Chapitre 7 - Drk

Muse se réveilla avec les premières lumières du jour. Elles se glissaient hors des quelques boutons de fleurs, à flanc de montagne, pour s’élever en l’air et se fondre dans une masse diffuse de plus en plus claire. Des lueurs s’échappaient aussi de la brèche, en une quantité assez impressionnante, ce qui voulait dire qu’il y avait sans doute un sacré paquet de broussailles souterraines en-dessous.

Feï se tenait au bord du vide, ses yeux tournés vers le bas. Muse devina que s’ils n’avaient pas été là pour jouer les boulets, il aurait déjà sauté depuis longtemps pour voir de plus près d’où les petites lueurs étaient sorties..

— Vas-y. » l’encouragea le gnome d’un geste de la main. Feï le regarda, sans oser les abandonner, visiblement. « Je suis claqué, donc prends une petite heure pour explorer si ça t’amuse. C’est pas comme si j’pouvais aller loin tout seul, de toute façon.

A ses côtés, le poney roupillait encore, allongé sur le flanc avec ses courtes jambes tendues devant lui. Il marmonnait des phrases incompréhensibles, parfois entrecoupées de lapin de malheur et de oui, maman. Muse n’avait décidément aucune envie de savoir ce qu’il se tramait dans la tête de cet énergumène … 

Le temps que le gnome l’observe, Feï avait disparu sans un bruit.

Il - parce que Muse se sentait décidément il, aujourd’hui - s’adossa à un caillou assez haut pour son petit dos, et observa les dernières lueurs remonter doucement vers le ciel, les yeux mi-clos. 

Dormir lui avait rendu service, pas seulement physiquement, mais aussi mentalement. Même s’il espérait toujours pouvoir se débarrasser des deux créatures étranges le plus vite possible, il n’avait plus autant l’impression d’être en danger mortel - avoir survécu la nuit en était une preuve assez tangible, pour le moment.

Gulliver bailla, replia ses jambes sous lui pour se redresser, et secoua sa crinière vigoureusement dès qu’il fut sur ses quatre pattes.

— Il est où, le gamin ?

— En bas, parti regarder ce qu’il y a. 

Le poney s’approcha avec curiosité du rebord de la brèche. Muse espérait presque qu’il tombe dedans. Mais d’un autre côté, s’il pouvait survivre assez longtemps pour le ramener dans une ville, ce n’était peut-être pas si mal …

— FEÏ ? T’ES LA ? beugla le poney.

Muse sursauta et porta les mains vers son coeur, dont le rythme s’était dangereusement accéléré.

— Nan mais t’es pas bien ? Qu’est-ce qui te prends de gueuler comme ça sans prévenir ?

— Oh. Désolé, princesse. Je ferais plus attention à tes oreilles sensibles la prochaine fois, soupira-t-il, l’oeil morne.

— Ce sera prince, aujourd’hui. Ou juste Muse, je me passe de tes surnoms pourris.

— Okay, Musaraigne. N’empêche, n’en déplaise à sa majesté le prince sensible des oreilles, il a pas répondu, le gamin. C’est inquiétant.

Muse s’approcha prudemment de la brèche, en gardant ses distances avec le poney, même si la tentation de le pousser se faisait de plus en plus grande.

— Ou alors, tu l’as fait fuir. 

Gulliver pivota dans sa direction, la bouche ouverte pour répliquer … 

Et lorsque sa patte arrière droite se reposa au sol - crac - celui-ci se déroba sous son poids.

Presque aussitôt, le reste du rebord de la brèche s’effondra, et sans que Muse n’ait le temps ne serait-ce que d’insulter le poney pour sa maladresse, le gouffre les avala tous les deux.

Fump.

Muse atterrit sur une surface élastique, qui absorba sa chute - mais pas sa peur. Il garda les paupières serrées et retint sa respiration jusqu’à ce que ses muscles cèdent, et qu’il sente son estomac se retourner, prêt à se vider. Il n’ouvrit les yeux que lorsqu’il entendit Gulliver souffler par les naseaux à quelques centimètres, bien vivant lui aussi - mais ses pattes s’étaient entremêlées dans les lianes qui leur avaient servies de piste d’atterrissage.

— Fantastique. Je peux plus bouger.

Le poney essaya de se dégager, sans succès. Muse, plus léger, réussit à se redresser assez pour voir, au-delà de la masse végétale, une pile de pièces d’armure abandonnées sur le sol. Plus loin, un tunnel continuait dans les profondeurs, à peine éclairé par le ciel encore visible quelques mètres plus haut.

— Feï a largué du lest pour explorer, on dirait.

Muse en eut aussitôt la confirmation, lorsque la masse sombre aux yeux électriques surgit du tunnel à grande vitesse, et ramena l’armure autour de sa forme avant de s’approcher de la paire d’empotés.

— Pourquoi vous êtes en bas ? demanda-t-il avec surprise.

— J’ai glissé, admit Gulliver.

— La même.

— Vous êtes maladroits, constata Feï.

— La ferme, siffla Muse.

Feï attrapa une des tiges du tapis végétal, et avec une brève impulsion magique dont Muse n’entendit qu’une seule et unique note, il leur ordonna de libérer de la place pour permettre au gnome et au poney de revenir sur la terre ferme sans encombre. 

— Par là, il y a un chemin qui nous amènera plus vite là où j’ai trouvé le collier, annonça Feï. On a gagné du temps. Pas besoin d’aller à la rivière.

— Mais on revient sous terre, constata Muse avec dépit.

— C’est assez large pour mon popotin, au moins ? demanda Gulliver.

Feï acquiesça, et après un dernier coup d’oeil vers eux - peut-être pour s’assurer qu’ils étaient bien sur leurs jambes et prêts à avancer, mais rien n’était certain, avec lui - il avança dans le tunnel qu’il avait indiqué. Le chemin était moins écrasant que les boyaux qu’ils avaient parcourus la veille, grâce à la minuscule fente qui apparaissait au-dessus de leur tête de temps à autre. Mais au fur et à mesure qu’ils s’enfonçaient dans les profondeurs de la brèche, les morceaux de ciel se firent de plus en plus rare, et de plus en plus lointain.

— Hey, petit, murmura Gulliver. Faut qu’on cause. Tu penses quoi du gamin ?

— Feï ? Plus vite je serais débarrassé de lui, mieux je me porterais. De toi aussi, d’ailleurs.

— Merveilleux. Tu t’améliores de jour en jour. Mais sérieusement, est-ce que ça a l’air d’être le genre de type qui nous vendrait comme esclaves à la première occasion ?

Muse se raidit - ce n’était pas totalement exclus, mais être vendu comme esclave n’était pas la pire chose qu’une créature d’ombre puisse leur faire dans un tunnel perdu sous la montagne. Et puis, l’esclavage n’était plus vraiment une pratique locale depuis longtemps … s’il voulait les vendre, il devrait les emporter loin. Ils avaient donc de la marge - probablement.

— Peut-être. Mais je croyais que c’était un machin comme toi, tu lui fais pas confiance ?

— Hey. Un Oranaï n’est jamais qu’aussi sympa que les maîtres qu’il a eu, à quelques exceptions près. Et je ne sais pas qui l’a créé.

— Comme un gosse, quoi ?

— Hm … Pas vraiment, quand je vois ce que le fils de ma maîtresse est devenu. C’est un sacré -

L’air se coupa dans sa gorge, et Gulliver toussa, comme si le sortilège de silence l’avait de nouveau frappé. Le fait que Muse ne puisse même pas en entendre les répercussions magiques était particulièrement perturbant - il fallait un niveau de magie assez impressionnant pour faire disparaître d’une façon aussi nette un enchantement dans la trame de l’essence de son porteur. 

— Interdit de blasphémer sur la famille, on dirait ?

— De raconter leur vie, plutôt. Mais ce que je voulais dire, c’est que ma maîtresse est un amour et moi aussi. Et mon frère Edgar aussi, bien sûr.

Bien sûr, soupira-t-il. Donc, tant qu’on sait pas qui a créé monsieur sinistre, faut s’en méfier ? Pas comme si ça changeait grand chose pour moi. Je lui fais pas confiance et à toi non plus.

Gulliver baissa les oreilles. Avant qu’il ne puisse répliquer quoi que ce soit, cependant, Feï leur fit signe de s’arrêter.

— Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Muse.

— J’entends du mouvement en avant.

— J’entends rien, murmura Gulliver.

Muse non plus, et il avait l’ouïe plutôt fine, surtout à un niveau magique. Donc soit Feï se foutait de leur gueule, soit il avait une audition exceptionnelle - ce qui impliquait qu’il avait sans doute entendu toute leur conversation, mais n’avait même pas pris la peine de réagir à leurs doutes.

— Tu l’entends toujours ? demanda Muse.

Il acquiesça, et leva une main pour lui indiquer de se taire. Doucement, il reprit sa marche, et Muse lui emboîta le pas. Mais après quelques mètres, il lui fit de nouveau signe, cette fois-ci de ne plus bouger. En à peine deux battements de coeur, Feï fut hors de vue, et Muse était à peu près certain que si le truc qu’il avait entendu était hostile et le bouffait, ils allaient vraiment en chier pour remonter à la surface tous seuls.

Muse ferma les yeux, et se concentra sur ce qu’il pouvait entendre. S’il tendait assez l’oreille, peut-être qu’il pourrait discerner ce qui avait alerté l’Ombre …

Après quelques secondes, il perçut une légère vibration, et sa mélodie familière lui retira un poids considérable des épaules. Il rouvrit les yeux, et -

KRACH.

Un bref flash lumineux éclaira le tunnel devant eux, et il entendit des roches s’entrechoquer, très vite suivi de nouveaux éclairs.

— Oh le con, maugréa Muse.

Le gnome se précipita en avant - il avait beau ne pas avoir envie de mourir, et ne pas se considérer comme un type altruiste, il y avait des limites à ce qu’il pouvait laisser couler.

Gulliver le suivit, et ils déboulèrent dans une portion du tunnel assez large pour passer pour une caverne. Feï faisait face à un grand quadrupède, avec une peau translucide tâchée de sombre le long de sa colonne vertébrale, un visage sans yeux fendu d’une gueule pleine de crocs en dents de scie, et une longue queue qui fouettait furieusement le sol.

— Reculez ! leur ordonna Feï.

La créature envoya en avant une onde de choc qui disloqua l’amure de l’Ombre et fit aussitôt tomber Muse, qui se redressa le plus vite possible.

— Arrête, tu la fais flipper ! pesta-t-il.

La bestiole envoya une seconde vague, et Feï grandit, des éclairs grondant au creux de sa forme intangible.

— Muse, c’est vraiment le moment de te trouver une âme charitable ? gémit Gulliver.

— Feï, arrête tes conneries et ramène ton cul derrière moi ! Maintenant !

L’Ombre hésita - en face d’eux, la créature écarta les mâchoires pour pousser un hululement plaintif, le même qu’ils avaient entendu cette nuit. Si Muse n’avait pas reconnu auparavant à quelle créature le cri avait appartenu, c’est qu’il n’avait jamais entendu pareille douleur chez l’une d’entre elle.

— Tu sais ce que c’est ? demanda Feï.

— Oui, alors bouge !

L’Ombre obéit enfin, et se glissa jusque derrière Muse. Aussitôt, la bestiole, toujours effrayée et nerveuse, baissa la tête et ferma ses mâchoires. 

Muse inspira, et lui tourna le dos.

— Retournez vous, murmura-t-il.

— T’es sûr de ce que tu fais ? demanda Gulliver, peu convaincu.

— Yep. C’est une Amahzyle.

— Une quoi ?

— Retourne-toi et poses des questions plus tard, tu veux ?

Après un dernier regard anxieux vers la créature, Gulliver obéit, et Feï tourna aussi ses yeux dans la direction opposée - même si Muse était à peu près certain que ça ne devait pas changer graand chose, pour lui. Ils attendirent quelques battements de coeur, immobile et sans faire un bruit …

Et la créature s’approcha pour poser sa tête au-dessus de l’épaule de Muse. Elle poussa un faible hululement qui fit sursauter Gulliver, et Muse leva une main pour caresser le museau de l’Amahzyle.

— Désolé, je suis accompagné d’imbéciles, murmura-t-il. Tu t’appelles comment ?

Elle souffla entre ses lèvres, et en se concentrant assez, Muse parvint à saisir les sons qui composaient son nom.

— Drk ? Okay, qu’est-ce que tu fais là, toute seule ? 

Elle lui répondit, mais il ne saisit pas le sens exact de ses mots, parce qu’aucune autre créature qu’un Amazyle ne pouvait les comprendre. Sans le lien mental qui unissait chaque membre du groupe les uns aux autres, toutes les nuances qui s’ajoutaient par ce biais aux sons qui sortaient de sa bouche se trouvaient perdues. 

Je n’ai plus personne, pour toujours, pleura-t-elle.

Il comprenait sa tristesse et sa solitude - mais est-ce qu’ils étaient morts, ou est-ce qu’ils l’avaient rejetée ? Et lequel des deux sorts était le plus terrible ?

— Qu’est-ce qu’elle dit ? murmura Gulliver, qui n’avait toujours pas osé bouger.

— Elle a perdu son groupe.

Il caressa encore le museau de la créature, sans savoir quoi faire de la situation pénible dans laquelle ils venaient encore de se mettre. Quoique, à choisir, il préférait largement tenir compagnie à la bestiole qu’aux deux énergumènes qu’il avait récolté avant elle - si on oubliait que les Amahzyles vivaient exclusivement sous terre. 

— Tu comprends sa langue ? demanda Feï avec une note de surprise dans la voix.

— Pas exactement. » Muse soupira, et se tourna pour faire face à Drk, libérant son épaule de sa tête qui commençait à se faire un peu trop lourde. « Désolé de t’avoir fait peur, ma grande, mais faut qu’on avance. J’ai pas envie de passer ma vie dans ce tunnel.

Il fit signe à Feï de reprendre la route, et l’Ombre rassembla son armure pour avancer, sans hésiter. Muse et Gulliver lui emboîtèrent le pas, et - contrairement à ce qu’il avait espéré - Drk aussi.

— T’as pas entendu ce que je viens de dire ? On va retourner à la surface, ça sert à rien de nous suivre !

Drk poussa un petit hululement attristé, et Muse grommela - ça ne servait à rien de négocier, visiblement.

— Qu’est-ce qu’il lui arrive si elle sort du tunnel ? demanda Feï.

— Aucune idée, je suis pas un expert en biologie. Mais j’en ai jamais croisé ailleurs qu’à Pierremêle, avant, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison.

Il ne s’était pas rendu dans la ville naine depuis très longtemps, mais il en avait gardé un bon souvenir. Même si elle était partiellement souterraine, il ne s’y était jamais senti à l’étroit, pas comme dans ces tunnels glauques. Les gens y étaient globalement bien plus sympathiques avec sa personne et plus respectueux de la culture gnome que nulle part ailleurs dans les mondes connus, aussi. Il regrettait un peu d’être parti, à vrai dire … mais c’était vraiment trop tard pour songer y retourner, maintenant.

— Combien de temps il nous reste, avant de ressortir ? demanda-t-il.

— Deux heures, pas plus.

Ils avancèrent sans autre interruption que les commentaires incessants du poney, jusqu’à arriver à un endroit de la brèche qui semblait remonter à la surface. 

Muse n’était vraiment pas fâché d’être enfin arrivé au bout, surtout qu’il avait cruellement besoin de déterrer quelques bulbes pour se nourrir. Il grimaça - s’il en était au point d’avoir hâte de manger des trucs immondes, c’est qu’il était vraiment tombé bas, ces derniers jours.

Ils sortirent enfin à la lumière extérieure, et contre tout bon sens, Drk essaya de les suivre. Aussitôt, sa peau sembla se dessécher à vue d’oeil, et elle recula avec un couinement de détresse.

— Au revoir, Drk, soupira Muse. Désolé que t’ai perdu ton groupe, mais on peut pas t’aider.

Feï avait déjà reprit la route, et Muse le suivit en essayant d’oublier la pauvre Amahzyle. C’était d’autant plus difficile qu’elle tenta une nouvelle sortie quelques instants plus tard, et poussa des gémissements de douleur encore plus déchirants.

— Mais reste à l’intérieur, idiote ! gronda-t-il. Tu vas pas survivre dehors !

Elle recula, les pattes pliées et le museau baissé - puis recommença dès que le gnome fit de nouveau mine de s’éloigner.

— Il faut que je te tape le museau pour que tu comprennes ? pesta-t-il.

Même si sa peau se craquelait d’une façon inquiétante, elle s’obstinait à avancer dans l’air extérieur, les mâchoires serrées pour ne plus couiner. Muse inspira, décidé à lui faire comprendre qu’il ne fallait pas les suivre, d’une façon ou d’une autre …

Mais soudain, la peau de l’Amahzyle redevint lisse et brillante, translucide comme elle l’était quelques minutes plus tôt, dans la sécurité du tunnel. Muse reconnut sans effort la trace magique du sortilège qui la protégeait : c’était l’oeuvre de Feï.

— Tu as fait quoi ? lui demanda Muse.

L’Ombre ne répondit pas, et avança sans leur laisser d’autre choix que de le suivre. Drk resta derrière eux, ravie de la protection qui lui permettait sans doute de découvrir l’extérieur pour la toute première fois, avec une joie enfantine qui ne nécessitait aucune traduction. 

— Heh, rigola Gulliver. La quadrupède est quand même moins déprimante que le ronchon de service et le taciturne. » Le poney marcha à son niveau, les oreilles tendues en avant, et essaya d’attirer son attention. « Hey Darak ? Tu comprends ce que je dis ?

Muse retint un soupir moqueur. L’Amahzyle n’avait même pas réagit, trop absorbée par l’odeur des roches couvertes de mousses sèches à ses pieds.

— C’est Drk, pas Darak, corrigea le gnome. Et oui, elle te comprends.

— Oh, Dérék ?

— Non, Drk.

— Dirik.

— Non. Pourquoi tu rajoutes autant de sons à chaque fois ?

— Je prononce exactement la même chose que toi ! Hey, Feï, comment tu le dirais toi ?

L’Ombre l’ignora tout autant que l’Amahzyle, et Gulliver souffla par les naseaux.

— J’adore ce gars. Top de l’ambiance. 

Le sentier s’éloignait de la brèche, et montait doucement à flanc de montagne, avec de plus en plus d’une végétation au feuillage grisâtre et morose qui améliorait à peine la vue. Muse s’arrêta près d’un buisson prometteur, et s’agenouilla pour fouiller le sol à la recherche d’un bulbe comestible. Après plusieurs jurons et racines pointues plantées dans sa peau, il parvint à extraire un ridicule petit noyau de lumière à la limite d’être moisi, qu’il contempla avec dégoût. Avant qu’il ne décide s’il devait s’infliger de manger un truc pareil, Drk attira son attention avec un petit hululement doux, et lui présenta une dizaine de bulbes lumineux à l’éclat parfait qu’elle tenait dans une de ses pattes avant.

— Merci, ma grande. Mais t’as pas à te fatiguer pour moi, tu sais.

Elle posa les bulbes devant lui, et plaça une de ses pattes au-dessus du sol là où il avait commencé à creuser - puis elle la souleva, et en quelques battements de coeur, une dizaine de bulbes en pleine forme sortirent de terre. Comme quoi, c’était compliqué seulement pour lui, la cueillette sauvage. 

— Sans les mains ! rigola Gulliver. Faudrait que j’apprenne à faire des trucs cool comme ça aussi.

— Tu servirais peut-être enfin à quelque chose,» grogna Muse. Il caressa le museau de Drk en remerciement, et enfourna un des bulbes dans sa bouche. Le goût était à la hauteur de leur aspect - pas encore aussi bon que la version cuisinée, mais franchement pas si mal, finalement. « Mais faut avoir un bon potentiel magique, les Amahzyles sont dans le top des races, à ce niveau là.

— Autant que les Maegis ? Parce qu’ils sont vachement forts, quand même !

— Je sais pas exactement. On dit toujours que ça tient entre les magos, les gnomes, et les Amahzyles, ces choses là. Le reste galère un peu plus.

— Meh. Les Maegis sont quand même les meilleurs.

Avant que Muse n’ait le temps de donner son avis au poney d’un coup de tambour sur le museau, Feï s’arrêta, et pointa une zone faiblement boisée au-devant.

— Nous y sommes, annonça-t-il. Là où j’ai trouvé le collier.

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Debout la Nuit
Posté le 16/03/2021
Encore un chapitre que je verrais très bien dans un scénario de Pixar, par exemple. Certaines images créent un univers façon Avatar. Très intéressant visuellement, j'apprécie autant les personnages et les dialogues.
Debout la Nuit
Posté le 16/03/2021
En définitive, DRK, tu prononces Dark?
AnatoleJ
Posté le 16/03/2021
Merci pour tes retours, ils sont très appréciés :)

Pour prononcer Drk, il faut garder les dents serrées et "mouiller" un peu le R (c'est moins fort que de le rouler). C'est un peu dur à prononcer pour un francophone (et pour Gulliver) !
AnonymeErrant
Posté le 02/02/2021
Sérieux ? Tu peux pas nous laisser là-dessus. Je suis team Gulliver. Parce que franchement, Drk, tu le prononces comment ? Mon cerveau est prêt à en faire un acronyme obscur. Ou rocambolesque. Il a de l’entraînement, j’ai donné un nom improbable à un dragon. En attendant, à chaque fois que je le lis, je l’épelle. D.R.K.

D'ailleurs, ce cher, ou cette chère, plutôt, Drk (non, non, je ne fais pas une fixette, promis), j’ai un peu de mal à me la représenter. Il me manque un poil de description(s) pour la visualiser pleinement. Niveau taille, elle ne doit pas être gigantesque : elle pose la tête sur l’épaule de Muse. Mais elle est plutôt genre diplodocus miniature croisé avec un zébu ou dragon de Komodo haut sur pattes avec une gueule de hyène ? Après, peut-être que ça viendra par la suite, je n’ai pas ma boule de cristal pour le savoir et je n'oublie pas non plus que nous sommes dans une nouvelle. Mais cette pauvre créature à l’air bien triste. Ce qui est certain, c’est que ça rajoute une charmante petite bête de ton Univers à la collection de Muse x)
AnatoleJ
Posté le 11/02/2021
- « Parce que franchement, Drk, tu le prononces comment ? »
Faut le prononcer les dents serrées, en une seule syllabe, et penser R comme une voyelle (oui je sais ça aide beaucoup xD mais c’est impossible à transcrire avec l’alphabet français, il faudrait que je m’enregistre !)

- « D'ailleurs, ce cher, ou cette chère, plutôt, Drk (non, non, je ne fais pas une fixette, promis), j’ai un peu de mal à me la représenter. Il me manque un poil de description(s) pour la visualiser pleinement. »
Um ... je ne l’ai pas décrite plus parce que j’ai tendance, à l’inverse, à être un peu perdu quand il y a trop de descriptions, du coup lorsque j’écris je me contente de donner le chaudron et de laisser faire chacun sa soupe dedans x)
Je note quand même de voir pour rajouter plus de détails, et en attendant : elle mesure deux Muse et demi au garrot (tu es la deuxième personne à qui je le dis, donc c’est que ce doit être important de le mettre dans le texte, je le ferais), et euh, c’est un croisement entre un cheval nerveux type pur sang et un chien lévrier niveau silhouette ? Sans oreilles visibles et sans poils cependant !

- « je n'oublie pas non plus que nous sommes dans une nouvelle. »
C’est la deuxième fois que tu utilises le mot « nouvelle » pour parler du Dernier Chant, je n’avais pas relevé la première fois parce que je me suis dit que c’était peut-être une erreur d’inattention, mais maintenant je me pose des questions haha ^^ C’est un petit roman mais c’est trop long pour être une nouvelle, je pense ? (il y aura 26 chapitres en tout!)

Merci pour tout tes commentaires qui m'ont beaucoup fait sourire, et désolé d'avoir pris autant de temps pour y répondre, comme j'ai mentionné dans l'une de mes réponses (je crois du moins?) j'ai des batteries sociales pas très performantes donc je suis parfois pas rapide ^^"
A bientôt :D
dcelian
Posté le 26/01/2021
Salut !
Je lis lentement, mais je suis encore là ! et franchement, c'est pas pour me déplaire. L'ambiance de ton histoire est vraiment agréable, c'est assez léger mais en même temps c'est intéressant, et la dynamique entre tes personnages est franchement très chouette donc bravo !!

J'ai lu les autres commentaires et j'ai vu que pas mal d'erreurs t'avaient été signalées. J'en ai juste relevée une que je ne crois pas avoir vu ailleurs :

"Presque aussitôt, le reste du rebord de la brèche s’effondra, et sans que Muse n’ait le temps ne serait-ce que d’insulter le poney pour sa maladresse, le gouffre les avala tous les deux."

Je pense que la deuxième virgule devrait être après le "et" plutôt que avant !

A part ça, je crois que les autres ont tout dit, et c'est vrai que c'est de plus en plus fluide à lire !
Je m'attaque à la suite :D
dcelian
Posté le 26/01/2021
J'ai pas du tout mentionné Drk, mais je trouve intéressant que tu continues à ajouter des personnages au groupe. On se croirait presque dans un univers de jeux vidéos où on commence seul mais dont le groupe s'agrandit peu à peu.

C'est d'autant plus cool que chaque nouveau protagoniste est très différent du précédent, donc il apporte quelque chose de plus aux énergumènes qui étaient déjà présentes.

J'ai hâte de voir ce que nous réserve Drk par la suite !
Juste une petite question la concernant : j'ai du mal à visualiser la taille qu'il fait, en comparaison avec Muse par exemple. Tu as simplement précisé que c'est un "grand quadrupède", mais comme les tailles du groupe sont assez variables, je me repère mal de ce côté-là xD
AnatoleJ
Posté le 30/01/2021
Salut !

Si tu lis lentement, je ne sais pas comment qualifier ma propre vitesse de lecture alors xD (escargot power)(promis je m’y remets dès que possible, mais j’ai du mal à me concentrer assez longtemps ces derniers jours)

Merci, je suis content que tu apprécies la dynamique entre les personnages, c’est un de mes trucs préférés à écrire héhé :D

« On se croirait presque dans un univers de jeux vidéos où on commence seul mais dont le groupe s'agrandit peu à peu. »
C’est marrant que tu compares cet aspect là à un jeu vidéo, parce que rétrospectivement, il y a plein de petites choses qui s’en rapproche aussi dans toute l’histoire, et c’est pas du tout intentionnel, j’ai pas du faire plus de cinq jeux dans ma vie xD

Alors pour sa taille, Drk mesure deux Muse et demi au garrot ! (une unité de mesure très précise et universelle, tu en conviendras) Je me note dans un coin de rajouter des précisions à ce sujet, même si le côté vague est volontaire, quand on est petit tout le monde est juste trop grand !
dcelian
Posté le 31/01/2021
Hahaha, t’en fais pas va, mon histoire reste là de toute façon, elle bouge pas ;)

Et oui, franchement, ce côté jeu vidéo s’accentue vachement par la suite ! C’est grave drôle que ce soit involontaire !

Et c’est noté pour les deux Muse et demie, je situe mieux les choses, merci ;)
A.C. Castelein
Posté le 10/01/2021
Je continue ma lecture et je ne te souhaite pas joyeux Noël car une vieille croyance personnelle dit que ça porte la poisse de souhaiter Joyeux Noël à quelqu’un, une fois le mois de décembre passé. Bref !


Premier constat, il y a moins de lourdeurs dans ce chapitre que dans le précédent, l’écriture est plus fluide.
« Muse se réveilla avec les premières lumières du jour. »

Juste pour dire que j’aime bien cette phrase (non parce qu’on critique, on critique, mais faut aussi soulever les bons éléments !)

« Presque aussitôt, le reste du rebord de la brèche s’effondra, »

Un peu maladroit

« piste d’atterrissage. »

Là, c’est juste un petit quelque chose qui me chiffonne. Piste d’atterrissage m’évoque des avions, du coup le terme est un peu « hors contexte » par rapport à ton histoire. On suit le point de vue de Muse, qui n’a sans doute jamais vu d’avions de sa vie. Du coup, le terme « piste d’atterrissage » ne peut pas lui être connu. C’est comme si tu faisais dire à Louis XVI qu’il a du mal à capter le wifi, alors que tu es dans un récit historique, tu vois ce que je veux dire ?

« Muse en eut aussitôt la confirmation, lorsque la masse sombre aux yeux électriques surgit du tunnel à grande vitesse, et ramena l’armure autour de sa forme avant de s’approcher de la paire d’empotés. »

Un peu maladroit

« Un Oranaï n’est jamais qu’aussi sympa que les maîtres qu’il a eu, à quelques exceptions près. »

Phrase assez lourde


« la trame de l’essence de son porteur. »

Un peu lourd ; on a presque l’impression qu’un mot est en trop

« Si Muse n’avait pas reconnu auparavant à quelle créature le cri avait appartenu, c’est qu’il n’avait jamais entendu pareille douleur chez l’une d’entre elle. »

Un peu maladroit comme phrase

«Elle lui répondit, mais il ne saisit pas le sens exact de ses mots, parce qu’aucune autre créature qu’un Amazyle ne pouvait les comprendre. Sans le lien mental qui unissait chaque membre du groupe les uns aux autres, toutes les nuances qui s’ajoutaient par ce biais aux sons qui sortaient de sa bouche se trouvaient perdues.
— Je n’ai plus personne, pour toujours, pleura-t-elle. »

Là, on a un peu l’impression que tu te contredis. Muse ne comprend pas les mots de la créature, du moins leur sens exact mais l’instant d’après, il y a cette ligne de dialogue, assez claire »

« Quoique, à choisir, il préférait largement tenir compagnie à la bestiole qu’aux deux énergumènes qu’il avait récolté avant elle »

Un peu lourd et maladroit

« Désolé de t’avoir fait peur, ma grande, mais faut qu’on avance. J’ai pas envie de passer ma vie dans ce tunnel. »

Là, on s’attendrait presque à ce que Muse aide la créature ou, du moins, à ce que la créature ait une réaction face à son refus de l’aider

« avec de plus en plus d’une végétation au feuillage grisâtre »

Maladroit

Voilà voilà ! Je vais passer au suivant, du coup
AnatoleJ
Posté le 11/01/2021
C’est rassurant s’il y a moins de lourdeurs, peut-être qu’à force je vais réussir à les repérer tout de suite dès mes propres relectures ! (un jour, on y croit ...) Merci encore pour tes retours très précieux :)


« Là, c’est juste un petit quelque chose qui me chiffonne. Piste d’atterrissage m’évoque des avions, du coup le terme est un peu « hors contexte » par rapport à ton histoire. On suit le point de vue de Muse, qui n’a sans doute jamais vu d’avions de sa vie. Du coup, le terme « piste d’atterrissage » ne peut pas lui être connu. C’est comme si tu faisais dire à Louis XVI qu’il a du mal à capter le wifi, alors que tu es dans un récit historique, tu vois ce que je veux dire ? »

*sors un flingue caché sous une perruque poudrée* Jean-Mi, j’ai trouvé l’imposteur. Ce fichu androïde a pris la place du roi ! On a bien fait de planquer des brouilleurs de signaux dans tout le palais !
Plus sérieusement, j’ai du mal à voir le problème : dans un monde fantasy, rien n’interdit d’avoir des pistes d’atterrissage pour des dragons, des bateaux volants, des planeurs magiques, ou n’importe quel autre bidule imaginaire qui vole. S’il faut que ça atterrisse et que c’est plus facile à faire sur une piste, il y a bien quelqu’un qui a pu appeler ça une piste d’atterrissage un jour ^^

« la trame de l’essence de son porteur. » : Un peu lourd ; on a presque l’impression qu’un mot est en trop

Pour celui là, j’avais hésité à ne pas mettre trame, mais j’avais peur que ce ne soit pas assez clair ... dans tous les cas, je note qu’il faut alléger !

« Là, on a un peu l’impression que tu te contredis. Muse ne comprend pas les mots de la créature, du moins leur sens exact mais l’instant d’après, il y a cette ligne de dialogue, assez claire »

Hum ... tu as raison, ce n’est pas très cohérent tel quel :/ Peut-être qu’en précisant que c’est la traduction la plus précise que Muse peut faire ce serait mieux ? Je vais y réfléchir !

« Là, on s’attendrait presque à ce que Muse aide la créature ou, du moins, à ce que la créature ait une réaction face à son refus de l’aider »

Je vois ce que tu veux dire, je pense que je vais rajouter une petite phrase pour expliciter pourquoi Muse ne l’aide pas (il ne se considère pas altruiste, et est déjà débordé par la situation). Pour le fait que Drk ne réagisse pas, par contre ... c’est parce que c'est Drk x)
A.C. Castelein
Posté le 11/01/2021
D'accord, je comprends l'argument pour la piste d'atterrissage... SAUF QUE... tu as parlé de machins qui volent avant ?
AnatoleJ
Posté le 12/01/2021
Non, et il me semble que je n’en parle pas non plus après, mais ça ne me paraît pas si essentiel que ça !
En fait, sur une échelle de 0 à Tolkien, j’ai une approche assez minimaliste de l’exposition d’univers (et je suis très doué avec les chiffres et les échelles, mais ça n’a rien à voir). Je n’explique quelque chose que si :
- ça gêne la compréhension de ne pas avoir d’explication (par ex., ne pas avoir assez bien expliqué que la lumière du jour vient des fleurs, c’est une erreur de ma part à rectifier)
- ça va avoir une importance scénaristique pour la suite (le fameux caillou de Tchekov)
- ça me fait marrer/c’est stylé et ça ne freine pas l’histoire
« Piste d’atterrissage » est compréhensible sans explication, donc on ne serait pas dans la catégorie 1. Les trucs volants ne vont pas intervenir, donc pas la catégorie 2 non plus. Si je me lance dans une explication sur les bateaux volants de légende (par exemple, parce qu’il n’y a pas que ça qui vole dans les chansons de Muse) à ce moment-là, ça va freiner la narration ... donc pas la catégorie 3 non plus.
Donc, comme « piste d’atterrissage » est compréhensible immédiatement par un lecteur de notre monde, et cohérent avec l’univers, aucune raison de s’en priver ^^ Et si le lecteur se questionne, pour moi c’est bonus !
Hastur
Posté le 29/12/2020
Hello :)
Ah, j'ai enfin pris le temps de lire ce chapitre !

Très très chouette, très triste d'une certaine manière avec Drk qui ne peut pas sortir des souterrains. Mais les choses s'améliorent vite et il y a même une douce légèreté à la fin ! L'humour est toujours présent, Gulliver est vraiment top à ce niveau là.

"FEÏ ? T’ES LA ? beugla le poney."
Magique ! J'imagine tellement bien la scène, presque burlesque x)

"mais rien n’était certain, avec lui "
A qui se réfère lui ?

Le chemin était moins écrasant que les boyaux qu’ils avaient parcourus la veille, grâce à la minuscule fente qui apparaissait au-dessus de leur tête de temps à autre. "
J'ai trouvé la phrase un poil lourde avec le qu'ils + qui à la suite.

Je suis très curieux de voir où tu vas nous emmener dans le prochain chapitre. Ce qui est certain, c'est que pour l'instant, j'ai toujours ce sentiment d'aller de surprise en surprise. Cette patte d'originalité qui imprègne ton récit est vraiment extra je trouve :).

A très vite !
AnatoleJ
Posté le 02/01/2021
Hello :D

Merci, ravi que les mésaventures de Muse et de sa grandissante collection de boulets te surprennent encore, je crois que c’est un des meilleurs compliments qu’on puisse me faire ^^ (je sais plus où me mettre moi après haha)

« "mais rien n’était certain, avec lui " A qui se réfère lui ? »
A Feï, je vais rendre ça plus clair !
C’est noté aussi pour la phrase trop longue, tu as raison.

Merci pour tes retours qui sont très encourageants, à bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 29/12/2020
Coucou !

Eh ben c’est un chapitre vachement plus mélancolique ^^ Mais toujours très plaisant à lire ! L’histoire avance pas à pas, et les personnages sont toujours aussi savoureux ! Les échanges entre Muse et Gulliver me font mourir de rire, et Feï me tue x) Et la transition de Muse est fluide et parfaitement naturelle !
Juste une petite question, pour être sûre, les magos et les maegis c’est la même chose ?

Pour mes notes de lecture :

- « Des lueurs s’échappaient aussi de la brèche, en une quantité assez impressionnante, ce qui voulait dire qu’il y avait sans doute un sacré paquet de broussailles souterraines en-dessous. »
Alors j’avoue que j’ai un peu bloqué sur cette phrase parce que je comprenais pas trop le lien entre les lueurs qui s’échappent de la brèche et la quantité de broussailles ^^’


- « Muse devina que s’ils n’avaient pas été là pour jouer les boulets, il aurait déjà sauté depuis longtemps pour voir de plus près d’où les petites lueurs étaient sorties.. »
J’ai trouvé cette phrase un peu lourde, peut-être que ça vaudrait le coup de la raccourcir un peu (et soit il y a un point en trop soit il en manque un).


- — Vas-y. » l’encouragea le gnome d’un geste de la main. Feï le regarda, sans oser les abandonner, visiblement. « Je suis claqué, donc prends une petite heure pour explorer si ça t’amuse. C’est pas comme si j’pouvais aller loin tout seul, de toute façon.
Alors ce passage illustre plutôt bien le problème que j’ai avec tes guillemets. J’arrive pas à comprendre comme tu les utilises exactement… Tu n’ouvres pas ton dialogue dessus, et tu ne le fermes pas non plus, donc tu te retrouves avec des guillemets qui ne sont jamais complètes…

- « Muse s’approcha prudemment de la brèche, en gardant ses distances avec le poney, même si la tentation de le pousser se faisait de plus en plus grande. »
Là j’ai juste beaucoup ri x)

- « — Feï ? Plus vite je serais débarrassé de lui, mieux je me porterais. De toi aussi, d’ailleurs. »
Tu utilises le conditionnel, or je pense que le futur serait plus adapté dans ce contexte.

- « Donc soit Feï se foutait de leur gueule, soit il avait une audition exceptionnelle - ce qui impliquait qu’il avait sans doute entendu toute leur conversation, mais n’avait même pas pris la peine de réagir à leurs doutes. »
Là aussi j’ai beaucoup ri x)

- « — Retourne-toi et poses des questions plus tard, tu veux ? »
« Pose » non ?

- « même si Muse était à peu près certain que ça ne devait pas changer graand chose »
Il y a une faute de frappe.

- « Mais j’en ai jamais croisé ailleurs qu’à Pierremêle, avant, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison. »
Je pense qu’il manque un « si ».

- « Désolé que t’ai perdu ton groupe »
« que t’aies » plutôt !

J’attends la suite avec impatience ! À bientôt :D
AnatoleJ
Posté le 02/01/2021
Coucou !

Je suis content que tu ais trouvé à ce chapitre un côté plus mélancolique, parce que ... ce serait probablement un spoiler si j’expliquais pourquoi, héhé ^^

« Juste une petite question, pour être sûre, les magos et les maegis c’est la même chose ? »
C’est tout à fait ça, il y a juste un des deux termes qui est moins neutre que l’autre (indice : celui qui rime avec craignos)

« Alors j’avoue que j’ai un peu bloqué sur cette phrase parce que je comprenais pas trop le lien entre les lueurs qui s’échappent de la brèche et la quantité de broussailles ^^’ »

Tu fais bien de me le signaler, c’est typiquement le problème quand on écrit des one-shot dans un même univers, j’oublie de réexpliquer les éléments de base d’une histoire à l’autre ^^ ’ (oups)
La version simplifiée, c’est que la lumière du jour provient des plantes (et non du soleil comme chez nous) : les fleurs lâchent des bulles de lumière le matin, et les ravalent le soir (je vais rajouter une version vulgaire de cette explication dans le texte héhé)

« Alors ce passage illustre plutôt bien le problème que j’ai avec tes guillemets. J’arrive pas à comprendre comme tu les utilises exactement… »

Arf oui, elles sont logiques pour moi (en fait je les utilise seulement de façon excluantes quand il y a de la narration et du dialogue dans un même paragraphe, pour bien différencier ce qui est dit à haute voix et ce qui fait partie de la narration du point de vue interne). Je crois que je n’arrive pas à me décider sur comment m’en servir parce que je vois un peu de tout dans les livres édités, à force j’ai mélangé sans m’en rendre compte pour faire ma propre graphie x) Je vais étudier la question pour voir ce qui se fait le plus et sera le plus clair pour tout le monde !

C’est noté pour tout le reste ! Merci pour ton précieux retour, ça m’aide toujours autant ^^

A bientôt :D
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