Chapitre 7 : Cauchemar

Notes de l’auteur : Encore un peu de patience et les choses sérieuses vont bientôt commencer ! ;)

Après le spectacle le plus ennuyant qu’elle n’ait jamais vu, Amélia vit enfin les rideaux descendre sur la scène et les acteurs s’incliner. Suivant l’exemple de toute l’assemblé, la jeune fille se mit tout de même – mais avec une certaine mauvaise foi – à applaudir les comédiens avant qu’ils ne disparaissent enfin en coulisse.

Les lumières se rallumèrent et tout le monde se leva, prenant la direction de la sortie. Amélia fut la première à quitter son balcon, trop pressée de sortir de cet enfer de jupe et de jupon colorés. Elle prit tout de même le temps d’attendre son frère qui arriva aux côtés d’Anita en rigolant et de l’accompagner dans les nombreux escaliers du théâtre.

Une fois dans le hall, tout le monde se dit au revoir. Anita rejoignit sa famille, Roman et Azura firent une nouvelle fois le tour de l’assemblé alors que Luvenia, Arya et Eras se dépêchèrent de rejoindre les fiacres au dehors pour retrouver la petite Galena.

Dans la foule, Amélia se retrouva bien vite séparée de son frère. Les gens se bousculaient pour sortir et partout autour d’elle des voix s’interpellaient et parler dans une cacophonie assourdissante. La jeune fille tenta tant bien que mal de retrouver Azriel au milieu de cet océan d’inconnus, mais ne réussit qu’à se prendre les pieds dans sa robe et de manquer de tomber. Quand le vestibule se vida enfin d’une bonne partie des courtisans, l’adolescente remarqua Aven non loin qui lui jetait un regard étrange avant de suivre sa famille au dehors.

Elle l’observa s’en aller, un peu perdue et se remit à la recherche de ses parents et de son frère. Elle les trouva finalement en pleine discussion avec ce qui semblait être M. et Mme Wilkins, les vampires tenant la célèbre boutique de vêtement L&L de la Grand-rue.

Mais alors qu’elle fit un pas en avant pour les rejoindre, elle manqua tomber. Quelqu’un venait de marcher sur sa robe et ne semblait pas décidé à la laisser s’en aller. Elle sentit une violente colère monter en elle. Qui avait osé malmener ainsi l’habit qu’Emily avait pris tant de soin à lui confectionner ?

Amélia se retourna, les sourcils froncés. Mais quand elle aperçut enfin la personne qui la retenait, elle se sentit pâlir.

Devant elle se dressait Fiona Lerouge, la matriarche de la plus puissante famille de sorciers après les Moonfall. Elle n’était pas très grande, à peine quelques centimètres de plus que la jeune fille. Pourtant Amélia avait l’impression que la sorcière était aussi imposante que la statue d’Aurora au dehors. Incapable d’esquisser le moindre geste, l’adolescente fixait la vieille femme devant elle, paralysée. Un étrange sentiment d’insécurité se rependit dans sa poitrine comme un venin. Elle sentit presque aussitôt son essence réagir et se mettre à tourner en rond comme un lion en cage, prête à bondir.

Mais Amélia se sentait bien incapable de faire le moindre mouvement. Elle se sentait prise au piège comme une petite souris face à un serpent.

Alors que Fiona se penchait en avant comme pour étudier de plus près la jeune fille, une ombre se dressa entre elles, écartant l’adolescente de la vieille dame qui se redressa lentement. Amélia reprit doucement contenance alors que la silhouette devant elle la faisait reculer de quelques pas, sa robe enfin délivrée de l’escarpin de la matriarche.

Quand elle releva leva les yeux, Amélia en resta comme deux ronds de flans. Azura se dressait entre Fiona et elle comme un rempart. La mère serrait dans sa main le poignet de sa fille, sans quitter des yeux la sorcière de sang qui lui faisait face. Jamais elle n’avait vu sa mère aussi grande et forte.

Fiona l’étudia un moment avant de renifler avec dédain. Amélia remarqua alors que le reste de la famille Lerouge se trouvai juste à l’entrée, dans l’ombre, observant la scène d’un œil attentif. Seul Aven restait hors de vue.

– À votre place, je reprendrai l’éducation de votre fille Azura, dit-elle d’une voix traînante, pleine de venin. Elle laisse vraiment à désirer.

Azura se crispa, mais elle ne se laissa pas faire pour autant. Relevant le menton, elle toisa avec la même froideur la vieille femme devant elle. Hors de question de perdre la face devant cette harpie !

– L’éducation de mes enfants ne regarde que moi, Mme Lerouge, en aucun cas il vous revient le droit de la juger. Si vous voulez bien nous excuser à présent, nous allons prendre congé.

La jeune femme s’inclina légèrement avant de conduire d’une main ferme Amélia à travers le hall. Devant les grandes portes, Roman, Azriel et le reste de la famille les attendaient.

– Votre famille est en pleine décadence, ma chère. Une gamine écervelée et un mourant comme principaux héritiers, la si grande famille Moonfall est tombé bien bas. Prenez garde ! Un malheur est si vite arrivé…

Amélia se figea. Elle sentait le regard obscur de la matriarche sur son dos. Elle avait presque l’impression que la vieille sorcière cherchait à lui labourer le dos à la seule force de ses yeux. Elle en eut des frissons.

Azura ne s’arrêta pas à la porte. En les voyant arriver, Roman et les autres descendirent les escaliers en direction des fiacres qui les attendaient aux bas des marches, prêts à s’enfoncer dans les ténèbres. La jeune fille ne put s’empêcher de jeter un dernier regard en arrière alors qu’elle suivait ses parents à l’extérieur.

Fiona n’avait pas bougé, mais une étrange flamme s’était allumée dans son regard.

Devant leur fiacre, Azura se chargea elle-même de faire monter ses enfants l’un après l’autre dans l’habitacle avant d’y prendre place à son tour. Roman ferma la marche et s’installa au côté de son épouse alors que le valet de pied refermait déjà la porte derrière lui. Le cocher siffla et aussitôt les chevaux se mirent au trot. Derrière eux, Amélia pouvait entendre les deux autres fiacres de la famille qui les suivaient dans les rues du Quartier des Sorcières.

La jeune fille osait à peine regarder sa mère en face. Les bras croisés, Azura fulminait, pianotant furieusement des doigts sur les manches de soie de son habit.

– Je… je suis désolée, mère, souffla l’adolescente, je ne voulais pas…

– Ne t’excuse pas Amélia, la coupa sèchement sa mère avant de soupirer, c’est ma faute.

Amélia releva les yeux, surprise. Roman prit la main de sa compagne dans la sienne, enlaçant leurs doigts. Il avait une expression plus sombre qu’à l’accoutumé. L’adolescente ne comprenait pas. Elle se tourna vers son frère à la rechercher de réponses, mais il semblait tout aussi perdu que la jeune fille ou presque. La jeune fille reporta son attention sur sa mère. Devait-elle prendre la parole la première ? Elle n’était plus trop sûre de rien…

Azura regarda longuement par la fenêtre. On aurait dit qu’elle fuyait leur regard à tous. Puis elle laissa échapper un soupire et se tourna finalement vers sa fille. Ni haine, ni colère ne transparaissait de ses prunelles azurées, juste de la tristesse et une peur profonde. Amélia ne reconnaissait pas ce regard, jamais encore sa mère ne l’avait regardé ainsi.

– J’aurai dû faire plus attention, dit-elle d’une voix calme. Ne t’approche jamais de cette femme, tu m’entends ? Elle est plus dangereuse que tu ne peux le penser. Et je refuse qu’il vous arrive malheur à l’un comme à l’autre, ajouta-t-elle en observant ses enfants tour à tour.

Amélia en resta sans voix et hocha simplement la tête.

Jamais la jeune fille n’avait vu sa mère ainsi. Elle ressemblait à une mère, une vraie, sans langue de vipère ni regard noir. Juste une femme qui aimait ses enfants et qui ne cherchait qu’à les protéger. Quand l’adolescente l’avait vu se dresser entre elle et la vieille sorcière, elle n’avait pas vu la femme hautaine qu’elle avait appris à défier, elle avait vu une maman prête à se battre. Rien à voir avec l’aristocrate au port altier qu’elle laissait paraître en temps normal. Elle lui avait semblé grande, forte… puissante.

Le reste du trajet se fit dans le plus grand des silences. Amélia, les yeux baissés, se laissait lentement bercer par les bruits des sabots sur les pavés. Elle était un peu honteuse de s’être laissé surprendre par Fiona Lerouge alors qu’Anita l’avait déjà prévenue lors la pièce. Le regard féroce de la matriarche lui revenait sans cesse en mémoire. Était-elle aussi venimeuse et dangereuse comme tout le monde le pensait ? Amélia peinait à douter. Cette femme lui avait fait peur, vraiment peur. Elle comprenait un peu mieux la réaction étrange d’Aven, elle non plus ne serait pas rassurer avec une femme pareille dans son dos…

À côté d’elle, Azriel s’était endormi. Sa tête se balança un moment d’un côté puis de l’autre avant de tomber sur l’épaule de la jeune fille. Amélia sourit en regardant son frère dormir. Il semblait si calme et serein…

Il semblait… en bonne santé.

De retour chez elle, Amélia se dirigea comme un fantôme jusqu’à sa chambre où elle se laissa simplement tomber sur son lit. Sa rencontre, bien que brève, avec la matriarche des Lerouge l’avait vidé, épuisé. Là, l’adolescente ne rêvait que d’une chose : plonger dans ses draps et retrouver le doux monde des rêves au plus vite !

Elle dut toute fois se relever pour se changer. Une fois fin prête pour aller se coucher, M. George apparut à la porte. Ses vêtements paraissaient désordonnés et sa moustache de travers. Amélia ne put retenir un sourire. De toute évidence, Galena s’était bien amusé en leur absence.

– Je viens vous souhaiter une bonne nuit, sourit le vieux majordome. Votre frère est couché, sonnez-moi si vous avez besoin de quelque chose.

– Merci M. George. Bonne nuit.

Le vieux bonhomme s’inclina et se retourna pour se retirer. Mais avant qu’il n’ait pu faire un pas dans le couloir pour s’en aller, Amélia se releva dans ses draps.

– M. George ?

– Oui mademoiselle ? demanda-t-il en se tournant vers elle.

L’adolescente hésita un instant avant de se tourner vers le vieux majordome.

– Que savez-vous de Fiona Lerouge ?

– Fiona Lerouge dites-vous ? fit-il d’un air pensif.

– Oui.

– Eh bien… je ne sais pas grand-chose, confit-il un peu confus. Fut un temps où elle était une extraordinaire jeune sorcière, mais les années passant l’ont rendue amère et mauvaise. J’ignore combien elle a dû souffrir dans sa vie, mais je vous déconseille fortement de vous trouver dans la même pièce qu’elle.

– Est-ce vrai qu’elle n’hésite pas à éliminer des membres de sa propre famille ? demanda Amélia soudain inquiète.

M. George regarda un instant la jeune fille, la mine perplexe.

– Si vous avez peur pour la vie du jeune Aven, dit-il lentement, sachez qu’il ne craint rien. Même si je ne m’intéresse pas à la politique des sorcières ni aux ragots, il est de notoriété publique que ce jeune arrogant est le favori de Mme Lerouge.

Il y eut un silence, puis le vieux majordome fit un pas en avant.

– Pardonnez mon impolitesse mademoiselle, mais même si je ne suis qu’un humble majordome, je n’en reste pas moins humain. De ce fait, je n’ai pas oublié les atrocités faites aux miens lors de cette affreuse guerre menée par les Lerouge. Et, bien que je n’éprouve aucune rancœur envers les sorciers en général, il est vrai que la simple mansion cette famille me hérisse le poil.

Amélia regarda longuement le vieil homme devant elle. En y réfléchissant, elle n’avait jamais pensé à lui demander quoi que ce soit sur sa vie en dehors du manoir. Au fond, elle ne savait rien de lui ou de son passé. Combien de personnes qui lui étaient chères avaient péries lors de la seconde guerre ?

Honteuse de son ignorance, Amélia détourna les yeux.

– Ne vous excusez pas M. George, je n’aurais pas dû poser la question. Je suis navrée.

Le majordome paru surprit un instant, puis il s’inclina, un léger sourire aux lèvres.

– Bonne nuit mademoiselle.

– Bonne nuit.

Le vieil homme jeta un dernier regard à l’adolescente et disparut finalement dans le couloir. Amélia regarda par la fenêtre, songeuse, avant de se tourner vers sa table de chevet. Elle éteignit la lumière et s’allongea dans ses couvertures. Il y avait tant de chose qu’elle ignorait sur son monde et sur son propre entourage…

Doucement ses paupières se fermèrent et l’obscurité fut bientôt totale.

Quand elle ouvrit à nouveau les yeux, Amélia mit un moment à comprendre où elle se trouvait. Tout était sombre autour d’elle. Peu à peu, ses yeux s’habituèrent aux ténèbres. Elle distingua alors les rues désertes et l’architecture gothique du Quartier des Vampires. L’adolescente regarda autour d’elle, un peu perdue. N’était-elle pas dans son lit quelques instants plus tôt ? Tout lui semblait flou, elle-même se sentait cotonneuse.

Quelque chose de frais s’écrasa soudain sur sa joue. En portant une main à son visage, Amélia découvrit qu’il s’agissait d’une goutte d’eau. Elle releva aussitôt les yeux au ciel et découvrit d’épais nuages masquant le soleil. Puis une autre goutte vint s’écrasé sur son front, et une autre. Très vite, la pluie recouvrit tout sur son passage. Les frissons se transformèrent en grelottement, puis en tremblement. Rapidement, l’adolescente se retrouva trempée jusqu’aux os.

Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’avancer. Pieds nus et en chemise de nuit, Amélia continuait d’avancer dans les rues sombres et pavées. Il y avait quelque chose de familier ici. Quand était-elle venue pour la dernière fois ?

Soudain, la jeune fille distingua une ombre à travers le rideau de pluie. Un cri retentit, claquant à ses oreilles, résonnant sur les murs qui l’entouraient, écho lugubre d’une nuit sinistre. Elle reconnaissait cette voix.

– Emily !

Sans plus se soucier de la pluie ou du froid, Amélia se mit à courir en direction de l’ombre. Une silhouette se releva et disparut dans un coin alors que la jeune fille se précipitait vers le corps de son amie étendu sur la chaussée.

– Emily accroche-toi, je t’en prie ! Tiens bon !

La fée tourna un regard vitreux vers son amie. Amélia avait les yeux rougis de larmes. Elle ne pouvait pas la perdre à nouveau, pas encore ! Il fallait qu’elle la sauve, qu’elle se dépêcher ! Il fallait…

Soudain le corps d’Emily devint glacé sous la pluie à présent battante. Amélia la serra dans ses bras en sanglotant. Elle ne pouvait pas revivre ça, pourquoi fallait-il qu’elle perde son amie encore une fois ?

Puis les lèvres du cadavre se mirent à bouger, prononçant des paroles inaudibles La sorcière se figea, les yeux grands ouverts d’horreur alors que le corps de son amie se décomposa dans ses bras, redevenant poussière avant de disparaître totalement dans un courant d’air.

Affolée, Amélia regarda de tout côté. Elle se releva chancelante, tournant et retournant sur elle-même sans savoir ce qu’elle cherchait vraiment.

– Emily ! Emily !

– Ami.

Amélia sursauta et se retourna d’un bond. Quelques mètres plus loin dans la ruelle se dressait Emily. Le visage caché par sa franche blonde mouillée, elle semblait différente de la fée que l’adolescente avait connue.

– Emily ?

La pluie s’était calmée, mais la rue était toujours plongée dans les ténèbres. Et, en s’approchant de quelques pas, Amélia eut un haut-le-cœur. Elle plaqua une main tremblante sur sa bouche, se débattant contre la violente nausée qui lui retournait l’estomac.

Emily se trouvait bien là, debout devant elle. Mais son visage était livide, ses cheveux emmêlés et ses vêtements trempés déchirés là où le tueur avait frappé. Un sang écarlate continuait de couler de sa blessure, imprégnant le tissu de son vêtement de rouge avant de couler le long de sa jupe pour tomber sur le sol dans un ploc-floc sordide.

Amélia ne put s’empêcher de faire un pas en avant.

– Emily…

– Tu m’as abandonné.

Amélia se figea. Les mots d’Emily étaient aussi tranchants et froids que des lames qui lui labouraient la poitrine. La sorcière sentit son cœur se serrer. C’était la première fois que des mots lui faisait aussi mal.

– Tu m’as abandonné, répéta la fée. Tu m’as abandonné.

– Non ! Non, c’est faux !

– Tu m’as abandonné comme tout le monde. Tu m’as laissé mourir. C’est ta faute si je suis morte. Comment peux-tu encore te regarder dans la glace ? Meurtrière !

– Arrête ! cria Amélia les mains plaqués sur ses oreilles.

– Meurtrière !

L’adolescente ferma les yeux de toute ses forces. Ça ne pouvait pas être réel, c’était impossible. Jamais Emily ne lui aurait dit pareil chose.

– Ça n’est pas réel… marmonna la jeune fille. Ça n’est pas réel, ça ne peut pas être réel…

– Meurtrière ! Meurtrière ! Meurtrière !

– TAIS-TOI ! hurla Amélia en relevant les yeux

Et l’adolescente se figea. Ses yeux s’ouvrirent en grand alors qu’un silence pesant s’abattit sur elle. Emily la regardait toujours à travers sa frange emmêlée. Amélia n’osait plus bouger d’un pouce, retenant sa respiration. On aurait dit que le temps s’était soudain suspendu.

– J’ai peur… murmura Emily dans un souffle à peine audible.

Puis elle s’effondra.

Morte.

À nouveau.

Amélia se mit à trembler de tous ses membres et s’écroula au sol où elle se mit à hurler comme une folle. Ça ne pouvait pas être réel. Pas encore, pas à nouveau. Elle ne pouvait pas la perdre à nouveau ! Elle voulait se réveiller.

Pleurant à chaude larme, la respiration haletante, la jeune fille ferma les yeux de toute ses forces, recroquevillée sur la chaussée humide.

Un bruit sourd la fit soudain ouvrir les yeux. Elle se releva d’un bond, affolée. Sa tête lui tourna un instant, puis elle regarda alentour. Elle se trouvait à nouveau dans sa chambre. Ruisselante de sueur, la respiration saccadée, le corps encore tremblant, mais bien dans sa chambre.

Un flash de lumière éblouit brusquement toute la pièce, dessinant des ombres sur les murs. Puis le tonnerre gronda, la faisant sursauter. Après un instant de silence, elle soupira.

– Je suis dans ma chambre, se répétait-elle, tout va bien, ce n’était qu’un cauchemar…

L’adolescente mit un moment à reprendre son souffle et jeta un regard par la fenêtre. Le ciel était noir de nuage. Le jour n’était pas encore levé mais la lune et les étoiles demeuraient cachées. L’orage grondait au dehors, faisant trembler les fenêtres de sa chambre. La pluie était battante et martelait les vitres dans un vacarme étrangement apaisant. Au loin, Amélia pouvait même apercevoir des éclairs.

La sorcière se détourna de la fenêtre et alluma sa lampe de chevet. Elle vit alors la boîte à musique que son frère lui avait offert la veille et la prit dans ses mains. Ouvrant le couvercle, elle laissa la douce mélodie s’en échapper et lui réchauffer le cœur. Les images de son mauvais rêve lui revinrent soudain en mémoire. Aussitôt, des larmes se formèrent aux coins des yeux de l’adolescente qui referma le couvercle avant de serrer le coffret contre son cœur et de fondre en larme.

– C’est pas ma faute…

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Elora
Posté le 14/04/2021
La vieille est effrayante !
C'est incroyable de dégager autant de haine et de froideur, c'est à se demander si elle est vivante !
On découvre un nouveau côté de la personnalité d'Azura, qui prouve que tout ce qu'elle veut, c'est protéger ses enfants.
Ce rêve était incroyablement vrai, c'est flippant, j'en suis même venu à me demander si Amélia n'était pas somnambule ! J'espère que la jeune fille n'a pas cru aux accusations de la fausse Emily, la pauvre a déjà vécu beaucoup de chose, il ne manque plus que sa propre conscience lui pourrisse la vie.
Aven m'intrigue, après avoir été confrontée au reste de sa famille, je trouve qu'il est étonament gentil est normal, et son absence est des plus étrange.
J'adore ce chapitre, je n'ai rien à dire de négatif dessus, il fluide et détaillé, l'ambiance sombre est cool, je m'y serai vraiment crue !
Lunatique16
Posté le 14/04/2021
Merci pour ton commentaire ! Il m'a fait trop plaisir, tu n'a pas idée ! :D
Je suis contente de voir que la scène du cauchemar t'ai autant plu, je l'aime beaucoup aussi et j'avais un peu peur qu'elle ne soit pas assez prenante ^^'
Quant à Fiona Lerouge... si tu savais ! Malheureusement on en saura pas plus avant un moment ;)
Pluma Atramenta
Posté le 16/07/2020
Coucou ! Super chapitre, comme d'habitude. Je rejoins Zoju, le début est plutôt "calme" mais cela trace une atmosphère très plaisante et la froideur de Lerouge est ainsi très bien mise en valeur. Cependant, je pense que tu devrais forcer sur ce qui se passe autour d'Amélia pendant son échange avec Lerouge. Ca restait assez flou pour moi.
J'aime encore plus Azura, maintenant ! :)
Et pour le cauchemar... C'était vraiment très bien joué, je trouve ! On ne comprend pas trop comment Amélia est arrivée là, on a peur... C'était spectaculaire ! Continue sur cette voie ;)
Puisse tes rêves s'étirer jusqu'aux étoiles !
Pluma.
Lunatique16
Posté le 16/07/2020
Salut ! Merci pour le commentaire, ça fait toujours aussi plaisir ^^ pour ce qui est de "l'entretiens" entre Fiona et Amélia je pourrais voir comment l'améliorer dans une prochaine relecture
Zoju
Posté le 15/07/2020
Salut ! Chapitre plutôt "calme". Je suis contente de découvrir une autre personnalité à Azura qui je trouve lui correspond mieux. Fiona Lerouge semble faire l'unanimité lorsque l'on parle d'elle. Il faut la fuir. On a bien ressentit l'angoisse d'Amélia face à cette femme. Reste à savoir où se positionne Aven au sein de sa famille. J'ai souris quand monsieur George a demandé à Amélia si elle s'inquiétait pour le jeune homme. Je pensait qu'Amélia allait riposter, mais elle n'a rien dit. En tout cas, elle n'est pas la seule à ignorer le passé de son majordome. Juste une petite question, je ne me souviens plus à quel peuple il appartient. La fin du chapitre est plutôt triste. En tout cas, hâte de lire la suite ! :-)
Lunatique16
Posté le 15/07/2020
Salut, merci pour ton commentaire ^^ c'est vrai que Fiona n'est pas très apprécié, et quand on connait l'histoire de sa famille on comprend pourquoi ! C'est quand même elle qui a relancé la guerre entre sorcier et humain plus de soixante ans plus tôt, ce qui a conduit à pas mal de victime et une révolution.
Pour répondre à ta question, M. George est humain, et en plus il le dit à Amélia quand elle lui pose des questions sur la matriarche Lerouge : "je n’en reste pas moins humain" ^^'
C'était pas clair ?
Zoju
Posté le 15/07/2020
C'est juste que dans ma tête parfois humain et sorcier, c'est la même chose, mais maintenant que tu le dis c'est vrai qu'il l'avait dit. Moment de distraction Sorry
Lunatique16
Posté le 15/07/2020
C'est rien t'inquiète pas, ça m'arrive aussi x)
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