Chapitre 7 (mis à jour)

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Voici le chapitre 7 ! J'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture !

La troupe était plongée dans un silence fébrile. Les hommes regardaient alternativement les deux jeunes filles immobiles au milieu d’eux, et leur chef qui faisait les cent pas, les poings serrés. Tandis qu’Oksa gardait la tête baissée humblement, symbole de la repentance, Kiaraan, elle, fixait sur Pier un regard hardi. Elles avaient essayé, elles avaient échoué. Pas besoin de faire semblant de regretter ou de s’excuser, elle allait devoir assumer son imprudence.

Partagés entre l’irritation et l’admiration, les hommes frémissaient d’impatience en observant les allées et venues de Pier.

Enfin, après un dernier aller-retour exécuté d’un pas plus lent, réfléchi, Pier s’immobilisa et laissa tomber un regard froid sur les deux jeunes filles.

  • Vous êtes complètement inconscientes, assena-t-il d’une voix basse et frémissante. Venant de toi, Kiaraan, une telle témérité ne me surprend pas. J’ignore comment tu as réussi à convaincre ton amie de te suivre, en revanche.

Pier reporta son regard sur Oksa qui refusait toujours de lever la tête.

  • Et dire que je te trouvais plus intelligente que les autres, poursuivit-il avec un mépris cinglant.
  • Tu ne sais même pas pourquoi nous sommes là, intervint Kiaraan pour détourner la colère de Pier de son amie.
  • Parce que tu crois que cela m’importe ?!, tonna Pier. Tout ce que je vois, c’est qu’en nous suivant aussi imprudemment, vous avez non seulement enfreint nos règles, mais en plus, vous nous mettez tous en danger ! Et tout ça pour quoi ? Parce que vous voulez retrouver, toi ta mère et Oksa sa sœur ! Mais as-tu pensé, pauvre ignorante, que nous y avons épuisé toute notre énergie et nos ressources, en vain ! As-tu idée de l’affront que tu nous fais, en croyant pouvoir faire mieux que nous ? Mais quelle impudence ! Quelle prétention !
  • Je voulais savoir !!, se défendit Kiaraan. Tu ne peux pas le comprendre, ça ? Je n’en peux plus de tourner en rond au village en pensant à ce qui est arrivé à ma mère !
  • Et moi à ma sœur, renchérit Oksa.
  • Mais moi, rugit Pier, je suis responsable de la sécurité du village et de TOUS ses habitants ! Moi aussi, je veux savoir ce qui est arrivé à des jeunes que j’ai vu grandir, à des gens qui étaient mes amis ! Tout le monde veut savoir, vous n’êtes pas les seules à qui quelqu’un manque ! Mais ce n’est pas une raison pour risquer ainsi votre vie et celle des autres .

Pier s’interrompit. Il détourna la tête et inspira profondément. La colère qui imprégnait ses traits cédait la place à une lassitude et une tension extrêmes. Il passa une main lourde sur son visage et revint vers les deux filles.

  • Debout. Vous n’êtes que des gamines inconséquentes. Votre place n’est pas parmi nous. Je déciderai quoi faire de vous après être entrés chez les Lupus.
  • Non ! Laisse-nous vous aider ! cria Kiaraan.

À peine eut-elle fini sa phrase qu’elle sut qu’elle était allée trop loin. Elle n’avait pas pu s’en empêcher.

  • Nous AIDER ? Mais, jeune imbécile, nous n’avons pas besoin de ton aide ! Tu ne serais qu’un fardeau pour nous pendant l’attaque ! Tu ne sais même pas te battre !
  • Justement, si tu m’avais acceptée comme apprentie, on n’en serait pas là… siffla Kiaraan, révoltée.

Saisi par l’accumulation de trop de colères, Pier marcha sur la jeune fille et lui asséna une gifle retentissante. Il recula immédiatement, consterné, tandis que Kiaraan le fixait d’un air interdit. Sa joue la brûlait, comme sa honte devant son comportement. Pourquoi l’avoir provoqué ainsi ? Pourquoi avoir ramené le sujet de son apprentissage sur le tapis, alors que c’était un tout autre combat ? Elle ne se reconnaissait pas . Le choc provoqué par un tel acte lui avait ouvert les yeux sur ses propres responsabilités. Vaguement consciente qu’elle l’avait poussé à bout, mais révoltée par l’humiliation, elle ne savait plus quelle attitude adopter. Elle balançait entre l’indignation et l’envie de rendre les coups, et la conscience de son propre rôle dans ce qui venait de se passer.

Embarrassés et stupéfaits, les hommes se tenaient en retrait, ne sachant pas comment intervenir. Jamais leur chef n’avait frappé un adversaire sans défense. Encore moins une femme.  Un murmure désapprobateur voyagea de bouche en bouche. Les circonstances étaient exceptionnelles, certes, mais elles l’étaient pour tout le monde.

Rodrik, le second de Pier, finit par briser le malaise ambiant.

  • Ce qu’ont fait Kiaraan et Oksa est grave, Pier, mais maintenant qu’elles sont là, autant les laisser nous aider, tu ne crois pas ?

Sans regarder son lieutenant, Pier secoua la tête. Il avait les pommettes rouges mais le teint très pâle, et il jetait des coups d’œil furtifs vers Kiaraan. Il semblait mener un débat acharné avec lui-même.

  • Non, proféra-t-il d’une voix lasse. Ce serait les mener à la mort. Et nous nous mettrions en danger en tentant de les protéger. Quoi qu’il en soit, je ne souhaite perdre aucun d’entre nous.

Il poussa un long soupir, ses épaules se relâchèrent et il promena un regard plein d’une détermination nouvelle sur ses hommes.

  • Nous nous tenons au plan initial. Rodrik, tu sais ce que tu as à faire.

Celui-ci acquiesça et s’écarta vivement du groupe. On l’entendit fouiller dans son paquetage.

  • Quant à vous deux, continua Pier en dévisageant les deux filles, vous avez commis une faute grave en désobéissant ainsi. Vous vous êtes mises en danger en nous accompagnant ici. Mais maintenant que vous êtes là, j’ai aussi la charge de votre survie. Sincèrement, je fais ça pour votre propre sécurité. Nous viendrons vous récupérer une fois la mission accomplie et-

Il se détourna et fit un signe à ses hommes.

  • Tu ne peux pas nous laisser là sans défense !, protesta Kiaraan d’une voix faible.
  • Non, en effet. J’allais ordonner qu’on vous laissé deux fosils et qu’on vous libère de vos liens, avant que tu ne m’interrompes.

Les jambes de Kiaraan faillirent céder tant elle était soulagée.

  • En revanche, ajouta Pier, sauf en cas d’urgence, vous ne bougez pas d’ici avant que nous ne revenions vous chercher.

Les deux filles hochèrent la tête de concert.

Les deux hommes qui s’étaient approchés silencieusement les emmenèrent jusqu’à un bosquet d’arbustes un peu en retrait. Sur un geste des hommes, Kiaraan et Oksa se glissèrent au creux du bosquet. Il y avait à peine assez d’espace pour elles deux, mais le feuillage épais et dense les dissimulait totalement.Au moment où Kiaraan passa près de Pier, ils échangèrent un regard dans lequel la honte étouffait l’orgueil. D’un geste hésitant, comme s’il luttait contre lui-même, Pier posa brièvement sa main sur le bras de la jeune fille avant qu’elle ne disparaisse derrière le bosquet.

*

Le cœur battant, Rodrik s’équipait fébrilement. L’adrénaline qui courait dans ses veines faisait trembler ses mains. Il s’efforça d’ignorer la tension familière au creux de ses entrailles, ne sachant que trop qu’elle le paralyserait s’il la laissait croître. Il s’appliqua à prendre plusieurs inspirations, roula des épaules pour assouplir sa cotte de cuir d’hénéas. Il vérifia la position de ses brassières et jambières et leva les bras pour toucher, comme on le ferait d’un talisman, la garde de ses deux fosils. Ces lames faites de quarill vert, incurvées en croissants de lune meurtriers, étaient enduites de venin de sfilier phosphorescent. Il avait pour ordre de ne s’en servir qu’en dernier recours, mais surtout, de ne pas se faire prendre. Le reste de la troupe resterait en retrait, dissimulé sous le couvert des arbres, prêt à lui porter secours si besoin.

*

Un silence tendu s’était installé entre les prisonnières. Le visage figé, Oksa cherchait la meilleure position pour s’installer, et observait Kiaraan qui tentait d’écarter les branchages pour mieux distinguer les alentours. Aucun mot ne fut échangé pendant un long moment.

  • Tu pourrais m’aider, au lieu de rester là à ne rien faire ? râla Kiaraan à bout de nerfs.
  • Ça ne sert à rien, répondit Oksa sans la regarder. Pier a raison, c’était une folie de venir.

Kiaraan cessa un instant de s’acharner sur les branches et dévisagea son amie. Elle ouvrit la bouche d’un air véhément, mais se reprit, la referma et adopta un rictus pensif.

  • Il a raison, oui, mais ne le dis pas trop fort, s’il te plaît, ironisa-t-elle, arrachant un sourire à Oksa.
  • Raison ou pas, il n’aurait pas dû te frapper. Tu ne l’as sûrement pas vu, mais il s’en voulait terriblement, j’en suis sûre.
  • Je l’ai vu, si. Je crois que le regard qu’il m’a lancé avant qu’on ne nous laisse ici était une sorte de … d’excuse ? Ce n’était sûrement pas aussi clair pour lui, mais c’est comme ça que je l’ai ressenti. Vu ce que nous lui avons fait subir, il s’est montré plus clément que ce à quoi je m’attendais.

Oksa hocha la tête et esquissa un sourire. La fierté que Kiaraan y décela lui fit réaliser que son amie avait compris ce qu’elle n’arrivait pas à formuler. En proie à une inconfortable culpabilité qui lui rappelait ses propres torts, la jeune fille, malgré le peu d’envie qu’elle en avait, était forcée de reconnaître sa part de responsabilité dans ce qui s’était produit. Que son amie en soit consciente, mais ne lui en tienne pas rigueur, l’emplissait de reconnaissance.

Les deux filles échangèrent un sourire complice. Malgré tout, Kiaraan aurait aimé participer, aider dans la mesure de ses moyens, et une part d’elle-même brûlait de cesser de se cacher et de prendre sa part dans les évènements à venir. Cependant, l’altercation avec Pier l’avait rendue à la raison. Si combats il y avait, elle ne serait qu’un poids. Elle se mettrait en danger et y entraînerait les autres, et cela, elle s’y refusait. Elle était téméraire, mais envers sa propre vie, pas celle des autres. La jeune fille tenta donc tant bien que mal de se résigner, enviant pour une fois le caractère moins aventureux d’Oksa.

*

Rodrik s’avança entre les arbres qui jouxtaient le versant ouest du village Lupus. Il marchait aussi discrètement que possible sur le sol tapissé d’épines odorantes. Il jetait de fréquents coups d’œil vers ces géants d’écorce, où se mouvaient des ombres insaisissables. Son cœur battait à grands coups. Il s’immobilisa un instant, sécha ses mains moites sur son pantalon et prit une longue inspiration. Toute la mission se concentrait en cet instant : pénétrer sans se faire repérer dans le village des Lupus. De là où il se tenait, à la lisière entre le bois de résineux et les premiers grands arbres-maisons, noyé dans l’ombre de l’un d’eux, il commençait à distinguer les cabanes, posées sur des branches plus larges que lui, éclairées par les lueurs nébuleuses des lanternes, et reliées entre elles par des ponts de cordes. Il y en avait trois ou quatre par arbre, d’après ses premières estimations. Comment allait-il procéder ? Devait-il faire un premier repérage au sol, au risque de se faire repérer, ou s’introduire dans la première cabane inoccupée sans savoir s’il y trouverait ce qu’il cherchait ? Il n’avait pas beaucoup de temps. Plus il resterait dans le village, plus on risquait de le démasquer.

Non, il lui fallait trouver un bâtiment officiel, ou mieux, la cabane du chef de clan. Il ne savait même pas comment les Lupus fonctionnaient. Avaient-ils un ou plusieurs chefs ? Les épaules de Rodrik s’affaissèrent, mais il se reprit rapidement. Il devait faire avec ce qu’il avait. Il décida de chercher la maison du chef, supposant qu’elle serait la plus grande et la plus confortable. Il espérait cependant qu’elle ne serait pas trop en hauteur. Il appréhendait déjà de devoir grimper là-haut.

Carrant les épaules, il reprit sa progression. Au moment de pénétrer entre les arbres-maisons, il rabattit sa capuche sur sa tête en priant la Mère que cela l’aide à passer inaperçu. Par chance, le chemin tracé entre les énormes racines était désert, pour le moment. Rodrik entendait des éclats de voix et des rires au-dessus de lui, qui semblaient ricocher sur les larges feuilles en forme d’assiette avant de parvenir jusqu’à lui. L’air ainsi était comme saturé de murmures provenant de toutes les directions. Rodrik sentit sa peau se hérisser et il se coula plus encore dans les ombres, en alerte. L’acoustique particulière du lieu le déstabilisait. Il regarda discrètement de tous les côtés avant de se remettre en marche. Toujours personne. Il ne savait si cela était rassurant ou inquiétant. Rodrik accéléra le pas. il avait dépassé les trois premiers grands arbres, et il apercevait au bout du chemin un autre arbre, plus grand encore, qui semblait troué en son milieu. L’ouverture, aussi large qu’un des arbres-maisons, brillait férocement. Rodrik reprit espoir. C’était ce type de construction qu’il recherchait, bien qu’il doutât que ce mastodonte eut été construit par une main humane. Là, il trouverait sûrement une piste, un signe, n’importe quoi pourvu que cela justifie les risques qu’il prenait. De nouveau, il s’étonna de ne voir personne. Le village n’était donc pas protégé ? Il leva les yeux et distingua brièvement une silhouette qui se déplaçait rapidement. Mais sa présence au sein du village ne semblait pas avoir été détectée.

Il s’arrêta au bord de l’ombre du dernier arbre-maison. Il ne lui restait qu’une dizaine de mètres à parcourir, mais il voulait être certain qu’il était toujours incognito avant de se lancer. En plissant les yeux, Rodrik inspecta l’espace qui s’ouvrait à l’intérieur même de l’arbre gigantesque en face de lui. Pas un seul mouvement. Sans plus tergiverser, le cœur battant à tout rompre, il s’élança.

  • Halte ! Qui va là ?, le heurta une voix dure.

Il s’immobilisa. Avant qu’il n’ait eu le temps de décider quoi répondre, trois silhouettes dégringolèrent des branches, juste au dessus de lui. Rodrik se sentit glacé. Mais bien sûr ! Les branches, les mouvements ! Voilà pourquoi il n’y avait personne au sol ! Ils se déplaçaient dans les arbres, il le savait pourtant !

En se déversant dans ses veines, l’adrénaline ouvrit la voie à la peur et à la crainte. Rodrik se crispa et il se mit à reculer subrepticement.

  • Qui est là ? Si tu es l’un des nôtres, nomme-toi !

Tout en continuant à reculer, Rodrik leva les bras pour attraper ses armes. Tant pis pour la mission. Pour sauver sa vie, il n’avait pas le choix. Aussitôt, les trois Lupus se raidirent, saisis de soupçons. Rodrik dégaina ses fosils en un geste fluide et se mit en garde.

  • Intrus ! Alerte ! À la garde !, cria l’un de ses adversaires tout en armant son arc.

Les deux autres l’imitèrent alors que des cris retentissaient dans les branches alentour. D’un coup d’œil, sans cesser de menacer de ses armes les Lupus, Rodrik jaugea la situation. Contre des adversaires aussi nombreux et des armes longue distance, il n’était pas de taille. S’il n’agissait pas tout de suite, il serait très vite encerclé.

Faisant volte-face, il se mit à courir à toutes jambes vers l’entrée du village, pris en chasse par de nombreux gardes au sol et dans les branches. Devant lui, de nouvelles silhouettes armées dégringolaient des branches. S’il ne faisait pas tout de suite quelque chose, il allait se retrouver avec tout le village à ses trousses. Il bifurqua alors brusquement vers la gauche, bondissant par-dessus les racines gigantesques qui lui bloquaient la route, et s’enfonça dans la pénombre du sous-bois. Il ne tarda pas à entendre derrière lui des clameurs impérieuses. Sa ruse n’avait pas fonctionné.

 

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Arabella
Posté le 06/11/2019
Coucou Gab, je poursuis ma lecture du chapitre, j’ai hâte de découvrir l’attaque des Lupus.

Le style est toujours super fluide, clair, les dialogues sont très fluides, ils ne font pas « plaqués ».

Peut être que pour le moment où Pier la gifle, tu pourrais raccourcir les phrases pour mettre en valeur la rapidité de l’action et les émotions. J’imagine bien en plus une colère sous-jacente qui pourrait faire ressortir la mue. L’animal en elle qui gronderait…mais peut être que ça ne va pas du tout avec l’intrigue !

De même, à la suite, j’imagine Pier, sans être froid, être très militaire, en mode « droit au but ». peut etre que pour différencier les personnalités, à travers la parole, tu pourrais le faire parler avec des phrases très courtes, en mode militaires. Comme s’il « aboyait » le terme est un peu fort. Je ne sais pas si c’est très clair, ce que je raconte hihi.

J’ai bien aimé le côté « tendre » de Pier, son regret. On comprend bien qu’il la gifle plus par surprise, colère et inquiétude. Cela donne vraiment de la nuance au personnage. (même si on ne l’excuse pas !)

Bref un chapitre qui fait progresser l’intrigue, le suspens est a son comble : comment va finir cette attaque des lupus ??? Où sont les disparus ??? Je veux savoir ! :)
Gabhany
Posté le 08/11/2019
Coucou Arabella ! Merci pour ton commentaire et tes compliments <3
Oui c'est une bonne idée pour la scène de la gifle et la façon de parler de Pier, il pourrait se mettre à parler encore plus en mode "j'aboie" pour masquer sa gêne, c'est une bonne piste, merci !, je vais y réfléchir. Pour la mue en effet ça ne va pas avec l'intrigue de faire ressortir ça à ce moment précis mais je garde tout de même l'idée en tête ;)
Tu as tout à fait saisi ce que j'ai essayé de faire passer à propos de Pier :) je suis contente car dans la précédente version il était beaucoup moins nuancé et j'ai pas mal retravaillé ça chez lui :)
Réponse très bientôt ! ^^
Joke
Posté le 25/10/2019
Oula, Gab, je m'attendais pas du tout à ça...
C'est un grand malade ce Pier!

Euh écoute, la violence, ça ne m'a pas plu du tout.
Je pensais qu'il allait juste genre pousser une gueulante, et qu'elles allaient s'en sortir avec la tchatche, mais là... le fait qu'elles soient entravées, à genoux, la gifle, les humiliations, le déferlement de colère...
J'ai pas aimé du tout, vraiment pas.

Je comprends qu'on est dans une société où les codes sont différents des notres, ok, mais... je sais pas, je comprends pas en fait ce que tu veux faire avec le personnage de Pier.

Il leur dit qu'elles se sont mises en danger et qu'elles ont mis ses hommes en danger, ok, au début on pourrait donc penser que c'est genre un protecteur un peu sanguin qui s'énerve facilement...
Mais ensuite le fait qu'il s'autorise à frapper Kia, juste parce qu'elle le regarde, et qu'il les laisse seules dans une forêt, attachées, donc sans défense si un animal ou quelqu'un les attaque, ça me paraît complètement dingue: c'est lui qui les met en danger en agissant comme ça! Donc c'est tout sauf un protecteur le mec!
Du coup je suis perdue, je sais pas quoi penser, ni où tu veux nous emmener avec ça.
Peut-être que tu veux montrer une forme d'hypocrisie entre le discours de ce Pier et ses actes?

Pour l'instant, il me donne en gros l'impression d'être un espèce de taré misogyne et qui cache ses peurs et ses frustrations par des actes de violence.
Si c'est ça que tu veux montrer, alors ça marche.

Mais alors il faudrait peut-être enlever au départ le fait que ses hommes le regardent avec admiration? Parce que, qui pourrait admirer un type pareil?

Par contre, deux trucs que j'ai bien aimé: le fait que les autres chasseurs soient mal à l'aise et gênés par le déferlement de violence injustifié de Pier, mais que pourtant pas un n'ose s'élever contre ça.
Ce genre de petites lâchetés du quotidien, où on trouve finalement très peu de gens pour prendre la défense de ceux qu'on attaque, où les gens souffrent intérieurement de voir quelqu'un malmené mais ne trouve pas pour autant le courage ou la force de s'opposer, c'est démoralisant et triste et ça fait très vrai.

J'ai beaucoup aimé aussi le passage de la mue contrôlée, c'était parfaitement décrit et très intrigant.

Bref, ne t'inquiète pas pour ma remarque un peu critique, je viendrai bien sûr lire la suite pour découvrir où tu nous emmènes avec tout ça, et j'ai confiance, je sais que j'aurais sûrement bientôt les réponses à mes interrogations.
Gabhany
Posté le 27/10/2019
Coucou Joke !
Alors par rapport à Pier, tu as bien compris le personnage, c'est quelqu'un qui a un grand sens des responsabilités et qui se sent le devoir de protéger ses hommes, au sens large du terme. Dans cette scène il est un peu comme le parent excédé par son ado rebelle, et la provocation de Kiaraan est la goutte de trop …. Pier est autoritaire et parfois intransigeant, mais il a un bon fond, vraiment ^^ Tu n'es pas la première à me dire que cette scène ne te plaît pas, et justement j'ai réécrit ce chapitre et le suivant en essayant de nuancer un peu plus sa réaction, en montrant qu'il s'est laissé emporter et qu'il s'en veut réellement de ce qu'il a fait. Je serais contente d'avoir ton avis, je vais le publier dans la journée je pense.
Je suis navrée que tu n'aies pas trop apprécié ce chapitre, mais tous les commentaires sont précieux et servent justement à pointer ce qui n'est pas cohérent !
Merci encore <3
Joke
Posté le 28/10/2019
Ok je vais lire direct le chapitre suivant et te dire si ça change mon point de vue, mais je pense quand même que, si tu veux qu'on le voit tel que tu le décris dans ta réponse, il faut que tu nuances ce chapitre, là il fait vraiment trop violent et incapable de se maîtriser. C'est une chose de se mettre en colère et de gueuler, c'en est une autre de foutre les gens à genoux, les gifler et les attacher à un arbre...tu vois ce que je veux dire? bon j'insiste pas je vais lire le suivant :)
Joke
Posté le 28/10/2019
ps je viens d'aller lire le 8 et j'étais perdue, du coup je viens de comprendre qu'en fait j'ai lu l'ancienne version, et que tu n'as pas encore publié la nouvelle XD du coup je n'écris pas de com et je repasserai quand il sera publié :) c'est intéressant de voir le processus de réécriture en tout cas, t'imagines pas comme je trouve ça super que tu aies publié une première version et que tu la retouches en direct, parce que moi aussi je me pose beaucoup de questions sur mon histoire, et je vais sans doute remanier plein de choses, bref c'est rassurant et motivant de s'apercevoir qu'on est pas seul à se lancer à publier quelque chose en construction... bref j'aime beaucoup ta démarche et elle me rassure et me booste pour la mienne alors merci <3
Joke
Posté le 08/11/2019
EH MAIS ça y est tu l'as tout réécrit ce chap ! Je le trouve MILLE FOIS MIEUX MAINTENANT! BRAVO!

On comprend beaucoup mieux Pier, tu l'as vraiment bien mené et conduit! je vais lire la suite!
Stella
Posté le 26/09/2019
Hey Gab
Je croyais que la troupe était arrivée à l'entrée du village des lupus dans le chapitre précédent.  Kier n'est pas en train de les enguirlander à deux mètres de leurs ennemis ?
J'ai trouvé la scène un chouia sur jouée au début (postures de Pier et dialogue) .
"Mais il avait réussi à se contenir, on ne savait comment, et les deux rebelles attendaient leur sentence." Je ne suis pas fan du "on ne savait comment"
"Embarrassés et stupéfaits, les hommes se tenaient en retrait, ne sachant pas comment intervenir. Jamais leur chef n’avait frappé un adversaire incapable de se défendre."
Par contre ils étaient prêts à les jeter dans un ravin ? Une claque s'est rien à côté
" Après avoir bâillonné Kiaraan, ils s’éclipsèrent en les gratifiant d’un regard où perçait une certaine contrition.
Aucun mot ne fut échangé pendant un long moment."Euh Elle n'est pas baillonnée ?
Je trouve que tu retombes bien sur tes pattes à la fin. Sur le coup, je ne voyais pas l'intérêt de les attacher pour que Kiaraan se libère et Mue et que finalement on vienne tout de suite les détacher. Mais le retournement de la fin où Pier leur dit qu'elles vont jouer les appâts est bien vu et efface cette impression.
Par contre un point me chiffonne "A mon signal, nous attaquerons le village."
Ils pourraient seulement se limiter à une mission de reconnaissance dans le village pour trouver des preuves ou libérer les leurs. Je ne pensais pas que la relation entre les deux clans en était à ce stade. Si c'est le cas elle manque de développement dans les chapitres précédents qu'on comprenne ce point de non retour et cette violence. Ou Pier est un traître et fait tout pour que ça pète et là ça peut passer si quelques ursi contestent son autorité.
Des bisous
Gabhany
Posté le 26/09/2019
Hello Stella !
Non le groupe s'était arrêté sur les hauteurs du village Lupus, ils n'étaient pas tout près.
"on ne savait coment" est peut-être superflu en effet.
Le coup du baillon en effet c'est une petit incohérence que j'ai laissé passer.
Concernant l'attaque, tu as raison, Alice et d'autres avaient déjà remonté ça et je suis en train de réfléchir à comment rendre ça plus crédible. C'est vrai que moi j'ai le contexte mais je n'ai sûrement pas donné assez d'infos. J'ai tendance à oublier que vous n'avez pas toutes les infos, et je crois que j'ai du mal à voir lesquelles sont importantes. Je vais corriger ça.
Merci pour ta lecture toujours attentive !
Stella
Posté le 31/10/2019
Coucou
Je reviens voir les modifications. C'est beaucoup plus crédible que la précédente version. On comprend mieux les motivations des filles. Le caractère de Pier. Et qu'il ne se serve pas d'elles comme appât est tout à son honneur. À réfléchir si la giffle est nécessaire il pourrait esquisser le geste et in extrémiste s'arrêter ou taper ailleurs... Son capital sympathie augmenterait. Pour le plan d'intrusion des ursi on ne peut pas dire que ce soit de fins tacticiens. Une surveillance aurait pû leur permettre de voir que les lupus se déplacer dans les arbres. Ça leur donne un côté assez innocent et du coup je ne sais pas si ça marche avec une société qui a un système guerrier assez développé. C'est mon seul bémol. J'ajouterai une contrainte physique (camp invisible) ou un compte à rebours pour justifier cette action peu préparée ou rodrick pourrait lui aussi avoir perdu un proche et pendant que Pier est focalisé sur les filles pénétrer le village ennemi en désobéissant. Ironie
Eulalie
Posté le 25/09/2019
Coucou Gab, j'ai fini par craquer et par venir te lire ici alors que je voulais attendre que tu postes sur Discord. Du coup je me réserve un peu pour ne pas risquer de faire doublon. Je dirais, comme Makara, que je trouve Pier violent en emporté, impulsif voire dangereux pour son clan. Et je trouve que la réaction de Kiaraan envers Oksa est juste mais mal dosée. Je trouve leur emportement un peu trop vif.
J'aurais aimé plus de détails sur cet épisode de demi-mue. Globalement j'ai la sensation que les choses vont trop vite dans ce chapitre.

Mais il y a surtout quelque chose d'autre qui me chiffonne : la guerre. On ne déclare pas la guerre à la légère ni sans motifs valables. Je comprends que les Lupus et les Ursi entretiennent des relations tendues mais de là à se sauter à la gorge... Je ne comprends pas comment les hommes peuvent tous accepter de suivre la décision de Pier alors qu'elle va à l'encontre de celle d'Arnen. Je ne comprends pas pourquoi Kiaraan ne s'insurge pas. Même pas en pensée. Alors qu'on a accès à ses pensées. J'ai beaucoup de mal à accepter que les héros (surtout ceux que j'aime, et j'aime bien Kiaraan et son clan) déclarent la guerre. Surtout quand elle me paraît injustifiée. J'ai besoin de plus de clarté, je sens que je décroche.
Gabhany
Posté le 26/09/2019
Hello Eulalie :) je suis contente de te revoir par ici ! Pier est impulsif et violent (de façon exceptionnelle cela dit), mais il est soumis à une pression importante, il se retrouve avec deux imprudentes dans les pattes alors qu'il mène une mission importante. J'ai essayé de le nuancer un peu plus mais je n'ai pas l'impression que ce soit assez.
En fait, je ne donne pas de détails sur la Mue incomplète de K car elle n'en a pas elle-même. Elle ne comprend pas comment elle a fait.
À propos de la guerre. COmme je disais à Stella plus haut, en fait je pense que c'est un souci de contexte. Moi je sais pourquoi ça se passe comme ça, quelles sont les relations entre les deux clans, mais je m'aperçois que ces infos là vous ne les avez pas. ou pas assez. Après, ce n'est pas une guerre qui démarre entre eux. Juste une bagarre. Et Arnen a lui-même dit à Pier de ramener des infos "par tous les moyens". Kiaraan ne s'insurge pas car elle n'a pas de raisons de le faire. Elle pense, pour le moment en tout cas, comme la plupart de ses congénères, que les Lupus ont quelques chose à voir avec les disparitions. Les Lupus se dérobent et refusent les explications, mais le groupe des Ursi veut déespérément comprendre et ils sont persuadés que les réponses se trouvent chez les lupus. Je comprends ton point de vue, la bagarre, la violence arrivent sans raison apparente. Là aussi, je pense que c'est une problème de dosage et je vais modifier un peu la fin du chapitre pour faire en sorte d'expliquer un peu mieux les choses.
Je vais répondre à ton comm sur le chap 8 de suite. On en parle en MP si tu veux ;)
Makara
Posté le 07/09/2019
Coucou gabhany :) je profite de quelques heures de train pour rattraper mon retard de lecture/relecture!
Je viens de relire ce chapitre et je le trouve bien mieux, en particulier au niveau des reactions de pietr et kiarann. Bon pietr apparait comme un gros rustre violent (ce qui semble surprendre aussi les autres chasseurs) mais ce n'est pas dérangeant. Tu as su mieux doser la reaction de kiarann, plus en retenue et on developpe du coup davantage d'empathie pour elle.
Le deuxieme dialogue avec oksa par contre ne me convainc toujours pas. Je le trouve trop long car les filles s'énervent trop, alors que chaque position est justifiable. La aussi, je pense qu'il faudrait plus montrer kiarann dans une froide colère. Montrer son amertune vis a vis de son amie et du silence (exemple d'oksa qui continue de se justifier toute seule et kiarann qui la devisage mais qui reste silencieuse). Jai noté aussi des petites repetitions ;) mais bon ça ce n'est pas très grave !
Allez je file lire la suite.
Bisous volants
Gabhany
Posté le 08/09/2019
Coucou ! Merci pour ta relecture <3 je suis contente que ce chapitre fonctionne mieux. Par rapport à Pier, j'ai essayé de montrer qu'il regrette ce qu'il a fait, est-ce que ça se sent dans le texte ou pas ? Certes il a mal réagi mais j'aimerais qu'on ne le voie pas uniquement comme une brute. Il a un bon fond en vrai ^^
Je note pour le dialogue avec Oksa, j'essaierai de retravailler ça.
Bisous <3
Renarde
Posté le 01/08/2019
Sympa Pier 0_o
Cela m'a l'air mal barré pour que Kiaraan devienne chasseuse avec un homme pareil. 
Je pense que Kiaraan et Oksa vont tout faire pour éviter un bain de sang. Du moins je l'espère... 
Gabhany
Posté le 01/08/2019
Hum, Kiaraan est une entêtée orgueilleuse, elle serait capable de devenir Chasseuse juste pour se venger de Pier ^^ Je pense publier la suite très bientôt, je te laisserai donc découvrir si tes espoirs sont fondés ... ou pas ;)
Elga
Posté le 24/07/2019
Coucou!
 Alors pour ce chapitre j'ai différentes remarques. Déjà c'est bien écrit, ça se lit bien mais il me semble qu'il y a quelques maladresses ou incohérences. Tu me diras.
Déjà un détail sur le fait que Pier se "ronge les poings" de rage, je sais que c'est une expression,mais ça me paraît trop.
Pour la réaction de Kiaraan, je trouve le dialogue bien mené mais là aussi la réaction de la jeune fille me semble excessive par rapport à ce que j'ai retenu de son caractère. On sent qu'elle en a, mais qu'elle se retient, qu'elle reste nuancée, sur la défensive, sage or là elle explose carrément dans sa provocation. Soit il faudrait que tu abordes ce trait de caractère avant ou alors que tu nuances peut être ou simplement que tu l'expliques par le caractère exceptionnel de cette situation? Elle pourrait s'en étonner elle même mais avoir du mal à se contrôler.C'est une remarque qui ne tient qu'à moi hein, tu fais comme tu le sens.
Une incohérence il me semble, à moins que j'aie lu trop vite: Kiaraan est bâillonnée et elle parle avec Oksa... bizarre.
Enfin, elles ne s'étonnent pas qu'on vienne les libérer si vite après les avoir attachées et ça manque un peu dans leur réaction.(pareil pour le chasseur qui ne dit rien quand il la détache alors que tu sous-entends qu'il sait qu'elle s'est détachée... n'a t il pas assez confiance en Pier? Peut être!)  La seule question de Kiaraan concerne les armes or il me semble qu'elle devrait s'inquiéter de son sort, comme le prouve la suite... 
J'aime l'idée de cette mue que Kiaraan parvient à contrôler et le fait qu'elle ait un témoin au courant de ce secret. Ça te donne un bon moyen d'intrigue.  
Bon j'espère ne pas te décourager avec mes remarques!
En tout cas, que vont elles faire? Aucune idee, je me le demande!
Bisous 
Gabhany
Posté le 24/07/2019
Hello Elga !
Aie aie, tu n'es pas la seule à pointer quelques incohérences dans ce chapitre, je vais devoir m'y pencher sérieusement. Notamment sur la réaction de Kiaraan qui est un peu excessive. C'est une bonne idée de le justifier par la situation exceptionnelle, merci.
Je vais revoir aussi la scène où elles sont libérées. En fait le garde ne s'étonne pas que Kiaraan soit déjà détachée par bienveillance et indulgence.
Tes remarques sont très pertinentes et je ne me sens pas du tout découragée ;)
Bises  
Elga
Posté le 16/09/2019
Coucou! J'ai relu cette version et je trouve plus crédible la Mue contrôlée de Kiaraan et le dialogue initial avec Pier. Par contre, pour moi il y a toujours un souci puisque Kiaraan est bâillonnée puis elle parle avec Oksa, je comprend mal ou pour moi c'est impossible! Bises et à bientôt pour la suite
Aliceetlescrayons
Posté le 23/07/2019
Je trouve ce chapitre particulièrement intéressant car il montre que, sous couvert d'une société proche de la nature et pacifique, il y a une violence sous-jacente très présente chez les Humans.
Pour autant, je trouve la réaction de Kiaraan très extrème, dans le sens où elle s'est quand même fait prendre la main dans le sac et pour quelque chose de vraiment grave. Je comprendrais qu'elle essaie de se justifier (elle veut connaitre le sort de sa mère) voire qu'elle soit rebelle à l'autorité de Pier (qui réagit très mal, on est d'accord) mais, là, j'ai eu une impression de provocation gratuite. Ce qui me gêne, en fait, ce n'est pas tant que sa réaction ne soit pas logique (parce qu'elle peut l'être => elle attaque au lieu de se défendre), c'est qu'elle entre un peu en contradiction avec la maitrise dont elle fait preuve à propos de la Mue qui est en étroite relation avec les sentiments qui débordent.
D'ailleurs, si j'approfondis ma réflexion, pourquoi Kiaraan est-elle sur le point de se transformer quand elle veut défaire ses liens alors qu'elle reste plutôt drôlement calme quand Pier lui colle une tarte et l'humilie devant tout le monde?
Après,je te rassure, ça ne me parait qu'une question de dosage au sein du chapitre, car la structure et les réactions des autres personnages forment un tout cohérent :)
Pour finir :


"on ne savait comment" => nul ne savait comment ?

 

Au début de la deuxième partie => Kiaraan était bâillonnée mais elle parle à Oksa
  <br /> 
 
Gabhany
Posté le 23/07/2019
Hello ALice ! 
Merci de ton passage ! Oui en effet la violence chez les Humans est présente, càd que leurs conditions de vie en général sont violentes. Je ne sais pas si j'ai réussi à bien transcrire ça, mais ils ont tous très peur de la Mue en fait, de disparaître pendant une mue et de laisser leur vie derrière eux. C'est quelque chose qui impacte toutes leurs réactions et relations.
Je note ta remarque à propos de la réaction de Kiaraan, d'autres lectrices  m'ont fait la même donc je vais corriger ça. Tu as raison ce n'est pas logique qu'il n'y ait pas aussi de début de transformation au moment de la dispute avec Pier, je vais revoir ça ! Merci !
Je suis contente que le chapitre t'ait plu quand même :)
 
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