Chapitre 5 - Des montagnes devant, derrière, à gauche et à droite

Gulliver se cogna plusieurs fois contre les murs, et Muse contre les poutres au-dessus de sa tête - mais ils continuaient d’avancer dans l’obscurité, déterminés à mettre le plus de distance possible entre les porteurs de torches et eux. A ce stade, c’était un miracle qu’ils soient encore entiers … mais pour encore combien de temps ?

Le poney s’arrêta avec un couinement de douleur, les jambes tremblantes, et Muse n’attendit pas pour mettre pied à terre avec un gémissement pas plus énergique. Sa respiration déchirait ses poumons, et elle serrait encore le pendentif noir de la maîtresse de Gulliver dans sa main. Après quelques inspirations un peu moins douloureuses que les précédentes, elle glissa la chaîne autour de son cou, et se tourna vers son boulet à quatre pattes.

— Dans quel bordel de merdier on vient d’atterrir, là, sac à puces ? 

— Tu parles de l’ombre ou des types armés ?

Elle lui répondit par un grognement, puis ferma les yeux. A tâtons, elle trouva sur son épaule du sang déjà coagulé par endroit, mais aussi une plaie encore ouverte là où elle s’était cognée le plus fort contre les parois des tunnels. 

L’obscurité mélangée à la douleur la terrifiait - elle allait vraiment crever là, hein ? 

Et plus que tôt prévu !

Déjà qu’elle n’avait pas envie d’en finir, ce serait trop demander de mourir de vieillesse, au moins ?

—  Muse, j’entends un truc, murmura Gulliver.

Elle tendit aussi l’oreille, et après quelques secondes, par-dessus les battements de son coeur, elle entendit effectivement des pas qui s’approchaient. Elle poussa sur ses bras pour se relever, mais maintenant que la réalité de son état avait atteint son cerveau, dépasser la position assise lui paraissait insurmontable.

Une lueur apparut par un autre tunnel que celui d’où ils venaient - pas exactement celui où ils allaient, mais sans presque aucune lumière, difficile de savoir lequel exactement - et elle put voir une silhouette en armure approcher. 

Même de là où elle était, elle sut tout de suite que quelque chose clochait avec cette dégaine : l’armure était d’Aradhis, les gants et les épaulières de Pierremêle, les bottes de la Botte - ça ne s’invente pas - et le casque intégral, masque comprit … là, elle n’en avait aucune idée. Mais le déguisement ne la berna pas : dans la fente sur le devant du masque, elle reconnut immédiatement les deux yeux électriques qui illuminaient le tunnel. 

— Je ne vais pas vous blesser. » assura la voix de l’Ombre, de nouveau plus douce que lorsqu’il cherchait à les faire fuir. « Même si vous avez ruiné ma cachette. Suivez-moi.

Gulliver et Muse échangèrent un regard - ce n’était pas une bonne idée, de suivre ce type, hein ?

— Où ça ? demanda suspicieusement Muse.

— Une meilleure cachette. Avec de la lumière. Et moins dangereuse.

Pour illustrer son propos, il frappa d’un coup de poing un champignon que Muse n’aurait jamais repéré autrement, et une fumée mélodieuse mais décidément toxique s’en échappa. L’Ombre la captura dans une bulle, qu’il envoya exploser au loin.

— Je suis assez pour suivre le type qui peut mettre le poison dans des bubulles, murmura Gulliver.

Muse grogna, mais acquiesça.

— Okay. On te suit, oh-sombre-créature-des-cavernes, céda-t-elle avec exaspération.

— Feï suffira.

Feï ? se moqua le poney. Mon pauvre, c’est un nom de merde que ton maître ou ta maîtresse t’a choisi. Bien moins élégant que Gulliver.

L’Ombre leur tourna le dos et leur fit signe de le suivre en ignorant totalement le poney - une sage décision, que Muse réaffirma en donnant une tape sur le museau de Gulliver lorsqu’elle le vit rouvrir la bouche pour protester. 

Feï les guida dans le tunnel, jusqu’à un boyau un poil trop étroit pour les fesses de Gulliver. Mais le poney avança sans se plaindre, et elle grimpa derrière lui pendant encore quelques pénibles minutes d’escalade dont Muse se serait franchement passée. Lorsque le tunnel s’ouvrit enfin et que le postérieur du quadrupède s’écarta de son champ de vision, la lumière du jour lui fit plisser les yeux et pousser de nouveaux gémissements peu élégants. 

Ils étaient arrivés au creux d’une alcôve à flanc de montagne, de laquelle ils voyaient très loin dans les plaines. Au nord, la forêt d’Hexe recouvraient l’espace à perte de vue d’arbres multicolores, les villages faunes à peine visible entre les branches ; au sud, se dressaient la ville d’Aradhis entourée de champs, et ses grandes tours ocres, qui crachaient de la fumée sans interruption ; à l’ouest, elle distinguait à peine la ville naine de Pierremêle, au flanc de la falaise qui séparait les plaines en deux, à quelques kilomètres de là où le fleuve tombait de l’autre côté en direction de la Botte.

— Okay, y’a plus de lumière, constata-t-elle. Et maintenant, tu comptes nous balancer par-dessus bord pour te débarrasser de nous ?

La silhouette en armure s’assit sur le rebord, dos à eux et les jambes dans le vide, visiblement déterminé à rester le plus silencieux possible. Muse échangea un regard avec Gulliver, et en quelques gestes, elle lui suggéra qu’ils devraient profiter de l’occasion pour pousser leur kidnappeur dans le vide. Gulliver plissa les yeux et secoua la tête - et comme s’il pouvait voir par le dos de son casque, Feï soupira. 

— Me pousser ne servirait à rien. Je peux soulever l’armure à volonté, même dans les airs, ou la laisser tomber en morceaux.

— Prouve-le, exigea Gulliver.

Feï ne fit absolument rien pour leur démontrer ses capacités, et se contenta d’agiter doucement ses jambes de métal dans le vide, comme un enfant un peu trop grand. C’était presque plus flippant que s’il s’était mis à faire des pirouettes dans les airs en lançant des sortilèges offensifs sur tous les oiseaux qui passaient à proximité pour leur prouver de quoi il était capable. Muse profita du silence inconfortable pour examiner ses blessures - pas aussi graves que ce qu’elle s’était imaginée, mais quand même pas belles à voir - puis Gulliver brisa la tension en s’éclaircissant la gorge.

— Okay, très, euh, impressionnant. Pourquoi on est là ?

Après un nouveau silence, Feï redressa légèrement le menton, et le va-et-vient de ses jambes s’arrêta.

— Les Oranaï. Dis-m’en plus.

— Oh, et ben …» Gulliver se redressa, et mâchonna pensivement un brin d’herbe qu’il venait de dégoter sur la paroi. « C’est des gens comme toi et moi, qui ont été créés par des Maegis.

— Comment ?

— Quand j’étais un poulain trop faible pour survivre, ma maîtresse m’a insufflé le Naï, la conscience. Ou un truc comme ça. C’est pour ça que je parle ! Et mon frère, Edgard, il est pareil, sauf que lui, c’est un lapin.

Gulliver avait déjà mentionné qu’il avait un frère … et le mot lapin lui rappelait vaguement quelque chose.

— Les lapins, ça n’existe pas, constata-t-elle. C’est seulement dans les contes pour enfants.

— Bien sûr que ça existe ! Comme les poneys !

Avant que Muse ne puisse protester qu’elle était à peu près certaine que les poneys non plus ne devraient pas exister, Feï tourna la tête vers eux d’un centimètre suffisamment grand pour leur imposer le silence. 

— Le Naï. Comment elle l’a insufflé ?

— Hey, je suis la création, pas l’artisan. Faudrait que tu demandes à Fanom quand on la retrouvera.

Si on la retrouve. C’est mal parti, rappela Muse en tirant sur la pointe du pendentif.

— Mais peut-être que Feï pourrait nous aider ? Où t’as trouvé le collier de ma maîtresse ? Si on revient à cet endroit, il y aura peut-être une piste …

— Et ensuite quoi, on va encore dans des tunnels dangereux pour se faire poursuivre par des tarés ? Non merci ! C’est fini, tes plans foireux ! Et je vais pas perdre mon temps à trouver une Maegis, non plus.

— Tu te plaindras à Fanom, c’est pas de ma faute si -

— Silence, ordonna Feï. Vous parlez trop.

Il se retourna doucement, et les examina de son regard électrique. Muse ressentit sa colère, comme une vibration dans la musique de son essence magique, qui résonnait jusque contre la sienne - et elle se fit encore plus petite. 

— Vous avez compromis ma cachette.

— On a pas fait exprès, protesta Gulliver.

Muse lui donna une tape sur le museau pour le faire taire, et cet idiot fit mine de lui mordre les doigts. Feï les arrêta d’un regard, son armure parcourue de petits arcs électriques.

— Gulliver ? » Le poney déglutit, et acquiesça. « Ta … maîtresse, est-ce qu’elle avait prévu de te faire ainsi ?

— Hey, elle m’a emmené en voyage avec elle, c’est qu’elle doit pas me détester.

Feï l’observa quelques battements de coeur, puis se tourna de nouveau vers la plaine. 

Muse serra les dents. Comment pouvait-elle se sortir de cette situation merdique ? Entre le poney complètement stupide et la glauque boite de conserve emplie de ténèbres, elle était mal barrée … 

— Je vais vous mener à l’endroit où j’ai trouvé le collier, annonça soudainement Feï.

— Vraiment ? se réjouit Gulliver. 

— Juste lui, alors, parce que pour moi c’est fini, grommela Muse. Vous avez qu’à faire ami-ami, moi je me barre.

Elle se releva avec une grimace, mais Gulliver lui bloqua la route avec son gros postérieur poilu.

— Hey, tu peux pas m’abandonner comme ça, petite. On a encore un accord, toi et moi ! Et puis t’es la seule à avoir de vraies mains et un visage à montrer, c’est pas de trop dans ces contrées hostiles.

— M’en fous de notre accord. 

— Tu fais péter des pièges avec ton tambour ! Je ne te laisserais pas partir si facilement, tu sais.

Elle fronça les sourcils. Est-ce que c’était un compliment ? Une nouvelle tentative de l’amadouer ? Non, elle ne se ferait plus avoir ! Elle -

— Hey, rends ça !

Trop vite pour qu’elle réagisse, Feï avait attrapé son tambour pour l’observer de plus près. Elle se leva et se dressa sur la pointe des pieds pour le lui reprendre des mains, sans qu’il ne fasse quoi que ce soit pour l’en empêcher. 

— Ce n’est pas assez puissant pour détruire mes pièges, constata Feï.

— Sauf quand j’en joue. Et ne le touche jamais sans mon autorisation, c’est privé, pigé ?

Elle serra son tambour contre elle, le coeur battant et la mâchoire serrée. Elle avait vraiment cru qu’il comptait le lui voler … ou pire, le casser par pure cruauté. 

Mais à sa surprise, il acquiesça doucement.

— Tu peux me montrer ? demanda-t-il.

— Te montrer quoi ? Comment casser des trucs avec de la musique ?

Il acquiesça de nouveau, et sans faire un seul geste, ensorcela une dizaine de cailloux pour les faire danser en spirale au-dessus du sol. Muse soupira - si ça l’amusait … Elle s’assit devant le sortilège pour l’observer, tambour sur les genoux, et haussa les épaules.

— Facile. Je peux même le modifier. Et chanter en même temps.

— Frimeuse, se moqua Gulliver.

Muse leva les yeux au ciel, puis se recentra sur le sortilège de Feï. Très vite, elle trouva sur son tambour la rythmique adéquate - et dès qu’elle commença à chanter, la danse des cailloux changea :

Des montagnes devant, derrière, à gauche et à droite,
Porodhontos, le grand et rond Porodhontos,
Enfermé dans une vallée trop étroite
Rêvait de ne plus être un colosse

Elle chanta l’ennui et la peur du géant de pierre, et sa joie lorsqu’il rencontra le Magicien, qui promit de lui trouver un endroit où il pourrait rouler à sa guise, et l’envoya dans le ciel. Une fois qu’elle eut terminé de raconter sa mort, après qu’il eut roulé si vite qu’il éclata en mille morceaux qui s’écrasèrent sur le sol, Muse diminua doucement le son de son tambour, jusqu’à ce qu’il soit inaudible, et que les petits cailloux se posent avec délicatesse dans la poussière.

Elle releva les yeux vers son auditoire, et sourit lorsqu’elle vit que Feï la fixait avec fascination et presque trop d’enthousiasme - mais il reprit très vite sa froideur hostile. 

— Je veux apprendre ça, exigea-t-il.

— Comment faire danser des cailloux ?

— Ce que tu fais avec ta voix. 

— Euh … chanter ? 

— Non. » Feï poussa un sifflement agacé qui résonna contre le masque. « Rendre vivantes les histoires.

Muse ouvrit la bouche, perplexe, et la referma aussitôt - la demande de ce type bizarre était bien plus efficace pour l’amadouer que la promesse de Gulliver de l’écouter jusqu’au bout … Elle était vraiment faible de volonté, c’était affligeant. Elle déglutit, prit une grande inspiration, et espéra qu’elle ne regretterait jamais ce qui sortirait de sa bouche.

— Okay. On verra. Mais ce serait trop demandé d’aller ailleurs qu’au bord d’un précipice ?

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Debout la Nuit
Posté le 16/03/2021
Les scènes de ce chapitre dégagent de la douceur, dûe certainement à Fei. Même la chanson du colosse enfermé n'est pas stressante. Ces personnages sont plutôt positifs on dirait. Je lis la suite, pour savoir si cela se verifie. J'aime bien ton style, malgré qq petites erreurs.
AnatoleJ
Posté le 16/03/2021
Je suis content que ce chapitre soit doux, les moments de calme sont toujours précieux ^^ Je suis curieux de voir si ton impression positive des personnages va se maintenir !
AnonymeErrant
Posté le 02/02/2021
Edgard le lapin. Frère d’un poney qui parle. Oui, c’est ce que je retiens de ce chapitre. Parce qu’à la base, tu nous avais quand même superposé deux canassons l’un sur l’autre. Si, si, je me rappelle. xD

Malgré son tempérament, Muse dégage une certaine mélancolie je trouve. Et toujours cette musique qui parait si importante pour les gnomes. Feï est… étrange. Quoi qu’il soit vraiment, il me fait penser à « une vielle âme » qui ne connait pas « la vraie vie ». Je ne sais pas comment traduire ça, d’autant que je viens de le rencontrer, mais c’est l’impression que j’en ai pour l’instant. On verra si ça se confirme. Bon, ce duo qui devient trio promet encore plus de folies.

Trois fois rien :

...Feï tourna la tête vers eux d’un centimètre suffisamment grand pour leur imposer le silence. => j’ai bloqué sur cette phrase. Désolée. Je comprends ce que tu as voulu dire, qu’il a suffi à Feï de bouger d’un poil pour obtenir le silence, mais, pour moi, y’a un truc qui cloche dans la tournure.

— Tu fais péter des pièges avec ton tambour ! Je ne te laisserais pas partir si facilement, tu sais. => laisserai (je crois que je suis traumatisée par les ai/ais à force de m’arracher les cheveux dessus lors de ma propre écriture)
AnatoleJ
Posté le 11/02/2021
Je vois que j’ai encore traumatisé quelqu’un avec ces poneys superposés xD C’est quand même plus simple à porter un lapin !

Merci pour les petites fautes perdues que tu as notées ^^
dcelian
Posté le 13/01/2021
très joli, ce nouveau personnage !
pas évident d'introduire un troisième protagoniste dans cette joyeuse troupe, mais je le trouve franchement attachant. on dirait un enfant, mais on dirait qu'il est gêné d'être un enfant et qu'il se donne des airs autoritaires pour compenser... c'est très mystérieux !
j'aime beaucoup la phrase "rendre vivantes les histoires", une jolie image :)
AnatoleJ
Posté le 13/01/2021
Tu n'es pas très loin du compte pour Feï, "gêné" lui colle bien x) Très content que tu le trouves attachant !
A.C. Castelein
Posté le 16/12/2020
Me revoili, me revoilou pour la suite de la lecture ! J'ai noté plusieurs choses (surprenant, n'est-ce pas ?)

« Le poney s’arrêta avec un couinement de douleur, les jambes tremblantes, et Muse n’attendit pas pour mettre pied à terre avec un gémissement pas plus énergique. »

La répétition de « pas » dans cette phrase alourdit un peu l’ensemble

« Elle poussa sur ses bras pour se relever »

C’est un point de détail mais, jusque-là, on imaginait plutôt Muse debout, et non allongée par terre, notamment à cause du « mettre pied à terre ». Peut-être faudrait-il rajouter une phrase, pour signifier qu’elle s’allonge ?

« Mais le poney avança sans se plaindre, et elle grimpa derrière lui pendant encore quelques pénibles minutes d’escalade dont Muse se serait franchement passée. »

Dans cette phrase, il faudrait sans doute échanger la place entre « elle » et « Muse », pour clarifier un peu

« Au nord, la forêt d’Hexe recouvraient l’espace à perte de vue d’arbres multicolores, les villages faunes à peine visible entre les branches ; au sud, se dressaient la ville d’Aradhis entourée de champs, et ses grandes tours ocres, qui crachaient de la fumée sans interruption ; à l’ouest, elle distinguait à peine la ville naine de Pierremêle, au flanc de la falaise qui séparait les plaines en deux, à quelques kilomètres de là où le fleuve tombait de l’autre côté en direction de la Botte. »

La formulation ici (en particulier la description de Pierremêle) mériterait d’être un peu allégée dans ce passage. C’est assez lourd, de manière générale

« Gulliver avait déjà mentionné qu’il avait un frère … et le mot lapin lui rappelait vaguement quelque chose. »

Dans le dialogue, on assiste à un échange entre Gulliver et Feï. Du coup, instinctivement, on a l’impression que le « lui » est Feï et, donc, qu’on est passé de son point de vue… ce qui ne paraît pas des plus logiques

« — Les lapins, ça n’existe pas, constata-t-elle. C’est seulement dans les contes pour enfants. »

Là, techniquement, elle ne constate pas, elle assène, affirme….

« Avant que Muse ne puisse protester qu’elle était à peu près certaine que les poneys non plus ne devraient pas exister, »

Un peu lourd

« qui résonnait jusque contre la sienne »

Y a un petit souci de formulation ici…

« Feï l’observa quelques battements de cœur »

J’ai comme l’impression qu’il manque des mots ?

« Une nouvelle tentative de l’amadouer »

Tentative pour l’amadouer ?


Voilà, c'est tout pour ce chapitre !
AnatoleJ
Posté le 17/12/2020
Mon fichier est devenu tout rouge après avoir rajouté tes annotations, c’est festif au moins xD
Entre les phrases trop longues, les mots manquants et pas clairs, j’ai du boulot ! Merci pour toutes ces remarques, ça me sera bien utile ^^

« Elle poussa sur ses bras pour se relever »
Tu as raison, je pensais avoir explicité qu’elle s’était écroulée sur le sol comme un bon gros déchet, mais non x) Je vais rajouter ça !
Hastur
Posté le 16/12/2020
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé ce petit duo après quelques jours passés loin d'eux :). Et d'ailleurs, on se dirige tranquillement vers un trio dirait-il :).

Je me laisse toujours emporté très facilement par les personnages et leur caractère bien tranché. Les notes d'humour, le vocabulaire très cru fonctionnent toujours très bien. J'en redemande voilà tout :).

J'ai pris quelques petites notes, comme d'hab:
"et se tourna vers son boulet à quatre pattes."
Un nectar cette délicatesse !

"Et plus que tôt prévu !"
plus tôt que

"Je suis assez pour suivre le type"
Il manque un mot je pense

"Mon pauvre, c’est un nom de merde que ton maître ou ta maîtresse t’a choisi."
Ce tact vraiment !

"le plus silencieux possible"
Le sujet étant féminin plus haut, la plus silencieuse ?

"C’était presque plus flippant que s’il s’était mis à faire des pirouettes dans les airs en lançant des sortilèges offensifs sur tous les oiseaux qui passaient à proximité pour leur prouver de quoi il était capable."
J'ai trouvé ça phrase un poil lourde.

"comme une vibration dans la musique de son essence magique"
Très joli :)

En tout cas, l'aventure semble prendre un peu plus son envol ! C'est plaisant :)

A très vite !
AnatoleJ
Posté le 17/12/2020
Muse agrandit sa collection de boulets, il faut croire qu’un poney puant ça ne lui suffisait pas x)
Merci pour tes petites notes, elles me sont très utiles !

-"Je suis assez pour suivre le type" Il manque un mot je pense
C’est une variante de « je suis plutôt pour » que j’utilisais sans y réfléchir jusqu’ici, mais après recherche c’est effectivement très très peu utilisé x) Je suis partagé entre laisser tel quel (parce que Gulliver parle pas comme tout le monde) et mettre quelque chose de plus courant, en attendant j'ai bien noté que ça pouvait être perturbant ^^

"le plus silencieux possible" Le sujet étant féminin plus haut, la plus silencieuse ?
En théorie tu as raison (et en pratique aussi), j’ai juste le réflexe d’accorder en priorité avec l’identité de la personne et non avec le nom commun qui lea qualifie (fichue langue française et ses règles d’accords arbitraires)

A bientôt ^^
Mathilde Blue
Posté le 14/12/2020
Ouiiiiii, un nouveau chapitre !

J’ai beaucoup aimé le lire, ton écriture est fluide et mêle vraiment bien l’humour avec une touche plus sombre. C’est drôle et les personnages sont de plus en plus attachants. La relation entre Muse et Gulliver est particulièrement bien mise en scène et donne toujours le sourire ! Quant à Feï, finalement il n’a pas si l’air méchant x)

J’ai juste relevé quelques petites choses (mais ça n’engage que moi bien sûr) :

- « A ce stade, c’était un miracle qu’ils soient encore entiers … mais pour encore combien de temps ? »
Personnellement, j’aurais déplacé le « encore » à la fin de la phrase, ça casse moins le rythme je trouve.

- « et se tourna vers son boulet à quatre pattes. »
Pauvre Gulliver quand même x)


- « elle s’était cogné »
Il manque un « e » !

- « Une lueur apparut par un autre tunnel que celui d’où ils venaient - pas exactement celui où ils allaient, mais sans presque aucune lumière, difficile de savoir lequel exactement - et elle put voir une silhouette en armure approcher. »
J’ai dû relire la phrase parce que je n’avais pas compris au début ^^’ Je la trouve un peu longue et confuse… Peut-être qu’en la coupant en deux ce serait plus clair !

- « Au nord, la forêt d’Hexe recouvraient l’espace à perte de vue […] en direction de la Botte. »
Pareil, même avec les points virgules on s’essoufle avant d’arriver à la fin de la phrase je trouve ^^’

- « Muse ressentit sa colère, comme une vibration dans la musique de son essence magique, qui résonnait jusque contre la sienne - et elle se fit encore plus petite. »
Alors cette phrase, je la trouvais à la fois très jolie, et à la fois je trouvais qu’elle avait un problème au niveau du rythme. Je pense que le tiret n’est pas nécessaire et que ce serait mieux de couper la phrase à cet endroit en enlevant le « et ».

Voilà, voilà ! En tout cas, on rentre vraiment dans l’histoire et j’ai hâte de lire la suite !

À bientôt ;)
AnatoleJ
Posté le 15/12/2020
Feï est composé à 80% de ténèbres et 20% de veilleuses pour le noir, bien sûr que c’est forcément un vilain méchant D: (je sais, ça sonne très très crédible, chuuuuut)

Bien vu pour les coquilles et les phrases à rallonges ! Je vais corriger ça ^^

- « Une lueur apparut par un autre tunnel que celui d’où ils venaient - pas exactement celui où ils allaient, mais sans presque aucune lumière, difficile de savoir lequel exactement - et elle put voir une silhouette en armure approcher. »

Effectivement cette phrase là a besoin d’un gros remaniement. Elle m’a déjà donné du fil à retordre à l’écriture mais il faut sans doute une refonte complète !

- « Muse ressentit sa colère, comme une vibration dans la musique de son essence magique, qui résonnait jusque contre la sienne - et elle se fit encore plus petite. »

Je vois ce que tu veux dire pour le rythme, il y a effectivement quelque chose qui cloche (et c’est dommage dans une phrase qui parle explicitement de musique, quand même). Je vais changer ça !

Merci encore pour tes retours, à bientôt :D
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