Chapitre 6 : Nora

Par Mary

VI

NORA

 

 

 

 

 

Complètement ahuri, Alban se laissa entraîner derrière la jeune fille sur quelques mètres, avant de lâcher sa main et de s’arrêter net :

— Attends ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Qu’est-ce que vous trafiquez tous les trois, et pourquoi moi, je devrais en faire partie ?

Nora se retourna en fronçant les sourcils et Alban se dit qu’elle ressemblait à un chat sauvage.

— Je répondrai à tes questions après, c’est promis, mais pour le moment, on doit se dépêcher, sinon on va être en retard !

— En retard pour quoi faire ? Le Lotus est rentré et je…

— Mais viens donc, bougre d’âne ! On doit aller à l’Amirauté, on devrait déjà y être.

Ils se faufilèrent des les petites rues qui longeaient les remparts. Alban ne comprenait rien à rien. Pourquoi Roger avait-il demandé à ce qu’il vienne ?

            Au détour d’une venelle, ils déboulèrent pile devant l’Amirauté. Nora en fit le tour et frappa à une porte sur le côté.

— Attends-moi ici. Je t’expliquerai tout à l’heure, je n’en ai pas pour longtemps.

La porte se referma sur elle dans un claquement sec.         

« Qu’est-ce que je viens faire là ? » se demanda Alban, médusé. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien fabriquer ? Pourquoi un aubergiste s’intéresserait-il aux ordres de mission des corsaires du Roi ? Des espions ? Impossible, ils ne l’auraient pas impliqué. Et puis, il voyait mal Roger, Milo, encore moins Nora, ourdir des complots autour d’une table à L’Hermine et la Herse. Et venait donc faire le Père Louis dans toute cette histoire ?  

Il patienta donc, le long du mur, essayant d’offrir le moins possible son dos aux rafales qui arrivaient de la mer. Dire que le Lotus Noir, dont il avait tant guetté le retour, se trouvait au port, à quelques pas !

Il entendit enfin le loquet de la porte se soulever et Nora ressortit, une enveloppe cachetée à la main.

— Tant mieux, tu es toujours là. Un instant, j’ai eu peur que tu ne sois parti.

— Je peux savoir ce qui se passe ?

— Oui, mais pas ici, je te dirai ce que tu veux savoir sur le chemin. Tu permets ?

Sans attendre la réponse, elle passa son bras autour du sien, en dissimulant l’enveloppe dans la sacoche qui lui traversait la poitrine et cognait contre sa hanche.  

— Nous serons plus discrets comme ça, chuchota-t-elle en se serrant contre lui avec un sourire.

Alban déglutit avec difficulté. Jamais il n’y avait eu une telle proximité entre eux. Il sentit une légère faiblesse dans ses deux genoux.

— Où est-ce que tu m’emmènes ? Qu’est-ce que tu pouvais bien avoir à faire à l’Amirauté ?

— Mon père y travaille, je te l’ai déjà dit. Souvent, je lui sers de coursière, c’est plus pratique pour lui quand il a des messages importants ou non officiels à envoyer.

— Non officiels ?

— Tu sais, les secrets entre les chefs des Compagnies, les règles de commerce du Roi ou les traités de paix en préparation, ce genre de choses.

— Vous êtes des espions ?! souffla Alban, ébahi.

Nora rit de bon cœur.

— Mais non, tu n’y es pas du tout ! Bon, d’accord, peut-être un peu, mais nous ne pensons pas à mal. Je croyais que tu le savais et que c’était pour ça que Roger t’avait dit de m’accompagner.

— Compris quoi ?

— En fait, tu ne m’écoutes jamais ! Si tu t’adresses aux bonnes personnes…

— … tu peux savoir tout ce qui se passe en ville, compléta Alban doucement.

— On ne fait de mal à personne, expliqua Nora. Je ne connais pas toute l’histoire, je vais juste te dire ce que je sais. Quand la ville a commencé à se développer, quand les corsaires se sont regroupés ici, ça a été une période très compliquée. La ville s’est mise à susciter beaucoup d’intérêt du jour au lendemain. Des conflits ont éclaté entre les habitants et les officiers qui venaient de Paris. Ils forçaient les gens à vendre leurs maisons, sabotaient les entrepôts et les rachetaient pour une bouchée de pain et installaient ensuite leurs propres bâtiments. Pour préserver une harmonie entre la future administration corsaire et les malouins, certaines personnes ont commencé à faire attention aux chuchotements, aux messes basses et autres trafics. Il s’agit juste de la collecte d’informations, qui peut s’avérer utile au cas où quelque chose de fâcheux se produirait.

— Comme quoi par exemple ?

— N’importe quoi, des contestations sur des marchandises, un usurier qui n’applique pas les règles, ou si quelqu’un disparaît alors qu’un autre l’avait dans le nez. Cela a permis d’équilibrer un peu le rapport de force.

Alban tombait des nues. Cette discussion était surréaliste.

— Vous ne rendez pas justice vous-mêmes, au moins ?

— Ce que tu peux être bête, des fois ! Bien sûr que non ! En revanche, nous avons quelques contacts dans la milice et dans les milieux aisés. C’est parfois utile quand on veut que quelque chose se sache. Ah, nous arrivons.

Nora lui lâcha le bras. Ils se tenaient devant l’entrée principale de la Compagnie des Marchands Antillais, une grande demeure cernée par un mur de plus d’une toise de haut.

            Alban ne fit même pas attention au bâtiment tellement il était estomaqué. Il avait certes entendu les rumeurs sur un réseau de renseignements de temps à autre, mais il n’avait jamais imaginé que ça puisse être vrai. Pourtant, il l’avait eu sous le nez tout ce temps ! Pour la discrétion, ils savaient y faire, pas de doute là-dessus.

— À partir de maintenant, quoi que je fasse, quoi que je dise, tu es d’accord avec moi, lui souffla Nora avant de frapper à la grande porte frappée du blason de la Compagnie— un bateau porté par les flots et les lettres L et B entrelacées, pour la famille Le Bardelier.

Le judas étroit coulissa à hauteur de leur visage pour laisser apparaître deux yeux bleus sous des sourcils blancs broussailleux.

— Tiens, mais c’est la petite Nora !

— Bonjour, Gustave.

— Un message de l’Amirauté, j’imagine ? demanda Gustave le gardien.

— Pour le secrétaire général, oui.

— Qui c’est qui t’accompagne ? Je l’ai jamais vu avant !

— C’est un petit nouveau qu’on m’a mis dans les pattes ce matin ! Je dois lui montrer les procédures, soupira Nora, feignant d’être contrariée.

— J’ai rien demandé, moi, aïe !

Alban avait marmonné, mais cela n’avait pas empêché la jeune fille de lui marcher lourdement sur le pied pour le faire taire. Il eut un sourire crispé en direction du gardien, qui n’avait rien remarqué.

— Allez, c’est bon, entrez.

Il ferma le judas, donna un tour de clé et tira l’épaisse porte vers l’intérieur. Gustave était un vieil homme, aux cheveux blancs clairsemés. Alors qu’Alban et Nora passaient, il les salua brièvement en inclinant la tête, avant de se rassoir sur le trépied près de l’entrée.

            Ils pénétrèrent dans une grande cour rectangulaire au jardin entretenu et traversé en son milieu par une allée pavée. De hauts buissons avaient été plantés le long du mur, et un immense châtaigner aux bogues encore vertes faisait de l’ombre aux trois étages du siège de la Compagnie.

— Je t’avais dit de ne rien dire, râla Nora tout bas, en prenant l’enveloppe dans son sac.

— Je n’ai pas demandé à être dans vos manigances, moi.

— Tu sais, je finis par te connaître. Tu fais l’outré, mais avoue que ça te plaît bien ! Derrière ton air innocent, je suis sûre que tu meurs d’envie d’en savoir plus.

— Ah vraiment ?

Mais Alban s’était trahi tout seul en ne pouvant s’empêcher de sourire. Il voulut néanmoins donner le change, mais la porte d’entrée s’ouvrit devant eux. Un homme on ne peut plus quelconque, en livrée de maître d’hôtel, apparut dans l’encadrement.

— Mademoiselle Nora.

— Bonjour, Basile. J’ai un message de l’Amirauté pour le secrétaire général. Veuillez le lui remettre en main propre, je vous prie.

Elle connaissait vraiment tout le monde  !

— Bien entendu, mademoiselle, j’y veillerai, comme toujours.

Basile jeta un coup d’œil à Alban, mais ne fit aucun commentaire. Il se saisit de l’enveloppe cachetée que Nora lui tendit, lut le nom inscrit dessus, puis leur souhaita la bonne journée avant de refermer la porte.

Nora fit volte-face puis commença à remonter l’allée.

— Qu’est-ce qu’on fait ensuite ?

— Surtout, tu te tais et tu te prépares à courir.

Et maintenant quoi ? Alban obéit, en se promettant toutefois de l’assommer de questions dès qu’il le pourrait. La diablesse avait raison, cette histoire de collecte d’informations avait éveillé sa curiosité bien plus qu’il ne voulait le reconnaître.

Gustave leur ouvrit, et ils prirent à droite en sortant. Nora tourna brusquement dans la rue qui longeait le mur d’enceinte et se mit à courir. Encore une fois. En quelques enjambées, elle atteignit un couple de maisons dans un des passages à leur gauche, se faufila entre les deux et arriva derrière pour ouvrir une trappe surélevée qui menait à une cave.

— Par ici ! Dépêche-toi !

Elle s’engouffra à l’intérieur. Alban la suivit de près, en ayant plus de difficulté. Les marches qui descendaient étaient étroites et il manqua de se cogner la tête contre le haut de l’ouverture. L’humidité et l’odeur de moisi le prirent à la gorge instantanément.

— Où sommes-nous ?

— Attends.

Il l’entendit fouiller dans son sac. Elle craqua une allumette soufrée, enflamma la mèche d’une bougie posée sur une table vermoulue, et s’empara du bougeoir. La cave était minuscule, mais sur un côté du mur, un tunnel avait été creusé et semblait s’enfoncer dans les ténèbres.

— Ce tunnel mène droit sous le bureau du secrétaire général de la Compagnie, expliqua Nora en s’avançant la première.

— Tu plaisantes ? Comment ça se fait ?

— Aucune idée, je crois qu’il a toujours été là. Viens, sinon on va tout rater.

Elle lui prit la main sans hésitation et le cœur battant la chamade, Alban se plia presque en deux pour la suivre. La flamme éclairait à peine, mais le sol était en bon état. Ils croisèrent une ou deux souris qui disparurent en couinant dans les fissures des parois.

            Alban et Nora arrivèrent rapidement dans une seconde pièce, un peu plus large que la première et complètement vide. La jeune fille laissa le bougeoir dans l’entrée du tunnel, et mit son doigt devant ses lèvres. « Pas un bruit, cette fois », articula-t-elle silencieusement. Elle pointa le plafond, qui était le plancher du bureau. Dans un coin sombre, un anneau rouillé pendait dans le vide, certainement une vieille issue condamnée.

            En se contorsionnant, Nora appuya son oreille contre le bois. Quelques fins éclats de lumière filtraient au travers et constellaient sa joue, mais elle devait être parfaitement invisible vue d’en haut. Elle fit signe à Alban se s’approcher et l’attira à elle pour pouvoir lui murmurer :

— Il ne parle pas de ça, j’espère qu’on arrive pas trop tard.

Parler de quoi ? Le message qu’ils avaient apporté tout à l’heure, sans doute, mais comment Nora savait-elle ce qu’il contenait ? Alban se colla aussi au parquet. La jeune fille sentait le savon blanc, et une autre odeur, plus douce, discrète, mais intense. Ah, de la sauge, c’était ça. Il reprit ses esprits et se souvint pourquoi il était là dans une position si inhabituelle. Il tendit l’oreille.

— … qui est sans conteste l’une de nos principales sources de profit, disait une voix. Bon travail.

— Merci, Monsieur.

La première voix devait donc être celle du secrétaire général.

— Ce sera tout, Victor.

— Monsieur.

Les pas de Victor vibrèrent dans leurs tympans, un peu étouffés. Il devait y avoir un tapis quelque part. La porte s’ouvrit et d’autres bruits de pas leur parvinrent, plus lents, accompagnés de la voix de Basile :

— Un message pour vous, Monsieur, cela vient de l’Amirauté.

Le secrétaire ne le remercia pas et la porte se referma quelques instants après. Ils entendirent un soupir.

— L’Amirauté se doute de quelque chose.

— Laissons-les dire, dit un troisième homme, qui devait être là depuis le début. Ils ne peuvent rien. Je suppose qu’ils ont fait allusion au traité avec les Hollandais pour justifier la demande ?

Silence.

— C’est bien ce que je pensais, reprit la voix. Ça ne craint absolument rien, et de toute façon, nous ne nous approcherons pas des Hollandais.

— À ce propos, Laurens.

Alban vit Nora ouvrir la bouche de stupeur, mais ne comprit pas pourquoi. Le secrétaire continua :

— La famille Le Bardelier tient beaucoup au succès de cette mission.

— Vous ai-je jamais déçu ?

— Non, bien entendu, c’est pourquoi nous avons fait appel à vous, mais...

— Alors pas la peine d’insister ! clama Laurens en sautant bruyamment sur ses pieds. J’ai mes ordres, ils sont clairs, et j’obéirai. Maintenant, veuillez m’excuser, je dois rejoindre mon équipage.

Alban et Nora se redressèrent, la nuque engourdie, ressortirent de la cave et reparurent dans la rue, de la poussière plein les vêtements.

— Tu m’expliques ? demanda enfin Alban.

— Marchons, ce sera mieux.

Les deux jeunes gens remontèrent une avenue en direction des halles. Nora inspira un grand coup, puis commença son histoire :

— Comme je te disais tout à l’heure, nous essayons de savoir le plus de choses sur ce qui se passe en ville. Hier soir, Papa est rentré en disant qu’il y avait un problème avec l’ordre de mission de la Chimère, qu’il était trop simple et qu’il leur enverrai un message ce matin demandant des explications plus précises sur l’expédition.  

— Comment ça ?

Comment un ordre de mission pouvait-il être « trop simple » ?

— Parfois, le Roi demande des interventions sur des navires particuliers. Papa m’a dit ce matin que la cible était un bateau hollandais qui partait vers les Indes, sans préciser lesquelles. Ça n’a pas de sens de s’attaquer à un navire qui part, pourquoi ne pas attendre qu’il revienne ? Le voyage serait beaucoup plus rentable. Surtout, pourquoi demander à la Chimère ? Le navire est petit, pas spécialement menaçant, bref, c’est trop facile pour elle. Cet homme que nous avons entendu, ce Laurens, c’est son capitaine, et il est ami avec Le Bardelier. Dès qu’un voyage s’annonce délicat, notamment pour des raisons diplomatiques, tu peux être sûr que c’est pour lui. Cet ordre de mission n’est qu’une couverture, il y a autre chose derrière toute cette histoire, j’en mettrai ma main à couper ! Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?

— Je… En fait, balbutia Alban, tu m’impressionnes.

— On est loin de l’image de la mignonne petite Nora, n’est-ce pas ?

Il ne lui connaissait pas ce ton amer et en fut troublé.

Il avait été sincère, elle l’impressionnait vraiment. Elle n’avait rien à voir avec les autres filles qu’il avait rencontré, il le savait déjà, mais ça défiait l’entendement. Comment s’était-elle retrouvée là, à jouer le rôle de messagère et à espionner les grands hommes ? C’est ce qu’Alban finit par lui demander alors qu’ils arrivaient place du marché. Elle eut un geste d’agacement.

— C’est bien une réflexion de garçon, ça ! Quoi, je devrais passer mes journées à la maison, à m’occuper de mes frères et à faire de la broderie ? Je devrais aussi ne penser qu’à me marier, faire des enfants à mon tour, et n’avoir que ce but-là de toute mon existence ? Non merci, très peu pour moi.

Alban écarquilla les yeux. C’est bien la première fois qu’il la voyait vraiment en rogne. De toute évidence, le sujet était délicat. L’idée de lui avoir fait de la peine était douloureuse.

— Pardon, je voulais pas…

Nora soupira et le regarda d’un air désolé.

— Non, excuse-moi. Je me suis encore disputée avec Maman à ce sujet hier soir, c’est tout. Rien de grave. En fait, toute cette histoire a commencé il y presque deux ans, quand Papa m’a engagé pour m’occuper de son courrier. Maman n’était pas d’accord, mais j’ai eu gain de cause. C’est très pratique, une fille, on n’y fait pas attention, on la croit toute naïve, un peu idiote. Je peux aller là où les coursiers ordinaires ne passent pas les premières portes. Tout le monde me connaît, tu as bien vu, et je connais tout le monde. Je fais les yeux doux et on m’ouvre, c’est comme ça. Milo m’a demandé quelques faveurs. Quand j’ai compris de quoi il retournait vraiment, j’ai voulu en faire plus. C’est ma façon à moi de m’échapper. J’adore mes petits frères, bien sûr, mais c’est juste que…

Elle laissa sa phrase en suspens et le jeune homme réfléchit à ce qu’il pourrait bien dire pour lui changer les idées. Comment s’y prenait-elle, quand il était soucieux ? Ah, oui.

— Je ne voulais pas te blesser, je suis désolé. Avoue que c’est peu courant. J’aurais peut-être dû m’y attendre, remarque.

— Qu’est-ce que tu entends par là ?

— Au vu de ton tempérament, disons…vif, je t’imagine très mal avoir la patience de broder, termina Alban avec un léger sourire.

Nora éclata d’un rire sincère et cristallin et repassa son bras autour du sien. Alban n’osa plus rien dire de peur de briser l’intimité naissante.

Les halles grouillaient de monde. Les marchands installés dessous criaient à la volée qu’ils avaient les meilleurs légumes, les poissons les plus frais, le pain le plus blanc. Des femmes et des enfants se pressaient tout autour, encombrés de grandes corbeilles plus ou moins remplies. À un des coins, un homme aiguisait des couteaux. À un autre, un gamin terminait un barreau de chaise, pendant qu’une fillette reprisait une chemise, absorbée par sa tâche.

— J’ai faim, viens par ici !

Nora laissa glisser sa main le long du bras d’Alban et attrapa la sienne. Au contact de sa peau, un agréable frisson remonta se lover au milieu de sa poitrine. Alban réalisa qu’il n’avait aucune envie de la lâcher.

Ils dépassèrent une vendeuse de rubans et s’arrêtèrent devant une pâtissière où Nora acheta deux petites tourtes à la viande, entourées d’une croûte de pâte beurrée.

— Je raffole de ces trucs-là ! s’exclama-t-elle en mordant dedans. Ça, et les pommes au miel, je pourrais en manger tous les jours de ma vie sans me lasser.

— C’est vrai que c’est drôlement bon !

Nora désigna un banc où ils s’assirent pour déguster leur repas. Elle raconta tout un tas d’anecdotes sur la ville, ces grandes familles qui faisaient remblayer les marécages pour se faire construire des demeures somptueuses, la fille du vannier partie se marier à Paris ou comment les remparts entoureraient la cité une fois terminés, mais Alban n’écoutait qu’à moitié.

Il comprenait enfin pourquoi tout avait l’air plus facile en présence de la jeune fille, pourquoi il tenait tant à aller à la plage, et d’où venait cette sensation qui lui picotait délicieusement le ventre dès que Nora apparaissait.

C’était donc cela, être amoureux ?  

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Pluma Atramenta
Posté le 16/08/2020
Coucou, me revoici !
Eh bien, eh bien... J'aime vraiment beaucoup Nora ! Son côté farouche, rebelle, affirmé, me rappelle un peu Agathe, mais en vachement plus poussé - et ce n'est pas pour m'en déplaire. J'adore les romans historiques avec des personnages féminins qui n'aspirent pas qu'à se marier et à essayer des robes. Donc comme tu dois le voir, j'apprécie énormément ma lecture ;)
J'ai en revanche quelques petites remarques à faire. Dans le chapitre précédent, j'ai l'impression que nous voyons Le Lotus Noir un peu trop vite. Au bout de quelques phrases, en fait. Alban est pressé, certes, mais j'aimerais que le suspens ait plus le temps de s'insinuer dans mon esprit. Je me délecterais plus de sa description du coup :) Au lieu de cela, je l'ai survolé.
Car oui, voici ma deuxième (et dernière) remarque : il manque un peu de descriptions, physiques ou mentales. Cela est beaucoup moins important en fait, ce n'est que mon avis de Madame J'aime-les-descriptions-et-je-te-soûle-avec-ça. Tu fais déjà quelques descriptions géniales, et c'est déjà pas mal ;)

Voilà pour mes observations. Je saute immédiatement sur la suite, la dernière phrase de ce chapitre est très, euh, prenante ! XD Bravo pour ce chapitre, sur ce : Que l'inspiration soit avec toi !
Pluma.
Mary
Posté le 18/08/2020
Merci pour tous ces retours, Pluma <3
C'est vrai que Nora est plus...franche qu'Agathe XD Moins subtile XDD

Je crois que ça s'arrange pour les decriptions après. Surtout, pour éviter de faire bloc, j'ai dispatcher les passages descriptifs dans plusieurs chapitres - et puis, il y a encore pleiiin de choses que je ne peux pas encore dire sur ce fameux Lotus *smirk face*

Merciiii et à bientôt pour la suite !
Jowie
Posté le 18/02/2020
Quoi? C'est déjà la fin du chapitre ? Je l'ai à peine senti passer ! xD
Ah, je comprends mieux pourquoi Nora est envoyée à l'Amirauté ! Pratique, ça d'écouter les secrets des grands !
Je ne suis pas sûre d'avoir compris tous les enjeux de ce qui a été entendu, mais il semble que l'on cache certains aspects de la mission de La Chimère.... ça m'intrigue !
"Le navire est petit, pas spécialement menaçant, bref, c’est trop facile pour elle." -> J'avoue ne pas avoir compris pourquoi se serait facile pour elle d'attaquer le navire hollandais vu qu'elle est plus petite. Est-ce dans le sens où elle est discrète et maniable ?

Sinon, je comprends la colère de Nora ainsi que ses opinions et cette attitude venant d'elle ne m'étonne pas ;-) Et je pense qu'Alban l'a vu venir aussi. C'est touchant de les voir se rapprocher tout naturellement <3

remarque:
et qu’il leur enverrai -> enverrait
Mary
Posté le 18/02/2020
C'est normal que ça paraisse un peu incongru, cette entrevue, posée là comme ça. Mais patience ça aura son importance. C'est La Chimère qui est trop grosse pour le bateau, c'est comme vouloir faire une interpellation au bazooka XD En attendant, ça permet de faire en sorte qu'Alban et Nora se rapproche <3 Merciii de me dire que c'est naturel parce qu'alors...j'en ai un peu bavé pour que ça soit progressif XD
Léthé
Posté le 22/09/2019
Reeee !

Ce chapitre était agréable à lire et j’ai beaucoup aimé le revirement de Nora \o/ +10 points pour le Lotus ! Je ne m’y attendais pas du tout et en même temps c’est d’une logique imparable ! Le seul bémol que je peux apporter, c’est sur cette phrase : « Trois phrases et une pique en plus ... », je trouve que c’est un peu hors-personnage parce que jusqu’ici Nora était plus tendre dans ses réactions et moins du genre à s’esclaffer ou à rendre les piques justement.
Je comprends que tu veuilles montrer qu’elle « cachait » une part de sa personnalité, mais là ça fait un peu trop XD je pense qu’elle était naturelle avec Alban depuis le début, je la vois mal changer du tout au tout maintenant

Mis à part ce détail, le reste était très chouette et je me suis laissée porter par l’écriture ! J’ai encore quelques petits doutes sur le rythme de l’histoire, parce que même si ce chapitre bougeait pas mal on se demande quand même où tu nous emmènes et quand la quête principale d’Alban va se mettre en place xD
Bref, je passe à la suite \o/
Mary
Posté le 22/09/2019
Re ! Merci pour cette remarque, je verrai comment je peux tourner ça mieux pendant les corrections. Surtout que oui, l'idée c'est qu'elle soit vraiment elle-même avec Alban, sinon, on y perd tout intérêt.
Merci également pour ta remarque concernant le rythme, malheureusement, je pense que ça restera comme ça, parce qu'en fait, dans la première partie je pose vraiment tous les jalons pour la suite.
Isapass
Posté le 08/07/2019
Bon, trois chapitres de plus et je ne m'ennuie vraiment pas ! Certes on est encore dasn le démarrage de l'histoire, mais c'est bien fait, tu relances suffisamment à chaque fin de chapitre (voire en cours de chapitre), pour qu'on ait qu'une envie : aller voir la suite ! 
Tes descriptions, scènes de vie, précisions historiques sont très bien amenées et jamais lourdes. En clair : je me régale.
Evidemment, ça c'est pour mon côté lectrice. Mon côté RElectrice a quand même deux ou trois remarques. Ce ne sont pas des choses structurantes, mais plutôt des suggestions d'amélioration. Tu as un "décor" et une ambiance déjà riches, mais l'histoire elle-même pourrait gagner en intensité, je pense : provoquer quelques battements de coeur supplémentaires, un peu d'apnée, arracher un sourire au lecteur... il ne manque pas grand chose, à mon avis. Pour illustrer mon propos, voici les idées ou réflexions qui me sont venues.
D'abord à propos d'Alban. Je commence à voir, en effet, que sa personnalité reste parfois difficile à cerner. Alors certes c'est un garçon réservé et je ne pense pas qu'il faille en faire beaucoup plus, mais là, il reste quand même imprévisible. Or, à ce stade, personnellement, j'aimerais avoir l'impression de commencer à le connaître et à pouvoir un peu deviner ses réactions. Mais plusieurs fois, j'ai été surprise. Par exemple, quand il décide d'aller au Tonneau brûlé sur un coup de tête. Or, il me semble qu'il n'est pas du genre à faire quelque chose sans avoir bien pesé le pour et le contre. Là, il va rencontrer quelqu'un qu'il n'a jamais vu, qui a une réputation douteuse, dans un lieu du même accabit, le soir, seul... Ca ne veut pas dire qu'il ne doit pas le faire, mais il faudrait expliquer, ou plutôt faire sentir, que la curiosité (ou autre chose) l'anime au point de prendre cette décision. De la même manière, il paraît vraiment très résolu face au maître d'équipage. Or, je n'avais pas spécialement perçu cet aspect là de son caractère, sauf dans le premier chapitre, mais pas vraiment depuis son arrivée à Saint-Malo. Il donne plus l'impression de se laisser porter (bon certes, il n'a pas beaucoup d'options, mais une ou deux phrases d'introspection pourraient montrer qu'il DECIDE de se laisser porter, puisque son unique objectif est l'arrivée du Lotus).
Dans la même veine, j'ai été surprise qu'il montre autant de réticence quand Nora l'entraîne vers les bureaux de la compagnie antillaise. Le fait qu'il soit un peu à cheval sur la légalité, ça ne me paraît pas cohérent avec ce que j'avais l'impression de savoir de lui. Or, tu insistes pas mal sur ce point. Est-ce qu'une petite hésitation ne suffirait pas ? Sinon, si le fait qu'il n'aime pas du tout faire des choses illégales ou un peu limites est important, il faudrait le montrer en amont. Mais du coup, l'épisode de la rencontre avec le maître équipage est un peu incohérente, s'il sait que le Tonneau brûlé est un potentiel repaire de malfrats.
Et enfin, la dernière phrase du chapitre 6 : j'avais bien senti qu'il n'était pas insensible aux charmes de Nora. Ce n'est donc pas surprenant qu'il en tombe amoureux. Mais pourquoi ça le terrifie ? Jusque là, ça avait plutôt l'air de le surprendre agréablement. Peut -être que tu expliques après, remarque... 
En synthèse, je pense qu'effectivement, tu devrais en livrer un tout petit peu plus sur la personnalité d'Alban (sans exposer tous ses états d'âme, hein) et bien poser tous ses traits de caractère pour ne pas risquer d'incohérences. Et s'il a une réaction qui ne correspond pas à ce qu'on pourrait attendre de lui, là ça vaut peut-être le coup d'expliquer pourquoi. Sinon, on va mettre plus longtemps à le connaître, et donc à s'attacher.
En plus, à côté de lui, il y a le personnage de Nora qui a un caractère plus marquant, que tu dépeins de manière plus cohérente (mais c'est souvent plus facile avec les personnages secondaires). Elle est immédiatement attachante, ce qui est bien, mais attention à ce qu'elle ne vole pas la vedette à ton héros quand même ;) (j'ai fait l'erreur, et crois moi, en correction, c'est compliqué à rattraper !).
Une autre idée : tu vends très bien le suspense autour du Lotus et on est impatient de le voir arriver. Encore plus de rencontrer son équipage, bien sûr. Du coup, je m'attendais à un peu plus d'intensité lors de la rencontre avec le maître d'équipage. Je ne suis pas en train de te suggérer de changer ce qui se passe entre eux, hein, mais de renforcer un peu l'ambiance. Par exemple, il pourrait mettre plus longtemps à le trouver, se tromper de personne. L'autre pourrait refuser de lui parler, Alban pourrait avoir un peu plus peur dans ce lieu mal famé... Bref, quitte à entretenir le mystère (comme tu le fais autour du bateau lui-même d'ailleurs), peut-être pourrais-tu en rajouter un peu. Mais bien sûr, ce n'est qu'une suggestion : je ne connais pas la suite ;) 
De même, il me semble qu'après cette rencontre, tu ne parles plus du Lotus. Or, ça fait plusieurs semaines si j'ai bien compris (mais c'est vrai que ce n'est pas très net), qu'Alban attend le bateau. Est-ce qu'il ne devrait pas penser qu'à ça ? Alors certes, il est distrait par Nora, mais dans le chapitre 6, peut-être qu'il faudrait quand même le mentionner, non ? Genre, quand ils quittent la cave, ils pourraient longer le port et voir la silhouette du bateau au loin ou un truc comme ça. Juste histoire qu'on sente que c'est bien le fil rouge de ton récit (enfin si j'ai bien compris ;) ).
Voilà, juste quelques idées comme ça. 
Mais encore une fois, c'est du tunning, hein : franchement je suis très enthousiaste pour le moment. 
Mary
Posté le 08/07/2019
Bon si déjà on ne s'ennuie pas, c'est déjà ça ! Si tu te régales, c'est encore mieux !
Je saisis l'idée de l'intensité, ce qui va de pair avec la personnalité d'Alban. Comme c'est un vaste sujet, et que tous les retours sont bons à prendre, je te répondrai dans le JdB pour cette partie-là ;) 
Aïe aïe aïe non, il ne faudrait pas que Nora lui vole la vedette ! Pourquoi est-si facile avec les persos secondaires? C'en serait presque pas juste ! Nora avait besoin d'un caractère affirmé pour faire du rentre dedans à Alban, sinon il ne dit jamais rien - même à moi .... *direction l'asile*)
Quand tu me le dis c'est évident, mais oui, Alban ne devrait pas foncer comme ça sans crainte au Tonneau Brûlé. Encore un reliquat de mes précédentes versions où Alban était...encore pire. 
Aah oui, le Lotus, venons-en. La rencontre avec le maître d'équipage est un moment crucial, pour tout un tas de raisons, évidentes pour certaines. Je peux vraiment pas tout dire sans te spoiler (après, le spoil est toujours possible hein XD ). Cela dit, je crois comprendre ce que tu veux dire : on voit la détermination d'Alban, présente au début, qui retombe comme un soufflé dès qu'il décide d'attendre le navire. Du coup, on perd le côté attente et suspense autour du Lotus, c'est bien ça?
Ca peut se corriger facilement, Alban pourrait glaner toutes les infos possibles et imaginables sur le navire et effectivement, être complètement obsédé par sa recherche. En fait, je suis par moments restée trop figée sur les versions précédentes (sauf les passages avec Nora puisqu'elle n'existait pas avant). Il va falloir retoucher ça. 
peneplop
Posté le 12/05/2019
Hello !
Chouette chapitre. J'ai hate de voir comment les affaires de Nora vont peut-être déboucher sur une piste pour Alban.
Je n'ai rien à dire sur l'écriture. Tu mènes gracieusement ta barque ;)
Mary
Posté le 12/05/2019
Merci beaucoup pour ton commentaire, ça me touche beaucoup ! À bientôt !
Elia
Posté le 26/03/2019
Alors là j'ai envie de dire "stooooooooooooooop". Autant le chapitre était impeccable, sans fausse note, autant j'ai du mal à croire qu'Alban puisse tomber amoureux si vite. Bon, je suis quelqu'un d'assez rationnel, donc pour moi, en quelques jours, tu es attiré par quelqu'un, mais pas amoureux, à moins que ce soit lui qui s'enflamme ? Bref, hormis ce point-là, j'aime bien ce que fait Nora et les enjeux qui découlent de ses missions ! ça promet :D 
Mary
Posté le 26/03/2019
 
Coucou !
N'oublie pas qu'ils se fréquentent déjà depuis plusieurs semaines, il y a une grosse ellipse à la fin du chapitre 5 :) Les sentiments d'Alban sont explicités dans le chapitre suivant. 
Ceci dit tu n'es pas la seule à avoir tiqué, il y a certainement quelque chose à remanier dans ce chapitre, notamment ma derniere phrase, ça fait trop catégorique, peut-être. 
Merci en tous cas ! 
Gabhany
Posté le 22/03/2019
Hello Mary !
Ce chapitre est intrigant, tout ce mystère autour des activités de la famille Le Bardelier, le statut de presque espionne de Nora ... ! J'ai beaucoup aimé, c'est rythmé et j'aime la relation qui se développe entre eux.
Cependant, j'ai la sensation que tu nous contes cet amour naissant, mais on ne le voit pas. J'ai cru comprendre que tu avais rajouté le personnage de Nora à la première relecture, c'est peut-être à cause de ça. Le personnage est intéressant, j'aime son côté féministe avant l'heure  mais leur relation gagnerait je pense à être plus montrée et moins racontée.
J'ai vu que tu viens de publier la suite, je lirai ça très vite !
Gab 
Mary
Posté le 26/08/2019
Celui-là aussi ><

Je crois que depuis ce commentaire j'ai insisté un peu plus à la fin du chapitre précédent sur le fait qu'Alban et Nora se voient tous les jours ou presque. Peut-être un ou deux détails de plus ne seraient pas de trop, à voir....pendant les correctioooooons !
Aliceetlescrayons
Posté le 19/03/2019
Le Lotus Noir donne vraiment envie de monter sur le pont et de partir en croisière, tout en gardant le brin de mystère indispensable. Tu as bien réussi ta description!
J'ai trouvé la un peu sèche cette phrase en début de paragraphe au chapitre 4 : "À bien y réfléchir, la parole de cet homme ne valait rien". Je comprend le cheminement des pensées d'Alban après une mauvaise nuit mais j'ai eu l'impression que c'était un peu abrupt.
À part ça, la romantique en moi a le coeur qui palpite en voyany l'évolution de la relation entre Alban et Nora. C'est vraiment bien amené. 
Et l'intrigue prend de l'épaisseur, avec ce réseau de renseignements. C'est prometteur! 
Mary
Posté le 19/03/2019
Oh ça me fait tout chaudoudou ! Tant mieux si l'effet est réussi :) 
PS: ton petit coeur de romantique est pas au bout de ses peines XD (enfin, si j'arrive à faire ce que je veux !) 
Rachael
Posté le 19/03/2019
Hello,
C’est sympa de découvrir cette nouvelle facette de Nora ainsi que cette activité de surveillance et de renseignement. Même si elle le nie, elle est un peu espionne, tout de même… du coup, c’est vrai que le personnage prend une autre épaisseur, comme le dit si bien Alban avec son « tu m’impressionnes ». J’aime bien le discours un peu féministe du personnage, il ne choque pas dans le contexte.
Je n’ai pas vraiment compris pourquoi on demande à Alban de l’accompagner. Quel intérêt pour les « conspirateurs » de le mettre au courant, au risque d’une indiscrétion ? Ce que je n’ai pas compris non plus (oui, je rame ce soir…), c’est ce qu’elle vient faire là et le contenu du message que porte Nora. Qu’espère-t-elle apprendre, et qu’apprend-elle finalement ? Désolée, c’est resté assez obscur pour moi.
La fin est mignonne, mais je trouve que ça va un peu vite. On ne saisit pas forcément ce que ressent Alban, quels sont ses sentiments pour Nora, et pourquoi cette virée secrète les a fait éclore. Le lecteur reste à l’extérieur de ses émois et c’est dommage je trouve.
Du coup, impression mitigée sur ce chapitre : il nous révèle une nouvelle facette de Nora et de ses amis, mais je reste un peu dubitative sur le reste. Peut-être que certaines explications sont données dans la suite, auquel cas oublie mes remarques qui n’ont plus lieu d’être.
 
Détails
Je croyais que tu le savais, je croyais que tu avais compris : un peu lourd
J’ai un message de l’Amirauté pour le secrétaire général, à remettre en main propre : elle ne lui remet pas en main propre, en fait…
 
Ma question portait juste sur le comment, par sur le pourquoi : je suis un peu perdue, de quelle question s’agit-il ? 
Mary
Posté le 19/03/2019
Tu auras tes réponses, mais il va falloir attendre un peu, voire beaucoup, pour le réseau de renseignements ;-) Ce qu'apprends Nora va être très important par la suite, mais je ne peux pas t'en dire plus.  Est-ce que cela est trop obscur malgré tout? 
Quant aux sentiments d'Alban, j'ai fait exprès de faire une fin de chapitre "percutante", je voulais finir en beauté. Les sentiments et doutes seront plus explicites dans le prochain chapitre. Et puis, cela fait tout de même plusieurs semaines qu'ils se voient régulièrement. Je prends tous les retours sur la relation Alban/Nora, car Nora n'existait pas jusqu'à cette version-là, alors n'hésite pas à souligner ce qui sonne faux.
Merci pour tes retours toujours aussi constructifs ! 
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