peut elle-même contenir un violent haut-le-cœur et se retient à grand-peine de restituer son maigre repas à son tour.

L'inconnu, toujours assis sur le corps, toujours silencieux comme une tombe, a une grimace de dégoût.
Sous lui, le mage tousse violemment, s'essuie d'un revers de manche et rit un instant.

— C'est trop tard, il sourit, le mal est fait.

Au-dessus de leurs têtes, le déluge semble maintenant plus lourd, plus violent encore, comme si c'était pas déjà suffisant. Les coups de tonnerre se multiplient et résonnent longtemps, recouvrant tout le reste. La pluie martèle plus fort encore les toits des maisons et le clapotis n'est plus un martèlement saccadé mais un murmure continu.
Paradoxalement, le torrent semble s'être calmé, on ne l'entend plus rugir et dévaler les rues, on ne l'entend plus serpenter dans Grimard.
Gaëlle saisit le mage par le col et le force à la regarder droit dans les yeux.

— C'est toi qui as fait ça ?

Il rit cyniquement, comme si ça n'avait plus d'importance, comme si son rôle était terminé.
Alors la jeune femme, fatiguée par les récents événements, usée par la course-poursuite, encore souffrante après son combat acharné contre le Gobelin mais surtout, profondément déterminée à faire payer l'ordure maintenant à portée de main, animée par la colère qu'elle éprouve à son égard, inspire un grand coup et ferme les yeux.
L'espace d'un instant, il y a comme un flottement, l'atmosphère est tendue et personne ne parle, les deux hommes fixent seulement Gaëlle avec incompréhension.
Lorsqu'elle rouvre les yeux, tout va très vite. Le col du mage toujours dans la main, elle étend son bras disponible de tout son long, puis avec toute la rage encore disponible dans son corps meurtri, elle abat brutalement son poing contre la joue de l'homme déjà à terre.
La tête du mage vient s'écraser contre la pierre, amortie par le tapis. Il ne se réveillera pas de sitôt.

L'autre homme, plus jeune, la regarde étrangement. Il est bizarre, celui-là, elle n'en a jamais rencontré de ce genre. Il ne dit rien, ne fait pas un bruit. Si elle fermait les yeux, elle serait incapable de remarquer sa présence. Il se tait simplement et la regarde, pas méchamment, pas avec moquerie, il la regarde simplement comme pour dire, et maintenant ?
Maintenant, elle ne sait pas.
Ils sont tous les deux là, dans le noir, à se regarder bizarrement, à se jauger sans catégoriser, à se jauger sans se juger.
Mais Gaëlle n'est pas particulièrement patiente, alors elle finit par se redresser et par tendre la main à ce mystérieux personnage. Elle décide de lui faire confiance, du moins pour le moment.
Dans la continuité de son geste, elle rompt l'étrange silence qui régnait jusqu'alors.

— Je compte pas passer la nuit ici, et toi, t'as prévu quelque chose ?

Il attrape sa main et se lève à son tour. Il a l'air de sourire. Il ne répond pas pour autant. Gaëlle sourit à son tour. Ça change, un homme qui se tait.
Elle détourne le regard et fait un pas en direction de la sortie.

FLOC.

Non, c'est pas possible. Elle regarde à ses pieds.

Merde...

***

Il baisse les yeux en même temps qu'elle. Une fine couche d'eau, qu'il n'avait pas remarquée avant, recouvre désormais le sol.
La bâtisse est pourtant haute. Si l'eau est montée jusqu'ici, alors les rues sont déjà submergées. Est-ce que c'est lié au sort lancé par le mage ? Il ne sait pas. Il n'a pratiquement aucune connaissance en la matière, mais si c'est le cas, alors c'est dangereux. Si la montée des eaux n'est pas naturelle, alors elle va s'accentuer, peut-être même bien plus encore.
Il lève à nouveau les yeux vers la jeune femme, illuminée par le déluge et les éclairs. Il ne s'était pas trompé, alors. Sa peau est noire comme la nuit, noire comme l'obscurité qui les enveloppe. Il n'a jamais vu ça avant.
Elle plante son regard d'acier dans le sien.

— Au fait, moi c'est Gaëlle. Je dois récupérer les affaires que cette ordure m'a volée. T'es là pour quoi ?

Son visage trahit une forte impatience, quoi qu'elle recherche, ça lui tient visiblement à cœur. Il hoche la tête.
Il sourit, aussi. Elle lui rappelle Cléa. Il se dit qu'il serait quand même plus sage de lui répondre, vu l'énergie qu'elle est capable de mettre dans un simple coup de poing.

— Soa. J'ai besoin de jeter un œil à la cave.

Elle hoche la tête, visiblement satisfaite, comme s'il n'y avait pas besoin de plus, comme si c'était largement suffisant.
Le jeune homme se redresse et se dirige sans plus attendre vers la porte dissimulée qui mène à l'étage inférieur. Dans le coin de son regard, il aperçoit Gaëlle qui s'éloigne en direction du salon.
Il l'aime bien, cette fille. Elle ne lui a rien demandé de plus, elle l'a laissé filer pour mieux filer de son côté, elle lui ressemble un peu, à lui aussi.

Dévalant rapidement les marches de pierre trempées, Soa constate que l'eau s'écoule rapidement dans la cave. Il ne va pas falloir traîner ici.

Les marches laissent finalement place à un couloir assez étroit contenant trois pièces : deux sont encastrées dans le mur sur sa droite, et une se trouve au fond. La première d'entre elles a perdu sa porte, qui git en plein milieu du passage. Sûrement le vacarme de tout à l'heure.
Ce sont donc des cellules, et Gaëlle devait être retenue dans celle-ci. Il jette un rapide coup d'œil à l'intérieur des deux pièces. Elles sont vides de tout, il ne trouvera rien ici.
Au sol, le niveau d'eau augmente peu à peu et atteint maintenant ses chevilles.
Découragé, il se dit qu'il serait très étonnant de trouver des informations sur le grand incendie de Pryven à Grimard, mais il cherche quand même, avec l'énergie du désespoir, sait-on jamais, peut-être finira-t-il par dégoter un trésor inattendu.

Il pousse la porte du fond et pénètre dans une petite pièce circulaire. Une salle des armements ? Dans la maison d'un prêtre ? Décidément, cet endroit regorge de surprises...
Contre les murs sont accrochés des équipements de toute sorte, allant de la faux à la chaîne en passant par la dague.
A part ça, rien. Pas l'ombre d'un livre, encore une pièce inutile.

L'eau monte encore, elle atteint ses mollets déjà. Il faut déjà partir.
Soa fait demi-tour et se dirige vers les escaliers, pataugeant rapidement dans la pluie froide qui envahit peu à peu les lieux.

Alors qu'il s'apprête à remonter, Gaëlle fait irruption en haut des marches.

— Toujours là ? Dis, t'aurais pas vu une faux, une chaîne et d'autres bricoles en bas ? J'ai rien trouvé.

Soa écarquille les yeux. Décidément, voilà une femme qu'il faudra veiller à ne pas énerver.

— Tout est là, il dit, et il pointe la pièce derrière lui dans un même temps.

Dans ses yeux noirs, il distingue un profond soulagement.

— Génial !

Elle dévale les marches à toute allure et se précipite dans la salle du fond. Un instant plus tard, elle en ressort complètement équipée et armée, prête à défaire le Diable en personne s'il osait s'opposer à elle.
Soa la détaille du regard. Une Traqueuse. Il ne savait même pas que des femmes exerçaient la profession.
En parcourant ses armes des yeux, il remarque aussi que ses vêtements sont empreints de sang au niveau de l'abdomen. Sacrée blessure, pas encore cicatrisée. Il ne relève pas, comme à son habitude, garde ses mots pour lui, épargne leur imprécision aux autres.

Soudain, un grand fracas résonne au-dessus d'eux.
La porte d'entrée a cédé face au poids de l'eau. En quelques secondes à peine, le flot se déverse dans l'immense couloir, et envahit la cave. Ils se regardent un instant.

— Retire tout ce que tu peux, ordonne Gaëlle, prenant visiblement les choses en main. Les habits nous ralentiraient. J'espère que tu sais nager.

L'eau les engloutit sans attendre de réponse.

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Louison-
Posté le 25/03/2022
HELLO COUCOU ( ͡~ ͜ʖ ͡°)
COMMENT TU VAS ?

(ᵔᴥᵔ)

Je viens de lire ton chaptire 7 et je compile mes remarques sur la partie précédente ici avec celles de la partie 2 ! :D

Alooors, j’y goooo. ∩。• ᵕ •。∩ ♡

Au départ, Gaëlle qui défonce ses portes : juste, j’adore haha x) So Gaëlle ! Si chouette cette énergie qu’elle dégage !

Ensuite, c’est cool son altercation avec le type ensorcelé. Tu décris bien son équilibre instable et le fait qu’il agit de manière un peu bourrue :)

« La première, c'est que les esprits possédés n'ont plus de volonté individuelle, ils sont donc dociles mais incapables d'innover, ils ne suivent que les ordres réalisables qu'on leur donne.
La seconde, c'est que leurs sensations disparaissent totalement, ce qui les rend insensibles à la douleur mais aussi plus puissants que d'ordinaire. » >> Il me semble avoir déjà eu ces informations chez Soa ? Mais du coup je me dis, peut-être faudrait que tu choisisses de les mettre soit chez l’un, soit chez l’autre, mais les deux ça fait un peu redite ? Ici, il me semble c’est dit de manière plus clair que la première fois, donc je trouve cool la façon avec laquelle t'as mis ces infos ici à plat. Et je me dis (mais c'est juste une suggestion tu fais comme tu veux !!!!), tu peux d’abord mettre ça chez Soa, et ici juste mettre une phrase de type : "ce n’était pas la première fois que Gaelle avait affaire à ces gens sous sortilège, qui n’éprouve pas la douleur et qui n’innove pas." (qqch du genre hein là c’est moche). Enfin un petit rappel ça fait pas de mal, mais pour dire que c’était déjà particulièrement bien expliqué chez Soa, et là c’est de nouveau re-particulièrement bien expliqué chez Gaëlle, donc ça m’a fait redite. Dans l’idéal, il faudrait que 1) le lecteur apprenne comment ces possédés agissent, 2) le lecteur apprenne par la suite que les 2 personnages sont les deux au courant, sans forcément passer par la re-explication. Je sais pas si tu vois ? Dis-moi si je suis pas très claire ! <3 (cela dit, je chipote là hein)

MAIS sinon, je trouve cool que Gaëlle, face au possédé, se dise que elle, contrairement à lui, possède sa capacité à réfléchir par elle-même et à innover. C’est cool :D

Sinon, la rencontre avec le mage ! Je trouve sympa que d’abord, il soit présenté comme un homme silencieux et que ça n’augure rien de bon, puis qu’on découvre qu’en fait, c’est une illusion ! Le lecteur se fait autant berner par Gaëlle hihi <3

« Elle n'a jamais eu affaire à un mage, alors elle ne sait pas bien, elle ne sait pas totalement l'étendue de leurs capacités. » C’est dit d’une manière très délicate, j’aime beaucoup <3

« Par instants, le grondement du tonnerre retentit et puis, le moment qui suit, c'est le silence humide de la pluie, le silence qui clapote joyeusement. » Silence humide hihi <3 <3 <3 <3 ET silence qui clapote <3 <3 <3 <3 <3 ( ͡ಠ ͜ʖ ͡ಠ)

« Alors elle fait un pas, puis un deuxième, et ça résonne dans le long corridor, ça se répercute en écho sur les murs comme une promesse de vengeance. » >> Juste. Trop beau.

Ensuite, quand on passe à l’autre pdv, celui de Soa ! Alors j’ai trouvé vachement cool le glissement de « à moins que » chez Gaëlle puis on retrouve ça chez Soa :D Bien trouvé, bravo !

« Alors il n'a qu'un espoir, c'est que cette étrangère n'ait pas pour projet d'éliminer le mage. » >> ah bah dommaaaage.

Puis, on a le mage qui psalmodie, puis qui vomit et lui qui dit « — C'est trop tard, le mal est fait. » >> Raaah, tellement de mystère ! Mais ça mystifie un peu la scène, d’autant plus qu’on sait pas ce que fait le mage, il y a le tonnerre qui se fortifie mais le torrent qui se calme, on se retrouve tout ???? face à la situation.

Puis, on a les premiers échanges entre Gaëlle et Soa ! :D
J’aime bien que Gaëlle perçoive Soa en tant que personne silencieuse, ça dit beaucoup sur lui je trouve :)

« Gaëlle sourit à son tour. Ça change, un homme qui se tait. » >> C’est tout mimi, et ça annonce bien la façon dont les 2 vont interagir dans la suite je pense. J’ai l’impression leur relation sera toute délicate toute fine, je me réjouis vraiment de découvrir la suite, voir comment ils agissent ensemble, surtout maintenant que l’eau monte et qu’ils sont dans un sacré pétrin…

Voilouuu, un très chouette chapitre 7 en somme ! Tout plein de mystère, mais on avance pas à pas, me réjouis de découvrir la suite ^^ Tes personnages me portent toujours autant, avec un Soa tout sensible et une Gaelle démente, rien que le mot « Traqueuse » ça fait qu’elle pue la classe. J’adore <3

A très viiiiite Ciélan ! Ꮚ˘ꍓ˘Ꮚ
dcelian
Posté le 27/03/2022
COUCOUUUU !!!
ça va super, toujours quand je te retrouve par ici ;) et toi ??

Merci pour tes compliments un peu partout, MERCI rohlala et même : merci merci merci (voilà, bam)
C'est adorable, franchement, et tes petits relevés et tout, ça me fait très plaisir :D

Alors, pour ta remarque : OUI, carrément juste ! Mais il me semble que dans ma réécriture du combat de Soa justement j'ai retiré ce passage qui explique comment se comportent les possédés (je t'en veux pas si tu t'es gourrée, hein, t'as peut-être juste confondu les deux versions yapadsouci) !
ça aurait peut-être été mieux que le lecteur apprenne comment fonctionnent les possédés avec Soa vu qu'il les rencontre d'abord, mais après réflexion jme suis dit "bah didonc Soa il y connaît pas grand chose aux Ombres en fait, alors y a aucun raison qu'il sache ce que c'est qu'un possédé, et encore moins comment il fonctionne !!" >> DONC VOILA pour répondre à ta ptite remarque. Mais tu fais bien de chipoter, c'est clairement un truc sur lequel je peux me faire avoir ça, les répétitions... C'est le risque quand on traîne trop pour écrire : on oublie ce qu'on a déjà dit ! Misère....

Hahaha merci aussi pour tes petits relevés sur la pluie, trop mims. A chaque fois que j'utiliserai ce procédé je penserai à toi maintenant, c'est sûr !

"« Alors elle fait un pas, puis un deuxième, et ça résonne dans le long corridor, ça se répercute en écho sur les murs comme une promesse de vengeance. » >> Juste. Trop beau."
ubvaehiovajeopgoeg merci

"on se retrouve tout ???? face à la situation"
>> ouiii comme tu dis, et j'espère que c'est chouette dans une petite mesure mais j'ai un peu peur que tout ça soit légèrement trop "?????" justement. ça fait partie des trucs que je reprendrai probablement en réécriture, au moins vite fait, parce que j'ai l'impression d'un sacré fouillis ;-;

ENFIN tant mieux si t'as bien aimé ce chapitre !! Comme tu dis, le suspense monte et la tension avec, cette histoire d'eau qui monte et tout...
"Tes personnages me portent toujours autant, avec un Soa tout sensible et une Gaelle démente"
>> Tu me fais tellement plaisir si tu savais, merci mille fois. Mes pti bichons...
J'hésite aussi un peu sur cette première rencontre, peut-être que certaines choses sont à retravailler, qui sait. En tout cas, c'est chouette que ça t'ait plu et donné envie de lire la suite !!

"A très viiiiite Ciélan ! Ꮚ˘ꍓ˘Ꮚ"
hahaha <3<3

AVITE!
Raratralala
Posté le 12/02/2022
Coucou

Petite remarque générale : je constate que tu as soigné les endroits du nouveau découpage de tes chapitres. Ca tombe toujours bien, et je n'ai rien contre les cliffhanger.
C'est partit.

J'ai eut un bug au tout début. Ils ? C'est qui ils ? Aaaaaaah okaaayyyy on est passé chez Soa ! Haha, j'aime bien me faire piéger, et c'est bien amené, ça passe tout seul.

"c'est celle de l'inconnue à son équation" Dans son équation ? J'ai un doute, je relève quand même au cas où. 

"Comme prévu, il a percuté le meuble de plein fouet et s'est effondré à terre. " Haha. J'avais pas imaginé l'importance de ce meuble quand je l'ai lu la première fois. J'avais juste trouvé ça assez fun de mettre un meuble là. 

"— Que sais-tu du grand incendie de Pryven ?Soa lâche sa question comme une bombe. Il ne sait même pas vraiment si l'autre l'a compris, s'il l'a écouté, mais il avait besoin de le verbaliser, de le faire sortir, pour mieux respirer, pour mieux réfléchir. Pourtant il l'a entendu. Et visiblement il sait quelque chose. Ça n'a duré qu'un instant, mais ses yeux se sont légèrement écarquillés de stupeur, comme si c'était une question qu'il redoutait, comme s'il avait quelque chose à cacher."
Déjà, le grand incendie de Pryven, ça sonne super classe. Bon, c'est jamais classe un grand incendie, mais quand même... En plus je ne m'attendais pas à ce qu'il demande ça direct, ni de cette manière, j'avoue que j'avais un peu oublié ce que Soa était venu faire ici. 
La stupeur du mage est bien amenée, mais déjà vu qu'il est face au sol, je ne vois pas bien comment Soa, qui se trouve dans son dos à lui tordre le bras si je visualise bien, peut déchiffrer un regard fugace (même sachant qu'il voit dans le noir, et déjà voit-il si bien que cela ?). 
Et pour cette partie là " comme si c'était une question qu'il redoutait, comme s'il avait quelque chose à cacher" je pense que j'aurais préféré rester sur un plus grand doute quant à ce que sait ou ne sait pas le mage, ça m'aurait accentué le mystère, donc le quelque chose à cacher m'embête. 

"Gaëlle distingue enfin le corps du mage, étalé dans la pénombre. Il s'est pris un meuble qu'elle distingue nettement" Dans la description quand elle entre dans la pièce, il me semble qu'elle dit qu'elle ne voit rien du tout. Pourquoi maintenant peut-elle distinguer clairement le mage et le meuble ? Et pourquoi, si tel est le cas, le mage lui se l'est pris de plein fouet sans le voir ?

"Gaëlle écarquille les yeux à son tour. Elle ne sait pas de quoi il est capable, mais c'est un savoir dont elle se passerait volontiers." Huhu

"Un éclair vient les illuminer un court instant, et elle perçoit nettement l'éclat glacé des yeux du jeune homme qui est assis sur le mage, qui ne sait pas bien quoi faire, qui regarde la scène en silence, sans trop comprendre."
Décidément c'est une constante. J'avoue que j'ai un peu hâte de voir émerger un Soa moins passif. On dirait qu'il subit tous les évènements, avec finalement assez peu d'initiatives à part ses escalades. 

"Alors la Traqueuse en Gaëlle prend le dessus et s'élance sur les deux hommes, s'accroupit face à la tête du mage et, d'un geste expert qu'elle déteste sincèrement, enfonce profondément deux doigts dans la bouche du mage et les retire aussitôt. L'effet est immédiat : il arrête aussitôt son incantation pour vomir sur le tapis rouge."
Bouhahahahaha  xD Je m'y attendais pas du tout, c'est très drôle, et c'est encore plus drôle de qualifier ce geste "d'expert".
"Bien qu'elle ait répété ce mouvement des dizaines de fois" Et là brusquement ça me casse dans mon délire. Ah bon, elle a souvent l'occasion de faire vomir des gens ? Elle est anorexique ? Médecin ? Ou alors faire vomir les mages est une pratique courante chez les traqueuses ? Mmouais. 

"inspire un grand coup et ferme les yeux." Encore ? J'en jurerais pas (il faudrait que je remonte au chapitre avec le gobelin pour confirmer ou infirmer eeeet j'ai pas vraiment le temps) mais il me semble que c'est vraiment récurent.

"Le col du mage toujours dans la main, elle étend son bras disponible de tout son long, puis avec toute la rage encore disponible dans son corps meurtri, elle abat brutalement son poing contre la joue de l'homme déjà à terre. La tête du mage vient s'écraser contre la pierre, amortie par le tapis. Il ne se réveillera pas de sitôt." Bien fait. 

"Elle dévale les marches à toute allure et se précipite dans la salle du fond. Un instant plus tard, elle en ressort complètement équipée et armée, prête à défaire le Diable en personne s'il osait s'opposer à elle.Soa la détaille du regard. Une Traqueuse. Il ne savait même pas que des femmes exerçaient la profession."
C'est joli, j'aime bien le rythme de ces phrases.

"— Retire tout ce que tu peux, ordonne Gaëlle, prenant visiblement les choses en main. Les habits nous ralentiraient. J'espère que tu sais nager.L'eau les engloutit sans attendre de réponse." 
Encore un rebondissement ! Super.
J'espère quand même que tout Grimard ne va pas finir noyé... Enfin si c'est comme dans le Sud de la France avec ses inondations annuelles, ils ont des maisons à étages.
Et rien de tel que de nager à demi (complètement ?) nus pour bien faire connaissance.  xD 
N'empêche, avec son pansement trempé, le blessure de Gaelle risque de se rouvrir. Je suppose aussi qu'elle ne déposera aucune de ses armes mais compte nager avec, à l'intérieur d'une maison ? Ca risque d'être complexe. 


Ouhouuuu deux mini-chapitres en une session, champagne !

La suite, la suite !
dcelian
Posté le 14/02/2022
Hahaha re-coucou et merci pour le découpage, je dois avouer qu'il m'a bien pris la tête mais je suis content si ça en valait la peine !

"Dans son équation ? J'ai un doute, je relève quand même au cas où." >> Alors oui j'étais retourné sur des maths avec les équations à une inconnue mais si ça te paraît pas pertinent je peux l'entendre bhahaha

"Déjà, le grand incendie de Pryven, ça sonne super classe. Bon, c'est jamais classe un grand incendie, mais quand même... En plus je ne m'attendais pas à ce qu'il demande ça direct, ni de cette manière, j'avoue que j'avais un peu oublié ce que Soa était venu faire ici." >> Oui, je pense effectivement que je devrais accentuer les raisons pour lesquelles Soa est ici. Le problème reste qu'il n'est pas lui-même très au clair à ce niveau-là...
Toujours est-il que c'est la première fois que je mentionne le grand incendie, donc pas de panique si ça ne t'évoque rien ! J'approfondis ça par la suite. Tant mieux si tu trouves ça classe, c'est un bon début :D

"La stupeur du mage est bien amenée, mais déjà vu qu'il est face au sol, je ne vois pas bien comment Soa, qui se trouve dans son dos à lui tordre le bras si je visualise bien, peut déchiffrer un regard fugace (même sachant qu'il voit dans le noir, et déjà voit-il si bien que cela ?).
Et pour cette partie là " comme si c'était une question qu'il redoutait, comme s'il avait quelque chose à cacher" je pense que j'aurais préféré rester sur un plus grand doute quant à ce que sait ou ne sait pas le mage, ça m'aurait accentué le mystère, donc le quelque chose à cacher m'embête." >> Le regard de Soa est rudement affuté donc ça ne me choquait pas plus que ça qu'il lise les émotions du mage à travers une moitié de visage seulement, mais c'est vrai que ça peut paraitre étrange. A voir ce que j'en ferai !
Et ta remarque sur le mystère est carrément pertinente, je vais donc arranger ça rapidement !

""inspire un grand coup et ferme les yeux." Encore ? J'en jurerais pas (il faudrait que je remonte au chapitre avec le gobelin pour confirmer ou infirmer eeeet j'ai pas vraiment le temps) mais il me semble que c'est vraiment récurent." >> C'est TRES récurrent, et ça le reste par la suite. C'est presque un tic de langage à l'écrit, en fait. Quand je sais plus trop où j'en suis dans mon action, j'impose une pause, une respiration et les yeux fermés. Pour se recentrer. Mais ça me dérange pas plus que ça, en fait ? Enfin, y a un gros côté sensoriel dans les perceptions de Gaëlle et de Soa, donc je crois rester sur mon fil rouge avec des remarques pareil. D'autant que c'est quelque chose d'assez courant dans la vie de tous les jours, de s'arrêter, de fermer les yeux et de respirer un grand coup. Non ?

"J'espère quand même que tout Grimard ne va pas finir noyé... Enfin si c'est comme dans le Sud de la France avec ses inondations annuelles, ils ont des maisons à étages.
Et rien de tel que de nager à demi (complètement ?) nus pour bien faire connaissance. xD" >> Hahaha j'espère aussi mais qui sait vraiment de quoi était capable ce mage ?? Faire connaissance à demi-nu et par temps d'inondation... Moui, je t'accorde qu'on peut trouver plus agréable xD

"N'empêche, avec son pansement trempé, le blessure de Gaelle risque de se rouvrir. Je suppose aussi qu'elle ne déposera aucune de ses armes mais compte nager avec, à l'intérieur d'une maison ? Ca risque d'être complexe." >> Encore une remarque pertinente. Je ne me souviens plus exactement de la suite et de comment je l'ai gérée (c'est SI loin, faut dire !!), mais je ne suis pas sûr d'avoir assez mentionné la blessure de Gaëlle. Je compte sur toi pour me le faire savoir !!

Bravo et merci encore pour les deux chapitres, c'est super super sympa de ta part ! A bientôt <3
Vous lisez