Chapitre 6 : La dissidence

Par Mary

Chapitre 6

La dissidence

 

 

 

 

 

Le lendemain matin, Miss Davies et moi préparons la valise. Alors que je me suis levée le cœur lourd à l’idée de devoir partir, ma gouvernante emballe pourtant mes affaires avec entrain :

— Je dois admettre que je serais contente de retrouver le calme de Chester House…

L’ennui. Pas le calme, l’ennui.

— … Nous avons passé ici de bien belles vacances. Je reviendrais bien manger le fondant à l’orange de Mrs Blackwood de temps à autre ! Le fiacre sera là à 17 heures, c’est bien ça ?

— Oui.

J’ai délibérément décalé notre heure de retour une heure plus tôt que prévu. Ainsi, nous avons une chance d’être rentrées avant mes parents, dont le train arrive à 17 heures 10. Je rechigne à ranger mes livres dans la malle. Les vêtements, passe encore, mais enlever le dernier Astronomical Journal de ma table de nuit me donne une horrible sensation d’arrachement. Mon regard tombe sur le roman de Stevenson. Je n’arrête pas de songer à cette histoire de lettre, ce qui s’est révélé plutôt incommodant au petit-déjeuner. J’ai passé mon temps à dévisager Stone en coin, en me demandant comment un esprit comme le sien a pu oublier un échange aussi privé dans un livre — que je sois pendue si ce n’est pas une déclaration d’amour enflammée. Je veux bien admettre que Stone a son charme, mais de là à… enfin, je suis piètre juge en ce qui concerne les hommes. Cela tient sans doute au fait que je n’en ai pas rencontré un seul capable d’aligner deux phrases qui ne soient pas centrées sur eux-mêmes.

— Agathe, vous m’écoutez ?

Je sursaute.

Non.

— Oui ? Pardon, je rêvassais.

— Je vous demandais comment vous comptiez vous y prendre pour participer au concours depuis la maison?

— Je n’y ai pas encore réfléchi.

— Notre vie sera certes bien moins animée qu’à Londres, mais vous aurez moins de temps qu’ici.

C’est bien ça qui me désole.

— Je n’ai pas encore mon sujet. Je ne suis pas sûre que mes parents voient cette occupation d’un très bon œil.

— Du moment que cela ne nuit pas à vos obligations sociales… et que vous savez vous tenir, bien sûr, me lance-t-elle, moitié rieuse, moitié sérieuse.

Et ça recommence.

Elle s’avance vers moi.

— Ce que je m’apprête à vous dire ne va pas vous plaire. Rosewood Manor est un très bel endroit, plein de gens charmants, mais je maintiens que ce n’est pas la vie réelle. C’est seulement l’exception qui confirme la règle.

— Pourquoi devenez-vous si timorée, tout à coup ?

— Je me dois de vous le dire. Vous êtes déjà suffisamment excentrique comme ça, et vous n’avez pas le luxe de vous isoler comme Lord Stone le fait.

Je sais qu’elle a raison.

— Et pourquoi pas ?

Parce que je suis une femme.

— Je n’aurais peut-être pas dû vous encourager autant, vous n’en êtes que plus rebelle, soupire Miss Davies.

— Mais non ! Sans vous, je serais une de ces filles insipides qui se pavanent dans leurs robes, en n’ayant que le mariage à la bouche !

— Vous ne voulez pas vous marier ?

— Là n’est pas la question !

Je m’assieds au bord du lit et ajoute un peu de douceur dans ma voix :

— Si, bien sûr que j’en ai envie, mais… pas si je dois pour cela abandonner ce que j’aime. Pas si je dois m’effacer au profit de mon mari, vous comprenez ? Je ne veux pas finir comme Mère.

En tapisserie.

Miss Davies me dévisage avec un drôle d’air et j’ignore si elle envisage d’argumenter ou de capituler. Elle lâche enfin, les mains sur les hanches :

— Alors, ne sabotez pas vos chances et réfléchissez avant de parler, c’est tout ce que je vous demande.

Je ne me sens plus le courage de continuer. Je m’empare de Stevenson et me réfugie à la bibliothèque qui, étrangement, est déserte. Pour une fois, Adrian n’est pas encore redescendu. Lancelot couve un des fauteuils et entrouvre un œil en me voyant passer devant lui, avant de le refermer paisiblement. Je m’installe pour lire, mais Lucy entre en trombe :

— Pardon, Miss, je ne vous avais pas vu. Tout va bien ? s’inquiète-t-elle.

— Oui… oui tout va bien. Pourquoi êtes-vous si pressée ?

La jeune fille rougit et avec sa queue de cheval orange, on la croirait inflammable.

— Pour rien, c’est que Maman m’attend pour l’aider à la cuisine.

Je ne suis pas la seule à ne pas savoir mentir.

— Je comprends, pardonnez mon indiscrétion.

— Vous aviez besoin de moi ?

— Euh, eh bien..

— Vous reviendrez nous voir, n’est-ce pas, Miss ?

Sa franchise me va droit au cœur.

— J’y compte bien.

— Alors, tant mieux. Je peux aller vous chercher une tasse de thé, si vous voulez.

Miss Davies a raison, Rosewood Manor est l’exception qui confirme la règle. Alors, autant les enfreindre tant que j’en ai encore la possibilité :

— Je crois que j’ai surtout besoin d’une amie. Je veux bien du thé, mais seulement si vous le partagez avec moi.

Elle sourit largement et s’éclipse, pour revenir quelques minutes plus tard avec un plateau. Pendant l’heure qui suit, notre discussion d’abord normale se métamorphose en confidences éhontées quand nous abordons la question des hommes. Je ne pensais pas être aussi à l’aise avec quelqu’un, mais cette jeune fille a le don de me mettre en confiance. Je lui raconte tous les imbéciles que j’ai pu croiser, sans les nommer, et elle me fait le récit détaillé du dernier prétendant qu’elle a envoyé sur les roses — un garçon du village. Elle ne s’épanche pas sur le sujet, mais je crois comprendre qu’elle est actuellement courtisée. L’heureux élu semble lui donner du fil à retordre. Lorsque Miss Davies nous trouve, j’expliquais à Lucy comment j’avais rendu fou mon ancien précepteur en lui démontrant que sa résolution d’un problème mathématique était erronée.

— Miss Agathe ?

Je me calme et me tourne vers elle, le sourire encore aux lèvres. Il y a longtemps, très longtemps que je ne m’étais pas autant amusée. Si j’avais su ce que cela faisait, d’avoir une amie, je m’y serais employée plus tôt. Le visage fermé de ma gouvernante me rappelle à l’ordre et tout me revient en pleine face : mes parents, le retour à la maison et le reste.

— Qu’y a-t-il, Miss Davies ?

— Vos affaires sont prêtes et le déjeuner va être servi. Pourquoi avez-vous donc repris du thé à cette heure-ci ?

— Oh, c’est ma faute, Miss, s’empresse de répondre Lucy. Nous bavardions et le thé semblait tout à fait approprié.

Ma gouvernante désapprouve, mais n’ajoute rien de plus jusqu’au déjeuner. Adrian est plus taciturne que jamais, même alors que je lui annonce avoir commencé le livre qu’il m’a recommandé. Stone brise enfin l’embarras :

— Agathe, vous avez séduit toute la maisonnée. Personnellement, je regrette que vous ayez à partir. Heureusement, vous ne serez pas loin, mais votre présence nous manquera à tous.

Adrian hoche sobrement la tête et soudainement, je comprends l’attitude froide de Miss Davies. Dans n’importe quel salon de Londres, ces propos seraient tout à fait inappropriés car bien trop personnels. Elle doit vouloir me réacclimater avant de rentrer à la maison.

Je réponds doucement :

— Je reviendrais, ce n’est pas comme si nous habitions loin. Nous aurons d’autres lectures à échanger, je n’en doute pas, et j’aurais grand besoin de la bibliothèque pour le concours.

— Vous êtes ici chez vous, Agathe. Rosewood Manor sera toujours un refuge et vous y avez une invitation permanente, sachez-le.

Je le remercie sans lui dire à quel point cela me touche. Je ne sais pas encore en quoi consistera la punition que m’infligeront mes parents, mais j’aurais au moins le réconfort que rien ne changera pour moi ici.

— Une dernière session de travail ? propose Stone à la fin du repas. Ou peut-être préférez-vous profiter tranquillement de la maison ?

— Volontiers. Avec un peu de chance, peut-être tomberons-nous enfin sur une piste intéressante ?

Pas question de gâcher le peu de temps qu’il me reste.

Cette fois, Miss Davies, armée de son sempiternel tambour à broder, ne nous lâche pas d’une semelle. Dans le bureau, à l’étage, l’horloge égrène tristement les secondes comme on égrène un chapelet avant une exécution. Si Stone s’aperçoit de mon anxiété, il n’en dit rien. À ses côtés, j’ai l’impression d’avoir appris plus de choses en une semaine qu’en plusieurs années à étudier toute seule. Alors que je termine de passer en revue le sommaire d’un énième traité d’astrométrie, mon regard se pose sur la maquette du système solaire. Je n’ai pas l’esprit à la recherche. Chaque minute me rapproche du retour à la maison, de mes parents. Plus de lunette, plus de Saturne, plus de livres ou presque, plus de futilités avec Lucy. Plus de lettre mystérieuse cachée dans les pages. Maintenant que j’y repense, je comprends pourquoi cette lettre m’obsède et cela me fait presque mal de le reconnaître.

J’aimerais bien savoir que quelqu’un, quelque part, m’écrit une lettre aussi passionnée.

Vers 16 heures 30, Lucy toque à la porte :

— Stone, il y a un fiacre qui s’avance dans l’allée. Miss, je crois bien que ce sont vos parents.

Oh non pas ça.

Stone fronce les sourcils :

— Je croyais pourtant que leur train n’arrivait qu’à 17h30, c’est bien ce que vous m’aviez dit, n’est-ce pas ?

En réfléchissant à toute vitesse, je bredouille :

— Si… Ils ont dû prendre le précédent.

— Allons les accueillir.

Il m’accompagne dans l’escalier, suivi de près par Miss Davies qui s’inquiète elle aussi de ce retournement de situation. Mes parents n’ont pas prévenu de leur visite. Dans des circonstances normales, c’est synonyme de gravité. Elle ne sait pas à quel point.

Kenneth laisse entrer Père, raide comme un piquet, qui articule avec difficulté :

— Bonjour, Lord Stone.

— Cher Monsieur Langley, bienvenue, répond celui-ci sans être dupe le moins du monde.

— Veuillez pardonner notre arrivée impromptue, mais nous profitons seulement du fiacre pour venir chercher Agathe.

— Je vous en prie. Son séjour ici a été tout bonnement délicieux.

— Je n’en doute pas.

Le front de Père se colore peu à peu d’un rouge de très mauvais augure. Mère me fustige du regard. Je ne suis pas près de remettre le nez hors de Chester House, c’est une certitude.

— Nous lui avions demandé de regagner la maison pour raisons familiales, mais il semblerait que notre courrier ne soit pas arrivé à destination.

Eux qui d’habitude attachent tant d’importance à ma réputation, voilà qu’ils tentent de la saper délibérément. Stone me jette un regard en coin et saisit d’emblée les tenants et aboutissants. Alors que je pensais que ça ne pouvait pas être pire, Adrian arrive depuis le couloir du rez-de-chaussée :

— Monsieur et Madame Langley, bonjour.

La tension dans la pièce monte encore d’un cran et son visage se ferme ; il a compris ce qui se passait ou tout du moins, le devine.

— Monsieur Carver. Agathe, fais descendre ta malle, nous sommes pressés. Nous apportons des nouvelles de Londres et il y a beaucoup à faire ces prochaines semaines.

Je ne parviens pas à bouger le petit doigt, terrorisée par le ton. Père prépare une de ces rages dont il a le secret. Je me tourne vers Miss Davies, mais elle garde la tête baissée. Elle ne me sera d’aucun secours.

— Mais…

— Tu oses me répondre ? Tu as décidément pris trop de mauvaises manières !

J’avais oublié. En une semaine, j’avais oublié que ma vie ressemblait à ça.

— Il y a le concours, et…

— Ça suffit ! Arrête avec ces sciences ! explose Père. Toute cette comédie est terminée ! Nous allons maintenant tâcher de préserver le peu de réputation qui te reste, qui nous reste ! Tu vas rentrer à la maison et nous obéir comme il se doit. Heureusement pour toi, nous nous sommes arrangés avec les Ravencourt. Avec un peu de chance, nous éviterons le scandale.

— Vous vous êtes arr….

Le reste de la phrase meurt en travers de ma gorge. Quelque chose se fissure en moi.

Ils ont osé…

— Veux-tu bien obéir, maintenant ? Miss Davies, faites apprêter sa malle.

Stone et Adrian se sont mis en retrait et ne bougent pas, aussi immobiles que des statues. Je vois ma gouvernante s’avancer vers moi, livide, et m’attraper les mains :

— Venez, Miss.

Je secoue la tête, mais elle resserre sa prise.

— Miss, tout cela va trop loin. C’est en partie ma faute, j’en suis désolée. Je n’aurais pas dû vous emmener à la bibliothèque. C’était un beau rêve, rien de plus. J’ai tenté de vous prévenir que la vie vous rattraperait.

Je me dégage d’elle, horrifiée. Comment peut-elle me faire ça ? Sa trahison me fait plus mal que tout le reste.

— Agathe ! appelle Mère. Arrête de te donner en spectacle, nous rentrons !

— NON !

Mère en a le souffle coupé. Je pense au concours, à cette maison, à Stone. À Adrian. À mon avenir qui s’éteindra si je franchis le pas de cette porte. Alors je répète :

— Non. Je reste.

— Comment…

Stone s’éclaircit la voix :

— Miss Agathe sera toujours la bienvenue ici.

Père se retourne vers lui, furibond :

— Nous ne voulons plus rien avoir à faire avec vous, Monsieur.

L’insulte me sidère, mais le pire, c’est cette douleur qui passe un instant sur le visage de Stone juste avant qu’il ne reprenne son masque d’aristocrate exemplaire.

— Qu’il en soit ainsi, fulmine Père. À partir de maintenant, débrouille-toi toute seule. Ne compte plus sur nous. Je ne veux plus entendre parler de toi, quoi que tu fasses, et ne t’avise pas de remettre un pied à la maison ! Tu me fais honte !

— Gilbert… hésite Mère.

— Pas de ça, Katherine ! Je supporterais pas son impertinence une minute de plus. Miss Davies ! beugle-t-il.

Cette dernière me lance un regard implorant, auquel je ne réponds pas tant mon monde s’est arrêté de tourner. Finalement, elle rejoint Mère et l’entraîne au-dehors. La porte se referme sur Père dans un claquement et le silence tombe dans le vestibule.

Mes dents s’entrechoquent malgré moi et je me sens soudain beaucoup trop à l’étroit dans mon corset. Adrian se précipite vers moi et me rattrape au moment où mes jambes cessent de me porter. Sa voix grave appelle : « Lucy ! LUCY ! », ses grandes mains me saisissent et je m’agrippe à lui. Avec Lucy, ils m’aident à remonter jusqu’à ma chambre et cela prend une éternité.

Recroquevillée dans mon lit, je pleure jusqu’à m’en donner mal à la tête, en perdant toute notion du temps. Le jour décline par la fenêtre, la nuit s’installe, mais pour une fois, elle ne m’est d’aucun réconfort. Mes larmes finissent par se tarir et je glisse dans le sommeil sans avoir la force de résister. Quand je rouvre les yeux, l’aube pointe de l’autre côté de la forêt et les oiseaux commentent le lever de soleil avec entrain. Je flotte pendant un long moment, mais un cliquètement discret et continu me sort de ma torpeur. Dans le fauteuil sous la lampe en pied, Miss Cherry tricote avec concentration.

— Ah, vous êtes réveillée ! Comment vous sentez-vous ?

— Je suis désolée, Miss Cherry… Quel spectacle navrant, vraiment ! Que doit penser Stone de moi, maintenant ? Et Adrian ? Mon Dieu, j’ai tellement honte.

J’ai envie de me cacher sous les draps le reste de ma vie.

— Allons, allons.

Elle se lève et vient s’asseoir au bord du lit.

— Cette maison en a vu d’autres, croyez-moi. Ne vous inquiétez pas pour Stone, encore moins pour Adrian. Remettez-vous, c’est tout ce qui compte. Votre fièvre est tombée ?

— Ma fièvre ?

— Vous ne vous souvenez pas ? Lucy vous a veillée toute la nuit, j’ai pris le relais il y a à peine une heure. Il faut que vous mangiez quelque chose ; avec tout ça, vous n’avez rien avalé depuis hier midi. Je vais descendre vous préparer quelque chose pour vous requinquer. Je n’ai pas le coup de main de Hazel pour la cuisine, mais je devrais m’en sortir.

Me redresser dans le lit me demande un effort considérable. Quelques minutes plus tard, Miss Cherry installe sur mes genoux un plateau avec une grande tasse fumante, un œuf brouillé et un petit bol de porridge au miel.

— Je faisais ça à Clara et Ruth quand elles étaient malades, déclare-t-elle avec un sourire. Ça me les remettait d’aplomb en un clin d’œil. N’oubliez pas de beaucoup boire, et mangez tant que c’est chaud.

L’odeur du petit-déjeuner a réveillé mon estomac et si les premières bouchées sont laborieuses, je termine tout avec plaisir. En revanche, la migraine revient au galop.

— Voulez-vous que je vous prépare un bain ?

— Merci, mais je crois que… je vais dormir encore un peu.

Elle récupère le plateau et le pose sur la commode le temps de tirer les rideaux.

— Vous avez raison. Reposez-vous.

Les paupières lourdes, je me tourne sur le côté et me rendors aussitôt.

 

Il n’est pas loin de midi lorsque je rouvre les yeux. Je me sens beaucoup mieux, physiquement du moins, mais une mélodie me trotte dans la tête sans que je parvienne m’en débarrasser, c’est obsédant.

Faisons le point : mes parents m’ont chassé, ma gouvernante m’a trahie, je me retrouve à vivre dans une maison en compagnie de deux hommes célibataires et participe à un concours de sciences pour lequel je n’ai pas de sujet.

Me voilà dans de beaux draps.

Avant toute chose, je dois m’excuser auprès de Stone. Lui n’a rien demandé, et j’ai encore un pincement au cœur quand je pense à la réaction qu’il a eue devant mon père. Qu’est-ce que Lord Bancroft a bien pu raconter ? Qu’importe ! Stone s’est toujours comporté en gentleman avec moi, c’est tout ce qui compte. Et Adrian… Il m’a vue en bien mauvaise posture et cela m’ennuie.

Je me lève et rafraîchis à l’eau froide - désagréable, certes, mais efficace pour finir de me réveiller. Ma coiffure ne sera pas aussi élégante qu’hier, mais tant pis, je veux être à l’heure pour le déjeuner. J’enfile mon châle par-dessus mon chemisier et descends à la salle à manger. Devant la porte, cependant, je n’ose frapper. Théoriquement, je n’ai rien à craindre, mais la situation a changé du tout au tout.

Au point où j’en suis…

Je frappe et entre. À table, les deux hommes s’interrompent et se tournent vers moi.

— Agathe ? demande Stone. Comment vous sentez-vous ? Vous n’étiez pas obligée de vous lever si vite.

— Je voulais m’excuser auprès de vous deux pour hier. Je ne pensais pas que cela se terminerait ainsi. Stone, pardon de m’imposer de la sorte. Si je peux vous arranger d’une quelconque façon…

— Stop, s’il vous plaît. Je ne veux pas entendre la suite de cette phrase, mon amie.

Il se lève et me prend les mains.

— Restez aussi longtemps que vous le voulez. Mon invitation était sincère. Ne vous souciez de rien, surtout pas de l’argent. Je pourrais vivre encore dix vies aussi confortables que celle-ci. Maintenant, asseyez-vous. C’est également un peu ma faute si vous vous retrouvez dans cette situation, aujourd’hui, s’excuse-t-il. Je vous ai poussé à participer au concours. Je pensais bien que vos parents poseraient des difficultés, mais… enfin. 

— Que puis-je faire pour vous remercier ?

— Gagnez le concours. Prouvez-leur que votre différence est une force et nous serons quittes.

Que répondre à cela ? Je me demande ce que j’ai pu faire pour mériter tant de bonté.

Adrian, de son côté, reste silencieux comme à son habitude. Pour la première fois, je cherche son regard et quand je le trouve, je me souviens du ton de sa voix lorsqu’il a appelé Lucy pour l’aider. Il se faisait vraiment du souci pour moi.

— Adrian, je vous dois non seulement des excuses, mais aussi des remerciements.

— Je vous rattraperai autant de fois qu’il le faudra, Agathe. Il n’y a rien à se faire pardonner, du moment que vous vous sentez mieux.

J’ignore comment interpréter cette remarque, mais je sais qu’elle me fait plaisir.

 

 

 

 

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Pluma Atramenta
Posté le 22/06/2020
Re !
Je m'attache de plus en plus à Agathe ! Quelle rebelle ! Quelle obstinée ! Je suis totalement de son avis, on la comprend vraiment bien.
Et couvercle sur la soupière, ta plume est d'une fluidité saisissante ! bravo :)

Je me permet d'avoir ramassé une petite coquillette au passage :

- Agathe dit à Miss Davies qu'elle veut encore dormir et quelques phrases plus tard, tu dis : "Je me retournes et je m'endors." (répétition du verbe dormir, donc)
Je ne sais pas, tu pourrais peut-être mettre "je me retourne et je sombre" ?"Je me retourne et le sommeil m'engloutit" ? "Je me retournes et saute dans les bras de Morphée"?

Voilà ! Puisse ton inspiration s'étirer jusqu'aux étoiles !
Pluma.
Mary
Posté le 22/06/2020
Re !

Merci beaucoup, beaucoup pour cet adorable commentaire <3<3 (et pour la coquille haha)
Agathe a un fichu caractère, tu l'as dit ! Ca faisait partie de son perso dès le départ, elle est pas là pour être toute douce et gentille XD

Encore merci et à bientôt pour la suite <3
Hinata
Posté le 22/06/2020
Aaaaah!! C'est horrible mais je suis tellement contente de ce clash avec ses parents!!
Et Stone et Adrian sont de tels aaaanges <3 <3 je meurs.
J'aime beaucoup comment la romance s'annonce touuut doucement entre Adrian et Agathe, j'aime bien que Agathe ait des pensées sur le mariage et les lettres d'amour sans penser à une personne en particulier, et puis bon j'ai HYPER hâte de savoir quelle merveilleuse personne a volé le cœur de notre merveilleux Stone *-*

Il est bientôt 4h du mat, et comme on est toujours pas arrivé, on va s'en faire un petit dernier pour la route (au sens propre haha), yes!
Mary
Posté le 22/06/2020
Hahahaha ben non, j'espère que t'es contente, c'est fait pour ! XD

Ah oui, la romance c'est tout doux, c'est le moins qu'on puisse dire !
Je suis contente de voir que le caractère d'Agathe fonctionne aussi bien !
Stone...Stone est un mystère. Patience, patience, héhéhé.

4h, my goood !

Hylla
Posté le 08/06/2020
Ce chapitre est extraordinaire ! Mon préféré depuis le début de l'histoire. A partir du moment où Agathe a dit "non" j'ai lu avec une intensité incroyable !

J'aurais cependant aimé voir le dialogue d'Agathe avec Lucy plutôt que de le voir relaté. C'est sûrement un choix narratif, mais comme on commence à s'attacher aux personnages de cette maison c'était peut-être l'occasion de la voir un peu plus?
Mary
Posté le 08/06/2020
Tu auras très très très vite des nouvelles de Lucy, promis !

Merci pour ce compliment, à bientôt pour la suite !
Hylla
Posté le 08/06/2020
Ok, si Lucy il y a dans les prochains chapitres alors je comprends le choix narratif de simplement montrer qu'elles commencent à nouer des liens sans rentrer dans les détails ;)
Eulalie
Posté le 12/05/2020
Haha, ça y est, je crois que je suis rentrée dans l'histoire ! Je pourrais dévorer la suite d'un trait !
Quel rythme effréné, le stress et la tristesse du départ, l'angoisse de la confrontation, le malaise qui s'en suit. J'ai tout vécu en direct ! Bravo et merci !
J'ai particulièrement aimé la comparaison de l'horloge avec le chapelet du condamné. J'en ai encore des frissons.
Je me suis aperçue que le clivage entre les deux mondes, celui de la société aristocratique et celui de Rosewood Manor est encore plus immense que je me l'étais imaginé. Peut-être est-ce dû au ton léger et moderne que tu emploies. En tout cas j'ai relu les chapitres précédent d'un autre œil. J'ai un peu la sensation d'être passée à côté de quelque chose dans le début de ton roman, mais avec la relecture ça va mieux.
J'ai aussi moins ressenti le besoin de détails et de décors que dans les précédents chapitres, sans doute parce que toute mon attention était monopolisée par l'action.
Maintenant je veux connaître le secret de Stone qui le rend si infréquentable et surtout, savoir si mes soupçons de romance AA sont confirmés !
Continue d'écrire, j'arrive !
Mary
Posté le 12/05/2020
Coucou !

J'ai fait en sorte que le monde de Rosewood Manor apparaisse tellement naturel à Agathe qu'elle en oublie vite les filtres auxquels elle est habituée, justement pour que le choc soit immiédatement visible quand ses parents reviennent.
Tu vois, tu avais raison de ne pas faire confiance à Miss Davies ^^# Tant mieux si tout s'éclaircit niveau ambiance :)
Hahahahaha je vois que tu te piques au jeu. Je ne dirais RIEN ! :p
À très vite pour la suite !
stellala
Posté le 29/04/2020
Wow que de rebondissements! mon cœur a fait des montagnes russes XD
Les émotions d'Agathe sont vraiment bien transmises, encore un très bon chapitre <3
Mary
Posté le 29/04/2020
Merci beaucoup <3
SalynaCushing-P
Posté le 19/04/2020
Quel retournement de situation. Mais s’extirper d'une emprise familiale oppressante est une bonne chose. Surtout avec un protecteur comme Stone. On est jamais mieux trahit que par "ses amies".
Petit détail : tu dis au début le train de 17h10, puis 17h30 ....
Mary
Posté le 19/04/2020
Aaah j'ai encore oublié de modifier l'heure de ce fichu train XD Merci !
Sorryf
Posté le 16/04/2020
Très bien, très bien... Agathe est un peu dans la merde, mais j'arrive pas à m'en préocuper, je hurle de joie qu'elle soit débarassée de ses parents xD meme si ça fait un choc sur le coup, je pense que c'est le mieux qui pouvait lui arriver.
Qui donc a écrit cette lettre d'amour ? et qui est le destinataire ?

A propos d'amour... j'aime beaucoup le personnage de Lucy mais je ne comprend pas cette phrase : "Elle ne s'épanche pas sur le sujet, mais je crois comprendre qu'elle est actuellement courtisée. L'heureux élu semble lui donner du fil a retordre" -> Elle est courtisée, ou elle courtise ? si l'heureux élu lui donne du fil a retordre, c'est que c'est elle qui lui court après, donc elle est pas courtisée. S'il lui donne du fil a retordre parce qu'il la courtise en la harcelant et qu'elle arrive pas a s'en débarasser, il devrait pas être décrit comme un "heureux élu", elle a rien choisi. Je voudrais bien une clarification ! (oui la vie sentimentale de Lucy m'intéresse au plus haut point xD)

Tu dis que le train doit arriver a 17h10, et plus loin tu dis qu'il devait arriver a 17h30

Je trouve la fin de ce chapitre un peu abrupte, comme si ça se coupait en plein milieu d'une scène... est-ce que tu rajouterai pas une petite ligne un peu plus générale pour qu'on ait bien l'impression de fini ? C'est du pinailllage, ça n'a rien de choquant non plus
Mary
Posté le 16/04/2020
Agathe est grave dans la merde même XD mais oui, c'est le mieux qui pouvait lui arriver :D Merci beaucoup pour la remarque sur la vie amoureuse de Lucy, tu as raison, la formulation "l'heureux élu' ne convient pas. Pour le train, je m'en étais aperçue mais je n'ai corrigé que dans le manuscrit, que ici. Je modifierai en postant le chapitre 7.
Oui, je trouve la fin un peu rapide, mais il y a pas mal de choses à caser dans ce chapitre et je le trouvais déjà long comme ça. Je vais laisser comme ça pour le moment, j'adoucirait peut-être les dernières phrases, je sais pas. Comme le chapitre 7 embraye directement à la suite avec un peu de chance ça se verra pas #feignasse XD
Merci de ton commentaire et à bientôt pour la suite !
peneplop
Posté le 14/04/2020
Ah ! Voilà l'explication de ce titre guerrier ! Agathe s'émancipe :) J'ai tellement hâte d'en savoir plus sur cette maison qui semble être présentée comme un personnage à part entière. Et puis cette lettre...!
La narration au présent et à la première personne passe vraiment très bien. Je répond ici aussi à ta question sur l'italique : c'est vraiment cool. Souvent, les pensées d'Agathe me font rire ! Vivement la suite ;)
Mary
Posté le 14/04/2020
Re ! Oui, je crois que je vais garder l'italique, au moins dans les dialogues, j'aime bien les écrire. La maison et le domaine sont presque un personnage, oui, je m'étais déjà fait la réflexion. Disons que c'est au moins tout un symbole :)
Décidément, cette lettre a du succès. Héhé...
À bientôt pour la suite !
Alice_Lath
Posté le 14/04/2020
Eh ben, malgré tout j'ai envie de dire que tout se goupille pas si mal, j'ai envie de dire "T'inquièèète Agathe, l'indépendance, ça picote au début puis après tu peux plus t'en passer". En plus avec Monsieur-Adrian-la-Chaleur, Lucy son amie et Stone en professeur, elle est bien entourée, ça ne fait aucun doute. Ses parents ne savent pas la perle qu'ils perdent, tant pis pour eux, qu'ils retournent bouffer du protocole à réchauffer, tiens, ça leur fera les pieds!
Mary
Posté le 14/04/2020
Hahahahaha Monsieur-Adrian-la-Chaleur XDD
Finalement c'est pas plus mal, même si comme tu dis ça picote au début, c'est mieux pour elle. Puis sinon j'aurais pas d'histoire alors voilà.
Merci pour tes commentaires enflammés et pour mon fou-rire de la journée XDD
Prudence
Posté le 12/04/2020
Coucou !

J'ai beaucoup aimé ce chapitre (pour de multiples raisons, mais il y en a tellement !)

Bref. Il y a quand même une petite chose qui m'a dérangée (mais c'est strictement personnel) : je trouve qu'Agathe a eu une réaction un petit peu trop exagérée (je veux dire quand elle "tombe dans les pommes"). Enfin, je ne connais pas grand chose sur l'époque, mais j'aurais un peu atténué sa réaction par le biais de quelques mots.

Le but était-il de rendre la scène ridicule ? Je me perds un peu : Agathe a un fort caractère, mais elle est très sensible, c'est ça ?

Personnellement, j'ai bien aimé la réaction du père quand il "explose". Je suis d'accord avec Léthé, à cette dispute, on y croit : elle est toooooop ! Oui, très rock'n'roll, mais parfaite ! :-)

Voili voilou, toujours hâte de connaître la suite ! ^^
Mary
Posté le 12/04/2020
Hello ! et merci pour tous ces jolis mots.

Un mot sur l'époque, car je me suis aussi demandé si c'était vraiment justifié qu'elle se sente si mal, mais même si elle en bonne santé, il était facile de préconiser une journée ou deux de repos en cas de malaise, il pétaient pas la forme comme une personne normale aujourd'hui. Surtout que bon, émotionnellement c'est chargé, comme dit Léthé, ses parents l'ont carrément reniée. Pour une femme à cette époque, si elle avait pas eu Stone, elle se serait retrouvée à la rue sans aucune expérience en dehors de sa vie dans la bonne société. Il faisait vraiment pas bon être une femme à l'époque victorienne... Sa crise de panique est de larmes est tout à fait justifiée, en fait. Bref, c'est pour ça que j'ai fait ce choix-là (ET parce que je voulais qu'Adrian la rattrape, peut-êêêtre :D )
Léthé
Posté le 12/04/2020
J’ai une nouvelle théorie sur Stone ! Bien mieux et plus réaliste que la première (même si je sais qu’il aime Kenneth mais bon bref xD)
Je pense que lui et un de ses étudiants étaient amoureux et qu’ils s’échangeaient des livres avec les lettres dedans pour que personne ne remarque. Sauf qu’un jour, quelqu’un s’en est aperçu, la rumeur s’est ébruitée, et depuis il s’est fait viré et tout. Le seul problème que ça pose, c’est qu’à cette époque il me semble que les homosexuels encouraient le risque d’une castration chimique... Mais honnêtement vu mes souvenirs en Histoire, je passe outre cette possibilité xD
C’est pour ça que sa réputation est « salie » et que personne ne veut le fréquenter ! Et c’est pour ça qu’il accueille Agathe pour sa « différence ». Avec un peu de chance, Adrian a quelque chose de hors-norme aussi. Wink wink (non je rigole xDDD)

Si c’est bien ça, la réaction des parents ne m’étonnent absolument pas, surtout s’ils tiennent à leur réputation. Par contre je suis étonnée qu’ils laissent Agathe seule : ça veut clairement dire qu’ils l’abandonnent et la renient non ?

Bref, c’était super, la scène de dispute était bien faite, on s’y croyait. Vivement la suite !
Mary
Posté le 12/04/2020
Dis donc, ça c'est de la théorie ! Malheureusement, je ne peux ni infirmer ni confirmer.
Pour la castration chimique, je ne sais pas, par contre tu risquais une loongue peine de prison et éventuellement un internement. Si un jour tu te sens le courage, tu peux lire "La ballade de la geôle de Reading" d'Oscar Wilde, il y a une édition bilingue chez Allia. C'est un texte sombre et bouleversant à en fendre le cœur, mais comme c'est Wilde, c'est aussi magnifique. De toute façon, je reparlerai d'Oscar :)
En ce qui concerne Agathe, c'est un reniement pur et simple, oui. Ca se faisait pas mal quand une femme rentrait pas dans les clous - ça pouvait aussi finir en asile >< C'était pas la joie quoi.
À bientôt et merci de tes retours toujours aussi pétillants !
Isapass
Posté le 11/04/2020
Ah quand même ! En effet, le Bancroft, il n'a pas du y aller mollo en bavant sur Stone ! Il est carrément au ban de la société, en fait ! (Ce qui d'ailleurs, rend assez présomptueux et naïf sa proposition de régler la question des parents, dans le chapitre 3 ou 4, mais peut-être as-tu modifié ça ?)
Alors évidemment, c'est très difficile à vivre pour Agathe (ses parents font finalement beaucoup moins de cas d'elle que de leur réputation), mais ça arrange nos affaires : la voici libre comme l'air pour vivre sa vie ! Sa vie scientifique et sa vie amoureuse, d'ailleurs, parce qu'il est de plus en plus visible qu'il y a baleine sous gravier entre elle et le bel Adrian ! Je compte sur lui pour ne pas nous décevoir ! Mais bien sûr, je présume que ça ne sera pas si simple...
J'ai quand même une ou deux remarques sur la scène avec les parents. D'abord, je trouve que le père se donne beaucoup en spectacle pour un homme aussi préoccupé par sa réputation. Je comprends qu'il ne fasse pas grand cas de l'opinion de Stone qui est déjà un fantôme à ses yeux, mais on se demande un peu pourquoi il en dit autant devant tout le monde, au risque de créer exactement le genre de crise qui arrive. S'il n'avait pas dit qu'ils avaient écrit à Agathe de rentrer, ils auraient commencé par la ramener chez eux. Peut-être qu'il faudrait montrer qu'il finit par lâcher l'info sous l'effet de la colère et du coup, articuler la conversation pour l'amener à le dire ?
Ensuite, j'ai trouvé qu'il retournait sa veste un peu brutalement, entre le moment où il insiste pour qu'Agathe monte immédiatement dans le fiacre, et celui où il dit qu'il ne veut plus la voir et qu'elle n'a qu'à se débrouiller. Là encore, je pense qu'il faudrait faire un peu plus monter la pression jusqu'à cette décision quand même assez définitive (même sous le coup de la rage).
A voir avec les autres retours.
Sinon, une idée m'est venue pendant le passage où Agathe repense à la lettre d'amour : Adrian n'a peut-être pas choisi le livre par simple intérêt littéraire. Peut-être qu'il savait que la lettre s'y trouvait (il l'y a mise ?) et voulait qu'Agathe la voit. Pour la tester ? Ou alors c'est carrément destiné à Agathe, mais ça parait un peu trop enflammé et contrarié, quand même...

Détails :
"Le lendemain matin, Miss Davies et moi préparons la valise. " : je trouve que "la valise" fait un peu familier ou indéfini. "Nos valises" ? "Ma valise" ?
"J’aimerais bien savoir que quelqu’un, quelque part, m’écrit une lettre aussi passionnée." : je me demande si cette explication n'est pas un peu trop déclarative. Jusqu'ici, Agathe semble se désintéresser des hommes qui passent loin derrière sa passion pour les sciences. Donc est-ce que ce constat ne devrait pas être une sorte de choc, pour elle ?
"mais une mélodie me trotte dans la tête sans que je parvienne m’en débarrasser, c’est obsédant." : à m'en débarrasser
"Je me lève et rafraîchis à l’eau froide " : et me rafraîchis
"J’ignore comment interpréter cette remarque, mais je sais qu’elle me fait plaisir." : j'ai vu que tu n'étais pas complètement satisfaite de cette phrase, dans ton JdB. Tu voudrais lui donner plus de force ? Peut-être "J'ignore quel sens exact il a voulu donner à cette remarque, mais l'entendre me réchauffe le cœur." ou "l'entendre me va droit au cœur" ?
Vivement la suite, en tout cas : tu m'as embarquée !
Mary
Posté le 11/04/2020
Oui, j'ai déjà corrigé le passage où Stone dit qu'il va s'occuper des parents d'Agathe ;)
J'ai longuement discuté avec ma mère ( mon alpha-lectrice redoutable et une des principales raisons pour laquelle je poste aussi vite, c'est qu'elle me tanne pour avoir la suite XD) et effectivement, en est ressorti que le revirement du Père d'Agathe, bien que compréhensible et nécessaire, est un trop facile et rapide. De même, il se donne beaucoup en spectacle dès le début, on a l'impression qu'il vient pour faire un esclandre. Il faudrait que je monte sa colère plus graduellement.
Pour la lettre, je ne peux rien dire, il va falloir attendre :p
Merci pour ta proposition en ce qui concerne la dernière phrase, c'est effectivement quelque chose dans ce genre là que je voulais rendre. Pareil, c'est effectivement un choc que devrait ressentir Agathe, parce que jusqu'à présent, les hommes, elle se contentait plus de les renvoyer bouler !
Merci beaucoup pour les pinaillages, j'ai l'impression que j'en laisse plus passer depuis que je travaille sous Scrivener, mais c'est tellement pratique que...tant pis XD
A bientôt pour la suite !
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