Chapitre 5. (partie 2)

Par dcelian

La lumière l'éblouit violemment. Elle plisse les yeux, s'assoit, s’effondre, réessaie plus doucement. Voilà que les formes prennent un sens, que les couleurs revêtent leur teinte plus sombre, voilà qu'elle distingue plus nettement la pièce dans laquelle elle se trouve.

Lorsque Gaëlle ouvre les yeux, elle ne se souvient plus bien, plus vraiment, plus tout à fait. Les images du combat avec le gobelin lui reviennent très nettement, le réveil, la disparition de la créature, puis plus rien. Ou plus grand-chose. Elle se rappelle la douleur. Partout. Insoutenable. Elle se rappelle la rage, la rage de vivre qui l'habitait alors, et elle se rappelle qu'elle ne doit pas mourir, pas maintenant, qu'elle se l'est promis. Et puis sa tête tourne encore et elle fronce les sourcils parce qu'elle souffre, parce que ça l'empêche de se concentrer vraiment.

Elle inspire. Elle ferme les yeux. Elle tend l'oreille.

Dans cette pièce, rien ne vit. La pluie est sa seule compagne, gouttant à intervalles réguliers dans la petite flaque qui s'est formée non loin de ses pieds.

Ploc, ploc, ploc, ça fait, et Gaëlle cale sa respiration sur ce rythme délicat, pour se calmer, pour s'apaiser, pour y voir plus clair.

Le mal de crâne s'estompe un peu, il est encore là, menaçant de resurgir, mais il est plus petit, moins imposant. Gaëlle écoute encore, écoute plus loin.

Cette fois, elle perçoit des voix, des pas, des mouvements. Ils sont éloignés, à peine audibles, elle doit vraiment se concentrer, comme s'ils étaient filtrés, filtrés par un gros mur, filtrés par... le sol ? Elle rouvre les yeux et regarde autour d'elle plus attentivement.

Ploc, ploc, ploc.

Aucune fenêtre, forte résonance, faible luminosité, Gaëlle se frappe le front de sa paume, grimace parce que ça lui fait mal et s'insulte intérieurement. Elle aurait pu le comprendre avant… ce sera mis sur le compte de la fatigue. Elle se trouve manifestement dans une cave. 

L'endroit est strictement vide de tout, même pas de quoi accrocher son chagrin. La jeune femme est assise sur le rebord d'un lit de pierre rudimentaire creusé à même le mur et faisant face à une porte de bois sans poignée. La pièce est grise et étroite, asphyxiante, nauséabonde.
Ploc, ploc, ploc.

Et puis, parce qu'elle en a assez de cette inaction et qu'elle ne compte pas moisir ici, Gaëlle inspire un grand coup et se lève.
Bon. Elle chancèle un peu, mais à défaut d'une autre possibilité, ça fera l'affaire. Sans grande conviction, elle s'approche de la sortie et donne un léger coup d'épaule dedans.
Fermée. Prévisible.

Gaëlle retourne s'asseoir sur le lit qui, décidément, n'a pas été conçu pour les blessés, et enclenche la mécanique rouillée de son cerveau.

Ploc, ploc, ploc.

Elle respire.
Bon, il faut commencer par faire le point. Pour résumer, elle est captive dans un sous-sol sans aucun souvenir du moyen par lequel elle est arrivée ici, ne sait d'ailleurs pas où c'est, "ici", puisqu'elle ne garde aucun souvenir datant d'après la sortie de la vieille église, et a de plus en plus de mal à retenir une envie pressante.
"Ça pourrait être pire", elle se dit. Ça pourrait aussi être mieux.

En palpant machinalement son abdomen, elle se rend alors compte qu'elle a été soignée et qu'un bandage recouvre maintenant la plaie. Au moins, elle n'est pas destinée à mourir. Ou alors pas dans l'immédiat. Ploc, ploc, ploc. Après tout, peut-être est-elle même dans le sous-sol d'un couple adorable qui n'avait pas d'autre chambre à coucher. Et dont le sens de la décoration n'est pas des plus prononcés. Et dont les pièces ne s'ouvrent pas de l'intérieur.
Bon.

Ploc, ploc, ploc, ploc.

A force de cogiter, Gaëlle s'oublie, elle s’avachit un peu. Elle retient à grand peine un sursaut lorsque son ventre émet un gargouillis titanesque. Pour peu qu'elle ait dormi plusieurs heures, il se peut qu'elle n'ait rien mangé depuis un long moment. Se connaissant pertinemment, la jeune femme se redresse à nouveau. Elle n'ira nulle part le ventre vide et la vessie pleine, il va donc falloir remédier à ces problèmes.
Regardant fixement la porte en bois, elle se décide finalement à frapper dedans avec un peu plus de conviction. Plusieurs secondes s'écoulent, rien d'autre que la pluie ne lui répond.

Ploc, ploc, ploc, ploc.

Elle prend soudain conscience que le rythme s'est sensiblement accéléré, que la flaque s'est un peu élargie, que dehors, l'averse fait sans doute rage.
L'orage approche, c'est sûr. Il ne faut pas rater ça.

Gaëlle se ressaisit. Elle se ressaisit, prend un peu d'élan et charge la porte de sa cellule. 

BAM !

Le bruit résonne dans la cave, résonne dans son corps aussi. Ça lui fait mal, mais elle continue, elle recommence plusieurs fois. Ça ne cède pas, mais ce n'est pas si solide, les gonds gémissent sous ses assauts répétés, ça peut le faire, ça peut marcher.

Ploc, ploc, ploc, ploc.

Et puis soudain, une porte claque rageusement à l'étage supérieur. De lourdes bottes descendent précipitamment des marches de pierre et résonnent de plus en plus fort, s'approchent rapidement. Gaëlle sourit, l'air de dire, et ben voilà, c'était pas si compliqué. 

"C'est pas bientôt fini ce bordel !?"

Une grosse voix résonne de l'autre côté de la cellule. La Traqueuse grimace. Ce n'est pas très accueillant ni encourageant, mais il faudra faire avec. D'abord, jouer finement, écouter, aviser.

"Désolée, c'est que je suis claustrophobe, alors cette petite pièce, forcément... 'Faut me comprendre !
— Ecoute ma grande, estime-toi déjà heureuse que je t'aie sauvé la vie, et ça ira comme ça. Les gens comme toi ne méritent pas ma bienveillance.

« Les gens comme elle »… Un classique, elle a l'habitude. Ne pas se laisser démonter. Trouver l'humain derrière sa haine, derrière sa peur.
Elle reprend.

"Eh bien, merci très cher. Vous dîtes "je", mais à qui ai-je l'honneur ?
— Je suis le prêtre de Grimard… Damien."

Non. L'hésitation était trop longue d'une demi-seconde, il ment, elle en est presque sûre. Les choses se compliquent.

Ploc, ploc, ploc, ploc.

Le rythme de la pluie s’accélère encore. Elle décide d’accélérer les choses, elle aussi. 

"Vous êtes autant prêtre que je suis claustrophobe. Quoiqu'il en soit, enchantée, Gaëlle pour vous servir."

L'imposteur a un rire narquois, un peu dramatique, un peu excessif, et ça résonne longtemps en écho dans le sous-sol.

"Mais c'est qu'elle est plus maligne qu'elle n'en a l'air, la négresse."

Gaëlle serre la mâchoire, se tait, encaisse en silence. Elle a déjà vécu bien pire, mais chaque insulte n'en est pas plus supportable. Silencieusement, elle se promet de le lui rendre au centuple. Pour le moment, elle respire, elle se calme, elle fait ce qu'elle sait faire de mieux : écouter et innover. Ne pas avoir l’air affectée.
Elle reprend d’une voix neutre :

"Qu'est-il arrivé au prêtre Damien ?
— Assez de questions comme ça ! Tu devrais te reposer et prendre des forces, demain c'est une longue route qui nous attend."

Sur la pierre froide, Gaëlle entend qu'il pivote et s'apprête à remonter les marches.

"Attendez !" elle s'exclame, presque. "J'ai faim. Et j'ai besoin de me soulager le plus rapidement possible."

De l'autre côté, elle obtient un râle pour toute réponse, puis le bruit des bottes qui s'éloignent et qui empruntent les escaliers en sens inverse, la porte qui claque à nouveau, l'écho qui s'endort et le silence qui reprend place.

Gaëlle réfléchit.

Ploc ploc ploc ploc.

Le rythme s'est encore accéléré, elle remarque. Au loin, l'averse fait rage, la pluie bat violemment le sol et les rares passants, des flaques se forment partout où les rues ne sont pas suffisamment inclinées.

La jeune femme ferme les yeux et, pendant un court instant, elle est chez elle, au creux de la colline, elle se repose calmement à-côté de l'océan, trempée par les embruns, le sable chaud collé sur sa peau, le vent agitant tranquillement les plantes sauvages. 

Elle rouvre les yeux et calcule ses chances de battre l'imposteur dans sa condition actuelle. Elles sont minces, mais il va falloir tenter le coup. Maintenant, elle n'a plus qu'à attendre qu'il redescende.

Ploc ploc ploc ploc.

Quelques minutes passent et la scène se rejoue : la porte du sous-sol claque, quoiqu'un peu moins brusquement, et de petits pas descendent mécaniquement les marches de pierre froide pour venir se planter devant la cellule. Gaëlle serre les dents. Ce n'est pas son tortionnaire. Ou peut-être en est-ce un autre ?

Une trappe s'ouvre dans la porte. Un plateau y est glissé, présentant sans s'en cacher deux croûtons de pain rassis, une carafe d'eau et un sceau. Gaëlle les regarde avec un mélange d'appréhension et de dégoût. Non pas qu'elle s'attendait à mieux, mais elle redoute les protestations de son ventre à venir. Ce ne sera pas assez. Tant pis. Il va falloir tenter autre chose.

De l'autre côté de la porte, les bruits de pas retentissent à nouveau, légers, discrets. C'est sa seule chance.

"Excusez-moi ?"

Le bruit cesse et le silence se fait.

Ploc ploc ploc ploc.
Même pas une réponse, rien ?

A moins que. Gaëlle approche prudemment de la porte et tend l'oreille. Il y a quelque chose, de l'autre côté, mais quoi que ce soit, ce n'est pas humain. Ou plutôt : ce n'est plus humain. Parce qu'il y a ce tintement très aigu, presque comme un ultrason, et qui vrille les oreilles par instants lorsqu'on se concentre trop dessus.

Un maléfice.

C'est donc un mage qui a pris possession des lieux. Dans ce cas, la Traqueuse ne donne pas cher de la peau du véritable prêtre, probablement déjà mort et enterré.
Enfin. Probablement mort tout court, surtout.

Elle remercie le pauvre possédé, de l'autre côté de la porte. Probablement un religieux, ou un servant qui travaillait ici. Elle ne connaît aucun moyen de rompre le charme depuis sa cellule.
Comme un mécanisme que l'on aurait remonté, il se remet aussitôt en marche et quitte la pièce sans demander son reste.

Ploc ploc ploc ploc.

Gaëlle jette un œil de mépris à sa pâture, puis au seau qui l'accompagne. Faute de choix, il va falloir faire avec. Ou plutôt sans ?
Elle ne saurait dire.

Au-dessus de sa tête résonne alors clairement le premier coup de tonnerre. L’orage est enfin là. 

Elle ne raterait ça pour rien au monde, un tel déchaînement, le ciel qui mugit et qui explose, la pluie qui fouette son visage, le vent qui menace de l'emporter au loin. Le spectacle sera grandiose.
Elle se promet alors d'être sortie à temps pour y assister, histoire de tenir bon jusque-là, histoire de se donner le courage nécessaire.

Ploc ploc ploc ploc.

*

Vidée, hydratée, et finalement presque repue, Gaëlle fixe la porte de sa cellule, assise sur son lit de pierre. Le temps est venu. Alors elle se lève, elle frotte ses mains l'une contre l'autre, craque sa nuque, s'étire les bras, les épaules, les poignets et avance tranquillement vers sa sortie.

Arrivée devant la porte, elle se plante, droite comme un bâton, plus déterminée que jamais à faire regretter sa naissance au mage stupide qui a osé la traiter de la sorte, à sortir d'ici, à prendre l'orage.

Elle replie sa jambe droite contre elle, se penche légèrement sur le côté, inspire un grand coup.

Ploc ploc ploc ploc ploc.

Soudain, elle projette droit devant elle toute sa haine, toute sa rage, toute sa colère en un coup de pied spectaculaire qui dégonde brutalement la porte de sa cellule.
Le fracas du bois qui se brise sur la pierre résonne dans toute la bâtisse pendant plusieurs secondes que la jeune femme apprécie en silence. Là-haut, le mage l'a entendu, lui aussi. Elle le sait. 
Et c'est tant mieux. 
Qu'il tremble. 

Bientôt, il connaîtra la vraie terreur.

Lentement, elle sort de sa geôle et se tourne vers la gauche, vers l'escalier qui mène au-dessus, qui mène au mage et à l'orage. Elle sourit, à présent. Une à une, elle commence à gravir les marches, lentement, calmement.

Elle prend son temps. Elle n'est pas pressée pour un sou.

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Louison-
Posté le 13/03/2022
Coucou !
Je suis de retour ^^ Super méga-contente de retrouver Gaëlle hihi :D

« La pluie est sa seule compagne, gouttant à intervalles réguliers dans la petite flaque qui s'est formée non loin de ses pieds. » >> Trop jolie cette phrase !

« A force de cogiter, Gaëlle s'oublie, elle s’avachit un peu. » >> Là aussi, cette phrase m’a émue :)

Sinon, je note avec ton ploc ploc ploc que Gaëlle est décidément très sensible aux sons, et c’est chouette de l’entendre en tant que lecteur. Cette pluie qui martèle le toit, l’orage qui s’annonce, on l’entend vraiment rugir dans cette scène, bravo pour ça ^^

Sinon, intriguant ce prêtre ! C’est cool parce que les prêtres, souvent ils sont assez vite classés dans le : « gentil/bienveillant » et là c’est pas du tout le cas ! Damien (qui ne s’appelle pas vraiment Damien) est très bourru comme homme, c’est étonnant, on se doute bien qu’il cache quelque chose sous sa couverture de « prêtre ».

« Demain c'est une longue route qui nous attend. » >> Hein ??? Mais où est-ce que Damien s’apprête à l’emmener ?? :O

Puis la suite : « Ou plutôt : ce n'est plus humain. Parce qu'il y a ce tintement très aigu, presque comme un ultrason, et qui vrille les oreilles par instants lorsqu'on se concentre trop dessus.
Un maléfice. » >> Ooooouh, alors ça c’est intrigant ! Tout comme cet être qui vient par la suite donner à manger et un sceau à Gaëlle, vraiment on se pose tous plein de questions. Mais presque trop de questions j’ai envie de dire ? Je me demande si tu y gagnerais pas un peu à clarifier la scène, dans le sens : préciser cette histoire de maléfice, de mage, de cet être qui n’est plus humain. De plus, tu dis qu’il doit avoir tué le prêtre, mais cette information m’a vraiment prise par surprise, surtout parce que le mage vient apporter ce que le Gaëlle a demandé au prêtre, donc la scène au final m’a vraiment laissée confuse. Bien sûr, je ne doute pas que c’est un effet que tu veux lui donner à ta scène, un gros plein de mystère, et je ne te conseille pas de tout dévoiler d’un coup, mais peut-être ce serait bien d’un mini-peu apporter des clarifications ? Je crois c’est vraiment la mort du prêtre qui m’a déroutée, c’est annoncé de manière extrêmement subite, puis je me sentais perdue parce que soudain je ne comprenais pas ce que voulait le mage à Gaëlle, si le mage est à considérer comme un antagoniste ou un « gentil », ce que c’est comme être, c’est quoi un maléfice, pourquoi il voudrait tuer le prêtre, pourquoi il ne tue pas Gaëlle, et bref, je me sentais trop perdue ? Donc je sais pas si t’arrives à éclaircir un ou deux points pour une scène plus « stable » et "épaisse" ?

A voir ceci dit. Sûrement la suite va bien m’éclairer aussi ^^ Et évidemment, mon ressenti ici, il est subjectif, pas forcément bon à prendre, donc à toi de voir ce que tu veux en faire. Je te livre juste comment je me suis sentie, des pistes à creuser, MAIS vraiment je veux pas prendre le contrôle de ton texte alors à toi de voir <3 <3 <3 <3 <3 (désolée je me sens juste à chaque fois mal-à-l’aise quand je fais des remarques plus « négatives » et que je propose des pistes, coucou le syndrome de l’imposteur qui me souffle à l’oreille : gnia, t’es qui pour juger ??? J'espère que tu ne prends pas mal mon commentaire, c'est pas mon but <3)

Bisoooou, à très vitoooou !
dcelian
Posté le 15/03/2022
RECOUCOU !!

"« La pluie est sa seule compagne, gouttant à intervalles réguliers dans la petite flaque qui s'est formée non loin de ses pieds. » >> Trop jolie cette phrase !
« A force de cogiter, Gaëlle s'oublie, elle s’avachit un peu. » >> Là aussi, cette phrase m’a émue :)"
Moh, merci rohlala...
J'adore l'idée de "s'oublier" moi aussi, génial si ça te parle. C'est quelque chose qui m'arrive assez souvent, mais j'avais peur que ce soit pas hyper compréhensible en mettant de simples mots dessus...

Pour le ploc ploc ploc : oui, Gaëlle et son ouïe fine hahaha ! Encore une fois, je me demande si j'en ai pas un peu trop fait, mais bon c'est du détail. Et c'est déjà cool si t'as trouvé que ça faisait ressentir l'orage à venir :D

"« Demain c'est une longue route qui nous attend. » >> Hein ??? Mais où est-ce que Damien s’apprête à l’emmener ?? :O"
>> Pour ça, je ne vais jamais le détailler par la suite. J'hésite à le retirer, mais à la fois ça permet quand même un peu de comprendre pourquoi elle est dans cette cellule, donc ça me parait pas si idiot qu'on ait des éléments de "contexte" même s'ils ne sont pas nécessairement approfondis. Disons que moi, je sais ce que ça veut dire, et le lecteur finira peut-être par le comprendre dans trèèèèèès longtemps bhahaha
Mais c'est clairement pas très important, donc jme permets de pas trop alourdir tout ça

Pour ta remarque, plusieurs choses :
1) Déjà, t'as aucun besoin de légitimité pour me suggérer quoi que ce soit, c'est carrément normal que tu me donnes ton avis et s'il est plus négatif ou "critique" bahhh c'est le jeu !! Je publie aussi pour cette raison, donc te fais pas de souci, t'as de la marge avant de me faire de la peine, surtout vu comme tes commentaires restent adorables même dans ce cas-là x)
Mais cela dit je comprends ce que tu veux dire pour le syndrome de l'imposteur et tout, d'ailleurs moi-même jt'ai fait un petit commentaire avec un aspect un peu plus "critique" que d'habitude et jme sentais tout penaud ;-;
TU ES LEGITIME
POINT BARRE

2) Pour ce qui est du FOND de ta remarque maintenant :
C'est hyper rigolo parce que justement, cette histoire de maléfice, cette histoire de personnage qui descend la nourrir, tout ça je l'avais beaucoup plus détaillé, mais une lectrice qui te précède de peu m'a au contraire dit que ça faisait trop à son goût, et qu'on se détachait de la scène pour au final prendre trop de recul, que c'était pas dérangeant de laisser planer le mystère ici x)
Comme quoi les ressentis peuvent tellement varier c'est génial

Je suis un peu étonné que ce soit la mort du prêtre qui te choque le plus dans tout ça, pour moi c'était la suite logique des événements dès qu'on a appris qu'il s'était fait remplacer par quelqu'un d'autre, tout ça + les soupçons déjà de Silas au moment où il la dépose chez Damien.
Mais je note, c'est peut-être un peu abrupt. Pour le maléfice, je pourrais aussi peut-être un peu approfondir mais j'ai peur de perdre le lecteur dans des explications de possession ou quoi. Jsais pas, comme j'ai déjà établi que c'était un univers où la magie était une "possibilité", jme suis dit qu'on ne se questionnerait pas dessus par la suite. Mais c'est intéressant que tu me dises ça, du coup !!

Enfin bref, merci pour ton retour comme d'habitude, et n'hésite pas si tu as d'autres remarques plus critiques à faire par la suite, c'est clairement ce qui me permet d'améliorer ce premier jet donc c'est ultra bénéfique pour moi comme pour ceux qui te succèderont :D

Je crois qu'il me reste encore un commentaire : j'y file !! A tout'
Louison-
Posté le 16/03/2022
« Demain c'est une longue route qui nous attend" >> Alors difficile à mon stade de lecture de juger si ça me paraît pertinent ou non de laisser ça, mais je te fais confiance ! :D

(Oui dans les faits tu as raison, on publie sur PA pour recevoir des avis aussi négatifs que positifs, c'est même ça qui rend les échanges + riches finalement et qui nous font évoluer, et perso j'adoooooore en recevoir (donc mercimerci pour ton com auquel je réponds tout à l'heure !) MAIS je peux pas m'empêcher d'à chaque fois me sentir rogneugneu-qui-suis-je-pour-dire-ça. '(ᗒᗣᗕ)՞ lorsque j'émets une critique plus négative)

Pour ma remarque sinon : ah oui vraiment drôle, comme quoi nos avis divergent entre lecteurs ! :D DONC VRAIMENT CELIAN ECOUTE PAS FORCEMENT CE QUE JE DIS, tu es le maître de ton texte et c'est TOI qui sais mieux comment gérer ton passage !! ^^ <3 <3 <3
dcelian
Posté le 19/03/2022
Hahaha trop chou (je note ton usage des smileys-Dodo, c'est visiblement contagieux et ça me va très bien)

Pour l'histoire j'hésite encore. J'ajouterai peut-être une petite phrase dans un coin, jvais voir tout ça !! Merci de m'avoir donné ton ressenti en tout cas, c'est méga précieux de partager ces choses-là, qu'elles soient positives ou moins <3
Louison-
Posté le 19/03/2022
。◕‿‿◕。 🗲
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