Chapitre 6 - Le chant sinistre du vent

Ils redescendirent par le même tunnel étroit, puis, quelques mètres à peine avant que la pente ne se transforme en plat, Feï les guida par un autre boyau que celui qu’ils venaient d’emprunter. Leur route remonta de nouveau, pour déboucher cette fois-ci sur un large chemin gris et sec au creux de deux pics. Il n’y avait presque plus aucune lumière dans l’air, et les boutons clos des quelques plantes qui poussaient à flanc de roches, refermées pour la nuit, rayonnaient tout juste assez pour éclairer devant eux.

— Où tu nous emmènes, exactement ? demanda Muse.

— Un ruisseau, plus loin. Peut-être quelques heures de marche.

Peut-être ?

L’ombre en armure avança sans un mot, et Muse se résigna à le suivre sans protester davantage. Elle n’avait aucune chance de prendre la fuite, de toute façon - si elle faisait demi-tour, elle serait perdue en à peine quelques minutes, dans ces boyaux.

— C’est là où tu as trouvé le collier de ma maîtresse ? demanda Gulliver.

— Non. Mais c’est plus sécurisé. Pas au bord du vide. C’est ce que tu voulais, gnome, non ?

Elle grogna, mais acquiesça.

— Ouais. C’est Muse, sinon, pas gnome

— Muse, répéta-t-il. Est-ce que ça veut dire quelque chose ?

— Pourquoi ça voudrait dire quelque chose ? s’étonna Gulliver.

Muse serra les dents. Il fallait vraiment qu’elle explique ça ? C’était l’une des rares traditions gnomes qui était à peu près connue de tout le monde, pourtant ! Et dire qu’elle avait cru que le poney avait pu appartenir à une gnome, alors que sa bêtise était là comme preuve majeure que c’était impossible …

— Les prénoms des gnomes sont toujours basés sur des objets, ou des créatures ordinaires qu’on trouve dans les légendes, ou juste des trucs qui traînent dans les parages, genre …» Elle attrapa une petite roche grise sur le rebord du chemin, à hauteur de son épaule. « Caillou pourrait être un prénom.

Gulliver souffla entre ses lèvres avec un bruit qui ressemblait un peu trop à un ricanement. Elle était très tentée de lui lancer la roche à la tronche, mais elle était trop vieille pour ce genre d’immaturité. Et trop fatiguée pour être sûre de réussir à bien viser. Surtout ça, en fait.

— Vaut mieux avoir un nom tiré d’un vieux bouquin chiant, alors, se moqua Gulliver.

— Crétin. Mais Muse, c’est le diminutif, ça veut rien dire. Mon nom complet, c’est Musaraigne.

— Oh, c’est pas comme ça qu’ils t’ont appelée, les paysans qui nous ont couru après ? J’croyais que c’était juste une insulte locale.

Lui lancer ce caillou à la gueule paraissait de plus en plus être une excellente idée.

— Musaraigne ? Qu’est-ce que c’est ? demanda Feï alors qu’elle jaugeait la distance qui séparait sa main du poney.

— J’en sais rien, moi, un truc de vieux gnome qu’ils ont pris dans un vieux bouquin de vieux chiants, grogna-t-elle. Va chier.

— C’est un rongeur, expliqua Gulliver. Comme mon frère Edgar ! Mais lui, c’est un lapin. Pas une musaraigne. Il est plus grand. Mais il fait à peu près la même taille que cette Musaraigne là. 

— Je vais prétendre avoir compris de quoi tu parles et mettre fin à cette conversation, sac-à-puces.

Elle lança le caillou derrière elle, et il ricocha dans un écho sinistre qui la fit grincer des dents. Niveau discrétion, elle avait fait mieux. Pire, aussi. 

— Tu ne viens pas d’ici, Gulliver, constata Feï une fois que le silence eut repris ses droits.

— Perspicace, morveux. Je viens de - de - de -

Sa voix s’étrangla dans un couinement plaintif, et le poney s’éclaircit la gorge. Même dans l’obscurité, elle put voir que ses yeux étaient devenus fortement humides.

— Hey, il t’arrive quoi, sac-à-puces ?

— Un sortilège de silence, devina Feï. Il est voué au secret.

— Désolé, ma maîtresse veut pas que j’en dise plus. Encore un truc à lui demander quand on la retrouvera !

Gulliver toussa encore, et ils avancèrent sans plus rien dire à la suite de l’armure. Muse avait de plus en plus de mal à marcher, déjà essoufflée et dégoulinante de sueur. Entre le brusque changement d’alimentation - et de boisson - des derniers jours, leurs courses effrénées, et sa vieillesse qui pesait de plus en plus, elle n’était vraiment pas en état pour tout ce merdier …

— Faudrait peut-être que tu remontes sur mon dos, petite, constata Gulliver. T’as vraiment l’air prête à t’éclater sur le sol.

Elle acquiesça, et Gulliver s’arrêta pour la laisser grimper. Elle agrippa une main sur la crinière, sautilla pour se donner assez d’impulsion pour passer les jambes par-dessus son dos, et -

Manqua de glisser lamentablement sur le sol lorsque sa main lâcha prise sous son propre poids et qu’elle partit en arrière.

Elle serra les dents. Elle n’avait même plus assez de force pour se hisser sur son dos. Son épaule lui faisait trop mal. Peut-être que la blessure était plus grave qu’il n’y paraissait, finalement …

— Reste pas planté là, gamin. Aide-la à grimper.

Muse tâtonna son épaule endolorie, mais visiblement, sa dignité avait été plus meurtrie que la plaie, qui ne saignait pas. Elle jeta un regard vexé à Feï, et constata qu’il n’osait pas s’approcher de la gnome et du poney.

— Laisse-moi deviner, tu peux rien porter de plus lourd que ton armure avec ta forme ?

Bien sûr, il ne donna pas de réponse - mais après une dernière hésitation, il la souleva avec une délicatesse surprenante, et la posa sur le dos de Gulliver avant de reprendre la route sans plus de cérémonie.

— Un vrai moulin à paroles, se plaignit le poney.

— Entre lui et ton sortilège de silence, je vais peut-être enfin avoir la paix !

Elle pivota péniblement, et s’allongea sur la croupe de Gulliver, qui paraissait - et était - bien plus confortable que sa crinière.

— Bonne nuit, princesse, se moqua le poney.

Bercée par le balancement des pas de Gulliver, elle s’endormit en quelques battements de coeur à peine, et ne se réveilla que lorsqu’ils s’arrêtèrent. Elle papillonna des yeux - est-ce qu’ils étaient enfin arrivés au fameux ruisseau ?

Il faisait totalement noir à présent, et aussi sombre que dans les tunnels, même si elle sentait une légère brise sur sa peau pour lui rappeler qu’ils étaient encore bien à l’extérieur. Seuls les yeux de Feï éclairaient encore la piste, bien qu’il ait diminué l’intensité de sa lumière. Il n’y avait presque aucune végétation autour d’eux, seulement des poignées de petites cloches refermées autour de lueurs dormantes pour la nuit.

— Pourquoi on s’arrête ?

— Le chemin s’est ouvert, murmura Feï.

Ouvert ?

Il augmenta la lumière que ses yeux diffusaient, et depuis le creux de sa main, créa une lueur qu’il envoya en avant pour illuminer une brèche de plusieurs mètres de large qui avait fendu leur route en deux.

— Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Gulliver.

— Demi-tour, répondit Feï. C’est trop large pour que tu sautes par-dessus.

— Fantastique. On a perdu combien de temps ?

L’ombre tourna sa tête vers le chemin derrière eux, puis la pencha sur le côté.

— Par l’autre chemin, il nous faudra dix heures, à cette vitesse.

Muse grogna, et Gulliver hennit en protestation. Au moins, ils étaient d’accord.

— Oublie, gamin. Faut que je pique un somme. 

Feï tourna son regard vers la faille, puis acquiesça.

— Je monterais la garde.

— Toute la nuit ? demanda Muse.

— Je ne dors jamais.

Muse se laissa glisser par terre, et ils s’installèrent le plus confortablement que le chemin poussiéreux le leur permettait. Sans la chaleur et le balancement du poney, Muse eut un peu plus du mal à s’endormir, cette fois-ci. Sans compter qu’elle avait faim, mal partout, et que les yeux jaunes de Feï dans l’obscurité et le chant du vent dans la brèche et les montagnes étaient franchement glauques. Elle réussit à somnoler un peu - quelques minutes, une poignée d’heures, peut-être - mais fut réveillée par des hululements sinistres en provenance de la brèche.

— C’était quoi, ça ? murmura-t-elle.

— Pas moi, grommela Gulliver à demi-endormi.

Autour d’eux, Muse entendit un sortilège de protection, presque imperceptible, mais suffisamment puissant pour la plupart des problèmes qu’ils pourraient avoir - du moins, elle essaya de s’en convaincre.

— Rien qui ne s’intéresse à nous. » murmura Feï, ses yeux tournés vers la brèche comme s’ils pouvaient voir bien plus loin que ce qu’ils éclairaient. « Dors, Musaraigne. 

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AnonymeErrant
Posté le 02/02/2021
Chouette, ce cours sur les prénoms gnomes. Ce genre d’informations, ça a son charme, et j’apprécie les découvrir, j'espère même en avoir plus, même si celle qui les distille est du style... grincheux.

Pourquoi donc cette vieillesse engendre-t-elle un tel poids sur les épaules de Muse ? Bon, en même temps, vu le titre de ton histoire, je sais pas si ça augure du bon pour elle, hein.

Pauvre Gulliver qui ne peut plus parler. Entre lui et l’Ombre taciturne, au moins, ça s’équilibre x) Dis, ce sont bien les plantes qui génèrent de la lumière ? (En excluant les yeux-lasers-pas-du-tout-flippants de Fei). Je crois l’avoir déjà remarqué dans le texte, ou alors, j’ai mal compris.

Gulliver toussa encore, et ils avancèrent sans plus rien dire à la suite de l’armure. => ça m’a donné une de ces images de cet improbable trio… Un espèce d’indescriptible chevalier fantôme brumeux digne de hanter un château (avec du métal qui tinte sur le dos et des pupilles radioactives), sa fougueuse monture, heu, une pipelette de Shetland court sur pattes trottinant derrière lui, et une gnome. Ouais, je crois que je suis fatiguée. Ou que je vais vraiment finir par prendre un crayon xD
AnatoleJ
Posté le 11/02/2021
- « Bon, en même temps, vu le titre de ton histoire, je sais pas si ça augure du bon pour elle, hein. »

Mais non, le titre est absolument pas ... euh ... pertinent ... Hahaha ... Ahem.

- « Dis, ce sont bien les plantes qui génèrent de la lumière ? »
Oui tu as très bien compris, ce sont les plantes qui génèrent la lumière ^^ J’ai prévu de rajouter plus d’explications sur le sujet dans mes prochaines corrections, mais c’est rassurant de voir que ça peut se deviner quand même ! (après avoir écrit un roman entier sur un botaniste dans cet univers, j’ai un peu oublié de réexpliquer les notions de base, oups)

- « Ou que je vais vraiment finir par prendre un crayon xD »
Oh je suis très honoré que les dégaines de ma bande de boulets t’inspire autant xD (je les ai dessiné, à force d’écrire leurs aventures c’était impossible de pas le faire !)
dcelian
Posté le 23/01/2021
C’est à nouveau moi ! de retour après une semaine de pause dans ma lecture.

On sent que l’histoire prend un ton un peu moins absurde et qu’on commence à rentrer dans les péripéties, sans que le changement soit trop radical pour être perturbant. Ça me plaît bien, tout ça !

J’ai juste deux petites remarques, et je te laisserai là-dessus :

« Feï tourna son regard vers la faille, puis acquiesça.

— Je monterais la garde »

C’est du futur, je partirais plutôt sur « monterai » sans « s »

« — Rien qui ne s’intéresse à nous. » murmura Feï »

Le « ne » suggère un « pas » (qui est omis) et donc une négation. Le sens de la phrase est donc « rien qui ne s’intéresse (pas) à nous », et c’est donc une erreur car ce que veut dire Feï, c’est précisément l’inverse ! Je pense qu’il faut retirer le « ne s’ »
AnatoleJ
Posté le 23/01/2021
Bon retour dans l’aventure !

Je ne sais pas si c’est vraiment moins absurde, ou si tu t’y es habitué haha ^^

Bien vu pour l’erreur de conjugaison, c’est noté !

Pour le « Rien qui ne s’intéresse à nous. » , la négation n’est pas omise, elle est dans le « rien », enfin je crois ? Bon après, il faut admettre que je suis un peu nul en grammaire (par choix haha). Donc ma méthode, en général, c’est que si je ne comprends ni le problème, ni les explications grammaticales, je regarde sur Google Books si l’expression a déjà été utilisée dans des livres édités. Et en l’occurrence, la formulation « rien qui ne » sans le « pas » est bien dans l’usage ^^ (donc je le garde que ce soit grammaticalement correct ou non)
(si tu ne t’es jamais servi de cette méthode et que tu veux regarder par toi-même, il suffit d’aller sur Google Books, et de chercher « rien qui ne » en mettant les guillemets)
A.C. Castelein
Posté le 10/01/2021
Je reprends ma lecture du Dernier Chant de Musaraigne après quoi… un mois ? Bref !

Toujours un plaisir de retrouver Musaraigne et Gulliver, même si j'avoue que j'ai oublié pas mal de trucs en pratiquement un mois XD. Je pense avoir réussi à raccrocher les wagons, mais il est possible que certaines de mes remarques soient plus dues à un oubli de ma part qu'à de réels soucis dans ton manuscrit. Voilà voilà !


« Ils redescendirent par le même tunnel étroit, puis, quelques mètres à peine avant que la pente ne se transforme en plat, Feï les guida par un autre boyau que celui qu’ils venaient d’emprunter. »

La phrase est assez lourde

« Il n’y avait presque plus aucune lumière dans l’air, et les boutons clos des quelques plantes qui poussaient à flanc de roches, refermées pour la nuit, rayonnaient tout juste assez pour éclairer devant eux. »

Même remarque que pour la phrase précédente. Et, c’est sans doute dû à ma longue pause lecture, mais j’ai un peu de mal à comprendre le « plus aucune lumière dans l’air »

« Elle n’avait aucune chance de prendre la fuite, de toute façon »

Pourquoi vouloir prendre la fuite ? Elle est prisonnière ? Je crois me rappeler qu’elle suit plus ou moins l’ombre volontairement

« alors que sa bêtise était là comme preuve majeure que c’était impossible … »

Aoutch… c’est un peu lourd

« Lui lancer ce caillou à la gueule paraissait de plus en plus être une excellente idée. »

Y a un truc qui me gêne dans cette phrase ; elle pourrait gagner en efficacité en étant un peu remaniée, je pense

« Muse avait de plus en plus de mal à marcher, déjà essoufflée et dégoulinante de sueur. »

Cette phrase est peut-être un peu maladroite

« pour lui rappeler qu’ils étaient encore bien à l’extérieur »

Cette partie de la phrase est un peu lourde

« Il augmenta la lumière que ses yeux diffusaient, et depuis le creux de sa main, créa une lueur qu’il envoya en avant pour illuminer une brèche de plusieurs mètres de large qui avait fendu leur route en deux. »

Un peu lourd

« ils s’installèrent le plus confortablement que le chemin poussiéreux le leur permettait »

Maladroit

« Sans compter qu’elle avait faim, mal partout, et que les yeux jaunes de Feï dans l’obscurité et le chant du vent dans la brèche et les montagnes étaient franchement glauques. »

Une reformulation semble nécessaire ici, c’est assez lourd et maladroit
AnatoleJ
Posté le 11/01/2021
Bon retour au pays des gnomes et des poneys qui parlent ! Merci pour tout tes retours toujours très utiles, mon fichier est de nouveau bien rouge haha

« Et, c’est sans doute dû à ma longue pause lecture, mais j’ai un peu de mal à comprendre le « plus aucune lumière dans l’air » »

Non ce n’est pas ta mémoire qui te fait défaut, c’est parce que comme me la fait remarquer Mathilde Blue sur un autre chapitre, j’ai négligé d’expliquer comment la lumière fonctionnait dans cet univers là (l’un des problèmes quand on écrit plusieurs one-shot dans un même univers, c’est facile d’oublier les trucs basiques de l’un à l’autre !)
Donc en attendant que je le rajoute dans le texte : ce sont les fleurs qui produisent la lumière, en relâchant une lueur le matin, qui se dissipe dans l’air, puis se reforme le soir et retourne dans sa fleur pour la nuit

« Pourquoi vouloir prendre la fuite ? Elle est prisonnière ? Je crois me rappeler qu’elle suit plus ou moins l’ombre volontairement»
Pour être débarrassée d’eux xD Elle l’a suivi parce qu'en terme de danger, le tunnel était pire que l’Ombre sur le moment
Hastur
Posté le 21/12/2020
Hello hello !

Le deuxième chapitre où nous avons un beau trio ! :)
L'humour est toujours là, le langage fleuri aussi qui colle très bien aux personnages et à leurs relation. On retrouve aussi, je trouve, un brin de la mélancolie que dégage Muse. Les gnomes ont l'air si peu considéré, connu, presque oubliés. C'est le sentiment que ça me donne !

En tout cas, c'était toujours avec autant de plaisir que j'ai lu ce chapitre !

Voici mes petites notes de lecture:
"Crétin. Mais Muse, c’est le diminutif, ça veut rien dire."
Mais chez nous, ça veut dire quelque chose, et c'est la personnification de l'inspiration, d'une certaine manière. Il y a quelque chose de beau alors qu'une musicienne comme Muse ait ce surnom. C'est voulu j'imagine ?

"Un sortilège de silence, devina Feï. Il est voué au secret."
Il vient de relou-land ! :D

"Faudrait peut-être que tu remontes sur mon dos, petite, constata Gulliver. T’as vraiment l’air prête à t’éclater sur le sol."
Mais il sait être gentil aussi :)

"Je ne dors jamais."
J'ai quelqu'un ne dort pas aussi de prévu dans ma correspondance. Promis j'ai pas copié :'(.

« Dors, Musaraigne.
Il manque la seconde paire de chevrons.

A très vite pour la suite :).
AnatoleJ
Posté le 21/12/2020
Hello :D
Content que tu t’amuses toujours, tes petites notes de lecture sont toujours très appréciées ^^

« Les gnomes ont l'air si peu considéré, connu, presque oubliés. C'est le sentiment que ça me donne ! »
C'est rassurant que c’est que ce que tu ressentes à la lecture, parce que c’est définitivement ce que Muse sent aussi ! (quant à savoir si c’est vrai ... sans le point de vue d’autres personnages, ça restera un mystère héhé)

« Mais chez nous, ça veut dire quelque chose, et c'est la personnification de l'inspiration, d'une certaine manière. Il y a quelque chose de beau alors qu'une musicienne comme Muse ait ce surnom. C'est voulu j'imagine ? »
Oui, je voulais absolument que ce gnome barde ait un nom d’un petit animal ou d’une fleur en nom complet, et de quelque chose de musical en diminutif, et c’était pas évident à trouver ^^ (et pourtant, j’en ai quand même trouvé un autre, je l’ai donné à une autre gnome du coup, on gâche pas ce genre de trouvailles !)

« J'ai quelqu'un ne dort pas aussi de prévu dans ma correspondance. Promis j'ai pas copié :'(. »
Oh est-ce que c’est Quintus ? ? (oui je fais une fixette dessus haha)

A bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 20/12/2020
Coucou !

Encore un chapitre qui m'a bien fait rire :D Enfin, surtout le début, la fin était quand même plus inquiétante... Feï a l'air un peu louche quand même x) Et j'ai beaucoup aimé le passage où Muse explique d'où vient son prénom, ça montre un univers vraiment bien développé ! Et Gulliver qui ne peut pas parler, ça doit le changer x)

J'ai juste relevé quelques petites choses :

- "Et dire qu’elle avait cru que le poney avait pu appartenir à une gnome, alors que sa bêtise était là comme preuve majeure que c’était impossible …"
Je trouve la phrase un peu lourde, je pense que la couper en deux permettrait de l'alléger :)

- "ils s’installèrent le plus confortablement que le chemin poussiéreux le leur permettait."
Alors là c'est sûrement juste moi, mais j'ai un problème avec la formulation "le plus [...] que", je trouve que "aussi confortablement que" serait plus fluide.

- "et que les yeux jaunes de Feï dans l’obscurité et le chant du vent dans la brèche et les montagnes étaient franchement glauques"
La répétition de "et" alourdit beaucoup la phrase, je pense qu'il faudrait en enlever au moins un :)

Voilà voilà ! En tout cas j'ai hâte de lire la suite ;)

À bientôt !
AnatoleJ
Posté le 21/12/2020
Coucou :D
Je suis content que tu ai bien aimé ce petit passage culturel sur les gnomes, j’ai effectivement plusieurs kilomètres d’informations sur ce petit peuple qui n’apparaîtront même pas ici, c’est dur de se retenir x)
(Mais non, Feï n’est pas louche ... ou bien si ?)

"Alors là c'est sûrement juste moi, mais j'ai un problème avec la formulation "le plus [...] que", je trouve que "aussi confortablement que" serait plus fluide."
Ce n’est pas juste toi, c’était effectivement un peu lourd comme formulation, je vais changer ça ! Idem pour les deux phrases à rallonges que tu as pointées, ça mérite un remaniement.

Merci pour tes petites notes très utiles et à bientôt !
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