Chapitre 7 : le dîner

Notes de l’auteur : Bonne lecture ^^

Chapitre 7 : le dîner

 

Mathilde embrassa la foule du regard, puis les falaises noires qui surplombaient Loksterdam comme un mur à la fois intimidant et familier. Poussée par un vent de travers, l’Hydre Bleue l’arrachait trop vite à sa terre natale. Ils dépassèrent rapidement les quelques îles minuscules, balayées par les déferlantes, qui marquaient les limites du port puis la caravelle se laissa porter vers le large.

En un instant, la bruine s’était transformée en pluie battante qui détrempait le pont et le rendait glissant. Les vagues grossissaient à vue d’œil. Les marins riaient en effectuant les manœuvres. D’après eux, ce n’était rien du tout, un « grain » qu’ils traverseraient sans mal. Pour Mathilde, dont c’était le premier voyage en mer, ils faisaient face à une véritable tempête… et elle se surprit à adorer cela. Sa mélancolie du départ fut bientôt balayée par la puissance du vent, qui la secouait, réveillait ses sens, la vivifiait. On les enjoignit à rester dans leur cabine, le temps que ce « grain » passe. Glen et Ariette, nauséeux, obéirent sans discuter. Mathilde se contenta de descendre se munir d’un vêtement de pluie pour remonter aussi sec sur le pont.

Lorsqu’elle ouvrit la porte, une rafale la plaqua contre le bois, l’éclaboussant de milliers de gouttelettes orageuses. Mathilde ôta ses lunettes et les fourra dans sa manche pour les protéger. Les briser ou les voir s’envoler, ce serait payer bien cher sa curiosité. Elle était myope, mais pas au point de ne pouvoir se déplacer sans verres correcteurs.

Malgré le tangage prononcé du bateau, elle réussit à atteindre le bastingage. De là, elle remonta jusqu’à la figure de proue. Elle se glissa dans un recoin qui lui prodiguait un point de vue panoramique en même temps qu’une certaine sûreté. Le dos appuyé contre une poutre, elle contemplait les nuages noirs au-dessus d’eux, les ondulations glauques des vagues frangées d’écume. Les gouttes d’eau lui dégoulinaient sur le visage, le long de ses joues, dans son cou, comme des échos des larmes qu’elle avait versées la veille. Ce n’était pas que cette envie lui soit passée aujourd’hui, mais elle trouvait la force de sourire sous la pluie battante. Être une Filleule était-il si terrible ? Claudia avait raison, des milliers de Testés lui jalousaient son sort, qui la destinait à une gloire certaine, à jamais à l’abri du besoin. Avec un peu de recul, son comportement avait un arrière-goût d’enfant gâté. Était-elle égoïste au point de snober la plus haute distinction de son pays ? Elle rit tristement, d’elle-même, de l’absurde importance d’une tache bleue sur un morceau de papier buvard. On lui offrait ce qu’il y avait de meilleur, et elle se plaignait ? C’était vraiment un comportement infantile.

Et pourtant… la musique lui manquait déjà.

Le rugissement des vagues déferlant en tourbillons d’écumes, le claquement du vent dans les voiles, le tambour de la pluie sur le bois humide, tous ces bruits retentissaient dans sa tête, comme les prémices d’une mélodie redoutable, barbare, presque épique. Elle imaginait ici l’intervention de cors, là une envolée endiablée d’un ensemble de violons, là encore le trémolo d’une flûte solitaire reprenant le thème principal. Sous ses yeux, ce monde embrouillé composait au gré des vagues sa propre symphonie. Mathilde inspirait à fond, galvanisée par la musique qui l’habitait et qui ne demandait qu’à s’échapper. Inconsciemment, ses mains reproduisaient les doigtés du violoniste, souffrant de l’absence de l’instrument. Bientôt, elle étouffait. C’en était trop. Cette musique vibrait dans sa tête avec une telle intensité, elle devait la laisser s’envoler. À défaut d’un violon, il lui restait sa voix. Les premières notes jaillirent, mais furent aussitôt balayées par le vent. Il lui coupa le souffle, la fit éternuer. Mathilde porta sa main à sa gorge avec une grimace dépitée. Elle s’était écorchée à tousser trop fort. Ses cordes vocales étaient toujours aussi faiblardes : fragiles, elles se cassaient pour un rien. Quel contraste avec celle de sa grande sœur, puissante et pure ! Quelle ironie que celle des deux qui sache vraiment composer fut privée de son instrument de musique le plus primaire. Mathilde se sentit soudain plus petite que jamais, isolée au milieu de ces tourbillons d’air et d’eau salée. La mer perdit son attrait pour retrouver un visage grondant et menaçant. Sa contemplation avait été brisée, elle n’avait plus le cœur à l’admirer. Trempée jusqu’aux os, pleine de dépit, elle retourna dans les entrailles du vaisseau, loin du paysage tortueux de l’océan.

La traversée dura deux jours entiers, beaucoup moins agitée que les premières heures du voyage. Sans atteindre la mer d’huile, les vagues retrouvèrent une taille raisonnable à la tombée du jour. Les Filleuls furent invités le premier soir à rejoindre la table de l’Ambassadeur pour dîner. Ses quartiers, plus somptueux qu’aucune autre partie de la caravelle, gardaient une dimension très pratique. Les meubles étaient fixés au plancher ainsi que tous les objets aux murs. Avec les mouvements perpétuels du bateau, cette pièce donnait un peu le tournis, étrangement immobile.

Mathilde prit place sans rouspéter sur le siège qu’on lui avait assigné entre Glen et l’Ambassadeur. Le velours azur qui étoffait le dossier luisait à la lueur des lampes à huile qui surplombaient la table. Le couvert était disposé, de l’argenterie d’après son éclat, sur une délicate nappe de dentelle. Ce Mauve ne faisait vraiment pas les choses à moitié. Elle leva les yeux vers les autres convives et remarqua amèrement qu’elle était la moins apprêtée des trois Filleuls. Ariette resplendissait dans une toilette couleur crème qui dévoilait ses épaules et mettait en valeur son port de tête et ses belles boucles brunes. Glen avait de l’allure dans son costume trois-pièces, qui soulignait son physique athlétique. Mathilde, en comparaison, passait inaperçue dans la robe gris perle, toute simple. Elle l’avait choisie en songeant aux risques que l’eau salée pouvait faire sur le tissu, mais apparemment cela ne dérangeait qu’elle. Elle haussa les épaules. Ce n’était pas bien grave. Après tout, elle ne cherchait pas particulièrement à se faire remarquer du Mauve.

Le dîner fut servi et avec lui arriva le moment que Mathilde détestait le plus. Il faudrait discuter, et pour ne rien dire. Les sujets de conversation auraient l’obligation d’être aussi vides et fades qu’un verre de grenadine sans sirop. L’idée de déblatérer des mondanités vaines l’épuisait. Heureusement, elle n’était pas en charge de diriger cette conversation. L’Ambassadeur s’en chargeait très bien. Il leur posa des questions sur la mode Nimariante, il voulait leur avis. Ce choix de thème fit sourciller Mathilde. C’était l’un des sujets sur lesquels Nimar avait plus d’influence qu’Impera elle-même. Chaque île gardait bien sûr ses vêtements traditionnels, souvent plus adaptés à leur climat, mais on pouvait retrouver partout des habits à la mode Nimariante, particulièrement à la Capitale. Heureuse que la conversation soit à sa portée, Ariette l’alimenta pendant presque une demi-heure. Elle avait l’air d’être passionnée par le monde de la couture, et l’ardeur de ses paroles en rendait témoignage. Glen intervint ici et là pour faire remarquer qu’il possédait tel ou tel article de luxe. Mathilde se tut. Observer était plus drôle.

Peut-être était-ce une illusion, mais elle avait l’impression que l’Ambassadeur se moquait d’eux. Était-ce l’étincelle dans son regard ? Son discret sourire en coin ? Ou peut-être encore son manque d’intérêt total pour les propos d’Ariette ? Mathilde se dit qu’il devait avoir un autre but à les faire parler ainsi. Sinon pourquoi avoir invité trois adolescents dans sa cabine ? Ils auraient très bien pu manger de leur côté. Non, il y avait autre chose. En les fixant, Mathilde s’aperçut petit à petit d’un manège qu’il pratiquait au cours de la conversation. Il se tenait toujours à la limite du conflit avec ses interlocuteurs. Ses réflexions avaient toutes pour but de pousser Ariette dans ses retranchements, puis Glen lorsqu’il parla d’honneur et de richesse. Il intervenait occasionnellement avec une remarque aiguë, piquante, presque blessante. Il jouait avec leurs nerfs avec dextérité, n’allant jamais trop loin. Si aucun conflit n’éclatait, c’était seulement dû à son adresse pour rattraper les choses en quelques mots et battements de paupières, avec une pointe d’intimidation si c’était nécessaire. Son charisme tendait et détendait la conversation avec l’efficacité d’un élastique, ce qui épuisait Mathilde.

Quand il eut établi le point de rupture d’Ariette et de Glen, il se tourna vers la dernière Filleule restante. Il lança plusieurs sujets qu’il pensait attirants pour Mathilde, mais celle-ci prit un malin plaisir à les laisser retomber à plat. À chaque essai manqué, il se rattrapait adroitement, cependant la musicienne décela sur son visage des signes d’incompréhension, d’intérêt et de frustration. Il exécrait apparemment ne pas maîtriser la conversation. Voilà qui réjouissait Mathilde ! Impassible, elle le regarda échouer plusieurs fois, puis elle l’interrogea enfin.

— Pourquoi faites-vous cela ?

Comme prévu, sa question l’interloqua.

— Je vous demande pardon ?

— Vous testez notre patience depuis tout à l’heure. À quoi vous sert-il de savoir jusqu’où va le contrôle de notre calme ?

Le visage de l’Ambassadeur s’illumina.

— Si je m’étais attendu à ça ! Vous ? Me prendre à mon propre jeu ? Voilà qui est surprenant.

Il éclata de rire, laissant Mathilde perplexe. Glen la toisait avec un mélange de jalousie et de mépris. Elle avait attiré l’attention particulière du Mauve. C’était pour lui un motif suffisant. Ariette l’interrogeait du regard, perdue. Mathilde aurait été bien en mal de lui expliquer la réaction du Mauve, elle lui échappait complètement. L’Ambassadeur surmonta son hilarité et reprit.

— Mademoiselle Eth’Arken, mes compliments à votre talent d’observation. Vous possédez…

— Vous ne m’avez toujours pas répondu, le coupa-t-elle. Pourquoi nous testez-vous encore ?

Il fronça les sourcils, perdant brusquement sa légèreté à la manière d’un masque. Soudain, il était dur, ses yeux pourpres tranchants comme des éclats d’acier.

— Ma chère, prononça-t-il d’un ton froid, sachez que c’est loin d’être le dernier test auquel vous serez soumise. Vous vous rendez sur Impera, et c’est la spécialité de ses habitants.

Son charisme électrisait l’atmosphère, mettant Mathilde sur les nerfs. Soudain, cela s’imposa à elle. Il était en train de recommencer, tester ses limites, son calme. Une autre méthode, mais un même résultat. Son cœur ne pouvait s’empêcher de s’affoler tandis qu’il la scrutait. Elle ferma les yeux et se répéta les paroles de son père.

« Ne les crains pas. »

Elle serait tendue, apeurée, électrisée, mais elle ne lui céderait pas.

— Vous comptez vous cacher derrière vos origines ? grinça-t-elle en s’efforçant de préserver un semblant de calme. Ce n’est pas très ingénieux, pour un Mauve.

Le masque de légèreté retomba sur les traits de l’Ambassadeur, aussi brusquement qu’il avait disparu. Son sourire, plus large que jamais, dévoilait deux rangées de dents blanches parfaitement alignées. Sans savoir pourquoi, Mathilde trouvait cette réaction plus dérangeante encore que sa colère.

— En vérité, je ne faisais que mon devoir, jeune fille. Tous les Ambassadeurs doivent procéder à une sommaire évaluation de vos limites. Cela constituera une première base de données pour le début de votre entraînement.

Trois paires d’yeux éberlués et révoltés s’écarquillèrent devant lui. Il haussa les épaules.

— C’est tout à fait normal que vous soyez perdus. L’Empire fait de son mieux pour préserver le plus d’information sur les Sylphes en dehors de la connaissance du public, pour des raisons de sécurité diplomatique.

Il s’assombrit, et pour la première fois, Mathilde crut déceler une once de tension dans sa voix.

— Imaginez un peu que ces informations tombent dans l’oreille d’un Finkadien ? De quoi aurait l’air l’Empire si son ennemi mortel s’en emparait ?

Les Filleuls se tortillaient sur leurs chaises, mal à l’aise. La mention du pays ennemi de l’Archipel dans la bouche d’un Mauve leur donnait des frissons. Depuis deux ans, une trêve avait été déclarée entre les deux puissances, mais les relations restaient extrêmement tendues. Ce n’était qu’une question de temps avant que cette guerre interminable reprenne. Mathilde retira nerveusement ses lunettes et les essuya avec l’étoffe de sa robe. Si l’Ambassadeur voulait lui faire perdre son calme, il avait réussi. Ses frères commençaient une carrière militaire, et bien qu’officiers par leur rang, ils finiraient un jour ou l’autre par prendre part à ce conflit. En remontant ses verres sur son nez, elle vit dans ses prunelles améthyste qu’elle avait perdu. Son sourire en coin, bien que discret, jubilait. Glen, exaspéré d’être exclu de cet échange, intervint d’un ton acide.

— Dans ce cas, quelle importance pour vous de nous garder dans le flou ? En tant que Filleuls, nous sommes attitrés pour recevoir ces connaissances ! Ne nous faites-vous donc pas confiance ?

C’était une accusation, ni plus, ni moins. Pas impressionné pour un sou, l’Ambassadeur dodelina de la tête.

— Les ordres sont les ordres, jeune homme, et je ne suis pas autorisé à vous parler de ce sujet.

— Vous ne nous en apprendrez pas plus sur ce qui nous attend ? demanda Ariette d’une voix tremblante.

— Un peu de patience. C’est une grande et noble vertu. Vous saurez tout en temps voulu… ah ! Voilà le dessert.

La discussion s’arrêta là. Les gâteaux aux fruits secs avalés, les Filleuls durent retourner à leur cabine, et s’endormirent rapidement, l’estomac aussi lourd de victuailles que leur esprit l’était de questions sans réponses.

 

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Acantha
Posté le 12/02/2021
Chère Emmy,

Une fois encore j'ai adoré ce chapitre, notamment concernant l'épisode de la tempête, cela est très simple mais il est rare que l'on s'attende à ce que le personnage brave la folie marine pour s'y perdre dans l'orchestre de son soliloque intérieure. Très jolie et très profond cette manière dont tu nous fait plonger dans l'univers psychique de cette petite.

J'ai l'impression que le coté faux du mauve est souligné par la formule redondante de ses répliques voire des dialogues. Ils ne sont pas mal fait au contraire, je trouve juste leur façon de s'exprimer parfois un peu "passe partout" si tu me pardonne l'expression. En fait j'adore les passage intérieurs mais ils se cassent par rapport aux dialogues. Ou peut-être n'est-ce que moi une fois encore.

Belle tournure de fin , tes images sont toujours aussi juste ^^

Bonne continuation !

Acantha
Emmy Plume
Posté le 13/02/2021
Coucou Acantha !

Merci pour ton commentaire.

J'aime en effet beaucoup la scène de la tempête aussi parce que pourquoi pas? Pourquoi un personnage serait-il toujours effrayé par une tempête? Cela peut aussi être très beau ^v^ (je crois que c'est mon âme de bretonne qui parle ;)

J'avoue ne pas trop comprendre où tu veux en venir avec les dialogues, il faudra que tu m'expliques ^^'
Après, le focus de la scène est moins sur ce qui est dit mais sur ce qui est tût, et c'est là-dessus que Mathilde se penche, donc ça ne doit pas être trop grave... *croise les doigts*

Moi aussi j'aime cette phrase de faim, elle me donne l'impression que les Filleuls ont à la fois trop mangés et pas asser ;)

Merci pour ta lecture, j'ai hâte de te lire encore

Emmy
Blanche Koltien
Posté le 18/01/2021
Hello Emmy!!

Ce chapitre est absolument génial!!

D'abord, la partie sur le pont du bateau, parce qu'on ne s'attendait pas à ce que ce soit Mathilde qui ose braver la tempête, et parce que ses moments de réflexions sur la musique révèle toute son intériorité que l'on pressentait déjà! Et les descriptions sont telles qu'on s'y croirait presque!

Ensuite le moment du dîner, absolument exceptionnel! Entre l'Ambassadeur qui teste les Filleuls et utilise son charisme comme toujours, Mathilde qui déjoue ses plans, et les quelques bribes d'information sur les Sylphes, pas le temps de s'ennuyer!

Encore une fois, ma curiosité est piquée et je file lire la suite!
Emmy Plume
Posté le 18/01/2021
Encore une fois, merci pour ton commentaire ^^
Coucou Blanche !

Ce chapitre était particulièrement agréable à écrire, parce que j'aime beaucoup écrire des interactions de personnage (des dialogues ! vive les dialogues !) , et des paysages marins (le gros combo quoi XD)

Je suis contente que le passage du dîner t'ai plu, j'en ai profité pour approfondir la manière dont Mathilde se comporte en "milieu hostile", toujours à pousser la réflexion de son côté.

J'espère que la suite te plaira autant ^^

A bientôt pour la suite

Emmy
Hastur
Posté le 01/01/2021
Mon premier chapitre 2021 ! Bonne année :) !

Excellent ce chapitre. La première partie sur le pont du bateau est enivrante. J'ai cru que cela allait bien se conclure, mais finalement la fin m'a pris au dépourvu quand Mathilde ne sait pas senti à sa place.

La mise en scène du dîner est vraiment excellente. On y retrouve à la fois de la tension et du mystère, tout ce qu'il faut pour agrémenter un bon repas !

Pas d'autre remarque particulière, si ce n'est que c'est toujours aussi agréable à lire ;).

Une seule note que j'ai prise :
"En un instant, la bruine s’était transformée en pluie battante qui détrempait le pont et le rendait glissant."
Phrase un poil lourde

Voilà voilà ! A très vite :). Bon courage pour la suite !
Emmy Plume
Posté le 01/01/2021
Mon premier commentaire de 2021 !!

Merci Hastur pour ces retours aussi positifs!
C'est toujours un plaisir de lire ton impression de mon chapitre.

J'avoue que la "chute" de la première partie est un peu anticlimatique (je crois que c'est un anglicisme, mais je ne trouve pas d'autre mot) mais c'est vrai que du coup cela ménage un certain effet de surprise pour le lecteur ;)

J'ai aussi bien aimé écrire ce dîner, où mon héroïne ne sait pas trop où se placer. Ecrire des dialogues est une des choses que je préfère. XD

Merci encore et à très vite pour la suite!

Emmy
Hastur
Posté le 11/01/2021
Ah ah ! Je viens de voir que tu avais eu un quoique dans tes publications. Je n'y ai vu que du feu... ^^'
Emmy Plume
Posté le 11/01/2021
Oui, encore désolé (je me suis embrouillée dans les numéros de chapitre... et j'avais probablement inconsciement hâte de vous partager ce chapitre là )
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