Chapitre 5 : Vivre avec l'ennemi

Heather n'avait pas pris beaucoup d'affaires pour venir vivre chez moi durant cette semaine. Une petite valise. Elle n'avait emmené que le nécessaire visiblement. Elle n'était pas ce genre de femmes qui ne pouvaient pas partir de chez elles sans toute leur vie.

— Tu peux installer tes affaires où tu veux, lui annonçai-je poliment. Ne t'en fais pas si tu en oublies, je te les rendrai. Je ne verrai pas l'intérêt de les garder. Mais j'espère que tu ne partiras jamais.

Évidemment, elle espérait partir le plus vite possible. Je voyais bien à sa grimace que tout ceci ne l'enchantait pas vraiment, elle voulait juste prendre l'air de son morose quotidien.

— Je vais mettre mes affaires dans la salle de bains, lança-t-elle comme pour m'éviter.

— Attends, je vais te montrer où tu dormiras...

Je pris sa valise puis la conduisis jusqu'à une chambre, lui indiquant qu'elle allait passer les prochaines nuits ici. Je posai sa valise que j'avais transportée jusqu'ici, tentant de me faire passer pour le parfait gentleman du mieux que je pouvais, ce qui n'était certainement pas dans mes habitudes. Sa valise était aussi légère que je le pensais. Sûrement que le nécessaire.

— C'est... grand ! s'exclama-t-elle impressionnée.

En comparaison à sa maison, en effet, c'était grand. Elle n'était pas très habituée à ce monde, comme n'importe qui après tout.

— C'est une chambre d'ami, mais je n'ai pas vraiment eu de visiteurs dernièrement. Enfin, peu importe... Ma chambre est à côté s'il y a un problème. Et si je n'y suis pas, je me serais probablement endormi sur le canapé.

— Sur le canapé c'est désagréable, commenta-t-elle en fronçant des sourcils.

Pourquoi me le faisait-elle remarquer ? Avait-elle une certaine compassion ? J'en doutais. Peu importe. De toute manière, je ne ressentais pas la dureté du canapé.

— Je l'ai fait des milliers de fois, déclarai-je comme pour la rassurer. Sinon, ne t'en fais pas, tout est propre. J'ai tout changé avant ton arrivée.

En effet, j'avais vraiment tout nettoyé. Je ne rechignais pas pour faire le ménage, au contraire. Je préférais m'en charger moi-même plutôt que de payer une femme de ménage ou un intrus pouvant s'introduire dans ma vie et faire traîner ses yeux un peu n'importe où.

— Maintenant tu peux déposer tes affaires où tu veux, ajoutai-je pour combler son mutisme. Il y a même de la place dans les tiroirs, les placards, etc. Je vais te laisser ranger. J'ai un appel important à passer.

Je la regardai une dernière fois puis partis, préférant la laisser ranger en intimité.

 

*

 

Une heure du matin... Et le sommeil ne venait toujours pas. Même après quelques verres d'alcool. Il y avait des jours comme ça où il était impossible de s'endormir. Tant pis, je dormirais sûrement mieux demain. Ce qui n'était encore qu'un mensonge à moi-même. Je n'avais pas de nuits tranquilles.

Je pris mon verre posé sur la table basse, en bus une rapide gorgée puis le reposai dans un silence lourd.

Heather devait sûrement être en train de dormir. Mon lit était plutôt confortable, tout autant que ce canapé d'ailleurs. Il n'avait rien de désagréable, au contraire. Je n'avais jamais été un gros dormeur, alors la douceur d'un lit m'importait peu. Tant que ce n'était pas du parquet ou du carrelage, ça allait. 

Combien de temps allais-je encore rester éveillé ? Je n'en avais pas la moindre idée. J'allais sûrement me réveiller tard demain matin avec une bonne gueule de bois. Tant pis, j'irais bien plus tard au travail. Ça ne changeait pas de mes habitudes.

Je levai la tête et aperçus Heather en face de moi. Étais-je en train d'avoir un fantasme ou était-elle vraiment en face de moi ? Elle n'était pas nue, c'était forcément la réalité. Il n'y avait qu'uniquement comme ça que je l'aurais imaginée. À la place, elle avait une robe de nuit, sans manches et plutôt courte. Elle était quand même assez attirante, surtout après quelques verres de trop.

— Heather ? Tu ne dors toujours pas ? m'étonnai-je, assez désemparé, sûrement à cause de l'alcool.

— Non... Je n'arrive pas à trouver le sommeil... Toi non plus d'ailleurs...

Elle s'assit à mes côtés et me regarda intensément. Tout ceci me semblait tellement bizarre et je ne comprenais plus rien à la situation. J'échappais à son regard oppressant en m'emparant de mon verre et en bus une gorgée.

— Tu aurais dû rester dans le lit, lâchai-je d'un ton dur.

— Pourquoi ? me demanda-t-elle d'une manière assez idiote.

— Parce que je suis un peu bourré...

— Ce n'est pas grave, me rassura-t-elle d'une douce voix.

— Ne dis pas n'importe quoi, marmonnai-je d'une voix pâteuse. Je vais te saouler davantage que d'habitude...

— Ça ne pourra pas être pire, dit-elle avec une légère pointe de mépris indécelable. Tu aurais dû te mettre dans ton lit plutôt que de boire...

Elle prit mon verre des mains et le posa sur la table. Elle voulait m'empêcher de boire visiblement. Elle ne devait pas supporter ça, comme n'importe quelle personne. Elle devait être persuadée que je me faisais du mal.

— Ne bois pas. Ce n'est vraiment pas bon, me réprimanda-t-elle dans ce qui semblait presque être un murmure.

Elle posa sa tête sur mon épaule. C'était très... bizarre...

— Je suis sûre que tu as un bon fond et que tu n'es pas le connard que tu prétends être. On aime utiliser des masques pour se protéger... mais des fois, les masques ne sont pas suffisants et ils ne font qu'aggraver les choses.

Je l'écoutais plus ou moins attentivement, mais ne répondis pas. Je n'avais aucune idée de quoi dire et mon cerveau s'exécutait tellement bien plus lentement que d'habitude.

— Ce n'est pas en jouant le connard que les choses iront pour le mieux, chuchota-t-elle.

— Qu'est-ce qu'il te prend de dire ça ? C'est juste parce que je suis bourré c'est ça ?

— Non... J'essaie de chercher du bon en toi.

— Tu perds ton temps.

— Pourtant depuis que je vis chez toi... tu es plutôt bon que mauvais, me fit-elle remarquer, voulant absolument me contredire.

— Ce n'est que de la politesse, rien d'autre...

— Non, insista-t-elle sèchement.

Elle m'embrassa timidement et plutôt rapidement. Son baiser était tellement gêné, mais c'était bien la première fois qu'elle m'embrassait de son plein gré. Son visage s'empourpra en quelques secondes, elle regrettait sûrement déjà son geste. Elle serrait ses bras contre elle, se renfermant et attendant ma réponse.

— Mais pourquoi tu fais un baiser aussi réservé ?

Si je n'avais pas bu, je n'aurais clairement pas dit ça, mais tant pis. Il était déjà trop tard.

— Peut-être parce que tu es bourré, répondit-elle simplement. Et je n'aurais pas dû faire ça...

Elle semblait tellement embarrassée à ce moment précis. Son froncement de sourcils s'accentua et sa lèvre inférieure tomba lentement.

— D'accord... Si tu veux, on en reparlera quand je serai sobre, conclus-je presque à contrecœur.

L'alcool rendait tout tellement plus simple d'habitude.

— Je préfère ça. Mais je n'ai pas trop envie de te laisser seul...

— Tu vas faire quoi ? Me baby-sitter le temps que je dessaoule ?

— Peut-être que tu ferais mieux de dormir avec moi.

— Tu veux dormir avec un mec bourré ? ironisai-je, étonné et déstabilisé par sa demande.

— Ça ne me gêne pas, répondit-elle avec un léger enthousiasme.

Elle se leva et me tendit sa main, attendant que je la prenne. Pour la première fois depuis notre rencontre, elle s'ouvrait à moi. Néanmoins, mon instinct ne cessait de me pousser à croire qu'une anguille se cachait derrière tout ça.

Elle pencha délicatement sa tête puis ajouta :

— Alors ?

Elle semblait tellement innocente et adorable à ce moment. Je fus incapable de lui résister avec tout cet alcool circulant dans mon sang.

Je pris sa main et me levai à mon tour. Main dans la main, elle me conduisit jusqu'à sa chambre. Rien n'avait changé, mis à part son odeur. C'était son odeur. J'ignorais quel était son parfum, mais il était tellement doux...

Elle s'installa dans le lit, s'allongeant sur le flanc gauche. Je fis de même. Nous étions face à face. Je la regardais intensément jusqu'à ce que nous lâchâmes chacun un "bonne nuit" et dormîmes... ou du moins, si j'étais capable de trouver le sommeil. Fermer les yeux pouvait être très douloureux... 

 

*

 

Je m'étais réveillé bien avant Heather. Normal puisque j'avais l'habitude de ne dormir qu'à peine quelques heures tandis qu'elle semblait être une grosse dormeuse.

Bien qu'il était déjà dix heures passées, je la regardais quelques instants dormir. Elle s'accrochait intensément à son oreiller. Elle était si pure et innocente. Parmi toutes les femmes que j'aurais pu épouser, je voulais celle-là. Je pouvais être compliqué des fois. Non, je savais ce que je voulais contrairement à une grande majorité des gens.

Je quittai le lit et m'attelai à ma routine quotidienne comme toujours pour masquer les désastres d'une journée révolue. Rapide douche, je détestais à subir la vue de ces cicatrices. Rasage, je haïssais de supporter la vue de mon visage. Vêtements, j'abhorrais déjà ceux de la veille. Pourtant, c'était les mêmes. Un simple costume avec une cravate tout aussi noire, il n'y avait rien de mieux pour travailler et ainsi sembler le plus professionnel possible.

Je la regardais une dernière fois avant de quitter la chambre. Elle n'avait pas bougé. Son sommeil était très lourd. Rien ne la réveillait. Mais elle n'allait pas tarder à le faire. Je la voyais déjà commencer à émerger, serrant le drap contre elle et étirant ses jambes. 

Je partis dans la cuisine pour lui préparer son petit-déjeuner. Elle ne m'avait jamais dit ce qu'elle aurait voulu pour manger le matin, mais je le savais déjà. Une tasse de thé et un croissant feraient l'affaire. Elle ne semblait pas manger beaucoup et le café ne devait pas lui plaire.

Je crus l'entendre bouger avec plus de ferveur dans son lit. Elle était en train de se réveiller. Je m'emparai du plateau et revins dans ma chambre. Ses yeux étaient bien ouverts, mais elle était encore plongée dans son sommeil. Je m'assis à côté d'elle et lui tendis le plateau.

— Voilà ton petit-déjeuner, annonçai-je peut-être d'une manière un peu trop polie pour quelqu'un comme moi.

Elle sembla déboussolée. Jamais elle n'aurait pu prévoir ça. Heather, tu étais prévisible, alors j'étais imprévisible. C'était dans l'ordre des choses.

— Il y a un problème ?

— Je ne m'y attendais pas, lâcha-t-elle tout en tentant de reprendre ses esprits.

— Tu crois me connaître, mais tu te trompes, l'avertis-je d'un ton assez sombre.

Elle s'assit sur le lit et posa le plateau sur ses genoux. Elle prit la tasse, buvant une rapide gorgée.

Ses cheveux roux étaient en bataille et quelques mèches lui tombaient délicatement dans les yeux.

Je pus pour la première fois la voir sans maquillage. Elle ne forçait pas sur le fond de teint, son teint était presque sans défaut. Elle ne semblait pas aussi fatiguée que je l'étais. Néanmoins, le maquillage mettait vraiment en valeur ses yeux, bien plus éclatants la veille. Surtout ce délicat trait d'eye-liner qui accentuait son regard.

— Tu sais que j'aime le thé ? lança-t-elle entre quelques gorgées.

— C'était évident.

— Je ne vois pas comment...

— Je sais analyser les gens, c'est très utile pour le travail, déclarai-je d'un air assez dur.

— Si tu le dis, rétorqua-t-elle, comme si elle en était dubitative.

Elle but une deuxième gorgée tout en me fixant du regard. Elle était très intriguée, évidemment. Lui apporter le petit-déjeuner au lit semblait l'avoir déstabilisée et tant mieux. Ça faisait partie de mes plans. Tout faisait partie de mes plans.

— Tu ne vas pas travailler ? me demanda-t-elle, curieuse.

— Il est encore tôt. Le monde n'appartient pas à ceux qui se lèvent tôt, loin de là. Le monde est toujours réveillé.

Avec l'évolution des technologies et la mondialisation, toutes les portes étaient désormais ouvertes à quiconque le voulait. Alors peu importe l'heure, on pouvait se permettre de travailler quand on voulait.

— Sinon, tu as bien dormi ? m'enquis-je plus ou moins par convention.

— Plutôt, oui. Ce lit est très confortable.

— Il y a intérêt au prix auquel je l'ai payé, dis-je d'un air presque hautain.

Elle posa sa tasse puis prit un morceau du croissant qu'elle mit en bouche. Elle le mâchait d'une manière plutôt gênée. Voyons Heather, ce n'est pas la première fois que je te vois manger, n'en sois pas intimidée.

— Tu ne vas pas me regarder manger quand même ? m'interrogea-t-elle, le regard fuyant.

— Et pourquoi pas ?

— C'est perturbant, lâcha-t-elle dans un murmure.

J'avais déjà constaté que ça te produisait cet effet. Elle continua de manger son croissant puis s'arrêta bien rapidement pour reprendre la parole :

— Et hier...

— Il ne s'est rien passé hier, la coupai-je.

— Pardon ?

— Il ne s'est rien passé, insistai-je en détachant chacun de mes mots.

Elle fronça des sourcils. Voilà quelque chose qui devenait habituel chez elle : froncer des sourcils. Elle voulait toujours me prouver qu'elle était en désaccord avec moi, ou tout simplement me repousser. Mais c'était vraiment moins fréquent depuis qu'elle avait emménagé chez moi.

Je regardais rapidement le réveil posé sur la table de chevet. La matinée allait bientôt devoir laisser sa place à une autre phase de la journée. Je ferais mieux d'aller jeter un coup d'œil à mon entreprise.

— Je vais te laisser finir ton petit-déjeuner. Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas.

Elle m'adressa un dernier sourire comme pour acquiescer avant mon départ.

 

*

 

Rien de nouveau à l'entreprise. Cynthia n'avait eu aucune nouvelle à me transmettre, encore moins sur Nash. Il semblait avoir compris qu'il avait perdu cette fois-ci. Il devait tenter de se reconstruire, mais je savais qu'il n'y arriverait pas. C'est un incompétent.

Avant de pouvoir m'éclipser, Vitalik entra dans mon bureau d'un air enthousiaste. Nous ne nous étions pas vus depuis notre dernière sortie. J'étais persuadé qu'il s'était fait réprimander par sa femme. Pas étonnant. Quelle femme aime que son homme sorte dans un bar où seul le sexe règne ?

— Tu es parti bien vite samedi, annonçai-je d'un air presque malin. C'est bien dommage.

— J'ai vu que tu t'amusais très bien sans moi.

— C'est une façon de voir les choses.

J'empilai quelques dossiers pour libérer de la place sur mon espace de travail.

— Tu fais encore ta fixette sur la rouquine ou c'est déjà fini ? me demanda-t-il plutôt curieux.

J'ignorais pourquoi soudainement ma vie sexuelle l'intéressait. Il devait sûrement s'imaginer qu'une longue relation allait s'installer entre nous et que j'allais enfin me caser.

— Les choses se mettent en place lentement mais sûrement, lançai-je avec un sourire malin.

— Sérieusement ? Je croyais vraiment que tu allais l'abandonner bien plus rapidement.

— Il n'y a rien de sérieux.

Un sourire se dessina sur son visage et j'étais persuadé qu'il ne me croyait pas du tout. Peu importe. Et heureusement, il détourna le sujet de la conversation, me demandant des nouvelles de mes derniers faits et gestes professionnels.

— Rien de nouveau. Markowitz a signé pour moi et ça a dû sidérer Nash, tellement qu'il ne donne plus signe de vie, expliquai-je brièvement.

Son sourire satisfait rejoignit le mien.

— C'est bien plus calme de ton côté que le mien visiblement, constata-t-il. Certains requins ne sont pas près de me laisser tranquille.

Dans les affaires, rien ne changeait. Il fallait savoir bouffer pour survivre et écraser les autres sans la moindre gêne.

Il m'exposa brièvement la situation. Comme je le pensais, nous n'avions pas les mêmes ennemis et encore moins les mêmes manières d'agir.

Après quelques banalités échangées comme n'importe qui de normal le ferait, il s'en alla. Ainsi, je pus me permettre de rentrer plus tôt chez moi.

Tout semblait calme, du moins, jusqu'à ce que j'entendis quelques bruits provenant de mon bureau, pièce que je fréquentais peu, mais une pièce loin d'être innocente.

Était-ce Heather ? Mais que faisait-elle ici ? Elle n'avait pas besoin d'être là. Je m'approchai de la pièce et vis Heather sortir de celle-ci. Elle eut immédiatement un léger sursaut. Elle ne s'attendait vraiment pas à me voir. Évidemment.

— Je peux savoir ce que tu faisais ? lui demandai-je d'une voix grave.

— Je... J'étais perdue, bégaya-t-elle, totalement gênée.

Parmi toutes les excuses improbables, elle avait choisi celle-ci, la moins crédible. On ne se perdait pas dans une maison, jamais. Je savais ce qu'elle voulait, ce qu'elle faisait.

— Menteuse, tu ne voulais que fouiller. Je le sais, l'accusai-je assez fermement.

— Pas du tout, rétorqua-t-elle persuadée de me faire gober son mensonge.

— Tu es comme tout le monde, tu te poses des questions, lançai-je avec une légère pointe de mépris. C'est normal, c'est dans la nature humaine. Mais à l'avenir, n'essaie plus de fouiller chez moi. Je déteste ça et ça a tendance à me faire perdre le contrôle.

— D'accord, dit-elle d'un ton très faible à la limite du murmure.

Elle adopta une mine triste comme si elle voulait que je m'apitoie sur son sort et la rassure, lui disant que j'avais peut-être été un peu trop ferme. Elle était tombée sur le mauvais homme.

Je lui adressai un dernier sombre regard puis partis. Cette discussion était vaine... Mais ce n'était pas comme si nous en avions eu beaucoup de constructives, et étrangement, c'en était presque triste.

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ManonSeguin
Posté le 01/01/2021
Heather la fouilleuse ! On AIME ça ! On aime les gens qui ont des petits secrets et d'autres qui viennent les en dépouiller !!! :D Ouuuh j'aimerais vraiment voir jusqu'où ça va les mener leur relation là car elle m'a l'air tout à fait particulière !
MissRedInHell
Posté le 04/01/2021
Et oui ! Il faut bien fouiller pour foutre le bordel mouahhaha ! \o/
Alors, leur relation, c'est du n'importe quoi, du moins pour le moment XD
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