Chapitre 6 (nouvelle version)

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Les choses sérieuses commençent dans ce chapitre ! Bonne lecture !

 

Le passage du jour à la nuit, à Long’Ombre, était toujours une heure dorée. La lumière du soleil déclinant diffusait dans l’air une nuance orangée, les silhouettes des feuilles paraissaient danser dans le contre-jour. La terre meuble, foulée par des dizaines de pieds tout le jour, exhalait sa lassitude sous la caresse des rayons de lumière.

C’était aussi l’heure où, le travail terminé, chacun se retrouvait à la Clairière pour se détendre et partager une boisson revigorante. Cette heure était celle de l’aubergiste du bourg, qui servait des verres d’alcool de menthe et des chopes de sornen, une boisson à base de blorren fermenté. C’était l’heure de l’insouciance, l’heure où la Mère permettait à chacun d’oublier ses soucis et de simplement profiter de ce soleil qu’elle leur dispensait.

Mais ce soir, cette atmosphère de quiétude était troublée par les allées et venues d’hommes silencieux, équipés pour une longue expédition. Ils s’assemblaient à la limite ouest de la Clairière, où les flancs des montagnes se resserraient en une étroite faille. Là, s’élevaient les premiers troncs d’un bois qui ne voyait presque jamais la lumière. Un chemin serpentant au milieu des arbres était l’unique voie qui permettait d’entrer ou de sortir de Long’Ombre. Les seuls à l’emprunter étaient les Chasseurs, les émissaires de toutes sortes et les Sylves chargés d’entretenir et parfois de couper les arbres, quand le village en avait besoin.

La majorité des volontaires rassemblés à l’orée du bois n’avait jamais posé un orteil en dehors des limites du village, du moins sous leur forme humane. C’était dangereux, tout le monde le savait. Aussi, les regards étaient inquiets et les visages, fermés. A part les Chasseurs, personne ne portait d’armes. Conscient des sentiments belliqueux qui animaient les esprits, le Conseil avait interdit les armes autres que celles des Chasseurs. L’heure n’était pas encore à la déclaration officielle de leurs intentions.

Quand l’obscurité eut avalé jusqu’à leurs pieds, chacun empoigna une haute perche de bois dur, enduite sur toute sa longueur d’un suc phosphorescent que les éleveurs tiraient des sfiliers. Ainsi équipé, le groupe se mit enfin en route et s’enfonça sans tarder sous le couvert des arbres.

Là, une silhouette se détacha furtivement d’un arbre et se mit à suivre le contingent à bonne distance.

Sous les arbres emmitouflés d’ombres, la température descendait vite. Kiaraan se félicita de s’être habillée chaudement et rabattit son capuchon sur son visage. Elle espérait pouvoir rester cachée, hors de la vue de Pier, le plus longtemps possible. La lumière ténue de son bâton lui permettait à peine de voir où elle mettait les pieds, elle trébuchait sans cesse, mais cela lui importait peu. Elle savait que c’était folie d’être là. Si elle était repérée, elle serait entravée jusqu’à leur retour et jugée pour désobéissance. Sans parler des dangers qu’une telle expédition présentait pour sa propre vie.

Malgré cela, le besoin de savoir avait été le plus fort. La jeune femme ne pouvait se défendre du fol et douloureux espoir de retrouver sa mère en vie, ou au moins d’obtenir des indices sur ce qui lui était arrivé. Depuis qu’elle savait que Lohim avait été attaqué, probablement par les Lupus, le doute s’imposait à elle quant à la façon dont sa mère avait disparu. Déjà, avant sa Mue, Kiaraan ne croyait pas à la version officielle défendue par Arnen. L’étrange comportement des Lupus lors de sa Mue n’avait fait que renforcer ses doutes. Elle n’était pas loin d’y voir un peu plus qu’une coïncidence.

Perdue dans ses pensées, le regard fixé sur ses pas hésitants, elle ne vit qu’au dernier moment que le groupe s’était arrêté, et elle s’immobilisa aussitôt, le cœur battant. En respirant aussi doucement que possible, consciente de la dangereuse proximité des hommes de Pier, elle se mit à reculer discrètement. Jusqu’à ce qu’elle écrase un pied, derrière elle, qui n’aurait pas dû se trouver là.

À l’exclamation, vite étouffée, qui en résulta, elle reconnut celle qui  la suivait.

  • Oksa ?! C’est toi ? chuchota-t-elle.
  • Kiaraan !
  • Chuuuut ! Tu vas nous faire repérer !

Oksa plaqua ses mains sur sa bouche et regarda de tous les côtés. Personne n’avait remarqué son éclat de voix. De fait, le groupe se remettait en route, et elles ne pouvaient se permettre de perdre la file, au risque que la forêt ne les avale.

Kiaraan et Oksa échangèrent un regard complice et reprirent leur marche d’un même pas décidé. Un instant plus tard, Kiaraan tendit la main derrière elle. Oksa l’attrapa et serra ses doigts dans les siens.

*

De longues heures plus tard, au cœur de la nuit, le groupe fit enfin une pause. Ils avaient marché sans s’arrêter depuis leur départ, prenant juste le temps de vérifier le chemin qu’ils empruntaient . Même pour Pier, malgré toute sa détermination, le trajet avait été éprouvant. La forêt, qu’il connaissait si bien le jour du fait de ses nombreuses missions de surveillance

, se métamorphosait complètement, la nuit venue. Tous ses repères en étaient bouleversés. Il avait d’emblée été frappé par la puissance des fragrances. L’odeur lourde de la terre qui s’effritait sous leurs pieds, le parfum piquant des épines qu’ils piétinaient, le mélange était si prégnant qu’il leur avait un moment tourné la tête.

A mesure qu’ils s’enfonçaient dans la forêt, Pier avait dû rassurer ses camarades intimidés par les innombrables craquements, bruissements, cris et grognements qui accompagnaient leur marche. Il avait beau leur répéter que les animaux qui peuplaient ces bois étaient inoffensifs, qu’ils n’avaient rien à craindre, lui-même n’était pas serein. Pour rien au monde, il ne l’aurait montré, cependant, aussi il s’appliquait à marcher d’un pas assuré, destiné à montrer l’exemple et à fortifier ses troupes. Il avait une confiance totale en ses capacités à les mener sans encombre jusqu’à leur destination.

Malgré tout, il avait l’impression de ressentir le mécontentement de la forêt suite à leur intrusion. Il regrettait presque qu’un Sylve, ces maîtres des arbres, ne soit pas présent pour leur garantir un trajet sûr.

Pier jeta un coup d’œil derrière lui. Une dizaine de volontaires s’étaient joints aux dix Chasseurs qu’il avait sous ses ordres. C’était une force réduite mais puissante, et il ne douta pas d’avoir gain de cause auprès des Lupus. Il fit signe à son second de prendre le premier tour de garde, s’installa contre un arbre et vérifia une dernière fois que tout le monde était là.

Les visages tirés des hommes trahissaient leur fatigue. Leurs bâillements se répondaient d’un bout à l’autre du bivouac. Certains s’étaient étendus tout de suite, d’autres dévoraient un mélange de blorren, cette céréale qu’ils cultivaient, et de fruits séchés. Pier passa une main lasse sur son visage et étouffa un bâillement. La nuit avait été rude, et ils repartiraient avant l’aube. Sans plus résister, il s’allongea sur le sol et se tourna sur le côté pour offrir le moins de surface corporelle aux racines qui lui labouraient sournoisement le dos.

Il lui arrivait régulièrement de dormir dans la forêt, pourtant c’était toujours une expérience déstabilisante. La nuit, tous les sons prenaient plus de profondeur, ils paraissaient si proches et lointains à la fois qu’il ne parvenait jamais à en situer la source. Le moindre craquement de branche paraissait assourdissant dans le silence feutré de la forêt. Cette nuit, sans doute parce qu’il n’avait pas dormi dehors depuis un moment, son oreille était sans cesse alertée par des bruits qui lui paraissaient inhabituels. N’était-ce pas un bruit de pas qu’il entendait ? Et là, le frottement d’une cape que l’on dénoue ? Il lui semblait percevoir des chuchotements, mais quand il se concentrait dessus, plus rien ne lui parvenait. Pier finit par s’endormir, bercé par les voix de la forêt.

 

Oksa et Kiaraan s’étaient arrêtées à une dizaine de mètres du groupe, cachées derrière trois arbres au feuillage serré, qui diffusaient une odeur sucrée et entêtante. Le plus silencieusement possible, elles s’étaient étendues après avoir dévoré quelques fruits et un peu de pain.

Pour les deux jeunes filles, c’était la première fois qu’elles dormaient dehors, à la belle étoile, et le sommeil les fuyait. Insouciantes, elles comptaient sur leur jeunesse pour les soutenir dans la suite de l’épreuve. Allongées l’une à côté de l’autre, elles attendirent que tout le monde soit endormi en s’échangeant des sourires impatients.

  • Enfin ! chuchota Kiaraan quand elle jugea que le groupe devait être endormi. Bon, comment as-tu su, pour l’expédition de ce soir ?
  • J’ai vu l’émissaire revenir, lui confia Oksa. Le pauvre, il était à bout de forces, le visage crasseux, les habits déchirés. Il n’a même pas pu parler, au début. On lui a donné de l’eau, et il a demandé après Pier, qui n’était pas très loin. Notre homme Fort l’a emmené et on n’a plus revu le messager. J’ai donc suivi Pier, et je l’ai vu se préparer et s’armer pour un long voyage. Il étudiait une carte de Cildara et discutait avec un autre Chasseur du meilleur chemin pour se rendre au village des Lupus. Tu savais que leur village était si près du nôtre ? Ils sont juste de l’autre côte de la montagne, mais plus haut que nous. Et toi ?
  • J’ai entendu Pier et mon oncle parler du retour de l’émissaire.

Oksa prit la main de Kiaraan et la serra un instant.

  • C’est à cause de ta mère que tu es là, n’est-ce-pas ?, souffla-t-elle. Quand Arnen a parlé de rechercher les disparus récents, mais en excluant ta mère, j’ai eu mal pour toi.

Kiaraan ne répondit pas tout de suite, son regard s’éparpillant entre son amie et le reste du monde.

  • Depuis qu’elle a disparu, je sens que quelque chose ne va pas, finit-elle par déclarer en se tordant les mains. Je n’ai jamais cru à sa disparition pendant une Mue, c’est trop… ce n’est justement pas possible que ce soit pendant une Mue, je …

Elle s’interrompit alors, et se prit la tête dans les mains, témoignant d’une vulnérabilité inhabituelle chez elle. Elle se sentait à la fois fébrile et fragile. L’espoir et le doute se disputaient son esprit comme deux charognards se disputent une proie. Leurs blessures sur son cœur étaient tout aussi douloureuses.

  • Bref, je veux savoir ce qui lui est arrivé, et le retour de Lohim m’a fourni une nouvelle piste. Je ne peux pas m’empêcher de penser que, peut-être, elle aussi a été attaquée par les Lupus, ou par un autre Human d’ailleurs. Car après tout, les Lupus ne sont pas les seuls à vivre dans la région. Tu me crois folle, hein ?
  • Non, juste hantée par quelqu’un que tu ne veux pas laisser partir…, répondit doucement Oksa. Ce que je ne comprends pas, c’est d’où te viennent ces doutes ?

Kiaraan fixa son amie, scrutant son visage avec intensité. Elle était dépositaire d’un secret qui n’était pas le sien, mais qui semblait couler aussi dans ses propres veines. Mais elle n’était pas prête à tout dévoiler, pas encore, même à son amie la plus proche. Elle ouvrit la bouche, se reprit, fouilla à nouveau le regard d’Oksa, et carra les épaules.

  • Le jour où elle a disparu, ma mère n’avait pas Mué. Je l’ai vue le matin de sa disparition, elle allait bien, elle ne ressentait aucun signe avant-coureur. Elle avait seulement prévu d’aller dans une clairière au dessus de chez nous pour « écouter le chant de la forêt », comme elle disait. Elle n’était pas… elle savait toujours quand elle allait Muer. Elle nous prévenait, à chaque fois.
  • Je ne savais pas que ta mère en était capable, répondit Oksa d’une voix songeuse. Ceux qui ont ce genre de talent sont rares. Dans le village, je ne connais qu’une seule autre personne qui en soit capable.

Elle fit un signe de tête en direction du groupe.

  • Je sais, oui. Elle ne s’en vantait pas. Elle ne s’est… s’était… jamais trompée, souffla Kiaraan d’une voix altérée. C’est pour ça que je ne crois pas à cette histoire de disparition pendant sa Mue.
  • Tu en as parlé à ton oncle ?
  • Oui. Quelques jours après qu’elle ait disparu. C’était le seul à part Diorann et moi à être au courant de son … don. Il m’a dit que ses prédictions n’étaient jamais sûres à cent pour cent, et qu’il était possible qu’elle n’ait pas prêté attention aux signes. Je lui ai dit que je n’étais pas d’accord, qu’elle ne se trompait pas, et qu’il fallait la chercher. Ilsa, qui était là, m’a dit … m’a dit que ma mère n’était peut-être pas aussi infaillible qu’elle le disait, et que, comme nous tous, elle avait sûrement été surprise et emportée par la Mue. Que ce n’était pas la peine de la chercher.
  • Oh. C’est pour ça qu’Ilsa et toi…
  • Oui. Tu imagines que je n’ai pas vraiment apprécié.
  • En effet. C’est troublant, ce que tu racontes, mais ta mère a bel et bien disparu depuis six mois !
  • Certes. Mais je suis persuadée qu’elle n’a pas disparu pendant une Mue. Et j’ai la ferme intention de découvrir ce qui lui est arrivé.
  • Je comprends. Je t’aiderai de mon mieux.

D’un geste spontané, Kiaraan prit les mains de son amie dans les siennes.

  • Merci, souffla la jeune fille d’un air soulagé. Merci de me prendre au sérieux.

Un silence aux accents de mélancolie enveloppa les deux amies. La tête basse, Oksa semblait perdue en elle-même, les yeux égarés dans ses souvenirs. La souffrance que ceux-ci renfermaient transparaissait sur son visage aux traits si accusés qu’ils en paraissaient figés. Au bout d’un moment, elle relança d’une voix rauque la conversation.

  • Tu … tu crois qu’il est arrivé à Lexa la même chose qu’à Lohim ?

A son tour, Kiaraan serra la main de son amie.

  • On ne sait pas exactement ce qui est arrivé à Lohim. C’est justement pour le découvrir que nous sommes là. Je prie la Mère que nous découvrions par la même occasion des informations sur Lexa. Je te promets de t’aider à la retrouver. Enfin, si on survit à la journée de demain !

La jeune fille bâilla à s’en décrocher la mâchoire.

  • On devrait dormir. Je suis contente que tu sois là, reprit Kiaraan en adressant un sourire complice à Oksa.

Songeuse, celle-ci lui renvoya son sourire avec un temps de retard, et regarda son amie sombrer en quelques minutes dans un sommeil profond. Elle savait, elle, qu’elle ne pourrait dormir.

  • Retrouver Lexa… j’aimerais que ce soit aussi simple, murmura Oksa.

*

La forêt laissait à peine percer les rayons de soleil du matin quand ils repartirent. Les quelques heures de sommeil que Kiaraan avait engrangées lui parurent bien insignifiantes. Avec un bâillement qui ouvrit son visage en deux, la jeune fille replaça son paquetage sur ses épaules. Elle n’avait même pas eu le temps de manger. Oksa et elle s’étaient réveillées en sursaut, en entendant que le groupe repartait. Les deux jeunes filles avaient sauté sur leurs pieds, avaient rassemblé leurs affaires à toute vitesse et s’étaient précipitées en silence sur les traces de la troupe. Malgré leur vigilance, Kiaraan était sûre qu’elles avaient fait du bruit en empaquetant leurs couverts ou en enfilant leurs manteaux, sans parler des froissements de feuilles et des craquements de branches inévitables quand on marche en forêt sans faire attention.

Roulant des épaules pour assouplir son dos ankylosé, Kiaraan pensa que ce voyage paraissait bien moins attirant et excitant, vu de ce côté. Elle n’avait pas anticipé les courbatures, la fatigue, l’inconfort de ce genre d’expéditions et se jugeait puérile et inconsciente. Et si elle trébuchait et se cassait une jambe ? Si elle se perdait ? Si elle était repérée et que Pier décide de l’abandonner là ? Et si elle était blessée ou tuée pendant un combat ? Ou pire, capturée ? Elle ne savait pas se battre, elle n’était qu’un poids mort pour le groupe s’ils étaient attaqués. Une petite voix dans sa tête lui murmurait qu’il aurait pu en être autrement si Pier l’avait acceptée en tant qu’apprentie Chasseuse. Elle aurait été à sa place dans cette expédition. Elle aurait pu aider. Elle s’efforça de ne pas penser à l’amertume qui lui enserrait la gorge. C’était un autre combat. Elle n’était pas là pour ça. Elle entendait bien faire ses preuves, à son retour, si cette expédition ne ruinait pas toutes ses chances d’y parvenir. Inutile de se voiler la face. Si elle revenait, elle serait probablement envoyée au fond de la mine de quarill en guise de punition. Et adieu ses rêves de devenir la première Chasseuse.

Mais cela en valait la peine. Dans un sens ou dans un autre, elle saurait ce qui était arrivé à sa mère. Et elle pourrait passer à autre chose. Elle espérait aussi glaner des informations au sujet des Lupus et de leur curieux comportement dans la forêt, lors de sa Mue.

Un peu plus sereine, Kiaraan s’engagea dans les pas d’Oksa. La pauvre avait une mine affreuse, comme si elle n’avait pas dormi de la nuit. Elle ne lui avait pas adressé la parole, se contentant de grognements irrités.

A nouveau, à mesure que le rythme de la marche scandait ses pensées, Kiaraan se mit à espérer que cette expédition, si téméraire qu’elle soit, lui apporterait enfin des réponses.

*

Ils surent qu’ils approchaient du village des Lupus quand ils commencèrent à grimper. Dans cette partie de la forêt, tout leur paraissait hostile et immense. Habitués à leur vallée retirée, à leurs bocages, aux flancs des montagnes recouverts de saules, de sfiliers et de frênes, ils étaient déroutés par le chaos sauvage de la végétation qui les entourait. Racines, branches noueuses, arbustes hérissés d’épines, mares cachées sous d’épais feuillages, toute la flore paraissait concourir pour leur faire obstacle. Même le vent chaud et acéré, plus puissant dans ces hauteurs, leur criait son hostilité.

Fébriles et circonspects, jetant de fréquents regards autour d’eux, les hommes marchaient en observant un silence qui répondait à celui qui régnait sous les frondaisons.

Ils n’étaient pas les bienvenus.

*

 

Pier fit gravir au groupe une saillie rocheuse à quatre pattes, au bord de laquelle ils se penchèrent. Seuls leurs yeux arrondis de curiosité avide dépassaient.

  • Regardez dans les arbres, souffla le chef.

Les regards se levèrent, et la même expression stupéfaite se peignit sur tous les visages.

Invisibles, camouflées au milieu des feuillages, des cabanes en bois étaient érigées sur les branches basses de plusieurs arbres épais et puissants. Petites, à l’air fonctionnel, elles étaient solidement amarrées à la base des plus grosses branches, leurs toits se perdant dans le feuillage supérieur. Reliées les unes aux autres par des lianes ou des ponts de cordes, elles étaient ouvertes à tous vents. Des hamacs étaient suspendus de-ci, de-là, et leurs étoffes se balançaient doucement au gré de leurs occupants. C’était une image de quiétude à laquelle personne ne s’attendait, et tous restaient interdits et curieusement hésitants.

Au bout de la file d’yeux et de nez, Oksa et Kiaraan découvraient avec un ébahissement similaire ce nouveau monde qui s’offrait à elles. Partagées entre curiosité et prudence, elles s’étaient rapprochées du bord, profitant que tout le monde regardait ailleurs.

  • Ils ne sont pas si différents de nous, chuchota Oksa au bout d’un moment.

La jeune fille pointa le doigt vers l’arbre le plus proche d’elles. Plusieurs individus étaient regroupés sur la branche la plus basse et semblaient discuter. Elles étaient trop loin pour distinguer leurs traits, mais à part leurs cheveux d’une drôle de couleur grise, on aurait pu aisément les prendre pour des Ursi.

  • Ce n’est pas étonnant, répondit Kiaraan d’un air pensif. Mais cela ne signifie pas grand-chose…

Absorbées par leurs découvertes, les deux jeunes filles ne virent pas que le groupe s’était mis à reculer prudemment vers le couvert des arbres. Elles n’entendirent pas les pas lourds qui s’approchaient d’elles.

  • Au nom de la Mère, qu’est-ce que vous faites là ? les assomma la voix de Pier tandis qu’il les tirait en arrière.

 

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Arabella
Posté le 05/11/2019
Coucou Gab !

Je me suis rendue compte, pour faire écho à mon précédent commentaire, que dans ton écriture avait tout une poésie autour de la nature, c’est très jolie, avec beaucoup d’images, de couleurs. On voit la nature évoluer, changer (les saisons, les heures de la journée) sous ta plume et je trouve cela très intéressant. On a la boue, sous les pieds, les parfums de la nature. La nature devient hostile à l’approche des Lupus ⇒ C’est GENIAL !!! La nature suit le mouvement de l’intrigue ! J’imagine que ce n’est pas le fruit du hasard.

Les silhouettes des feuilles paraissaient danser dans le contre-jour. ⇒ je dirais clairement « les silhouettes des feuilles dansaient dans le contre-jour ». c’est moins lourd et tout aussi poétique.

La majorité des volontaires rassemblés à l’orée du bois n’avait jamais posé un orteil en dehors des limites du village, du moins sous leur forme humane. C’était dangereux, tout le monde le savait. ⇒ Ce genre de phrases est super ! Ca donne beaucoup de rythme. Une phrase longue suivie par une courte, j’aime beaucoup !

, se métamorphosait complètement, la nuit venue. ⇒ Il y a un bug, là, tu as oublié ici une partie de la phrase, je crois.

Malgré tout, il avait l’impression de ressentir le mécontentement de la forêt suite à leur intrusion. ⇒ J’adore !

On est toujours aussi intriguée par la disparition de sa mère, je rêve d’en savoir plus et suis sûre que c’est un rapport avec la nature.

Non, juste hantée par quelqu’un que tu ne veux pas laisser partir…,
⇒ très jolie phrase et pensée !

Toujours un plaisir de te lire, tu as une sacrée imagination ! Je l‘imaginais pas du tout les lupus comme ça et j’aime beaucoup le fait que tu vas à contrecourant de l’imaginaire ! Merci pour cette chouette lecture ! Des bisous
Gabhany
Posté le 07/11/2019
Je me suis rendue compte, pour faire écho à mon précédent commentaire, que dans ton écriture avait tout une poésie autour de la nature, c’est très jolie, avec beaucoup d’images, de couleurs. On voit la nature évoluer, changer (les saisons, les heures de la journée) sous ta plume et je trouve cela très intéressant. On a la boue, sous les pieds, les parfums de la nature. La nature devient hostile à l’approche des Lupus ⇒ C’est GENIAL !!! La nature suit le mouvement de l’intrigue ! J’imagine que ce n’est pas le fruit du hasard. => <3 <3 <3 si tu me voyais, je suis toute rouge ^^ merci du fond du cœur <3

Les silhouettes des feuilles paraissaient danser dans le contre-jour. ⇒ je dirais clairement « les silhouettes des feuilles dansaient dans le contre-jour ». c’est moins lourd et tout aussi poétique => c'est vrai merci

On est toujours aussi intriguée par la disparition de sa mère, je rêve d’en savoir plus et suis sûre que c’est un rapport avec la nature. => Hum… oui. Et non. XD

Merci pour ta lecture et tes gentils mots <3
Joke
Posté le 25/10/2019
J'ai beaucoup aimé la complicité entre Kiaaran et Oksa, et le fait que Kia se confie enfin à quelqu'un.
J'ai beaucoup le soin que tu apportes à décrire la forêt.
C'est super d'introduire un nouveau point de vue avec Pier, j'ai hâte de le connaître un peu plus.
J'ai juste été un peu étonnée juste par quelque chose, que je n'ai pas réussi à me représenter: si j'ai bien compris, elles se réveillent en sursaut et sautent sur leurs pieds pour suivre le groupe dès qu'elles les entendent partir, mais du coup tu dis aussi qu'elles font aussitôt leur paquetage et qu'elles font du bruit en empaquetant leurs couverts... alors qu'elles n'ont pas eu le temps de manger...ça voudrait dire qu'elles ont sorti leur couverts la veille et qu'elles les ont laissé en vrac toute la nuit?
Du coup ça m'a semblé un peu étrange... non parce que moi par exemple, je suis l'exemple même du désordre soyons bien clair là-dessus, mais quand je suis en extérieur genre pour un pique-nique, j'ai tendance à ranger mes affaires direct après les avoir utilisées, pour ne pas les perdre, en gros... Alors que chez moi, je laisse plein de trucs traîner... Mais en forêt...
Du coup j'avais du mal à imaginer qu'elles aient dormi avec toutes leurs affaires en vrac autour d'elles, sachant qu'elles allaient devoir peut-être justement partir précipitamment.
Bon tu t'en doutes hein, quand on s'arrête sur un mini détail de ce genre, c'est que c'est pas grave :)
allez je fonce lire la suite parce que hé, elles viennent juste de se faire choper par Pier, je VEUX savoir la suite direct XD
Gabhany
Posté le 27/10/2019
Merci pour ton commentaire Joke ! Alors en effet tu pointes une petite incohérence qui m'a échappé ! Elles ont dû ranger leurs couverts la veille, je vais corriger ça car, même si Kiaraan est un peu bordélique, Oksa ne l'est pas et elle aura pensé à tout ranger en cas de départ précipité !
Merci encore de ta lecture !
Stella
Posté le 23/09/2019
Coucou Gab,
À ce stade, j'aimerai bien en savoir plus sur la mère. C'est pour quand 😁 ?
Les descriptions sont belles et l'ambiance est là.
Sur la motivation de Kiaraan à partir chez les Lupus : elle croit qu'ils sont responsables de la disparition de sa mère. C'est ça ? Je relirai les précédents chapitres car j'ai zappé ce point. Ou c'est une révélation de ce chapitre ?
Kiaraan a une belle relation avec Oksa assez similaire avec celle de sa sœur.
Leur longue discussion à côté des troupes même s'ils dorment n'est pas très discrète. Elles ne peuvent pas s'éloigner ? J'ai bien aimé en apprendre plus sur le pourquoi du comment de la disparition de la mère de Kiaraan. Par contre est-ce le bon moment ? La manière dont elles s'expliquent l'une l'autre comment elles ont sû pour la mission chez les lupus manque un peu de vraisemblance.
Les réactions de l'oncle et de la tata sur la disparition de la mère me paraissent louches.
Bon les filles ne sont vraiment pas très malignes à la fin. Elles se font prendre comme des bleues. Bon après comme tu dis ce ne sont pas des chasseuses.
Est qu'il y aura d'autres focales sur Pietr par la suite ?
Des bisous étoilés
Peccadilles
Ils s’assemblaient à la limite ouest de la Clairière*se rassemblaient?
Elle savait, elle, qu’elle ne pourrait dormir.*pas dormir
Gabhany
Posté le 25/09/2019
Hello Stella !
Alors à propos de la mère de K, c'est pour ... bientôt ^^ Qu'est-ce que tu aimerais savoir ? Je ne peux pas encore révéler ce qui lui est arrivé, mais je peux par contre raconter un peu qui elle était etc etc. Et oui, K croit que les Lupus sont peut-être responsables de la disparition de sa mère.
K et O ne sont pas tout à côté quand elles discutent, mais ce n'est peut-être pas très clair. Elles se sont installées à une dizaine de mètres je dirais.
Hum, oui, il y aura d'autres focales sur Pier =D
Merci encore pour tes remarques et ta lecture !
Stella
Posté le 26/09/2019
Oups je pensais à la Mère "leur religion" ils la craignent et l'adorent. Son impact sur leur quotidien, la Mue pour mieux comprendre leur clan.
Je ne me souviens plus si Kiaraan parle de ses soupçons dans le précédent chapitre.
Dix mètres ça ne me paraît pas suffisant. La troupe approche en territoire ennemi. Ils devraient organiser des tours de garde.
Des bisous
Renarde
Posté le 01/08/2019
Oups, grillées les fllles ! J'aime beaucoup l'amitié entre Oksa et Kiaraan. Le changement de décor est très bien amené. J'ai envie de croire que les Lupus ne sont pas les méchants que certains croient. 
Gabhany
Posté le 01/08/2019
Ah merci, je suis contente que leur relation fonctionne bien ! Oui elles n'ont pas été très discrètes sur ce coup là ^^ eheh, je dirai juste qu'il ne faut pas se fier aux apparences :)
Eulalie
Posté le 24/07/2019
Salut Fanny,
j’ai pris un peu de retard dans ma lecture. Je t’avoue que c’est parce que ça ne me plaît pas trop que Kiaraan fasse quelque chose d’aussi bête que de partir en douce avec les Chasseurs. Du coup, je n’avais pas trop envie de m’y mettre. Mais bon, j’ai envie d’avoir la suite aussi !
Après lecture je constate que c’est un fait, j’aime moins ce chapitre. Tu y fais toujours de belles descriptions de la forêt mais le comportement de Kiaraan me crispe.
J’ai aimé découvrir le personnage de Pier plus en profondeur. Et je suis toute aussi curieuse du fonctionnement du clan des Lupus que je ne l’étais de celui des Ursi.
Voici les passages que j’ai relevés :
« Le passage du jour à la nuit, à Long’Ombre, était toujours une heure dorée. La lumière du soleil déclinant diffusait dans l’air une nuance orangée, les silhouettes des feuilles paraissaient danser dans le contre-jour. La terre meuble, foulée par des dizaines de pieds tout le jour, exhalait sa lassitude sous la caresse des rayons de lumière. » => que j’aime cette image !
« chacun se retrouvait à la Clairière pour se détendre et partager  un breuvage revigorant. » => double espace entre partager et un breuvage (le terme breuvage me fait bizarre d’ailleurs, un peu trop guindé pour la situation je trouve)
« Mais ce soir, cette atmosphère de quiétude était troublée par les allées et venues de personnes » => pourquoi tu ne nous dis pas qui c’est ? Des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des chasseurs, des villageois ?
« là ou les contreforts des montagnes se resserraient en une étroite faille. » => les contreforts c’est une chaîne de montagne plus petite. J’ai du mal à me représenter la géographie de ce que tu décris.
« A part les Chasseurs, » => À
« d’un suc phosphorescent que les éleveurs tiraient des sfiliers. » => décidément ils sont utiles ces sfiliers. Ça me semble presque un peu trop pour un seul arbre.
« Là, une silhouette se détacha d’un arbre et se mit à suivre le contingent, fermant la marche. » => La façon dont tu décris cette scène me donne l’impression que la présence de Kiaraan est normale et voulue par les Chasseurs et leurs compagnons.
« Sous les arbres » => ça fait trois fois arbres en peu de temps
« Elle savait que c’était folie d’être là. Si elle était repérée, elle serait entravée jusqu’à leur retour et jugée pour désobéissance. Sans parler des dangers qu’une telle expédition présentait pour sa propre vie. » => voilà, ça m’énerve. :-)
« La jeune femme ne pouvait se défendre du fol et douloureux espoir de retrouver sa mère en vie, ou au moins d’obtenir des indices sur ce qui lui était arrivé. » => c’est ça sa motivation ?! Je n’y pensais même plus avec l’intrigue que représentait sa mue maîtrisée. Je pensais qu’elle cherchait des réponses concernant le comportement étrange des Lupus, mais pas sur sa mère. Pourquoi elle irait chez les Lupus pour chercher sa mère ?
« Celle-ci poussa une exclamation irritée qui fit tiquer Kiaraan. » => le mot tiquer ne fait pas partie du registre de langue que tu emploies ailleurs
« , se métamorphosait complètement, la nuit venue. » => Il y a un drôle de retour à la ligne avant la virgule
« Il avait d’emblée été frappé par la puissance des fragrances. L’odeur lourde de la terre sèche qui s’effritait sous leurs pieds, » => de la terre sèche dans une forêt qui ne voit pas la lumière, cela m’étonne !
« A mesure qu’ils s’enfonçaient » => À
« Il avait une foi totale » => une foi totale est une expression qui n’appartient pas au registre que tu emploies
« J’ai donc suivi Pier, et je l’ai vu se préparer et s’armer pour un long voyage. » => Cette explication me semble un peu légère. Pourquoi a-t-elle suivi Pier ? Comment a-t-elle su où il allait ? Quelle est sa motivation, elle qui n’a pas croisé de Lupus pendant sa mue ?
« A son tour, » => À
« et carra les épaules. » => j’ai appris un mot, merci !
« dans une clairière au dessus de chez nous » => au-dessus
« Et penser qu’elle était là quand même, sous les yeux même de Pier, sans qu’il n’ait pu l’en empêcher et sans qu’il la repère, était une vengeance des plus jouissives. » => je trouve cette réaction extrêmement puérile de la part de Kiaraan, je ne lui connaissait pas cette facette.
« A nouveau, » => À
« Kiaraan se mit à espérer. » => espérer quoi, qu’attend-t-elle des Lupus ? Ce n’est vraiment pas clair pour moi.
J’aime bien la description de l’arrivée sur le territoire des Lupus. On sent leur fatigue, l’hostilité dont ils sont déjà chargés.
« chacun pouvant y entrer ou en sortir selon son bon vouloir. » => je ne comprends pas l’intérêt de cet ajout, j’ai l’impression qu’il y a un message caché, du genre qui veut dire que les maisons des Ursi sont comme des cages aux yeux de Kiaraan et Oksa.
« Au bout de la file d’yeux et de nez, » => image amusante
« Oksa et Kiaraan découvraient avec un ébahissement joyeux ce nouveau monde qui s’offrait à elles. » => qui s’offre, vraiment ? Je croyais que les Lupus étaient des ennemis quasiment déclarés.
« Les deux jeunes filles continuèrent à observer en poussant des exclamations excitées. Le plaisir de la découverte leur faisait oublier tout le reste. » => Là non plus je ne comprends pas, elles n’ont presque pas pu dormir en pensant à leurs disparues et maintenant, devant le village de ceux qui pourraient, d’après ce que tu écris, leur apporter des informations, elles oublient tout jusqu’à leur sérieux ?
À bientôt, bises
Eulalie
Gabhany
Posté le 24/07/2019
Hello Eulalie 
Aie aie, ça m'embête que tu aies moins aimé ce chapitre. De ce que j'ai vu dans tes remarques tu ne comprends pas sa motivation, chercher des infos sur sa mère. C'est vrai que je n'en ai pas reparlé, penses-tu que tu la trouverais moins énervante si j'expliquais avant qu'elle parte pourquoi elle le fait ?
Je ferai une réponse plus détaillée à tes remarques ce week-end, une grande discussion en perspective ! ;)
Bises
Gab  
Elga
Posté le 23/07/2019
Coucou!
Me revoilà sur Humans. Il va falloir que tu tiennes compte  du fait que ça fait longtemps que j'ai lu le dernier chapitre, je peux donc me tromper un peu dans mes remarques.
Alors alors, déjà j'aime beaucoup ce chapitre. Tu dis au début que ça démarre et on s'attend à beaucoup d'actions alors qu'il y en a peut et que ce chapitre est assez descriptif. Attention ce n'est pas du tout une remarque négative, surtout que j'ai bien apprécié ces passages là, tu as de jolies formules comme "la terre meublé exhalait sa lassitude..." 😍 
J'aime bien aussi le mystère qui séparait autour de la mère, mais je me demandais pourquoi Kiaraan ne parlait pas plus  tôt de ses doutes, ne serait-ce que sous forme dallusion (c'est làque tu excuseras ma mémoire si tu l'as fait, je n'ai peut être pas retenu). 
Pour continuer sur les trucs à construire peut être avant (toujours avec les précaution que j'ai dites plus'haut), je ne me rappelais pas qu'elle était si proche d'Oksa. On dirait presque le même lien qu'avec sa soeur. Pareil, tu l'as peut-être dit plus haut.
Ensuite ce ne sont que des détails
- lors du dialogue avec l'explication sur la Mue, il y a beaucoup de "dit". Tu peux facilement les éliminer pour éviter les répétitions (4 fois au moins). 
- quand elle se cogne sur Oksa parce qu'elle est dans ses pensées,  il manque à mon avis un détail pour que ce soit vraimentncredible, du style qu'elle était en train de regarder ailleurs.
- tu dis que le bois ne voit pas la lumière, c'est sans doute plutôt le tronc des arbres ou le sous bois qui ne la voit pas parce que les arbres sont très serrés non?
- pour une phrase, je mets entre parenthèses ce qui me semble s'alourdir inutilement "vers l'arbre le plus proche (d'elles)"
- 'tous les mêmes cheveux noirs que ta soeurs" > suggestion "tous des cheveux noirs comme ceux de ta soeur'
- à la fin, les filles poussent des cris excitées, ça me paraît excessif étend donné qu'elles doivent rester discrètes.
Voilà ! Ça me plait toujours et j'aime bien le mystère et l'action qui se préparent. 
 Bisous! 
  
Gabhany
Posté le 23/07/2019
Coucou Elga !
Merci d'être repassée !
Ah oui quand je disais, ça démarre, ce sont les ennuis qui démarrent en fait ^^le chapitre suivant comporte plus de scènes d'action.
Par rapport à la mère de Kiaraan, je fais quelques allusions légères dans les chapitres précédents, mais peut-être que ce n'est pas assez. C'est dur de trouver un équilibre entre ne pas donner trop d'infos mais quand même assez pour que le lecteur comprenne où je veux en venir ^^par contre pour Oksa, tu as tout à fait raison, on ne la voit presque pas dans les premiers chapitres, il va falloir que je corrige ça.
Je note pour les coquilles et petits détails, je vais corriger ça !
Merci encore de ta lecture <3 
 
Aliceetlescrayons
Posté le 10/07/2019
J'ai souvenir d'avoir lu dans ton JdB que tu t'interrogeais sur la façon de faire passer les odeurs ou autres sensations. Perso, je trouve que tu décris extrèmement bien l'ambiance forestière et les senteurs qu'on peut y retrouver. J'ai l'impression que ton style gagne en force au fil des chapitres :)
Maintenant, ce chapitre en particulier me pose problème au niveau de la cohérence. Je m'explique : la situation dans le village est particulièrement tendue. C'est un microcosme où - par la force des choses - tout le monde se connait. J'ai du mal à croire que Pier, qui est un guerrier aguerri, embarque dans son groupe sans faire attention, deux personnes dont il ne voit pas clairement le visage. A mon sens, il est plutôt du type à connaitre sur le bout des doigts, le nombre de personnes qu'il emmène, leurs capacités, leurs noms etc.
Donc, la présence de Kiaraan et Oksa est logique dans le sens où elles veulent en savoir plus sur leur proches disparues mais elle ne tient que si elles suivent l'expédition à distance ou si elles prennent la place de deux autres personnes initialement prévues (mais ça me parait encore plus compliqué à mettre en place).
 
Gabhany
Posté le 10/07/2019
Oh merci Alice pour tes compliments <3 ça me fait chaud au coeur :) 
Ta remarque m'a fait pas mal cogiter, car ce que tu soulignes est toutà fait pertinent... pour la suite de l'intrigue, j'ai besoin qu'elles soient découvertes par Pier, mais en effet elles pourraient suivre le groupe à distance. Je vais modifier ça et je le posterai sur le site, je me permettrai de te demander ton avis ;)
 
Makara
Posté le 02/07/2019
Coucou gabhany :) c'est moi ! Bon le chapitre enchaine bien avec le précédent. J'ai trouvé le debut particulierement poetique :). Personnellement je le trouve trop court ! Au moment ou cela devient intéressant au niveau de l'action, tu l'arrêtes... Snif snif.
Je trouve que tu pourrais appuyer davantage sur les sentilents de kiarann. Pour l'instant je n'ai pas trop l'impression de la connaître... Tout le dialogue avec son amie est très interessant mais un peu desincarné... 
Oksa a l'air sympathique, pourquoi tu ne parles pas d'elle avant ? 
Idem, j'ai été un peu déstabilisé par le bref point de vue de Pietr. Pour moi, cela n'apporte pas grand chose au recit, kiarann aurait pu faire ses descriptions. En plus, il s'endort super vite, c'est un peu étrange, j'ai cru que la forêt leur avait lancé un sort !!!  Tu devrais reprendre ce passage, tout va trop vite à ce moment là. Sinon, j'ai bcp aimé, la description des changements de paysage ! 
Dans l'ensemble, je trouve que c'est un bon chapitre mais il manque un petit quelque chose qui intrigue davantage le lecteur. 
Voila mon ressenti ma petit gabhany :) 
Gabhany
Posté le 02/07/2019
Coucou bichette <3
Ahah oui j'aime bien les fins "cliffhangers" à la grey's anatomy, ça ménage le suspense ^^
Je note ta remarque à propos des sentiments de Kiaraan, je vais reprendre ce passage, je te le ferai relire je pense ;)
Je mentionne un peu Oksa dans le premier chapitre, mais si je ne parle pas d'elle avant c'est que j'avais déjà pas mal de choses à mettre en place dans les premiers chapitres, je ne ressentais pas le besoin de la faire apparaître avant. Son arrivée dans le récit te paraît un peu brusque ? C'esr vrai qu"elle sort un peu de nulle part... je vais y réfléchir. EN sachant qu'on la verra pas mal dans les chapitres suivants.
Ah, le point de vue de Pier... je me suis posé plein de questions sur son utilité. En fait en y réfléchissant, c'est vrai que passer la narration sur lui ne sert pas beaucoup à l'histoire, mais je voulais instiller un peu de suspense, je voulais que le lecteur se demande s'il allait repérer Kiaraan et Oksa ou pas à ce moment là. Je vais voir si d'autres lectrices me font la remarque, pour le moment je laisse comme ça mais je me la note pour la réécriture ! JE vais revoir le passage où il s'endort, ça va peut-être un peu vite en effet.
Je suis contente qu'il t'ait plu quand même ce chapitre ;) dans le prochain tu auras plus d'action hihi
Plein de bises <3
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