Chapitre 6

Notes de l’auteur : Coucou ! Je vous souhaite une bonne fin d'année ainsi qu'une bonne lecture ;)

Ce qu’on appelait les bas-fonds était en réalité un quartier de la ville pourvu de ses propres règles. Parfois, l’armée s’y aventurait, en cas de problèmes graves qui risquaient de s’étendre hors de la zone. Mais il existait un accord tacite : ce qui se passait dans les bas-fonds restait dans les bas-fonds. Et lorsque quelqu’un y naissait, c’était toute sa vie qu’il passait là-bas, le plus souvent dans la misère.

Il existait quelques passages entre ces deux mondes bien sûr, pour des trafics illégaux essentiellement. Mais c’était tout. Qu’Altaïs soit parvenu à s’enfuir de cet endroit, dans son état qui plus est, relevait du miracle tant les gardes surveillant les points de passage étaient nombreux. Deux d’entre eux étaient d’ailleurs postés près de l’accès vers les bas-fonds.

— Laisse-moi faire, chuchota Alexander.

— J’espère que tu sais ce que tu fais, répliqua Altaïs.

Alexander lui jeta un regard en biais.

— Suis-moi et tais-toi.

Le prince leva les yeux au ciel, mais obéit et suivit Alexander qui s’était déjà élancé au-devant du danger. Le Protecteur retroussa la manche gauche de son chemisier blanc pour mettre à nu l’intérieur de son avant-bras. Un tatouage représentant deux épées croisées ornait sa peau. Altaïs le reconnut aussitôt comme le symbole que devaient se faire tatouer les soldats, une fois ceux-ci officiellement engagés dans l’armée.

— Bonjour ! lança Alexander à l’adresse des deux soldats.

— Qui… Oh, bonjour ! répondit l’un d’entre eux à la vue du tatouage.

— Pas trop dure la garde ?

— Oh tu sais, il ne se passe grand-chose, on finit notre garde de nuit. Et avec le couvre-feu autant dire que personne ne s’aventure jusqu’ici ! Mais qu’est-ce que tu viens faire là aussi tôt et avec de la… compagnie ?

Le soldat était bavard après une nuit de garde. Et Alexander jouait parfaitement le jeu avec son grand sourire avenant.

— J’ai eu trois semaines sans aucune permission, répondit-il. Une mission qui s’est éternisée. Donc j’ai bien besoin de me détendre, ajouta-t-il avec un petit rire qu’Altaïs devina être faux. Vous êtes du métier, vous savez que c’est toujours compliqué de trouver une fille assez piquée pour attendre notre retour.

— Ça, c’est sûr, soupira l’un des soldats. Et c’est vrai que les meilleurs bordels sont dans les bas-fonds.

— Exactement, affirma le Protecteur. Je voulais faire découvrir cette merveille à mon ami. Il est un peu timide vous comprenez, précisa-t-il en désignant Altaïs, toujours dissimulé par sa capuche, d’un mouvement de la tête.

Les soldats s’esclaffèrent.

— Profite bien gamin, tu vas prendre ton pied !

Ils s’écartèrent pour les laisser passer et Alexander leur adressa un signe de la main en remerciement. Ils s’enfoncèrent dans les rues et disparurent bientôt dans la pénombre.

 

***

 

Dès qu’ils furent hors de portée des soldats, Altaïs s’arrêta.

— Les bordels ? Sérieusement, Alexander ? siffla-t-il avec rage.

— Tu voyais une autre raison pour laquelle un soldat irait de son plein gré dans les bas-fonds ? répliqua Alexander.

— Je m’en moque ! Tu sais comment sont traités les gens dans les bordels, surtout ici ?

Le prince était furieux.

— Non, je ne suis jamais allé dans un bordel, répondit honnêtement le Protecteur. Et je ne suis jamais venu ici non plus.

Cela eut au moins le mérite de calmer la colère d’Altaïs.

— Ici, ce ne sont que des esclaves sexuels, dit-il d’une voix blanche.

Alexander ouvrit la bouche et la referma, trop hébété pour répondre.

— Tu pensais vraiment que tous ceux qui vivent dans les bas-fonds sont libres ? Tu sais combien d’esclaves il y a ici ? demanda le prince avec un sourire amer.

Le soldat secoua la tête.

— Au moins un quart de la population des bas-fonds. Et beaucoup sont précisément dans des bordels.

« Et toi ? », pensa Alexander sans oser poser la question qui lui brûlait les lèvres.

— Je suis désolé de ne pas t’avoir prévenu.

Altaïs soupira.

— Ce n’est pas grave, excuse-moi de m’être emporté. Où mon frère nous envoie-t-il ? demanda-t-il pour couper court.

Alexander sortit le papier que lui avait donné son supérieur.

— L’Auberge rouge.

— Hum, le nom me dit quelque chose, mais je ne sais pas où c’est.

— D’accord, il suffit de demander alors.

Et d’un pas vif, Alexander se dirigea vers un enfant qu’il avait aperçu de loin et qui semblait faire la manche.

— Une pièce si tu me dis où trouver l’Auberge rouge, annonça-t-il.

Altaïs n’entendit pas la réponse, mais il vit clairement l’envie briller dans les yeux du petit qui tendit la main. Alexander y déposa deux pièces avant de revenir vers le prince.

— Eh bien voilà, ce n’était pas compliqué.

— Sauf si le gamin t’a indiqué un coupe-gorge où il pourra récupérer le reste de ta bourse, répliqua Altaïs, cynique.

— Tu vois le mal partout.

— C’est faux, protesta le prince.

Alexander lui glissa un regard en coin un peu moqueur et ils continuèrent à se chamailler ainsi sur le chemin, oubliant un instant qu’ils étaient poursuivis par toute l’armée du royaume.

 

***

 

Les bas-fonds portaient ce nom, car la lumière du jour éclairait difficilement les rues sinueuses, à tel point que l’on aurait pu se croire sous terre ou bien au beau milieu de la nuit. Les bâtiments se dressaient, grands, aussi menaçants que chancelants, et bien souvent la pierre qui les constituait menaçait de s’effondrer.

Quelques fois, un bâtiment plus petit laissait passer un rayon qui illuminait une parcelle de la rue. Mais la pénombre régnait tout de même en maître. C’était ainsi et rien ni personne n’avait jamais pu y remédier : les bas-fonds étaient obscurs et sales. Ceux qui vivaient ici avaient dû s’y résoudre, s’y habituer et progressivement l’oublier, si tant est que cela fût possible.

Autant dire qu’Alexander ne se sentait franchement pas à l’aise et commençait à se demander pourquoi Natt leur avait donné rendez-vous ici. Il avait foncé tête baissée, entrainant Altaïs dans son sillage. Or, celui-ci étant affaibli, s’ils se retrouvaient attaqués ou pris dans un piège ils auraient bien des difficultés pour fuir.

— Rien ne sort des bas-fonds, murmura le prince comme s’il avait deviné ses pensées. C’est le seul endroit où Natt peut venir et être sûr que ça ne fuitera pas. Les espions ici sont bien moins nombreux et la majorité lui obéisse.

— Pourquoi ne t’a-t-il pas retrouvé ?

— Il existe tout de même une partie des bas-fonds qui échappe à tout contrôle. Ni l’armée ni les espions ne s’y risquent, car c’est la mort assurée s’ils y sont démasqués.

— Charmant, grimaça Alexander.

— N’est-ce pas ?

Ils finirent par s’arrêter devant un bâtiment, aussi terne que ceux qui l’entouraient, mais plus bas et plus large. Une peinture écaillée indiquait : L’Auberge rouge.

— Ça ne m’inspire pas confiance comme endroit, commenta Alexander.

— C’est toi qui as voulu venir ici, répliqua Altaïs.

— Je préfère te voir ici qu’en prison.

Le prince ne répondit pas. Son sarcasme, s’il constituait une part bien réelle de son caractère, traduisait également son anxiété.

— Ne t’inquiète pas, ça va bien se passer, dit Alexander, sûr de lui.

Et il poussa la lourde porte en bois, aussi abîmée que le reste de la bâtisse. L’intérieur n’avait pas meilleure allure que l’extérieur. Des tables étaient installées çà et là de manière à créer une petite allée jusqu’au comptoir. Derrière, un homme à la barbe fournie, le seul de la pièce, essuyait de la vaisselle. Il leva la tête vers eux quand il les entendit entrer.

— Bonjour ! dit Alexander.

L’aubergiste, puisque c’était probablement lui, le regarda de travers. Le soldat n’avait absolument pas la dégaine d’un homme des bas-fonds.

— Qu’est-ce que j’peux faire pour vous, messieurs ? demanda-t-il néanmoins d’une voix bourrue.

— Serait-il possible d’avoir une chambre, s’il vous plaît ? Avec deux lits, précisa-t-il. Et deux repas.

Ni la dégaine ni le langage.

— Ça f’ra six couronnes, grommela-t-il en faisant glisser une clé sur le comptoir. Chambre quatre. Vous v’lez manger maintenant ?

Altaïs était certain qu’il avait gonflé les prix, mais il ne dit rien. Ce n’était pas le moment de s’attirer des ennuis. Alexander paya.

— Dans une heure ? demanda-t-il.

L’homme acquiesça, récupéra la monnaie et s’en retourna à sa tâche initiale. Alexander et Altaïs se dirigèrent vers les escaliers à la droite du comptoir, qui donnaient sur un petit couloir. Il n’y avait pas beaucoup de chambres, huit tout au plus, et ils trouvèrent rapidement la leur.

L’agencement était rudimentaire. Deux petits lits, une table sur laquelle étaient posés un broc et une chaise dans un coin, et un petit renfoncement dans un mur avec une large bassine en cuivre qui devait permettre de se laver. Le plancher était abîmé par endroits, mais les draps étaient propres et la pièce avait dû être nettoyée peu de temps auparavant. Une minuscule fenêtre ornait le mur en face de la porte.

— Je m’attendais à pire, constata Alexander.

— Oui, c’est assez luxueux, confirma Altaïs en ôtant enfin la capuche qu’il avait dû garder tout ce temps. Pour les bas-fonds, précisa-t-il parfaitement sérieux.

Il s’assit sur le lit le plus proche pour en tester le confort.

— Il ne reste plus qu’à attendre maintenant, je suppose.

— Nous mangeons dans une heure, je suggère que nous soyons ponctuels, l’aubergiste n’a pas l’air commode.

Altaïs pouffa.

 

***

 

Quand ils redescendirent dans la grande salle, à vue de nez une heure plus tard, ils s’étaient lavés et avaient enfilé des vêtements propres qu’Alexander avait eu la clairvoyance d’emporter. Altaïs avait à nouveau revêtu sa cape de voyage pour dissimuler son visage. Aucune table n’était occupée alors ils en choisirent une dans un coin, un peu au hasard.

L’aubergiste, qui les avait vus arriver, leur apporta deux bols fumants accompagnés d’une miche de pain.

— Merci, dit Alexander avec amabilité.

L’homme grommela vaguement quelque chose en s’éloignant et les deux compagnons échangèrent un sourire complice. Alexander baissa les yeux vers son bol et retint une grimace. La soupe dans laquelle flottaient de petits bouts de lard et de légumes n’avait pas l’air très appétissante et semblait davantage constituée d’eau. Il prit une cuillerée et l’avala.

Altaïs esquissa un petit sourire amusé devant sa mine dépitée. Il rompit un bout de la miche de pain et grignota un morceau.

— Tu devrais commencer par la soupe, elle sera encore moins bonne quand elle sera froide.

— Je n’ai pas très faim, répondit le prince.

Alexander fronça les sourcils.

— Je m’en fiche. Tu me dis ça à chaque fois.

— Parce que c’est vrai, se défendit Altaïs.

— Ton corps ne va pas tenir.

— Il tient très bien !

Alexander avait des doutes. Le prince se révélait plutôt bon quand il s’agissait de cacher qu’il avait mal.

— Pour l’instant. Mange.

— Je n’ai pas faim.

— Fais un effort. Je ne bougerai pas d’ici tant que tu n’auras pas fini.

Altaïs lui jeta un regard noir. Mais il n’avait pas envie de se battre, alors il attrapa sa cuillère qu’il plongea sans douceur dans la soupe avant de l’avaler. Puis, il recommença, jusqu’à ce que le bol soit vide. L’effort lui coûtait.

— Satisfait ? demanda-t-il, provocateur.

— Oui, répondit franchement Alexander.

— Bien, je remonte dans ce cas.

Il se leva, et sa cape flotta souplement autour de son corps. Alexander le suivit, inquiet que le jeune homme ait aussi peu d’appétit. Ils rejoignirent la petite chambre qu’ils avaient payée pour la nuit, mais au moment où Altaïs allait ouvrir la porte, le soldat le retint et posa un doigt sur sa bouche pour lui intimer le silence.

Ses lèvres formèrent silencieusement les mots : « Nous ne sommes pas seuls ». Une ombre traversa le visage d’Altaïs. Ne percevant plus la magie dans son environnement, il n’avait perçu aucune anomalie. Alexander passa devant le prince, prêt à former un bouclier à tout moment, et ouvrit la porte.

Assis sur l’unique chaise de la pièce, un homme dont l’épaisse tresse reposait sur son épaule paraissait les attendre. Le soldat abaissa ses défenses, soulagé, et inclina la tête. Puis, il s’avança de quelques pas pour laisser entrer son compagnon, caché derrière lui.

Celui-ci se figea un instant, puis abaissa lentement sa capuche. Deux regards, aussi clairs que la glace, s’accrochèrent. Le temps se suspendit et Alexander retint son souffle.

— Altaïs… murmura son frère aîné.

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Louison-
Posté le 15/07/2021
Hellow !

C'est cool ce chapitre, on change de décor et c'est toujours bien pour la dynamique du récit ! D'autant plus que le décor a un quelque chose de sombre, d'inquiétant, donc ça instaure une certaine ambiance.
Et là, petite remarque : j'aurais presque aimé qu'Alexander et Altaïs aient plus peur des bas-fonds. On sent bien que l'endroit est pas trop commode, mais j'ai pas eu l'impression de les voir frissonner, et pourtant j'ai l'impression qu'il y aurait de quoi :/ Donc pourquoi pas ajouter quelques descriptions du lieu? Et l'émoi des persos, avec des gestes un peu nerveux ou je sais pas ? Mais, ceci dit, c'est aussi moi qui suis une fan inconditionnelle des descriptions haha, donc en soit c'est aussi en fonction du goût de chacun ^^ Si tu préfères le concis, pas de problème, ça permet de bien faire avancer l'intrigue et c'est pas plus mal ;) Donc voilà, fais ce que tu veux de ma remarque ! <3

Sinon, j'aime bien comment Alexander et Altaïs interagissent, ça sonne très naturel et authentique, on sent qu'ils ont déjà une bonne complicité :) Et puis, la partie sur les bordels était finement trouvée, comme quoi on n'a pas besoin d'à chaque fois dégainer les armes pour passer sous la garde de soldats !
Et la fin donne envie d'en apprendre plus sur le frère d'Altaïs ^^ C'est pire cool d'ailleurs, tu instaures toujours à la fin de tes chapitres un petit événement marquant qui fait que l'intérêt est relancé.

Woili, bisouille !
Mathilde Blue
Posté le 17/07/2021
Coucou Loulou !

Contente que tu apprécies le chapitre ! Je vois ce que tu veux dire sur le fait qu’Altaïs et Alex devraient avoir plus peur des bas-fonds. En réalité, Altaïs a peur mais il le cache, mais je vais essayer de davantage travailler les sentiments d’Alexander ! En général, les descriptions des lieux sont loin d’être ce que je préfère et j’ai tendance à être assez directe, mais j’essaie de faire des efforts haha ^^

Oh je suis contente que tu aimes bien les interactions entre Altaïs et Alex <3 Eh oui pour les soldats, ça m’aurait semblé étrange qu’ils essaient tout de suite de passer en force alors qu’en plus Alex fait partie de l’armée, donc il connaît bien les mécanismes x)
Haha, c’est vrai que j’ai tendance à faire des fins de chapitre assez « brusques » ;)

Merci pour ton commentaire et à bientôt <3
ModesteContesse
Posté le 21/05/2021
Contente de savoir que tout ce plan n'était pas un piège de la part de Natt ^^ Enfin les deux frères vont se retrouver, on va sans doute en apprendre plus sur ce qu'il se trame au palais.

Les bas-fonds ont l'air bien glauques et effrayants, les descriptions, souvent au travers des mots d'Altais permettent de bien imaginer les lieux et l'ambiance malsaine.

À plus tard !
Mathilde Blue
Posté le 23/05/2021
Coucou !

Ça aurait été très cruel de les attirer dans les bas-fonds juste pour les piéger x)

Oh je suis contente que les descriptions des bas-fonds te parlent ! (C'est toujours l'un de mes points faible les descriptions T_T)

À bientôt ! :D
dodoreve
Posté le 27/02/2021
Ah, le cynisme d'Altaïs semble se réveiller ! J'aime bien la dynamique que ça instaure entre les deux personnages.
"Les espions ici sont bien moins nombreux et la majorité lui obéisse." Je n'ai pas trop compris cette phrase : c'est la majorité [des soldats] qui lui obéit/obéissent ?
"à vue de nez une heure plus tard" Je me demande quels sont leurs moyens de se repérer dans le temps ? (Ce n'est pas une critique, mais une simple curiosité.)
Je ne crois pas l'avoir encore commenté, mais j'apprécie le dynamisme des événements et de ton écriture. Parfois, au détour d'une remarque, j'ai le sentiment que ça va un peu vite ("Tu me dis ça à chaque fois." par exemple), mais je sais que j'apprécie aussi énormément la lenteur et la description de petits gestes de rien du tout, donc c'est vraiment très personnel, et sans doute pas un réel "défaut" (si tant est que ça puisse vraiment en être un de toute façon). Bon, en tout cas, c'est malgré tout quelque chose que j'apprécie principalement, et je suis incapable de me retenir de lire la suite !
Mathilde Blue
Posté le 28/02/2021
Oui, finalement ça a quand même fini par ressortir x)
Alors je voulais dire que la majorité des espions qui sont dans les bas-fonds obéit à Natt !
En général, ils utilisent la courbe du soleil (et les cadrans solaires même si je ne crois pas le préciser quelque part), mais dans les bas-fonds c'est plus compliqué d'où le "à vue de nez" !
Je vois ce que tu veux dire, je pense que ça fait partie des choses qu'il faudra que je retravaille à la réécriture (le fait que des fois ça aille un peu vite je veux dire) :) Mais je suis contente de savoir que ce n'est pas un frein et que le dynamisme te plaît tout de même !

À tout de suite !
Gabhany
Posté le 14/02/2021
Coucou Mathilde ! On entre dans le vif du sujet en même temps que dans les bas-fonds ! J'étais curieuse de voir à quoi ça ressemblait, je ne suis pas déçue du voyage ^^ J'ai un peu une impression de bout du monde dans ce quartier. J'ai bien aimé les interactions entre Altaïs et Alex, leur relation est très naturelle et authentique, ils semblent à la fois des amis, des frères et peut-être qqch de plus ... ? =D J'ai hâte d'en savoir plus sur le mystérieux Natt. Ce calme dans le chapitre me paraît trompeur aussi, je ne sais pas, j'ai la sensation que quelqu'un va les trahir, le petit mendiant peut-être ? A voir ^^
A bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 15/02/2021
Coucou !

Contente que le voyage te plaise haha, ce n’est pas l’endroit le plus sympa du monde ^^ De même, je suis ravie que leur relation te plaise ;)
Pour la suite, je te laisse découvrir ^^

À bientôt !
petite_louve
Posté le 02/02/2021
Je suis contente d'avoir enfin le temps de continuer ma lecture de ton roman ! Altaïs et Alexander m'ont manqué et je suis ravie de les retrouver.

Ce chapitre me fait toujours autant que les premiers. Continuer à suivre leurs aventures est un véritable plaisir, bien que leur destination ne me donne guère envie, je suis bien mieux à mon bureau au chaud.
J'attends d'en savoir plus sur le frère aîné d'Altaïs !

Ta plume est toujours aussi fluide, agréable à lire et tes descriptions sont très bien faites !

Je lis la suite dans peu de temps !

A bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 02/02/2021
Coucou ! Ça me fait plaisir de te revoir par ici ;)

Je suis contente que cette histoire te plaise toujours ! Et je suis bien d'accord avec toi, il y a mieux comme destination touristique x)

Merci pour ton commentaire ! À bientôt :D
Hastur
Posté le 04/01/2021
Charmante promenade ! Destination de choix !

Vu la description des lieux et les rumeurs, je suis étonné que tout se passe bien ! A part se faire excroquer par un aubergiste un peu bougon et mauvais cuisinier, ils s'en dirent bien nos deux amis :). Mais c'est peut-être le calme avant la tempête ceci dit...

Le duo fonctionne toujours bien. L'humour et sarcasme avec lesquels jouent nos deux gaillards fait toujours mouche, entretiennent une atmosphère fort sympathique à suivre à la lecture.

Je te retrouve bien dans les dernières lignes, à nous mettre un petit tourne page de compétition pour nous faire filer au chapitre suivant ! Hu hu hu ^^.

La suite s'annonce pleine de surprises, de cris et de larmes (peut-être aussi) avec les retrouvailles fraternelles !

J'ai repéré une petite faute au début:
"ce qui passait"
se passait

A très vite pour la suite :).
Mathilde Blue
Posté le 04/01/2021
Coucou !

C'est un endroit charmant n'est-ce pas ? x) Cela dit c'est vrai que pour l'instant les choses se passent bien. C'est surtout lié au fait qu'ils se sont pointés très tôt, et que Natt les a envoyés dans la partie "soft" des bas-fonds. On verra ce que donne la suite ^^

Je suis contente si tu trouves que le duo fonctionne toujours bien et que tu apprécies la touche d'humour et de sarcasme :D

Haha, j'entretiens les bonnes habitudes, c'était assez calme dans les chapitres précédents, il fallait bien un peu de peps ^^

Bien vu pour la faute, je vais corriger ça !

J'espère que la suite te plaira ! À bientôt :D
AnatoleJ
Posté le 03/01/2021
Hello :D

Ce chapitre était à la fois très drôle (cette conversation sur les bordels quoi xD) et très doux (avec Alexander qui joue un peu les papa poules), ce qui est assez surprenant vu l’endroit où ils viennent de débarquer, mais je sens que ça ne va pas durer ! Surtout après cette mention du bas des bas-fonds, ça ne présage rien de bon ...
Alexander est finalement quand même un brin ignorant/naïf, dans un premier temps je trouvais ça un peu étrange qu’il ne soit pas au courant de la présence des esclaves, puis je me suis dit que s’il l’avait su, vu son caractère, il se serait peut-être lancé dans une campagne de libération des bas-fonds depuis le temps ! L’ignorance lui a sans doute évité de s’attirer trop de problèmes ... (Non parce qu’en vrai, un blondinet dans un endroit pareil, ça fait lampadaire de toute façon ! Je doute que le reste de leur séjour se passe aussi bien que ce chapitre héhé)

Mes petites notes comme d’habitude :
- « Qu’Altaïs soit parvenu à s’enfuir de cet endroit, dans son état qui plus est, tant les gardes surveillaient les points de passage. »
Je pense qu’il manque un bout de phrase ici

- « Le prince leva les yeux au ciel mais obéit et suivit Alexander qui s’était déjà élancé au-devant du danger. »
Je trouve que cette phrase manque de ponctuations pour respirer

- « ajouta-t-il avec un petit rire qu’Altaïs devina être faux. »
Alala, ça y est, il sait déjà lire quand il fait le faux-cul xD Soit Alexander est vraiment très très facile à lire, soit ils sont déjà assez fusionnels !

- « Ils avançaient depuis quelques minutes seulement quand Altaïs s’arrêta. - Les bordels ? Sérieusement, Alexander ? siffla-t-il avec rage. »
Ici je trouve que le « quelques minutes seulement » ne va pas dans le sens de la colère d’Altaïs (à moins de préciser qu’il essaie de se contenir au mieux mais explose quand même ?). J’aurais plutôt utilisé une formulation du type « dès qu’ils furent hors de portée d’oreille des soldats » par exemple, pour marquer une rupture

- « - Une pièce si tu me dis où trouver l’Auberge Rouge, annonça-t-il. [...] Alexander y déposa deux pièces avant de revenir vers le prince. »
Il sait pas compter le Alex xD (mais je me doute que c’est surtout qu’il est généreux)

- « Quelques fois, un bâtiment plus petit laissait passer un rayon qui illuminait une parcelle de la rue mais la froide pénombre régnait tout de même en maître. »
Cette phrase manque de ponctuation

« Ceux qui vivaient ici avaient dû s’y résoudre, s’y habituer et progressivement l’oublier, si tant est que cela fusse possible. »
Il y a un léger contresens avec ce qui est dis plus haut, sur le fait que ceux qui y naissent n’en sortent jamais : pas besoin de s’habituer et d’oublier quelque chose qu’on a vu toute sa vie, non ? (sauf pour les esclaves « importés » de l’extérieur, bien sûr)

- « Les espions ici sont bien moins nombreux et la majorité lui obéisse »
ObéisseNT si on se réfère aux espions, ou lui obéiT si on se réfère à la majorité

« ils s’étaient lavés et avaient enfilé des vêtements propres qu’Alexander avait eu la clairvoyance d’emporter. Altaïs avait à nouveau enfilé sa cape de voyage pour dissimuler son visage. »
Répétition d’enfiler

« Une ombre traversa le visage d’Altaïs qui ne sentait plus la magie dans son environnement »
J’ai eu l’impression qu’ici, la structure de la phrase sous-entendait qu’il ne sentait plus la magie depuis quelques secondes/minutes seulement (alors qu’on sait que ça date). J’ai du mal à expliquer exactement ce qui me donne cette impression, alors je te propose cette reformulation : « Une ombre traversa le visage d’Altaïs. Puisqu’il ne sentait plus la magie dans son environnement, il n’avait perçu aucune anomalie/danger/différence. »

« Assis sur l’unique chaise de la pièce, un homme dont l’épaisse tresse reposait sur son épaule. »
Il manque un bout de phrase

« Le temps se suspendit et Alexander, témoin de cette scène, retint son souffle. »
L’expression « témoin de cette scène » me parait bizarre ici. J’ai la sensation qu’au lieu de nous mettre au même niveau qu’Alexander et nous permettre d’être aussi témoins comme lui, ça place une distance qui diminue un peu l’impact de la scène (c’est peut-être purement subjectif cela dit ^^)

J’ai hâte de voir quelle mauvaise nouvelle Natt va leur annoncer ! A bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 03/01/2021
Coucou ! :D

Je suis contente que l’humour et la douceur ressortent un peu, c’était plus un chapitre de transition et de présentation donc un peu de calme c’est toujours bien avant d’enchaîner avec la suite ^^
Quant à Alexander, il est clairement naïf (je dirais que c’est l’un de ses gros défauts même), il est un peu trop pur pour ce monde x) Après il avait conscience que l’esclavage était toujours d’actualité dans les bas-fonds, mais pas dans de telles proportions, et pas en tant qu’esclaves sexuels (pour une grande part d’entre eux).

Pour tes notes :

- « Alala, ça y est, il sait déjà lire quand il fait le faux-cul xD Soit Alexander est vraiment très très facile à lire, soit ils sont déjà assez fusionnels ! »
Les deux x)
- « Il sait pas compter le Alex xD (mais je me doute que c’est surtout qu’il est généreux) »
Un ange ce garçon ^^
- « Il y a un léger contresens avec ce qui est dis plus haut, sur le fait que ceux qui y naissent n’en sortent jamais : pas besoin de s’habituer et d’oublier quelque chose qu’on a vu toute sa vie, non ? (sauf pour les esclaves « importés » de l’extérieur, bien sûr) »
Alors non, dans le sens où je disais ça de manière plus générale, grosso modo ça fait des siècles que les gens se sont habitués à cette vie et ont renoncé à avoir une vie meilleure. Mais je peux comprendre que ça manque de clarté !
- « L’expression « témoin de cette scène » me parait bizarre ici. J’ai la sensation qu’au lieu de nous mettre au même niveau qu’Alexander et nous permettre d’être aussi témoins comme lui, ça place une distance qui diminue un peu l’impact de la scène (c’est peut-être purement subjectif cela dit ^^) »
Je vois ce que tu veux dire, tu as raison ^^ Je vais changer ça !

Merci aussi pour toutes les petites erreurs que tu as remarqué, je vais corriger tout ça !

J’espère que la suite te plaira ! À bientôt :D
Cherry
Posté le 01/01/2021
Bonne année !!!

Quelle joie de lire un autre de tes chapitres en 2021 ;-)
J'ai trouvé le dialogue entre le soldat et Alexander super drôle, c'était vraiment bien trouvé sur le coup. Et Altaïs et Alexander qui se disputent comme chien et chat x)

s’ils se retrouvaient attaqués ou pris dans un piège, ils se retrouveraient en difficulté pour fuir = on a deux fois le même verbe, attention aux répétitions

Mais c’était tout. Qu’Altaïs soit parvenu à s’enfuir de cet endroit, dans son état qui plus est, tant les gardes surveillaient les points de passage. = ce passage n'est pas très clair

personne ne s’aventure jusqu’ici ! Mais qu’est-ce que tu fabriques ici aussi tôt = répétition de "ici"

à plus tard !
Mathilde Blue
Posté le 02/01/2021
Toi aussiiiiiiiii !!!

Haha, il va y avoir un paquet de chapitres publiés en 2021 ^^
Je suis contente que le dialogue te plaise, j'avoue que je me suis bien amusée avec x)

Merci pour tes remarques, je vais corriger ça !

À bientôt :D
Belara
Posté le 31/12/2020
Hello !
Bon, j’ai enchaîné les deux derniers chapitres et j’ai hâte de continuer ma lecture pour voir où le frère d’Altaïs (impossible de me rappeler son nom, pardon) va mener nos deux comparses.

J’ai vraiment apprécié la description des bas-fonds, c’est simple mais sombrement efficace ;)
J’aurai aimé un peu plus de détails sur l’auberge et son aubergiste pour accentuer la nuance d’ambiance entre ces deux parties de la ville mais aussi pour réussir à m’y projeter.

Ce chapitre ne m’a pas déçue, j’attends avec impatience la suite. Bon courage pour l’écriture :)
Mathilde Blue
Posté le 01/01/2021
Coucou !

Je suis contente de voir que ça te plaît suffisamment pour enchaîner ! :D Il s'appelle Natt ;)

C'est chouette que la description te plaise ! J'avoue que les descriptions sont un peu mon point faible donc ça me rassure x) Et je prends bien note de ta remarque sur l'auberge !

J'espère que la suite te plaira ! À bientôt ;)
Vous lisez