Chapitre 47

Notes de l’auteur : Coucou ! Voici la première partie des souvenirs d'Altaïs (qui s'étirent sur deux chapitres pour des raisons de longueur) :) Vu les TW, je vais m'abstenir de vous souhaiter une bonne lecture ^^'

TW : Mort / Maltraitance / Homophobie

— Tue-le.

L’ordre claqua dans l’air, glacial. Du haut de ses dix ans, l’enfant répliqua fermement, ignorant sa peur :

— Non !

Elaran émit un soupir agacé. Le fouet qu’il tenait dans sa main fendit l’espace et l’enfant poussa un cri de douleur quand celui-ci déchira sa peau.

— Je ne me répéterai pas une troisième fois. Tue-le.

— Non, répondit difficilement l’enfant.

Il jeta un coup d’œil derrière lui. Un condamné à mort. Il ne savait pas quel était le crime qu’il avait commis, mais il ne pouvait pas le tuer. Il ne pouvait pas ôter une vie de sang-froid. Elaran s’approcha de lui et lui redressa le menton. L’enfant avait la mâchoire crispée sous l’effet de la douleur. Le sang avait imbibé la manche de sa tunique et gouttait lentement sur le sol.

Il ne détourna pas le regard, se contentant d’affronter son oncle dans un duel qu’il savait perdu d’avance. Elaran se pencha vers l’avant, et murmura dans son oreille.

— Tue-le.

Sa magie écrasa l’enfant, qui laissa échapper un gémissement. Il glissa un poignard dans sa paume et les doigts fins se refermèrent dessus sans qu’il n’ait le choix. Elaran l’obligea à se tourner vers l’homme, qui attendait la mort avec résignation.

— Tue-le.

Animé par une volonté qui n’était pas la sienne, son bras se leva et trancha sèchement la gorge de l’homme. Le sang gicla, éclaboussant son visage. Ses yeux s’écarquillèrent, et ses jambes se dérobèrent sous son poids lorsque la magie d’Elaran cessa d’agir sur lui.

Il étouffa un sanglot quand il comprit que l’homme était mort, et ses larmes se mêlèrent au sang qui maculait sa peau.

Des exclamations lui firent relever la tête, mais il se trouvait toujours dans un état second. Au loin, il aperçut Aliss et Mathéis qui rentraient d’une promenade à cheval. Son cœur se serra.

— J’espère que tu ne penses pas à les rejoindre, dit Elaran derrière lui.

Altaïs ne répondit pas.

— Ils ne voudront de toute manière pas de toi. Personne ne voudra jamais de toi.

Les mots résonnèrent cruellement autour de lui. Elaran avait raison. Personne ne voudrait jamais de quelqu’un comme lui. Il n’y aurait jamais rien d’autre que cette écrasante solitude. Et le désespoir.

 

Portés par sa magie, les souvenirs d’Altaïs heurtèrent de plein fouet tous ceux qui étaient présents dans la salle du trône. Aliss se précipita à ses côtés, rejoignant Alexander qui avait pâli. Il leur était impossible de repousser les images qui envahissaient leur tête, de repousser les souvenirs qui n’étaient pas les leurs mais qu’ils découvraient comme s’il en étaient spectateurs.

Tout ce qui précédait les dix ans du jeune homme était flou, indistinct. Mais rapidement, l’adolescence d’Altaïs leur parvint avec beaucoup plus de clarté. La violence y était omniprésente. Aliss lutta contre les larmes menaçant de déborder de ses yeux et son regard se posa sur le visage défait d’Alexander. Celui-ci semblait endurer la souffrance d’Altaïs comme s’il s’agissait de la sienne.

 

Altaïs ne se sentait pas à sa place. C’était pour cela qu’il détestait les banquets et les bals. Exposé à la vue de tous, il entendait les murmures sur son passage. Et il avait beau conserver un masque impassible, ces remarques le blessaient. « Monstre ». « Anomalie ». « Erreur de la nature ».

Beaucoup jugeaient qu’il n’aurait jamais dû naître. Non… Il ne se sentait définitivement pas à sa place dans ce monde. Il ne le serait jamais.

L’angoisse lui noua l’estomac. Il ne pourrait rien avaler ce soir. Il pouvait seulement attendre que cela passe.

— Altaïs ?

Il tourna brusquement la tête vers Aliss. La jeune femme était aussi rayonnante qu’à son habitude.

— Excuse-moi, j’étais ailleurs.

Aliss lui adressa un doux sourire.

— Je te demandais si tu accepterais de m’offrir une danse, cela fait longtemps.

Altaïs hésita. Cela faisait longtemps effectivement. Quand ils étaient enfants, ils dansaient régulièrement ensemble. Aliss adorait cela et Mathéis n’avait pas une patience suffisante pour enchaîner des heures de danse.

Mais il croisa brièvement le regard sombre d’Elaran plus loin et il ne put s’empêcher de frissonner.

— Non, je suis désolé. Je suis fatigué, répondit-il doucement.

Aliss eut l’air déçue, mais elle acquiesça avant de s’éloigner pour rejoindre Mathéis. Une lueur de tristesse traversa le visage d’Altaïs, mais celle-ci disparut dès qu’il vit Elaran s’avancer vers lui.

— Redresse-toi, lui ordonna-t-il.

Altaïs serra les dents.

— Je ne vois pas comment je pourrais me tenir plus droit, répliqua-t-il.

Elaran esquissa un rictus méprisant, et Altaïs blêmit lorsqu’il sentit sa magie s’insinuer en lui. Tous ses muscles se raidirent, et la douleur le paralysa un instant.

— Tu fais honte à ton rang, siffla Elaran.

Les effets de sa magie se dissipèrent lentement, et Altaïs se releva brusquement pour lui faire face.

— Cesse d’utiliser ta magie sur moi !

Ce n’était qu’un murmure furieux, mais Elaran haussa un sourcil.

— Fais preuve de davantage de respect quand tu t’adresses à moi.

Altaïs se rendit compte que les discussions s’atténuaient autour d’eux et qu’il était désormais au centre de l’attention.

— Quelle honte… entendit-il.

Il jeta un regard glacial à l’assemblée. Il ne lui fallut qu’une seconde pour prendre sa décision et faire volte-face en direction de la sortie de la grande salle.

— Si tu sors de cette salle, ne t’attends à aucune clémence, lança Elaran derrière lui.

Altaïs tourna la tête à demi.

— J’en prends note, répliqua-t-il avec insolence.

Et il poursuivit sa route, ignorant les regards qui se posaient sur lui. Les portes claquèrent derrière lui lorsqu’il sortit, et il entendit à peine les conversations reprendre avec entrain, sans doute pour commenter la scène à laquelle la cour venait d’assister.

Il n’eut même pas le courage de rejoindre ses appartements pour s’effondrer, se contentant du premier couloir désert qu’il trouva. Il haïssait la cour. Il haïssait ce palais. Il haïssait sa vie.

 

Aliss se mit à redouter que l’esprit d’Altaïs ne tienne pas face à l’afflux de souvenirs. Les émotions qu’il ressentait étaient trop intenses. Revivre sa vie ainsi risquait de le détruire.

— Aliss, l’appela Alexander d’une voix suppliante. Est-ce que tu peux l’aider ?

Aliss secoua la tête. Elle craignait qu’en cherchant à interrompre Altaïs, le choc ne soit trop brutal. Et elle n’était pas sûre qu’ils puissent réellement se le permettre. Les souvenirs d’Altaïs étaient la clé. Ils devaient y accéder. Au prix de sa souffrance.

 

Elaran le jeta violemment au sol et referma la porte de la chambre derrière lui. Altaïs l’avait rarement vu aussi furieux.

— Un homme ! hurla-t-il. Tu as réellement embrassé un autre homme ? Tu l’as laissé te sauter aussi ?

— Et si c’était le cas ? le provoqua Altaïs avec colère.

Elaran lui asséna une gifle retentissante, le faisant taire.

— Tu es si méprisable !

Altaïs redressa la tête. Dans son regard brillait une rage sans nom.

— Peu importe mes préférences, tout n’est de toute façon qu’un prétexte pour me haïr !

Une seconde gifle heurta sa joue et les larmes lui montèrent aux yeux.

— Tais-toi ! cracha Elaran. Ou je te jure que je ne réponds plus de rien !

— Comme si cela changeait quoi que ce soit, rétorqua difficilement Altaïs.

L’esprit d’Elaran s’insinua brutalement dans le sien et son cri résonna dans toute la pièce. Face à la violence d’Elaran qui déchirait son esprit, il ne put lutter bien longtemps. Il sombra dans l’inconscience.

« Je te hais… »

 

Alexander haïssait Elaran, de toute son âme. Mais il ne pouvait pas céder à sa haine. Car s’il le faisait, Altaïs n’aurait plus aucun moyen de se raccrocher à la réalité. Il posa doucement son front contre celui de son compagnon.

— Je suis là, murmura-t-il. Je suis là. Entends-moi.

Il répéta ses mots comme une litanie, malgré les souvenirs d’Altaïs qui tournoyaient dans sa tête et le meurtrissaient profondément.

 

Altaïs passa une main dans le sable et ferma les yeux, offrant son visage à la brise marine. Ces quelques jours de répit allaient prendre fin et laisser place à l’enfer. Il savait qu’Elaran était sur le point de le rattraper. Sa fugue serait lourde de conséquences, mais étrangement, il ne parvenait pas à regretter quoi que ce soit.

Il s’avança vers la mer et ôta ses bottes pour pouvoir tremper ses pieds dans l’eau. L’écume effleura sa peau et un doux sourire se dessina sur ses lèvres. Sans doute le dernier avant longtemps.

Des bruits de pas, étouffés par le sable, le firent se retourner. Elaran s’avançait vers lui, avec une allure parfaitement maîtrisée, le visage dur. Il aperçut plus loin des gardes, qui attendaient patiemment les ordres.

— Tu es ridicule, lança Elaran. T’enfuir ainsi… Tout cela pour quoi ?

Altaïs se contenta de le fixer de son regard glacial. Il savait qu’au moindre mouvement, à la moindre esquisse de magie, Elaran l’immobiliserait aussitôt. Mais quand celui-ci se rapprocha, il ne put s’empêcher de reculer d’un pas. Une vague éclaboussa ses jambes.

— Reviens, ordonna son oncle. Ne m’oblige pas à utiliser la force.

— Non, gronda Altaïs.

S’il voulait le ramener au palais, soit, mais en revanche il ne lui faciliterait pas la tâche. Répondant à sa colère, la mer s’agita autour de lui.

— Recule, avertit-il.

Elaran esquissa un sourire moqueur. Vif, Altaïs posa ses mains dans l’eau salée et les vagues grandirent, immenses. Elles se dirigèrent vers l’homme à toute allure, mais alors qu’elles s’apprêtaient à le heurter de plein fouet, il ordonna :

— Cesse.

L’eau retomba brusquement, trempant le sable.

— Ne bouge pas.

Altaïs grimaça lorsque son corps s’immobilisa. Il maudissait sa faiblesse. Elaran s’approcha de lui, faisant plusieurs pas dans la mer. Le premier coup lui coupa le souffle et l’envoya rouler dans l’eau. Un autre s’assura qu’il ne se redresse pas. Altaïs releva un regard brûlant de rage vers son oncle.

— Tu deviens de plus en plus incontrôlable.

Altaïs esquissa un rictus méprisant.

— Et cela n’a évidemment rien à voir avec la manière dont tu me traites !

Elaran le releva, mais Altaïs le repoussa violemment. Il le fit à peine reculer.

— Tu manques toujours autant de force, constata-t-il.

Il lui attrapa le bras, et le traîna sur la plage, ignorant son cri de rage quand il se débattit, affaibli par la magie d’Elaran. D’un geste de la main, il indiqua aux soldats de le rejoindre. Ceux-ci s’exécutèrent aussitôt, et maintinrent Altaïs en place.

— Jusqu’à ton retour au palais, tu seras traité comme un criminel. Ensuite, je m’occuperai moi-même d’appliquer ta sanction, et je peux t’assurer qu’elle sera sévère.

— Cela ne changera rien ! cracha Altaïs.

Elaran soupira et avança d’un pas. Altaïs manqua de s’écrouler, le souffle coupé, lorsque le genou de l’homme percuta son plexus.

— Cesse donc de toujours me résister.

 

Une larme roula sur la joue d’Altaïs. Puis, une autre. Il ne parvenait absolument pas à maîtriser le flot de souvenirs. Les verrous se brisaient l’un après l’autre et il revivait sa vie et toute la souffrance à laquelle il avait survécu. Mais son esprit vacillait dangereusement. C’était trop… Trop de douleur. Trop de colère. Trop de peur. Trop de haine. Il s’était trompé. Il n’était pas capable d’affronter tout cela.

— Je suis là, répéta Alexander.

Il espérait que ses mots avaient encore le pouvoir d’atteindre Altaïs.

 

Assis dans son lit, Altaïs laissa son regard fuir à travers la fenêtre. Le ciel était gris, nuageux. Il porta une main à son visage, là où un épais pansement couvrait sa joue. Ses doigts glissèrent jusqu’à sa lèvre fendue. Depuis qu’il avait regagné sa chambre, il n’avait vu personne d’autre qu’Elaran et quelques domestiques. Heureusement d’ailleurs. Il préférait que personne ne le voie ainsi.

Il laissa retomber sa main sur les draps, les froissant légèrement lorsque ses doigts se resserrèrent sur le tissu. Il ne s’était jamais senti aussi fatigué. Physiquement, mais surtout mentalement. Elaran s’était méthodiquement employé à lui faire regretter sa fugue.

Il ferma les yeux. Il se demandait de plus en plus souvent si sa vie valait réellement la peine d’être vécue. Il en doutait, mais s’accrochait sans savoir pourquoi. Comme si quelque chose l’empêchait de se noyer, de s’enfoncer trop profondément dans les ténèbres. L’envie de lâcher prise ne lui manquait pas pourtant.

La porte de sa chambre s’ouvrit. Il tourna à peine la tête vers Elaran avant de reporter à nouveau son regard vers la fenêtre.

— Que veux-tu ? souffla-t-il d’une voix lasse.

Elaran s’approcha du lit.

— Regarde-moi, ordonna-t-il.

Altaïs resta obstinément tourné vers la fenêtre.

— Regarde-moi.

Il n’eut pas le choix. Elaran constata avec satisfaction que la révolte avait laissé place à l’épuisement.

— Tes derniers actes m’ont forcé à réfléchir à ce que j’allais bien pouvoir faire de toi. Ta noirceur, ton insoumission permanente, ainsi que tes… choix de vie et ta fugue…

Altaïs ne manqua pas le mépris imprégnant les paroles d’Elaran.

— Tu bouscules constamment l’ordre des choses. Cela ne peut plus durer.

L’homme tendit la main vers son visage, mais Altaïs recula brusquement.

— Tu vas disparaître de ce monde.

Aucune émotion ne filtra sur le visage d’Altaïs, et il se détourna à nouveau.

— Fais ce que tu veux, je m’en moque.

 

Aliss réprima un sanglot. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu laisser faire tout cela. Elle ne comprenait pas comment ils avaient tous pu lentement laisser mourir Altaïs. Une main se posa sur son épaule, et elle releva la tête vers Mathéis. Celui-ci avait le regard dans le vague, obstinément tourné vers Altaïs.

Près des grandes portes, Natt ne bougeait plus, rongé par une pernicieuse culpabilité. Derrière ses fines lunettes, ses yeux clairs semblaient s’être figés, voilés par les souvenirs de son frère. De l’autre côté de la salle, Adhara était tout aussi immobile, trop choqué pour réagir.

Et les souvenirs continuaient à affluer, révélant les secrets enfouis dans la mémoire d’Altaïs.

 

Altaïs s’arrêta dans le couloir lorsque les sons d’une conversation houleuse lui parvinrent. Il s’approcha d’un petit salon sans un bruit et reconnut les voix du roi et d’Elaran. Il s’immobilisa, certain qu’il ne devrait pas se trouver là.

— Je pense confier le rôle de Grand Conseiller à Adhara, il est temps pour lui de se préparer à être roi.

— Quoi ? gronda Elaran. Tu m’écartes ?

— Disons plutôt que j’envisage de donner un nouveau souffle à ce royaume.

— Tu m’écartes, répliqua Elaran d’une voix sourde.

Altaïs retint sa respiration et tendit l’oreille.

— Ta politique est trop conservatrice, le peuple commence à montrer son désaccord.

Altaïs ne parvint pas à discerner la réponse d’Elaran, mais il entendit en revanche distinctement son cri de rage et le bruit de ses pas. Il comprit trop tard que l’homme s’apprêtait à quitter la pièce et n’eut pas le temps de s’écarter. La porte s’ouvrit à la volée, et son cœur rata un battement lorsque ses iris pâles croisèrent ceux plus sombres d’Elaran.

— Que fais-tu là toi ? rugit-il.

Il lui attrapa brusquement le bras pour l’empêcher de reculer.

— Qu’as-tu entendu ?

— Un certain nombre de choses, répliqua Altaïs, une lueur effrontée dans le regard.

Dans tous les cas, il allait en prendre pour son grade. Autant que ce soit pour une bonne raison. La poigne d’Elaran se resserra autour de son bras et il retint une grimace de douleur.

— Suis-moi, siffla-t-il.

Il l’entraîna à sa suite.

— Lâche-moi !

— Elaran ! Que fais-tu ?

Elaran et Altaïs se retournèrent tous les deux vers le roi.

— Je m’en vais lui rappeler quelques principes élémentaires, répondit-il froidement.

Le regard d’Altaïs se ficha dans celui du roi, comme une prière silencieuse. Mais celui-ci l’ignora et se contenta d’acquiescer. La peur lui enserra brusquement le cœur lorsqu’il comprit que personne n’empêcherait Elaran de passer sa colère sur lui. Le roi fermait toujours les yeux sur les agissements de son frère le concernant. Sans doute partageait-il en partie son point de vue. Sans doute se rappelait-il qu’Altaïs avait tué sa mère et conduit son père sur la même voie.

Il se mordit violemment la lèvre, sentant déjà les sillons sanglants déchirer sa peau. Non… Rien ne le sauverait de son oncle.

 

Alexander hoqueta face à toute la souffrance de son compagnon, qu’il ressentait comme s’il s’agissait de la sienne. Contre lui, le corps d’Altaïs était secoué de tremblements incontrôlables. Une larme roula sur la joue d’Alexander et se perdit dans les mèches sombres.

— Alex…

La voix d’Altaïs était brisée par les pleurs et ses mains s’accrochèrent à la tunique d’Alexander avec désespoir. Celui-ci resserra ses bras autour de son compagnon.

— Je suis là…

Altaïs luttait pour ne pas lâcher prise. Pas alors que le plus important lui résistait encore. Il devait briser le verrou qui pesait sur cette nuit-là. Il devait sombrer encore plus profondément, pour trouver ce qui lui était inaccessible. Sa magie parut s’amplifier alors qu’il s’acharnait avec rage.

Son esprit se fissura. Les derniers verrous se brisèrent.

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dodoreve
Posté le 14/10/2021
Les révélations ouiiiiiii - enfin on attendra la semaine prochaine, mais rien que la première scène renforce mes suspicions initiales : je vois bien Elaran forcer à tuer le roi de la même manière qu'on l'a vu le forcer à tuer un prisonnier. J'attends. Je ne bouge pas. Je verrai bien. Je saurai. >:(
Tu as bien dosé le rythme je trouve, en alternant souvenirs et présent. J'aurais aimé lire le point de vue de Natt, mais en même temps il serait probablement dur à écrire, et rester sur Aliss et Alexander concentre un peu les choses. J'ai bien aimé la lutte d'Alexander contre sa haine pour aider Altaïs d'ailleurs, ça lui donne une présence qui n'est pas que spectatrice.
À la fin c'est dit que "Sa magie parut s’amplifier alors qu’il s’acharnait avec rage." et je me demande comment elle s'exprime ? Son halo ? Fait plus froid ? magiemagiemagie
(Je n'ai pourtant pas d'obsession particulière avec la magie d'habitude mais je ne sais pas, j'aime toujours les perspectives que tu lui offres dans ton histoire, alors ça pousse à la gourmandise ahah)
À la semaine pro ! (ง°ل͜°)ง
Gabhany
Posté le 14/10/2021
Oh, Altychou <3 Avec ces premiers souvenirs, on a l'impression qu'Elaran est impliqué dans l'assassinat du roi, mais je pressens que ce n'est pas aussi simple et qu'Altaïs y a bien eu un rôle ... reste à savoir lequel, mais ce qui est sûr, c'est que cette ordure d'Elaran est responsable de tout. Encore une fois je lui souhaite les pires souffrances ^^ Le rythme de ce chapitre est très bien, les coupures dans les pensées d'Altaïs amènent un peu de dynamisme. Hâte de lire la suite !
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