Chapitre 7

Notes de l’auteur : Bonjour ! Je vous souhaite à tous une très belle année :D
Bonne lecture !

Une foule de sentiments se déversa en un instant sur le visage d’Altaïs. Colère, douleur, tristesse, mais aussi peut-être une pointe de soulagement… Alexander se demanda comment le regard pâle pouvait abriter un tel flot d’émotions contradictoires, là où il se serait attendu à voir de la joie. Il comprit que les relations entre les membres de la famille royale devaient être bien plus complexes qu’il ne le pensait.

— Que fais-tu ici ? demanda finalement Altaïs.

Sa voix se voulait neutre, bien différente de la tempête qui s’agitait en lui.

— Je viens vous aider, répondit son frère sur le même ton.

Altaïs haussa un sourcil, moqueur. Pour l’instant, c’était visiblement la colère qui primait, songea Alexander.

— Comme tu m’as aidé jusqu’à maintenant ?

— Les choses ne sont plus ce qu’elles étaient, répliqua Natt.

— Non, bien sûr. Il a fallu que ton frère soit accusé de régicide et traqué par ton armée pour que tu te souviennes que tu en avais un.

— Ce n’est pas mon armée. C’est celle d’Aeldor, et elle est donc sous la gouverne du roi.

— N’essaie pas de me faire croire que tu n’as aucun pouvoir sur elle, asséna Altaïs, glacial.

— Je n’en ai plus autant que par le passé, nuança Natt d’un ton tranchant. Ton accusation, ta fuite et notre incapacité à te retrouver m’ont coûté plus que tu ne le penses.

Altaïs eut un rire sans joie.

— Et te voilà prêt maintenant à sacrifier ta place dans le cas où ta trahison s’évente, je ne te connaissais pas si altruiste !

— Je risque plutôt ma tête. Comme ton ami ici présent.

Une lueur de culpabilité traversa le regard du prince. Alexander sentit une pointe d’animosité naître en lui à l’encontre du chef des armées.

— Peut-être que si tu m’avais écouté quand je suis venu te voir nous n’en serions pas là, rétorqua néanmoins Altaïs.

— Si je ne t’avais pas écouté, je ne serais pas là aujourd’hui.

— Et s’il est trop tard ?

— Il n’est pas trop tard.

— À mon avis, ce serait plus rapide pour toi de me ramener au palais.

Altaïs tendit ses mains devant lui, comme un appel pour venir l’enchaîner. Les manches de sa tunique glissèrent légèrement le long de ses bras, et révélèrent les traces marquant encore ses poignets. Natt cilla face à cette vision.

— Non, je ne compte pas t’abandonner à ton sort, dit-il.

Sa voix, qui était restée si impassible jusqu’alors, vacilla quelque peu.

— Une fois de plus ou de moins, qu’est-ce que cela change ? Comment puis-je encore te faire confiance ?

La lassitude et la douleur finirent par remplacer la colère sur le visage d’Altaïs.

— J’ai besoin de sortir un instant, murmura-t-il.

Et avant que son frère n’ait le temps de répondre, il ouvrit la porte. Alexander, qui s’était adossé contre le mur, fit un geste dans sa direction, mais Altaïs lui fit signe de ne pas s’inquiéter. Lorsque la porte se referma, il croisa les bras sur sa poitrine, l’air réprobateur.

— Vous n’êtes pas tendre avec lui.

Il y a quelques jours encore, parler ainsi à son supérieur lui aurait sans doute valu un court séjour en cellule. Mais désormais, il n’était plus un simple soldat. Il était devenu le Protecteur d’un prince en fuite, et cela lui permettait de s’arroger quelques droits. Le regard de glace se ficha dans le sien.

— Nos relations ont toujours été compliquées.

Alexander l’invita à continuer d’un haussement de sourcil.

— Notre mère est morte en le mettant au monde. Et notre père l’a rejointe quelques années plus tard. Altaïs n’avait que quatre ans, mais j’en avais déjà dix-huit. J’étais adulte, j’allais obtenir une haute fonction dans la gestion du royaume. Alors Elaran, notre oncle, est devenu son tuteur, mais Altaïs ne m’a jamais pardonné de l’avoir laissé.

Ses doigts tapotèrent sa jambe, avec un rythme rapide et régulier.

— Je l’ai vu pour la dernière fois la veille du régicide. Il a essayé de m’avertir que quelque chose se tramait, mais je l’ai ignoré.

Sa voix était froide, comme s’il n’énonçait qu’une série de faits ne le concernant en rien.

— Malgré tout ce qui nous oppose, je tiens à lui et je souhaite le protéger.

— Ça n’a pas très bien fonctionné jusqu’à maintenant, observa Alexander.

Natt le foudroya du regard.

— Votre relation avec mon frère n’autorise pas votre impertinence.

Alexander fit une petite moue, mais préféra ne pas relever.

— Pourquoi lui ? Il est loin sur l’ordre de succession, alors quel est l’intérêt de le piéger ?

— Honnêtement, je ne sais pas. La raison qui me semble être la plus plausible est qu’Altaïs est puissant, suffisamment pour mettre à mal les plans de celui qui est responsable.

— Plus puissant que vous ou qu’un autre membre de votre famille ?

— Bien plus oui, il a un véritable don avec la magie. Vous n’avez pas remarqué ? demanda Natt en fronçant les sourcils.

Alexander hésita un instant avant de répondre.

— Il ne peut plus utiliser sa magie.

Ce fut la première fois qu’il vit un sentiment s’afficher aussi clairement sur le visage de son supérieur. Celui-ci ne s’attendait visiblement pas à cette nouvelle au vu de sa stupeur.

— Comment est-ce arrivé ?

Alexander marqua un nouveau temps d’arrêt. Cela regardait Altaïs. Mais face au regard insistant de Natt, il finit néanmoins par répondre.

— Il a été drogué.

Une émotion indéfinissable traversa le visage de Natt.

— Je ne savais pas, dit-il lentement.

Altaïs s’était toujours farouchement raccroché à sa magie. La perdre avait dû être pour lui pire que la mort.

— Il y a beaucoup de choses que vous ne savez pas.

— Vous aussi.

Les lèvres d’Alexander se pincèrent légèrement. Il avait soigné Altaïs. Il avait vu son corps ravagé par la violence et la cruauté. Il était donc à peu près certain d’en savoir plus que Natt sur ce qui était arrivé à son frère. L’homme sembla le comprendre, car il demanda :

— Où était-il ?

— Ici. Dans les bas-fonds.

— Mais comment…

Cette fois, le visage d’Alexander se para d’un éclat plus dur.

— Il était sous votre nez, mais personne n’a été capable de le retrouver et de le sauver. Il a été enfermé, enchaîné, torturé. Il a… Il a été brûlé au fer chauffé à blanc et doit désormais porter la marque de la salamandre.

Sa voix dérailla légèrement sur la fin alors que face à lui, Natt pâlissait de manière presque imperceptible.

— Altaïs a souffert au-delà du possible. Et le responsable est dans votre entourage, ajouta durement Alexander.

— Je sais, répondit simplement le chef des armées. Et c’est pourquoi j’ai choisi de faire confiance à mon frère.

— Alors pourquoi ne faites-vous rien ?

La colère perçait dans la voix d’Alexander.

— Parce que je ne suis sûr de rien d’une part. Mais surtout parce que la guerre civile menace d’éclater sur les terres du royaume, en particulier au Nord. Faire un coup d’État maintenant ne conduira qu’à mettre le feu aux poudres. Aeldor ne peut pas se permettre de sombrer dans le chaos.

Alexander garda le silence. La vie d’Altaïs n’était pas la seule en jeu. Si la royauté s’effondrait, et ce serait le cas si la famille royale se déchirait, plus rien ne retiendrait la guerre qui menaçait de déferler. Car le peuple était en colère. Les restrictions imposées depuis la mort du roi, le renforcement de l’armée, la crise économique qui grondait… Tout cela contribuait à attiser la fureur. Mais quelle était leur issue ? Altaïs pourrait-il retrouver un jour sa place ou serait-il contraint de fuir éternellement comme il l’avait prédit ?

— Que faire alors ? demanda-t-il.

— Pouvez-vous aller chercher Altaïs ? Il ne me reste plus beaucoup de temps.

— Je peux essayer, soupira Alexander.

Il se décolla du mur et ouvrit la porte qu’il referma derrière lui sans un bruit.

 

***

 

Sans sa cape pour le couvrir, Altaïs n’avait en réalité pas pu aller très loin. Il s’était assis dans les escaliers. Il avait besoin de respirer, d’évacuer la colère, d’évacuer la douleur. Celle de ne plus être capable de faire confiance. Celle d’être devenu, sous ses apparences froides et cyniques, aussi fragile que du verre sur le point de se briser.

S’il était honnête, il savait que son aîné, malgré tous ses torts, était tombé dans un piège qu’il n’avait jamais vu se refermer sur lui. Comme tous les autres, il avait simplement été éloigné de ce frère trop jeune. Car, très tôt, le prince s’était retrouvé seul et isolé, avec sa magie pour seule compagne.

Altaïs serra les dents. Il s’était méthodiquement employé à le briser. Et il avait réussi. Il lui avait tout arraché, à commencer par sa vie et son humanité. Mais Altaïs refusait de le laisser gagner, guidé par une haine et une rage auxquelles il déniait le droit de s’atténuer. Même si c’était la dernière chose qu’il devait faire. Aussi, quand Alexander apparut dans le couloir, le prince se releva et plongea son regard si clair dans celui, plus sombre, de son vis-à-vis.

— Je reviens, dit-il simplement.

Alexander lui sourit et Altaïs avança vers lui, déterminé.

 

***

 

Lorsqu’Altaïs pénétra dans la pièce, il était calme. Son frère lui adressa un signe de remerciement respectueux que le prince ignora avant de s’asseoir en tailleur sur le lit. Alexander reprit sa place contre le mur, bras croisés sur la poitrine. Natt les regarda, l’un après l’autre.

— Vous devez aller dans le Nord, annonça-t-il.

— Là où la guerre civile menace le plus ? demanda Alexander, sceptique.

— Précisément. Beaucoup ne sont pas d’accord avec ce qu’est devenue la royauté et seraient ravis de vous aider. Je vous suggère d’essayer de trouver le comte de Stonel. Racontez-lui la vérité. Je suis convaincu qu’il sera prêt à vous protéger.

— Un comte ? Comment être sûr qu’il ne nous vendra pas à la couronne pour s’attirer les faveurs du roi ?

— Parce que c’était un proche de notre père. Il lui vouait une loyauté absolue. Altaïs ne s’en souvient probablement pas, mais le comte de Stonel l’a connu.

Le prince confirma d’un signe de tête qu’il n’avait aucun souvenir de cette rencontre.

— Très bien, nous irons là-bas, dit Alexander d’une voix sûre.

— Vous serez certainement poursuivis, les avertit Natt. Je ne pourrai pas empêcher l’armée de vous traquer et la magie d’Altaïs, tant qu’il ne peut plus la maîtriser, imprègne l’air. Dans la capitale, il était facile de vous dissimuler, mais sur les routes cela deviendra bien plus difficile.

Ils hochèrent la tête, et dans leurs yeux brillait la même lueur de détermination.

— Rendez-vous demain matin à la sortie nord de la ville. J’enverrai quelqu’un vous donner tout ce dont vous aurez besoin pour votre voyage.

Natt se leva de la chaise.

— Encore une chose, méfiez-vous du duc d’Alvsborg. C’est un opportuniste de la pire espèce qui est en partie responsable de la situation politique dans le Nord.

Le mépris était parfaitement perceptible dans la voix du chef des armées. Celui-ci s’approcha ensuite de la porte, mais il se retourna une dernière fois vers son frère.

— Je suis heureux de te savoir en vie, lui dit-il. Et j’espère pouvoir te revoir un jour au palais, sans chaînes.

Altaïs laissa tomber le sarcasme, mais pas son air glacial.

— Moi aussi, répondit-il.

Peu habitué aux démonstrations d’affectation, d’autant plus quand elles se heurtaient à un mur, Natt sortit rapidement de la pièce. Il espérait sincèrement que son frère et son compagnon atteindraient le Nord en vie.

— Eh bien, soupira Alexander. C’était…

— Intense ? suggéra Altaïs.

— Quelque chose comme ça, oui, répondit son vis-à-vis avec un sourire en coin. Au moins, cette fois ton frère n’a pas essayé de me trancher la gorge avant de nous parler.

Altaïs haussa un sourcil, Alexander avait omis ce détail quand il lui avait narré sa rencontre avec Natt.

— Ça ne m’étonne pas, lui non plus n’est pas très commode.

Ils se regardèrent et pouffèrent. Décidément, personne n’était particulièrement commode autour d’eux. Et Altaïs n’était pas sûr que la comparaison entre son frère et l’aubergiste bourru des bas-fonds, qu’il devait d’ailleurs payer grassement, plaise au premier.

 

***

 

— Êtes-vous réellement en train de me dire que le prince aurait été aperçu et que des soldats l’ont laissé s’enfuir ?

La voix du roi s’était faite bien trop doucereuse, à tel point que le commandant devant lui frémit.

— Pas exactement, mon roi. Un ivrogne l’aurait aperçu, nuança le soldat. Mais rien ne permet d’affirmer la justesse de ses propos. Il y a fort à parier que ses paroles étaient de simples élucubrations d’un homme soûl voulant se faire remarquer.

— Où est-ce arrivé ?

— Dans le nord de la ville, mon roi.

— Il se dirigerait vers les bas-fonds ? Mais pourquoi ?

— Il doit penser que nous ne le chercherons pas là-bas.

Ce n’était pas le commandant qui avait répondu. Un homme de haute stature venait d’entrer dans la salle du trône. Ses cheveux de neige et son visage marqué par le temps trahissaient son âge, mais son corps était pourtant empli d’une rare vigueur.

— Envoyez des soldats, ordonna le roi au commandant. Je le veux vivant.

— Il paraît qu’il n’était pas seul, mon roi. Un jeune homme l’accompagnait.

— Ramenez-le aussi, que le peuple voit ce qu’il en coûte d’aider un régicide.

Le commandant s’inclina avant de faire demi-tour pour sortir de la salle au pas de course. Ne restaient désormais plus que le roi, assis sur son trône, et l’homme aux cheveux blancs.

— Adhara, salua ce dernier.

— Quelles nouvelles m’amènes-tu, mon oncle ?

— Laisse-moi choisir des soldats, je poursuivrai Altaïs. Je le connais, je l’ai élevé comme mon fils, mais l’idée qu’il échappe à la justice m’est insupportable. Il a causé bien trop de mal.

— Accordé. Emmène Mathéis avec toi, sa magie vous sera utile.

Elaran acquiesça. Il était légèrement agacé de devoir emmener le frère du roi, qui l’empêcherait d’agir aussi librement qu’il l’aurait souhaité, mais il n’en montra rien.

— Ramenez-le-moi, Elaran. Je le veux à mes pieds. Je veux qu’Altaïs paie pour ses crimes. Je veux que mon visage soit la dernière chose qu’il voit.

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Louison-
Posté le 18/07/2021
Coucou miss-j'écris-comme-je-respire ;)))

J'ai bien apprécié ce chapitre, c'est cool parce que tu as bien su retranscrire la tension qu'il existe entre Altaïs et Natt dans le dialogue, puis entre Alexander et Natt, et ça c'est pas évident à faire. Donc c'est un bon point :D
Et puis, j'ai adoré en apprendre davantage sur le passé d'Altaïs, ainsi que sur le fonctionnement du royaume. Tu insères des petits détails de façon assez subtile, sans que ce soit indigeste d'aucune façon. C'est pire coooool ^^ Et ça donne à voir tout le côté tordu dans les conflits politiques :)

Adhara donc est le roi actuel, et Elaran l'ex tuteur d'Altaïs ? Et il veut sa mort? Pas très sympaaaaa ça :'((

Et bref, rien à redire sur ce chapitre. Il est dynamique et fait avancer l'intrigue, au top :)
Mathilde Blue
Posté le 20/07/2021
Coucou Loulou ! (Raconte pas de bêtises future autrice de best-sellers :p)

Oh contente de savoir que la tension est bien retranscrite ! C’était un peu le coeur du chapitre donc c’est rassurant ^^
Haha, ça pour être tordus les conflits politiques sont sur le podium xD

C’est ça ! Adhara est le roi actuel (fils du roi défunt), et Elaran est son oncle, ainsi que celui d’Altaïs (qui est le cousin d’Adhara, désolée c’est compliqué comme famille xD). Et c’est bien Elaran qui a élevé Altaïs après la mort de ses parents ! Et oui ils sont pas très fun, mais Altaïs est censé être un régicide après tout… ^^

À tout de suite :*
ModesteContesse
Posté le 08/06/2021
Me revoilà, après des semaines d'absence encore une fois xD

Bon ben... direction le nord et la révolte ! Ça va être la folle ambiance là-bas, je le sens xD
La relation entre Altaïs et son frère semble bien chaotique, et je le comprends ! Et Altais ne semble pas prêt de pardonner Natt, et on ne peut que compatir :/ En tout cas, plus j'avance dans l'histoire, plus j'ai l'impression que ce complot politique est inextricable xD
Hâte d'en apprendre plus !

Petite question : qui sont Adhara et Elaran déjà ? Je suis désolée, je lis avec beaucoup de pauses et donc j'oublie et je suis perdue :/ Mais c'est pas du tout de ta faute, t'inquiète ;)

A bientôt ! Je vais essayer d'être plus assidue à l'avenir ;)
Mathilde Blue
Posté le 09/06/2021
Coucou !

Haha, t'en fais pas xD (Au moins maintenant tu es en vacances hihi).

Grosse ambiance en perspective xD
Oui, ils partagent une relation pleine de joie et d'amour. C'est beau, n'est-ce pas ? (Bon Altaïs a bien raison d'être sur ses gardes en même temps, Natt est loin d'avoir été un grand frère exemplaire)

Adhara c'est le roi (qui est monté sur le trône après l'assassinat de son père). Elaran est le Grand Conseiller (numéro 2 du royaume) et le frère du roi défunt et donc accessoirement l'oncle d'Adhara, Natt, Altaïs, etc. Il s'est occupé d'Altaïs après la mort de ses parents !

À bientôt :D
ModesteContesse
Posté le 09/06/2021
D'accord, merci pour le rafraichissement de mémoire ! Je vais essayer de retenir maintenant ^^
Donc, juste pour vérifier : Adhara est le cousin de Natt et Altais, c'est ça ?
Mathilde Blue
Posté le 09/06/2021
Oui c'est ça ! Et le grand frère d'Aliss et Mathéis que tu vas voir prochainement !
Gabhany
Posté le 14/02/2021
Un chapitre très très intéressant, j'ai adoré tous les détails sur le contexte politique d'Aeldor et l'histoire des deux frères. J'avais presque envie de faire un gros calin à Natt <3 oui je l'aime bien celui-là, j'ai un faible pour les beaux ténébreux XD Donc si je ne me trompe pas, Adhara est le roi et Elaran son oncle et aussi celui de Natt et Altaïs ? C'est le frère du précédent toi ?
J'ai bien aimé aussi comment Alex défend Altaïs ^^
A bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 15/02/2021
(Re-) Coucou !

Haha, contente que Natt te plaise x) Quand je le mets en scène, je suis toujours très partagée. J’ai très envie de le secouer, mais en même temps je l’aime bien quand même ^^

C’est ça ! Le roi défunt avait deux frères : Elaran et le père de Natt et Altaïs (qui est mort lorsque ce dernier était très jeune). Il avait également trois enfants, dont l’aîné Adhara a hérité du trône à sa mort.

À bientôt !
petite_louve
Posté le 06/02/2021
Coucou =D

Encore une suite à la hauteur du début ! Des petites révélations ça et là, juste ce qu'il faut pour tenir le lecteur en haleine !
L'échange entre est intéressant dans son contenu mais aussi dans les émotions qu'ils dégagent tous les deux ! Alexander est fidèle à lui même et je l'apprécie vraiment beaucoup ! Tes personnages sont vraiment chouette, c'est un véritable plaisir de lire tout ça !
Mathilde Blue
Posté le 06/02/2021
Coucou !

Ça me fait plaisir que ça te plaise toujours ! Et que tu te sois attachée aux personnages hehe :D

À bientôt !
Hastur
Posté le 12/01/2021
Si ils devaient faire un repas de famille, il y ferait aussi froid qu'en plein hiver eh eh... Pas le fort des frères de communiquer, mais bon, avec le passif qu'ils ont entre eux, rien d'étonnant à cela. C'est même tout à fait cohérent, ça se comprend très bien.

Chapitre mise en place du plan dans une certaine mesure, nos héros ont leur destination, avec j'imagine pour objectif à terme de prendre la tête de la rébellion qui sait ?! D'ici la fin du voyage notre prince aura peut-être retrouvé un semblant de maîtrise de sa magie, et ça va chier sévère ! :D

La traque se met en place et j'ai hâte de voir qui de la proie et du prédateur va l'emporter hu hu ! Les rôles s'inverseront peut-être en cours de route d'ailleurs. Il ne faut pas oublier qu'Alexander n'est pas en reste en matière de bagarre et de magie :).

J'ai repéré deux p'tites choses:
"et que faire un coup d’État maintenant ne fera que mettre le feu aux poudres."
Répétition faire

"qu’il n’avait jamais vu se refermer lui"
sur lui ?

Bon courage pour la suite ! A très vite !
Mathilde Blue
Posté le 12/01/2021
Coucou !

Oulah oui, tu crois pas si bien dire ^^ Faudrait prévoir les doudounes x) Parce qu’effectivement, la communication est pas leur fort :x

Pour leur objectif à terme, ça dépendra de la situation dans laquelle ils se trouvent hehe. Mais on espère que celle-ci sera plus équilibrée et qu’Altaïs va nous éblouir et qu’Alexander va continuer à nous en mettre plein la vue ^^ Reste à voir où ce voyage les mènera…

C’est bien noté pour les erreurs que tu as relevé ! Merci !

À bientôt :D
AnatoleJ
Posté le 11/01/2021
Coucou :D

Fiou, j’en ai eu des obstacles avant d’avoir le temps de me poser pour lire ce dernier chapitre, on est presque au prochain mercredi, ça ne va pas du tout ça ! Au moins j’aurais un peu moins de suspense, parce que maintenant qu’ils viennent de recevoir leur quête officielle et que les « méchants » aussi, leurs problèmes risquent de ne pas s’arranger (d’autant qu’il leur reste à sortir de la ville avant de faire du tourisme dans le nord, rien que ça ça peut mal se passer ... tant d’accidents en perspective ! C'est sadique si j'ai hâte ?)

Mes notes de lecture comme d'habitude :
- « Altaïs eut un rire sans joie. »
Je trouve cette description un peu insuffisante au milieu de l’échange qui est très intense, mais la coupure est quand même bienvenue et bien placée. Peut-être que ça pourrait être l’occasion de rajouter des descriptions de gestes, attitude du reste du corps (puisque pour l’instant tu t’es principalement concentrée sur le visage et surtout les yeux), rappel de leur position dans la pièce, de la distance qui les sépare ?

- « Alexander sentit une pointe d’animosité naître en lui à l’encontre du chef des armées. »
On se calme cow-boy !

- Dans le dialogue (ou trialogue ?) qui commence à « Peut-être que si tu m’avais écouté quand je suis venu te voir nous n’en serions pas là. » et finit à « À mon avis, ce serait plus rapide pour toi de me ramener au palais. » j’ai eu beaucoup de mal à savoir qui parlait même en déduisant avec le contexte. Sans forcément rajouter des incises, peut-être rajouter des descriptions pour ramener l’attention sur chaque personne rendrait ça plus clair ?

- « Ce fut la première fois qu’il vit un sentiment s’afficher aussi clairement sur le visage de son supérieur. Celui-ci ne s’attendait visiblement pas à cette nouvelle au vu de sa stupeur. »
Dans la première phrase, « un sentiment » est flou, alors que « clairement » sous-entend que ce n’est pas flou du tout, au contraire : je pense qu’il serait possible d’alléger ces deux phrases soit en remplaçant « un sentiment » par une description physique de comment son visage montre la stupeur (pour être précis, tout en gardant les deux phrases pour suivre la réflexion d’Alexander), soit en rassemblant les deux phrases en une seule.

- « Alexander garda le silence. La situation était complexe. La vie d’Altaïs n’était pas la seule en jeu. »
A ce stade il n’y a plus trop besoin de nous dire que la situation est complexe, on a le nez dedans ^^

- « Celle de ne plus être capable de faire confiance. Celle d’être devenu, sous ses apparences froides et cyniques, aussi fragile que du verre sur le point de se briser. »
Oh non petit bonhomme :( Qu’on amène des cookies et une boisson chaude à ce garçon TOUT DE SUITE (j’aime beaucoup ces deux phrases sinon)

- « S’il était honnête, il savait que son aîné, malgré tous ses torts, était tombé dans un piège qu’il n’avait jamais vu se refermer SUR lui et qui l’avait éloigné de ce frère trop jeune. »
Il manque le « sur » que j’ai rajouté en majuscule

- « Mais Altaïs refusait de le laisser gagner, guidé par une haine et une rage auxquelles il daignait le droit de s’atténuer »
Je n’ai pas trop compris la fin de la phrase, la définition de "daigner" ne colle pas avec le contexte, mais je n’arrive pas à deviner l’idée que tu voulais mettre ici ?

- « Son frère lui adressa un signe de remerciement respectueux que le prince ignora avant de s’asseoir en tailleur sur le lit. »
Il a réussi à s’assoir ailleurs que sur le sol, je suis si fier de lui

A bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 12/01/2021
Coucou :D

Hehe, c’est habile comme technique ^^ Ouiiiiiii, plein de galères en perspective ! (On va pas se mentir, c’est carrément sadique mais c’est ce qu’on aime).

- « Je trouve cette description un peu insuffisante au milieu de l’échange qui est très intense, mais la coupure est quand même bienvenue et bien placée. »
C’est vrai ! Vraiment, il faut que je travaille sur les descriptions x)

- « Dans la première phrase, « un sentiment » est flou, alors que « clairement » sous-entend que ce n’est pas flou du tout, au contraire : je pense qu’il serait possible d’alléger ces deux phrases soit en remplaçant « un sentiment » par une description physique de comment son visage montre la stupeur (pour être précis, tout en gardant les deux phrases pour suivre la réflexion d’Alexander), soit en rassemblant les deux phrases en une seule. »
Bien vu, je vais changer « sentiment », tu as raison.

- « A ce stade il n’y a plus trop besoin de nous dire que la situation est complexe, on a le nez dedans ^^ »
C’est vrai x) J’ai un peu trop tendance à me mettre dans la tête de mes personnages comme si je découvrais la situation, alors que bon… C’est quand même moi qui orchestre tout et les fiche dans cette situation ^^

- « Oh non petit bonhomme :( Qu’on amène des cookies et une boisson chaude à ce garçon TOUT DE SUITE (j’aime beaucoup ces deux phrases sinon) »
C’est une si bonne idée :’( Il en aura bien besoin… (Merciiii)

- « Je n’ai pas trop compris la fin de la phrase, la définition de "daigner" ne colle pas avec le contexte, mais je n’arrive pas à deviner l’idée que tu voulais mettre ici ? »
Alors oui c’est normal si tu n’as pas compris, il manquait un bout du verbe ^^’ Je voulais mettre « dédaigner » pour éviter la répétition avec « refusait » au début de la phrase »…

- « Il a réussi à s’assoir ailleurs que sur le sol, je suis si fier de lui »
Il progresse hein ^^

À bientôt :D
Belara
Posté le 08/01/2021
Hello !
Ah, ce petit bonheur de retrouver Alex et Altaïs. On commence à entrevoir la complexité de la relation entre Natt et Altaïs même si il ne va visiblement pas faire partie du périple. J’espère que nous le retrouverons plus tard ?

Ce que j’ai apprécié dans ce chapitre c’est de voir à quel point Altaïs peut être lunaire et passé « du rire au larme » ou plutôt l’inverse avec un petit coup de pouce d’Alex. J’ai vraiment hâte de voir jusqu’où la relation va aller.
Mathilde Blue
Posté le 08/01/2021
Coucou !

Haha, ça me fait plaisir que tu considères ça comme un petit bonheur ;) Et oui, les relations entre les deux sont compliquées ! Mais ne t'inquiète pas, on reverra Natt !

Oui c'est vrai, Altaïs peut se montrer assez lunatique (ce qui est en grande partie dû à ses traumatismes), mais heureusement Alex veille au grain ^^

À bientôt :D
Cherry
Posté le 07/01/2021
Saluut!

Ce chapitre donne de nouveaux objectifs et nous laisse sur notre faim. Mais je ne sais pas... il manque quelque chose. En fait, j'ai eu l'impression que Natt parlait pour avertir le lecteur. Que ce n'était pas aussi immersif. Du moins, ce n'est que mon impression.


- Votre relation avec mon frère n’autorise pas votre impertinence.
- Pourquoi lui ? Il est loin sur l’ordre de succession, alors quel est l’intérêt de le piéger ?
> voir la réaction d'Alexander aurait été mieux parce que là, on le voit tout de suite répliquer comme si de rien n'était.

Les restrictions imposées depuis la mort du roi, le renforcement de l’armée, la crise économique qui grondait…
> une crise économique ? Elle pourrait être mieux amenée car son apparition est très soudaine. Peut-être en donnant des indices pour montrer au lecteur la précarité et la difficulté de la situation économique

S’il était honnête, il savait que son aîné, malgré tous ses torts, était tombé dans un piège qu’il n’avait jamais vu se refermer lui et qui l’avait éloigné de ce frère trop jeune.
> cette phrase est lourde

Mathéis ? Un nouveau personnage ! Je me demande comment il sera introduit ;-)

A la prochaine !
Mathilde Blue
Posté le 07/01/2021
Coucou !

Mmh, est-ce que tu penses que tu arriverais à cibler ce qui te donne cette impression ? :/ Est-ce que l'aspect "dialogue" ou est-ce qu'il y a autre chose ?

Je prends bien compte de tes notes, je vais essayer de revoir ça rapidement ! En ce qui concerne la situation économique, il me semblait l'avoir déjà évoquée, mais j'ai dû rêvé du coup ^^' Je me mets un gros avertissement pour la réécriture !

J'espère que Mathéis te plaira haha ^^

À bientôt !
Cherry
Posté le 07/01/2021
L'intervention de Natt surtout ^^ en fait, Natt aurait carrément dû dire tout de suite à Alexander de s'enfuir au Nord avec Altaïs lors de leur première rencontre. J'ai l'impression qu'il les a entraîné dans les bas-fonds juste pour quelques infos et puis sans plus.
La politique dans la littérature c'est toujours très complexe XD
Mathilde Blue
Posté le 07/01/2021
D'accord je vois ! Alors oui, il aurait pu effectivement. Mais s'il avait balancé ça comme ça à Alexander avant de disparaitre, à la place d'Alex j'aurais eu des doutes (ce n'est pas un petit voyage quand même)... Ensuite, Altaïs se serait très probablement méfié vu ses relations avec son frère (et Natt lui-même souhaitait voir Altaïs, et tester Alexander au passage). Et enfin, Natt préférait pouvoir prendre son temps pour leur exposer la situation. Est-ce que ça te convainc déjà un peu plus ? ^^'
Oui, c'est clair x)
Cherry
Posté le 07/01/2021
Effectivement, ça l'est mieux x) Par contre Natt voulait tester Altaïs ? XD héhé c'est un rite de passage dans la famille ?

ah oui j'ai remarqué qu'il y avait moins de descriptions aussi, ce qui freine l'effet d'immersion dans la scène. C'est vrai qu'il y a beaucoup de dialogues ^^ mais la répartie d'Alexander est géniale ;-)
Cherry
Posté le 07/01/2021
*tester Alexander
Mathilde Blue
Posté le 07/01/2021
D'une certaine manière, il voulait juste voir s'il était suffisamment débrouillard pour s'embarquer là-dedans ^^

Oui c'est vrai, c'est un peu le problème avec ce genre de scène où il y a peu de mouvements et beaucoup de bla-bla ^^' Haha, contente que tu aimes sa répartie !
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