Chapitre 4. Visage d’outre-tombe, abdomen en sang et jambes grelottantes

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonsoir, et bonne lecture :D

Dans l'air ambiant, plus aucune lueur ne flotte. L'odeur de sang est encore fraîche, et on entend presque résonner les coups de la bataille qui s'est tenue ici, quelques minutes auparavant. A moins que ce ne furent des heures ? 

Gaëlle est étendue là, à peine consciente d'être en vie, elle se demande combien de temps elle est restée allongée ici, vulnérable, agonisante.
L'image des religieux en décomposition lui revient alors très nettement, et elle ne peut plus se retenir, elle vomit sur le côté.

Lentement, elle tente de se redresser. Il y a peu encore, chaque membre de son corps était une arme qu'elle maniait parfaitement, mais cette époque lui paraît révolue depuis une éternité maintenant. Se mettre en mouvement est devenu une véritable lutte contre elle-même. S'assoir d'abord, en s'aidant des bras, puis glisser, s'effondrer.
Encore.

La réalité la rattrape avec une violence affolante : elle est en vie mais elle est trop faible pour sortir de ce trou, elle est en vie mais quand même agonisante, elle est en vie mais pleine du poison du gobelin. Elle est en vie, et c'est là toute sa malédiction.
Et en se maudissant, elle réalise. Elle réalise que le silence de la nuit est tombé, que la pluie est plus fine et douce, que l'orage ne gronde plus, là-haut. Elle réalise que l'église est plongée dans une sorte de transe, dans une bulle de vide, une bulle de rien. Parce qu'il n'y a rien ici, rien ni personne.
Du gobelin, plus aucun signe.

Le foin était donc moins puissant que ce qu'elle aurait cru, plutôt efficace dans l'immédiat, mais pas un poison mortel, Gaëlle prend note dans son esprit bordélique, elle prend note avant d'oublier.

Elle sent peu à peu la migraine apparaître comme ça lui arrive si souvent. La douleur part de l'œil droit et vient peu à peu se répandre dans toute sa tête, comme une toile d'araignée dont chacun des fils produira bientôt un crissement strident. Il faut qu'elle se redresse, et vite, elle va devenir folle, par terre, impuissante comme ça.

Elle place ses coudes derrière elle, grimace parce que la plaie au niveau de l'abdomen a pas cicatrisé, qu'elle est profonde et que ça lance fort, et ça se propage dans tout son corps, elle en crie presque, mais elle en crie pas. Elle pose plutôt les mains à plat, frémit au contact de la pierre glacée, chaque geste est douloureux, mais elle force encore un peu et finit par parvenir à s'asseoir, à peu près stable.

Ses bras sont parcourus de fourmis, engourdis par l'effort passé, transis par le froid, elle frissonne, grelotte, claque des dents, souffre atrocement, mais elle est là. 
Elle est ici, dans cette église, elle est vivante – sinon pourquoi cette douleur ? –, et elle ne comprend pas. Ou peut-être fait elle seulement bien semblant de ne pas comprendre. Peut-être qu'une petite partie d'elle préfèrerait ne pas comprendre. Parce que, c'est pas possible, pas vrai ? ça peut pas arriver, jamais.

Un gobelin, ça épargne pas un humain.

Alors la seule possibilité, c'est qu'il était trop faible. Il a dû ramper comme un ver, traîner son petit corps disproportionné hors d'ici, peut-être même penser qu'elle était morte ! Voilà, c'est ça, il a cru qu'il l'avait tuée, donc il a déguerpi sans demander son reste. 
Elle voudrait y croire. Elle voudrait vraiment y croire.
Parce qu'un gobelin est une Ombre, parce qu'un gobelin vandalise, terrorise et tue comme il respire, parce que c'est sa nature profonde.

Le mal de crâne prend des proportions qui bientôt l'empêchent de réfléchir, tout tangue, tout tourne, elle manque de chuter à nouveau mais garde le cap, tout plutôt que d'être à nouveau à terre.
Lentement, elle déplie ses bras et vient masser ses tempes. C'est pas grand-chose, et elle le sait, mais ce simple geste permet d'éloigner les maux pour un temps, et Dieu sait comme elle en a besoin, de ce précieux temps qu'elle a déjà trop perdu.

Elle agite ses jambes pour les remettre en marche, pour leur rappeler qu'elle n’est pas tout à fait morte – pas encore, du moins – et que sans elles on n'ira pas bien loin. 
Chaque mouvement provoque des ondes qui se répandent partout en elle et qui résonnent dans d'obscurs échos, à croire que la carcasse qui l'abrite avait entamé la décomposition. Elle déteste son corps pour son manque de volonté. Peut-être a-t-il abandonné, mais elle, elle refuse de baisser les bras aussi facilement. Peu à peu, elle sent les muscles se détendre, les os craquer et le corps se remettre en marche, et déjà elle se lève, chancelante, frigorifiée mais en vie. En vie avec tout ce que ça implique de douleurs et d'incompréhensions.

Un pas, un autre, elle prend peu à peu connaissance de l'espace autour d'elle, de sa stabilité relative et de ses capacités actuelles. Elles sont faibles, il faudra se ménager si elle veut pouvoir sortir d'ici et rallier Grimard en un seul morceau. Mais elle le veut. Du plus profond de son être, elle veut vivre, parce que, c'est décidé, ça n'a rien d'une malédiction, parce que c'est dur mais c'est comme ça, et parce qu'une chance un peu miraculeuse vient de lui être donnée et qu'il faudrait veiller à ne pas en abuser.

Alors la voilà qui s'élance, enfin, qui s'élance à tâtons, en trébuchant mais en se relevant, en se trompant mais en réessayant, en agonisant mais en s'accrochant corps et âme à la vie.
Une main contre l'entaille pour limiter les saignements, elle traîne des pieds alors que la lumière de l'aube déjà nuageuse se propage calmement dans l'Eglise, dévoilant la traînée sanglante mais déjà sèche laissée par le gobelin.

C'est étrange comme sensation, ce matin qui se lève un peu comme tous les autres, mollement, et qui s'en fiche pas mal qu'elle soit morte ou non, finalement. Elle se sent petite et insignifiante, mais si petite et insignifiante soit-elle, elle avance encore.

Pour la première fois depuis longtemps, elle n'arrive pas à prendre conscience des sons qui l'entourent. Il n'y a qu'elle, elle prend tout l'espace, le raclement de ses pieds contre la pierre, le tambour dans sa tête, les os et les articulations grinçants dangereusement, résonnent partout, de plus en plus fort.
Elle avance toujours, guidée par la lumière plus que par autre chose, et bientôt la voilà qui sort, la voilà dehors, dans ce cimetière morne et cette ambiance si étrange, fermement décidée à piétiner le destin, fût-il suffisamment audacieux pour s'opposer à elle.

Le chemin est long, la route plus encore, mais au loin, elle aperçoit les immenses remparts de pierre de Grimard, et elle sourit, parce qu'elle sait qu'elle va y arriver. Son manteau noir déchiré, ses bottes boueuses et sa faux ensanglantée, son visage d'outre-tombe, son abdomen en sang et ses jambes grelottantes, elle va atteindre la ville quoi qu'il lui en coûte.

(***)

(L'ambiance, dans cette pièce, a quelque chose d'unique. Les rideaux jaunis filtrent la lumière grise de l'extérieur et apportent une teinte orangée, calme et apaisante. On distingue les poussières qui flottent mollement dans l'air, comme si personne n'était venu ici depuis des lustres.
Au plafond, les poutres qui maintiennent la toiture émettent régulièrement des craquements sourds, le bruit du vieux bois, son odeur aussi.

Ce taudis ne compte pour tout mobilier qu'une commode basse faisant l'angle et également office de bureau, ainsi qu’une chaise en bois à trois pieds, autrefois vernie, face au meuble de fortune. Là trône un cahier noir ouvert dont les pages sont couvertes d'une écriture appliquée, et sur lequel repose une plume à encre, sèche.

Au centre de ce tableau assez minimaliste, un vieux matelas abîmé par le temps, recouvert d'un drap en tissu troué. Dessous, une silhouette, endormie mais plus pour longtemps, parce que la huitième heure sera bientôt sonnée à l'église, et que son sommeil n'y résistera pas. Repliée sur elle-même, pourtant, l'ombre n'a pas l'air de vouloir émerger, pas encore. Elle préfère dormir, parce qu'au réveil, on est accablé par tous ces problèmes qu'on oublie pendant la nuit.

Et des problèmes, ce n'est pas ce qu'il lui manque, à Soa. Des problèmes et tout un tas de questions, voilà à quoi se résume maintenant son existence.

Cléa se tient là, au pied du lit. Elle ne le lui a jamais dit, mais elle aime bien le voir se réveiller, avec son air un peu perdu mais attachant, son air qui dit, ah oui, j'avais presque oublié que j'étais là. Ce matin gris, pourtant, elle n'a pas le cœur à ça. Elle ne peut apparaître que quelques minutes, alors elle n'a pas une seconde à perdre.

C'est sa mission, elle se le répète encore et encore, pas tant par peur d'oublier que par volonté de s'en assurer.

Douce secousse et les yeux s'ouvrent, regard inquiet et sourire habituel, les rituels sont ce qu'ils sont. Réconfortants. Les gens changent mais certaines boucles ne se ferment jamais. Ou trop tard.

Soa... Cléa est parcourue d'un frisson qu'elle se garde d'interpréter. Elle secoue la tête.

 

"
Pluie ou soleil sur son corps oublié
Elle délie ses doigts, faiseuse de monstres étranges au sang qui bout
Pas de miracle pour la miraculée
"

 

Oui... Elle espère savoir clore cette boucle tant qu'il sera encore temps.)

***

Soa émerge à peine, mais il fixe Cléa, et, l'espace d'un court instant, il croit voir au-delà du sourire de façade, mais déjà les yeux de la jeune femme s'illuminent et on pourrait presque toucher la joie sur son visage tellement elle rayonne.

Ils ne parlent pas tant que ça, en définitive. Soa n'aime pas, il ne trouve jamais les bonnes phrases, il trouve les yeux plus sincères, plus fidèles au réel. Ce matin, pourtant, il va falloir se servir des mots, si imprécis soient-ils.

"Ça va ?"
Il est indécis. Il ne sait pas bien s'il veut parler d'hier ou non. Il visualise la scène, l'ambiance, le château, Yana, les Ombres. Il n'est pas prêt, pas encore, il va lui falloir un moment. Cléa comprendra.
"Ça va. Qu'est-ce qui t'amène ?"
Il tâche de rester sobre. Cléa hoche la tête, presque imperceptiblement. Elle comprend. Plus tard.

"En voyageant, je suis allée à Grimard."

Voyager, c'est le terme qu'utilise Cléa pour évoquer sa façon mystérieuse de se déplacer. Si Soa n'en a pas compris les subtilités, il sait désormais que toute question en apporte de nouvelles, alors il n'insiste pas. Il acquiesce simplement, Grimard, oui, ça il voit. C'est à un jour de marche vers l'Est, continue.

"Je peux pas vraiment expliquer à un humain ce que je vois, c'est trop figuré, pas assez clair, vous pigez rien à rien !" Elle lève les yeux au ciel pour marquer l'intention, mais son ton reste ironique.

C'est peut-être à cause de ça que Soa ne voit pas la suite arriver :

"J'ai vu la mort, Soa, elle planait partout au-dessus de la ville, ça m'a glacé le sang, je te jure.
— Tu peux voir le futur ?
— C'est pas vraiment ça... je vois pas le futur à proprement parler, je le ressens plutôt."
Il s'était pourtant juré de ne plus poser de questions...
 

Il connaît Cléa, elle divague beaucoup, mais chacune de ses informations a une raison d'être. Pourtant, là, tout de suite, il a du mal à voir le rapport avec lui, avec elle, avec eux.

"Je pense que ça pourrait avoir un lien avec... enfin, t'aider à comprendre certaines choses..."

Le silence s'installe alors pendant quelques secondes, et Soa est figé, fixé. Sur Cléa. Mais il ne la regarde pas, il regarde loin, loin au fond de lui-même, il regarde l'opportunité qui se présente à lui, et puis ses yeux bleus comme le froid s'embrasent.
C'est une lueur dévorante, celle des départs à l'aventure, des excitations, des peurs et des doutes aussi, cette lueur vive et troublante qui dit alors, qu'est-ce qu'on attend ?

Direction Grimard.

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Louison-
Posté le 05/03/2022
KOUKOU.
QUAND JE SUIS PAS SUR INSTA JE SUIS ICI.
Héhéhé.

Creepy.

*Raclement de gorge*

*Reprend un ton soi-disant sérieux*

Bonjour Célian ! Comment allez-vous en ce beau samedi après-midi ?
Pour ma part, trop un big plaisir de continuer ton histoire hihi ^^ J’ai beaucoup apprécié la façon dont tu décrivais l’état de Gaëlle au début. C’était très sensoriel j’ai trouvé, tu mises pas mal sur ses douleurs physiques, sa migraine, le fait qu’elle grelotte, en donnant pas mal de détails sans trop en faire, et c’est très chouette pour entrer en empathie avec elle. J’ai particulièrement aimé que, malgré son corps qui « l’abandonne » comme tu l’écris, Gaelle elle n’abandonne pas. Ca montre sa détermination de fer et c’est super cool. Je l’aime beaucoup :)

Sinon, que le gobelin l’ait laissée, ça m’interroge forcément ! Gaelle pense parce qu’il était un gobelin faible, mais, hhhhm, comment diiiiiire. M’est avis que. ben. non. Elle est où l’entourloupe ?? C ki ce gobelin sacrément coquin ? Pourkoi l’était si gentil ?

« Du plus profond de son être, elle veut vivre, parce que, c'est décidé, ça n'a rien d'une malédiction, parce que c'est dur mais c'est comme ça, et parce qu'une chance un peu miraculeuse vient de lui être donnée et qu'il faudrait veiller à ne pas en abuser. » >> Oh ça alors c’est très beau. Vraiment <3

« Au plafond, les poutres qui maintiennent la toiture émettent régulièrement des craquements sourds, le bruit du vieux bois, son odeur aussi. » >> C’est cool qu’on entende un peu l’environnement ^^

Ensuite, on retrouve Cléa et Soa ! Et DECIDEMMENT, je veux plus en savoir sur Cléa ! Quels sont ses pouvoirs plus précisément, quels genres de créature elle est (je sais plus si c’était précisé avant, c’est un type d’Ombre ou pas du tout ? Excuse-moi j’ai oublié). Quand elle parle du fait de « voyager » sans vraiment préciser en quoi cela consiste : je veux savooooir. Ou quand elle dit qu’elle « ressent la mort », ça aussi, c’est super intriguant. Un peu darkodark comme ça, j’adore.

Sinon, ce petit poème :
« Pluie ou soleil sur son corps oublié
Elle délie ses doigts, faiseuse de monstres étranges au sang qui bout
Pas de miracle pour la miraculée » >> Roh comme c’est beau <3

Le chapitre se termine par Soa qui va partir pour Grimard, yes ! Sûrement que Soa, Cléa et Gaelle vont s’y rencontrer, me réjouis trop de découvrir ça hihi ^^

Sinon, je voulais aussi faire une minime remarque, qui est du chipotage et qui est SUBJECTIVE bien sûr, donc tu en fais ce que tu veux et ça veut pas dire que j’ai raison : peut-être c’est pas du tout un tic d’écriture, mais il me semble souvent trouver des phrases qui se terminent par un certain terme, puis d’autres qui recommencent par ce même terme, ces phrases sont parfois doublées par des anaphores, et par-dessus tu ajoutes à l’intérieur de ces phrases des répétitions de termes. Alors attention : je trouve très très beau ce type de construction syntaxique, j’adore vraiment, mais parfois il y a peut-être trop de répétitions à la suite si bien que ça casse un peu son effet je trouve, et ça devient plus « lassant » à la lecture.
Par exemple :
« Et en se maudissant, elle réalise. Elle réalise que le silence de la nuit est tombé, que la pluie est plus fine et douce, que l'orage ne gronde plus, là-haut. Elle réalise que l'église est plongée dans une sorte de transe, dans une bulle de vide, une bulle de rien. Parce qu'il n'y a rien ici, rien ni personne. »

Tu vois y’a « elle réalise » (fin de phrase). Puis « elle réalise » (début de non seulement 1 phrase, mais de 3 phrases). Plus tard : « une bulle de vide, une bulle de rien » donc « une bulle de » répété 2x. Puis, « rien ici » suivi de « rien ni personne ».
(et avant le paragraphe que j’ai repris, il y a un autre paragraphe avec « elle est en vie » qui est en anaphore 4x)

Donc, pour résumer : j’adore les répétitions, vraiment j’adore. Je te suggère pas de les enlever, sous prétexte « qu’il faut trouver des synonymes lol », parce que cette « règle d’écriture » pour moi c’est pas forcément une bonne règle d’écriture. Et puis, ce serait malhonnête de ma part, parce que de mon côté, j’utilise aussi beaucoup, BEAUCOUP, la répétition syntaxique ou répétition des mots. Et j’aime jouer avec ça. Ca fait plus naturel et fulgurant et breeeef. Mais, je te conseille tout de même de pas trop trop en mettre, où l’effet cool-rythmé est cassé. Donc pour le passage que je t’ai relevé, peut-être faudrait-il enlever quelques répétitions. MAIS, évidemment, ce n’est que mon appréciation PERSONNELLE et qui suis-je pour te juger sur ton style. Seriously ?? Donc voilà, as you want. Je t'ai relevé ça parce qu'en fait c'est un tic que j'ai remarqué avoir moi-même, je crois, surtout le fait de finir une phrase par un mot et en recommencer une autre avec ce même mot. Donc actuellement j'essaie de travailler sur ça et bon voilà ? <3

Mais sinon, outre ce minime chipotage, j’ai bien évidemment adoré ton chapitre ^^ Tes personnages sont tous mimis et tes descriptions me portent et ton style aussi <3 <3
dcelian
Posté le 06/03/2022
COUCOU HEY
Bah tu vois moi aussi, jte réponds sur insta et je surgis ici. Quelle vie ! Ha ! Et du coup ben, ça va super, merci !! Et vous donc ?
Content de te revoir ici en tout cas :)

Trocool si le passage de Gaëlle au début t'a semblé bien, je pense que certaines choses sont à remanier mais c'est bon de savoir que ça rend plutôt correct malgré tout ! Et OUI, j'aimais beaucoup cette idée de la dissociation du corps qui lâche et de l'esprit qui continue de lutter. Quelle folie, quel courage, cette Gaëlle, tout dmême...
Et pour tes questions sur le gobelin : ça vient un peu s'inscrire dans cette manie du non-manichéisme je dirais. Je me rends compte que je l'ai pas du tout réabordé par la suite (encore que j'aie le temps). Mais pas sûr de le faire en fait. Je vais peut-être laisser ça en suspens, ce gobelin qui la "sauve", ou en tout cas qui ne l'achève pas. Ou le revoir en réécriture !

"Ensuite, on retrouve Cléa et Soa ! Et DECIDEMMENT, je veux plus en savoir sur Cléa !"
>> EH OUI je te comprends. Moi aussi ! Non jrigole. Mais c'est vrai qu'elle est intrigante !! Et je dois dire que je suis super content du rôle qu'elle s'est forgé dans l'histoire, parce que c'est l'un des tous premiers personnages que j'ai imaginés et elle était tellement PLATE ET ININTERESSANTE au début !!! Pourtant elle a su me convaincre que je devais la faire rester, et jsuis pas déçu du résultat :D
Pour ses pouvoirs et ce qu'elle *est* à proprement parler : te fais pas de bile, je n'ai encore rien divulgué de ça.

Pour le petit poème : c'est marrant parce que c'est un ajout, il était pas là initialement ! Et pourtant maintenant qu'il y est il fait tellement sens ici. Mais je me dois de rendre crédit : c'est pas de moi, ou du moins pas tout ! J'ai emprunté le premier et le dernier vers à Marrie Darrieussecq (dans le complètement dingo Notre vie dans les forêts). Dans le livre ces deux phrases sont pas liées mais elles sont tellement BELLES WOLALA que je les ai rattachées par la mienne. Et mises ici. C'est drôle comment les mots de quelqu'un d'autre prennent aussi facilement un sens différent quand on les colle dans son propre contexte. Héhé.. Quoiqu'il en soit !!! Tant mieux si ça te plaît :)

POUR TA REMARQUE : OUI
Rohlala c'est dans ces moments que je me rends compte comme le début est encore un chantier papossibl et comme je vais avoir du boulot en réécriture. Mais bon. On y est pas. Pour le moment, on va de l'avant, boudiou ! DONC : je suis ultra d'accord avec toi. J'ai tendance à penser que mon style a fait des progrès vraiment notoires depuis ces tous premiers chapitres, alors j'espère que c'est une tare que j'ai perdue avec le temps ! C'est pour ça que j'ai un peu du mal avec le début... MAIS BON TANT MIEUX SI CA TE PLAÎT C'EST L'ESSENTIEL !!
D'ailleurs ça m'intéresserait de savoir si tu remarques un changement ou si c'est juste moi qui fais une fixette, alors hésite pas à me tenir informé !!

Voilà, la roue libre est de retour semble-t-il....... ALLEZ BISOU BYE MERCI BEAUCOUP POUR TA LECTURE AHH
Louison-
Posté le 06/03/2022
Recoucoou !

Pour répondre à certains trucs :
Woui Cléa en tout cas dans la version que je lis, elle m'a l'air tout sauf plate et inintéressante ;) Même tout le contraire ! :DD

Pour le poème : haha, oui c'est fou comme on peut se réapproprier les mots de certaines personnes jusqu'à leur donner une autre signification ;))

Et enfin pour ma remarque : moh non ton début n'est pas un chantier papossibl !!! Et c'est absolument normal d'avoir du retravail avec la réécriture (crois-moi, pour avoir presque entièrement réécrit les Portiers, je sais de quoi je parle :')) Et contente si ton style évolue au fil des chapitres, je me réjouis de découvrir ça et je te dirai si je vois une évolution, généralement c'est un truc que je remarque assez vite ;))
Raratralala
Posté le 20/12/2021
Coucou,

Alors alors.
Pas beaucoup de choses à dire sur ce chapitre, ce qui est aussi une bonne chose quand j'y pense ! (Et puis je n'ai pas beaucoup de temps ce matin ^^")

Lecture toujours aussi agréable. Il y a par ci par là de toutes petites erreurs qui ne résisteront pas à une correction.

Je tique sur l'alternance des paragraphes :
"L'évidence la frappe [...]
Et puis soudain, elle réalise. " d'autant qu'ils décrivent deux situations opposées. Mais c'est peut-être l'effet recherché.

Je me demande s'il serait judicieux de remplacer hémorragie, qui m'évoque vraiment des flots de sang, par saignement. L'idée qu'elle perde des flots de sang pendant des heures sans mourir, même pendant quelques minutes, me gène dans la crédibilité.

J'aime : "Elle est en vie, et c'est là toute sa malédiction." et "Il faut qu'elle se redresse, et vite, elle va devenir folle, par terre, impuissante comme ça."
J'aime aussi "Elle voudrait y croire. Elle voudrait vraiment y croire. ". Je me demande ce qu'elle va faire de ça, si elle va réussir à intégrer cette nouvelle donnée qui vient bousculer ses certitudes ou si elle va la rejeter.

"Elle ne le lui a jamais dit, mais elle aime bien le voir se réveiller, avec son air un peu perdu mais attachant, son air qui dit, ah oui, j'avais presque oublié que j'étais là. " Moi aussi j'aime beaucoup cet air là.

"Soa émerge à peine, mais il plante fixement son regard dans celui de Cléa, et, l'espace d'un court instant, il croit voir au-delà du sourire de façade, mais déjà les yeux de la jeune femme s'étendent et on pourrait presque toucher la joie sur son visage tellement elle rayonne."
Là je comprends mal. Ses yeux s'étendent ? Ca doit lui faire une drôle de tête. Elle a un sourire de façade puis elle rayonne comme un soleil ? Mouais.

"Voyager, c'est le terme qu'utilise Cléa pour évoquer sa façon mystérieuse de se déplacer. Soa n'a pas réellement compris comment ça fonctionne, mais il sait désormais que toute question en apporte de nouvelles, alors il n'insiste pas." Ca me va.

"alors qu'est-ce qu'on attend ?

Direction Grimard" Allez !
dcelian
Posté le 20/12/2021
Coucou !!
Merci encore de passer par ici, surtout si tu n'as pas beaucoup de temps :D
J'ai corrigé les détails que tu as relevés, merci pour ça, et merci encore et toujours pour les petites choses que tu as bien aimé <3
Bon voyage à Grimard !
Nanouchka
Posté le 11/12/2021
Bonjour, bonjour,

Je crois que c'est le premier chapitre où j'atterris vraiment dans ton écriture, ta syntaxe. Autant j'ai pu trouver ça déroutant à d'autres moments avant, autant maintenant c'est comme une berceuse, comme rentrer dans un territoire que je connais.

Je suis très intriguée et heureuse du doute qui se pose à Gaëlle, sur pourquoi le Gobelin l'aurait épargnée, parce que j'adore le thème de repenser ses certitudes, et si le monde n'était pas tout noir tout blanc, etcetera.

Ça me chiffonne un peu que les prénoms Soa et Cléa soient aussi proches (très peu de lettres, terminent en A).

J'aime bien ce que ce soit le chapitre qui annonce la rencontre entre les lignes.

Ils partent pour continuer d'enquêter sur la mort des parents de Soa ? Si oui, je me dis que c'est un peu chelou que ses yeux pétillent, dans le sens où si j'enquêtais sur mes parents assassinés, j'aurais du mal à le prendre dans le pétillement je pense. Il pourrait y avoir de l'humour, mais ce ne serait pas dans l'émerveillement, j'ai l'impression. Je ne sais pas. Je pose ça là. Je crois que ça m'a déroutée en fin de chapitre, d'autant que c'est très en contraste avec le Soa qui était entièrement grave et triste quand on l'a rencontré.
dcelian
Posté le 14/12/2021
Bonjour !! Désolé pour cette attente, je suis en pleine période d'examens ;-;
Trop cool, ce que tu me dis ! C'est vraiment chouette que tu te sois habituée à ma plume, tu m'en vois ravi :D
La partie de ton commentaire sur le questionnement des certitudes m'a fait sourire démoniaquement parce que MOI AUSSI j'adore ça, c'est tellement plus intéressant quand les choses sont nuancées ! Du coup j'espère que la suite te plaira, parce que si c'est de la nuance que tu cherches, laisse-moi te dire que tu devrais en trouver hahaha

Effectivement, une remarque pertinente, Soa et Cléa se ressemblent pas mal. Evidemment tu comprendras que je ne veuille pas les renommer maintenant que j'y suis habitué :/ J'espère que c'est pas trop ennuyeux !

Ta dernière remarque aussi est très juste, clairement le mot "pétiller" n'était pas DU TOUT adapté (qu'est-ce qui m'est passé par la tête bhahaha) : j'ai reformulé tout ça !

En tout cas tu l'as bien compris, il semblerait qu'une rencontre se présage...reste à espérer que ce soit pour le mieux !

Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire !!
Bonne soirée, et à bienôt :D
AnatoleJ
Posté le 13/03/2021
Hello :D

Je pose les paris : le gobelin est parti se prendre une petite tisane avec une bonne tartine de confiture, parce que c’est ce que j’aurais fait en tant que goblinoïde après une raclée pareille. Mais il a l’air plus violent que moi, alors je me trombe peut-être...

J’aime bien comment les deux récits commencent à s’articuler, on se doute qu’ils vont se rencontrer (ou pas d’ailleurs) et peut-être même que leur rencontre ne sera pas tout en douceur, si Soa est parti pour rentrer dans la catégorie des ombres ?

C’était très fluide et j’étais pris dans ma lecture, donc je n’ai pas relevé grand chose (c’est une chose à relever en soi, cela dit). J’ai peut-être trouvé un peu long le passage de Gaëlle ? Mais je ne saurais pas te dire ce qu’il y aurait en trop pour que ce soit moins long, peut-être que j’étais juste impatient parce que je savais qu’elle se relèverait ^^ Bref, c’est juste un ressenti indicatif, rien d’essentiel à changer !

Pour ce que j'ai noté :
- « et Dieu sait comme elle en a besoin, »
J’avais eu l’impression au précédent chapitre qu’elle était plutôt athée (ou au moins qu’elle trouvait les religieux sacrément perchés), mais elle est plutôt déiste ? Enfin bref, ça m’a juste frappé que cette référence soit là ^^

- « Pour la première fois depuis longtemps, elle n'arrive pas à prendre conscience des sons qui l'entourent. »
Cette phrase casse un tout petit peu l’immersion de mon point de vue, rien de grave non plus, puisque comme dit plus haut, j’étais globalement très pris. Je pense que c’est dû au fait que tu nous dit ce qui manque de manière générale, là où on a jusqu’ici (et tout de suite après) des détails assez précis. Peut-être que tu pourrais montrer cette idée en décrivant les sons qu’elle s’attend à entendre, ou lorsque tu montres d’autres éléments via d’autre sens, insister sur le fait que ce qu’elle voit est muet ? A voir comment tu le sens ^^

- « Ce taudis »
Non mais hé, parle mieux de ta chambre Soa, elle a l’air très confortable !

Voilà pour ce chapitre, à bientôt sur la suite :D
dcelian
Posté le 13/03/2021
Salut !
Bien vu pour le gobelin, t’es drôlement perspicace ! La pause goûter évidemment, on ne la raterait pour rien au monde.
Effectivement, la rencontre paraît assez inévitable. Ses modalités sont plus incertaines....hehe
Tant mieux si la lecture était fluide ! Je vais relire le passage sur Gaëlle pour essayer de trouver ce qui cloche, merci d’attirer mon attention dessus.
Je note ce que tu me dis pour la remarque sur les sons, je vais aussi voir si je peux améliorer ça d’une façon ou d’une autre.
« « Ce taudis »
Non mais hé, parle mieux de ta chambre Soa, elle a l’air très confortable ! »
Hahaha écoute euh je l’imagine comme un truc assez petit et miteux, mais c’est pas dérangeant si nos perspectives diffèrent ! Au contraire, c’est toute la magie des mots.
À bientôt :D
HarleyAWarren
Posté le 10/02/2021
En beh, elle a pas une vie facile, la pauvre D: On sent toute sa détresse et au début du chapitre, on est dans la même situation qu'elle, à se dire qu'il y a quelque chose qui cloche sans savoir ce que c'est précisément.

Et voilà le retour de Soa, j'ai comme dans l'idée que ces deux personnages vont se rencontrer très bientôt :D
dcelian
Posté le 10/02/2021
Oui, je l'ai un peu malmenée sur ce début de récit, j'avoue ^^'
Mais c'est une femme forte, il en faudra bien plus que ça pour en venir à bout. Enfin...espérons !

Et quelque chose me dit que ton intuition risque d'être bonne d'ici quelques chapitres ;)
dodoreve
Posté le 01/02/2021
Voilà, je continue ! Oui, c'est exact : je refuse de patienter plus d'une moitié de journée. Fallait pas écrire une histoire qui s'annonce aussi bien écrite.
J'ai trouvé ça très surprenant que tu décrives l'esprit de Gaëlle comme étant bordélique : ce n'est pas trop l'impression qui m'était restée du chapitre précédent, mais après tout, j'apprends encore à la connaître !

C'est pas pour chipoter (tu vas finir par maudire mes lectures) mais simplement parce que j'en redemande : j'ai évidemment apprécié le fait que l'église soit silencieuse, parce que Gaëlle se trouve maintenant dans une "bulle de rien", mais ça m'étonne que tu ne fasses pas davantage ressentir ce silence dans la suite de la première partie ! En même temps, je me demande si elle est en mesure d'écouter, c'est vrai. Ses os craquent, elle se relève, elle s'élance, elle trébuche : que fait le bruit de ses pas sur le sol ? (Tu vois ce que je veux dire ?) (Oui c'est ce que je disais : j'en redemande ahah)

Je jubile tellement que mon analyse ait été bonne, si tu savais : quelques lignes et je sentais qu'on retrouvait Soa, parce que cette lumière, cette poussière, il n'y avait que lui qui pouvait les remarquer. J'aime toujours autant ses réactions, sa manière d'exister bien à lui : le chapitre se termine sur sa décision de partir pour Grimard, et je trouve ça chouette qu'il y ait non seulement le plaisir de cette fin en suspens, mais plus encore que cette décision, il la prend comme une réponse, comme sa façon à lui de s'exprimer.
En tout cas bravo pour cette histoire et de réussir à faire exister aussi instantanément ces personnages à nos yeux !
dcelian
Posté le 02/02/2021
Merci encore et toujours pour ta lecture attentive et ton enthousiasme, c'est très communicatif !!
Cette fois, en revanche, je pense ne pas changer le passage. Je vois ce que tu veux dire, j'aurais pu être plus descriptif au niveau des sons dans l'église, mais j'ai volontairement décidé de ne pas l'être. Gaëlle a trop de mal à simplement rester en vie pour se permettre d'analyser la vie autour. Ce qui compte, c'est la sienne, de vie. Le reste n'a plus tellement d'importance.
Et puis, elle a une terrible migraine qui prend toute la place, elle n'entend plus que ça, elle n'entend que le tambour de son cœur, c'est aussi pour ça ;)

En tout cas, franchement, merci pour tes remarques, elles me font me remettre en question et c'est toujours important (je te jure, je suis très loin de maudire tes lectures xD)

Tant mieux si la fin te plaît, j'adore ces petites touches de suspens, c'est toujours agréable à la fin d'un chapitre ;) (c'est faux c'est horrible ça donne envie de lire la suite direct et on n'arrive plus à s'arrêter, je connais très bien, je m'excuse pour ces cliffhanger hihi)
dodoreve
Posté le 02/02/2021
Cool, tu vois ça ne m'étonne pas ce que tu dis à propos du passage avec Gaëlle, et tu as bien raison ! Et puis cette "frustration" que j'ai pu ressentir à la lecture, demandant "où qu'ils sont les sons :'( ?", c'est aussi une frustration vivante : c'est comme tu dis parce qu'on n'entend pas ce qui se passe autour d'elle qui fait qu'on a conscience de l'état dans lequel elle se trouve (j'espère que la petite phrase que j'ai glissée à ce propos t'a quand même conforté dans cette idée qu'on pouvait le percevoir malgré tout).
Je m'aperçois d'ailleurs que je n'ai pas commenté tes descriptions de ses ressentis et de sa douleur, alors j'en rajoute une couche ici : j'ai trouvé ça très bien fait ! Tu prends le temps de bien comprendre ce qui se passe dans son corps et comment ça s'exprime, et ça trouve un écho assez clair en nous. Non seulement ça fait mal ("une toile d'araignée dont chacun des fils produira bientôt un crissement strident"), mais en plus on ressent toute la lourdeur que lui procure sa faiblesse : c'est long, difficile, pénible.
Bon et sinon tu m'as bien fait rire à propos des cliffhangers, qui sont effectivement toujours agréablement horribles ahah
dcelian
Posté le 03/02/2021
Tant mieux si la douleur est bien retranscrite ! Je t'avoue que je le fais un peu à l'instinct, je me demande où ça ferait le plus mal et quand je trouve je l'écris aussitôt. Oui, c'est une forme de sadisme. Je l'assume pleinement.
Belara
Posté le 24/01/2021
Hello !
Ce que j’ai trouvé très intéressant au début du chapitre est que tu différencies le corps de Gaëlle de son esprit. Ça donne l’impression d’avoir deux personnages différents qui luttent l’un contre l’autre dans un premier temps, mais qui finissent par s’unir pour atteindre leur objectif.

Soa, lui, est introduit progressivement dans la pièce où tu le décris d’abord comme une ombre. C’est comme si on entrait dedans, les yeux plissés pour s’habituer à l’obscurité et qu’on se rapprochait lentement de lui. J’adore le style !

Est ce que Soa va rencontrer Gaëlle sur le chemin de Grimard ? Je me demande bien quel est son objectif à aller mettre sa vie en danger... peut être que ça a un rapport avec le gobelin ?
Belara
Posté le 24/01/2021
On et si je peux me permettre, j’ai eu un peu de mal à comprendre la fin cette phrase : « Au plafond, les poutres qui maintiennent la toiture émettent régulièrement des craquements sourds, le bruit du vieux bois, son odeur aussi ».
dcelian
Posté le 24/01/2021
Content que tout ça te plaise, j’y mets tout mon cœur haha
Est-ce que Gaëlle et Soa vont se rencontrer dans les chapitres à venir ? C’est une possibilité.... ;)
Et la phrase est effectivement étrange, mais j’aime bien ce genre de tournures alambiquées ! Tant qu’il n’y a pas de faute, je laisse comme tel
Sklaërenn
Posté le 23/01/2021
Nos trois personnages vont donc se rencontrer à Grimard dans les chapitres qui vont suivre. Qu'est-ce qui les lie ensemble ? De même que Gaëlle, je me demande pourquoi le Gobelin n'a pas fini son œuvre, son but derrière tout ça ? Je dois lui reconnaître une volonté de survivre à toute épreuve et ton style nous emmène complètement avec elle dans cette lutte contre son corps pour la vie.
dcelian
Posté le 23/01/2021
effectivement, il semble tout tracé que Grimard soit le lieu de leur future rencontre !
et c’est vrai que le comportement du gobelin est très mystérieux...

merci beaucoup pour ce retour ! je suis ravi si on se laisse prendre dans le fil de l’histoire quand Gaëlle se bat pour survivre !! la suite au prochain épisode ;)
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