Chapitre 4 - Silence.

Muse aurait pu jurer que les montagnes étaient au moins à une semaine de marche de Sabots-sur-l’eau - mais sur le dos de Gulliver, ils arrivèrent à Chute-de-Galet, le dernier hameau installé à la surface, avant la tombée des lueurs du jour.

— Arrête-toi, sac-à-puce ! Faut que je pionce.

Gulliver ralentit progressivement jusqu’à un petit pas, et secoua sa crinière pour étirer les muscles de son cou. Muse se laissa glisser au sol sans aucune élégance et s’étala sur la route de terre pour gémir de douleur. Quelques passants lui jetèrent des regards surpris, mais la contournèrent soigneusement - sauf une jeune hybride issue de gnome et de faune, qui s’arrêta à quelques pas d’elle et la fixa avec inquiétude.

— Tout va bien ? demanda-t-elle.

Muse garda les yeux mi-clos, et lui fit un vague geste d’approbation. Avec un peu de chance … yep, la jeune hybride s’éloigna assez vite, la mine perplexe. Gulliver s’approcha de sa tête, assez pour qu’elle sente l’odeur de sa bave lorsqu’il ouvrit la bouche.

— Pourquoi tu lui as pas demandé l’hospitalité ? murmura-t-il.

Muse repoussa le museau puant d’un coup de coude.

— T’es obligé de parler si près de ma tronche ? protesta-t-elle. Et pourquoi tu murmures ?

— C’est mieux que je sois un animal idiot, en ville. Parler en public m’attire des ennuis en général.

Muse soupira, et ramena ses genoux contre son ventre pour les étirer, ce qui ne réussit qu’à la faire grimacer et gémir davantage. Elle y travaillerait plus tard. 

— Accepter l’hospitalité d’inconnus attire aussi des ennuis. On se débrouillera sans.

— Merveilleux. Une barde qui déteste les gens.

— Fais l’animal idiot un peu plus intensément, tu veux ?

Muse se releva - après avoir trébuché sur ses propres pieds deux fois de trop - et observa les ruelles, à la recherche de sa maison du jour. Elle avança d’une démarche un peu gauche - saloperie de cul de poney - et trouva assez vite une enclave abandonnée avec une bassine publique désaffectée.

Elle se dressa sur la pointe des pieds pour l’examiner - pas de pointes en métal qui dépassent, ni de restes de vomi - et se hissa dedans avec autant de jurons que de coups de pieds. Une fois à l’intérieur, elle se roula en boule, prête à s’endormir dans la minute, mais le poney passa son museau par-dessus le rebord pour l’observer avec un regard peu convaincu.

— Tu dors souvent dans des bassines de rue ?

Muse s’étira, sans que ses mains ni ses pieds ne se cognent au paroi. Parfait !

— C’est assez large pour moi, et les petites bêtes n’y grimpent pas souvent, répondit-elle. 

— Je croyais que tu avais une maison, à Sabot-sur-l’eau ?

— Le monde est ma maison, sac-à-puce. Maintenant tais-toi et laisse-moi pioncer.

Il rouvrit la bouche, et elle lui donna une tape sur le museau avant qu’il ne puisse dire une autre idiotie. Gulliver baissa les oreilles, sortit sa tête de la bassine, et elle l’entendit s’allonger au pied de l’enclave pour dormir aussi.

Muse leva les yeux sur les dernières lueurs du jour, qui descendaient doucement du ciel vers la terre, puis rejoignaient les plantes qui bordaient les fenêtres qu’elle pouvait voir depuis sa cachette. Elle ferma enfin les paupières, et s’endormit.

***

Quelque chose d’humide la réveilla, et pendant le temps qu’il lui fallut pour écarter les paupières et se redresser, elle crut que c’était Gulliver qui venait de lui lécher le visage - mais les ricanements moqueurs et les coups de seaux contre la bassine l’informèrent que ce n’était qu’une bande de gosses qui avaient eu une idée idiote dès le matin.

— Prends un bain, le nabot !

Les sales gosses s’éloignèrent au pas de course dès qu’elle fut sur ses pieds - après ce réveil, hors de question d’être un il, pour aujourd’hui. De toute façon, elle se sentait définitivement toujours elle

— Je t’avais dit qu’il fallait accepter l’hospitalité de l’hybride, murmura Gulliver sur un ton moqueur.

— La ferme.

Elle sortit de la bassine et s’ébroua pour se débarrasser du gros de l’humidité. Maintenant, elle sentait l’eau croupie, en plus de la crasse, du vomi, et de la sueur de poney. Les gosses avaient pas tort, peut-être qu’un bain serait pas de trop. Mais tant pis, ce n'était pas ici qu'elle risquait pas de trouver de ruisseau assez peu profond pour qu’elle s’y lave sans perdre pied. 

— On y est presque, annonça Gulliver, toujours à voix basse. T’es prête à avancer ?

— Non. Mais plus vite on y sera, moins j’aurais à passer de temps le cul sur ton dos dégueulasse.

— Tu es la lumière qui illumine mes journées, Muse, moqua Gulliver sur un ton monotone. Je viens de me rouler, mon dos est étincelant.

Elle récupéra son tambour, l’attacha derrière elle après s’être assurée qu’il ne collerait pas contre sa blouse, puis grimpa sur le dos du poney poussiéreux. 

Ils quittèrent la ville, et ne s’arrêtèrent qu’une seule fois pour déterrer des bulbes lumineux pour Muse - toujours aussi immondes - avant d’aborder le premier sentier qui montaient dans les montagnes.

— Ce sera vite fait. Je la sens vraiment très proche ! murmura Gulliver.

Comme le poney l’avait supposé, aucun des types armés ni des passants locaux ne les empêchèrent d’avancer, mais ils reçurent plusieurs regards suspicieux. Muse supposa qu’ils n’avaient pas l’habitude de voir un gnome avoir mal au cul sur une bestiole sans aucun harnachement. Elle aussi se serait regardée bizarrement.

Le poney trotta sur les sentiers escarpés, museau tendu en avant et oreilles pointés vers le haut, en murmurant de temps à autre quelques exclamations enthousiastes sur la proximité de sa maîtresse. Muse n’arrivait pas à chasser le léger malaise qui s’installait dans le creux de son estomac - Gulliver allait trop vite pour qu’elle ait le temps d’encaisser la distance qu’ils avaient réussi à parcourir en si peu de temps. Elle n’était jamais allée aussi loin … pas depuis longtemps en tout cas. Autant de caillasse et de buissons gris-pierre, c’était trop terne pour une gnome.

Ils passèrent plusieurs entrées de tunnel et hameaux à flancs de montagne, jusqu’à dépasser les zones habitées et utilisées. Lorsque Gulliver s’arrêta enfin, ils n’avaient croisé personne depuis plus d’une heure, et Muse avait tellement mal aux fesses qu’elle était à peu près certaine que ses jambes avaient fusionné avec les poils du sac-à-puce.

Le poney renifla l’entrée d’une galerie, clairement désaffectée si elle en croyait les nombreux panneaux d’avertissement placardés à l’entrée. Et depuis longtemps, vu l’état de décrépitude de ces derniers. Juste sa chance.

— Évidement, il faut que ce soit ce tunnel. Tu veux pas en choisir un autre ?

Gulliver baissa les oreilles en arrière, et tourna la tête vers elle.

— Qu’est-ce qu’il a ce tunnel ?

— Les panneaux, là, ils disent qu'une partie de la galerie s’est effondrée, y’a eu une invasion d’un champignon toxique qui a bouffé toute la structure et empoisonné l’air. Si ta maîtresse est là-dedans, elle doit pas être dans un état génial.

Elle aurait mieux fait de ne rien dire - le regard inquiet, Gulliver s’élança aussitôt dans le tunnel au trot, les oreilles toujours plaquées en arrière. Muse eu tout juste le temps de resserrer ses doigts sur sa crinière, et de prier le Très Vieux Gnome de ne pas la laisser crever dans ce trou-là - mais à sa surprise, Gulliver s’arrêta dès le premier coude du couloir.

— Muse ? Tu sais faire de la lumière ?

— Ouais, mais on pourrait exploser. 

— A cause du poison ?

— Perspicace, sac-à-puce.

Elle entendit cet imbécile prendre une grande inspiration, puis il secoua la tête.

— Je ne sens rien !

— Et si c’est inodore ?

Ses mâchoires grincèrent l’une contre l’autre pendant quelques secondes, puis il secoua la crinière.

— Il faut vraiment qu’on avance, murmura-t-il. Je sais qu’elle n’est vraiment plus loin …

— J’veux toujours pas exploser pour une inconnue. 

Gulliver tendit une jambe en avant, puis posa prudemment son sabot au sol. Puis un autre.

— A l’aveugle, vraiment ?

— Mes sabots me protégeront, assura-t-il. Penche-toi sur mon encolure.

Il sonnait tellement sérieux, qu’elle garda pour elle toutes les protestations qui montait à sa gorge. Elle fit glisser son tambour sous son ventre, et se colla le plus près possible de la crinière du poney. Un choix judicieux - elle sentit des poutres brisées effleurer ses vêtements et ses cheveux à peine quelques pas plus loin. Son tambour n’aurait pas fait long feu, attaché sur son dos.

Avec une lenteur exécrable, ils progressèrent dans le tunnel sans autre bruit que l’écho des sabots du poney et leur respiration tendue - après ce qui lui parut des heures, enfin, une lueur apparut au loin

— On y est, souffla Gulliver. C’est elle !

A mesure que la lumière grandissait, il marchait de plus en plus vite, mais Muse n’osait pas encore relever la tête tant qu’ils restaient dans le tunnel - et sa peur paya. Elle serra l’encolure de Gulliver, et le tira en arrière. 

— Stop ! ordonna-t-elle.

— Quoi ? grogna-t-il après un brusque arrêt.

— Là, il y a un sortilège. Un piège.

— Je vois rien.

— T’es un poney, Gulliver. T’es pas censé voir la magie, non ?

— Touché. Mais c’est sans doute ma maîtresse qui a mis ça là …» Il prit une grande inspiration. « FANOM ? C’EST MOI !

Cet imbécile avait vraiment cru qu’hurler dans une caverne qui menaçait de s’écrouler était une bonne idée ? Ils avaient de la chance que rien ne leur soit tombé sur la tête - mais pas assez de chance pour recevoir une réponse positive, non plus.

— T’es vraiment con. Préviens la prochaine fois avant de faire un truc pareil.

Le poney ignora totalement sa remarque, et elle sentit sa tentation de sauter par-dessus le piège, quitte à commettre une idiotie supplémentaire.

— Peut-être qu’elle est blessée ? Elle répondrait sinon, non ?

— Ou alors elle est pas là. Ou alors c’est pas elle qui a mis ce piège. 

— Si ce n’est pas elle, alors elle est vraiment en danger, conclut Gulliver avec une note de panique dans la voix. 

Muse le sentit trembler entre ses jambes, et elle soupira.

— Bouge pas. Je vais regarder ce truc.

Elle mit pied à terre, un peu trop vite pour le bien de la plante de ses pieds, s’étira un peu, puis se pencha sur le piège. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’était pas mécanique - elle n’y pigeait rien, à ces trucs là - mais ce n’était pas non plus un sortilège de débutant. Elle était quand même à peu près sûre qu’elle pouvait en faire quelque chose …

Elle s’assit le plus près possible du piège, croisa les jambes, et posa son tambour sur ses genoux.

— Je sais que j’ai promis d’écouter toutes tes chansons, mais j’aurais choisi un autre moment pour faire un concert.

— Chut. Faut que je me concentre, sinon ça va nous péter à la gueule.

Gulliver souffla entre ses lèvres, mais obéit. Elle ferma les yeux, et se focalisa sur l’enchantement. Seconde après seconde, elle s’harmonisa doucement avec son rythme, et lorsqu’elle se sentit suffisamment en phase avec ce qu’elle entendait, elle tapa sur son tambour la contre-mélodie. Elle y impulsa juste assez de magie pour que les vibrations du tambour portent contre le sortilège, et après le premier cycle, elle le sentit déjà s’affaiblir. Trois strophes plus tard, le piège lâcha un dernier grésillement plaintif, et fut réduit au silence.

— La voie est libre, annonça Muse.

Sans ne serait-ce qu’un remerciement ou une remarque appréciative, le poney s’élança en direction de la lumière, dans ce qui semblait être une grotte. Elle le suivit, au cas où il tomberait sur d’autres pièges - pas qu’elle voulait le protéger, mais s’il faisait péter un truc, ça lui retomberait aussi dessus, à tous les coups.

Elle déboucha dans une caverne assez basse, plus longue que large, encombrée d’une impressionnante collection de merdes inutiles et cassées - mais qui portaient tous une légère vibration magique. A vue d’oeil, elle avait l’impression d’avoir mis les pieds dans la cache d’un voleur avec un attrait particulier pour les bibelots ensorcelés. Au milieu de la caverne, un établi portait plusieurs objets encore intacts, sauf un qui semblait avoir été détruit très récemment. La lumière qui les entourait provenait de quelques bocaux de sortilèges ou de lucioles, et d’objets qui en produisaient encore naturellement malgré leur état délabré, ainsi que d’un bouquet de champignons qui poussaient au coin du plafond.

Gulliver s’arrêta devant une pile de petits objets, et posa son museau sur un collier en métal noir, avec un pendentif tout aussi sombre en forme de flèche de très mauvais goût.

— C’est son collier, mais où est-elle ? murmura le poney. Je peux pas la sentir, si elle n’a pas son collier …

Il regarda tristement le pendentif, et Muse l’attrapa dans ses mains pour l’examiner. Elle ferma les yeux, et réussit à entendre sa vibration magique, malgré le capharnaüm ambiant - mais pas assez pour en retrouver le propriétaire. Et cette magie … ce n’était pas une magie de gnome, ça !

— Hey, sac-à-puce …

Elle n’eut pas le temps de lui dire le fond de sa pensée. 

La lumière ambiante diminua brutalement, et un courant d’air glacé les entoura. Muse serra les doigts sur le pendentif, et attrapa la crinière de Gulliver avec son autre main.

Près du plafond, deux yeux électriques apparurent, avec deux rangées de dents pointues et argentées juste en dessous.

— Vous n’auriez jamais du entrer ici, siffla une voix gutturale.

La forme sombre autour des deux yeux s’agrandit, et les écrasa presque. Les genoux de Muse tremblèrent - elle ne voulait pas mourir dans ce trou, oh non, et pas d’un truc qui faisait flipper autant, en plus ! Elle voulait pas partir comme ça !

— Sympa ton tour de magie, morveux, ricana Gulliver.

Le poney n’avait vraiment aucune idée du danger dans lequel ils étaient - s’il continuait comme ça, il allait empirer leur situation !

— C’est pas une illusion, imbécile ! C’est sa vraie forme !

— Peut-être, mais je sens que c’est un Oranaï juste comme moi. Plus jeune et moins poilu, cela dit.

Oranaï ? couina Muse. De quoi tu parles ?

Les yeux électriques s’approchèrent, et observèrent Gulliver avec attention, comme s’il cherchait à savoir comment dévorer la bestiole trop bavarde. Grâce à la lumière que les yeux projetaient, elle vit que le poney avait les oreilles pointées en avant, et tendait son museau vers la masse sombre, pas le moins du monde inquiété par la situation.

— Hum. Mais c’est pas ma maîtresse qui t’as fabriquée … c’est quel Maegis, alors ?

Maegis ? C’était une blague, non ?

— Attends, c’est une magos ? Pourquoi tu me l’as pas dit ?

— T’as rien demandé. Puis ça paraissait évident. Qui d’autre aurait un poney qui parle ?

— J’en sais rien, je pensais que c’était une gnome moi ! Sinon pourquoi avoir demandé l’aide d’un gnome pour la trouver ? Ça n’a pas de sens ! Les maegis et les gnomes font jamais bon ménage !

— Silence.» ordonna la voix glaçante, ce qui les fit taire tous les deux immédiatement. « Que faites-vous ici ?

Gulliver souffla par les naseaux, et redressa ses oreilles.

— Je cherche ma maîtresse, c’est son collier, là. » Il montra le pendentif, toujours dans les mains de Muse, qui le ramena contre son ventre. « Où est-ce qu’elle est ?

— Je ne sais pas. Maintenant … partez.

L’ombre les poussa, sans même les toucher, comme s’il avait planté en eux le besoin immédiat et douloureux de partir d’ici au plus vite. Entre cette désagréable sensation et le fait qu’elle n’avait pas franchement envie de mettre en colère la créature, Muse avança vers la sortie sans hésiter.

— Viens Gulliver, on va pas mettre en colère le gentil orage, hein ?

— C’est mort, je veux savoir ce que son collier fait ici ! protesta-t-il.

Il fit un pas vers la sortie, poussé par l’impulsion magique de l’ombre, et se leva sur ses pattes arrières pour y résister le plus longtemps possible. Muse ouvrit la bouche pour l’engueuler - mais avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit, l’attention de l’ombre se dirigea vers le tunnel d’où ils étaient arrivés.

Et les yeux devinrent furieux.

— Vous avez amené des soldats avec vous ?

— Hein ? Non, on est venu que tous les deux ! assura Muse.

Elle entendit des bruits de métal, suivi de lampes suspendues à des piques portées par les habitants locaux, lourdement armés et équipés d’un masque pour filtrer l’air potentiellement toxique de la caverne. Juste leur chance.

— L’Ombre est là ! cria l’hybride qui ouvrait la marche. Elle ne nous échappera pas cette fois !

— Capturez-la !

L’Ombre lâcha plusieurs jurons - d’une voix étonnamment plus douce que celle qu’elle avait prise avec eux - et diminua de taille, avant de disparaître dans le tunnel opposé. Muse et Gulliver restèrent figés sur place - et l’hybride pointa sa lampe vers eux.

— Capturez ses complices ! ordonna-t-elle.

La gnome et le poney échangèrent un regard - entre le tunnel et les torches, le choix était vite fait. En un battement de coeur, elle grimpa sur son dos, et ils fuirent le plus loin possible des miliciens. 

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MariKy
Posté le 18/03/2021
Toujours aussi plaisant à lire, entre aventure et petites notes d'humour ! "Tu es la lumière qui illumine mes journées", j'adore XD J'aime beaucoup Gulliver !
On découvre les pouvoirs de Muse, son tambour ne sert donc pas qu'à faire de la musique... C'est à se demander pourquoi iel est un-e vagabon-de !
Et ce nouveau mystère sur les Maegis... Tu introduis peu à peu des ethnies, des monstres... on sent qu'on ne va pas s'ennuyer !
AnatoleJ
Posté le 21/03/2021
Merciiii !
Je suis ravi que la suite te plaise et que tu apprécies Gulliver, il bave mais il est de très bonne compagnie (en général).
A bientôt :D
Debout la Nuit
Posté le 15/03/2021
Certains passages me font penser à des scènes de vieux dessins animés, car justement très animées. Par exemple, lorsque les héros pénètrent dans le tunnel. J'aime bien que se crée cette superposition entre littérature et cinématographie.
AnatoleJ
Posté le 16/03/2021
Merci d'avoir souligné ce parallèle, je n'y avais même pas pensé ! C'est amusant que ça ressorte, je n'en regarde pas(/plus) beaucoup.
AnonymeErrant
Posté le 02/02/2021
Je continue ma lecture, et les échanges entre Muse et Gulliver sont vraiment cocasses, on ne s’ennuie pas. J’aime bien l’idée d’utiliser la musique pour « amadouer » ou « modeler » la magie.

Ca sent les ennuis à plein nez, mais soyons fous, fonçons dans le tas. Cette mystérieuse Ombre est intrigante. Amie ou ennemie ? La suite nous le dira 😉

J’ai relevé des détails, tu en fais ce que tu veux, encore une fois (et pardon si on te les a peut-être déjà signalés, je n’épluche pas spécialement les autres commentaires, pour ne pas me laisser trop influencer) :

— Non. Mais plus vite on y sera, moins j’aurais à passer de temps le cul sur ton dos dégueulasse. => pas de « s » à aurai

— Tu es la lumière qui illumine mes journées, Muse, moqua Gulliver sur un ton monotone. => manque un petit « se » avant moqua

… avant d’aborder le premier sentier qui montaient dans les montagnes. => je crois que c’est « montait », ou alors, il faut mettre sentiers au pluriel ^^

Le poney trotta sur les sentiers escarpés, museau tendu en avant et oreilles pointés vers le haut => pointéEs

Il sonnait tellement sérieux, qu’elle garda pour elle toutes les protestations qui montait à sa gorge => montaient
AnatoleJ
Posté le 11/02/2021
Je suis content que le système magique musical de Muse te plaise, je me suis beaucoup amusé à le concevoir ^^

Merci pour les petits détails relevés, c’est noté !
dcelian
Posté le 13/01/2021
le début des péripéties et d'une aventure qui m'a l'air tout aussi dingue que passionnante, je fonce lire la suite directement !
une fois de plus très fan des dialogues entre tes deux personnages principaux, j'apprécie aussi le fait que tu introduises de nouveaux pro(ou an ?)tagonistes !
AnatoleJ
Posté le 13/01/2021
Merci pour tant d'enthousiasme, c'est très communicatif ! :D
Hastur
Posté le 06/12/2020
C'est vraiment un sacré duo ! Ils sont vraiment attachant. On a découvert un Gulliver vraiment très attaché à sa maîtresse dans ce chapitre. Les pauvres sont toujours pourchassés où qu'ils aillent, même au plus profond d'une caverne.
En tout cas toujours un plaisir de suivre cette aventure !

Je te mets mes notes:

"sac-à-puce"
Je viens de tilter ce matin. J'écrirais plutôt sac-à-puces puisque ça sous-entend
plusieurs puces.

"assez pour qu’elle sente l’odeur de sa bave"
Ces petits détails sensoriels sont exquis ! :D

"T’es obligé de parler si près de ma tronche ?"
Ils ne connaissent pas le malaise de la trop grande proximité les poneys ^^.

"qui avaient eu une idée idiote dès le matin"
Je me demandais si à la plus de "dès le matin", "de bon matin" ne sonnerait pas encore mieux :).
Juste une petite proposition qui m'est venue.

"pour qu’elle s’y lave sans perdre pied"
Il y a vraiment quelque chose de mélancolique dans ces remarques.
De voir Muse évoluer dans un monde qui n'est pas proportionner à sa taille dans ce cas-là.
C'était la même chose pour la nourriture au chapitre précédent.

"Muse eu tout juste"
eut ?

"Qui d’autre aurait un poney qui parle ?"
Je m'étais fait exactement la même réflexion dès le début hu hu ^^

"Vous avez amené des soldats avec vous ?"
Ah ah ah ! Excellent !

A très vite :)
AnatoleJ
Posté le 07/12/2020
Peut-être qu’en allant encore plus profondément dans la montagne, ils seront enfin tranquilles ? Qui sait ...

Je n’avais jamais vraiment réfléchi à la quantité de puces nécessaires pour faire un sac, mais maintenant que tu le dis ... tu as raison, il va falloir que je ratoute des -s partout !
Bien vu pour les petites coquilles, je vais corriger ça.

"Ils ne connaissent pas le malaise de la trop grande proximité les poneys ^^"
Surtout les poneys qui s'appellent Gulliver et qui parlent xD

A bientôt :D
A.C. Castelein
Posté le 05/12/2020
Hé bien ! Ta Musaraigne se retrouve en vilaine posture de ce chapitre. Voilà la suite de la béta-lecture :

« Muse leva les yeux sur les dernières lueurs du jour, qui descendaient doucement du ciel vers la terre, puis rejoignaient les plantes qui bordaient les fenêtres qu’elle pouvait voir depuis sa cachette. »

Phrase assez lourde, avec tous ces « qui »

« Ils quittèrent la ville, et ne s’arrêtèrent qu’une seule fois pour déterrer des bulbes lumineux pour Muse - toujours aussi immondes - avant d’aborder le premier sentier qui montaient dans les montagnes. »

C’est un détail mais je mettrai l’aparté « toujours aussi immondes » après « lumineux » ; sinon on peut avoir l’impression, malgré le pluriel, que tu parles de Muse (remarque, vu les circonstances, ça pourrait coller)

« Elle aussi ce serait regardée bizarrement. »

Se serait

« Le poney trotta sur les sentier escarpés, museau tendu en avant et oreilles pointés vers le haut, en murmurant de temps à autre quelques exclamations enthousiastes sur la proximité de sa maîtresse. »

Oreilles pointées

« Muse avait tellement mal aux fesses qu’elle était à peu près certaine que ses jambes avaient fusionné avec les poils du sac-à-puce. »

Alors là… je t’avoue que je ne vois pas le rapport entre le mal de fesse et les jambes qui fusionnent XD

« Avec une lenteur exécrable, ils progressèrent dans le tunnel sans autre bruit que l’écho des sabots du poney et leur respiration tendue - après ce qui lui parut des heures, enfin, une lueur apparut au loin »

Ici, j’aurai tendance à mettre un point à la place du tiret et à reformuler la dernière partie de la phrase, pour éviter de répéter la même structure de phrases deux fois de suite

« Elle mit pied à terre, un peu trop vite pour le bien de la plante de ses pieds, s’étira un peu, puis se pencha sur le piège. »

Répétition du mot « pied ». Tu peux peut-être l’éviter en reformulant avec « voûte plantaire » ?

« A vue d’oeil, elle avait l’impression d’avoir mis les pieds dans la cache d’un voleur avec un attrait particulier pour les bibelots ensorcelés. »

Le « à vue d’œil » sonne de trop

« Au milieu de la caverne, un établi portait plusieurs objets encore intacts, sauf un qui semblait avoir été détruit très récemment. »

Comment Muse peut-elle déduire qu’il a été détruit très récemment ?

« Attends, c’est une magos ? Pourquoi tu me l’as pas dit ? »

On a l’impression, quelques paragraphes plus haut, que Muse a compris à quel genre de personnes elle avait à faire, notamment parce qu’elle voulait donner le fond de sa pensée à Gulliver. Du coup ce passage sonne de trop

« Elle entendit des bruits de métal, suivi de lampes suspendues à des piques portées par les habitants locaux, lourdement armés et équipés d’un masque pour filtrer l’air potentiellement toxique de la caverne. »

Un peu lourd comme phrase


Voilà, c'est tout. Jusqu'au prochain chapitre :-D
AnatoleJ
Posté le 07/12/2020
Merci pour toutes ces annotations, je ne me doutais pas qu’il y avait autant de phrases un peu bancales qui traînaient encore mais maintenant ça me pique les yeux ... vivement que j’ai le temps de corriger tout ça !

"« Muse avait tellement mal aux fesses qu’elle était à peu près certaine que ses jambes avaient fusionné avec les poils du sac-à-puce. » Alors là… je t’avoue que je ne vois pas le rapport entre le mal de fesse et les jambes qui fusionnent XD"

Ce doit être parce que j’ai fais trop d’équitation à cru et que ça me parait évident, je vais reformuler ça pour que sa douleur soit plus appréciable par tout le monde ! (ce serait dommage de ne pas en profiter xD)

"« Au milieu de la caverne, un établi portait plusieurs objets encore intacts, sauf un qui semblait avoir été détruit très récemment. »
Comment Muse peut-elle déduire qu’il a été détruit très récemment ?"

Et ça, c’est un bon exemple d’une situation où je connais trop mon univers ... il va falloir que je rajoute une petite phrase d’explication ! Mais en attendant que ce soit dans le texte : elle le sait parce que les objets magiques ont tous une vibration particulière, et elle entend encore le sortilège qui a détruit celui-ci, alors qu’elle n’entend plus rien ou presque rien sur les autres.

Merci encore pour toutes tes remarques qui me seront très utiles ^^
Leïsa.P
Posté le 05/12/2020
L'histoire avance ! Que de rebondissements dans ce quatrième chapitre ! Les évènements sont entrain de prendre un tour inattendu pour mon petit poney. Pauvre petit poney triste...

Sa maîtresse serait passée par cette grotte ? Ou l'Ombre lui aurait volé son collier ? Sauf s'il s'avère qu'elle est plus puissante que lui... Mais dans ce cas que lui est-il arrivé ? Tellement de questions sans réponses ! De plus, tu nous plantes au beau milieu de l'action, c'est frustrant. La Muse est entraînée malgré elle dans une aventure qui loin d'être fini. Elle va devoir encore supporter l'haleine puante et le dos de son compagnon de voyage... Pauvre Muse... pauvre poney..

A chaque chapitre, c'est sourire garanti ! J'ai passé un excellent moment en leur compagnie. Tu peux compter sur moi pour suivre leurs nombreuses futures péripéties ! Mais avant, je ne te poserai qu'une seule et dernière question.......... : A quand la suite ??? :o
AnatoleJ
Posté le 07/12/2020
Et oui, si près du but et pourtant si loin, la maîtresse de Gulliver semble désespérément hors de portée du petit poney ...

Pour la suite, je pense que ce sera le week-end prochain ! (je n’aurais pas trop la tête à éditer cette semaine, et je compte bien lire, notamment A travers le Temps qui me fait de l’oeil ^^)
Merci encore pour tes commentaires enthousiastes, ils m’ont beaucoup fait sourire :D
Leïsa.P
Posté le 07/12/2020
Dans ce cas, compte sur moi pour être au rendez-vous ! Je suis impatiente de découvrir ton 5e chapitre et retrouver Gulliver et sa Muse (ils me manquent déjà !) ;)

Si A Travers le Temps te fait de l'œil, j'espère qu'il saura encore plus te séduire une fois que tu les yeux dedans ;) Dans le cas où tu te lancerais, je te souhaite (je l'espère) une bonne lecture ! :D
Mathilde Blue
Posté le 05/12/2020
Coucou !

Ce chapitre tombe à pic, j’avais bien besoin de sourire ! L’écriture est toujours aussi agréable à lire et le l’humour est toujours manié avec beaucoup d’habilité, j’ai encore passé un très bon moment ^^ Le duo est excellent (qui se chamaille dans une position aussi délicate ??) et on se prend vraiment d’affection pour eux.
Et puis les choses commencent à avancer :o Et puis ça commence à faire quelques mystères à résoudre ! C’est un peu cruel de nous laisser sur notre faim comme ça !

J’ai juste relevé quelques coquilles pas très importantes :
- « Elle aussi ce serait regardée bizarrement. » : je suppose que c’est plutôt « se » et pas « ce » ici.
- « Le poney trotta sur les sentier escarpés » : il manque un « s » à « sentier ». En fait ce qui m’a fait tiquée c’est surtout que les deux se suivaient, parce que s’il y en avait d’autres, ça n’a pas spécialement attiré mon attention !
- « Elle le suivit, au cas où il tomberait sur d’autres pièges - pas qu’elle voulait le protéger, mais s’il faisait péter un truc, ça lui retombera aussi dessus, à tous les coups. » : alors là c’est un point de vue plus personnel mais j’aurais plutôt utilisé le conditionnel que le futur pour « retombera », ça sonne un peu bizarrement je trouve.

En tout cas, j’ai hâte de lire la suite ! À bientôt ;)
AnatoleJ
Posté le 07/12/2020
Coucou ! :)
Le plus grand mystère, c’est surtout : quand est-ce que Muse aura le droit à un repas décent et à un vrai bain ? Et est-ce que Gulliver trouvera un dentifrice adapté à ses dents de poneys ? Que de questions sans réponses ... (je devrais publier la suite le week-end prochain si tout va bien!)

Bien vu pour les coquilles, je vais corriger ça dès que possible ! Je suis d’accord avec toi pour l’emploi du conditionnel, ça sonne mieux que le futur dans cette phrase.
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