Chapitre 7 : Le prodige de la nature

Par Elora
Notes de l’auteur : Bonjour !
Concernant Andanariel, il est tout à fait normal qu'elle parle à son âge, car elle n'a pas les même capacités que les enfants humains.

— Maman ? demanda une fillette de deux ans. 

— Oui, ma chérie ? la questionna sa mère, qui étendait le linge. 

— Pourquoi je suis si différente des autres ? 

Sa mère arrêta son geste, elle s'était attendue à cette question, mais elle ne pouvait y répondre, car elle-même ne savait pas. 

Elle avait une hypothèse, mais elle était bien trop dangereuse. 

La femme lâcha son drap, qui tomba sur le sol avec grâce et lenteur, puis se tourna vers sa fille et s'agenouilla à sa hauteur. 

Elle la prit sur ses genoux et lui expliqua, le regard perdu dans le lointain. 

—Je ne sais pas Andanariel, mais un jour, on m'a appris que le monde créé parfois des choses d'exception, deux vivantes, et deux inanimées. 

Andanariel attendit la suite, regardant sa mère avec des yeux agrandis par l'intérêt, et l’intéressée tourna la tête vers elle, regardant sa fille avec une douceur qu’elle ne lui avait jamais vue.

Et pourtant, sa mère était toujours douce et gentille. 

— Tu es l'un des deux êtres vivants exceptionnels que le monde a créé, et j'ai la chance de t'avoir pour fille. 

Dans les yeux d’Andanariel brillait une étincelle d’un pur étonnement, jamais elle n'aurait pu penser qu'on lui dise cela. 

— C'est vrai ?

— Pourquoi je te dirai des bêtises ? dit sa mère en riant, mais elle retrouva subitement son sérieux, et fronça les sourcils. Andanariel, tu dois bien me comprendre sur une chose, ne t'en vante jamais, tu es égale à tous tes camarades, prodige de la nature ou pas. Tu m'as bien comprise ? 

L'enfant hocha la tête ; c'était complètement absurde de se vanter d'une telle chose. 

Sa mère lui sourit, et retourna à son occupation. 

Andanariel regarda sa mère, et se promit de ne jamais la décevoir, de toujours la rendre fière d’elle. 

Sa mère pouvait sentir son serment ; elle eut un autre sourire. 

Elle eut pour seule pensée : 

Mon petit prodige de la nature...

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Taranee
Posté le 23/01/2021
Coucou !
Ton style d'écriture me rappelle celui d'un autre écrivain.. Je me demandais si tu n'aurais pas lu un de ses livres : Ellana.
En tout cas, ce chapitre, tout comme le dernier avec la berceuse, a la saveur de l'enfance, une consonance douce et innocente... Je me demande comment vivent les anges, j'ai hâte d'en apprendre plus sur eux !
Elora
Posté le 23/01/2021
Bonjour !
J'ai déjà entendu parler de ce livre, mais je ne l'ai jamais lu.
Si l'atmosphère respire l'enfance, alors tout va bien, je voulais justement que l'innocence d'Andanariel se ressente, car c'est quelque chose d'important.
Pour le quotidien des Anges, on en apprend plus au-fur-et-à-mesure de l'histoire !
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