Chapitre 5 : Envol

Notes de l’auteur : On arrive dans la dernière ligne droite du Nano, pfiouf ! Pas facile de rattraper le retard que j'ai pris en m'absentant 5 jours, mais j'y arrive petit à petit ! J'ai peu de temps pour poster les chapitres, d'où le retard :)

Ethel émergea d'un sommeil sans fond avec l'impression de remonter à la surface d'une eau très, très lourde. Plusieurs fois, déjà, elle avait émergé avant de sombrer à nouveau. On lui avait dit, dort. Il n'avait pas fallu le lui répéter deux fois. Elle avait à peine pris le temps de détailler l’alcôve qu'on lui avait attribué. Elle s'était effondrée dans le lit de poupée plus ou moins confortable, et avait nagé avec délectation au milieu des couettes pour rejoindre les rives douillettes d'un repos réparateur. Déjà, en temps normal, elle était plutôt du type marmotte. Alors après avoir vu son corps réduit à un dixième de sa taille, débité en morceaux et recollé de toutes part, vidé de son sang, injecté de mille produits chimiques différents, il n'était pas outrancièrement étonnant qu'elle soit un peu fatiguée. Elle s'étira de tout son long, satisfaite de constater que, conformément aux dires de Clo, les douleurs avaient fini par disparaître. Elle se sentait toujours étrangère à son propre corps, mais cela, elle doutait que ça change un jour… Elle ignora scrupuleusement l'étrange pression entre ses omoplates que créaient les ailes greffées à sa structure osseuse, et roula pour se retrouver sur le ventre.

Une bouffée de bonne humeur tout à fait incongrue l'envahit. Elle sentait l'odeur d'un bon petit déjeuner titiller ses narines. La cause de cette bonne odeur, elle l'aperçut sans tarder. Sera avait déposé un plateau repas sur sa table de nuit. Hasard ou incroyable calcul de cuisinière, elle l'ignorait, mais une chose était sûre : la nourriture était encore chaude. Sera avait débité un restant de pain en petites tranches adaptées aux fées, qu'elle avait généreusement recouvertes de confiture. Elle avait surement barboté des portions individuelles en cuisine. Des oeufs brouillés complétaient ce festin. Elle engloutit tout en quelques minutes, jouant à deviner comment Sera avait bien pu adapter ses recettes avec des ingrédients totalement démesurés. Revigorée, elle se remit sur ses pieds et avisa la garde-robe qu'on lui avait attribuée. Visiblement, les fées avaient volé un peu tout et n'importe quoi à l'atelier textile, et elle avait du choix, tant qu'on restait dans un registre "fée".

Elle choisit un pantalon dont elle retira consciencieusement tous les strass, et un tee-shirt licorne qu'elle résolut de porter à l'envers pour afficher un habit noir uni. Elle se débarbouilla dans la cuvette d'eau qui avait été disposée à son attention, râlant contre les mèches platines bien trop longues qui la gênaient dans ses ablutions. Elle farfouilla dans les diverses boîtes de conserve qui remplaçaient ici les meubles classiques jusqu'à y dénicher ce qu'elle cherchait : une paire de ciseaux pour enfant. Elle cala l'outil toujours bien trop grand pour elle contre le rebord du lit, plaça une des ses mèches entre les deux lames, et fit pression de toute la modeste force de son bras pour les rapprocher. Elle réalisa parfaitement sa manœuvre jusqu'à ce que les cisailles entrent en contact avec ses cheveux. Elle pensa d'abord que les ciseaux avaient rouillés, ou qu'elle ne mettait pas assez de pression sur ses extrémités. Au bout d'une dizaine de minutes passées à suer sang et eau sur l'outil récalcitrant, elle dût cependant se rendre à l'évidence. Le problème venait de ses cheveux. De toute évidence, un ou une scientifique avait eu la brillante idée de résoudre à jamais le souci des coupes de cheveux made in petite fille agitée de manière définitive.

Elle eut beau s'acharner de toutes les façons possibles, la perfection de ses cheveux demeurait irrémédiablement intacte. Contrarié par ce nouvel affront fait à son libre arbitre par ce corps qu'on lui avait imposé, elle jeta rageusement les ciseaux. Ou plus exactement, elle donna un coup de pied dedans qui lui fit un peu mal, au vu de leur volume imposant. Les ciseaux, eux, restèrent on ne peut plus stoïques. En désespoir de cause, elle se tressa les cheveux, histoire de gagner en praticité. Ses doigts retrouvèrent tous seuls les mouvements appliqués nécessaires à la création des tresses collées qu'elle affectionnait. Les informations sur son physique lui revenaient par bribes. Elle aimait se coiffer comme ça, juste avant de couper courts ses cheveux bruns.

Elle écarta le pan de tissu qu'une des fées avait placé sur le miroir de son alcôve. Sans doute pour lui laisser le choix de se regarder ou pas. Elle fut touchée par le geste. Elle pris une inspiration et planta vaillamment son regard dans les yeux bleus de l'étrangère qui la fixait à travers la vitre. Au moins, ses vêtements lui ressemblaient un peu plus, maintenant. Et elle pouvait toujours s'imaginer qu'elle avait des allures de Valkyrie, avec ses longues tresses blondes. Elle se demanda si, avec beaucoup d'efforts d'ingurgitation, elle pourrait grossir pour perdre un peu cette morphologie qui la mettait si mal à l'aise. Il faudrait qu'elle demande à Mélusine, si elle ne faisait pas trop la gueule…

Elle remit soigneusement le pan de tissu en place. Pour le moment, elle préférait encore choisir les moments où elle s'affronterait du regard. Elle s'apprêtait à sortir de la pièce pour aller explorer les environs quand elle s'aperçut d'un léger détail. La sortie de l'alcôve donnait directement sur le vide. Elle s'approcha du bord avec circonspection et jeta un coup d'oeil vers le bas. Elle pouvait apercevoir le brasero central. En face d'elle, à diverses hauteurs, des niches semblables à celle où elle se trouvait actuellement avaient été aménagées le long des tuyaux, creusées à même les conduits de cuivre facilement malléables. Elle haussa les épaules. Ca n'était pas ça qui allait l'arrêter. Elle s'amusait souvent à courir de toit en toit, quand elle était plus jeune, à la quatorzième couronne. Avec une dextérité issue de l'habitude, elle se plaça à plat ventre au bord du précipice, laissant ses jambes ballantes dans le vide, puis enserra le tuyau entre ses mollets. Elle se laissa glisser peu à peu jusqu'à sentir son corps suffisamment proche du conduit pour l'agripper de ses deux mains. Un petit sourire de triomphe vint éclaircir son visage d'albâtre lorsqu'elle y parvint. Elle commençait à se laisser glisser tranquillement quand une voix guillerette s'incrusta à quelques centimètres à peine de ses conduits auditifs, manquant lui faire lâcher prise.

Ses mains se relâchèrent l'espace d'une fraction de seconde. Suffisamment pour qu'elle commence à déraper dangereusement le long du tuyau. Par un réflexe profondément ancré, elle colla son bassin contre le conduit, resserra la prise de ses cuisses et parvint à se stabiliser.
"Oups, pardon, je t'ai déconcentrée ?", s'exclama Clo. "À vrai dire, j'étais venue te chercher, mais tu as l'air d'avoir, heu, comment dire, trouvé une solution alternative."
Les ailes. Évidemment. Alors qu'elle était si fière d'elle quelques instants auparavant, Ethel se sentait maintenant un peu stupide, accrochée tel un chimpanzé à sa branche au dessus du vide. D'un autre côté, elle n'avait strictement aucune idée de comment actionner sa paire d'ailes, se corrigea-t-elle intérieurement. Elle n'avait donc pas à avoir honte. Un petit couinement résonna dans l'air alors qu'elle glissait légèrement vers le bas. Elle fit tout son possible pour garder contenance devant Clo qui continuait à la fixer d'un air un peu dubitatif.
"Bon, eh bien je t'attends en bas, dans ce cas", conclut la rouquine devant son silence obstiné.
Ethel se laissa couler le long du conduit jusqu'à se trouver à une distance acceptable du sol, puis se laissa tomber vers ce dernier, prête à se réceptionner avec sa souplesse de chat habituelle. Elle percuta le sol et commença à amortir le choc en fléchissant les genoux, jusqu'à ce que ses ailes, qu'elle avait une fois de plus oubliées, entrent en contact avec le sol, la déséquilibrant dans son mouvement bien calculé. Elle utilisa un petit monticule de mots fort peu recommandables en atterrissant le nez dans la poussière de la salle commune. Clo la rejoint en exécutant un atterrissage bien évidemment parfait et élégant, mais eu la bonne grâce de ne faire aucun commentaire. À l'exception de Clo, qui avait sûrement dû rester pour attendre son réveil, il n'y avait pas une oreille de fée à la ronde, au village.
"Tout le monde est parti en expédition vivrière, aujourd'hui. On commençait à manquer un peu de matière première et notre pauvre Sera se cassait un peu la tête. Il faut dire que tu as quand même dormi trois jours !"
Ça expliquait sans doute pourquoi elle se sentait si reposée et que toutes ses douleurs avaient disparu.
"Tu dois avoir encore super mal, je suis désolée pour toi… D'ici un mois ça devrait être complétement passé."
Tiens, pour une fois, la fée n'avait visiblement pas eu accès à ses pensées. C'était stupide, bien sûr qu'elle ne lisait pas dans sa tête, mais ça perturba un peu Ethel. Etait-ce si évident, d'avoir mal pendant des semaines ?
"Je me sens déjà mieux, pourtant", pensa-t-elle à haute voix.
"Vraiment ? Ouah, et bien tu ne connais pas ta chance ! Moi il m'a fallu trois mois pour me remettre de toutes mes crécelles, séquelles, et plusieurs manipulations de Mélusine…" Les ailes de Clo frissonnèrent d'une façon qui donna à penser à Ethel que les manipulations en question n'avaient pas dû être des plus agréables.
"Et comme tu le vois, j'ai encore des soucis d'élotucion. Ecolution. Bref, j'ai du mal avec certains mots. Mais j'ai récupéré quelques fragments de ma mémoire en échange ! Enfin, pas grand chose, je dois bien avouer. Je t'envie, tu sais…" Clo opina tristement de la tête, comme si elle cherchait à se rappeler quelque chose qui lui échappait constamment.
Ethel songea qu'il fallait avoir sévèrement touché le fond pour envier la situation de qui que ce soit ici, mais elle avait bien conscience de ne pas être la moins bien lotie. Maladroitement, elle tenta une manœuvre peu subtile pour sortir Clo de sa prostration. Elle n'était pas franchement douée à ces petits jeux de l'amitié, mais Clo en avait suffisamment fait pour elle pour qu'elle ne puisse pas totalement l'ignorer.
"Alors, c'est quoi le programme de la journée ?" Subtil ou pas le subterfuge marcha à plein tubes sur la petite fée qui commença à s'agiter de droite et de gauche, visiblement pas trop sûre de là où elle allait se rendre, mais certaine de le vouloir. Le programme, le programme… Sa face s'illumina brusquement comme si elle avait trouvé l'idée du siècle.
"J'ai trouvé ! Le programme, c'est envol !" Envol ? Ethel n'était pas sûre de se sentir prête à utiliser les choses qui avaient infesté son dos. Ni d'en avoir envie, d'ailleurs. Clo devait avoir retrouvé ses capacités surnaturelles, puisqu'elle coupa court à toute résistance immédiatement.
"Attend de voir, avant de dire non…" Un sourire en coin se répercuta jusqu'aux commissures de ses yeux, lui donnant une allure roublarde. Ethel se demanda quel âge elle pouvait bien avoir, avant sa rafle. Elle avait l'air si jeune, et elle faisait pourtant parfois preuve d'une étonnante maturité. Enfin, sauf là. Complétement surexcitée à l'idée d'initier une nouvelle fée au vol, Clo ne pouvait s'empêcher de voleter vers la sortie au lieu de marcher, comme si c'était devenu une seconde nature. Ethel était obligée de presser le pas pour la suivre.

La fée rousse se retourna vers elle en posant un doigt sur ses lèvres. "Normalement, on ne va pas jusque là-bas, parce c'est un peu dangereux. Mais c'est le seul endroit qui en vaille vraiment la peine dans toute cette usine. Suis-moi, tu ne le regrettera pas ! "

Mais où diable l'emmenait-elle ? Elles auraient pu s'entraîner dans la salle commune, non ? Les deux fées empruntèrent une palanquée de chemins souterrains que Clo connaissait visiblement sur le bout des ailes, se laissant parfois tomber de tuyau en tuyau, soulevant des grilles, escaladant des structures alambiquées… Finalement, elle la fit déboucher à la surface de l'usine à travers un soupirail bien placé. Elles se trouvaient dans une vaste pièce visiblement abandonnée depuis un bon moment. Il y avait certes de la place pour prendre son envol, ici. Mais, plus que tout, une chose que Ethel n'avait encore jamais vu de toute sa vie s'étalait sur le sol. Un rayon de soleil… Elle en était presque sûre, pour l'avoir étudié dans les livres. Il était presque impossible d'avoir l'occasion de voir le soleil quand on grandissait en ville. C'est à dire, quand on grandissait tout court, en fait, car la ville occupait quelque chose comme 98% du territoire. Les rares poches de verdure qui demeuraient étaient la propriété de célébrités multimilliardaires, ou constituaient des destinations très prisées. Pourtant, la petite tache lumineuse qui faisait danser des fées de poussière à travers la pièce fascinait Ethel. Elle se prenait à rêver que ça puisse être vrai.

Elle s'approcha doucement de l'apparition vaporeuse, et tendit la main avec une infinie délicatesse, comme si elle avait pu briser le rayon de soleil si elle ne le caressait pas avec assez de douceur. Elle eut un mouvement de recul instinctif en sentant la chaleur sur sa peau, avant de s'apercevoir que la brûlure n'était pas douloureuse.
"Ça peut faire mal, mais seulement si on reste trop longtemps dessous, lui rappela Clo. Une fois, Sacha a dormi dessous toute la journée en se déplaçant avec le rayon au fur et à mesure de la journée. A la fin, ça lui a fait une grosse trace rouge", rigola Clo en plissant d'amusement son petit nez aux mensurations optimisées. Ethel se plaça tout entière dans la douche de lumière, laissant son corps se régaler du rayonnement. Elle n'avait jamais rien ressenti de pareil, lors des cures d'UV que les plus jeunes devaient suivre régulièrement. Elle suivit le rayon jusqu'en haut pour voir d'où il provenait. Un dome de verre surmontait la pièce, suffisamment large pour laisser passer cette lumière, et suffisamment haut, peut-être, pour laisser voir les environs. Des environs naturels, à n'en pas douter… Ethel comprit aussitôt pourquoi Clo l'avait amenée ici. Elle n'avait plus qu'une seule envie : apprendre à voler le plus vite possible pour aller voir ça de ses propres yeux. Ou presque, se corrigea-t-elle automatiquement.
"Bon. Comment on procède ? " Elle n'eut pas besoin de croiser le regard de la la petite rousse pour sentir son onde de satisfaction se propager de façon indécente à travers la pièce. Commença alors un long calvaire. Ethel était douée pour beaucoup de choses, physiquement parlant. Mais de toute évidence, le vol ne faisait pas, mais alors absolument pas partie de ces choses. Au bout d'une heure, elle n'était toujours pas parvenue à déterminer quel muscle il lui fallait actionner pour faire bouger ces foutus machins translucides. Elle commençait à sévèrement perdre patience, d'autant que le rayon de lumière s'amoindrissait à mesure que le jour avançait. De toute évidence, Clo ne s'était jamais retrouvée face à une aussi mauvaise élève. Elles s'étaient même demandées, pendant un moment, si ce n'était pas là le fameux défaut de fabrication d'Ethel, mais lorsque Clo avait fait la série de tests habituels, les nerfs avaient répondu correctement.

Ethel s'étendit sur le sol, dans le rayon de soleil déclinant, en râlant tout ce qu'elle savait. Clo la regardait d'un air désolé. Elles savaient toutes les deux qu'il était plus que temps de rentrer. Les autres avaient dû rentrer depuis un moment, maintenant, et allaient se demander où elles étaient passées. De fait, elles arrivèrent au village quelques minutes à peine avant que les autres ne rentrent à leur tour.

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Edouard PArle
Posté le 14/12/2021
Coucou !
Ca se lit toujours très bien, un petit chapitre de transition comme ça, c'est plutôt agréable. Après j'espère qu'on va retrouver de l'action / des enjeux forts assez vite (=
Je comprends bien l'embarras d'Ethel devant le déballage du mal-être de Clo. C'est toujours difficile de réagir à ce type de confidences. C'était bien d'en apprendre un peu plus sur l'état d'esprit de Clo. J'espère que tu vas approfondir les autres personnages secondaires dans les prochains chapitres.
Certains paragraphes du début de chapitre sont un peu lourds pour la lecture numérique. Ce serait cool de passer un peu plus souvent à la ligne^^
Quelques remarques :
"lui avait dit, dort. Il n'avait pas fallu lui dire" il n'avait pas fallu le lui répéter pour éviter la ... répétition (mdr)
"même dormi 3 jours !" ->trois ? vu que tu mets les autres chiffres en toutes lettres
"j'ai encore des soucis d'élotucion. Ecolution." Bien vu xD
"sur le bout des ailes" bien trouvé ! ce genre de petits détails participent au charme de l'histoire
"habituels. Les nerfs" point mal placé
Un plaisir,
A très vite !
Marlène Goos
Posté le 04/01/2022
Oh, merci pour ton retour que j'avais manqué :) j'ai été un peu moins active depuis la fin du nano il faut dire, mais je m'accroche pour continuer le récit et le cloturer ! Petites coquilles corrigées, merci encore de les débusquer :) et bon à savoir pour la longueur des paragraphes
à bientôt !
Poppy Bernard
Posté le 04/12/2021
Tiens, tiens, donc ils n'ont pas accès au soleil dans cet univers ? Intéressant ! Je comprends mieux tout l'aspect cyber punk / Néon de la ville au début !
Clo est vraiment trop mignonne, j'ai hâte d'en découvrir un peu plus sur elle ! Et merci pour ce passage avec le tuyau, je me suis bien marrée !
Une petite coquille sur ce passage ; Elle n'eut pas besoin de croiser le regard de la la petite rousse
Sinon, le texte est toujours hyper fluide et l'histoire se dévore ! Bravo :)
Marlène Goos
Posté le 05/12/2021
Oui même pour moi ça fait du bien d'avoir des passages un peu plus légers comme ça haha ! La salle du soleil je ne l'avais pas prévue à la base mais elle s'est un peu imposée à moi. Bon appétit littéraire à toi alors :D
Poppy Bernard
Posté le 08/12/2021
J'imagine, en tout cas c'est une bonne idée pour ton univers :) Tu comptes le développer plus tard dans le texte ? (tu le fais sûrement déjà dans les prochains chapitres, je suis trop impatiente haha, la semaine est un peu speed mais j'ai hâte de reprendre ma lecture!)
Marlène Goos
Posté le 09/12/2021
Oui, au final cette salle a pris une certaine importance pour le récit :D
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