Chapitre 6. Est-ce toi qui va causer la tempête ?

Par dcelian
Notes de l’auteur : Me revoilà !
On reprend avec un chapitre entièrement porté sur Soa... à moins que ?
Héhé, bonne lecture ;)

Il n'a pas dit au revoir à Grégor. Il est parti, tout simplement. Il faisait froid, ce matin-là, froid et gris, et il s'est dit qu'il n'en aurait que pour quelques jours, rien de bien méchant, l'histoire d'un aller-retour. Il n'a laissé qu'un mot, "je reviens vite", peut-être qu'il aurait dû ajouter "je t'aime" mais il n'est pas très doué avec ça, alors il a préféré éviter, ne pas faire de faux-pas. Son père adoptif s'inquiètera, c'est certain, mais il s'inquiète tout le temps, alors à quoi bon ?
Pourtant, ce matin, alors que lui parviennent les huit coups de l'église dans le lointain, que les nuages habillent toujours le ciel et que le froid fait expirer une buée translucide, il se prend à regretter, à se dire que, finalement, il aurait pu le prendre dans ses bras, l'embrasser, il aurait pu mieux faire autrement. Et puis, il secoue la tête, il se dit qu'il reviendra vite, qu'il se rattrapera. Pourtant, dans son ventre s'est logée une boule qu'il ne parvient pas à faire désenfler, un pressentiment dérangeant, une peur, sans doute irrationnelle mais bien là, une peur, sans doute absurde mais qui l'inquiète un peu.
Soa secoue la tête. Voilà maintenant un jour et une nuit qu'il est parti, et d'ici quelques heures, il devrait atteindre la lisière de la forêt de Brimm qui relie Pryven à Grimard. Il est trop tard pour faire marche arrière. Et puis, sa confiance en Cléa est inégalable, si elle pense qu'il peut trouver un indice, si infime soit-il, un indice pour comprendre d'où il vient, qui il est, pourquoi cette étrange magie noire, comprendre ne serait-ce qu'un élément de ce vaste puzzle, alors il est prêt à la croire, prêt à se lancer, prêt à partir à l'aventure.

Il jette un bref regard autour de lui, pour s'imprégner du paysage, pour repérer les lieux et les avantages à en tirer. La belle forêt de Brimm perd de sa superbe lorsque l'hiver approche, avec ses arbres nus et son tapis de feuilles mortes. Les quelques sapins se tiennent droit, fiers et verts, ils n'attendent que les premières neiges et le calme qu'elles apportent, la douceur avec laquelle elles les recouvrent. Tout se prépare pour le grand froid, car il viendra à n'en pas douter, et alors les hommes regretteront de ne pas s'en être suffisamment méfiés.
Soa se tient là, au milieu de cette nature en pleine mutation, seul humain sur plusieurs centaines de mètres à la ronde, apaisé. Il inspire un grand coup et se remet en marche. C'est décidé, il arrivera avant que la nuit ne tombe.
Après... il avisera.

*

Le soleil a à peine amorcé sa descente lorsque le jeune homme atteint la lisière de Brimm. Il est là, dissimulé dans l'ombre des arbres, il attend. Que son souffle revienne, que des idées jaillissent, que la nuit prenne possession des lieux. Pour le moment, il guette et il réfléchit, il imagine divers scénarios mais aucun n'est idéal.

Les grandes portes sont ouvertes, mais elles fermeront au coucher du soleil, d'ici une heure tout au plus, or elles sont le seul moyen d'entrer à Grimard. D'entrer légalement. Mais entrer à Grimard légalement, ça ne se fait pas sans raison. Les deux gardes, dans l'immense encadrement des immenses portes, le soulignent de leurs lances aiguisées.
Alors Soa regarde tout autour, regarde en l'air aussi.
Les murailles sont hautes d'une trentaine de mètres ce qui rend leur escalade difficilement envisageable. La présence de veilleurs, perchés à leur sommet, n'aide en rien. Soa est parcouru d'un frisson d'excitation. C'est faisable. Les murailles sont faites de pierre, ce n'est donc techniquement pas impossible d'y grimper. Le problème, c'est la hauteur, c'est l'endurance que ça demande, c'est l'énergie folle qu'il va falloir employer.
Alors Soa sourit.
Il sourit parce qu'il va le faire, il va y arriver. Son regard s'égare plus haut encore, jusque dans les nuages qui s'assombrissent et se gorgent de pluie. L'orage approche. Lui non plus ne devrait pas tarder.

Il reporte son regard droit devant. La ville a une forme circulaire, et elle est encerclée par une vaste plaine où rien ne pousse. Tout a été pensé pour en rendre la prise impossible, pour décourager les assaillants potentiels, ou du moins pour les repérer de loin. Soa ferme les yeux un instant. D'après ses estimations, il a une centaine de mètres à parcourir.
Le souvenir encore vivide de son assaut contre Yana se forme dans son esprit, il revoit la forêt et le château, la nuit claire, la course. La configuration des lieux est similaire. Cette nuit fatidique, il a parcouru la distance en dix secondes. Ce soir, la plaine est plus vaste mais le temps est à son avantage. Il lui en faudra quinze. Pourvu que les nuages continuent de s'épaissir, il ne sera pas repéré.
Bien.

La dernière fois qu'il s'est retrouvé face à une telle situation, Soa a donné la mort. Ce soir, dans la mesure du possible, il aimerait ne pas avoir à réitérer. On dit qu'on y prend goût. Soa n'est pas de cet avis. Il secoue la tête alors que lui reviennent les images qu'il aurait préféré chasser, la sorcière happée par les ombres, son regard de peur et d'incompréhension.
Non. Pas ce soir.
Il en fait secrètement la promesse, c'est un pacte de lui à lui-même, un lien indéfectible qui le rattache au monde des humains. Parce que tuer l'en éloigne, parce que les ombres l'y arrachent, il le sait pertinemment.

Soa respire nerveusement. La luminosité baisse à vue d'œil, l'heure approche et il ne sait pas, ne sait plus vraiment. Il veut en apprendre plus, c'est certain. Mais il ne veut pas risquer la vie d'autrui dans ce processus, or c'est une tâche plus complexe qu'il n'y paraît lorsqu'on ne se contrôle qu'à-moitié.
Il se rattache alors corps et âme à ce pacte avec lui-même, s'en imprègne pleinement. Soa est son propre pire ennemi, il est perfectionniste et pointilleux, ne se laisse pas le bénéfice du doute. Maintenant, alors qu'il cache en lui de terribles secrets, alors qu'il est seul face à lui-même, c'est peut-être plus vrai que jamais.
Quoiqu'il lui en coûte, il ne se décevra pas.

C'est alors que les premières gouttes s'écrasent sur les feuilles mortes au sol. Soa prend soudain conscience de son erreur. Trempée, la pierre des murailles sera glissante et impossible à escalader.
Se dire méticuleux pour commettre une erreur aussi stupide, ce serait risible si la situation n'en devenait pas aussi ingérable.
Soa soupire longuement. Dans son esprit défilent tous les scénarios envisageables, toutes les possibilités qui s'offrent à lui. Après plusieurs minutes là, sous les gouttes dont la cadence s'accélère, sous le feuillage des hauts sapins, sous la pression qui monte, il se maudit intérieurement. Pour la première fois depuis bien longtemps, le jeune homme n'a pas l'ébauche d'un plan qui tienne la route, pas la moindre idée géniale pour se tirer d'affaire, rien. Il va falloir le jouer au culot, et il déteste ça. On dit que la chance frappe rarement là où on s'y attend.
Il ne fera pas exception au proverbe.

C'est un lourd craquement qui sort Soa de ses pensées, résonnant dans toute la ville et aux alentours. Le jeune homme ne peut s'empêcher de trembler inconsciemment. Ce déchirement du silence, ce tremblement sinistre, et si c'était l'annonce d'une catastrophe à venir ?
Il balaie les environs du regard, tout est sombre, tout s'endort, rien ne bouge. Il a une brève pensée pour Cléa qui ne lui est pas apparue depuis l'annonce de son départ.
Puis il se ressaisit. Pas maintenant, c'est pas le moment.
Alors il remarque que les battants de la grande porte sont en train de se rapprocher l'un de l'autre, que c'est eux qui émettent ce terrible grincement. Une lueur fugace brille dans ses yeux. C'est l'histoire d'un instant, d'un moment très bref, c'est imperceptible mais lui le sait : le moment est venu.
Il va falloir sauter loin mais surtout haut, pour gagner du temps, pour avoir moins de mur à escalader. Les portes mettront une bonne minute à se fermer entièrement, c'est sa chance.

Soa recule.
Il respire.
Il s'élance.
Il franchit la limite entre la forêt et la plaine, il est lancé, ses jambes frôlent le sol trempé, son regard est fixé droit devant, il ne pense à rien, fait le vide, court simplement sans y réfléchir, mu par automatisme, entraîné par son propre élan, fouetté par la pluie qui accélère aussi. Il se rapproche toujours plus alors que les battants grincent encore, macabre mélodie dans la nuit tombante. Encore quelques mètres tout au plus. Soudain, il fléchit rapidement les jambes et bondit vers l'avant. C'est un saut prodigieux et, l'espace d'un instant, on le jurerait figé en l'air, on croirait voir les gouttes ralentir, comme si le temps avait manqué un battement.
Et puis, dans un bruit sec, Soa se réceptionne brusquement contre le mur de pierre et l'instant de flottement disparaît aussitôt.
Il a gagné près de deux mètres sur son escalade, encore une grosse vingtaine. Il peut le faire.
Alors il sort d'un fourreau dissimulé sous ses vêtements un poignard et le plante dans une faille du rempart. La pente est très raide, l'ascension promet d'être longue, l'arme l'aidera à prendre des pauses.
Après avoir repris son souffle, il s'élance, plaçant pieds et mains dans les interstices les plus infimes de la pierre. Il progresse rapidement. Il fatigue rapidement aussi, et ça glisse, ça dérape, il manque de tomber à plusieurs reprises mais il s'accroche. Ne pas regarder en bas. Au-dessus de lui, encore cinq mètres à parcourir, peut-être un peu plus, mais ses bras le brûlent, ses cuisses aussi, il faut faire une pause, il ne peut pas continuer comme ça. Alors il cherche une fente plus profonde pour y planter sa dague, pour se laisser un instant.
Quelques centimètres au-dessus de sa main droite, il aperçoit la promesse de son salut.
Il s'élance.

Peut-être a-t-il dérapé sur une pierre glissante à cause de la pluie. Peut-être a-t-il mal calculé son coup, à cause de la fatigue. Peut-être ce trou dans la muraille n'était-il qu'une illusion d'optique provoqué par l'énergie du moment. Les possibilités défilent en boucle dans sa tête alors qu'il se sent basculer vers l'arrière.
Il a manqué sa cible.
Une fois encore, le temps semble décélérer, se figer, et c'est d'abord au ralenti que le jeune homme est happé par le vide, happé par le destin, happé en contrebas.

Il ferme les yeux.

La pluie reprend son rythme. Les battants claquent violemment en s'emboîtant. Un silence de mort règne à nouveau. La nuit est noire et triste, détrempée, solitaire.

Alors résonne le premier coup de tonnerre.
C'est étrange comme le tonnerre évoque à la fois une renaissance et une perte, comme sa mélodie dérive d'une perspective à l'autre. Pour Soa, c'est le dernier instant. Ça l'émeut profondément.
Il sent son cœur se serrer alors qu'il chute vers l'arrière.
On parle de "chute-libre", sans doute est-ce ce phénomène que l'on cherche à définir, ce sentiment grisant d'euphorie avant l'atterrissage. Ce moment d’émotions intenses suivi par le néant, le rien du tout, l'absence de. Ce moment de liberté avant le choc contre la réalité.

Et puis, tout à coup, un éclat retentit, beaucoup plus proche que le tonnerre, beaucoup moins violent aussi.
Soa est suspendu en l'air.

Il ouvre les yeux. Au-dessus de lui, Cléa le fixe avec intensité, sourire aux lèvres et yeux rieurs mais trempée et luttant avec la main de Soa qui glisse des siennes.

"Interdit de mourir, on avait dit !"

Soa sourit à son tour. Et il y a bien plus que du soulagement dans le regard qu'il adresse à sa sauveuse.

Cléa s'élève dans les airs tant bien que mal, va contre la pluie et les éléments qui se déchaînent, gémit face à l'effort mais parvient finalement à hisser le jeune rescapé en haut de la muraille.
Il s'écroule au sol, ses jambes refusant de le porter, son esprit encore embrumé par ce qu'il vient de ressentir là, en tombant, en mourant presque, en mourant pas tout à fait.

"Soa..."

Il reste allongé. Il garde ses yeux clos.
Il l'entend, mais sa voix vient de loin, il a encore besoin d'une minute, peut-être deux, à laisser la pluie s'écouler sur son visage brûlant.

"Soa, réveille-toi."

C'est l'inquiétude dans la voix de Cléa qui décide le jeune homme à ouvrir les yeux, à se redresser, à lui donner son attention. Ses sourcils sont froncés et ses grands yeux ont cette expression d'étonnement total, cet étonnement qui veut dire, alors ça c'est vraiment pas commun, qu'est-ce que c'est que ce foutoir ?
Soa remarque alors que le regard de son acolyte se déplace avec une stupeur grandissante de cadavres en cadavres. Il prend seulement conscience de la situation : ils sont en haut des remparts de Grimard, ils n'auraient pas dû pouvoir s'infiltrer aussi facilement.
Les corps au sol le démontrent : quelqu'un les a précédés. A moins que quelqu'un ne leur ait mâché le travail... difficile à dire.

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Louison-
Posté le 14/03/2022
Recoucou !
J’ai une mini-fenêtre qui s’est ouverte pour venir te lire, alors me voiciiiii :D

Trop un plaisir de retrouver Soa ^^ Les premiers paragraphes ont vraiment fort résonné avec ma sensibilité, on découvre un Soa vraiment tendre et sensible lorsqu’il se pose toutes ses questions vis-à-vis de Grégor. C’est émouvant, sa psychologie est supra fine et délicate, j’adore <3

Pour la partie où il doit escalader les murailles : j’aime qu’il sourit à l’idée d’escalader. Il a une sorte de confiance en lui, quasi naïve, qui le rend attachant et fort en même temps. Sa course quand il s’élance est super bien décrite, j’avais vraiment l’impression de courir avec lui, puis plus tard de sentir la pluie s’écraser sur ma bouille. Je te l’ai déjà dit mais je le répète : bravo d’arriver à jouer ainsi avec nos sensorialités.

« C'est étrange comme le tonnerre évoque à la fois une renaissance et une perte, comme sa mélodie dérive d'une perspective à l'autre. » >> Magnifique.

Puis quand Cléa débarque, avec son joyeux :
"Interdit de mourir, on avait dit !" >> Rooooh, je l’adore hihi. C’est un personnage qui me paraît très brillant comme ça, hâte de la suivre dans la suite :D

Enfin, pour la toute fin : oooh, mais quooooi ? Des cadavres ? Mais, mais ? :( Grr grrr… Hâte de lire la suite pour découvrir ce qu’il en est, aussi pour enfin voir Gaëlle et Soa interagir entre eux ! <3

Bisouille, à très vitouille !
dcelian
Posté le 15/03/2022
RERECOUCOU hihi

T'es adorable de te glisser ici quand t'as une petite fenêtre de libre, ça me touche vraiment beaucoup...

Tant mieux si les premiers paragraphes te parlent, j'avoue que ce lien de parenté entre Soa et Grégor est quelque chose qui me tenait déjà très à cœur au début, mais dont j'ai surtout pris conscience à mesure que le récit se déroulait. Les émotions qui se rattachent à leurs personnages et à leur mécanique me remuent vraiment de l'intérieur, je suis hyper content de ça !! Et c'est d'autant plus génial que ça te touche aussi, du coup :)

"C’est émouvant, sa psychologie est supra fine et délicate, j’adore <3"
>> Tu peux difficilement me faire + plaisir que ça <3

Merci pour l'aspect sensoriel, j'y attache pas mal d'importance (peut-être de plus en plus à mesure que l'histoire progresse!), top de savoir que ça te parle et te plaît !!

"« C'est étrange comme le tonnerre évoque à la fois une renaissance et une perte, comme sa mélodie dérive d'une perspective à l'autre. » >> Magnifique."
<3<3<3

Hahaha trop chou pour Cléa, oui je vois carrément ce que tu veux dire, elle a ce côté très lumineux pour le moment ! D'autres commentaires me disaient que c'était peut-être un peu trop lumineux par moments, mais ce qui brille très fort n'est pas nécessairement destiné à briller longtemps...
OU PEUT-ÊTRE QUE SI ?????? MUHAHAHA (hehe)

Merci encore !!!!
A vite <3
Louison-
Posté le 16/03/2022
Merciiii pour ta réponse, et en fait, j'ai rien de spéciale à dire par-dessus elle, MAIS je résiste pas à l'envie de larguer un com, JUSTE pour ça :
( ͡~ ͜ʖ ͡°)

✧♡(◕‿◕✿)

▼・ᴥ・▼

héhé
dcelian
Posté le 19/03/2022
Hahaha je prends avec joie <3
Louison-
Posté le 19/03/2022
¯\_( ͡° ͜ʖ ͡°)_/¯
Raratralala
Posté le 10/01/2022
Coucou

Je reprends ma lecture d'Enfant des Ombres, j'ai une bonne excuse pour mon retard : j'avais covid.

Alors, si j'ai bien compris tu as procédé à un découpage de tes chapitres afin qu'ils soient plus courts, et donc plus faciles à lire sur PA ? C'est vrai que pour moi qui dois lire sur mon téléphone je devais énormément scroller pour écrire les commentaires, c'était pas très pratique, donc bonne idée.

Je commence par une petite note : Dans plusieurs de tes réponses à mes commentaires tu me dis que tu ne vas sans doute pas procéder aux corrections de suite. Et tu as entièrement raison, c'est parfait comme ça ! Déjà je commente surtout parce que j'ai envie de lire ton livre, mais aussi j'essaie plus de rester sur du général, ce que j'aime ou n'aime pas, pour si ça peut te donner des pistes. La réécriture ce sera pour plus tard, d'ailleurs je ne relève jamais les erreurs (grammaire /ortho) quand j'en remarque parce que je me dis que tu verras ça au moment de la BL. (Mais je peux aussi les relever si tu le souhaites).
Voilà !

Dans la catégorie réflexions génériques :
- J'aurais bien aimé un petit chapitre sur la "vie normale" de Soa, au moins un passage. Partager un moment de son quotidien à l'auberge avec Grégor ça me soulignerait le changement qui s'opère à partir du meurtre de la sorcière. Ce qu'il quitte, ce qu'il va devenir...
- Je m'aperçois que le personnage de Cléa est un poil trop éthéré à mon goût (comment ça c'est normal c'est un fantôme ?!). Je m'explique : on sent bien ses qualités , mais quels sont ses défauts ? (Je préfère habituellement parler d'atouts et faiblesses d'autant que ça dépend des circonstances, mais pour la clarté du propos j'utilise qualités / défauts, tu me pardonneras).
Jusque là, elle me fait un peu l'effet "femme au foyer idéale" : toujours soutenante, comprenant quand il faut parler et quand il faut se taire, l'abnégation faite femme, lui sauve la mise sans arrêt sans rien en retour que la satisfaction de révéler Soa à lui-même, etc...
Du coup avec Gaelle qui est jusque là toute force combative, ça fait un duo un poil trop forcé femme suave / femme forte.
Mais je suppose que l'auteur va les complexifier plus tard, vu qu'il me semble qu'il perçoit et apprécie les multiples facettes des personnes. Du moins je l'espère !

Alors, j'avais déjà lu le chapitre initial une fois, mais comme j'étais malade je n'avais pas réussi à le commenter. Des suites du découpage, il ne me reste qu'une seule réflexion sur cette partie, qui est : à quoi sert-elle ?
Urgh. Ça fait peut-être un peu rude dis comme ça...
Je veux dire : les portes se ferment, ok il lui faut donc escalader pour entrer (ça paraît vraiment foireux mais soit).
Mais quand il arrive tout le monde dort ? Donc la personne qui a ensorcelé toute la ville l'a fait en une deux minutes à peine (c'est de la magie, donc admettons toujours) mais quel est son timing ? Il aurait pu agir deux minutes avant, ce qui aurait eu le même résultat (Soa, réalisant que les portes ne se ferment pas, entre dans la ville et découvre le pot aux roses) et aurait permis d'arriver plus clairement dans le vif du sujet.
Comme on a déjà eut une scène d'infiltration/escalade au chapitre 2, je vois mal l'intérêt.

Sinon, j'ai bien ris avec "Ses sourcils sont froncés et ses grands yeux ont cette expression d'étonnement total, cet étonnement qui veut dire, alors ça c'est vraiment pas commun, qu'est-ce que c'est que ce foutoir ?", et la découverte de la ville endormie. On se demande vraiment ce qui s'est passé, où est Gaelle, à quel moment sommes nous par rapport à elle, ça fleure la magie à plein nez et on à hâte d'en savoir plus !
dcelian
Posté le 10/01/2022
Coucou ! Bon retour par ici, et bon retour parmi les vivants aussi. J'espère que t'as pas trop souffert du covid, et surtout : ne t'excuse pas de prendre ton temps, quel comble hahaha ! C'est toi qui m'impose le rythme de ta lecture et évidemment pas l'inverse. Si à l'avenir tu te sens de ralentir ou même d'arrêter, tout ça te regarde entièrement et j'ai pas mon mot à dire là-dedans ;)

Cela étant dit : le commentaire, maintenant !
Oui comme tu l'as constaté, j'ai tout découpé et TANT MIEUX si ça t'es utile, t'es la première qui me le dit pour le moment mais tu seras sans doute pas la dernière ! J'avais absolument pas le temps de m'y attaquer avec mes examens, mais maintenant que c'est bouclé c'est la première chose que j'ai voulu faire :D

Pour tes réflexions génériques :
Effectivement, un chapitre parlant de la vie "d'avant" pourrait être une idée. Je note ! Mais des éléments de ce passé que tu veux connaître seront (évidemment) disséminés à plusieurs endroits de cette histoire quoiqu'il arrive !

Houhouhouuu, ton petit passage sur Cléa m'a fait sourire. Je comprends carrément ce que tu veux dire, et je le vois même sans souci. Elle est assez plate pour l'heure. Je vais me permettre de ne rien te dire de plus, mais comme tu l'avais remarqué j'aime énormément les personnages complexes et bien développés. Pour le reste, je t'invite simplement à me faire confiance, c'est maigre mais c'est tout ce que je peux te donner pour le moment !
dcelian
Posté le 10/01/2022
Ta remarque sur cette première partie est légitime. Je suis assez partisan de dire que l'écriture (enfin, ça s'applique à beaucoup d'autres choses de la vie bien sûr!) n'a pas besoin de suivre une recette magique pour fonctionner correctement (est-ce que ce que je dis a un sens? bof). Ce que je veux dire c'est que je serais incapable de te donner l'objectif précis de ce petit morceau, simplement j'ai ressenti le besoin de l'écrire et il ne me gêne pas particulièrement, alors voilà !
Pour le point de vue plus logistique : Soa ne pouvait physiquement pas rentrer par la porte car elle était gardée. Je sais pas si ça répond entièrement à ta question, mais l'escalade était encore une fois nécessaire. Certes, ça crée une sorte de répétition avec le deuxième chapitre, mais c'était tout simplement "obligatoire" dans mon esprit.
Le seul "souci" de ce découpage c'est qu'il enlève une certaine vision d'ensemble du chapitre. J'entends par là que cette infiltration n'a pas pour but de se suffire à elle-même, elle est censée s'imbriquer dans le tout que forme le reste ! Bref, pour ça ne me choque pas dans l'immédiat mais je prends note, comme d'habitude !!!

Pour ce qui est des remarques concernant l'orthographe ou la grammaire, n'hésite pas ! Si ça te demande trop de travail, je comprends, mais ça ne peut que me servir, d'autant que je laisse passer tellement de trucs, même après relecture... la honte ^^'

Merci pour ta lecture et ton commentaire, comme d'habitude, ils me font très plaisir :D
J'espère que tu t'es bien remise du covid <3

(et désolé pour ces réponses à rallonge, un commentaire n'a même pas suffi à les contenir bhahaha)
Salut Les Confi
Posté le 24/04/2021
Bonjour dcelian, j'ai commencé ton récit il y a quelques jours et, on ne m'arrête plus, je n'ai qu'une hâte : que Soa et Gaëlle se rencontrent. Je suis sûre qu'ils s'entendraient à merveille et, qu'ils seront invincible en unissant leur force. Si j'ai bien compris la particularité de Soa est d'escalader aussi vite qu'il peut, et Gaëlle a l'oreille fine et entend tout aux alentours même plus.

Puis ta façon de coucher les mots sur le 《papier》. Tes descriptions parfaites ! Ce qui me fait encore plus rentrer dans l'histoire, j'ai l'impression d'être spectatrice et de voir tous les détails de mes propres yeux. Petit bémol : si tu mets plus de dialogues, ça permettrait de se sentir encore plus proches des personnages et de comprendre encore plus ce qu'ils ressentent selon moi (sauf pour Soa qui, à ce que j'ai compris, n'est pas très sociable et préfère communiquer par le regard. Très bien, je respecte, c'est sa personnalité mais pour le reste...
Bref je m'arrête là je continue ma lecture !
dcelian
Posté le 27/04/2021
Bonjour à toi ! Merci pour tes compliments, c'est adorable :)
Effectivement, Soa et Gaëlle semblent destinés à se rencontrer, mais leurs comportements sont-ils réellement compatibles ? Hahaha, je tease le mystère, désolé.
Comme tu le dis, Gaëlle a l'ouïe fine et Soa est plus porté sur l'observation. J'ai essayé de mettre l'emphase sur deux sens différents pour éviter les redondances, j'espère que ça fonctionne !
"Puis ta façon de coucher les mots sur le 《papier》. Tes descriptions parfaites !" Merci, c'est super sympa <3
J'espère que la suite te plaira tout autant !
Je vois ce que tu veux dire pour les dialogues, c'est vrai qu'on en a assez peu au début de l'histoire. C'est aussi dû au fait que Gaëlle et Soa sont assez isolés et qu'ils n'ont pas grand-monde à qui faire la conversation. Les langues se délieront par la suite, tu peux me faire confiance ! D'autant que j'adore profondément écrire les dialogues.
Et puis, je me disais aussi : je trouve ça plutôt intéressant d'entrer dans une histoire sans nécessairement trop connaître les personnages qui l'animent. Je trouve la démarche de les découvrir au fur et à mesure vraiment chouette aussi !! Qu'est-ce que tu en penses ?
En tout cas, merci pour tes retours, et à très vite !
Salut Les Confi
Posté le 11/05/2021
Je réfléchis et, oui c'est vrai que les personnages principaux soient de mystérieux inconnus peut intriguer la personne et pour connaître la suite du suspense il faut lire ! Pas faux, pas faux du tout ! Mais moi ce n'est pas mon stylé.
AnatoleJ
Posté le 24/03/2021
Hello :D

J’ai mis plus de temps que prévu à reprendre ma lecture, mais j’y suis ! Il semblerait qu’on soit juste avant que les destins de Soa et Gaëlle ne se croisent (ou peut-être pas ? A voir...) et c’est un chapitre bien chargé et tendu qui nous y amène : entre la flotte, les trucs qui volent, Soa qui manque de tomber (merci parachute fantôme), les pantins et les portes qui grincent, y’a même pas le temps de faire une sieste D:

Je me demande si Soa n’a pas peur de la chose étrange qui flotte parce que c’est un copain ombre comme lui ? Ou parce qu’il a un chapeau très distingué ? On peut toujours juger quelqu’un à la qualité de son couvrechef, après tout...

J’adore les descriptions de pluie et de tempête, et tout du long lorsque parfois je relevais les yeux vers ma fenêtre, j’étais surpris qu’il ne pleuve pas, et j’avais presque envie qu’il tombe aussi des cordes pour de vrai héhé (pourtant la terre est encore humide, c’est pas comme si les plantes avait besoin d’eau non plus !). Bref l’immersion était totale ^^

J’ai relevé moins de petites choses, et je ne sais pas si c’est parce que je m’identifie plus à la façon qu’à Gaëlle de percevoir le monde, donc je suis plus tatillon et précis quand c’est son tour ? (je commence à avoir l’impression que c’est le cas, et ça risque clairement d’influencer mes retours donc je te le dis) Mais c’est peut-être juste aussi que ce chapitre se prêtait plus à des impressions générales parce qu’il était très immersif !

Cela étant dit, j’ai quand même noté ceci :

« Il n'a pas dit au revoir à Grégor. »
Le malotru D:

« une peur, sans doute irrationnelle mais bien là, une peur, sans doute irrationnelle mais qui l'inquiète un peu. »
C’est mon seul chipotage sur ce chapitre : j’aime bien la répétition de la structure dans cette phrase, mais un peu moins celle de « irrationnelle » (pour le coup je me suis demandé si c’était un doublon accidentel, alors que je suis habitué à tes répétitions, c’est pour ça que je te le signale !) : peut-être qu’il y aurait moyen de remplacer l’un des deux par un synonyme qui enfonce le clou ? (je n’ai pas de mot de remplacement à proposer, par contre)

« D'après ses estimations, il a une centaine de mètres à parcourir.
Le souvenir encore vivide de son assaut contre Yana se forme dans son esprit, »
C’est marrant parce que pile à ce moment, je me disais « tiens, ça me fait penser à sa précédente infiltration » et la paf, Soa pense à la même chose, la classe

« Par instants, l'éclat des flammes est recouvert, comme si elles s'éteignaient et se rallumaient indéfiniment.
Comme si une silhouette ne cessait de faire des aller-retours devant. »
Ce petit détail de description en mouvement m’a beaucoup plus !

Voilà pour ce chapitre, j’essaye de lire la suite au plus vite de ce que me permet la purée qui me tient de cerveau x) A bientôt !
dcelian
Posté le 24/03/2021
Hello :)
T'inquiète absolument pas pour le rythme, lis quand tu veux, fais comme tu préfères, c'est comme ça qu'on apprécie le mieux, après tout !
Merci pour ton retour, ta remarque sur l'absence de pluie dehors m'a fait rire, c'est trop chouette si c'est aussi immersif que tu le dis, et c'est trop cool de me le faire remarquer, parce que évidemment, c'est impossible de s'en rendre compte en tant que personne qui a déjà la scène en tête ^^'
Merci pour ta remarque, elle est pertinente, je trouve aussi que la phrase est lourde. J'ai remplacé l'un des "irrationnelle" par "absurde" (j'ai cherché pendant 5mn en vain avant d'abandonner et de demander à synonymo hahaha), ça te paraît mieux ?
Merci encore pour tous tes compliments et pour ta lecture attentive.
A bientôt :D
dcelian
Posté le 24/03/2021
J'ai vraiment supprimé la moitié de mon message avant de l'envoyer (un génie des temps modernes)
Je disais donc :
C'est vrai que c'est un chapitre qui enchaîne, mais j'espère que ça ne nuit pas au récit pour autant ! Je voulais essayer d'amener un peu de stress, donc entre la chute et l'ombre mystérieuse (non, je ne dirai rien, même sous la torture), ou encore les pantins et cet orage qui n'en finit plus, l'atmosphère doit effectivement pas être très rassurante ni agréable x)
Je suis trop content de savoir que tu t'identifies plus au pdv de Gaëlle qu'à celui de Soa, parce que j'ai l'impression que, pour l'instant, la majorité des commentaires me disent le contraire. Ravi de savoir que cette Traqueuse au sang chaud te parle, et j'espère qu'elle sera à la hauteur de tes attentes par la suite !
En tout cas, comme tu dis, c'est vrai qu'on risque d'avoir droit à une rencontre dans les chapitres qui viennent... Ou pas ? hehe
« Il n'a pas dit au revoir à Grégor. »
Le malotru D:"
Ah là je suis bien d'accord, je l'avais prévenu, moi, je lui avais dit : "t'es sûr ?", mais il a rien voulu entendre. Quelle tête de cochon lui aussi, quand il s'y met...
AnatoleJ
Posté le 27/03/2021
Synonymo, guérisseur de toutes les répétitions ou presque x) Oui, absurde ça passe nickel !
HarleyAWarren
Posté le 14/02/2021
Oh là là, il est parti sans dire au revoir, ça ne sent pas très très bon, ça.
La description de son saut vers les murailles était vraiment prenant, on arrive parfaitement à visualiser le moment, presque comme dans un film, en fait.J'ai vraiment flippé l'espace d'une seconde quand il a glissé mais ouf, Cléa à la rescousse x)

Elle est bien étrange, cette créature qui lui est apparue, je ne saurais pas encore dire si on a à faire à un ami ou à un ennemi.

Et je constate une nouvelle fois que les pauvres gonds prennent bien cher dans cette histoire D:
dcelian
Posté le 15/02/2021
Ahhh, tu me fais plaisir, là ! Tant mieux si la description est prenante, c'est génial ! Effectivement, Cléa à la rescousse. Heureusement qu'elle était là...cette fois ! Mais elle ne va plus pouvoir apparaître avant un moment, il faut espérer que Soa se débrouille correctement par lui-même. Pas gagné x)
dcelian
Posté le 15/02/2021
Pour la mystérieuse créature...tant mieux si on ne sait pas où se placer, c'est là tout l'objectif :)
L'avenir te le dira. Ou pas ? Qui sait ? (moi, je sais)
dodoreve
Posté le 03/02/2021
Bon bah voilà, je n'ai pas résisté longtemps, et me voilà sur ton dernier chapitre. J'ai autant apprécié que les précédents, même s'il me faut quand même préciser combien j'aime lire depuis le point de vue de Soa. C'est un personnage vraiment charismatique, et depuis le début on voit bien qu'il est quand même assez fort, qu'il y a une part de mystère qui l'entoure, que son caractère se démarque bien ("Les murailles sont faites de pierre, ce n'est donc techniquement pas impossible d'y grimper. Le problème, c'est la hauteur, c'est l'endurance que ça demande, c'est l'énergie folle qu'il va falloir employer. Alors Soa sourit. Il sourit parce qu'il va le faire, il va y arriver."). Et puis au tout début du chapitre, ses pensées tournées vers Gregor nous frappent comme par surprise je trouve : clairement, je ne m'attendais pas à trouver un "je t'aime" écrit du point de vue de ce personnage là, même s'il est bien question du fait qu'il n'arriverait pas à l'exprimer ! Mais qu'il le pense, ça me semble déjà fou. Et ça ne me semble pas moins cohérent : simplement, ça ouvre une autre brèche sur sa complexité, sur son caractère, sur son existence, son rapport aux sentiments peut-être aussi. C'est assez fin.
Je reprends peu à peu ma lecture : quand les deux hommes possédés l'attaquent, je n'ai pas tout de suite compris qu'ils étaient deux ! Mais ça fait peut-être partie de la confusion que tu veux chercher à recréer (dans ce cas là mon impression se fait témoin).
Evidemment, on a encore plus hâte de voir ce que donne la rencontre entre Gaëlle et Soa maintenant qu'on en est si proche ! J'ai beaucoup aimé le fait que ce dernier souffle la bougie en rentrant d'ailleurs : avec l'ambiance donnée par la pluie, cet intérieur à peine moins froid, ce petit geste de rien du tout pourtant, j'ai trouvé que... (je sais pas) que c'était peut-être à l'image de sa propre présence ? (je me tape un délire)
En tout cas, comme je le disais, on attend cette rencontre entre les deux personnages avec impatience, sachant que tu nous as donné un avant-goût de leurs capacités et sensibilités. On sait que même aveugle, Gaëlle peut entre Soa ; même sourd, Soa pourra toujours la voir. Moi ça m'intéresse, j'ai vraiment trop hâte. Je dois avouer qu'une partie de moi s'attend à les voir se taper dessus en guise de bonjour, mais en même temps, ça n'irait pas tellement avec la manière dont tu nous les as présentés... Leur sens de l'observation s'immiscerait certainement entre eux, sauf si les conditions ne sont pas réunies pour ceci dit ! Tout ça pour dire que quoi qu'il arrive, j'attends la suite avec impatience. (Dois-je conclure tous mes commentaires ainsi ? Sans doute.)
dodoreve
Posté le 03/02/2021
ah, pardon : "même aveugle, Gaëlle peut entendre* Soa ; même sourd, Soa pourra toujours la voir." (je pense que tu auras compris mais bon quand même)
dcelian
Posté le 06/02/2021
Et bien, toi qui attendais leur rencontre, je viens de la mettre en ligne, héhé !
Merci encore et toujours pour tes compliments et fines analyses. Effectivement, Soa a l'air d'un personnage assez froid, c'est pour ça que j'ai ajouté cette pensée pour Grégor, pour le rendre un peu plus humain, et parce que je compte bien le développer sur le côté sentimental par la suite. Soa est un personnage très étrange, il a ce côté refermé sur lui-même, c'est sûr, mais c'est aussi quelqu'un de doux et qui aime la compagnie de ses proches. Il aime les gens suffisamment malins pour comprendre qu'il ne parle pas, qu'il préfère se taire. C'est une amorce, en quelque sorte... à quoi ? telle est la question ;)
Effectivement, le passage avec les deux sbires possédés n'est pas nécessairement très clair. Il n'est pas nécessairement très important non plus, donc je ne compte pas trop m'y attarder. J'ai beaucoup trop hâte de m'attaquer à la suite, tant pis pour ce détail !!
Du coup, pour la rencontre, je te laisse te faire un avis ! Elle est très bizarre. Très très bizarre. Elle est un peu à leur image, finalement. Décalée et mystérieuse. Un peu confuse, aussi :)
dodoreve
Posté le 06/02/2021
Argh j'ai trop hâte !! Mais je n'ai pas réussi à me motiver dans mon travail aujourd'hui, donc je dois m'obliger à le faire maintenant histoire de me débarrasser de ce que je dois faire ! (Tout en ne me déconnectant pas d'ici : oui, je sais, ce n'est pas raisonnable, mais je n'ai aucune rigueur professionnelle, c'est comme ça *soupire*)
On va dire que ça me donne une raison d'être efficace, et je peux te garantir que ce soir au plus tard ça devrait être lu ahahah
En tout cas, tes explications rejoignent exactement le ressenti que j'ai de ces personnages. Tu dis que Soa peut avoir l'être d'être un personnage assez froid, mais pour moi il ne nous semble pas plus distant pour autant, au contraire : on ressent bien la complexité que tu évoques là. C'est admirable d'avoir des intentions aussi claires à leur égard (et si précises) et de réussir à les faire vivre ainsi.
Je me remets au travail (ou plutôt je m'y mets AHAH soyons lucides), mais dès que je peux, je vais voir ce que donne cette fameuse rencontre ;)
dcelian
Posté le 06/02/2021
Hahah comme je te comprends ! Bon courage dans ton travail (qu'est-ce que tu fais ??) :)
Tant mieux si on se rend compte de toutes ces petites choses, j'avais peur d'être trop indirect, mais d'après ton retour ça m'a l'air plutôt pas trop mal.
Et bonne lecture pour après ;)
Belara
Posté le 02/02/2021
Par où commencer ?? :p
Déjà, je suis ravie de retrouver Soa. Je crois que le combat avec la sorcière est l’élément qui m’a vraiment fait accrocher à ton histoire (ça tombe bien, c’était le premier chapitre, non ? Ahah)

Ce que je trouve particulièrement intéressant et que j’ai remarqué dans ce chapitre, c’est que j’ai l’impression que ta narration est différente en fonction des points de vue de Soa et Gaëlle.
Tu me diras que c’est normal, mais c’est souvent plus subtile. C’est comme s’il y avait deux auteurs : un du pdv de Gaëlle et l’autre de Soa. Personnellement, j’aime beaucoup.

Bon et sinon est ce que je t’ai déjà dit que j’étais absolument dingue de la façon dont tu décris l’action ? En plus des éléments classiques, tu utilises beaucoup les répétitions, surtout dans des phrases très courtes. Ça donne un rythme haletant et moi, je n’en décolle pas.

Une petite citation pour finir : « comme si le temps avait manqué un battement ». Je commence vraiment à m’attacher au style, aux expressions, aux images et je dois avouer que mon cœur a moi en a manqué un en voyant ça. Juste magnifique !
dcelian
Posté le 03/02/2021
Moi je sais par où commencer (mais répondre est plus simple, j'imagine ;)) : merci ! Merci beaucoup, merci de faire attention aux détails, de les relever, de continuer à me lire, merci.
Effectivement, je suis très content que tu l'aies aussi remarqué : la narration diffère selon le personnage que j'accompagne. Je te laisse deviner en quoi, si c'est pas déjà fait ;)
Merci aussi pour tes remarques sur les scènes d'action. J'y passe étonnamment peu de temps, je suis tellement content qu'on s'y prenne ! Mon secret, c'est de pas réfléchir, de pas réfléchir du tout, de se laisser porter par sa phrase, de voir où ça nous mène, ce bric-à-brac, comme ce que je suis en train de faire, là, maintenant. J'adore les répétitions dans ce genre de moments, c'est vrai qu'elles aident beaucoup pour le rythme !!
J'aime beaucoup cette phrase que tu as relevée, moi aussi !! Merci encore.

(J'essaie de lire ton chapitre aujourd'hui ;))
Sklaërenn
Posté le 01/02/2021
Que dire ? Je me suis encore fait entrainée ahah. J'ai plein de questions en tête è_è. Maintenant qu'ils se rencontrent enfin, je me demande comment ça va tourner.
dcelian
Posté le 02/02/2021
Tant mieux alors, c'est parfait ! Les réponses viendront...en temps voulu ;)
Pour l'heure, c'est effectivement la grande rencontre !
Amenyx
Posté le 01/02/2021
C'est merveilleux de voir à travers les yeux perçants de Soa et de vivre à travers lui. C'est complétement immersif et c'est particulièrement bizarre d'émerger quand le chapitre prend fin. Dans tous les cas, j'adore ! Merci de partager ton histoire avec nous.
dcelian
Posté le 02/02/2021
Tant mieux si la magie prend, c'est d'autant plus agréable de lire quand c'est comme ça ! Trop content si j'arrive à te faire ressentir ça :)
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