Chapitre 5 - Les Beautés-au-clair-de-Lune

Par Soah
Notes de l’auteur : Bonjour vous ! Ca fait déjà quelques temps qu'il n'y avait pas eu de chapitre. Vous pensiez que j'allais arrêter de vous torturer avec mes écrits nuls ? Raté ! J'espère que ce chapitre vous plaira. Merci d'être venu ici <3

Avec précision, éclairée d'une bougie et avec la langue légèrement tirée sur le côté, je dessinai les boucles et déliés de ma toute première lettre. Elle était destinée à ma mère et je lui racontai mes premières semaines ici, je m'inquiétai aussi de savoir comment elle se portait. Lady Noïra m'avait aidé à rédiger le brouillon – une récompense pour mes derniers résultats que la professeure Ùln avait qualifiés de 'satisfaisant'. Pour l'occasion, j'avais pu emporter une plume, une petite bouteille d'encre et du papier après la fin des cours. Au loin, le veilleur de nuit déclama l'heure : il n'était pas loin de minuit. Je levai le nez vers la fenêtre, observant le ciel nocturne au travers du verre.

La lune gibbeuse était comme une horloge, me rappelant que bientôt, je deviendrai quelqu'un d'autre. L'identité de Nayla disparaîtrait, se métamorphosant en une autre personne. Pourrais-je garder ce prénom pour moi ? Devrais-je y renoncer ? Je me demandai si ce changement aurait un impact sur moi, sur la façon dont je me voyais, sur qui j'étais. Claire et d'autres filles de ma classe étaient enthousiastes face à l'arrivée de la cérémonie. Nos aînées nous avaient parlé d'une fête raffinée où nous aurions la chance de recevoir nos noms, mais aussi où des Corbeaux plus âgées choisiraient, parmi nous, leurs nouvelles protégées. Je ne faisais bien évidemment pas partie de la liste, puisque lady Agn avait jeté son dévolu sur moi. Une adepte en fin de formation nous avait également dit que nous aurions le droit de désigner qui serait un garde qui deviendrait notre Ombre, un garde du corps. Depuis, les rumeurs et ragots à propos des hommes de la milice de la ville allaient bon train. Ce genre de discussion ne m'intéressait pas vraiment et je n'étais pas certaine d'avoir le choix en la matière de toute façon, la reine devait probablement déjà avoir un dessein pour moi à ce propos. 

Soudain, je me sentis mal à l'aise. Ma chambre, pourtant grande selon mes standards, me sembla terriblement petite. Les murs terriblement épais et hauts. Mon regard se plongea dans les étoiles, lointains mirages des Anciens. Depuis quand n'avais-je pas été dehors, réellement dehors ? La brise printanière de la lande du village de Sessrùn me manqua cruellement. Tant pis si ce que ça allait me coûter, mais je devais sortir. Je quittai mon bureau, rangeant sommairement mes affaires avant d'ouvrir mon armoire. Au milieu des robes grises et sombres, l'étoffe verte de la robe que je portais en arrivant étincelait presque. Je me débarrassais rapidement des vêtements que je portais pour l'enfiler. La fille dans le miroir me sembla bien différente de celle qui était arrivée avec cette tenue. Le dernier cadeau de ma mère m'allait parfaitement à présent. Je n'arrivai pas à croire que quelques semaines plus tôt, cette robe était trop grande pour moi.

Je détachai mes cheveux, négligeais un peu mon apparence pour que l'on puisse me prendre pour une petite souris du château. Je fermai la porte d'entrée de ma chambre à clef et utilisait l'entrée de service comme issue. J'espérai de tout mon cœur que je ne croiserais personne ; les employés du château ne connaissaient guère mon visage, je ne faisais que très rarement appel à eux, mais la couleur de mes cheveux et de ma peau me rendait reconnaissable entre mille, même à la capitale. Cependant, j'avais de la chance, la nuit était calme. Sans que je ne sache vraiment pourquoi, lors des phases ascendantes de la lune, le castel était toujours calme. Comme s'il existait une loi tacite entre les dormeurs et l'astre. Même les chats ratiers semblaient faire une trêve avec leurs proies. Tant mieux pour moi, songeais-je en filant un peu plus vite dans les boyaux dérobés. 

Quelques minutes plus tard, j'ouvris la porte de la cuisine qui donnait sur l'arrière-cour. L'air de la nuit me caressa le visage. L'odeur de la nuit me parvint, à la fois à légère et chargée du parfum des fleurs endormies. Je respirai aussi fort que je le pouvais, gonflant mes poumons au maximum, profitant du bien-être que la fraîcheur nocturne me procurait. Soudain, un bruit attira mon attention ; quelqu'un venait de botter un caillou dans ma direction. Je rangeai mes bras contre mon corps, essayant de me faire la plus petite possible. 

— Il y a quelqu'un ? demanda faiblement une voix maladroite et d'adolescente.

Je poussai un soupir de soulagement, ce n'était pas un garde. Mais devais-je pour autant relâcher mon attention ? Je reculai vers le mur de la cuisine, dans un coin où la lumière des torches ne pourrait pas m'atteindre. Quelques secondes plus tard, la silhouette d'un garçon se dessina. Il ne semblait pas être beaucoup plus âgé que moi, peut-être deux ou trois ans nous différenciaient. Je ne l'avais encore jamais vu, mais je ne pouvais pas me targuer de connaître tout le monde dans le château. 

— Ce n'est pas drôle, je sais qu'il y a quelqu'un ! Montrez-vous ! continua le garçon.

Il bombait un peu le torse, mais ses jambes flageolaient légèrement. Il avait sans doute les mêmes craintes que moi, puisqu’à la lumière des torches, je pouvais voir qu'il ne portait pas de livrer de page ou l'uniforme des employés. Il devait probablement être le fils d'un invité qui, lui aussi, avait envie de faire une petite balade nocturne. Je m'avançai dans la lumière. 

— Me voilà, fais moins de bruits tu vas nous faire prendre, dis-je. 

— Une fille ? Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il en faisant un peu la moue. 

— La même chose que toi sans doute, répondis-je en m'avançant un peu plus vers lui. 

À ma grande surprise, j'étais un peu plus grande que lui – et c'était peut-être pour ça qu'il n'était pas vraiment ravi de me découvrir. Je me permis de le détailler discrètement, notant les maigres détails que je percevais de lui. La couleur de ses yeux oscillait entre le vert et le bleu, quelques taches de rousseur grignotait la peau de son nez fier. Ses cheveux mi-longs, sans doute roux à la lumière du jour, lui revenaient un peu sur le visage, masquant vainement une marque de naissance à côté de sa tempe gauche.

— Comment tu t'appelles ? demanda-t-il en fronçant un peu plus les lèvres. 

— Yda, mentis-je, et toi ? 

— Trystan. 

Un silence retomba sur nous, chacun observant l'autre avec une certaine méfiance. Grace aux faveurs de la lune montante, je ne fis une idée assez précise de la personne qui se tenait en face moi. Il avait une beauté délicate bien loin de la grossièreté enfantine de mes propres traits. 

— Tu parles bien notre langue pour une étrangère, remarqua-t-il presque suspicieux. 

— Ma nourrice vient d'ici, répondis-je en brodant à vif une fausseté. 

Ce n'était pas inhabituel que l'on se demande si je ne venais pas d'un pays étranger, mais c'était la première fois que cette confusion me servait à quelque chose. Trystan haussa les épaules et sembla satisfait de cette réponse. Son attitude changea un peu, décroisant les bras avec un léger sourire florissant sur les lèvres. Soudainement, j'avais l'impression que nous étions simplement deux enfants qui faisaient connaissance d'une manière sincère et authentique. Je sentis que mon rictus changeait aussi, imitant probablement le sien. 

— Est-ce que tu sais garder un secret ? demanda-t-il en s'approchant un peu.

— Bien sûr.

En vérité, personne ne m'avait jamais confié de secret. Ma mère et moi, nous ne nous cachions rien : elle disait souvent que cacher les choses ne servait à rien à part attiser le mauvais sang de certains. Les enfants du village de Sessrùn ne m'avaient jamais rien dit de particulier – et puis en vue de la taille de notre village, un secret ne restait jamais hermétique très longtemps. Même si je considérais Claire comme mon amie, nous ne nous connaissions pas depuis assez de temps pour échanger des informations aussi privées. Si Trystan décidait de me mettre dans la confidence, ce serait mon tout premier. Mon cœur se mit à palpiter un peu plus fort, avide de l'information qui pouvait m'être délivrée. 

— Je vais te montrer ma base secrète alors ! Bien que tu sois une fille, tu as l'air digne de pouvoir y venir ! déclara le garçon avec aplomb. 

— Et qui te dit que j'aurais envie d'aller dans ta base de sale garçon ? répliquai-je, légèrement piquée au vif par sa remarque sur le fait que je sois une fille. 

— Oh ne boude pas ! Et viens ! 

Il attrapa sa main dans la sienne et me tira vers un bosquet. Il y avait un trou dans la végétation, invisible depuis l'entrée ou même la coursive. Le passage était étroit à peine assez grand pour moi ou pour lui. Quelques branches me griffèrent le visage et les mains, mais sous l'effet de l'adrénaline je remarquai à peine les petites coupures qui fleurissaient ça et là. Trystan semblait connaître le chemin par cœur, renforçant mon idée qu'il était probablement le fils d'un noble de la cours. Je me demandais quelle tête il ferait lorsqu'il découvrirait que j'étais une Corbeau, dans quelques jours. Je m'en amusais silencieusement avant de perdre le fil de ma pensée lorsque nous ressortîmes enfin des buissons. J'avais l'impression d'être à des kilomètres du château alors que ce dernier n'était qu'à quelques mètres derrière moi. Une tente avait été dressée au milieu d'un champ de fleurs aux pétales luminescents. La lune dans le ciel ponctuait avec grâce les autres lueurs dansantes de la nuit : les bougies encore allumées dans les chambres du castel, mais aussi les lampadaires de la cité un peu plus loin. Trystan lâcha ma main et s'empressa de s'y engouffrer. Je le suivis sans me faire priée, intriguée et émerveillée. 

— Bienvenue dans ma base ! déclara-t-il en se laissant tomber sur un petit talus, je te présente Basil. 

Je tournai la tête dans la direction qu'il pointait, un chiot me regardait avec un air méfiant sans pour autant pouvoir parfaitement contrôler les mouvements joyeux de son arrière-train. Trystan tapota sur ses cuisses et l'animal fondit sur lui, déposant ses pâtes encore malhabiles sur sa belle livrée, léchant à loisir la frimousse enfantine de mon comparse. Un rire s'échappa de ma gorge et Basil sembla aussitôt me trouver à son goût, me réservant le même traitement. 

— C'est ton chien ? demandais-je entre deux éclats joyeux provoqué par la petite langue rose qui me chatouillait. 

— J'aimerais bien. Ma ma mère a peur des chiens, alors je viens ici pour m'occuper de lui, expliqua-t-il avec un petit air triste sur le visage, tu as des animaux toi ? 

— Non, plus maintenant. Mais avant, j'avais des moutons, dis-je après avoir renvoyé Basil dans les bras de son propriétaire. 

— Tu pourras voir Basil quand tu veux alors ! Ça sera notre secret à nous deux comme ça, proposa Trystan, un sourire radieux sur le visage. 

— Vraiment ? 

— Bien sûr ! 

C'est ainsi que nous scellâmes notre alliance. Le chiot fit quelque allés-retours de plus entre nous avant de s'endormir sur les genoux de son propriétaire. Trystan souleva la boule de poil avec beaucoup de précaution et le déposa dans un panier qu'il avait probablement dérobé au château. L'animal ouvrit un œil, mais ne broncha pas, même s'il tenta de rester éveillé encore un peu. 

— Pourquoi tu as construit ta base ici ? demandai-je pour relancer la conversation. 

— Je me suis dit que ça serait bien pour Basile d'avoir les beauté-au-clair-de-lune. On est pas très loin du château, mais il peut faire sombre parfois. 

— Ce sont les fleurs qui étaient à l'extérieur ? 

— Oui, elles sont belles non ? On dirait presque de la magie lorsqu'elles se mettent à briller la nuit ! 

— Tu crois que je pourrais en rapporter une dans ma chambre ? 

— Si on les cueille, elles arrêtent de scintiller et meurent rapidement après malheureusement.

— C'est triste.

— Un peu. Mais mon père dit que c'est comme ça que l'on peut encore plus apprécier les jolies choses. Si elles étaient là tout le temps, on finirait par plus les voir et c'est encore plus triste d'être oublié, je crois.

Je songeais à tout ce que l'on m'avait toujours dit, à l'importance des Anciens, du Sang et des Os. Qu'au travers nous, ceux qui avaient été là continuaient de rester en vie ; que nous avions le devoir d'honorer leurs mémoires. Le sang sombre ne m'autorisait pas cette voie. Allais-je être oubliée lorsque le dieu de la mort me faucherait de son jardin ? 

— Ça va ? Tu ne dis plus rien. Je t'ai fait peur avec mes histoires ? demanda vivement Trystan, les yeux ronds et un peu inquiet. 

— Non, non. Je réfléchissais, c'est tout ! Ton père est sacrément intelligent, répondis-je après un petit rire. 

— C'est le meilleur ! Il sait plein de choses et en plus, c'est un guerrier accompli. Je connais personne qui ne l'aime pas. Par les Os, j'aimerais bien devenir comme lui plus tard.

— Je suis sûre que tu y arriveras.

— Tu crois ? Mon grand-frère me dit tout le temps que je suis trop petit pour être comme notre père. 

— C'est des bêtises ça ! Y a plein de guerriers qui ne sont pas grands. Par chez moi, on ne mesure pas un homme par la taille de son corps, mais par ce qu'il a dans sa cervelle et dans son cœur. 

Ce n'était qu'une moitié de mensonge, à Sessrùn tout le monde s'accordait à dire que c'était Yvar le forgeron qui était l'homme le plus brave du village. Et pourtant, ce dernier était courtaud : je me souvenais clairement que des femmes étaient plus grandes que lui d'au moins une tête. Cependant, il avait le cœur sur la main et n'abandonnait jamais personne, ce qui lui valait l'amour et le respect de tous. Y compris ma mère, qui ne considérait que peu de gens avec bienveillance dans ma terre natale. 

— Je ferais de mon mieux alors. 

Un silence retomba entre nous, mais il était loin d'être pesant. Ce n'était qu'une pause, une respiration évidente et agréable. Ce n'était pas l’embarrassant vide qui pouvait naître entre deux personnes qui n'avaient rien à ce dire. Je détestais ces silences-là. Basile s'agita dans son panier, gémissant d'une petite voix et agitant les pattes. Nous échangeâmes un regard avec Trystan avant de rire un peu. 

— Tu crois qu'il rêve de quelque chose en particulier ? demandai-je en m'approchant un peu du panier. 

— Il doit probablement croire qu'il est entrain de poursuivre un lapin, il y en a plein un peu plus loin, affirma le jeune garçon un sourire plaqué sur les lèvres. 

— On devrait le laisser dormir, proposai-je. 

Trystan acquiesça et se leva. Il me proposa son aide en me tendant la main, je la saisis et d'une poussée légère, j'étais à nouveau sur mes deux pieds. Nous quittâmes son abri après avoir posé un regard attendri sur Basile, toujours en prise avec les proies qui hantaient ses rêves. Les chandelles qui brillaient encore dans les chambres du château semblaient moins nombreuses. L'air était chargé du parfum de la nuit profonde et les étoiles m'apparaissaient radieuses. 

— Je n'étais jamais sortie de ma chambre après le coucher du soleil, je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt, soufflais-je en gardant le regard rivé vers le ciel. 

— On y prend un peu goût. On devrait probablement rentrer avant que quelqu'un s'aperçoive qu'on manque à l'appel. Si tu te fais attraper, j'espère que ta mère est moins sévère que la mienne... plaisanta gentiment Trystan. 

Je lui adressais un sourire que je voulais aimable, complice, mais je n'étais pas certaine de pouvoir cacher mes vraies émotions. Ma mère aurait été la première à m'encourager à partir à l'aventure. Celles qui étaient à présent mes aînées, ne devaient assurément pas avoir le même point de vue sur la question. 

— Tu as raison. Je ne crois pas pouvoir revenir demain, mais j'essayerais d'être là après-demain soir. 

— Je t'attendrais jusqu'à minuit quinze dans la cour de la cuisine. Si tu n'es pas là, j'irai m'occuper de Basil. 

— D'accord. 

Trystan me reconduisit jusqu'à la petite cour de l'arrière-cuisine. Pendant quelques instants, nous hésitâmes à nous séparer : cette soirée était bien trop agréable pour se terminer aussi rapidement. Néanmoins, il semblait que notre instinct eût été le bon : à peine avais-je franchi l'entrée des passages dérobés que le château se mit à s'agiter. Je retournai dans ma chambre en quatrième vitesse de peur que l'on ne confirme mon absence et que des recherches, aussi bruyantes qu'inutiles ne soient engagées. Je poussai un soupir une fois le passage qui menait à ma chambre refermé. 

— Puis-je savoir où tu étais ? 

Ma gorge se serra et une nappe de sueur froide se déversa dans mon dos. Je me retournai vivement, le cœur battant. Lady Agn se tenait sur mon lit, elle ne me regardait pas, préférant continuer à lire le livre qu'elle avait dans les mains. Finalement, elle glissa un marque-page dans le volume puis leva son regard vers moi. Aussitôt, tout mon corps se tendit ; je n'étais plus vraiment moi-même, la peur me paralysait. Je devais probablement avoir l'air d'être une jeune biche face à un chasseur. J'étais complètement, absolument, totalement vulnérable sous l'emprise de ces yeux sévères.

— Tu n'as pas répondu à ma question, as-tu perdu ta langue pendant ton escapade ? croassa la Reine. 

— J'étais dehors, finis-je par répondre d'une voix incertaine.
  
— Pourquoi ? 
 

Sa question siffla l'air comme un claquement de fouet. Immédiatement, je baissai le regard vers le sol tandis que mon corps semblait se recroquevillé sur lui-même. Je n'entendais plus que le son de mon sang qui circulait à toute vitesse dans mes oreilles. 

— Regarde-moi, ordonna Agn. 

Après quelques secondes d'hésitation, je levai les yeux vers elle. La Reine ne semblait ni en colère, ni fâché. Son expression était baignée d'une neutralité déconcertante. Elle se tenait droite, la tête haute, régalienne. Ce calme dans ses traits me rassura un peu, je me mis à chercher mes mots les lèvres légèrement tremblantes. 

— Je... J'avais l'impression d'étouffer ici, déclarai-je finalement en guise de raison pour ma promenade nocturne. 

— Je vois. Il est vrai que le château des Os n'est pas l'endroit le plus agréable lorsque l'on vient de la campagne, admit-elle en se massant légèrement les tempes, néanmoins je ne peux pas cautionner tes actions. Lady Noïra était dans tous ses états lorsqu'elle a constaté ton absence. Heureusement pour toi, c'est moi qu'elle est venue trouver et non pas la garde. 

Je ne répondis rien, je savais qu'elle avait raison. Aucune excuses ne trouverait grâce à ses yeux ni aux miens. 

— Tu n'es plus une fillette ordinaire. Bientôt, tu deviendras officiellement ma pupille. J'attends de toi que tu te comportes comme l'exige ton rang, même maintenant. Jusqu'a présent, on m'avait fait part de choses élogieuses à ton sujet. C'est dommage. 

— Je suis désolée. 

— Ne sois pas désolée, soit meilleure. Pour toi, mais aussi pour notre sororité. Tes actions ont des conséquences, un impact et il faut que tu le comprennes, déclara la Reine en se levant de mon lit.

— Oui. 

— Je suis obligée de te punir, Nayla.


Lady Agn se rapprocha encore de moi, nous n'avions jamais été aussi prêt l'une de l'autre. Elle dégageait un parfum délicat, raffiné. La sentence ne semblait pas la réjouir, bien au contraire. Néanmoins, ce que je vis dans son regard me vrilla le cœur et l'estomac : un soupçon de déception. Je lui avais pourtant fait la promesse de ne jamais la décevoir. Plus que toutes les punitions qui pourraient me tomber sur le coin du nez, je souffrais bien plus de cette lueur éteinte dans les pupilles de la Reine. 

— Demain matin, au lieu de te rendre en cours comme d'habitude, tu iras faire pénitence pendant sept jours.

— Bien, madame. 

Lady Agn se détourna de moi et avança vers la porte. Elle déverrouilla la porte – sans doute avec un double de la clef. 

— Nayla ? Dit-elle en retournant légèrement la tête vers l'arrière, la prochaine fois que tu souhaites sortir viens me voir d'abord, que je sache où tu es. 

Un léger sourire pointa sur ses lèvres puis elle passa la porte, me laissant seule avec mes pensées. Demanderait-elle des détails quant à mes sorties ? J'avais promis à Trystan que nos rencontres demeureraient secrètes. Que se passerait-il si, la mère de mon nouvel ami apprenait l'existence de Basil ? D'après ce qu'il m'avait dit, elle n'avait pas l'air très commode. Peut-être que son père aurait une opinion différente sur le chiot, mais je ne savais pas s'il était à la cour. Depuis mon arrivée, j'avais constaté qu'il n'était pas rare que les seules les femmes nobles ne viennent à la cour, emmenant avec elles leurs enfants.

Une fois les battements de mon cœur dompté, je me dirigeai vers mon lit. Je ne savais pas en quoi consistait ma punition. 'Faire pénitence' n'était pas vraiment dans la liste des châtiments qui se donnait à Sessrùn. Je fermais les yeux, renvoyant la figure du chiot et son petit ventre tout rond de nourriture. Le sourire de Trystan s'invita également derrière mes paupières. Malgré la semaine qui m'attendait, je décidai que cette escapade en valait la peine. Je ne regrettais rien et attendais avec impatience la prochaine fois que je pourrais voir des beautés-au-clair-de-lune.  

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Zig
Posté le 15/04/2020
"Vous pensiez que j'allais arrêter de vous torturer avec mes écrits nuls ? Raté ! " : Viens ici toi, que je te mettes une calotte... allez, on se dépêche !

"L'animal fondit sur lui, déposant ses pâtes encore malhabiles sur sa belle livrée" : cette faute m'a beaucoup fait rire xD Basil, le chien cuistot qui te fait des penne alla matriciana !

Comme toujours j'ai adoré ce chapitre... j'ai failli dire que, pour moi, le lien entre les deux enfants se créait beaucoup trop vite mais en fait... bah... quand on a déjà vu deux enfants se rencontrer pour la première fois, ça donne plutôt ça... donc c'est naturel... ("oh t'es en jaune, moi aussi ! Soyons meilleurs amis pour la vie, tiens, je te donne mon goûter").

J'aime vraiment la relation qui se noue doucement entre Nayla et la Reine... ce personnage m'intrigue beaucoup, et j'ai hâte d'en voir plus.
Soah
Posté le 17/04/2020
Oui, c'est Basil le chien cuisto qui te fait des pâtes au pesto comme personne ! xD
j'ai pas souvent les yeux en face des trous quand je corrigeais à la main à cette époque - les corrections avec Antidote arrive au chapitre 11, c'est pour dire :'D

J'avoue que je me faisais mes potes comme ça aussi, donc... voilà xD Après je ferais peut-être des ajustements pour que ça soit plus explicite ?

Lady Agn, la vraie héroïne de ce roman, voyons !
Little Lullaby
Posté le 11/04/2020
"Un léger sourire pointa sur ses lèvres puis elle passa la porte, me laissant seule avec mes pensées. Demanderait-elle des détails quant à mes sorties ? J'avais promis à Trystan que nos rencontres demeureraient secrètes. Que se passerait-il si, la mère de mon nouvel ami apprenait l'existence de Basil ? "D'après ce qu'il m'avait dit, elle n'avait pas l'air très commode. Peut-être que son père aurait une opinion différente sur le chiot, mais je ne savais pas s'il était à la cour. Depuis mon arrivée, j'avais constaté qu'il n'était pas rare que les seules les femmes nobles ne viennent à la cour, emmenant avec elles leurs enfants."
je crois que sur la dernière phrase il y a une incohérence mais sinon,très bon texte.
Soah
Posté le 13/04/2020
Coucou !
Merci d'être parvenue jusqu'ici et pour ton gentil commentaire ! :)

Je ne vois pas d'incohérence, personnellement. J'exprime le fait que beaucoup de femmes nobles viennent avec leurs enfants sans leurs époux mais je n'affirme pas qu'ils en sont absents.
Cela dit, à la réécriture, je ferais attention à cette tournure de phrase qui peut être un peu compliquée pour rien.
L.A Marin
Posté le 10/04/2020
J'ai particulièrement aimé ce chapitre. La ballade nocturne, c'est comme si j'étais avec eux. L'innocence de l'enfance, et la témérité du début de l'adolescence. C'était magique comme moment.
Soah
Posté le 11/04/2020
je suis contente que l'ambiance t'aie évoquée tant de choses et surtout, celles que j'avais envie de faire passer ! :)
Lilas
Posté le 10/04/2020
J'ai commencé ton histoire hier et je dois dire que j'accroche vraiment beaucoup ! J'ai lu d'une traite ces 5 premiers chapitres avant de m'arrêter pour laisser un commentaire. J'aime beaucoup l'univers que tu poses, je trouve que tes mots sont particulièrement justes pour décrire les ambiances et les lieux.
L'histoire m'attire beaucoup, j'avoue avoir hâte de connaître la suite et je suppose la venue d'un certain nombre de péripéties.

Je suppose que tu attends certaines critiques constructives mais à part quelques coquilles je ne vois pas vraiment quoi dire. Ton vocabulaire est riche sans trop alourdir ta narration et les dialogues sonnent justes. De plus tu décris bien tes personnages, sans alourdir le trait mais en en donnant une description simple qui permet aussi au lecteur de laisser aller son imagination. S'il y a une seul bémol ce serait le décalage entre la narration adulte et l'âge de ton personnage. Je n'arrive pas à m'imaginer une fillette de 11 ans hors des dialogues. Ses pensées sont celles d'une adulte et c'est assez perturbant. J'avoue me poser aussi la question du pourquoi un personnage aussi jeune?

En tout cas, j'ai hâte de connaître la suite de cette histoire très alléchante!!
Soah
Posté le 11/04/2020
Hello Lilas ! :)
Ce que tu me dis là me fait très plaisir, surtout le fait que j'ai réussi à t'accrocher pour au moins 5 chapitres d'affilés ! :)
Même si les critiques constructives sont toujours appréciés, juste avoir vos ressentis me fait énormément plaisir - ça me permet de savoir un peu ce qui fonctionne ou pas avec ce que j'essaie de mettre en place ! :D

Quant à la narration, j'ai volontairement choisi de la faire plus mature que celle que pourrait offrir une enfant de onze ans, tout simplement car, si j'ai besoin de rehausser l'âge moyen de tous les personnages, je n'aurais pas à faire un gros effort de réécriture. Tout comme je m'interroge encore un peu sur la forme - peut-être qu'au lieu d'un récit au passé, le récit pourrait prendre une forme un peu plus conté et de ce fait, ça serait Nayla adulte qui raconterait son histoire... Bref, cette dichotomie me permet plus de liberté pour d'éventuelle modification ! :)
Quant à l'âge du personnage, c'est tout simplement parce que je souhaitais que cela soit "crédible" dans un environnement médiéval-fantastique. Au moyen-âge, les filles étaient pubères assez tôt, tout comme les garçons, donc j'essaie de me confronter à un cadre le plus authentique possible.
(par exemple, on a tendance à l'oublier à cause de la série mais, dans Games of Throne, Sansa a - dans mon souvenir, moins de quinze ans et Aria a environ une dizaine d'années.)

Tes compliments me font très plaisir et j'ai hâte de revoir par-ici ! :)
Alice_Lath
Posté le 05/04/2020
Oohh, je parie tout ce que tu veux que ce Trystan est un prince huhu et qu'elle va le voir à la cérémonie des Corbeaux! Pareil, le garde qu'elle a rencontré au début deviendra son Ombre, j'en suis certaine haha
J'aime toujours autant, y'a juste un point de détail qui m'a un peu gênée: je ne suis pas certaine d'avoir bien compris d'où est née la soudaine confiance des deux enfants huhu Mais en dehors de ça, ça m'a fait plaisir de voir Lady Agn intelligente dans la gestion de sa pupille
Soah
Posté le 07/04/2020
x: pour ne pas spoiler les gens, je ne répondrais pas trop à la première partie de ton commentaire, désolée !
Je note ! Enfaite, quand j'étais jeune, je me faisais des amis parce que j'avais un peu "décidée" que j'allais être leur pote. J'ai essayé de faire un peu ce micmac là, mais je devrais probablement dévellopé le fait que aussi bien Trytryjoli que Nayla se sentent seuls et que, avoir un p'tit copain secret c'est quand même sympathique. Comme les chapitres de la Reine sont déjà parfois longs, j'ai sans doute dû parfois inconsciemment raccourcis des trucs pour aller à l'essentiel ! Mais en tout cas ça me fait une bonne piste pour la réécriture, quand elle frappera !
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 04/04/2020
Très intéressant comme chapitre au niveau des obstacles rencontrés par Nayla.
Elle prend des risques et se fait un nouvel ami, mais finalement elle se fait prendre et la difficulté est renforcée.
On se demande comment ça va se passer par la suite. J'espère que Basil ne va pas être sacrifié, mais ça fait un moment qu'il n'y a pas eu de trigger warning alors je reste aux aguets :D
Soah
Posté le 04/04/2020
Coucou !
Haha, non, je suis une vilaine mais pas à ce point là xD Pauvre Basile !... L'histoire pour l'instant, ne présentera pas d'autres gros Trigger Warning - si ce n'est deux scènes de sexe (consenties) ! :) La deuxième partie, sera un peu plus corsée, mais je tâcherais de mettre l'information comme quoi le chapitre comporte des choses difficiles dans la description au début !
Litchie
Posté le 26/02/2020
Hello hello !

Ah, un nouvel allié ! Est-ce que Trystan va devenir l'ombre de Nayla ? Est-ce qu'on reverra le toutou (dis moi que oui :D) ?

J'ai pris des notes au fil de ma lecture, donc là je vais mettre à la fois les coquilles, les questionnements, etc., dans l'ordre si ça te va (et si ça va pas... ben mon commentaire sera de toute façon déjà posté xD) :

 “une récompense pour mes derniers résultats que la professeure Ùln avait qualifiés de 'satisfaisant'.” satisfaisantS
 “Je me débarrassais rapidement des vêtements que je portais pour l'enfiler.” Ici je dirais “débarassai” puisque c’et du passé simple mais étant donné que je suis moi-même nulle en conjugaison à la première personne au passé simple, je peux me plainter :’D
 “Je fermai la porte d'entrée de ma chambre à clef et utilisait l'entrée de service comme issue.” Ici, passé simple ou imparfait, ça sera pas utilisait avec un t
 “L'odeur de la nuit me parvint, à la fois à légère et chargée du parfum des fleurs endormies.” C’est beauuuu
 “quelques taches de rousseur grignotait la peau de son nez fier.” Grignotaient
 “masquant vainement une marque de naissance à côté de sa tempe gauche.” C’est bête, mais du coup je me demande où est la marque ^^; pour moi à côté de la tempe, soit c’est au-dessus de l’oreille et donc sur les cheveux, soit sur les yeux. Mais c’est peut-être parce que je n’ai pas une définition très clair de où commence et s’arrête une tempe XD
 “Le passage était étroit à peine assez grand pour moi ou pour lui.” La bienseillance ne voudrait-elle pas qu’on inverse “moi” et “lui” ? :’D
 “Je le suivis sans me faire priée, intriguée et émerveillée.+ prier
 OH UN BASIL <333 (j’ai un Basil dans ma nouvelle histoire :’D mais pas un canidé)
 “Je me suis dit que ça serait bien pour Basile d'avoir les beauté-au-clair-de-lune.” Au début tu as écrit Basil sans e puis avec
 “Ne sois pas désolée, soit meilleure.” Omg cette violence :’D
 “Nous n'avions jamais été aussi prêt l'une de l'autre.” Près
Soah
Posté le 27/02/2020
Piou piou !
Désolée, je suis très lente pour répondre - j'oublie de me connectée au site, en grande dadais que je suis ! v-v" ...

On reverra le toutouuuu, ouiiiii ! Et pour Trystan, je ne répondrais pas, tu verras :D

Merci pour les coquilles >-<"
En plus du passage sous Antidote quand l'heure sera venue, ça m'est vraiment utile !

Pour la marque de naissance de Trystan, ça lui prend la zone juste à côté de l'oeil jusqu'à la racine des cheveux et un peu le haut de la pommette ! Je n'ai volontairement pas trop détaillé pour que chacun se fasse sa petite idée ^--^

Et mince, je pensais avoir corrigé tous les Basile en Basil ! xD Fudge, faudra que je fasse attention v-v" grugru ! Merci :D

Lady Agn ne fait pas dans la dentelle xD

Encore merci de me lire, ça me fait vraiment très très très plaisir.
UnePasseMiroir
Posté le 16/01/2020
Salut ! J'ai lu les chapitres 3, 4 et 5 d'une traite sur mon téléphone, alors j'ai attendu d'être sur mon ordi pour écrire quelque chose de potable ;)

J'aime toujours autant ton histoire, et le tournant que la vie de Nayla a pris ! La façon dont tu décris l'éducation des futures Corbeaux est très intéressante, même si au début du 4 j'ai eu du mal à me situer dans le temps (était-ce juste après son entrée au service de la reine, ou plusieurs jours, voire semaines après ?) mais rien de grave! J'ai juste été un peu déçue que Yda disparaisse de la circulation sans qu'on sache vraiment où elle est passée - on suppose qu'elle est repartie au village, mais il n'y a pas eu de passage où elle faisait ses adieux à Nayla, et pourtant j'aimais bien la relation qui s'était construite entre elles...

Sinon, le personnage de Claire me plaît beaucoup ! Le fait qu'elle soit gauchère m'a tout de suite fait l'aimer lol (#teamgauchères !) et j'imagine que cela n'a pas fini de lui attirer des ennuis avec la préceptrice ! J'aime bien aussi le décalage entre l'enseignement sévère dispensé aux jeunes filles d'un côté, et Alm de l'autre, bien plus sympathique. Et en savoir un peu plus sur ton univers et les Corbeaux par le biais de son cours d'histoire était très bien trouvé, et très agréable à lire !

Enfin ce chapitre en lui-même était très mignon, avec la rencontre de Trystan et Basil ❤ Le passage avec les fleurs lumineuses était très beau, j'ai bien visualisé le paysage et ça m'a fait un peu rêver...
J'ai vu qu'AudreyLys l'avait mentionné, mais c'est vrai qu'introduire le besoin d'espace de Nayla un peu plus tôt serait mieux, là ça arrive un peu brusquement.
Et la reine Agn... je sais pas sur quel pied danser avec elle XD déjà d'où elle surveille que sa pupille soit encore dans son lit à une heure du mat ? Et d'où elle se permet de punir la pauvre fille aussi durement pour une petite fugue de rien du tout ?! Je suis outrée XD

Je suis curieuse de lire la suite en tout cas ! Ton histoire est vraiment bien, et ton écriture est fluide ! Merci (et à bientôt !)
Soah
Posté le 23/01/2020
Coucou très chère ! Je suis désolée de ne répondre que maintenant, mais jusqu'à il y a peu, je n'étais pas en France ! Je voulais prendre le temps d'être sur un ordinateur pour pouvoir répondre à tous vos gentils commentaires, dont le tiens ! :)

Je suis ravie que tu apprécies mon histoire, ça me fait vraiment chaud au coeur ! Je note que tu voudrais un peu plus d'indices de temps ! ^--^
Claire est un personnage secondaire important, j'essaie de la rendre aussi naturelle que possible ! Et puis il faut penser aux gauchers dans ce bas monde ! :p

Merci beaucoup pour tes compliments qui me font très plaisir et chaud au coeur ! <3
AudreyLys
Posté le 21/09/2019
« Vous pensiez que j'allais arrêter de vous torturer avec mes écrits nuls ? » -> je lirais pas si c’etait nul :P
J’ai bien aimé ce chapitré il est mignon et reposant. Le chiot tout choupi <3 (même si je trouve que Basile aussi fait très franchouillard). Les beautés au clair de lune, super idée ! Je pensais mettre des fleurs lumineuses aussi dans une de mes histoires, alors on va dire que je te copie :P.
Une semaine de punition pour une petite balade nocturne ? Bah dis donc ils y vont pas avec le dos de la cuillère XD Franchement c’est quoi le problème, elle fait juste une balade, enfin en prévenant c’est mieux mais Lady Noïra foutait quoi dans sa chambre à une heure du mat ? XD
Juste une petite remarque pour l’idée qu’elle se sent enfermée. Ce serait bien de l’introduire dans le chapitre précédent je trouve que c’est un peu soudain.
Sinon les coquilles :
Au milieu des robes grises et sombres, l'étoffe verte de la robe que je portais en arrivant étincelait presque. -> repetition , tu peux mettre les tissus noirs et gris
L'air de la nuit me caressa le visage. L'odeur de la nuit -> répétition, tu peux mettre l’air de l’extérieur
demanda faiblement une voix maladroite et d'adolescente.-> maladroite et adolescente
un léger sourire florissant sur les lèvres.-> fleurissait
légèrement piquée au vif par sa remarque sur le fait que je sois une fille. -> Je pense que tu peux enlever le « sur le fait que je sois une fille » c’est inutile et ça alourdit le texte, on avait compris pourquoi elle ate it piquée
Il attrapa sa main dans la sienne -> ma main ?
nous n'avions jamais été aussi prêt-> près et dans le contexte je trouve que proches sonne mieux

Voilà ce sera tout pour moi, continue !
Soah
Posté le 23/09/2019
poui ! ♥

Non, on rigole pas avec la discipline chez les Corbeaux ! :'D Je note pour l'idée de l'enfermement, j'introduirais cette idée un peu plus tôt ! c:
Quand au nom du chiot, je pense que plus tard ça fera tilt, mais voilà :D
Merci pour les coquillettes ><" Je suis vraiment très mauvaise pour me relire, pardon !

Le prochain chapitre arrivera probablement la semaine prochaine si tout se passe comme je l'entends ! ^-^
AudreyLys
Posté le 23/09/2019
ah mais c'est l'école militaire XD
Tu sais moi non plus je suis pas super bonne pour me relire. Tes coquilles ne me dérange, y en a spas assez pour ça. C'est sûr que comme ça on dirait qu'il y en beaucoup mais par rapport à la taille du texte, c'est pas grand chose.

Ok, j'attendrai ça !
Flammy
Posté le 20/09/2019
Coucou !

Je suis contente d'avoir enfin l'occasion de lire la suite ^^ Visiblement, tout se passe pas trop mal, si elle a le droit d'écrire une lettre à sa maman. Mais bon, je comprends rester enfermée, c'est pas glop. Même si c'était clairement pas la meilleure idée du monde xD Je vois les Corbeaux en parties comme des espionnes (pas que mais voilà), donc bon, se dire qu'on va échapper à ça, surtout quand on est la pupille de la reine, ça marche pas très bien :p

Mais bon, la sortie en elle-même est cool, donc on lui pardonne <3 Ca lui permet de rencontrer du monde, et surtout Basil, clairement le vrai héros de cette histoire ! J'ai trouvé toute cette scène vraiment touchante, surtout avec l'histoire des secrets qu'elle n'avait jamais eu. Et j'ai beaucoup aimé les fleurs !

Bon, bien sûr par contre, elle a été prise en flagrant délit à la fin, je le sentais un peu venir. Ce que j'apprécie, c'est que c'est pas tant la sortie qui dérange, mais de ne pas prévenir et du coup, de foutre un peu la merde. Je suis assez curieuse de savoir ce que c'est la pénitence. C'est vraiment quelque chose de carré ou c'est chacun qui soit trouver tout seul sa propre punition ? Et Lady Agn qui indique de prévenir la prochaine fois, c'est cool. Bon, par contre, pour le rendez-vous, c'est foutu. Par hasard, est-ce que Trystan va pas devenir l'Ombre de Nayla ?

Bref, j'apprécie toujours, et je suis très curieuse de savoir ce que va donner la cérémonie ^^

Deux remarques :

"je pouvais voir qu'il ne portait pas de livrer de page ou l'uniforme des employés" livrée

" Ma ma mère a peur des chiens," un petit problème là ^^

Pluchouille zoubouille !
Soah
Posté le 20/09/2019
Coucou ! :D
Oui, désolée comme je suis occupée mon rythme de publication est un peu de l'ordre de l'escargot @-@/ Comme j'ai toujours envie d'avoir un ou deux chapitres sous le coude avant de publié, ceci explique cela :p

Je suis contente que tu aies apprécié ! Ca me fait plaisir, vraiment ^v^
Basil est le héros de l'histoire, bien entendu ! Nayla n'est qu'une couverture pour écrire les aventures de ce super toutou ! :D

Le choix de l'Ombre se fait quelques chapitres plus loin, du coup... Je ne répondrais pas :D

Merci pour les coquillettes ! xD Surtout le "ma ma" c'est assez usuel chez moi quand je suis fatiguée, je double des mots sans m'en rendre compte ! Merci ! x')

Des bisous :D
Sorryf
Posté le 17/09/2019
"Vous pensiez que j'allais arrêter de vous torturer avec mes écrits nuls ? Raté !" -> hop hop hop interdiction de dire ça è.é je perds pas mon temps à lire des écrits nuls moi è.é

coquille :
"je le suivis sans me faire priée" -> prier.
C'est tout pour les coquilles ! hé, quand je repense aux premiers chapitre de Givre ou je ralais après les fautes... t'as fait de sacrés progrès !!

Ce chapitre est tout mignon, j'ai bien aimé la rencontre avec le garçon, qui a l'air gentil comme tout ! j'espère qu'ils auront une belle amitié ! je note qu'il a un grand frère. La petite escapade fait vraiment plaisir ! Puis la mère Agn qui vient casser l'ambiance è.é comment elle va le retrouver maintenant ? Enfin ça va, elle s'est pas trop fait engueuler et c'est normal qu'ils se soient inquiétés. j'ai beaucoup aimé le "prochaine fois tu me préviens", rassurant !
a voir en quoi consiste la pénitence. Rien de trop méchant j'espère !
La suite ! et interdit de dire que c'est nul ! j'aime beaucoup tes histoires moi !
Soah
Posté le 23/09/2019
merci pour les coquillles, je suis une grosse nulle pour me relire, du coup je laisse passer des trucs sans faire gaffe, heureusement que vous êtes là ! xD

Je suis contente que tu l'aies trouvé mignon, ce chapitre ! :D Trystan, c'est un gentil petit ! Et Lady Agn va se déridé (un peu) plus tard ! c'est pas une mauvaise bougre non plus ! c:

Je n'ai pas voulu faire deux scènes violentes aussi rapprochée, du coup la pénitence est évoquée/racontée mais pas vécue. Mais tu verras bien ! ♥

La suite devrais arriver la semaine prochaine si j'arrive tout se passe comme je veux ! :D
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