Chapitre 40

Notes de l’auteur : Bonne lecture :)

TW : Homophobie

Plusieurs jours étaient passés depuis la mort de Sebastian. Altaïs paraissait avoir repris le contrôle sur ses émotions. En journée, il agissait comme il en avait l’habitude, avec une froideur et un sarcasme qui tombaient lorsqu’il n’était qu’avec Alexander. Mais les nuits, pour leur part, étaient éprouvantes. Ses cauchemars ne lui laissaient plus aucun répit, et il se réveillait souvent épuisé et en larmes.

Le Protecteur avait également constaté que le moindre bruit suspect le tendait. Et s’il parvenait à se laisser aller dans les bras de son compagnon, Alexander voyait bien qu’il avait désormais besoin d’un léger laps de temps pour abaisser complètement sa garde.

Sa confrontation avec Sebastian semblait avoir été l’épreuve de trop, et avait laissé Altaïs aussi fragile que du verre sur le point de se briser.

Quelque chose avait cependant dessiné un large sourire sur les lèvres du prince. Il avait enfin remis les pieds dans la bibliothèque royale. Lorsque le vieux bibliothécaire avait aperçu Altaïs, il avait lâché la lourde pile de livres qu’il tenait dans ses bras et avait porté les mains devant sa bouche, l’air profondément ému. Avec un doux sourire, Altaïs avait ramassé les livres un par un et les lui avait tendus. Alexander avait observé toute la scène avec tendresse.

Depuis, ils passaient l’essentiel de leur temps dans la bibliothèque, en quête de tout ce qu’ils pouvaient trouver sur les souvenirs verrouillés. Des précédents, des manifestations, des solutions… Altaïs avait eu cette idée quelques temps auparavant, puisque le palais abritait la plus grande collection de livres du pays. S’il ne connaissait personne pouvant l’aider, les archives seraient peut-être plus parlantes. Malgré le manque de résultats, ils persévéraient dans leurs recherches. Ils avaient apporté des plumes, de l’encre et des feuilles pour consigner les informations disséminées dans les ouvrages volumineux, mais le papier restait désespérément vierge.

Ce jour-là, ils venaient d’enchaîner trois heures de recherche. Alexander se balança sur sa chaise en griffonnant distraitement sur l’une des feuilles. Ils étaient installés près d’une grande fenêtre, et le soleil, haut dans le ciel, éclairait joyeusement leur table.

— Tu as trouvé quelque chose ? interrogea Altaïs en relevant la tête vers lui.

C’était un véritable mystère pour Alexander. Altaïs était capable de passer des heures sans bouger, et sans que sa concentration ne s’amenuise. Alexander, à l’inverse, ne tenait jamais plus de trente minutes d’affilée, dans le meilleur des cas. Ses pensées se mettaient aussitôt à défiler, et il ressentait le besoin de bouger, de rester en mouvement.

— Non, rien, répondit-il un peu brusquement.

Altaïs jeta un coup d’œil curieux à la feuille devant Alexander.

— Je te vois écrire depuis tout à l’heure.

— Ce n’est rien !

Altaïs laissa définitivement de côté l’ouvrage qu’il consultait et se redressa sur sa chaise, l’air franchement intrigué.

— Vraiment ?

— Oui !

Il plaqua ses mains sur la feuille pour cacher ce qu’il y avait dessus. Son compagnon se leva et contourna la table. Alexander le regarda faire, méfiant, tandis qu’Altaïs se plaçait juste derrière lui, les mains posées sur le dossier de sa chaise. Il pencha la tête par-dessus son épaule.

— S’il te plaît, dis-moi, murmura-t-il.

Ils étaient si proches qu’Alexander sentit son souffle caresser sa peau. Le Protecteur tourna légèrement la tête vers lui, plongeant son regard dans les iris pâles.

— Ne te moque pas…

— Je te le promets, répondit très sérieusement Altaïs.

Alexander retira ses mains de la feuille.

— Oh…

Altaïs s’immobilisa, stupéfait. Sur le papier, les nombreuses lignes tracées par l’encre noire dessinaient un portrait parfaitement réaliste. L’ovale du visage, les traits fins, les yeux légèrement en amandes, les mèches sombres qui s’étalaient doucement sur le front… D’ordinaire, Altaïs n’aimait pas se voir. Trop de choses sur son corps lui rappelaient des événements qu’il préférait oublier.

Mais dans le dessin qu’avait fait Alexander, il ne voyait rien de tout cela. Il n’y avait que la beauté que le Protecteur percevait et qu’il avait retranscrite avec amour.

— Je ne savais pas que tu dessinais aussi bien, souffla Altaïs.

Alexander rougit légèrement.

— Je n’ai pas eu beaucoup d’occasions ces derniers temps.

Altaïs hésita quelques instants, mais ses bras finirent par entourer le torse du Protecteur.

— Merci, murmura-t-il.

Son compagnon lui adressa un sourire rayonnant. L’instant fut brisé lorsqu’un petit claquement de langue méprisant retentit. Altaïs se redressa brusquement et tourna la tête vers les hautes étagères remplies de livres. Un des aides d’Alfred, le bibliothécaire, les regardait avec une lueur de dégoût dans le regard.

Alexander s’immobilisa. Il n’avait encore jamais été victime d’un tel mépris à cause de leur relation — Elaran ne comptait pas —, et ne savait absolument pas comment il devait réagir. Mais Altaïs foudroya l’homme d’un regard glacial. Sa magie se déploya autour de lui de manière, et une vague glaciale submergea la pièce, engourdissant leurs membres. Le sort sembla porter ses fruits, car l’homme bâtit en retraite dans les rayonnages.

Alexander frissonna.

— Désolé, j’ai encore du mal à maîtriser ma magie.

Le Protecteur releva le regard vers compagnon debout près de lui.

— Non, ne t’en fais pas, c’est juste que… Enfin, c’est la première fois que je suis confronté à ce genre d’attitude hostile.

« Et sans doute pas la dernière », songea Altaïs avec amertume. Il retourna s’asseoir à sa place, l’air las.

— Tu as faim ? demanda Alexander.

— Pas spécialement. Mais vas-y, je resterai ici.

Le Protecteur émit un claquement de langue désapprobateur. Altaïs, qui n’avait jamais eu un gros appétit, recommençait à sauter des repas de manière fréquente. Alexander se leva.

— Je te ramènerai quelque chose.

— Alfred va hurler si tu entres dans la bibliothèque avec de la nourriture, répliqua Altaïs avec un sourire en coin.

Il regarda son compagnon tourner les talons en direction de la sortie. Il n’avait pas particulièrement faim, mais ce n’était pas sa seule raison de limiter ses déplacements. Il n’avait jamais détaillé clairement à Alexander les termes de son marché avec Adhara, mais il prenait soin d’éviter tous les endroits où il était susceptible de croiser le roi, soit tout le palais, à l’exception de la bibliothèque et de ses appartements. Cela lui permettait également de ne pas voir Elaran, ce qui lui convenait très bien.

Le seul inconvénient à ses yeux était qu’il lui fallait aussi faire subir ce sort à Alexander. Il ne pouvait ni faire de longues balades à cheval, ni s’entraîner ni même se promener dans les jardins. Altaïs s’y faisait malgré tout, mais il savait que pour son compagnon, habitué à être toujours en mouvement, la situation devenait pesante.

Et ses recherches paraissaient vaines. Malgré les heures passées à étudier des ouvrages plus volumineux les uns que les autres, il ne trouvait rien, et il commençait à désespérer. Ses souvenirs étaient la clé. S’il parvenait à briser le verrou, tout changerait. Il se massa légèrement les tempes, puis reprit le livre qu’il consultait.

 

***

 

L’après-midi était déjà bien entamé lorsque Mathéis entra dans la bibliothèque, bien décidé à faire sortir son cousin. Après un moment de recherche, il le trouva installé à une table reculée en compagnie d’Alexander. Altaïs releva aussitôt la tête en l’entendant arriver et fronça les sourcils.

— Qu’y a-t-il ?

Mathéis retint une grimace. Il pouvait comprendre la méfiance du jeune homme.

— Je venais seulement te proposer de venir t’entraîner avec moi.

— Non merci.

Altaïs reporta son regard sur l’ouvrage devant lui, et Alexander ne put retenir un soupir. Cela ferait pourtant du bien à son compagnon de sortir. Mathéis se tourna vers le Protecteur.

— Est-ce que ça t’intéresse ?

Alexander hésita un instant. Il redoutait toujours de laisser Altaïs seul, mais celui-ci lui fit signe que cela ne le dérangeait pas.

— Profite, ajouta-t-il avec un sourire.

Il n’en fallut pas plus au Protecteur, qui se leva d’un bond pour suivre Mathéis.

 

***

 

— Tu as un peu plus lourd ? demanda Alexander en soupesant la lame que lui avait tendue Mathéis.

— Oui, essaie celle-ci.

Alexander attrapa l’épée et sourit.

— C’est parfait !

Mathéis lui donna ensuite des jambières et des protections pour les bras en cuir rigide. Une fois qu’il les eut enfilées, ils se rendirent dans la grande cour du palais. Alexander aperçut Aliss et celle-ci leur adressa un signe de la main. Elle comptait visiblement assister à leur entraînement.

— Je te propose que nous n’utilisions pas la magie, déclara Mathéis.

Alexander acquiesça, cela lui éviterait d’être pris au dépourvu. Il n’avait jamais vu la magie du jeune homme à l’oeuvre, mais Mathéis ne pouvait pas en dire autant. Ils s’éloignèrent de quelques pas, et le Protecteur fit quelques mouvements du poignet pour assouplir celui-ci.

— Prêt ?

— Prêt, répondit Alexander.

Autour d’eux, les soldats et les domestiques arrêtèrent leurs tâches pour les observer. Aliss esquissa un sourire.

Alexander n’avait aucune idée de ce que valait Mathéis comme épéiste. Aussi, il attendit que le jeune homme passe à l’offensive en premier. Celui-ci ne tarda pas et, quelques instants plus tard, leurs lames s’entrechoquaient avec fracas. Alexander dut reculer d’un pas sous la force de l’impact, mais utilisa aussitôt le sol comme appui pour se propulser en avant et asséner un coup d’estoc.

Ses entraînements avec Altaïs, notamment lorsqu’ils étaient chez Elio, lui avaient permis d’acquérir une meilleure aisance à l’épée. Et si celle-ci n’était pas suffisante pour vaincre son compagnon, qui avait appris à se battre dès son plus jeune âge, elle lui permettait tout de même de lui tenir tête.

Mathéis enchaîna sans lui laisser le moindre répit, et Alexander para sans hésitation. Il reconnaissait certains mouvements semblables à ceux d’Altaïs — sans doute avaient-ils eu le même maître d’armes —, mais si Mathéis avait plus de force, il n’avait pas la rapidité du prince. Il était de ce fait plus facile pour Alexander de faire jeu égal.

 

***

 

Une heure plus tard, la tunique d’Alexander était trempée par la sueur. Ils avaient beau avoir le même âge, Mathéis avait sans doute des années d’expérience de plus que lui dans le maniement des armes — une dizaine au bas mot. En comparaison, Alexander n’avait appris à se battre avec une épée que lorsqu’il avait commencé sa formation de soldat. Il lui manquait de l’endurance et il commençait à s’essouffler.

Mathéis s’étira, puis il ôta sa tunique d’un geste fluide. Alexander suivit le mouvement. Les températures en ce milieu d’après-midi n’étaient plus aussi fraiches que le matin même, et les rayons du soleil baignant la cour leur donnaient chaud.

— Tu es doué !

Alexander sourit et passa une main sur son front pour enlever quelques perles de sueur.

— J’ai pourtant du mal à te suivre.

Mathéis émit un petit rire.

— Ça fait une heure qu’on y est. Tu veux continuer ?

Trop heureux de pouvoir se défouler ainsi, Alexander s’apprêtait à répondre lorsqu’une voix derrière lui le prit de vitesse.

— Je suis très intéressé par l’idée de te combattre, Protecteur.

Alexander ferma les yeux un bref instant avant de se retourner pour faire face à Adhara. Il était à peu près certain qu’accepter était une mauvaise idée, mais il n’était pas sûr d’avoir le choix.

— Allons, moi aussi je suis curieux après tout…

Mathéis échangea un regard avec Aliss qui avait froncé les sourcils, et fit un pas en avant pour intervenir, prêt à protester. Adhara lui lança un regard d’avertissement, lui indiquant qu’il n’avait pas intérêt à s’en mêler.

— Très bien, répondit fermement Alexander.

Aliss fit un signe de la main à un domestique et lui murmura quelque chose à l’oreille. Celui-ci tourna aussitôt les talons d’un pas pressé tandis que la magie d’Adhara se répandait dans l’air pour faire apparaître une large épée. Alexander plissa légèrement les yeux. Le pouvoir du roi était redoutable dans le cadre d’un combat.

Lorsqu’Adhara lui asséna le premier coup, Alexander faillit lâcher son arme tant celui-ci fut puissant. Il serra les dents alors que le choc se répercutait dans tout son corps. Altaïs avait raison : Adhara frappait fort. Les hématomes marbrant la peau du prince lui revinrent en mémoire et une bouffée de rage l’envahit soudainement.

Il recula d’un pas et riposta sèchement. Le bruit des lames qui s’entrechoquent envahit toute la cour alors que leurs pieds frappaient les pavés. Tout le monde les observait désormais avec un mélange de curiosité et d’appréhension.

— Alors, tu ne suis plus mon cousin comme un bon chien de garde ?

Alexander ignora la provocation et porta un nouveau coup, se fendant en avant pour cela. Il ne pouvait pas se permettre de perdre son calme.

— Ça te plaît vraiment de le sauter comme s’il était une femme ? Parce que je le vois mal être au-dessus !

Alexander lui jeta un regard furieux, mais asséna un puissant coup de pied au roi. Il bondit, et une douleur sourde traversa soudainement son bras. Il interrompit aussitôt son mouvement et recula précipitamment de plusieurs pas. Une longue entaille parcourait sa peau. Il releva brusquement la tête, et croisa les yeux sombres du roi dans lesquels dansait une lueur narquoise.

Vif, Adhara en profita pour lui porter une estocade. Celle-ci heurta violemment le bouclier qu’Alexander fit apparaître et le bruit se répercuta autour d’eux. Le Protecteur eut le plaisir de voir Adhara grimacer. Puisque celui-ci utilisait sa magie, Alexander ne se priverait pas pour lui rendre la pareille.

— Que dirais-tu de mettre quelque chose en jeu ? Si je gagne, tu exécuteras chacun de mes ordres. Qu’en dis-tu ?

Alexander hésita. Adhara cherchait visiblement à le coincer. Rentrer dans son jeu était la pire idée qu’il pouvait avoir. Mais c’était également l’opportunité d’obtenir une certaine tranquillité, s’il gagnait.

— Vous n’approcherez plus Altaïs, vous ne le toucherez plus. Et lorsqu’il le souhaitera, vous le laisserez partir.

Adhara ricana.

— Pourquoi pas !

Aliss observait la scène avec anxiété. Elle n’était pas sûre qu’interrompre le combat soit une bonne chose, elle redoutait qu’Adhara ne rentre dans une colère noire. Le bruit métallique des lames retentit à nouveau. Alexander se débrouillait remarquablement bien et créait des boucliers avec une adresse impressionnante. Les armes que matérialisait le roi ne cessaient de ricocher dessus. Mais le Protecteur ne parvenait plus à passer à l’offensive. Les attaques constantes d’Adhara l’obligeaient à redoubler de concentration et de vigilance, et il lui était impossible de baisser sa garde ne serait-ce qu’un instant. D’autant plus qu’il ne pouvait pas se permettre de blesser le roi trop sévèrement.

Soudain, Adhara laissa une ouverture et Alexander s’y engouffra sans hésitation. Le coup d’épée qu’il porta, renforcé par sa magie, le fit reculer sur plusieurs mètres. Il s’apprêtait à frapper une seconde fois, lorsqu’une douleur brûlante au niveau de la jambe l’arrêta. Son genou cogna durement contre le sol lorsque celle-ci se déroba sous son poids. Adhara en profita pour s’élancer en avant, dans le but de lui asséner un coup décisif.

— Adhara !

Le roi s’immobilisa, tandis qu’un petit crissement résonnait autour d’eux. Le sol de la cour se recouvrait d’une épaisse couche de glace, empêchant quiconque d’avancer sans prendre le risque de glisser. La température avait perdu une quinzaine de degrés en l’espace de quelques instants. Tous ceux qui avaient assisté au combat se figèrent tandis qu’Adhara se retournait lentement vers Altaïs. Ce dernier avait l’air légèrement essoufflé, comme s’il avait couru pour arriver là. Il fit quelques pas en avant, parfaitement stable malgré les pavés couverts de gel.

— Je croyais avoir ta parole.

Sa voix froide résonna dans le silence qui avait envahi le lieu. Adhara plissa les yeux.

— J’étais curieux, dit-il d’un ton mauvais. Je me demandais ce que tu lui trouvais.

Ils s’observèrent un instant, se défiant ouvertement du regard. Aliss préféra intervenir, avant que les choses ne dégénèrent.

— Je pense que ça ira, Altaïs. Je dois de toute manière m’entretenir d’affaires urgentes avec Adhara.

Les iris pâles d’Altaïs dévièrent vers sa cousine et il hocha la tête. Lentement, sa magie se calma et la glace disparut progressivement, s’évaporant dans l’air dans des volutes d’humidité. Adhara lui jeta un regard noir, mais ne riposta pas lorsqu’Aliss s’approcha de lui pour l’entraîner dans le palais. Il ne tenait pas à se donner en spectacle, et il savait qu’un affrontement avec Altaïs, si celui-ci utilisait sa magie, ne finirait pas forcément en sa faveur.

Altaïs le regarda disparaître, le visage fermé, avant de se diriger vers Alexander.

— Tu m’expliques ?

Il avait beau paraître impassible à ce moment, le Protecteur sentit immédiatement sa contrariété.

— Il n’y a rien à expliquer.

Il se releva avec une grimace. La douleur pulsait dans son bras et dans sa jambe. Heureusement, les coups d’Adhara s’étaient avérés imprécis, et les plaies restaient superficielles. Altaïs tendit son bras sans un mot, pour lui offrir un appui bienvenu. Alexander avait tout de même besoin de voir un Guérisseur.

Ils s’apprêtaient à rentrer à l’intérieur du palais lorsque les grandes portes menant à l’extérieur s’ouvrirent. Altaïs tourna la tête à demi et se figea. Accompagné de quelques soldats, Elaran rentra dans la cour.

Lorsque le regard anthracite se posa sur lui, Altaïs sentit son sang geler dans ses veines. Il l’avait rarement vu aussi furieux. L’homme traversa la cour à grandes enjambées, et son neveu s’écarta brutalement, entraînant Alexander dans son sillage. Avec un regard haineux, le Protecteur s’interposa entre Altaïs et Elaran quand celui-ci passa à quelques pas d’eux.

Altaïs se rendit compte qu’il avait retenu sa respiration seulement lorsque son oncle les dépassa et qu’il put enfin reprendre son souffle, aussi soulagé que surpris d’avoir évité l’affrontement. Mais une douleur atroce lui vrilla soudainement le crâne, à tel point qu’il s’effondra à genoux, les mains plaquées sur les tempes. Il n’entendit pas Alexander crier son nom, pas plus qu’il ne le vit se retourner vers lui.

« Je sais ce que tu as fait », siffla une voix dans son esprit, impitoyable.

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petite_louve
Posté le 08/09/2021
Coucou !
Encore un super chapitre. Mais tu vois, quand tu sépares Altaïs et Alex, il se passe toujours quelque chose. Au moins un petit quelque chose !
Ça a été intéressant de voir Adhara confronté à Alex, j'imaginais Adhara encore plus provocateur que ça ! Mais ses répliques étaient tout de même bien placées. Alex est quand même resté assez calme, et tant mieux. Trop de colère aurait pu couter cher à sa concentration ! Aliss intervient aussi au bon moment et fait bien d'emmener Adhara au palais, haha.
Toujours un plaisir de te lire et de suivre l'histoire du Prince !
Mathilde Blue
Posté le 08/09/2021
Re !

Haha oui j'avoue que ça finit toujours par mal tourner quand ils sont séparés x)
Adhara est provocateur, mais il a aussi besoin de rester concentré sur son duel je suppose, mais c'est vrai que ça ne coûte rien d'ajouter une remarque ou deux lors de la réécriture ^^ Heureusement qu'Alex ne marche pas trop dedans !
Grisélidis80
Posté le 29/08/2021
Votre histoire m'a captivé , j'ai eu envie de lire jusqu'au dernier chapitre et j'attends avec impatience la suite!
Au début, j'avais des appréhensions avec le rôle de protecteur d'Alex car j'avais lu une saga en cinq tomes dont je ne donnerais pas le nom puisque vendue en magasins où il y avait une "protectrice" qui découvrait au bout du cinquième tome qu'elle en était une et qu'elle devait protéger les gens donc je me suis dit ici ça va être le même scoop mais non c'est très bien amené et il y a énormément de tensions entre les différents protagonistes, ce qui donne beaucoup de dynamisme à la lecture.
En revanche, on a tendance à tout de suite situer les bons et les méchants mais après c'est dur de ne pas tomber dans le manichéisme avec ce genre d'histoire.
c'est très bien écrit et il n'y a pas de fautes d'orthographe comme on peut en trouver dans beaucoup de fanfictions.
Mathilde Blue
Posté le 31/08/2021
Bonjour !

Oh je suis super touchée que l’histoire t’ait captivé à ce point (tu peux me tutoyer) !

Cette saga ne me dit rien du tout, mais je ne me suis pas spécialement inspirée de quelque chose que je connaissais pour créer le rôle d’Alex (pas consciemment en tout cas), mais je suis contente que ça ne t’ait pas empêché d’apprécier la manière dont c’est amené et les explications, de même pour les relations entre les protagonistes !

Je comprends ce que tu veux dire par rapport au manichéisme, j’aurais tendance à dire que chaque personnage a ses raisons d’agir et pense qu’elles sont justes, d’une façon ou d’une autre.

Je suis ravie que tu apprécies l’écriture ! Je précise simplement que ce n’est absolument pas une fanfiction ^^ Les personnages, l’intrigue, l’univers, tout est sorti de ma tête :)

Merci pour ton retour, en espérant que la suite te plaise !
dodoreve
Posté le 25/08/2021
J'ai l'impression qu'à chaque nouveau chapitre, un TW différent apparaît pour me faire mal x) Ceci dit, rien à voir avec la violence des précédents, et l'instant a été contrebalancé par un petit moment de douceur <3
À chaque fois qu'Altaïs et Alexander se séparent je le sens MAL, alors même si c'est avec Mathéis qu'Alex est parti je me disais que ça ne présageait rien de bon ^^ Je ne m'y attendais pas mais je trouve le combat avec Adhara intéressant, d'autant plus que leurs magies sont l'extrême opposé l'une de l'autre. J'aurais cru à plus de provocations de sa part, pas tant pour blesser que pour diviser, mais il n'y est déjà pas allé de main morte. Et à côté de ça c'est encore plus glaçant l'impression que laisse Elaran à la fin, avec l'unique phrase qu'il prononce dans l'esprit d'Altaïs. Il n'était déjà pas en forme au début du chapitre, j'espère que ça n'achèvera pas son moral et qu'au contraire ça le révoltera d'autant plus :o
À la semaine prochaine !
Mathilde Blue
Posté le 27/08/2021
Coucou :D

Désolée x) En plus j'ai failli oublier de mettre ce TW ^^' Mais comme tu dis, on reste loin des chapitres précédents <3 Je ne sais pas si ça te rassurera, mais il me semble qu'il n'y a pas de TW sur le prochain chapitre !
Haha, c'est marrant parce que j'ai l'impression que personne n'est serein quand ils se séparent (j'avoue que jusque-là ça s'est rarement bien passé quand c'était le cas donc peu de chances que ça se passe mieux par la suite si on suit les probabilités).
Pour le combat à l'origine je pensais que ce serait Altaïs à la place d'Alex, mais finalement je trouvais ça mieux comme ça, et comme tu le dis, Adhara n'y va déjà pas de main morte avec x) Mais je trouvais intéressant le contraste entre leurs deux magies et la manière dont ils se "neutralisent".
Quant aux répercussions de l'action d'Elaran... Je ne dis rien :x

Merci pour ton commentaire et à la semaine prochaine <3
dodoreve
Posté le 27/08/2021
Oh oui, je trouve ça plus cool Alex contre Adhara ! Et puis lancé dans ce même combat et avec les mêmes provocations, j'imagine mal Altaïs s'arrêter avant le régicide x)
Mathilde Blue
Posté le 27/08/2021
Oui je pense qu'Altaïs aurait fini par vriller x) Heureusement, Alex est un chouïa plus calme
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