Chapitre 7 - Le Bal des Corbeaux

Par Soah
Notes de l’auteur : Coucou ! Comme on m'avait dit que l'attente entre le chapitre 5 et 6 avait été trop longue... Je me fais pardonner avec ce chapitre ! J'espère que vous l'apprécierez :)

Debout devant le miroir, droite comme un i et parfaitement maquillée, je ne me reconnus pas. Qui était cette personne dans le reflet ? La robe qu'avait crée le couturier royal était somptueuse, pleine de couleurs et de matières différentes. Maître Karm avait dit qu'il souhaitait que l'on me voie comme une Flam'âme, une de ces créatures du folklore du royaume. Ces entités étaient connues pour être malicieuses, imprévisibles et aussi envoûtantes. On disait qu'elle guidait les aventuriers vers leurs destinées – que celles-ci furent glorieuses ou funestes. Lady Agn avait simplement émis un mouvement de la tête approbateur, signe que l'idée lui était plaisante.

Quant à moi, je restai obnubilée par ma toilette. Au travers d'une réalisation toute en légèreté, l'artisan avait réussi à donner l'impression que ma tenue était faites de flammes bleutées. On avait peint mes lèvres dans une couleur sombre, mais certains pigments réussissaient tout de même à renvoyer de la lumière, les faisant briller comme la peau d'une truite sauvage. Mes yeux bleus avaient été également mis en valeur puisque les enfants n'avaient pas le droit de porter des masques – pour des raisons de sécurité, nous avait-on dit. Pour ma reine il avait été hors de question que je ne sois pas parfaite pour ma première apparition officielle en tant que sa pupille. Mes pensées s'en allèrent vers Claire : elle, qui avait si hâte de connaître qui allait la former, devait avoir rencontré son aînée. J'espérais de ton mon cœur que leur entente serait au moins cordiale si ce n'était plus.


— Quel est le programme de la soirée, Nayla ?

Une question en somme toute innocente, mais pas dans la bouche de la reine des Corbeaux. C'était un test, ni plus ni moins. 

— Il y aura l'ouverture du bal par sa majesté le roi, le banquet, puis lorsque minuit approchera nous serons présentées à la cour. Il y aura l'annonce des Ombres. Le bal pourra reprendre son cour, madame, répondis-je en me détournant de mon reflet et en essayant de maintenir une posture impeccable. 

— Bien. Je ne pourrais pas t'accompagner pour l'ouverture du bal, le protocole me l'interdit. Tu prendras bien soin de suivre les autres Corbeaux, soupira lady Agn en appliquant une couche de noir sur ses cils. 

Je signifiai que j'avais parfaitement compris d'un hochement de la tête, laissant mon regard se promener à loisir sur la reine. La souveraine sombre était un véritable joyau ainsi apprêtée. Elle maîtrisait parfaitement l'art du maquillage, ainsi, elle paraissait au moins dix ou quinze ans de moins que d'ordinaire. Bien que sa robe était entièrement noire, c'était une somptueuse pièce de velours et de brocarts. Pour l'occasion, elle avait revêtit un impressionnant corset qui lui englobait tout le torse. Au milieu de sa poitrine, une tête d'oiseau – sans doute un corbeau, se greffait à une parure de plumes qui circulait sur sa cage thoracique, dévoilant sans pour autant montrer ses formes élégantes. Une couronne de bois noir et d'épines habillait sa tête et étirait toute sa silhouette. 

— Je vous trouve très belle madame, soufflai-je subjuguée par sa personne. 

La reine des Corbeaux me regarda pendant quelques secondes puis, un léger rire quitta sa gorge. C'était une expression sincère, joyeuse et c'était sans doute la toute première fois que je l'entendais rire. 

— Ne donne pas de faux espoirs à une vieille femme comme moi, Nayla, répondit-elle après avoir retrouvé son sérieux pour venir appliquer une couche de laque noire sur ses lèvres. 

— C'est sincère, répondis-je d'une voix presque boudeuse. 

— Je n'en doute pas. Même si tu es trop jeune pour le comprendre pour le moment, considère ceci comme étant une fausse-première leçon. 

Je ne répondis pas, me contentant de la regarder fixement, avide de toute information qu'elle pourrait m'offrir. Ma soif de savoir n'avait jamais été aussi dévorante. La reine des Corbeaux déposa sa laque à lèvres sur le comptoir de sa coiffeuse, puis se tourna vers moi. Un frisson d'excitation piqua la peau de ma nuque et descendit jusque dans le bas de mon dos. 

— Un jour tu comprendras que la beauté est une chose éphémère. Certes, lorsque Frïg'ga l'épouse du Père-de-tout, nous accorde un peu de sa grâce... Il serait bien mal avisé de ne pas en jouer, surtout lorsque l'on est une femme. La beauté entre de bonnes-mains peut être une arme redoutable. Mais l'intelligence possède un tranchant bien pire encore, car elle perdure dans le temps et ne fait que s'affiner. 

Je songeai à la gamine ordinaire que j'étais sans le savoir-faire de la reine en maquillage. Je n'étais pas particulièrement jolie, ni même particulièrement intelligente. Qu'adviendrait-il de moi qui ne possédait ni l'un ni l'autre ? 


 

— Tu as vu l'heure ? Tu ferais mieux d'y aller si tu ne veux pas être en retard, petite Flam'âme. Tâche de t'amuser lors de cette soirée, après tout, elle t'est dédiée à toi et tes camarades. 

Lady Agn se leva et remit en place une mèche de mes cheveux. Elle m'adressa un sourire étrange, à la fois doux et mélancolique. Son expression me rappela un peu celle que j'avais vue sur le visage de ma mère lors de mon départ pour la capitale. J’acquiesçai avant de sortir de sa chambre après une révérence qui fit danser les multiples couches de ma tenue. 

Comme un petit gnome, je dévalai les escaliers à toutes vitesses. Les gardes de l'étage me regardèrent avec un sourire amusé que je leur rendis volontiers. Les caméristes ainsi que le personnel de maison, plus occupée et sans doute bien plus angoissés par l'événement roulaient des yeux sur mon passage. Cette tenue me donnait des ailes, un goût de liberté qui n'avait aucun égal. Dans les niveaux inférieurs du château, dans le grand hall ainsi que dans les pièces adjacentes, enfants et adultes costumés égayaient les pierres trop blanches. Les conversations allaient bon train en attendant l'ouverture de la porte de la salle du bal. Une délicieuse odeur de nourriture avait envahi tout le rez-de-chaussée. 

Dans la foule, je cherchai un visage connu du regard. Mais si Claire avait été aussi bien maquillée et vêtue que moi, je risquai de ne pas la reconnaître. Je me demandai en quoi Trystan allait être déguisé. À vrai dire, j'espérai même qu'il ne serait pas là – il m'avait confié ne pas être fortement intéressé par le bal lors de notre dernière rencontre. Soudainement, je sentis un poids sur mes épaules. 

— BOUH ! Je t'ai eue ! Hahaha ! 


Je tournai la tête et découvris Claire. Sa tenue était très jolie et mettait en valeur sa poitrine naissante mais déjà bien rebondie ainsi que ses hanches larges. Aux ailes translucides en tissu qui flottait derrière elle, je devinais que le couturier royal ainsi que sa tutrice avait décidé de faire d'elle une sorte de fée. Son teint était lumineux et son sourire la rendait encore plus jolie. 

— Tu es sublime, Claire ! m'exclamai-je, le cœur gonflé de joie. 

— N'est-ce pas ? répondit l'intéressée en faisant quelques tours sur elle-même, je suis contente que ma tenue soit aussi jolie. Et ma tutrice n'est pas une vieille chouette ! C'est le plus beau jour de ma vie ! 

Son exclamation un peu forte attira l'attention sur nous, ce qui la fit glousser un peu plus tandis que le rouge me montait aux joues. Claire passa son bras sous le mien et me guida vers le reste de notre classe. J'éprouvai une certaine tristesse de ne pas avoir reçu de compliments de sa part. J'aurais voulu qu'elle me dise qu'elle me trouvait jolie également. Mais cela n'avait que très peu d'importance. 

Un mouvement de foule nous entraîna vers la grande porte. Nobles de tous horizons étaient savamment déguisés ; plusieurs tenues faisaient écho à notre culture et au folklore du royaume des Os. Mais les personnes les plus excentriques avaient opté pour des toilettes d'autres pays que je n'arrivais pas à identifié. Des hommes et des femmes à la peau mordue par le soleil ou à la carnation aussi délicate que la porcelaine fine, se dévoilaient tout en beauté avec des tissus aux couleurs bleutés ou burgandy. La grande salle était animée par de multiples conversations, toutes dans un langage différent. Mon cœur se gonfla un peu, je me sentais étrangement à ma place parmi tous ces visages inconnus. 


 

Soudainement, la porte s'ouvrit un éclat de voix ravi se déploya dans l'assemblée avant que la foule ne commençât à investir les lieux. Après un regard complice avec Claire, par lequel nous décidâmes de suivre le mouvement, nous entrâmes dans la salle de bal. Le faste déployé par la couronne me laissa sans voix. La salle était richement décorée, teintures et tapis avaient été changés pour l'occasion et la décoration des tables était aussi élégante qu'improbable. Des sculptures de glaces, qui représentaient des animaux sauvages comme des biches ou des cygnes, trônaient sur chaque table où de la nourriture était à disposition des convives. Des fleurs de couleurs nocturnes fraîchement coupées avaient été disposées dans de grands vases en cristal. J'ignorai procéder, mais une fine vapeur d'eau dansait au niveau des pieds des convives, créant une atmosphère mystérieuse et enchanteresse. La lueur des plafonniers antiques se reflétait sur ces petits nuages, réchauffant avec parcimonies certains endroits de la salle de bal. Un modeste orchestre dominait l'assemblée sur une estrade ; eux aussi étaient costumés. 

Lorsque le premier invité entra sur la piste de danse, la musique se mit aussi à raisonner dans la salle. Pourtant, à ma grande surprise, personne ne se mit à danser. Des petits groupes se formèrent, discutant avec enthousiasme du décorum de la fête. Claire me mena de point d'intérêt en point d'intérêt sans que je ne puisse faire autrement que de la suivre – mais il fallait bien avouer que tout ce monde me donnait le vertige et que je n'avais guère envie qu'elle me lâche. Du coin de l'œil, je cherchai toujours et encore la silhouette de Trystan, mais ne le trouvait pas. Peut-être que sa mère, dont je me faisais une image très stricte, lui avait interdit de venir. Son absence me laissa un étrange goût de déception sur la langue, mais bien vite j'oubliai cela, inondée par le bavardage et les commentaires de mon amie.

Les premières flûtes d'Ivresse furent délivrées. Lady Agn m'ayant formellement interdit d'en prendre, car il s'agissait d' un alcool fort, je me contentai de regarder la valse gracieuse des coupes. 

— Tu crois que je peux en prendre une ? demanda Claire en lorgnant sur celle d'une adolescente guère plus âgée que nous.  


 

— Je ne pense pas que ça soit raisonnable. Enfin, Lady Agn m'a déconseillé d'en prendre. C'est de l'alcool, répondis-je d'une voix incertaine, inconfortable à l'idée de braver l'interdit qui avait été fixé.

— Et donc ? Chez moi, je buvais de la bière à tous les repas, répliqua mon amie avec une certaine fierté. 

Après ces mots, Claire s'avança fièrement vers un serveur qui la considéra avec surprise. Mais après quelques secondes et devant le luxe de sa tenue, il baissa le regard en lui tendant une coupe. Elle revint, un sourire radieux sur les lèvres et les joues rougies par l'excitation de cette petite victoire. Le liquide était légèrement ambré et des bulles remontaient le long du verre pour finalement exploser délicatement à la surface. Claire trempa ses lèvres avant d'ouvrir grands yeux et d'émettre un grognement satisfait. 

— C'est sucré ! Tu devrais essayer ! dit-elle me tendant le verre, un petit sourire de défiance maligne sur les lèvres. 

— Je ne sais pas... Je ne devrais pas, bégayai-je un peu en proie à hésitation. 

— Oh allez ! Juste une gorgée ! Ca ne te fera rien, je terminerais le verre ! 

La flûte d'Ivresse m'arriva dans les mains. Je regardai à droite et à gauche, comme pour être certaine de ne pas croiser le regard désapprobateur de lady Agn. Puis, épaulée par un battement un peu plus fort de mon cœur, je pinçais la verrerie des lèvres. L'alcool titilla légèrement mes lèvres puis se déversa dans un flot ténu à l'intérieur de ma gorge. La sensation fut d'abord désagréable, comme si tu feu liquide avait été coulé dans mon œsophage. Puis, le sucre et le parfum de la boisson se dégagèrent enfin sur mon palet. En effet, l’Ivresse était sucrée. Il s'agissait sans doute d'une liqueur d'un fruit d'été, ma mère m'avait souvent parlé de prunes et d'abricots que l'on faisait sécher lorsque la saison le permettait. À Sessrùn, ils se vendaient à prix d'or sur le marché, si bien que jamais je n'avais eu l'occasion de mordre dans un de ces fruits juteux. 


 

— Ne bois pas tout ! me taquina Claire en me reprenant la coupe des mains. 

Je riais légèrement à cette remarque, probablement un peu plus fort que ce que je n'aurai souhaité. Un couple de nobles me considéra avec amusement. En temps normal, j'aurai probablement rougi et me serais réfugiée derrière mon acolyte, mais... La petite gorgée chaude d'alcool me donnait le courage d'affronter ce regard en biais. Claire remarqua aussi la chose et d'un léger coup de coude, me poussa un peu plus vers le centre de la pièce. 

Mon esprit brumeux remarqua la présence de tous les gardes royaux ; certains étaient d'ailleurs en pleine conversation avec d'autres aspirantes. Quelques adolescentes de bonne famille leur adressaient également la parole, faussement timide et pouffant plus que de raison. En plus de faire souffrir, l'amour rend idiot, songeai-je. 

Subitement, la pièce se fit silencieuse et tous les convives se tournèrent vers le trône. Majestueux et costumé de la plus sobre des façons, le roi fit son entrée. Son apparente jeunesse me frappa, lorsque je m'imaginais notre souverain, je me faisais toujours une image de lui mature, avec une barbe presque blanche et des rides parcheminant son visage. Peut-être était-ce parce que je l'associais à Lady Agn. Le roi Ingvar n'avait guère plus de trente ans. Son visage abritait une expression douce et sereine malgré la ligne sévère de ses sourcils. Sa chevelure brune avait été tressée et décorée de multiples pampilles translucides. Je devinai aussitôt quel était son costume, celui de Wyrv, le dieu du vent et de l'hiver. À sa suite, son épouse fit son entrée. Son costume était à l'opposé le plus total de son mari, foisonnant de richesses et de détails. Néanmoins, les deux tenues étaient assorties puisqu'elle m'apparaissait comme l'incarnation de Azla, déesse des récoltes et du printemps. Avec sa beauté pleine de grâce et de lumière, Joanna d'Ys était la parfaite incarnation de la déesse nourricière. 


 

A la suite du couple, leurs deux enfants firent leur apparition. L'aîné, Micah, s'avança avec assurance, la mine fière et le regard perçant. Claire ne put s'empêcher de me murmurer à l'oreille qu'elle trouvait le prince à son goût. Après cette remarque, je le regardai avec plus d'attention, ne trouvant dans ces traits qu'une arrogance mal-placée et beaucoup trop de fierté. Il vint se placer près de son père, à sa gauche là où devait siéger l'héritier du trône. Le deuxième dauphin fit alors à son tour, son apparition. Tout comme son frère, je ne l'avais jamais vu. Je savais seulement son prénom – comme tout le reste de l'assemblée, Jens. Mon cœur manqua un battement dans ma poitrine lorsque je portai mon attention sur lui : il s'agissait de Trystan. Visiblement, je n'étais pas la seule à avoir des secrets ou user d'un faux prénom... Je détournai le regard lorsque son regard balaya l'assemblée, espérant de tout mon cœur qu'il ne me reconnaisse pas.

— Mes chers amis, commença le souverain d'une voix forte, je vous remercie d'être ici. Comme vous le savez, ce soir nous vous présenterons les futures jeunes femmes qui revêtiront le noir et les plumes des Corbeaux. Il est cependant, encore un peu tôt pour qu'elles regagnent le nid. Je déclare l'ouverture du bal ! 

Il frappa deux fois dans ses mains et la musique recommença. Les invités se dirigèrent vers la piste de danse ou les divers buffets. À mon grand soulagement, Claire m'entraîna vers l'une des tables. La sculpture de glace, une sirène qui déversait le contenu d'une jarre, irradiait de froid. 

— Plus que quelques heures à attendre, oh comme j'ai hâte ! Tu peux pas savoir ! déclara-t-elle en remplissant une petite assiette avec quelques fruits. 

— As-tu choisi qui serait ton Ombre ? demandai-je en considérant distraitement les mets proposés. 

— Oui, j'en ai beaucoup parlé avec ma tutrice. Bien qu'elle ait essayé d'influencer mon choix vers un garde expérimenté, on a réussi à trouver un terrain d'entente ! Elle était d'accord avec moi sur le fait que je devrais choisir quelqu'un qui présente bien. On ne sait pas où on sera envoyée plus tard. Choisir quelqu'un de laid... Non merci ! Je demanderais à Irving d'être mon Ombre. 


J'esquissais un sourire timide en guise de réponse, même si ces paroles m'avaient mise mal à l'aise. Je n'avais jamais réfléchi à cet aspect du choix et à vrai dire, je ne pensai pas que le physique devait être un critère de sélection. Je voulais choisir quelqu'un en qui je pourrais avoir confiance. Quelqu'un sur qui je pouvais compter. 

— Et toi ? demanda Claire après avoir avalé un énorme grain de raisin. 

— Je pense demander à Bromn d'assurer ce rôle. Lady Agn a approuvé ce choix également, dis-je à voix basse en tendant le bras vers le buffet pour saisir une tranche de pain sur lequel reposait une tranche de poisson. 

— Mmmh, c'est vrai qu'il n'est pas mal dans son genre, observa mon amie. 

— Je ne l'ai pas choisi pour ça, tu sais. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que je peux lui faire confiance. 

— Mouais... Au moins, les autres seront soulagées : elles avaient toutes peur que tu choisisses la personne qu'elles voulaient désigner. Je vais aller répandre le mot, ça évitera que l'on te regarde de travers pour le reste de la soirée ! 

Claire déposa son assiette sur un coin de la table et s'éloigna à grandes enjambées. Je la regardai, un sentiment étrange au creux du ventre. Néanmoins, il n'eut pas le temps de s'installer. Trystan... Non, Jens ainsi que son frère étaient descendus de l'estrade royale pour profiter du bal. Pendant un instant, nos regards se croisèrent, il sembla enclin à venir dans ma direction. Au plus fort de mon courage, je me détournai et m'éloignai, comme si de rien n'était. 

Ce petit jeu de piste dura pendant une bonne partie du bal. Lorsque j'étais avec Claire, je profitais de sa présence pour réclamer une danse. Lorsque j'étais seule, j'arrivai à disparaître derrière une décoration ou dans la foule. Lorsque le décor ne pouvait pas dissimuler, je faisais mine d'avoir été appelée par quelqu'un et me dirigeai prestement dans cette direction. À chaque fois que je levai les yeux vers la grande horloge, je maudissais silencieusement le temps qui ne passait pas aussi vite que je l'aurai souhaité. Peut-être que tout cela aurait été plus simple si je n'avais pas menti. Cependant, j'ignorais s'il me pardonnerait. En sa qualité de deuxième prince du royaume, Trystan... Non, Jens, lui avait des raisons de mentir. Quant à moi, pour l'instant aux yeux de tous, je n'étais pas encore quelqu'un.

— Tu vas vraiment passer la soirée à m'éviter ? 

Je sursautai. Prise dans mes pensées, j'avais relâché mon attention et finalement, celui que je cherchai à éviter, avait réussi à me coincer dans un coin. C'était la première fois qu'il était aussi apprêté. Sa chevelure d'ordinaire toujours en bataille avait été soigneusement coiffée, dévoilant sans pudeur l'imposante tache qui lui grignotait le visage. Si le roi et son aîné étaient tous les deux bruns, il avait hérité de la couleur de cheveux lumineuse de sa mère. D'ailleurs, je trouvai qu'il ressemblait bien plus à l'épouse du roi qu'au roi lui-même. 

— Je vois maintenant que tu as découvert que j'étais le fils du roi, tu veux plus qu'on parle, c'est ça ? déclara-t-il en poussant un soupir déçu. 

— Non, je t'assure ! Ça n'a rien à voir, répondis-je, confuse du tort que je lui avais fait. 

— Alors quoi ? 

— Eh bien... Je suis... 

On ne me laissa pas terminé ma phrase. La musique disparut à nouveau. Je me tournai vers la grande horloge de la salle, les aiguilles indiquaient minuit pile. Quelques bougies dans la pièce furent éteintes, créant une atmosphère plus feutrée. L'intendante fut la première à faire son apparition, son apprentie sur ses talons. Puis, une nuée de robes noires déferla dans la salle de bal. Murmures et chuchotements commencèrent à s'élever dans la salle lorsque soudain, Lady Agn fit son entrée. Encore plus belle que lorsque je l'avais quittée, elle s'avança vers le roi comme s'il était son égal. Le monarque lui tendit la main et l'invita à venir prendre place sur le devant de la tribune. Je jetai un coup d'œil Jens à côté de moi, son attention était tournée vers la reine des Corbeaux. Son visage affichait un air solennel de circonstance. 

La souveraine sombre balaya la salle du regard, impériale et écrasante par sa seule présence. Elle baissa le regard et joignit ses mains devant son ventre. Quelques notes d'un chant exquis quittèrent ses lèvres et, après ce qui devait être le premier refrain, toutes les autres Corbeaux présentes dans la salle, rejoignirent cet étrange chant. Tout mon épiderme trembla sous les effets d'un étrange frisson tandis que mon estomac se nouait sous l'appréhension.

— Merci à vous tous d'avoir accepté notre invitation pour le bal mais aussi la cérémonie de ce soir, déclara la reine après que la mélopée de soit tut dans sa gorge et dans la salle. 

— Nul ne peut résumer l'histoire des Corbeaux du Royaume des Os. Notre existence est liée à celle de la destinée du royaume depuis si longtemps que la mémoire des hommes à oublier les débuts de cette relation. Nous sommes les yeux, les oreilles, mais aussi parfois la langue et le poing armée de notre patrie, de notre roi. Et ce soir... 

Lady Agn fit une pause dans son discours. Son regard balaya la salle et se fixa sur moi. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres tandis que j'implorai tous les dieux de me donner la force d'accomplir mon destin. 

— Ce soir, s'écrit une nouvelle page de l'histoire de notre organisation. Ce soir, de nouveaux oisillons gagneront leurs ailes. Ce soir, des jeunes filles abandonneront leurs noms et prendront le noir. Et cette soirée est d'autant plus mémorable, car j'ai l'honneur et le privilège de vous présenter ma pupille. 

Un souffle de surprise et d'exaltation anima la foule. Comme du sang dans de l'eau clair, les murmures se répandirent à nouveau dans la salle de bal. Je n'y prêtais guère attention, car mon cœur était sur le point d'exploser dans ma poitrine. Lady Agn me fit un signe de la tête et je sus qu'il était temps pour moi d'entrer dans la lumière. Je n'osai pas regarder Trystan en quittant ses côtés. Je rejoignis ma souveraine, comme si je marchais sur un fil. J'essayai d'avoir une posture irréprochable et une démarche tout en légèreté. Une fois à côté d'elle, je me mis à genoux devant la souveraine sombre. 

— Nayla, née de Vanna du village de Sessrùn. Abandonne ton nom, renais dans un duvet noir. 

L'intendante s'approcha de nous, apportant un pot en métal. Lady Agn trempa ses doigts à l'intérieur et les apposa sur mon front, traçant un symbole à la suie. 

— Tu es désormais Nå, ma pupille. Pour toujours et à jamais, nos noms seront liés, car je suis ton Aînée. Porte toujours fièrement le signe de notre organisation. Honore les Anciens, le sang, mais avant tous les Os.

Je me redressai lentement, verrouillant mon regard au sien dans l'espoir de ne pas trembler plus que de raison. Nå, un étrange nom qui était désormais le mien. Lady Agn épingla sur ma poitrine une broche faite d'os et de cartilage d'une aile de petite taille. Une plume, aussi fine que du duvet entourait une pierre noire. L'assemblée qui était jusqu'alors silencieuse, se mit à applaudir avec une noble retenue. C'est ainsi que mourut Nayla.
Lady Agn me tendit la main avant de m'inviter à faire face à l'auditoire. Mon regard circula dans l'assemblée. Les autres futures Corbeaux attendaient leurs tours, déjà presque en duo avec leurs Aînées afin que la cérémonie ne durât pas jusqu'au petit matin. Mon regard croisa celui de Jens, un sourire peiné se dessina sur son visage. Je lui rendis son expression, espérant de tout mon cœur qu'il comprenne et me pardonne. 

— Ce n'est pas la seule renaissance à laquelle nous assisterons ce soir. La tradition exige que chaque nouveau Corbeau désigne son Ombre dés qu'elle reçoit ses ailes. Pour ceux qui l'ignorent, ce choix doit être fait parmi les membres de la garde royale et sans accord préalable. Nå as-tu choisi quelqu'un ? 

— Oui, répondis-je en projetant mon regard vers le fond de la salle, là où les gardes s'étaient rassemblés. 

— Fort bien. 

Lady Agn se retourna vers lady Noïra, cette dernière fit signe à son apprentie de se rapprocher. La jeune fille portait un coffre à l'apparence lourde, mais l'effort ne semblait pas la faire ciller. La souveraine sombre ouvrit le fermoir et plongea sa main à l'intérieur de la boîte. Elle déposa par la suite dans mes mains, un poignard au fourreau richement travaillé. L'arme me semblait bien lourde au creux de mes paumes. La reine des Corbeaux me fit un petit signe de la tête, signifiant ainsi que je pouvais déclamer mon choix. Je me tournais à nouveau vers la foule – une étrange tension semblait s'être installée. Ma gorge se noua un peu, j'étais certaine de mon choix, mais je craignais cette première prise de décision en public. 

— Je souhaite que Bromn devienne mon Ombre, dis-je d'une voix que je souhaitais la plus confiante possible. 

La foule de nobles se retourna vers le groupe de garde, pour apercevoir celui que j'avais désigné. Bromn ne s'avança pas tout de suite, il fallut que sa voisine lui donne une petite tape dans le dos pour le faire réagir. Un sourire perlait sur son visage, son regard pétillait d'incrédulité. Il n'avait sans doute jamais songé qu'on le choisirait. Il monta sur l'estrade et aussitôt, se mit à genoux devant moi. Je lui tendis le poignard. Il n'y avait pas besoin d'un mot de plus, car lui et moi étions désormais liés jusqu'à ce que Frig'ga ne vienne cueillir l'une de nos vies. Jusqu'à ce que nous ne soyons plus que des os, enfouient dans la terre de ce pays. 

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Zig
Posté le 16/04/2020
AHAH ! Je le savais ! (chut, laisses-moi jubiler, ça fait du bien).

Si je peux me permettre, deux petites remarques : 1) Je trouve très personnellement Nayla insiste un peu trop sur le fait de n'avoir aucune qualité, etc. Tu as déjà montré - avec beaucoup de finesse - qu'elle n'avait pas confiance en elle; je ne sais pas si ce n'est pas un peu redondant de le répéter encore.
2) Et là je chipote mais... "se dévoilaient tout en beauté avec des tissus aux couleurs bleutés ou burgandy" : la couleur Burgandy est liée aux vins de Bourgogne, ça m'a donc fait un peu bizarre que cette jeune fille - qui n'est pas de notre monde - utilise une couleur qui est si fortement connotée à la France et à notre univers. A part s'il y a aussi un endroit qui porte ce nom dans ton monde !

Sinon... bah j'ai adoré, comme toujours ! Tu as vu jusqu'où je suis obligée de pinailler un peu ?!

Neeeext !
Soah
Posté le 17/04/2020
xD haha, je t'en prie, je t'en prie !
Du coup, je note pour tes remarques concernant les insécurités de Nayla!
Ensuite, je savais pas du tout que la couleur était liée aux vins de bourgogne... Du coup, je changerais ce détail pour une autre appellation ou peut-être juste un "couleur lie de vin"

Pinaille, pinaille, j'aime ça ! Ca m'aide vachement mine de rien :D
Alice_Lath
Posté le 06/04/2020
Hahaha, tout se déroule selon mes hypothèses, ça fait plaisir à voir, et lady Agn est vraiment mille fois trop charismatique dans ma tête, un truc de folie! Et Nå hahahaha j'arrive au passage où je découvre qu'en effet, on a deux héroïnes avec le même nom. En tout cas, elle est vraiment toute choupi à être aussi modeste, à sa place, j'aurais certainement fini comme Claire haha à picoler dans le dos des tuteurs et mater les gardes. Dieu, quelle jeunesse débauchée!
Soah
Posté le 07/04/2020
xD haha, tu es la première à avoir décelé le truc n'empêche ! Je suis contente !
Et ouiz, c'est à ce moment là qu'on devient soeur de protagoniste :p Enfin, j'espère pas trop que ça soit le cas pour la tienne xD Le plus drôle, c'est qu'à la base, les Corbeaux devaient potentiellement avoir des pouvoirs magiques... Mais j'ai recentré l'idée, de peur d'en faire trop.
Ah bah, je ne te félicites pas tiens ! xDD
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 04/04/2020
Coucou Soah !

Un moment très fort dis donc. Je suis assez émue par l'annonce de Bromn comme Ombre, même si c'est annoncé un peu plus tôt dans le chapitre, je ne m'attendais pas à ce que ça me touche comme ça à la fin. Je l'ai imaginé se mettre à genoux et j'ai trouvé ça très fort en émotion.

Je me rends compte que c'est assez calme comme histoire, par rapport à ce à quoije m'attendais après avoir lu le 1er chapitre. Oui, je ne m'en remets toujours pas lol

Bisous bisous !
Soah
Posté le 08/04/2020
Coucou Petra,
Désolée j'ai sauté ton commentaire ! Pardon TT--TT
Bromn est un des personnages que je préfère :D Donc je le chouchoute un petit peu (trop) ! x')

Mais oui, c'est un rythme assez lent, calme pour ce qui est de la partie 1 :p
Litchie
Posté le 16/03/2020
Pouic pouic !

Comme d'habitude, voici mes remarques / coquilles notées au fur et à mesure de ma lecture :

• « On disait qu'elle guidait les aventuriers vers leurs destinées » ici j’aurais plutôt dit « qu’elles guidaient [les créatures] vers leur destinée [sinon on dirait que les aventuriers en ont plusieurs chacun] ».
• « ma tenue était faites de flammes bleutées. » faite
• « les faisant briller comme la peau d'une truite sauvage. » je ne suis pas hyper convaincue par la comparaison :’D ça me donne l’impression d’un aspect luisant, argenté et visqueux, donc pas un truc très sexy, mais c’est peut-être voulu !
• « se greffait à une parure de plumes qui circulait sur sa cage thoracique, » qui circulaient non ? Ce sont les plumes qui circulent ? Ou je n’ai pas compris ?
• « La beauté entre de bonnes-mains peut être une arme redoutable. » à mon avis le trait d’union n’est pas nécessaire :)
• « Je n'étais pas particulièrement jolie, ni même particulièrement intelligente. Qu'adviendrait-il de moi qui ne possédait ni l'un ni l'autre ? » je crois ici que les deux phrases sont redondantes. Dans la première, tu affirmes qu’elle n’est ni jolie, ni intelligente, puis tu répètes qu’elle ne possède ni l’une ni l’autre des deux qualités, c’est un peu bizarre.
• « Les caméristes ainsi que le personnel de maison, plus occupée » occupés
• « J'éprouvai une certaine tristesse de ne pas avoir reçu de compliments de sa part. J'aurais voulu qu'elle me dise qu'elle me trouvait jolie également. Mais cela n'avait que très peu d'importance. » j’aime bien ce passage ! Je crois que tu pourrais lui faire gagner en intensité en te passant du « j’épouvrai une certaine tristesse » qui est un peu trop distancié. Tu peux faire ressentir au lecteur son amertume en disant que son coeur se serre ou des trucs du genre.
• « Mais les personnes les plus excentriques avaient opté pour des toilettes d'autres pays que je n'arrivais pas à identifié. » identifier
• « Mon cœur manqua un battement dans ma poitrine lorsque je portai mon attention sur lui : il s'agissait de Trystan. »HANNNNNNNNNNNNNN !!!!!
• « D'ailleurs, je trouvai qu'il ressemblait bien plus à l'épouse du roi qu'au roi lui-même. » tiens tiens tiens... ce détail aura-t-il de l’importance plus tard ? *smirk*
• Le ° sur le a dans Nå a-t-il une importance ? Comment est-ce que je dois le prononcer ? :D
• « C'est ainsi que mourut Nayla. » c’est beauuu et terrible à la fois j’adore !

Pour ce qui est du chapitre lui-même, je le trouve cool. On voit enfin le fameux bal ! Nayla/Na a des interactions avec un peu tous les personnages importants c'est chouette. J'aime bien la description des costumes et des suggestions de folklore, ça étoffe un peu l'univers et je suppose qu'ils serviront plus tard (Sinon c'est un peu gratuit ^^' ). Bref je cours lire la suite :D
Soah
Posté le 22/03/2020
Coucou ! <3
Comme j'avais un coup de mou, j'avoue que je n'ai pas regardé les commentaires sur la reine depuis un bout de temps, désolée ! V-V;
Merci comme toujours pour tes avis et tes remarques ! Je suis désolée des fautes qui traînent, je pense (j'espère) que ça se calmera après le chapitre 11 (merci Antidote :'DD) !
Je suis contente si ce chapitre t'a plu ! J'essaie toujours d'introduire des choses du folklore pour les utiliser ensuite ou étoffer l'univers c: Donc, il se peut que les éléments soient repris plus tard !
Je suis satisfaite que personne n'ait vu voir jusque là, que Trystan était un des princes ! Mouhahaha xD

Pour le å ; ça se prononce comme une sorte de eu mélangé à un a ; ça donne une sorte de N(eu)oa - personnellement je me sers de caractère un peu spéciaux comme ce å pour faire une différence de graphie pour les noms. Comme le Royaume des Os pour moi à une grosse influence nordique, j'essaie de faire en sorte que ça se ressente c:

Voilà voilà, des bisous <3
AudreyLys
Posté le 13/12/2019
Coucou ! Yep, voici le fameux bal !
Ce chapitre est très bien, je n’ai pas grand chose à soulever en général, à part qu’il est très cool !
J’ai tout particulière aimé les références au folklore, en as-tu imaginé plus que ce que tu nous dis ?
Par contre, vois-tu, je ne peux m’empêcher d'être pointilleuse, du coup voici les coquilles et suggestions :
>les faisant briller comme la peau d'une truite sauvage -> écailles, plutôt
>sur celle d'une adolescente guère plus âgée que nous-> répétition de guère (plus haut dans le texte) c’est une formulation assez lourde donc mieux vaut ne pas la répéter au sein d’un même chapitre
>je terminerais le verre ! -> terminerai
>Je détournai le regard lorsque son regard balaya l'assemblée -> répétition
>je devrais choisir quelqu'un qui présente bien-> me représente bien ? Est présentable ?
>avait réussi à me coincer dans un coin.-> répétition
>On ne me laissa pas terminé ma phrase. -> terminer
>Le deuxième dauphin fit alors à son tour, son apparition.-> Je n’aurais pas mis de virgule. Autre chose, le mot Dauphin (avec une majuscule) désigne uniquement l’héritier actuel, il n’y a donc pas de deuxième dauphin. De plus, c’est une appellation propre à la monarchie française, du coup je ne suis pas sûre que ce soit vraiment bien de le mettre

Voilà ^^ à bientôt pour le prochain chapitre, bisouilles !
Soah
Posté le 13/12/2019
Coucou !
Merci beaucoup de ton commentaire qui me fait super plaisir ! Il y a beaucoup d'éléments culturels où j'ai fait le choix d'en parler naturellement, pour que ça ne fasse pas un décalage étrange ! :) Du coup, il y a des choses qui existent dans la culture du pays sans pour autant être relever etc...

Merci beaucoup pour les coquilles et les améliorations ! Ça m'est d'une aide précieuse comme toujours ! :)
Flammy
Posté le 07/12/2019
Coucou !

C'est cool qu'un chapitre soit arrivé aussi rapidement, parce que j'avoue que j'ai très curieuse d'avoir enfin ce fameux bal ! Et on peut dire que je ne suis pas déçue ^^

Déjà, c'est bête, mais j'aime bien comment la beauté est traitée avec Nayla et Agn. Oui elles sont bien maquillée, apprêtée, mais c'est pas ce qu'il y a de plus important, même si ça peut quand même pas mal servir.

Le fait que Tristan soit un prince, je ne l'avais pas du tout vu venir ! Mais du coup, je suis très curieuse de savoir comment ça va évoluer, ça peut donner des trucs chouettes =D

Pour Claire, je ne sais plus trop si je l'aime bien ou pas xD C'est cool d'avoir un perso un peu léger, et c'est très pratique pour Nayla qu'elle prenne très souvent les choses en main pour elle. Mais son côté superficiel m'énerve de plus en plus x) Et puis bon, ça lui aurait arraché la langue de dire à Nayla qu'elle était jolie ?

Une petite coquille :

"la musique se mit aussi à raisonner dans la salle." résonner

Encore un chapitre que j'ai beaucoup aimé <3

Bon courage pour la suite ! Pluchouille zoubouille !
Soah
Posté le 08/12/2019
Coucou ! :D
Merci d'être encore là, ça me fait plaisir d'autant plus que tu as aimé ce chapitre ! ^v^

je suis contente, le Twistant ! (budumtss) personne ne le voit trop venir ! Je me dis que ça vous fait une chouette surprise dans le récit ! :D Et puis c'est un détail qui a son importance.

Pour Claire, j'essaie d'en faire un personnage vraiment très spécial/nuancé, même si elle est presque tertiaire au final. Le genre d'amitié que l'on peut avoir où, parfois il y a des choses pas très saine mais où on aime tout de même la personne. C'est un personnage avec lequel j'ai du mal aussi, mais bon, la pauvre c'est pas de sa faute si elle a un caractère pareil, c'est la mienne :'D !...

Merci pour la coquille ! ><""
Je viens de terminer d'écrire le chapitre 13, il y aura sans doute un chapitre le 16 Décembre ! ^--^~
ElegentHerisson
Posté le 06/12/2019
Hello
Hooo trystan ! J'en était suuuur pour son identité. Je sent que sa relation avec Nå et Jens va être très intéressante si Nå n'a pas le droit d'avoir un compagnon. Je les vois pourtant se raprocher. .
Très bon chapitre. J'aime particulièrement la tournure de la dernière phrase. ❤️

/J'ignorai procéder/ je pense que tu as oublier des mots. 😉

/Claire me mena de point d'intérêt en point d'intérêt sans que je ne puisse faire autrement que de la suivre/
Intérêt : ce qui charme, qui captive l'attention
Je ne pense pas que point avant intérêt soit la bonne formulation ici. Peut être en changeant d'un intérêt à un autre et éviter une répétition qui alourdie le texte ce serait mieux. Tout comme préciser la nature de l'intérêt aussi. Est-ce que c'est un objet ou un groupe de personnes.
Soah
Posté le 06/12/2019
Bonjour bonjour ! :D
Merci de ton commentaire, il me fait très plaisir ! J'ai été démasquée pour l'importance de la relation entre Trystan et Nayla, huhu. J'espère que la suite te feras tout autant plaisir. J'ai plein de surprises dans mon sac !

Merci pour les petites corrections. Ça m'arrive souvent de zappé des mots x') et ta suggestion est très juste, je m'en servirais lors de la réécriture !

Merci beaucoup ! <3
Sorryf
Posté le 04/12/2019
ooooh Trystan est le fils du roi ! je l'avais pas du tout venir !
Ce bal est très bien décrit, on a les images, les danses et la musique dans la tête, j'ai beaucoup aimé ! J'adorerai voir Nayla et Claire dans leurs belles robes !
(j'aime bien que Claire n'ai pas complimenté Nayla et que celle ci soit un peu peinée, et en meme temps se dise que ça n'a pas d'importance. Très réaliste !)
quelques détails :
Nayla dit au début qu'elle espère que Trystan ne soit pas à la fête, puis plus loin elle dit qu'elle est triste de ne pas le voir : il faudrait savoir xD
Elle dit que lady Agn lui a "formellement interdit" de boire, puis plus loin elle dit qu'elle lui a "déconseillé" ce qui n'est pas du tout pareil. Si c'était une interdiction formelle, je suis un peu étonnée et déçue qu'elle ait désobéi aussi facilement. Si ça n'a pas de conséquences, je pense que tu devrais rester sur "déconseiller" ou "demandé de ne pas".
Le choix de Bromn était émouvant, je suis contente qu'elle ait pas choisi le premier BG, meme si je sais que c'est pas son genre xD! vu que ces mecs sont choisis par des adolescentes, c'est sur qu'ils doivent avoir l'habitude d'être choisis pour le physique xDD
Je suis fière de Nayla, je trouve qu'elle a assuré !
Soah
Posté le 04/12/2019
Han je suis contente que tu aies pas venu venir ce petit twist de scénario ! :'3
Peut-être que je ferais un petit croquis des tenues de bal, si un jour j'ai la foi. Parce que ce que j'imagine est absolument chiant a dessiner... X') *artiste feignasse*

Quant à la relation qu'elle a avec Claire, j'essaie d'introduire des choses vraiment "réelle" entre elles. Que ça ne soit pas forcément une relation idéale mais qu'on arrive quand-même a s'intéresser a leur duo mais aussi a Claire elle-même.

Pour les incohérences tu as raison, je me suis trompée pour l'alcool. Pour l'alcool c'est plus de l'ordre du conseil un peu soutenu que de l'interdiction. Quant a Trytry le poui-poui, elle n'a pas envie de le voir pour éviter de lui faire un "coucoujesuisuncorbeaulol" du coup il va falloir que je règle ça ! :)

Bromn est un personnage que j'aime beaucoup et a vrai dire c'est un des rares personnages a qui j'arrive a coller une "référence" humaine. J'aime beaucoup la relation qu'ils ont ensuite elle et lui. J'espère que ça vous fera tilt aussi quand vous lirez les prochains chapitres.

Encore merci d'être fidèle au poste pour me lire <3
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