Chapitre 42

Notes de l’auteur : Bonne lecture :)

Alexander était furieux. Mais il avait surtout l’impression qu’un poignard s’enfonçait dans son cœur et déchirait tout ce qu’il trouvait sur son passage. Il s’essuya rageusement les yeux. Il refusait que cela se termine ainsi, mais même s’il souhaitait rester auprès d’Altaïs, ses pas le portaient toujours plus loin. Un domestique passa près de lui et il ne réfléchit pas. Il l’attrapa brusquement par le col.

— Sais-tu où se trouve Elaran ? gronda-t-il.

— Dans son bureau, balbutia le domestique, peu sûr de lui.

— Où est-il ?

— Dans l’aile ouest.

Le domestique semblait réellement effrayé et Alexander le relâcha avant de s’élancer comme une furie vers l’aile ouest. Il traversait les couloirs d’un pas vif depuis une bonne dizaine de minutes lorsqu’il l’atteignit enfin. Il alpagua brutalement un nouveau domestique et réitéra sa question. L’homme s’apprêtait à répondre, mais ses yeux se posèrent soudain au-dessus de l’épaule du Protecteur.

— Que me veux-tu ?

La voix froide résonna dans le couloir, et Alexander se retourna lentement. Face à l’atmosphère électrique qui envahit l’espace, le domestique décampa sans demander son reste. Le regard émeraude se ficha dans les iris anthracite, empli d’une fureur sans nom.

— Vous le savez parfaitement, asséna-t-il, glacial.

Elaran haussa un sourcil, narquois. Alexander fit plusieurs pas dans sa direction alors que sa magie débordait autour de lui avec colère.

— Que lui avez-vous dit ?

Sa voix se répercuta dans le couloir et résonna autour d’eux, mais Elaran resta impassible.

— Je ne vois pas de quoi tu parles.

Alexander serra les dents.

— Bien sûr que si ! Vous…

Elaran lui coupa soudainement la parole, l’air agacé.

— Je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre vous, mais je suppose qu’Altaïs a dû mettre un terme à votre… relation, dit-il avec un dédain perceptible.

Alexander lui jeta un regard noir.

— Quoi qu’il en soit, je n’ai rien à voir avec cela. Cela dit, je t’avais plus ou moins prévenu, n’est-ce pas ?

Il laissa ses mots en suspens quelques instants, pour faire durer le moment.

— Peut-être ne supportait-il plus que tu le touches ?

Un éclat de satisfaction traversa son visage impassible.

— Vous n’êtes qu’une ordure ! gronda Alexander.

— Ou alors peut-être a-t-il seulement estimé en avoir fini avec toi ? Tu étais devenu un poids pour lui depuis votre arrivée, il est trop égoïste pour accepter cela.

Alexander avait beau savoir que ces mots avaient seulement pour but de le déstabiliser, ils n’en étaient pas moins douloureux.

— Altaïs n’est pas égoïste, répliqua-t-il tout de même, avec toute l’assurance qui lui restait.

Elaran ricana et fit quelques pas en avant, comme pour mettre un terme à la conversation.

— Si tu veux vraiment lui rendre un dernier service, rentre chez toi.

Alexander le fixa avec fureur.

— Vous finirez par tomber !

Elaran continua sa route sans lui prêter davantage d’attention et Alexander le regarda disparaître à l’angle du couloir. Toute l’adrénaline alimentée par sa rage parut soudainement l’abandonner, ne laissant qu’un vide béant dans sa poitrine. Alors c’était vraiment ainsi que se terminait cette histoire ?

Il avait l’impression que la douleur le faisait suffoquer. Il ne pouvait plus rester ici. Lentement, la mort dans l’âme, il se dirigea vers les escaliers, prêt à quitter ce palais où il n’avait plus aucune attache. Lorsqu’il atteignit la cour du château, il leva les yeux vers le ciel crépusculaire. Les nuages se teintaient de douces lueurs rosées. Il se passa une main fatiguée sur le visage. Combien de fois avait-il vu ce tableau aux côtés d’Altaïs ?

Sa magie ondula autour de lui, emprunte d’une tristesse déchirante. Comment avaient-ils pu en arriver là ?

— Attendez !

Alexander se retourna brusquement vers la voix qui l’avait interpellé et son regard croisa des prunelles aussi claires que la glace. Natt.

— Que voulez-vous ? demanda le Protecteur avec lassitude.

Natt s’approcha de lui, semblant analyser la situation.

— Vous partez ?

— Vous connaissez la réponse.

C’était en partie vrai. Lorsqu’il le souhaitait, Natt était le premier averti de ce qui se passait dans le palais.

— Je ne pensais pas que vous seriez le genre à fuir à la première déception.

Le visage d’Alexander se durcit et il serra légèrement les dents.

— Je ne suis plus le bienvenu ici.

Natt haussa un sourcil et remonta ses fines lunettes sur son nez. À chaque instant qui passait, le soleil continuait sa lente descente derrière la muraille du palais et les ombres grandissaient davantage dans la cour.

— Le pensez-vous réellement ?

Une lueur triste anima le regard d’Alexander.

— Je ne peux pas aider quelqu’un qui me rejette de toute son âme.

L’air habituellement impassible de Natt laissa entrevoir une émotion qu’Alexander eut du mal à déchiffrer. Était-ce… du regret ?

— Et si je vous offrais une place de choix dans l’armée ? Vous m’avez prouvé que vous étiez un homme de confiance.

Alexander ne répondit pas immédiatement, laissant le silence s’étirer autour d’eux, seulement brisé par l’agitation des domestiques et des soldats.

— Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, annonça-t-il finalement.

Natt acquiesça.

— Si vous changez d’avis, venez me trouver.

Alexander se contenta de hocher poliment la tête avant de faire demi-tour et de se diriger vers les hautes portes gardant l’entrée du palais. Natt le regarda faire, et une légère brise agitait les quelques cheveux qui dépassaient de la tresse reposant sur son épaule. Il avait fait une erreur, et ce n’était pas lui qui en paierait les conséquences.

 

***

 

Le bruit de ses pas était presque inaudible sur le sol de pierres blanches. Il tourna à l’angle du couloir, perdu dans ses pensées. La bibliothèque royale n’était plus très loin. Un cri lui fit soudain reprendre pied avec la réalité. Il resta immobile un instant. D’où venait ce bruit ? Le cri retentit à nouveau et il s’élança vers sa source.

Il traversa plusieurs corridors, s’éloignant de la bibliothèque, et le bruit parut se rapprocher. Il finit par atteindre l’aile des grands bassins, où étaient situées les plus vastes salles d’eau du palais, accessibles aux membres de la royauté et de la noblesse. Il fronça les sourcils sans ralentir l’allure. Pourquoi quelqu’un criait-il ici ? Le bruit retentit une nouvelle fois, tout près, et il ouvrit une porte à la volée, persuadé d’y trouver la personne en détresse.

La pièce était vide. Et les couloirs n’émettaient soudainement plus aucun son, comme si le cri n’avait jamais existé. Il s’approcha du large bassin, pensif. La surface de l’eau était parfaitement lisse.

La porte se referma, le faisant sursauter, et il se retourna brusquement. Son cœur rata un battement lorsque son regard croisa deux iris anthracite. Il venait de tomber dans un piège comme un parfait débutant. Le cri n’avait jamais été ailleurs que dans sa tête.

Il ne montra rien de son trouble et esquissa plusieurs pas assurés en direction de la porte.

— Écarte-toi.

Le visage marqué par le temps se durcit, et Elaran s’avança vers lui.

— Je te cherchais.

Altaïs ne manqua pas la menace sous-jacente, mais il répondit tout de même avec acrimonie.

— Tu as fait un peu plus que me chercher, mais c’était stupide de m’attirer ici.

Il tendit une main devant lui, et dans le bassin, l’eau se mit à onduler dangereusement.

— N’utilise pas ta magie.

Sa magie se figea alors que l’ordre atteignait son esprit, et l’eau cessa de s’agiter. Sans réfléchir, il bondit en direction de la porte, prêt à passer en force. Un instant plus tard, il se retrouvait brutalement plaqué contre le mur. La douleur se répercuta dans tout son corps lorsqu’il heurta la surface dure et froide.

Elaran ramena ses poignets de chaque côté de son visage, les enserrant d’une main de fer, et il se débattit violemment.

— Ne bouge pas.

Son corps s’immobilisa. Les battements de son cœur s’affolèrent. Il se détestait d’être si vulnérable.

— Que veux-tu ? articula-t-il difficilement.

— Je t’avais prévenu de te tenir tranquille. D’abord ton intervention lors du discours d’Adhara, tes recherches inutiles à la bibliothèque, et maintenant voilà que tu tues Sebastian.

— Tu n’as aucune preuve de ce que tu avances…

Il haletait. Écrasé par la magie d’Elaran, parler représentait désormais un effort considérable. Les mains se resserrèrent encore davantage autour de ses poignets et il grimaça. Il ne supportait pas ce contact indésirable.

— Allons, ne te moque pas de moi. Qui d’autre que toi aurait pu geler son corps ainsi ? Sans parler de la pièce dans laquelle il a été retrouvé…

Il ne répondit rien, se contentant de le défier d’un regard insolent. Elaran relâcha l’un de ses poignets, mais il ne pouvait de toute manière pas bouger. Ne serait-ce que resserrer ses doigts pour fermer son poing lui paraissait impossible. L’homme empoigna ses mèches sombres, et Altaïs grimaça, l’air écœuré.

— Lâche-moi, siffla-t-il.

Elaran n’en fit rien.

— Quel effet cela t’a-t-il fait de retourner là-bas ?

Son corps se tendit en réponse à la provocation. Elaran laissa échapper un ricanement moqueur.

— Question stupide, souffla-t-il. Il me suffit de regarder.

Les iris pâles se braquèrent à nouveau sur lui, effrayés. Il n’eut pas le temps de répondre que l’esprit d’Elaran s’insinuait violemment en lui, lui arrachant un cri de rage et de souffrance. Il ferma douloureusement les yeux alors que le souvenir reprenait vie.

Peur.

Dégoût.

Faiblesse.

Son corps se mit à trembler de façon incontrôlable et un gémissement lui échappa.

— Arrête !

Mais cela ne s’arrêta pas, et il retint difficilement un haut-le-cœur. Ses jambes ne le portaient plus, et il ne tenait debout que parce qu’Elaran le maintenait fermement contre le mur.

— Arrête !

Il ne maîtrisait plus rien. Il savait parfaitement ce qu’était en train de faire Elaran, c’était sa manière de le punir. Et il s’y retrouvait totalement soumis. Sa mémoire défila vers d’autres évènements, plus anciens. Des coups parmi tant d’autres. Des humiliations parmi tant d’autres. Des viols parmi tant d’autres. Défiant la magie d’Elaran, son bras libre chercha à le repousser alors qu’un cri passait la barrière de ses lèvres.

Soudain, il sentit Elaran bouger, l’entraînant dans son sillage. Sa perception floue de ce qui l’entourait ne lui permit pas de comprendre pourquoi, jusqu’au moment où son corps heurta violemment la surface de l’eau. Les images disparurent brusquement lorsque son dos toucha le fond du bassin. Des bulles d’air s’échappèrent de sa bouche. La surface lui semblait bien trop loin et son corps bien trop lourd.

Dans un effort désespéré, son pied tapa le sol si brutalement qu’une douleur sourde se propagea dans sa cheville. Mais il parvint enfin à passer outre les entraves qui paralysaient son corps. Sa tête creva la surface, et il put aspirer une grande bouffée d’air. Il fut immédiatement pris d’une féroce quinte de toux, les poumons brûlants. Il chercha le rebord en suffoquant et s’y agrippa. Elaran posa un genou sur le sol.

— Tu es calmé ?

Il releva son regard orageux vers son oncle et maudit son esprit qui pliait face à lui, le rendant incapable d’utiliser sa magie. À cet instant, il aurait été prêt à le tuer.

— Depuis ton retour, ton aura est encore plus noire.

L’orage vacilla légèrement. Elaran ne cherchait qu’à le déstabiliser, n’est-ce pas ?

— Que cherches-tu donc si désespérément ?

Ce qu’il cherchait…

— Ne me dis pas que tu penses réellement trouver un moyen d’ôter le verrou posé sur tes souvenirs… Tu sais que c’est impossible, surtout avec un esprit aussi fragmenté…

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

Sa voix avait fusé, mais les accents inquiets firent froidement sourire Elaran.

— C’est fascinant… Tu ne te souviens vraiment de rien ? Même après tout ce temps ?

— De quoi parles-tu ?

Il maudit les tremblements de sa voix. Il ne comprenait pas.

— De ce que le petit Altaïs a oublié…

Ses yeux s’écarquillèrent légèrement. Ses cheveux continuaient de goutter dans son cou et sur ses épaules à moitié immergées, mais il ne fut pas certain que ce fut ce qui le fit frissonner.

— Qu’est-ce que tu m’as fait ? souffla-t-il, sans être sûr de vouloir réellement savoir.

Le sourire d’Elaran s’agrandit.

— Oh, tu t’es débrouillé tout seul. Tu as toi-même enfoui certaines choses au plus profond de ton esprit, à un endroit si inaccessible que personne ne peut l’atteindre. Tu t’es bridé bien au-delà de mes espérances.

— Qu’est-ce que tu m’as fait ?

Son cri se répercuta sur les murs de la salle, leur revenant comme un écho. Un instant plus tard, la main d’Elaran appuyait sur sa tête, malmenant les mèches sombres pour le forcer à rester sous l’eau. Il faillit s’étouffer lorsqu’il eut le mauvais réflexe d’essayer de respirer. Ses poumons le brûlaient. Enfin, la pression se relâcha et il put remonter à la surface.

Pour qu’Elaran le fasse replonger. Les secondes passaient avec une lenteur affolante alors qu’il suffoquait. Son corps s’affaiblissait. La main tira ses cheveux pour sortir sa tête de l’eau et il inspira brusquement. Le souffle court et erratique, il posa ses avant-bras sur le rebord du bassin. Il pouvait à peine bouger.

— Ne me parle plus ainsi, est-ce clair ?

Il hocha faiblement la tête.

— Maintenant, tu vas m’écouter.

Elaran laissa passer un instant pour être sûr que le jeune homme avait bien assimilé ses propos.

— Je veux que tu ordonnes au chien qui te sert de Protecteur de partir.

Il redressa furieusement la tête et ficha ses iris bleu pâle dans les yeux de son oncle.

— Jamais ! cracha-t-il.

— Ou bien je le tue. Et je peux t’assurer qu’il souffrira. Tu as le choix.

Le masque de froideur et de colère se fractura.

— Pourquoi ? murmura-t-il, la voix sur le point de se briser.

— Tu as jusqu’à ce soir.

Elaran se releva. Il n’attendit pas la réponse et tourna les talons, abandonnant le jeune homme dans l’eau, trempé et désespéré.

 

Allongé sur son lit, parfaitement réveillé, Altaïs contemplait le ciel à travers la grande fenêtre de sa chambre. Il pouvait voir le croissant de lune qui ornementait le manteau bleu sombre parsemé de joyaux. Il avait choisi, parce qu’il savait qu’Elaran mettrait sa menace à exécution.

La vie d’Alexander était plus importante que le fait de pouvoir être avec lui. Même si ce qu’il avait fait déchirait son âme. Littéralement.

Sous ses draps, il ramena ses jambes contre son torse et ferma les yeux. Il n’avait pas le droit aux regrets. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était trouver un moyen de briser les verrous, et de faire tomber Elaran. Et si ses recherches à la bibliothèque n’avaient rien donné, il lui restait cependant un dernier espoir.

Il devait se rendre au Grand Temple de la capitale.

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Grisélidis80
Posté le 11/09/2021
J'espère qu'Alex arrivera à trouver une solution au Grand Temple pour qu'Altaïs retrouve ses souvenirs perdus.
Natt pense sans doute qu'Altaïs a besoin d'Alex et qu'il espère qu'Alex ne renonce pas définitivement à son amour pour Altaïs.
Je suis pressée de pouvoir lire la suite.
Mathilde Blue
Posté le 12/09/2021
Bonjour !

Alors c'est Altaïs qui veut aller au Grand Temple, mais on peut espérer qu'il trouve une solution ^^ Quant à Natt, effectivement il espère qu'Alex ne va pas tout laisser tomber, mais c'est difficile à dire dans ces conditions :/

À bientôt :)
petite_louve
Posté le 09/09/2021
Après tout ce temps, je suis enfin à jour !

La colère d'Alex est tellement compréhensible ! Je l'imaginais moins résigné que ça, mais après avoir été chassé comme ça, ça peut s'expliquer. Avec Elaran, ça a été plutôt calme, juste des maux. La souffrance émotionnelle d'Alexander est bien retranscrite et on a mal au coeur pour lui ! Nous avons quand même espoir que tout s'arrange, puisque ce rejet est basé sur un mensonge et la volonté d'Altaïs de le protéger !

Nous savons donc ce qui s'est passé, mais la réaction de Natt nous laisse sceptique. En qui est-il impliqué ? Pourquoi dit-il qu'il fait une erreur ? Surtout qu'avec le souvenir d'Altaïs, on sait qu'Elaran est responsable du chantage qui pousse le prince à rompre avec son protecteur.

On a encore beaucoup de questions, on attend la suite avec impatience ! On a aussi hâte de découvrir le Grand Temple qui donne espoir à Altaïs en ce qui concerne ses souvenirs. On espère aussi qu'il tiendra le coup sans Alex à ses côtés...
Mathilde Blue
Posté le 12/09/2021
Coucou :D

Oui Alex est plutôt résigné, mais en même temps il a vraiment le coeur en miettes ^^' Mais même s'il ne le sait pas, il y a effectivement une chance qu'Altaïs revienne vers lui puisque s'il a rejeté Alex, cela n'a rien à voir avec lui. En espérant qu'il tienne le coup d'ici là :/

Quant à Natt, hehe... Il restera un mystère jusqu'à la fin xD (Non je rigole, on finira bien par en apprendre plus sur ses motivations ^^).

Merci pour ton commentaire et à bientôt :D
dodoreve
Posté le 08/09/2021
Coucou Mathilde !
Alexander qui veut tout casser dans la baraque, yes <3 Je m'étonne que sa confrontation à Elaran se termine comme ça, juste par des mots et le découragement, mais en même temps c'est bien l'un des "pouvoirs" d'Elaran... J'avoue que j'ai eu du mal à replacer le souvenir : je croyais qu'il était bien plus lointain, limite qu'il remontait à avant le régicide, jusqu'à ce qu'Elaran mentionne le meurtre de Sebastian ! Je ne sais pas si c'était volontaire mais quoi qu'il arrive c'est aussi lié à une impression très subjective, puisque rien ne permet de le situer autrement.
Ah et merci Altaïs de ne pas baisser les bras malgré tout (coucou mes craintes à propos de la fausse solution de rupture) : j'ai bien hâte de voir ce que ça va donner cette histoire de Grand Temple !
Un truc m'étonnait d'ailleurs : la mention de son aura "encore plus noire". Je croyais que c'était plutôt la clarté qui était mal vue, et globalement le contraste d'une aura à la fois blanche et noire, plutôt que sur des teintes de gris comme il est censé être commun (si je me souviens bien, ce qui n'est pas certain)... du coup le fait de nuancer son aura, comme si elle pouvait être "plus foncée", me surprend parce que ça implique qu'elle n'est pas tout à fait contrastée alors que c'est bien ce qui fait l'objet du dégoût des autres débiles comme Elaran, non ? Honnêtement je ne sais plus, mais l'impression sur laquelle je reste m'interpelle un peu.
Oh et puis je ne pouvais pas rester dans l'indifférence avec ce Natt et sa natte (pardon), toujours très fidèle à son personnage qui sait tout ce qui se passe (j'adore qu'Alexander l'ait bien cramé là-dessus ahah) et qui regrette de n'avoir pas su faire en sorte qu'Altaïs se laisse aider par lui (et probablement de ne pas l'avoir assez aidé quoi qu'il arrive). Je prie pour que ce neuneu fasse quelque chose, mais en même temps ça lui ressemble tellement d'agir dans l'ombre, que je ne sais pas ce que je peux attendre de lui. En tout cas j'aime bien parce que c'est un personnage secondaire "moyen", pas héroïque, assez humain pour être nul parfois, et aussi assez humain pour être là malgré tout. Bref, normalement tu savais déjà que j'aimais la moindre de ses apparitions donc je vais attendre sagement la suite pour mieux le juger (huhu).
À la semaine prochaine <3 !
Mathilde Blue
Posté le 08/09/2021
Coucou :D

Oui je vois ce que tu veux dire sur le passage de la colère au découragement à la fin de la conversation, mais il est un peu en miette à ce moment, et comme tu le dis, Elaran sait taper où ça fait mal pour parvenir à ce genre de résultat ^^’ Donc Alex est juste clairement au bout de sa vie, il voudrait être en colère, mais il est surtout un chouïa désespéré.

En ce qui concerne le souvenir, c’est normal que ce soit flou au début puisqu’il n’y a aucune indication ;) L’idée c’était de comprendre au fur et à mesure à quoi mène ce souvenir ! Et oui Altaïs s’accroche tant bien que mal, même si lui aussi est au fond du trou !

Alors par rapport à ton questionnement sur les auras. Ce qui est mal vu ce sont les auras sombres en général (parce que les gens assimilent aussitôt ça à une personne mauvaise), et encore plus une aura noire qui n’est pas censée exister, sauf dans le cas des auras mêlées. Donc le problème d’Altaïs réside dans le fait qu’une partie de son aura est noire, et donc les gens l’associent un peu au mal, en plus du fait que les auras mêlées sont vues comme une anomalie. Mais son aura peut varier, parfois le noir prend le dessus sur le blanc et vice versa. Donc dans le cas présent, Elaran lui signale que le noir de son aura ravage la partie blanche, et donc Altaïs se laisserait engloutir par les ténèbres et blablabla. J’espère que c’est un peu plus clair pour toi avec ces explications ?

Trop facile le jeu de mots sur Natt x) Mais oui, il regrette que les choses tournent ainsi pour son frère et de ne pas avoir pu l’aider davantage. Quant à ce qu’il va faire par la suite, je n’avance rien, je te laisserai découvrir x) Mais en tout cas, c’est un personnage très humain, qui fait des erreurs et qui ne les nient pas, j’aime bien ta vision du personnage en tout cas :)

Merci pour ton commentaire et à la semaine prochaine <3
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