Chapitre 5 (nouvelle version)

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Bienvenue par ici, et merci de votre passage ! Bonne lecture

Dès le lendemain, Kiaraan réclama à toute force de rentrer chez elle. Elle guérirait mieux en étant entourée de sa sœur et de sa famille, assenait-elle à Bazil, qui refusait invariablement de la laisser partir. Ses blessures, lui répondait-il, étaient en bonne voie de guérison, mais elle devait patienter encore un peu.

Or, la patience n’était pas la qualité première de Kiaraan. Et surtout, l’oisiveté forcée la conduisait vers des pensées qui l’effrayaient. Se retrouver seule avec elle-même, depuis son réveil, était sa plus grande crainte.

Entre deux disputes avec Bazil pour qu’il la laisse sortir, elle distrayait son esprit en observant le ballet de l’activité quotidienne de Long’Ombre.

Le matin, les enfants et les jeunes de cinq à quinze ans se rassemblaient à l’extrémité sud de la Clairière et entraient dans une des trois salles de classe qui constituaient l’école. Chaque tranche d’âge – cinq-huit ans, neuf-onze ans et douze-quinze ans – était supervisée par deux Magisters. L’enseignement durait toute la matinée, et après le déjeuner, les plus petits rentraient chez eux tandis que les plus grands allaient souvent travailler pour aider leurs parents. Les plus de quinze ans, quant à eux, étaient en observation au sein des différents corps de métier du village, et disposaient d’un an pour faire le choix d’un métier. Avant de se décider, la plupart avaient déjà subi leur première Mue. Kiaraan était l’une des rares qui, à presque dix-huit ans, n’avait pas encore commencé son apprentissage. Maintenant qu’elle avait Mué, et qu’elle avait survécu, elle allait pouvoir choisir sa voie. Elle savait que Bazil souhaitait qu’elle devienne son apprentie. Mais sa vocation était ailleurs.

Kiaraan se rappelait encore l’air incrédule et vaguement amusé de Pier quand elle avait émis le souhait de devenir Chasseuse.

« Attends ta première Mue, lui avait dit Pier, le chef des Chasseurs. Attends d’en revenir, et ensuite parles-en à ton oncle. Mais ne te fais pas d’illusions, Kiaraan. Aucune femme n’a jamais été Chasseur. »

Il l’avait alors congédiée d’un geste. Kiaraan était sûre qu’il avait déjà oublié sa demande. Quant à la réaction de son oncle, elle ne voulait même pas y repenser.

Pour que son esprit change de chemin, elle détourna les yeux de ces regards juvéniles tous tournés vers un même point, avides de connaissances et les reporta sur le bocage de saules à soie qui se trouvait sur le coteau de la montagne en face d’elle.

Une nuée de sfiliers, ces papillons grands comme le bras d’un homme, aux ailes aussi blanches que les fleurs qu’ils butinaient, voletait paresseusement d’arbre en arbre. Ces saules étaient, avec l’extraction du quarill, une des principales activités du village. Eleveurs, jardiniers, tisseurs, récolteurs, tous dépendaient de ces arbres. Une fois pollinisés par les sfiliers, les fleurs de saules à soie donnaient un suc épais qui, une fois récolté, était mis à durcir dans de grands bacs dans l’obscurité des caves des récolteurs. Une fois sèche, cette sève devenait une pâte légère et flexible, que les tisseurs transformaient en un tissu fin et résistant, gardant aussi bien la fraîcheur que la chaleur. Cette étoffe était utilisée pour fabriquer vêtements et linge de maison.

Les saules festonnés des ailes des sfiliers, pareillement immaculés, éclataient de beauté. Kiaraan se perdait dans la contemplation du dessin des veines vert tendre sinuant sur les ailes des papillons, mais cette image ne suffisait pas à effacer la seule question qui tournoyait dans sa tête.

Qu’était-il exactement arrivé dans la caverne ? Comment avait-elle fait pour s’en sortir vivante ?

*

Elle n’arrêtait pas d’y penser depuis qu’elle s’était réveillée dans ce lit. Au grand étonnement de Bazil, elle avait même cru un moment qu’elle était morte. Elle ne s’expliquait pas comment elle avait pu sortir de ce tunnel. Ni à quel moment précisément elle avait repris sa peau humane.

Son instinct lui soufflait que ces deux évènements étaient liés, mais elle n’avait jamais entendu parler d’un tel prodige. A sa connaissance, aucun Human n’avait de contrôle sur sa Mue. Certaines histoires venues de la capitale racontaient les exploits de soldats qui en étaient capables. Mais personne ne croyait à ces légendes. La Mue était le sacrifice que la Mère exigeait d’eux, leur inévitable contribution à Sa vision du monde, et personne ne pouvait lutter contre la Mère.

Pour ces raisons, Kiaraan savait qu’elle n’avait pas pu muer volontairement, même pour sauver sa vie. Depuis toujours, on lui enseignait qu’on ne pouvait ni résister ni contrôler la Mue. L’Human devait s’effacer devant l’animal.

Et pourtant, elle était là. Elle avait forcément déclenché sa Mue, mais elle n’avait pas le début du commencement d’une explication sur la manière dont elle l’avait fait.

Ce constat la glaçait, à tel point qu’elle n’avait osé en parler à personne, même pas à sa sœur qui venait la voir tous les jours.

Ce n’était pas normal. Elle n’était pas normale.

*

Quatre interminables jours plus tard, Bazil autorisa enfin Kiaraan à rentrer chez elle. Ses blessures étaient quasiment refermées. Si elles l’élançaient encore, Kiaraan faisait de son mieux pour montrer en toutes circonstances un visage serein. Elle préférait souffrir mille morts plutôt que de rester une minute de plus enfermée.

Au milieu de la matinée, Diorann vint la chercher pour la raccompagner chez leur oncle, ce qui horripilait Kiaraan. Elle s’estimait parfaitement capable de parcourir les quelques centaines de mètres qui la séparaient de la maison.

Avant de sortir, elle noua autour de sa taille, au dessus de la tunique et des chausses propres apportées par Diorann, le laré vert qui symbolisait son passage à l’âge adulte. Le porter était un honneur, un hommage discret à tous ceux qui ne revenaient pas de leur Mue. La simple couleur de son laré la faisait changer de statut, de privilèges, de rôle au sein de son village, et lui donnait la même légitimité, le même courage que tous les autres. Elle s’était toujours considérée comme courageuse, mais pourtant, Kiaraan n’avait pas eu l’impression d’être particulièrement brave pendant sa Mue. Il n’avait été question que de survie.

Avec un soupir douloureux, Kiaraan rejoignit sa sœur à l’extérieur. Sortir dans cette tenue lui donna l’impression d’avoir vieilli, de n’être plus la même et de ne plus avoir de temps à accorder à l’insouciance.

Sa sœur ne fit que pépier pendant le trajet, lui racontant les anecdotes du village, les évènements qu’elle avait ratés. Kiaraan oublia sa mauvaise humeur en observant ses semblables, curieuse de goûter l’atmosphère du village depuis sa disparition et son retour. Tous ceux qu’elle croisait, jeunes comme vieux, la saluaient d’un air presque solennel. Les visages étaient graves, sévères, les gestes nerveux, et nombreux étaient ceux qui portaient une arme au côté.

  • Qu’est-il advenu de Lohim, au fait ? questionna la jeune fille d’un air gêné
  • Il s’est complètement remis de ses blessures. Il est sorti de l’office de soins le lendemain de ta disparition. Il est entré chez les Chasseurs.

Diorann lança un regard oblique à sa sœur, guettant sa réaction. Impassible, celle-ci hocha la tête, mais elle empoigna la main que sa sœur lui tendit avec tant de force que Diorann ne put retenir une grimace.

Le trajet se termina en silence. Diorann n’osait pas interroger sa sœur plus avant et croyait respecter sa sensibilité ; Kiaraan ne savait pas comment aborder le sujet qui la taraudait et ne voulait pas effrayer sa sœur.

Une fois arrivées devant la porte, Diorann s’excusa, elle devait se rendre à son apprentissage et avait déjà trop traîné. Elle enjoignit sa sœur de ne pas se surmener et la serra enfin dans ses bras, comme si ce retour à la normale lui rendait leur relation plus facile.

Kiaraan regarda décroître la silhouette de Diorann tandis qu’elle reprenait le chemin inverse. Elle se demanda si elles pourraient un jour jouir pleinement de leur lien sans craindre qu’il disparaisse définitivement. La bouche pincée de contrariété, elle entra dans la maison sans plus s’attarder.

C’était comme si elle était passée brusquement sous une cascade de montagne. Le contraste entre la touffeur du dehors et la fraîcheur ombreuse de l’intérieur lui donna des palpitations.

Le temps que ses yeux s’accoutument à la pénombre ambiante, ses oreilles l’informèrent que la maison était déserte. On n’entendait que le craquement des arbres alentour sous la chaleur.

La nécessité de prendre un bain se faisant impérieuse, Kiaraan se dirigea vers la salle d’eau, au fond du couloir devant elle. Au passage, elle empoigna le seau restant, et elle versa l’intégralité de son contenu dans le haut baquet de bois qui trônait au milieu de la pièce.

Elle se déshabilla alors, et sans même prendre le temps de vérifier la température de l’eau,  elle jeta ses affaires dans un coin et se plongea avec délices dans l’eau tiède.

Fermant les yeux, elle laissa une onde de bien-être la posséder toute entière, si forte que c’en était suffocant. Elle n’avait pas pris de bain depuis avant sa première Mue, et la surface de l’eau ne tarda pas à s’opacifier, témoignage de la poussière et de la crasse accumulées.

Bercée par le clapotis discret de l’eau et par la douce symphonie de la forêt, elle se laissa gagner par l’engourdissement et perdit toute notion du temps. Curieusement, son expérience dans la forêt ne parasita pas ses pensées, elle se surprit même à apprécier les bribes de souvenirs qui lui revenaient. Avec la poussière de sa route s’éliminait aussi cette part de sa peau à laquelle elle s’était raccrochée depuis sa Mue, cette peau de jeunesse qu’elle ne voulait pas oublier.

*

Des voix s’affrontant dans une discussion animée la réveillèrent un peu plus tard. Peinant à ouvrir les yeux et se maudissant de s’être endormie, elle se redressa dans son bain en faisant jaillir une grande gerbe d’eau. Kiaraan reconnut la voix de son oncle Arnen, son timbre profond et calme. L’autre voix était celle de Pier, le chef des Chasseurs, tout aussi grave mais courroucée, indignée même. Il s’était passé quelque chose.

Tâchant de rester immobile, la jeune fille dressa l’oreille.

  • … pas voulu le laisser entrer dans le village, disait Pier. Le pauvre bougre a dû repartir sans même qu’ils lui aient accordé un peu d’eau. Tu imagines ? Seul dans la montagne, affamé, assoiffé ! Ces Lupus sont vraiment des barbares.
  • Allons, calme-toi, Pier. D’une certaine manière, cette réaction répond à nos questions. S’ils n’avaient rien à se reprocher, ils auraient laissé entrer l’émissaire. Ce n’est pas une réaction d’innocents.
  • Mais on ne peut pas les attaquer sur une supposition. Il nous faut des preuves, sinon l’Alpha ne soutiendra jamais notre cause. Et comment récolter des informations s’ils ne nous laissent pas entrer ?

Arnen resta silencieux quelques instants, puis reprit d’une voix affirmée :

  • Mon cher Pier, nous allons devoir les forcer à nous les donner, ces preuves. Tu vas rassembler un contingent de Chasseurs et d’hommes volontaires, habitués au combat, et tu vas les conduire jusqu’au village des Lupus. Nous verrons s’ils oseront refuser à nouveau de nous recevoir.
  • Tu sais que cela équivaudra à une déclaration de guerre ?

Arnen ignora l’intervention de Pier et poursuivit :

  • Tu partiras dès ce soir. Vous devriez arriver en vue de leur village demain en fin d’après-midi. Tu iras te présenter en personne comme mon émissaire. Si, comme je le pense, ils ne te laissent pas entrer, les hommes et toi vous vous cacherez en attendant la nuit. Une fois que vous serez entrés, fais en sorte de me ramener des informations par tous les moyens.

Les voix s’éloignèrent jusqu’à ce que le silence règne à nouveau dans la maison. Les yeux brillants d’excitation, Kiaraan sortit de l’eau devenue froide et rassembla ses affaires avec de grands gestes fébriles.

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Arabella
Posté le 05/11/2019
Coucou Gab ! Je reprends la lecture de Humans (enfin l’appel de la Mère) après des mois ! J’en suis désolée !!!

J’ai retrouvé avec grand plaisir ta plume fluide, ton style efficace, clair et ton univers si inventif comme les sfiliers ! J’en veux un !

Je trouve ça génial que Kiarann veuille devenir chausseuse ! Ca lui donne encore plus de caractère, elle a l’air si forte (et en même tant très fragile à cause de son passé).
Ton univers est très développé, je pense notamment à la sève que tu évoques et donne un côté très poussé à ton travail, on voit que tu vas loin et que tu as inventé un univers précis notamment avec tout une faune et une flore !

« Les saules festonnés des ailes des sfiliers, pareillement immaculés, éclataient de beauté ». Cette phrase me semble un peu lourde (je pense que c’est à cause de « pareillement immaculé ».

L’Human devait s’effacer devant l’animal. ⇒ J’aime beaucoup tout le paragraphe sur les explications. C’est quelque chose qui me fascine depuis toute petite, ce rapport (parfois inconscient de notre corps avec la nature) et j’adore le fait que tu développes cela à travers les Humans. On a un côté très sauvage, très animal en nous et cela fait écho à ce qu’on peut ressentir parfois lorsqu’on se rapproche de cette nature.

Pourquoi au fait n’écris-tu pas des tirets mais des points pour les dialogues ?

Les dialogues sont également très fluides notamment le dernier avec Pier. On a envie d’en savoir plus et on redoute en même temps ces lupus. C’est avec plaisir que je me suis replongée dans ton histoire. Des bisous ☺
Gabhany
Posté le 07/11/2019
Coucou arabella ! Ravie de te revoir par ici ! ne t'en fais pas, je n'ai moi-même repris ma lecture de L'Empereur et l'Habile que récemment ;) merci beaucoup pour tous ces compliments ça me touche beaucoup ! ton commentaire m'a mis le smile toute la journée <3
Je note pour la formulation un peu lourde de ma phrase, je vais corriger ça.
L’Human devait s’effacer devant l’animal. ⇒ J’aime beaucoup tout le paragraphe sur les explications. C’est quelque chose qui me fascine depuis toute petite, ce rapport (parfois inconscient de notre corps avec la nature) et j’adore le fait que tu développes cela à travers les Humans. On a un côté très sauvage, très animal en nous et cela fait écho à ce qu’on peut ressentir parfois lorsqu’on se rapproche de cette nature => oh merci je suis contente que tu soulèves ça, c'est vraiment le filigrane du livre cette relation, jusqu'en eux-mêmes, avec la Nature !

Pour le points sur les dialogues c'est le site qui fait ça quand je copie/colle mon texte ^^

Bisous et encore merci pour ta lecture ! Je file répondre à tes autres comms !
Joke
Posté le 12/10/2019
Coucou Gab!
Je vais faire une pause loin du net mais ton histoire fait partie des quelques unes que je vais continuer à suivre malgré tout, en venant y faire des petites visites dès que je pourrai!
J'ai retrouvé avec plaisir l'ambiance de Humans, toujours aussi intrigante. J'ai été très émue et attristée pour Kia, quand elle n'ose pas se confier à sa soeur de ce qui la trouble, (avec ma soeur on se raconte tout ce qui nous impacte depuis toujours, alors m'imaginer à la place de ton héroïne, ne pas pouvoir se confier pour ne pas l'inquiéter, ça m'a touchée).
J'ai beaucoup aimé aussi le détail du changement de couleur de tenue avec le passage à l'âge adulte, j'aime tout ce qui est rituel initiatique.
Merci pour cette belle histoire, j'espère que tu arrives à avancer dans son écriture!
Gabhany
Posté le 27/10/2019
Coucou Joke, excuse moi j'ai zappé de répondre à ton commentaire ! Je suis contente que la relation entre K et Diorann te touche. Kiaraan a un côté très protecteur envers sa sœur, à tort parfois !
Merci pour ta lecture et ton commentaire, je vais de ce pas répondre à tes autres commentaires !
Stella
Posté le 19/09/2019
Re
Ce chapitre est essentiellement informatif notamment pendant la première partie où Kiaraan contemple les alentours. Ça passe dans l'ensemble. La partie sur l'école pourrait être un chouia raccourcie en ne gardant que les informations essentielles à l'intrigue à ce moment de l'histoire. Toi seule sait quoi. Après de base je ne suis pas fan des longues explications.
La Mue reste à ce stade mystérieuse. Se produit-elle une fois plusieurs fois ? J'ai un doute mue t'elle vraiment comme un serpent et perd sa peau ? Etc etc. C'est intriguant. La relation des deux sœurs aussi j'ai l'impression qu'il y a plus que ce que tu nous dis. J'espère que Kiaraan va suivre les chasseurs chez les lupus. Fin au poil comme d'hab, Gab, la reine de la fin de chap'
Peccadilles
"Comment avait-elle fait pour s’en sortir vivante ?
*Elle n’arrêtait pas d’y penser depuis qu’elle s’était réveillée dans ce lit.": la coupure est elle nécessaire ? J'ai compris à posteriori que du temps s'écoulent entre les deux parties. Peut être le spécifier dès le début de cette partie ?
la surface de l’eau ne tarda pas à s’opacifier, témoignage de la poussière et de la crasse accumulées.:le doc ne l'a pas lavée pour la soigner ?
Des bisous étoilés
Gabhany
Posté le 19/09/2019
Re !
Merci pour ta lecture et ton commentaire Stella, ça me fait trop plaisir ! Je note pour la partie sur l'école, idem que le chapitre précédent, on m'a déjà fait la remarque donc je vais réfléchir.
Alooors pour la Mue. Elle peut se produire plusieurs fois oui; par contre elle ne perd pas sa peau, elle en emprunte une autre ...^^
Hihi merciiii.
Hum alors je n'ai pas réfléchi si Bazil l'avait lavée, je pense que non car il fallait d'abord la soigner, il a nettoyé les plaies mais pas tout son corps.
Merci encore pour ton intérêt <3
plein de bisous
Renarde
Posté le 01/08/2019
"Avant de faire se décider, la plupart avaient déjà subi leur première Mue. " Je pense qu'il y a un souci avec cette phrase.
 Cette mue est vraiment étrange. Tu en dévoiles un peu, mais pas trop. On en ignore le fonctionnement (quand, pourquoi, durée), si la problématique et la même pour les Lupus que pour les Ursi. J'ai hâte d'en savoir plus ! 
Gabhany
Posté le 01/08/2019
Oui en effet, j'ai oublié de la modifier, merci ! 
Est-ce que c'est trop flou encore pour toi la Mue ? C'est vrai que je ne donne pas énormément d'explications, je veux garder le suspense, mais je veux aussi être sûre qu'on comprend bien ! 
Aliceetlescrayons
Posté le 08/07/2019
Alors, non, je ne trouve pas ce chapitre trop descriptif. Au contraire, je trouve très intéressant d'en savoir plus sur la société où Kiaraan évolue et je pense que c'est bien amené de donner ces informations à travers les yeux de ton héroïne alors qu'elle est immobilisée. Perso, je ne me suis pas du tout ennuyée pendant ce chapitre.
Par-contre, je constate que la place de la femme (qui ne peut pas devenir Chasseur) n'est pas très égalitaire à Long'Ombre. J'espère que Kiaraan va faire bouger les lignes è_é
Gabhany
Posté le 08/07/2019
Hello Alice !
Ah je suis contente que ce chapitre t'ait plu :) j'ai du mal à doser le ratio action/description/réflexion donc je suis soulagée si ce chapitre "fonctionne". En effet, les femmes ont encore des combats à mener à Long'Ombre, Kiaraan va essayer de changer ça ;)
Merci de ta lecture !
 
GueuleDeLoup
Posté le 19/06/2019
Coucou Gaby, j'ai fini les deux derniers chapitres postés :) .
Alors je n'ai rien de particulier à dire sur le chapitre précédent qui est très bien, par contre celui-ci, à mon avis, ne raconte pas grand chose dans sa première partie. 
Je retiens surtout:
-sa transformation n'est pas normale
-elle veut devenir chasseuse.
La fin du chapitre est bien sûr très intéressante, mais je pense que le début peut être raccourci et -pourquoi pas- complété avec plus d'infos sur le contexte. 
Je remarque que je n'ai aps eu vraiment de réponse à mes question d'avant sur le contexte du pays. Et en fait ces réponses je les ais eu de façon très claires en lisant ton résumé, mais tous les lecteurs ne le lisent pas donc je pense que c'est bien de lui donner ces infos là assez vite (au chapitre 5, ça me parait déjà assez tard ;) )
De plus, un autre conseil: j'aimerai beaucoup au cours d ema lecture avoir quelques indices sur la façon dont ils s'habillent (j'ai déjà appris dans ce chap comment ils font leur tissu) et comment ils se coiffent, ça aidera beaucoup pour la représentation mentale du lecteur (et moi pour dessiner tes persos :* )
Voilà pour ces chap, et je te dis à bientôt avec les dessins!
(et j'ai fait pas mal de remarques, mais je fais toujours ça, je suis nulle pour faire des compliments :'( )
Des poutoux!
Gabhany
Posté le 19/06/2019
Hey Loup :)
Non la première partie est assez descritpive, il ne se passe pas grand chose, mais Kiaraan avait besoin d'un chapitre plus calme pour se remettre et moi d'un moment pour donner des infos sur le contexte justement ;) alors du coup tu penses que je dois le raccourcir ou le compléter le début ? =D je pourrais peut-être rajouter une scène où Bazil le GuériSage essaie d'enseigner la géographie de Cildara au début du chapitre, profitant de la présence forcée de Kiaraan, qu'en penses-tu ?
J'ai ajouté un passage dans le chapitre 2 où je parle de leur façon de s'habiller, notamment pour le Conseil, tu me diras si ça te suffit ? Par contre sur comment ils se coiffent, j'avoue que je n'y ai pas réfléchi plus que ça XD Kiaraan je la vois avec les cheveux détachés, avec des mèches folles autour du visage.
Et ne t'inquiète pas, toutes tes remarques sont très judicieuses et m'aident beaucoup. ça compte énormément pour moi <3
Plein de bises ! 
Makara
Posté le 23/06/2019
Re coucou :) me voilà à jour !!
Alors en effet ce chapitre est assez descriptif, après je ne me suis pas ennuyée, il y a des éléments d'explications qui sont nécessaires et puis c'est bien d'en savoir un peu plus sur le fonctionnement de la ville.  En plus, ta description des especes et de la nature nous montre le lien maintenant fort entre kiarann et la Mere. D'ailleurs pouvait-elle voir ces especes (les grands papillons) avant sa mue ?
Je pense que si chapitre suivant est un peu plus dynamique cela passera très bien ! Les sœurs sont touchantes, je trouve. Du coup, peux-tu me raviver la memoire mais diorann est la cadette c'est ça ? Du coup elle n'a pas encore eu sa Mue ? Je n'avais pas compris que la mue était aussi systématiquement avant ce chapitre, je pensais que c'etait rare... Apres je trouve cela super que les jeunes ne puissent choisir leur metier qu'une fois qu'ils ont mués. 
On sent que les choses se corsent avec les lupus ! Hâte de lire la suite :p
Pinaillages :
Avant de faire se decider = ?? Tu as peut etre rajouter un mot, non ? 
Voili voilou <3 je suis à jour bichette, je veux la suite :D
Gabhany
Posté le 23/06/2019
Re coucou ma petite makara <3
ah je suis contente que ce chapitre t'ait plu !  Le suivant sera plus dynamique oui XD oui Kiaraan pouvait les voir, c'est vrai que je ne les mentionne pas mais je pourrai. La Mue ne change pas sa perception du monde ni de la Nature.
Diorann est bien la cadette oui, et elle n'a pas encore Mué. TOn commentaire m'a fait réfléchir et je pense que ça fera l'objet d'un prochain chapitre ^^ Est-ce que tu trouves que ça arrive trop tard, les infos sur la Mue ? Parce que oui, tout le monde y est soumis, hommes comme femmes, jeunes comme vieux.
Oui les choses se corsent, et ce n'est que le début =D
J'ai corrigé la phrase merci.
Merci encore pour ta lecture attentive et ta présence <3 
Makara
Posté le 07/09/2019
Je viens aussi de relire ce chapitre (tjs aussi bien !). Je ne pense que tu as surtout fait de la reformulation ici ?
Autre élément qui me vient en mémoire. Pietr joue un role important dans les derniers chapitres, on le mentionne dans le chapitre précédent comle celui qui la retrouve puis ici on le voit discuter en fin de chapitre avec l'oncle je crois. En fait peut-etre que tu devrais rajouter un dialogue entre kiarann et pietr avant qu'elle parte du village. Comme ça on pourrait voir leur relation avant (voir si déjà ils ne s'entendent pas). Qu'est-ce que t'en pense ?
Makara
Posté le 07/09/2019
Je viens aussi de relire ce chapitre (tjs aussi bien !). Je pense que tu as surtout fait de la reformulation ici ?
Autre élément qui me vient en mémoire. Pietr joue un role important dans les derniers chapitres, on le mentionne dans le chapitre précédent comle celui qui la retrouve puis ici on le voit discuter en fin de chapitre avec l'oncle je crois. En fait peut-etre que tu devrais rajouter un dialogue entre kiarann et pietr avant qu'elle parte du village. Comme ça on pourrait voir leur relation avant (voir si déjà ils ne s'entendent pas). Qu'est-ce que t'en pense ?
Gabhany
Posté le 08/09/2019
Hum oui c'est une bonne idée ! Pas forcément avant qu'elle parte car elle ne veut pas éveiller les soupçons et risquer qu'on l'empêche de partir, mais je peux rajouter une scène dans un des chapitres précédents pour qu'on connaisse leur relation en effet !
Eulalie
Posté le 08/06/2019
Salut Gab',
je l'aime bien, moi, ce chapitre. Je l'ai lu un peu rapidement mais j'aime bien les descriptions que tu fais, justement. Elles donnent de la profondeur au lieu de vie de Kiaraan. J'ai comme l'impression qu'elle ne va pas rester dans ce village pendant tout le roman et, du coup, mieux connaître sa vie ici me permet ensuite de mieux comprendre ce qu'elle pourrait laisser derrière elle. J'aime toujours autant tes idées et les description que tu fais de la nature foisonnante.
J'ai aussi la sensation que ce chapitre est un moment de calme avant la tempête. Kiaraan réfléchit beaucoup à sa situation et je sens que l'action la démange. J'ai hâte de lire la suite !
J'ai trouvé quelques répétitions de ci, de là, tu auras tout dans ma BL (que je vais essayer de faire rapidement).
Gabhany
Posté le 08/06/2019
Hello Eulalie ! 
Merci pour ta lecture rapide <3
Je suis contente et rassurée alors. En effet c'est un chapitre de transition, tu as une bonne impression, mais j'avais peur que ce soit un peu plat. C'est tout à fait ça, le calme avant la tempête, et niveau action, tu vas être servie ^^
Merci encore pour ton intérêt, ça compte beaucoup pour moi !
Gab 
Elga
Posté le 02/07/2019
Salut Gab'
Je suis de retour sur Human. VOici des remarques en vras, au fil de ma lecture. 
« Elle guérirait mieux en étant entourée de sa sœur et de sa famille, assenait-elle à Bazil, qui refusait avec constance de la laisser partir. » Pour alléger la phrase, peut-être peux-tu enlever « avec constance », parce que c’est évident finalement vu la manière dont tu formules cette phrase et la suivante.
« Entre deux disputes avec Bazil pour qu’il la laisse sortir, elle distrayait son esprit en observant le ballet de l’activité quotidienne de Long’Ombre. Le matin, les enfants et les jeunes de cinq à quinze ans se rassemblaient… » à Tu introduis ce passage descriptif par un point de vue interne. Or il n’est pas possible que Kiaraan, du pas de sa porte, voie les enfants à l’extrémité de la Clairière. Je te suggère donc une tout petite modif : tu pourrais introduire le paragraphe qui commence par « le matin » de cette manière : « le matin, Kiaraan regardait passer les enfants de …. Elle savait qu’ils se rendaient à la clairière… ». Le « elle savait que » n’est pas forcément utile d’ailleurs.
« quand elle avait émis le souhait de devenir Chasseuse. » à comme tu dis après qu’aucune femme n’est devenue Chasseur, le mot chasseuse peut-il exister ? Ou alors, Kiaraan peut rêver de le faire exister…
Dans le paragraphe qui commence par « Une nuée de sfiliers, ces papillons grands », tu utilises beaucoup de déterminants démonstratifs « ces, cette… » ce qui alourdit un peu la lecture à mon avis. Tu pourrais remplacer certains par « des » ou autre.
L’étoile qui sépare les deux paragraphes ne me parait pas nécessaire même si je comprends que ça termine la contemplation de K. « Comment avait-elle fait pour s’en sortir vivante ?
*
Elle n’arrêtait pas d’y penser depuis qu’elle s’était réveillée dans ce lit. »
« Avant de faire se décider, la plupart avaient déjà subi leur première Mue. »
« Son instinct lui soufflait que ces deux évènements étaient liés, mais elle n’avait jamais entendu parler d’un tel prodige. » En fait, je me rends compte que j’ai du mal à comprendre en quoi la Mue de K. est anormale. J’ai compris que c’est parce qu’elle avait réussi à la contrôler en partie mais peut-être que tu devrais mettre le passage sur le fait que tout le monde mue puis se choisit une mission un peu avant pour qu’on ait ça en tête : qu’il est normal de muer. Comme ça on comprendrait mieux de nous-mêmes avant en quoi la Mue de Kiaraan est étrange ? Après, je te dis ça alors que ça fait longtemps que j’ai lu tes premiers chapitres. Sans doute cela serait-il plus clair si j’avais tout lu dans la foulée (et aujourd’hui je n’ai pas les idées trop claires, tu l’auras compris…).
Peut-être aussi que tu peux dire avant qu’elle se demandait quand sa Mue allait venir parce qu’elle avait 18 ans et que tous les autres muait avant (si j’ai bien compris !).
« ce qui horripilait Kiaraan. » : je mettrai un passé simple.
« Avant de sortir, elle noua autour de sa taille, au dessus (tiret manquant) de la tunique et des chausses propres apportées par Diorann, la ceinture de cuir d’hénéas qui symbolisait le passage à l’âge adulte. » j’ai mis du temps à comprendre le début de la phrase, surtout à cause des chausses. Puisque pour moi nouer quelque chose au-dessus de la tunique et le faire au-dessus des chausses, ce n’est pas le même endroit.
« Il est entré chez les Chasseurs » il manque un point.
« Kiaraan regarda décroître la silhouette de Diorann tandis qu’elle reprenait le chemin inverse, en se demandant si elles pourraient un jour jouir pleinement de leur lien sans craindre qu’il disparaisse définitivement. » : suggestion pour alléger cette longue phrase : « Kiaraan regarda décroître la silhouette de Diorann tandis qu’elle reprenait le chemin inverse : elle se demandait si elles pourraient un jour jouir pleinement de leur lien sans craindre qu’il disparaisse définitivement. »
« C’était comme si elle était passée brusquement sous une cascade de montagne. Le contraste entre la touffeur du dehors et la fraîcheur ombreuse de l’intérieur lui donnait des palpitations. » : j’inverserais les deux phrases et remplacerais « donnait » par « donna ».
« Elle n’avait pas pris de bain depuis avant sa première Mue » à question bête et à laquelle tu as déjà peut-être répondue, mais je ne me rappelle pas ce détail : combien y a-t-il de Mue ? Est-ce que ça s’arrête un jour ? Est-ce que la Mue peut être considérée comme les métamorphoses qui accompagnent la puberté ? Dans ce cas, Kiaraan pourrait être triste que ça n’arrive pas plus vite (ou autre sentiment accompagnant le fait qu’elle ait mué plus tard).
« Le pauvre bougre a du repartir » à dû
J’aime beaucoup le dialogue final que surprend K. Il donne envie de lire la suite. Du coup ça me permet de commenter le rythme de ce chapitre qui est cohérent puisqu’en crescendo, super.
A plus tard !
Bises,
Elga
Gabhany
Posté le 02/07/2019
 
Coucou Elga !
 
Merci beaucoup pour ta lecture <3
 
 
 
« Elle guérirait mieux en étant entourée de sa sœur et de sa famille, assenait-elle à Bazil, qui refusait avec constance de la laisser partir. » Pour alléger la phrase, peut-être peux-tu enlever « avec constance », parce que c’est évident finalement vu la manière dont tu formules cette phrase et la suivante => en effet ce « avec constance » n’est peut-être pas utile
 
 
 
« Entre deux disputes avec Bazil pour qu’il la laisse sortir, elle distrayait son esprit en observant le ballet de l’activité quotidienne de Long’Ombre. Le matin, les enfants et les jeunes de cinq à quinze ans se rassemblaient… » à Tu introduis ce passage descriptif par un point de vue interne. Or il n’est pas possible que Kiaraan, du pas de sa porte, voie les enfants à l’extrémité de la Clairière. Je te suggère donc une tout petite modif : tu pourrais introduire le paragraphe qui commence par « le matin » de cette manière : « le matin, Kiaraan regardait passer les enfants de …. Elle savait qu’ils se rendaient à la clairière… ». Le « elle savait que » n’est pas forcément utile d’ailleurs
 
ð  Oui tu as raison, maintenant que j’y pense !
 
 
 
« quand elle avait émis le souhait de devenir Chasseuse. » à comme tu dis après qu’aucune femme n’est devenue Chasseur, le mot chasseuse peut-il exister ? Ou alors, Kiaraan peut rêver de le faire exister… => oui mais je tiens à féminiser le mot ^^
 
 
 
Dans le paragraphe qui commence par « Une nuée de sfiliers, ces papillons grands », tu utilises beaucoup de déterminants démonstratifs « ces, cette… » ce qui alourdit un peu la lecture à mon avis. Tu pourrais remplacer certains par « des » ou autre => je vais revoir ce passage
 
 
 
« Son instinct lui soufflait que ces deux évènements étaient liés, mais elle n’avait jamais entendu parler d’un tel prodige. » En fait, je me rends compte que j’ai du mal à comprendre en quoi la Mue de K. est anormale. J’ai compris que c’est parce qu’elle avait réussi à la contrôler en partie mais peut-être que tu devrais mettre le passage sur le fait que tout le monde mue puis se choisit une mission un peu avant pour qu’on ait ça en tête : qu’il est normal de muer. Comme ça on comprendrait mieux de nous-mêmes avant en quoi la Mue de Kiaraan est étrange ? Après, je te dis ça alors que ça fait longtemps que j’ai lu tes premiers chapitres. Sans doute cela serait-il plus clair si j’avais tout lu dans la foulée (et aujourd’hui je n’ai pas les idées trop claires, tu l’auras compris…)
 
ð  Tu as bien compris, la Mue de Kiaraan est inhabituelle car en effet, elle peut la contrôler en partie. J’ai l’impression que ces infos par rapport à la Mue sont insuffisantes, je vais revoir ça.
 
 
 
« Avant de sortir, elle noua autour de sa taille, au dessus (tiret manquant) de la tunique et des chausses propres apportées par Diorann, la ceinture de cuir d’hénéas qui symbolisait le passage à l’âge adulte. » j’ai mis du temps à comprendre le début de la phrase, surtout à cause des chausses. Puisque pour moi nouer quelque chose au-dessus de la tunique et le faire au-dessus des chausses, ce n’est pas le même endroit. => oui tu as raison, elle enfile la tunique au dessus des chausses et la ceinture au dessus de la tunique. Ce n’est pas très clair. Je vais éclaircir ce passage/
 
 
 
« C’était comme si elle était passée brusquement sous une cascade de montagne. Le contraste entre la touffeur du dehors et la fraîcheur ombreuse de l’intérieur lui donnait des palpitations. » : j’inverserais les deux phrases et remplacerais « donnait » par « donna ». => c’est mieux en effet, je vais corriger !
 
 
 
« Elle n’avait pas pris de bain depuis avant sa première Mue » à question bête et à laquelle tu as déjà peut-être répondue, mais je ne me rappelle pas ce détail : combien y a-t-il de Mue ? Est-ce que ça s’arrête un jour ? Est-ce que la Mue peut être considérée comme les métamorphoses qui accompagnent la puberté ? Dans ce cas, Kiaraan pourrait être triste que ça n’arrive pas plus vite (ou autre sentiment accompagnant le fait qu’elle ait mué plus tard). => alors il n’y a pas de minimum ou de maximum pour le nombre de Mues. Ça peut arriver une seule fois comme dix fois… et non, ça ne s’arrête pas (enfin, normalement =D). Et disons que la Mue arrive en général à la fin de la puberté, mais elle n’en fait pas partie. Tu as raison de poser ces questions car je n’en ai pas encore parlé dans le texte !
 
 
 
Merci encore de ta lecture <3
 
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