Chapitre 5

Par Isapass
Notes de l’auteur : Si je suis ravie de l'avoir enfin terminé, je ne suis pourtant pas complètement satisfaite de ce chapitre : il me semble qu'après plusieurs mois de pause sur cette histoire, je peine à retrouver le ton. Donc, n'hésitez pas à me dire toute la vérité, pour que je puisse l'améliorer en correction. Bonne lecture !

– Comment ça, tu l’emmènes ? j’ai éclaté en le dévisageant avec des yeux ronds.

En fait, ce que je voulais dire c’était « Arrête de déconner, Big Boy, c’est pas le moment ! Pose-la tout de suite et déguerpissons ! »

Mais ma voix tremblait à cause de la surprise et de la panique qui m’envahissait. Des molosses allaient nous réduire en charpie — ou au moins réveiller tout le monde — si on filait pas vite, et ce grand couillon ne trouvait rien de mieux que de jouer les sauveurs ! J’ai regardé par la fenêtre pour guetter les chiens. Les reflets de la lanterne sur les vitres m’empêchaient de voir quoi que ce soit, mais les aboiements paraissaient assez lointains.

Le géant a haussé les épaules avant de se diriger vers la sortie avec son fardeau sur les bras.

– Walt, t’es dingue ! j’ai encore crié — et cette fois c’est parti dans les aigus. On peut pas l’emmener, elle est noire !

Il s’est tourné vers moi d’un bloc. Sous son regard bleu, mes joues se sont enflammées et je me suis senti merdeux comme jamais.

J’avais rien contre ces gens-là, pourtant. Je savais juste que si on s’en allait avec la fille, on pouvait dire adieu à la tranquillité. De ce que j’avais entendu dire, c’était presque aussi dur de tailler la route avec un noir que d’en être un soi-même. On vous accueillait plus nulle part, personne ne vous faisait travailler, aucun magasin ne vous servait…

J’ai vu sur le visage de Walt qu’il ne changerait pas d’avis. J’en aurais chialé de rage : il me laissait prendre toutes les décisions depuis qu’on était ensemble, mais en pleine crise, il m’écoutait plus.

Il a regardé les trois corps, puis m’a fixé à nouveau.

– Justement, elle est noire, a répondu Walter.

Et il m’a planté là, bouche bée.

En balayant à mon tour la scène des yeux, j’ai saisi ce qu’il voulait dire. Si on la retrouvait vivante avec trois cadavres de blancs, personne chercherait à comprendre ; en moins d’une heure, elle serait lynchée.

Dehors, les aboiements ont redoublé. Quand j’ai foncé vers l’extérieur, je me suis aperçu qu’ils n’étaient pas si loin et surtout, qu’ils se rapprochaient. Alors que je courais aussi vite que mon pied tordu me le permettait, j’imaginais déjà les crocs pointus qui se plantaient dans mes cuisses. Là-bas, Walt franchissait la barrière en portant la fille contre lui comme un nouveau-né. Il m’a attendu de l’autre côté. En plus de leurs cris, j’entendais maintenant les halètements des clébards surexcités. J’ai rampé pour passer sous la barre inférieure, Walt m’a attrapé comme un chaton par le col de ma chemise pour me remettre sur pieds, puis on a galopé jusqu’à notre campement. En quelques secondes, j’ai tout ramassé et on a déguerpi.

Malgré le sac de Walter et le mien qui me battaient les cuisses, j’avais jamais filé si vite. J’avais l’impression que les chiens nous collaient aux basques ; leurs cris rauques rythmaient ma course et m’encourageaient à suivre Walt, à ignorer la brûlure de mes poumons et mon pied qui cognait chaque pierre du chemin. Si la lune avait pas été pleine, je me serais étalé cent fois.

Au bout d’un moment, j’ai compris que les aboiements résonnaient plus que dans ma tête, mais on s’est pas arrêtés pour autant. Cette fois, c’était Big Boy qui menait et il ralentissait pas d’un poil. Il avait raison : derrière nous, on avait laissé trois cadavres, il fallait mettre le plus de distance possible entre eux et nous.

On a continué toute la nuit, vers l’est. Avec la force d’une locomotive, Walt déployait la mécanique de ses jambes de géant sans faiblir, comme si le corps de la fille pesait rien. Il empruntait les routes que quand on avait pas le choix. Sinon, il s’engouffrait dans des sentiers à peine visibles où les branches des haies nous fouettaient la figure. De temps en temps, il s’arrêtait pour me permettre de le rattraper et de respirer un peu. Il a même proposé de m’installer sur son dos. Tout mon corps demandait grâce, mais j’ai fait non de la tête et on est repartis.

Et pendant tout ce temps, une boue de colère me remplissait le ventre vague après vague, formait un marécage et pesait sur mes jambes fatiguées. Je savais que d’une manière ou d’une autre, cette nuit marquait la fin des quelques mois bénis que j’avais passés sur la route avec Walt. Les emplois faciles et les salaires honnêtes, les vêtements chauds, la présence tranquille et discrète de Big Boy, nos petites habitudes, tout ça s’envolait en fumée. Au mieux il faudrait traîner cette fille avec nous et ça nous fermerait bien des portes. Au pire on serait recherchés et la cavale n’aurait pas de fin. Je voyais sa tête ballotter sur le bras de Walt et à chaque pas que j’imposais à mes guiboles en feu je pensais : elle s’en fout, elle, elle dort.

 

À l’aube, enfin, Walter est entré dans une grange isolée. J’ai parcouru les dernières longueurs en titubant. Le choc de mes semelles contre le sol m’arrachait des gémissements. La porte à peine refermée, mes genoux ont lâché. Je suis resté le cul par terre, le dos contre les planches à contempler les taches noires qui se formaient devant mes yeux. Quand elles se sont dissipées, Walt redescendait du grenier à grain par une échelle. Sans un mot, il m’a chargé sur son épaule comme un sac et m’a porté là-haut. Il m’a déposé doucement dans un nid de foin, à quelques pouces de la fille qui avait toujours pas repris conscience.

– Ça va, Sam Carson ? il a dit.

Ses yeux bleu porcelaine étaient cernés — je me suis vaguement demandé à quoi, moi, je devais ressembler —, mais c’était surtout l’inquiétude qui se lisait sur sa figure. Quand j’ai hoché la tête, il m’a tapoté la joue de son énorme paluche, puis il a commencé à dénouer mes lacets pour enlever mes chaussures avec des gestes doux. J’ai voulu protester parce que l’idée qu’il joue les mères poules me passionnait pas, mais c’était trop fatigant. Je me suis laissé faire sans bouger, même quand il a grimacé en découvrant l’état de mes pieds. Alors qu’il farfouillait dans son barda pour trouver des chiffons, j’ai regardé la fille. Son profil noir se découpait contre le bois clair des murs de la grange, serein. Est-ce qu’elle s’était vraiment cognée ? Ou est-ce que c’était le… truc de Walt qui l’avait assommée ? Il pouvait peut-être pas viser quand il utilisait son pouvoir. Ça partait en vague et ça balayait tout…

En tout cas, elle respirait toujours : les boutons de son corsage montaient et descendaient régulièrement sur sa poitrine. La dentelle moussait sous son menton, encore immaculée malgré la balade de la nuit. Comment une fille noire pouvait porter une robe comme ça ? Elle coûtait probablement plus cher que tout ce que je possèderais jamais. Est-ce qu’elle l’avait volée ?

Les chuintements du foin sec et les soins de Big Boy qui nettoyait mes arpions en sang ont eu raison de mes interrogations ; je me suis endormi. J’ai revu les corps baignant dans leur mare poisseuse, la terreur sur leurs figures et leurs yeux qui paraissaient saigner. Dans mon rêve, en plus de tout ça, ils avaient pas de chaussures et la plante de leurs pieds partait en lambeaux. Walt se tenait au milieu, l’air grave. Il levait un doigt dans ma direction comme pour me faire comprendre que c’était un cadeau pour moi. Et moi je lui disais « Bravo, Big Boy ! Ils méritaient bien ça ! »

 

J’ai ouvert les yeux avec la sensation que quelqu’un me versait de l’acide sur les pieds. Quand la brûlure s’est un peu dissipée, j’ai senti le fumet de café et de pain frit. Mon estomac a gargouillé à n’en plus finir. J’ai rampé jusqu’au bord du grenier et j’ai jeté un œil en bas. Par le large battant de la porte, j’ai vu que Walt avait fait du feu juste devant la grange. Où est-ce qu’il avait bien pu trouver de quoi manger ? Qu’il soit debout et réveillé, déjà ça me laissait comme deux ronds de flan, alors imaginer qu’il avait encore battu la campagne après notre course de la nuit pour dénicher du pain… Ce type était à peine humain.

J’étais en train de me demander comment j’allais descendre l’échelle avec mes pieds à vifs, quand la fille a commencé à reprendre vie. C’est la curiosité qui m’a poussé à m’approcher tant bien que mal, en avançant sur les genoux ; je voulais voir à qui on avait affaire.

Comme des trappes qui basculent, ses paupières se sont ouvertes d’un coup sur deux billes plus noires. Brillantes. Braquées sur moi. Elle a inspiré brusquement une bouffée d’air qui a produit un sifflement entre ses dents et j’ai vu — vraiment vu — la peur traverser son regard. Je sais pas trop pourquoi, dans mon ventre, ça a remué le marécage qui a libéré des vapeurs suffocantes. Ça m’étranglait. J’ai eu envie de la gifler, de toutes mes forces.

Mais elle a frappé la première. En deux secondes, les yeux plissés, la lèvre retroussée sur les canines, elle s’était transformée en furie. Sa paume a atterri en plein sur mon oreille en m’arrachant un beuglement, puis elle m’a poussé si brutalement que je suis tombé sur le dos. J’ai failli dégringoler du grenier à foin.

– C’est quoi ce pouilleux-là ? Vous êtes un gars de M’sieur Harper ? elle a demandé en se relevant, prête à griffer encore.

On aurait dit qu’elle feulait. Comme j’étais toujours étalé sur le plancher, elle me toisait, le menton haut au-dessus de ses dentelles et les narines pincées comme si je puais le fumier. La rage a décuplé, je voulais supprimer cet air méprisant de sa figure. Malgré la douleur qui déchirait mes plantes de pieds, je me suis mis debout, presque en transe. Je la dépassais d’une bonne tête, pourtant elle a à peine reculé. À ce moment, j’étais trop aveuglé pour saluer son courage. Elle s’est tout de même troublée quand j’ai serré les poings en avançant vers elle. Je sais pas jusqu’où j’aurais été si j’avais pas entendu les barreaux de l’échelle qui grinçaient sous le poids de Walt. Elle a tourné la tête pour voir à qui elle avait affaire et aussitôt, la peur est revenue dans ses yeux. Elle a reculé à toute vitesse. Même quand son pied s’est pris dans le foin et qu’elle s’est étalée sur le derrière, elle a continué en s’aidant des mains jusqu’à toucher le mur, tout au fond du grenier. J’ai laissé échapper un rire amer à la voir terrifiée devant son sauveur. Big Boy nous avait fait prendre des risques pour rien. Pour être aussi mal perçus que d’habitude.

Et puis j’ai senti l’énorme main se poser fermement sur ma nuque, comme une mise en garde. Le garrot de fureur qui me serrait le cou s’est relâché d’un tour. À l’instant où la transe s’est dissipée, la torture a repris sous mes bandages, si bien que j’ai dû me remettre à genoux.

– Qu’est-ce que vous allez me faire ? a demandé la fille avec toute l’autorité dont elle était capable — c’est-à-dire pas beaucoup, face à la stature de Walt. Si vous me touchez avec vos grosses pattes sales, Miss Helen vous le fera payer, hein !

Elle avait cette diction particulière des noirs qui effaçait les r et malgré sa panique, des intonations curieuses martelaient ses phrases. Comme une petite fille qui jouerait à la grande dame. Une pointe de pitié m’a fait rougir d’avoir voulu la frapper, mais je n’arrivais pas à passer sur le mépris que je voyais sur sa figure.

– Mam’zelle… a dit Walt de sa voix profonde en avançant d’un pas.

– N’approchez pas, hein ! elle a hurlé en se plaquant contre les planches.

Big Boy s’est arrêté aussi sec avant d’enlever sa casquette pour la torturer entre ses grosses pognes.

– C’est M’sieur Harper qui vous a dit de m’enfermer là ? Quand Miss Helen va savoir ça, il aura droit à sa correction, hein ! Et vous, elle vous fera chasser à coups de fourche, faut pas croire !

Je bouillais de nouveau. Elle avait dû sentir que Walt n’était pas une menace, alors petit à petit, sa voix reprenait le ton de commandement qu’elle avait eu avec moi. Big Boy dansait d’un pied sur l’autre en me jetant des regards affolés.

– Mais qu’est-ce que tu nous chantes, avec ton Monsieur Harper ? j’ai craché. On t’a sauvé la mise, si pas plus, on a couru toute la nuit comme des dératés qu’on s’est fichu les arpions en charpie, et toi tu nous parles comme à des malpropres ? Va falloir te calmer, gamine !

Elle m’a dévisagé comme si j’étais fou furieux, puis elle a murmuré :

– Sauvé la mise…

Les griffes de son regard m’ont lâché une seconde et elle a frissonné. Peut-être que les évènements de la nuit lui revenaient. J’ai enfoncé le clou :

– Ouais, sans nous, ses salopards t’auraient violée ! C’est pas à nous qu’il faut t’en prendre.

Elle a de nouveau vrillé ses billes au fond des miennes en relevant le menton.

– Et alors ? elle a fait en haussant les épaules. On en meurt pas.

Walt a laissé échapper un couinement et ma bouche s’est ouverte sur le vide. Elle nous regardait tour à tour en nous mettant au défi de la contredire.

– C’est pas une raison pour enlever les gens ! elle a rajouté en pointant un doigt accusateur vers nous. Alors vous allez me ramener chez Miss Helen, hein !

Walt a encore poussé un gémissement.

– À… à la grande maison blanche ? il a demandé d’une voix tremblante.

L’autre a levé le menton plus haut, en posant les mains sur ses hanches.

– À Pierce Rock, oui. C’est là que je vis, qu’est-ce que vous croyez ? elle a claironné. Et dans la maison, hein, pas dans les dépendances !

J’avais de nouveau envie de la gifler. À la place, j’ai craché :

– Écoute, si tu veux y retourner pour te faire pendre, vas-y. On s’en fout. Mais nous, on remettra pas les pieds là-bas.

Elle a eu un hoquet.

– P… pendre ?

– Les types qui te maltraitaient, hier soir, ils sont morts. Et on t’a emmenée parce qu’on s’est bêtement dit que ça risquait de te retomber dessus.

Elle s’est recroquevillée tout d’un coup, comme si je l’avais frappée dans le ventre. J’ai continué quand même :

– Mais c’était avant de savoir que t’étais la grande dame de la propriété. Peut-être qu’on aurait dû te laisser tenter le coup ?

C’était à son tour de m’écouter bouche bée.

– Même Chancy ? Celui avec la veste bleue ? elle a fini par demander.

De mauvais gré, j’ai fouillé dans ma mémoire en me tournant vers Walt. Il a hoché la tête.

– Oui, y en avait un avec une veste bleue, j’ai lâché.

Elle s’est penchée en avant :

– Vous les avez tués ?

J’ai serré les dents et j’ai regardé Walt une nouvelle fois. Il tordait toujours sa casquette en mâchonnant sa lèvre, les yeux braqués sur moi.

– Non, j’ai répondu en baissant le nez. Enfin… non.

La figure de la fille s’est à nouveau crispée comme si elle avait mal. Pourtant, au bout de quelques secondes, cette tête de mule nous a encore jeté :

– Miss Helen, elle écoutera mes explications ! Je lui dirai que c’est vous autres bandits qu’avez tué Braun, que j’y suis pour rien. Je suis sûre que c’est vous. Parce que si je reviens pas très vite, Miss Helen va s’inquiéter pour moi et me faire chercher partout. Vous allez avoir de gros problèmes. Elle va envoyer M’sieur Clay avec tous ses gars et ses chiens à vos trousses !

J’ai tourné la tête machinalement vers l’extérieur. On entendait rien du tout, sauf les premières gouttes d’une averse.

– Ah ouais, et ils sont où tes chiens ? j’ai demandé. Ça fait plusieurs heures qu’on est là, ils auraient dû nous rattraper. T’es sûre que ta Miss Helen, elle s’inquiète vraiment pour toi ?

À vrai dire, ça m’étonnait moi-même, s’ils avaient des chiens, que personne nous ait trouvés. En tout cas, ma remarque a fait mouche parce qu’elle s’est troublée à nouveau.

– Ils vont venir. Attendez-vous à vous faire mordre vos fesses de pouilleux, hein !

Elle faisait encore la bravache, mais sa voix hésitait nettement, maintenant. J’en ai profité pour avancer vers elle, histoire de lui clouer le bec une bonne fois.

– Est-ce que t’es sûre que s’ils viennent, ça sera pas pour ta peau noire à toi ?

J’ai vu un dernier éclair de défi dans ses yeux, mais cette fois-ci, elle a pas répondu. Au bout d’un moment, elle s’est laissée glisser contre le mur du grenier jusqu’à s’accroupir dans le foin, les bras coincés entre les cuisses et la poitrine, le regard dans le vague.

J’ai senti la main de Walt autour de mon coude. Il m’a fait un signe de tête vers l’échelle et il m’a chargé sur son épaule pour me faire descendre. D’en bas, j’ai jeté un coup d’œil vers le grenier, mais d’où j’étais je voyais pas la fille.

Walt m’a installé sur un rondin, devant la grange, et il a ranimé le feu. Puis on a attendu en sirotant notre café, les yeux tournés vers l’ouest d’où on était venus.

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aranck
Posté le 23/04/2021
Un chapitre avec de beaux clins d’œil qui me plaisent beaucoup (racisme, place de la femme, image de l’homme, etc.)
J’aime aussi beaucoup l’entêtement de Walt, pas si fou que ça dans son analyse du monde. Sa volonté de protéger les plus faibles en fait un mec vraiment super !
Ils sont bien aussi, ces deux hommes à prendre soin l’un de l’autre à tour de rôle, on sent bien que l’attachement se fait.
J’aime moins par contre la réaction de Sam au tout début avec la fille. Je le trouve bien violent soudain ce petit, même si la nénette est un peu chiante (et aussi complètement naïve), mais qu’il ne comprenne pas sa peur m’étonne.
Par contre, j’aime bien cette histoire de ne pas mourir du viol, ça montre bien à quel point les femmes noires étaient réduites et à quel point elles finissaient par accepter (du moins pour certaines d’entre elles) leurs conditions de vie.
La discussion entre la fille et les deux hommes est aussi un peu longuette et les réactions ne me semblent pas toujours appropriées ou tout au moins un peu exagérées, ou moins justes, bref, c’est ce qui fait que j’ai un peu moins accroché cette fois, même si je n’ai pas éprouvé d’ennui du tout. Je n’arrive d’ailleurs pas trop bien à définir pourquoi. Peut-être que je m’attendais à ce que la fille finisse par comprendre qu’elle avait été sauvée et qu’elle se calme sans s’entêter de cette façon. Bref, il y a un truc qui me chiffonne que je n’arrive pas à m’expliquer. Si je trouve ce que c’est, je te fais signe.
Et il n'empêche que j'ai très envie de lire la suite !
aranck
Posté le 25/04/2021
Voilà, je crois que j’ai trouvé ce qui me dérange, la jeune fille passe de la peur la plus profonde au mépris, ce qui ne me paraît pas cohérent dans l’enclenchement des sentiments. Ou alors, il faut que ça monte en puissance plus lentement, et que quelque chose de clair provoque le mépris (qui n’est d’ailleurs apparent que dans les yeux de Sam, car moi, vu la gifle qu’elle lui colle, j’avais plutôt compris que c’était sa peur qui provoquait une réaction de survie).
L’annonce de la mort des trois hommes est aussi assez rapide, pas sûre qu’on annonce de sang-froid avoir participé à un assassinat, d’autant qu’il semblerait que Sam soit assez méfiant.
Et puis, il y a toutes ces personnes que la jeune fille cite qu’on ne connaît pas ; même si on devine facilement qui est Miss Helen, il reste les autres.
Bref, j’ai l’impression que tu as grillé quelques étapes, tout simplement, et que tu n’as pas pris le temps de tout poser.
Quant à la jeune fille, elle oscille entre naïveté et incrédulité, fragilité et force, donc ça aussi c’est un peu compliqué quand on ne fait que découvrir un personnage. Elle me fait d’ailleurs penser à le jeune fille noire d’« Autant en emporte le vent » (celle qui dit savoir faire un accouchement, mais qui ne sait rien du tout, je ne sais pas si tu as lu le livre ou vu le film ?), en moins bébête, mais en étant aussi confiante vis-à-vis de ses maîtres.

Voilà, si je ne suis pas assez claire, tu me le dis et on en parle par MP ou au tél.
Isapass
Posté le 26/04/2021
Je prends note de tes remarques, qui rejoignent pas mal celles des autres commentaires. Pourtant, je vais modérer un peu.

Pour ce qui est de la réaction de Sam, il a un pic de colère qui lui provoque une réaction très forte, mais il ne parle que d'envie de la gifler, rien ne dit qu'il l'aurait fait (dans ma tête, la réponse est clairement : non). Si j'y ai été si fort, c'est que je voulais montrer à quel point il est déçu et frustré par ce qu'il détecte dans les yeux de la fille, alors qu'il vient de vivre une véritable épreuve pour la sauver. Elle lui renvoie ce qu'il subit depuis toujours (le mépris), alors qu'il commence tout juste à s'ouvrir aux autres et que sa précédente expérience (avec Walt) a débouché sur quelque chose de positif. Donc c'est une vraie douche froide. Ceci dit, je vois bien que ça ne ressort pas comme je voudrais, donc je retravaillerai tout ça pour que son ressenti soit plus clair.

Pour la fille, en revanche, je vais attendre d'avoir écrit la suite et de voir vos réactions. Parce que, oui, sa réaction est surprenante à la fois pour le lecteur et pour Sam, mais moi je sais pourquoi elle réagit comme ça ;) (et je ne peux pas le dire, bien sûr). Je n'ai pas brûlé les étapes : les noms auxquels elle fait référence représentent le monde dans lequel elle évolue et elle est persuadée que Walt et Sam les connaissent aussi (elle demande d'ailleurs à Sam si c'est Harper qui les envoie). Qui a dit qu'il fallait tout poser avant d'écrire une scène ? Là, ce que je cherchais, c'était plutôt un choc ;) Son discours n'est pas cohérent parce qu'elle est choquée, en plein déni (plutôt que naïve), en colère, elle a peur... mais pas forcément pour les raisons évidentes. Quant au mépris, ça vient plus de sa façon d'être que des événements. Elle a un caractère de cochon, comme a dit Sorryf dans son commentaire !
Bref, je pense que la suite justifiera mes choix. Il y aura sans doute des ajustements à faire, mais pas autant que ce que tu me suggères, en principe ;)

Il ne me reste plus qu'à écrire la suite pour que vous puissiez comprendre XD

Merci pour ta réflexion, en tout cas, et pour ta lecture !
aranck
Posté le 26/04/2021
OK, je comprends mieux, mais dans ce cas, il faut que ce que tu dis apparaisse au moins en filigrane : "Si j'y ai été si fort, c'est que je voulais montrer à quel point il est déçu et frustré par ce qu'il détecte dans les yeux de la fille, alors qu'il vient de vivre une véritable épreuve pour la sauver. Elle lui renvoie ce qu'il subit depuis toujours (le mépris), alors qu'il commence tout juste à s'ouvrir aux autres et que sa précédente expérience (avec Walt) a débouché sur quelque chose de positif. Donc c'est une vraie douche froide."
Parce que le lecteur ne peut pas deviner le passé de Sam, qu'il n'apparaît pas comme particulièrement révolté, même si ses réflexions sont assez profondes. Et même si on se doute que la vie des saisonniers était rude, tous n'y réfléchissaient pas plus que ça et acceptaient leur sort, exactement comme la fille qui pense qu'on ne meurt pas du viol. Les pauvres acceptaient souvent leur sort, surtout aux USA.
Je ne dis pas qu'il faut tout poser, bien entendu, mais justement, je ne la sens pas particulièrement choquée ou alors, nous n'avons pas la même notion du choc. Je la sens en colère, prête à se défendre.
Et peut-être faut-il insister sur ça : "Son discours n'est pas cohérent parce qu'elle est choquée, en plein déni (plutôt que naïve), en colère, elle a peur..."

Je pense aussi que c'est cette phrase qui fait qu'on ne comprend pas la réaction de Sam "j’ai vu — vraiment vu — la peur traverser son regard. Je sais pas trop pourquoi, dans mon ventre, ça a remué le marécage qui a libéré des vapeurs suffocantes. Ça m’étranglait. J’ai eu envie de la gifler, de toutes mes forces." Pourquoi gifler quelqu'un qui a peur ? Or, c'est après la réaction de Sam que vient ce que tu appelles le mépris.

Le déni est peut-être à marquer aussi autrement, car il est en opposition avec le fait qu'elle reconnaisse qu'on ne meurt pas du viol (donc, il n'y a pas de déni, mais une acceptation de son sort). Pour moi, le déni serait de ne pas reconnaître qu'elle a failli y passer, avec des gens qu'elle connaît et qu'elle semble apprécier.

Bref, selon moi, mais je ne connais pas la suite de ton histoire effectivement, je trouve qu'il ne manque pas grand-chose pour que ça paraisse plus cohérent, peut-être en prenant le temps de développer certaines choses ou sensations.

Et donc j'attends la suite avec grand plaisir.
aranck
Posté le 26/04/2021
Et j'ajoute, (et après j'arrête) que je comprendrais la colère de Sam sur le fait que la fille se MÉPREND sur lui qui l'a sauvée et qui en a les pieds pourris, mais pas face à la peur qui est compréhensible. Donc, il ne faudrait pas que ce soit de la peur qui traverse son regard, mais du dégoût face à ce pouilleux qu'elle voit en se réveillant ou du mépris, si tu préfères. Voili, et maintenant j'arrête de t'embêter ;-)
Sorryf
Posté le 25/01/2021
Ouiiiii, Walter Cobb !!
Bon, les chapitres précédents remontent à loin, donc je sais pas quoi te dire pour la continuité de ton, mais en tout cas après deux lignes j'étais dedans !
J'adore ce nouveau perso féminin, au début je pensais qu'elle allait devenir le 3eme larron de la bande, mais finalement je n'en suis plus si sure... son réveil a été une surprise, lol !
j'ai un peu lu les autres commentaires en diagonale, et je suis plutôt d'accord par rapport à la réaction de Sam : je n'ai pas aimée qu'il veuille la taper, je n'avais pas trop vu de violence en Sam (j'ai vu que tu allais en mettre plus dans les premiers chapitres) donc ça m'a fait bizarre, et puis même si tu situes pas, on s'imagine l'amérique post-western, ou taper une femme c'est mal (dans l'idée... c'est mal vu quoi, faut protéger ces petites choses fragiles capables de donner la vie... j'imagine que c'est la mentalité de l'époque)(meme si probablement jamais respecté) Après il dit juste qu'il a envie de la gifler, pas qu'il l'aurait fait.
Par contre, j'ai vraiment beaucoup aimé la réaction de la fille et son "on n'en meurt pas" (mais si tu remplace par "j'en serais pas morte" pour être moins clivante, je trouve que ça va aussi bien).
Déjà, les deux garçons qui se prenaient pour des sauveurs se retrouvent bien attrapés !
et aussi, la fille minimise effectivement le viol, mais je trouve ça fort, on comprend tout de suite le monde dur dans lequel elle a grandi, femme + noire dans l'amérique profonde à l'époque de la ségrégation, elle a du en voir plein des viols, des abus de pouvoirs, peut-être en subir, voir ses proches en subir dans l'indifférence générale, et si elle a intégré ça c'est pas étonnant qu'elle ait cette réaction, je trouve ça plutôt réaliste, surtout qu'elle essaye de faire la forte devant ces inconnus, elle doit montrer aucune faiblesse, ça se tient bien.
J'adore qu'elle ait un caractère de cochon ! et apparemment les héros ont semé la pagaille en intervenant pour la sauver, je suis quand meme contente qu'ils l'aient fait, et j'ai hate que la glace se brise et qu'ils deviennent un peu amis <3 ! Ils sont si touchants, tous les trois !
Isapass
Posté le 25/01/2021
Oh la la, ton message me fait plaisir ! Déjà si tu as retrouvé l'immersion rapidement, c'est top, et puis tu as perçu pas mal de ce que je voulais faire passer. Ouf !
Bon, je vois que la réaction de Sam n'est pas très bien accueillie. Comme tu dis, il a une soudaine envie de la gifler, mais il n'est pas question qu'il passe à l'acte. En tout cas c'est comme ça dans ma tête, masi je vois que ça ne passe pas très bien. Je voulais surtout montrer qu'après les risques et la nuit épuisante, il s'attend évidemment à un peu de reconnaissance, et pas à cette espèce de furie. Et comme ce qu'elle montre c'est du mépris et de la peur (comme ce à quoi il a droit tout le temps), ça le fait un peu dégoupiller.
Pour le reste, beaucoup d'éléments de réponse ou de traits de personnalité de la fille vont s'expliquer plus tard, mais tes hypothèses (certaines s'approchent de ce que j'ai en tête) me montrent que je ne suis pas loin de la bonne voie ! Evidemment, je ne vais pas en dire plus ;)
Et effectivement, elle a un caractère de cochon, sinon c'est pas drôle.
Merci pour ta lecture et ton commentaire !
Gabhany
Posté le 11/01/2021
Coucou Isa ! Ca faisait trop longtemps que je n'étais pas venue te lire ! Alors dans l'ensemble j'ai apprécié ce chapitre, je n'ai pas vu de grande différence de ton (à part peut-être des phrases un peu plus longues et travaillées), mais ça fait longtemps que j'ai lu le dernier chapitre.
La seule chose qui me chiffonne c'est la fille et sa réaction face à Sam, je comprends qu'elle ait peur vu son réveil, mais quand il lui révèle qu'elle a failli être violée et qu'ils l'ont sauvée, quoi qu'elle en dise, j'aurais aimé un peu plus de ... politesse, à défaut de gentillesse. Et puis elle n'est pas en position de faire la fière (cela dit c'est tout à son honneur de les défier ainsi), je trouve que son arrogance est un peu déplacée.
Je suis tout de même très curieuse de lire la suite :)
A bientôt
Gab
Isapass
Posté le 11/01/2021
Salut Gabhany !
C'est gentil de venir par ici (alors que moi je suis tellement en retard sur ton histoire, j'ai honte ! D'ailleurs on ne s'est finalement jamais appelées, pour parler de ton plan, mais on peut toujours, hein).
Comme les commentaires précédents, tes remarques me confortent pas mal dans ce que j'ai fait, héhé. Je suis d'accord, la réaction de la fille est étrange par rapport à ce qu'on pourrait attendre, mais il y a une raison (voire plusieurs). Ca va s'éclaircir par la suite. Et tu as raison, elle EST arrogante. C'est d'ailleurs ce qui provoque la réaction assez épidermique de Sam. Je vois à vos commentaires que pour l'instant, ça donne lieu à pas mal d'incompréhension, voire ça paraît même incohérent, mais comme dans ma tête, les motivations de la fille sont claires, je verrai plus tard si vous trouvez toujours ça bizarre.
Désolée, du coup ma réponse est un peu confuse, mais ça devrait s'éclairer plus tard.
En tout cas, je suis contente que tu n'aies pas été choquée par une potentielle différence de style. Parce qu'en plus, ce chapitre est le premier qui comporte autant de dialogues alors, en plus de la pause, je me suis vraiment sentie sur le fil en l'écrivant.
Pour ce qui est de la suite, ça va encore attendre un peu parce que j'essaye de terminer mon projet SF ado (Starsailors) pour Galli, ce qui n'est pas gagné...
Merci pour ta lecture et ton commentaire !
Gabhany
Posté le 14/01/2021
Hello ! Si pour toi tout est clair à propos de la fille, c'est parfait et j'ai hâte d'en savoir plus sur elle !
et quand tu veux pour s'appeler, je ne suis pas dispo ce we mais le suivant oui. On peut poursuivre la discussion par MP ;)
Jowie
Posté le 28/12/2020
Hey Isa, ça fait longtemps !
Je n’arrive pas à croire que j’ai raté la sortie du dernier chapitre de Walter Cobb, Argh ! Mais bon, ça sera mon cadeau de Noël et c’est une bonne excuse pour retrouver ma PAL ;)

Personnellement, je n’ai pas eu de mal à me replonger dans l’histoire, tout m’est revenu naturellement. Après, comme ça fait quelques mois depuis ma lecture du chapitre précédent, peut-être que je n’ai pas remarqué des différences de ton entre le chapitre 4 et 5.

"Couillon" est peut-être un peu fort, j’aurais plutôt vu une expression un peu farfelue ou imaginative pour le narrateur, du genre « Ce gros cactus de Walter » ou un truc comme ça xD Je ne sais pas, ce n’est qu’une proposition.

«– C’est quoi ce pouilleux-là ?» ne m’a pas semblé très naturel pour quelqu’un qui vient de se réveiller dans sa situation. On dirait qu'elle s'adresse a une personne qui n'est pas là. En fait, si tu avais directement commencé avec « Vous êtes un gars de M’sieur Harper ?», pour moi, ça aurait bien marché !

D’après la robe de la fille et le dédain qu’elle adresse d’abord à Sam, je me suis dit qu'elle était issue d’une famille relativement aisée, et puis on comprend qu’elle est la protégée d’une certaine Miss Helen. Peut-être qu’elle pourrait, à un moment donné, préciser sa relation avec Miss Helen ? Par exemple : « Miss Helen – ma tante – etc ». Parce que là on dirait qu’elle part du principe que tout le monde se connaît. Après, il se peut que son lien à Helen est justement une sorte de mystère et que tu as fait le choix de le révéler plus tard?

J’avoue avoir été un peu bousculée par la réaction de la fille quand Sam lui révèle qu’elle a échappé à un viol. Est-ce que c’est possible de réagir avec une nonchalance pareille après avoir été acculée et agressée par trois hommes ? Vu son caractère, je l’aurais plutôt vue garder le silence en intégrant l’information, puis relancer la discussion dans une autre direction (notamment en exigeant d’être ramenée à la maison comme tu le fais par la suite).
Sinon, j’aime bien le fait qu’elle vacille constamment entre sa volonté d’asseoir sa position de force et l’hésitation/la peur. On a l’impression que son instinct de survie et sa peur se battent constamment pour avoir le dessus.

Je suis curieuse d’en savoir plus sur sa relation avec Miss Helen (qui, semble-t-il, n’est peut-être pas aussi bienveillante que ça), ainsi que les trois hommes qui ont essayé de l’attaquer. La fille semble bien les connaître, et même en apprécier ( ?) certains, notamment Chaucy.

Bref, le duo est devenu un trio et la dynamique entre eux promet d’être intéressante ! Je me demande comment la fille réagira que Walt a des pouvoirs surnaturels…

Comme toujours, ça a été un plaisir de te lire, ça fait du bien de retrouver ta plume:)

Bonne scribouille, j’espère que tu passes de belles fêtes, je te souhaite d’avance une bonne année 2021 pleine de santé, de bonnes surprises et d’inspiration !
Isapass
Posté le 28/12/2020
Hey ! Coucou Jowie !
En fait, j'ai posté ce chapitre pendant les HO, justement pour que ça reste discret parce que je n'en suis pas complètement satisfaite. Mais ça me fait plaisir de te voir là ♥
Ca me rassure si tu as repris ta lecture facilement. Mais j'ai quand même eu du mal à retrouver le ton. C'est peut-être aussi parce que c'est le premier chapitre qui contient autant de dialogues, alors ça aussi, il faudra que j'ajuste.
Beaucoup de tes remarques sont tout à fait logiques : c'est vrai que ça doit être un peu frustrant, mais c'est normal qu'on ne comprenne pas tout, parce que je comptais donner les éclaircissements petit à petit dans les chapitres suivants. Notamment pour les origines de la fille.
Et pour ce qui est de sa réponse surprenante en ce qui concerne le viol dont elle a failli être victime, sa réponse n'est pas due au hasard non plus. Idem pour le fameux Chancy, on saura pourquoi elle le cite, lui.
Enfin, pour ce qui est de Miss Helen, on a un indice dans le chapitre précédent : la propriété où Walter et Sam entrent pour sauver la fille a pour propriétaire une certaine Helen Wilkinson (ils le lisent sur un panneau à la limite du domaine). Mais c'est normal que tu ne t'en souviennes pas.
J'aime beaucoup l'impression que tu as eue : que la fille lutte entre instinct de survie et peur. C'est exactement ce que je voulais faire passer !

Merci pour ta lecture, ton commentaire et tous tes compliments ♥ ! J'avoue que je ne sais pas trop quand arrivera la suite parce que je me suis mis en tête de terminer mon autre projet (Starsailor, de la SF ado) pour l'envoyer au concours Gallimard.
Est-ce que tu leur envoies Hêtrefoux ? Je vais reprendre ma BL, d'ailleurs, je suis désolée pour les longues pauses !
Je te souhaite aussi une très bonne année 2021 en avance avec plein d'inspiration et... d'animation ;) ! (Et plein de Hêtrefoux :P)
Jowie
Posté le 30/12/2020
Re-salut !
J'avoue que personnellement, il me faut généralement passer sur les dialogues plusieurs fois avant de trouver le "bon" ton. C'est possible que dans des corrections futures, tu trouves un ton qui te plaise plus ^^
Pas de soucis pour les informations que tu n'as pas encore données, je m'imaginais justement qu'il y avait une part de mystère là-derrière. Si c'est volontaire de ta part, alors c'est tout bon :)
Je me réjouis de découvrir la suite ^^ et en l'attendant, c'est fort possible que je jette un coup d'oeil à Starsailor, qui m'intrigue. C'est super que tu te sentes à l'aise dans autant de genres différents! Oh, voilà un bon défi que tu t'es lancée, c'est une bonne motivation; je croise fort les doigts pour toi !
Il me semble que je leur avais déjà envoyé Hêtrefoux une ou deux fois pour les versions passées du concours, donc je pense passer mon tour pour cette fois ;) et pas de stress pour la BL (je trouve que tu vas vite pour toutes les choses que tu as à faire en parallèle)!
Bonne annéeeeee ! (oh oui j'ai plein de Hêtrefoux; ce tome 3 me donne du fil à retordre xD)
Samy
Posté le 02/12/2020
Hooo ! Un chapitre ! C’est noël avant l’heure ! 🎅🎄🎁
Enfin on en apprend un petit peu plus (minuscule chouia) sur la femme sauvée !

Sinon il y a deux petites choses qui m’avaient chiffonné à la lecture :
- Le mot « couillon » de la part de Sam est très étrange car cela ne semblait pas être sa manière de parler. En fait, j’aurais plutôt pensé à « nigaud » ou autre vocabulaire dans le genre.
- Ensuite qu’il veuille la frapper parce qu’elle le regarde de manière méprisante, pourquoi pas (vu son handicap, on peut comprendre que cela lui est devenu insupportable).
Mais si elle le regarde terrifiée parce qu’elle a peur et qu’il soit énervé au point de la frapper, de mon point de vue, ce n’est pas logique comme réaction. Sinon il faudrait expliquer pourquoi ça le rend furieux de voir de la crainte dans ses yeux. Bref, je pense qu’il manque un petit truc là pour que ça semble un peu plus compréhensible.

A part ça, hâte de savoir qui est cette femme, pourquoi elle veut quand même retourner voir cette Madame Hélène, qui est vraiment Walt, et où va les emmener cette histoire.
\(•ᴗ•)/
Isapass
Posté le 03/12/2020
Salut Samy !
Oui, un nouveau chapitre... il a été un peu laborieux étant donné que je ne suis pas vraiment dans une période faste, en termes d'écriture, et que j'étais un peu "rouillée".
Ah, je vois que décidément, je n'ai pas réussi à faire passer ce que je voulais sur le ressenti de Sam. C'est vrai que sa réaction est surprenante et disproportionnée. Elle vient du fait qu'il a pris des risques et qu'il a souffert (ses pieds le font encore souffrir, d'ailleurs). Du coup, il s'attend à de la gratitude, mais pas à du mépris ni à de la peur. Et comme il est crevé et qu'il a mal, il ne se met pas du tout à sa place à elle. Ca lui fait un choc qui se traduit par une envie de la frapper.
En fait ça paraît d'autant plus surprenant que ça ne lui ressemble pas, mais Sam EST en colère. Je me suis noté de mieux le montrer dans les premiers chapitres, d'ailleurs.
Je vais essayer de ne pas trop faire traîner la suite.
Merci pour ta lecture et ton commentaire précieux !
Makara
Posté le 24/11/2020
Coucou Isa ! Comme promis, me revoilà !
Bon, en effet, il y a des choses à retravailler ou éclaircir dans ce chapitre. Je te donne mon avis un peu « brut », j'espère que ça ne va pas te démotiver pour écrire la suite, ce n'est pas le but et peut-être que j'ai compris de travers certaines choses.
Alors sur la forme d'abord : je pense que tu n'as pas retrouvé le ton des premiers chapitres. Il y a un changement dans la narration. Je trouve l'approche de ce chapitre plus familière mais familière de l'heure actuelle pas du siècle dernier... Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Je ne pense pas qu'il y est énormément de choses à changer mais cela ne m'a pas fait la même impression. J'avais l'impression de me retrouver avec un perso du XXIème siècle subitement.

En ce qui concerne le fond du chapitre, là aussi, je n'ai pas été emportée mais je sais pourquoi et c'est purement un ressentis de chapitre : je n'ai pas aimé le personnage de la fille et je n'ai pas aimé les réactions de Sam. (Walt ça va). On en avait discuté ensemble de la manière de décrire les relations de l'époque entre noirs et blancs et c'est compréhensible que Sam ait des préjugés sur les noirs mais de là à provoquer une envie de frapper la femme tout de suite, je trouve ça trop fort. Je ne vois pas pourquoi tous deux ont une réaction aussi épidermique en se voyant. J'ia eu envie de les giffler^^
Je pense que tu ne voulais pas que la fille soit directement reconnaissante envers eux (ce qui est bien) mais là, les dialogues m'ont mises à l'aise. Je ne comprends quand elle dit que le viol n'a jamais tué personne. Bon, c'est peut-être un perso impertinent et effronté de base mais bon, là, elle savait très bien qu'elle allait être violée par trois ou quatres hommes et certaines femmes en meurent... J'avais presque l'impression qu'elle était en train de minimiser le viol, comme si c'était rien...
Qu'elle soit effrayée par son enlèvement c'est normal, au final, elle passe d'homme à homme donc bon c'est pas rassurant mais à partir du moment où Sam lui apprend qu'ils l'ont sauvé, j'attendais une autre réaction.
Je me doute que tu vas éclaircir ça dans la suite mais peut-être que tu pourrais m'expliquer sur ce que tu voulais faire passer au niveau des persos, des rapports avec les hommes, de ses réactions. C'est pas claire et je pourrai peut-être t'aider à retravailler le passage si besoin.

Remarques :

Au bout d’un moment, j’ai compris que les aboiements résonnaient plus que dans ma tête, mais on s’est pas arrêtés pour autant. => Tu as oublié le « ne ».« j'ai compris que les aboiements ne résonnaient plus que dans ma tête  »

Il empruntait les routes que quand on avait pas le choix. => Cette phrase n'est pas très jolie. Il empruntait rarement les routes ?

J’ai voulu protester parce que l’idée qu’il joue les mères poules me passionnait pas, mais c’était trop fatigant. => Je trouve la phrase un peu trop familière...

Son profil noir se découpait contre le bois clair  => Tu peux enlever l'adjectif, on sait déjà qu'elle est noire.
Je la dépassais d’une bonne tête, pourtant elle a (avait) à peine reculé.
Pour être aussi mal perçus que d’habitude. => Je trouve la phrase bizarre

Bref, voilà pour mes remarques, n'hésite pas à me demander de préciser si besoin.
Allez ! Du courage, du va vaincre ce blocage sur Walteeeeeeeeeeer
Isapass
Posté le 24/11/2020
Coucou Makara !

Pour tes remarques sur le ton et la forme, je note ton impression de "trop contemporain". De toute façon je sentais bien que ça coinçait un peu et en plus, il n'y a jamais eu autant de dialogues jusqu'ici, alors c'est vrai qu'il faut que j'ajuste. Du coup, ta remarque oriente bien, ça va carrément m'aider.

Pour le reste, finalement, je ne suis pas mécontente de tes réactions :) Parce que justement, je ne voulais pas que la fille paraisse sympa, je voulais même qu'elle paraisse complètement ingrate. Et je voulais que la réaction de Sam soit disproportionnée. Et si ça met mal à l'aise, tant mieux. Enfin sauf si ça met mal à l'aise pour moi tellement c'est nul et peu naturel (c'est ça ? tu trouves que ce n'est pas crédible ?). Mais si ça met mal à l'aise parce que ce n'est pas la réaction qu'on attendait a priori de l'un et de l'autre, ça me va très bien.
Tu ne trouves pas crédible qu'elle le frappe ? Alors que la dernière chose dont elle se souvient, c'est qu'elle était trainée par des gars qui voulaient très probablement la violer ? Là, elle se réveille face à un inconnu qui la dévisage, un inconnu masculin en plus, donc moi je trouvais ça pas déconnant qu'elle attaque immédiatement, si c'est dans son caractère.
Pour ce qui est de Sam, oui, il est très en colère. Mais pas parce qu'elle est noire. C'est surtout parce que maintenant qu'elle est là, il peut dire adieu à tout ce qu'il a bâti avec Walt et à son confort de vie qui s'est grandement amélioré. Et aussi parce qu'il ne comprend pas qu'elle le prenne de haut et qu'elle ait peur de lui alors que lui et Walt ont pris des risques pour la sauver. Il attendait de la reconnaissance, mais pas du tout ça.
Ca m'embête que tu n'aies pas compris ça parce que j'avais l'impression d'avoir insisté dessus (peut-être même trop).
Ceci dit, il y a aussi le fait que si j'ai évoqué plusieurs fois sa colère (à Sam) dans les chapitres précédents, on ne la voit pas tellement. Il est plutôt calme. Donc c'est vrai que ça fait un sacré changement. Mais je me suis noté de retravailler ça dès le début : Sam EST en colère. Il a une vie de merde et ça le gonfle !

Quant à la fille, je comprends ton impression et je pense que je vais remplacer "On en meurt pas" (pour le viol) par "J'en serais pas morte". C'est moins général, mais elle ne dit pas ça par hasard non plus, donc il faut que je garde l'idée. Et comme tu le dis, son comportement va s'expliquer par la suite, à la fois par son vécu et aussi par son caractère. Mais c'est vrai qu'elle est un peu "roublarde", par mauvaise foi, voire par auto-conviction. Quand elle leur dit "Et alors, on en meurt pas", c'est de la mauvaise foi pour leur dire "Je vous avais rien demandé". En gros, elle leur en veut énormément de l'avoir emmenée, à tel point qu'elle en oublie la tentative de viol (enfin pas tout à fait mais je ne veux pas te spoiler). Elle fait semblant de l'oublier, en tout cas.
Je ne sais pas si je suis très claire, avec mes explications. Mais comme la fille n'est pas forcément la pauvre fille persécutée à laquelle on aurait pu s'attendre, c'est normal que ses réactions surprennent, et ça devrait s'éclaircir par la suite.

Merci pour tes remarques de détails, je regarderai ça en correction.
Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire !
Plein de bisous
Vous lisez