Chapitre 6 : La chanson de la paix

Par Elora
Notes de l’auteur : Bonjour !
Cette deuxième partie se concentre, non plus sur Daïven, mais sur Andanariel, et je ne représenterais pas toute sa vie, mais seulement les moments les plus importants.
Bonne lecture !

28 ans plus tôt... 

 

— Un jour tu vivras une vie en paix, 

 Un jour tu vivras une vie comblée. 

 Ton âme vivra longtemps, 

 Ton âme suivra le temps. 

 Connaissance et paix tu connaîtras, 

 Connaissance et paix tu vivras. 

 La différence ne dérangera pas, 

 La différence te construira. 

 Dors ma belle, dors mon trésor. 

 Mon tout petit, aux ailes d'or. 

 Tu connaîtras un monde prospère, 

 Tu connaîtras la meilleure aire. 

 Dors en paix, mon trésor, 

 Tu connaîtras la paix et l'or. 

 Soit sans crainte, mon petit Ange, 

 Dors en paix, car tout s'arrange... 

 

La femme termina sa chanson dans un murmure, à peine audible, un sourire triste sur les lèvres. 

— Pourquoi fait tu cette tête Mélijendra ? dit un vieil Ange derrière la femme, qui avait prononcé son prénom en transformant le J en R, avec un accent espagnol très prononcé. Ce n'est pas comme si ta fille, il montra l’enfant qui se trouvait dans le berceau, vivait au temps de la grande guerre ! 

— C'est cette chanson, elle me rappelle tellement de souvenir... avoua la femme avec nostalgie. 

— Je te l'avait bien dit ! Arrête de chanter cette chanson de malheur, elle ne t’apportera rien, à part un bon paquet d'ennuis ! 

La femme se tourna vers l'Ange, des éclairs dans le regard. 

— Nous en avons déjà parlé Tom, dit-elle avec une colère contenue, je ne me plierai pas aux ordres des dieux. 

— Tu feras comme tu voudras... dit l'Ange en se levant. Après, c'est à toi d'assumer. 

Il se dirigea vers la fenêtre déjà ouverte qui donnait sur le balcon, puis sauta. 

— J'assumerai, ne t'en fait pas... lui dit Mélijendra, les dents serrées. 

Elle se tourna vers le berceau, où un bébé dormait profondément, l'expression paisible. 

— Tout ira bien, ne t'en fais pas... lui dit sa mère, qui avait retrouvé son triste sourire, tout ira bien... 

Elle se détourna et alla respirer l'air frais de la nuit, qui l'apaisa, comme rien d'autre ne pouvait le faire. 

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