Chapitre 4 (nouvelle version)

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Où on retrouve Kiaraan et où on en apprend un peu plus sur la Mue...

A l’heure où des filaments de lumière s’entremêlaient à la nuit, le silence, à Long’Ombre,  revêtait une profondeur d’océan. Le vide des allées sombres contrastait avec l’activité qui y régnait la journée. Bientôt bruisserait le quotidien d’un jour comme un autre, mais pour le moment, les seules silhouettes que l’on distinguait étaient celles des guetteurs placés devant l’unique accès au village, tout en haut de la Clairière. Depuis la disparition de Kiaraan, chaque nuit voyait se succéder une cohorte de volontaires qui s’efforçaient de scruter les ombres en baillant de concert.

Face à la forêt sombre, les hommes frissonnaient et sursautaient au moindre craquement. Ils croyaient entrevoir des mouvements furtifs, étaient sans cesse en alerte, et observaient un silence tendu pour mieux distinguer les éventuels bruits de pas. Ils savaient néanmoins que la forêt couvrirait la moindre approche. Aussi les hommes étaient-ils particulièrement nerveux. Leur veille avait été interminablement longue, le vent s’était plu à leur jouer de mauvais tours, faisant crisser et murmurer les arbres tout autour d’eux.

Comme pour incarner leurs craintes, une étrange silhouette se matérialisa soudainement à l’orée de la forêt. Elle était bizarrement courbée, et comptait plus de bras et de jambes qu’à l’accoutumée. Les hommes empoignèrent leurs armes, prêts à défendre chèrement leur peau. Ils n’eurent pas le temps de faire un geste, l’ombre se mit à leur crier dessus.

  • Courez, bande d’imbéciles ! Je l’ai ! Vous êtes encore là ? Courez prévenir Arnen, vite ! Elle est vivante !

La silhouette s’avança jusqu’à eux, et ils purent enfin distinguer de qui il s’agissait. Pier, le chef des Chasseurs, portait une Kiaraan inconsciente, sale et ensanglantée dans ses bras.

Ce fut seulement à ce moment-là que les hommes sortirent de leur hébétude. Deux suivirent le Chasseur qui se dirigeait vers l’office du GuériSage, le dernier s’élança à toutes jambes vers la maison d’Arnen.

*

Diorann dormait encore profondément, recroquevillée sur le côté, ses cheveux bruns rayant son visage fin de traînées sombres. Le bord de ses yeux était rouge, ses joues encore humides de larmes.  Elle ne quittait son lit que pour aider aux recherches de sa sœur. Ses poings se serraient convulsivement dans son sommeil. Elle respirait fort, s’agitait, et, alors qu’un sursaut la redressait, bouche grande ouverte sur un hurlement, elle se réveilla d’un seul coup, aussi alerte que si on lui avait crié dans les oreilles.

Ses yeux noisette, si semblables à ceux de sa sœur, se portèrent immédiatement vers la porte d’entrée, une seconde à peine avant qu’on y frappe avec une vigueur qui la fit trembler sur ses gonds.

Diorann bondit. À l’étage, elle entendit le pas lourd de son oncle qui sautait de son lit, lui aussi. Arnen apparut en haut de l’escalier alors que sa nièce ouvrait la porte à la volée. Sans même qu’elle s’en rende compte, ses larmes s’étaient remises à couler. Elle craignait cette visite depuis que Kiaraan avait disparu.

Incapable d’articuler une syllabe, Diorann attendit, la main crispée sur la poignée de la porte. Elle fixait avidement le visage du Chasseur, la bouche entrouverte, les jambes flageolantes. Pourquoi ne parlait-il pas ? Qu’attendait-il ? Est-ce que cela voulait dire que…. Oh. Oh. Non. NON !

  • On l’a retrouvée. En vie. Pier l’a emmenée chez Bazil.

Le messager leur lança un regard empli de commisération, puis se détourna et s’enfuit sans demander son reste.

Arnen et sa nièce se regardèrent. Diorann paraissait sur le point de s’évanouir. Pâle comme un spectre, Arnen empoigna la jeune fille par le coude pour l’empêcher de s’effondrer. Elle se jeta dans ses bras, suffoquante de crainte.

  • Elle est vivante, résonna alors une voix depuis l’escalier.
  • Vivante, oui, mais dans quel état ?

Ilsa et son mari échangèrent un regard sombre, mais se turent, par égards pour Diorann qui avait repris contenance en entendant sa tante. 

Une minute plus tard, tous trois couraient sur le sentier qui descendait au village. L’envie de revoir sa sœur vivante donnait des ailes à Diorann, et elle devança sans peine son oncle et sa tante. Elle s’arrêta net, cependant, juste sur le seuil de l’office de soins de Bazil. Et si Kiaraan n’était plus la même ? Si elle était blessée, estropiée ?

Diorann savait ne pas pouvoir encaisser un autre espoir déçu. D’ailleurs, il n’y avait plus d’espoir en elle, depuis la disparition de sa mère. Il lui faisait trop mal, après. Elle tergiversait, terrifiée à l’idée de l’état dans lequel elle trouverait sa sœur, avide de savoir qu’elle allait bien.

Elle s’apprêtait à faire demi-tour, quand elle entendit un cri qui lui remua les entrailles. Celle qui criait avait mal. Affreusement mal, même. Mais c’était aussi un cri de colère, une remontrance comme elle en avait entendu des centaines. C’était le timbre de Kiaraan, c’était elle, son sang et sa chair, et sans plus accorder d’importance à l’angoisse, elle se rua à l’intérieur.

*

En entrant dans la pièce, les yeux de Diorann rencontrèrent tout de suite ceux de sa sœur. Les prunelles ambrées de Kiaraan, si familières, étaient vacillantes et affolées, voilées de souffrances, mais elles plongèrent pourtant dans celles de sa sœur avec une force et une détermination qui submergèrent son cœur de soulagement.

Leurs regards se nouèrent. Rien d’autre ne comptait en cet instant que le battement commun de leurs cœurs semblables. Cet échange qui sembla durer tant et si peu de temps leur suffit, à ce moment précis, pour se comprendre parfaitement. Diorann saisit en un éclair le traumatisme que Kiaraan avait vécu, le choc et l’hébétude, le soulagement de s’en être sortie aussi. Kiaraan comprit, sans qu’il y ait besoin de le mettre en mots, l’écrasante peur de Diorann, peur à la fois de la perdre tout de suite, et peur d’ouvrir ses barrières pour quand même la perdre, plus tard. Car si elle s’en était sortie vivante cette fois, rien ne garantissait qu’elle reviendrait, la prochaine fois. Chaque relation était ainsi condamnée à la torture de l’incertitude.

 Il y avait ceux qui s’accrochaient à leurs amours comme si l’attachement pouvait les sauver, et il y avait ceux qui refusaient toute relation sérieuse. Et il y avait Diorann, qui ne savait pas quelle stratégie lui ferait le moins mal.

Elles furent interrompues quand Arnen et Ilsa déboulèrent dans la pièce, mais dorénavant, elles n’avaient même plus besoin de se parler ou de se regarder pour se comprendre. Elles étaient les deux faces d’une même pièce, plus unies encore, s’il était possible, qu’avant la Mue de Kiaraan.

 

Les nouveaux arrivants s’avancèrent. Ilsa s’approcha du lit sans hésiter, un sourire tremblant aux lèvres. Diorann et elle se postèrent de chaque côté de Kiaraan et lui agrippèrent les mains d’un même mouvement. Arnen était resté en retrait, semblant craindre que Kiaraan disparaisse s’il s’approchait lui aussi.

L’office de soins de Bazil était une grande pièce vide et claire, meublée de lits de fougères,  dont un seul était occupé. Quelques tabourets disséminés ça et là permettaient aux visiteurs de s’asseoir à leur aise. Sur tous les murs étaient accrochés des dizaines de plantes et de feuilles d’arbres différentes. Elles répandaient un parfum acide, piquant comme la menthe sauvage qu’on cueille au petit matin. De l’herbe séchée recouvrait le sol de bois brut. Dans le fond, derrière le lit de Kiaraan, se trouvait une autre pièce, plus petite, où Bazil entreposait ses préparations.

  • Comment te sens-tu ? demanda Ilsa à Kiaraan après s’être raclé la gorge. Tu es blessée ? Pourquoi t’a-t-on amenée ici et pas chez nous ?
  • Elle était inconsciente quand on me l’a amenée, répondit Bazil avant que Kiaraan ait pu ouvrir la bouche.
  • Qui l’a trouvée ?
  • Pier, apparemment. En tout cas il est arrivé ici avec elle dans les bras.
  • Je vais aller le trouver immédiatement, intervint Arnen. Il faut que je sache où exactement on l’a récupérée.

Il avait posé un pied à l’extérieur quand la voix affaiblie de Kiaraan l’arrêta.

  • Je les ai vus, Arnen. Les Lupus.

Arnen frémit, et ses paupières, en se fermant involontairement, occultèrent un instant l’étonnement mêlé d’inquiétude qui l’avait saisi. Il tourna lentement la tête et d’un regard, vit que Bazil partageait sa surprise. Celui-ci avait plissé les yeux et observait Kiaraan avec acuité.

  • Tu en es sûre ? proféra Arnen d’une voix basse, pressante.
  • Certaine. Je les ai humés. Je les…

La voix de Kiaraan s’éteignit. Visiblement, elle avait épuisé ses forces en interpellant ainsi son oncle. Arnen revint près d’elle en deux enjambées, le visage circonspect.

  • Comment sais-tu que c’étaient des Lupus et pas des Purs ?
  • Ils ne… ils ..

Kiaraan prit une grande inspiration, ferma fort les yeux, et secoua la tête. Ses paupières frémissaient. Rouvrir les yeux lui demanda un grand effort, mais elle reprit d’une voix raffermie :

  • Ils étaient plusieurs. Ils m’ont acculée et avaient l’avantage du nombre. Ils m’auraient vaincue sans peine, mais ils ne m’ont pas attaquée. J’étais une menace pour eux, mais ils ne m’ont rien fait. Et puis cette odeur… elle était semblable à celle des autres animaux, mais différente aussi.

Arnen échangea un regard alarmé avec Bazil.

  • Si eux ne t’ont pas attaquée, d’où viennent tes blessures ? demanda ce dernier d’un air perplexe.
  • Quelles blessures ? s’inquiéta Diorann.
  • Eraflures plus ou moins profondes sur tout le corps, quelques côtes fêlées, une épaule démise et un genou écrasé, de ce que j’ai pu voir. J’étais en train de l’examiner quand vous êtes entrés.

Tous les regards se tournèrent vers Kiaraan.

Sans savoir pourquoi, celle-ci était certaine qu’elle ne devait pas raconter ce qui s’était véritablement passé dans la forêt. D’autant plus qu’elle-même n’en était pas vraiment sûre. Elle avait bien vu passer l’étonnement sur les visages d’Arnen et de Bazil quand elle avait mentionné ses souvenirs de sa rencontre avec les Lupus. Inutile d’en rajouter.

  • Je suis tombée, répondit-elle en détournant les yeux. Quand j’ai repris ma forme humane, il faisait noir, je ne voyais rien. J’ai commencé à marcher et j’ai dévalé une colline.

Kiaraan ferma les yeux et laissa un soupir s’échapper de sa poitrine. Elle percevait un certain malaise qui flottait dans l’air au-dessus d’elle, sans pouvoir s’en expliquer la raison.

  • Kiaraan, nous allons te laisser te reposer, intervint Ilsa. Tu dois être fatiguée.

Arnen fit signe à Bazil de le suivre et ils sortirent de la pièce en discutant à voix basse. Ilsa et Diorann les suivirent après une dernière caresse sur la main de Kiaraan.

*

     − Penses-tu qu’elle dit la vérité ? demanda Arnen à Bazil alors qu’ils s’éloignaient en direction de la salle du Conseil où Vikash et Pier devaient déjà les attendre.

  • Ses blessures peuvent correspondre à une grosse chute, oui…
  • Mais ces souvenirs qu’elle dit avoir …
  • Je suis aussi perplexe que toi, mais cela me paraît authentique. Elle n’a pas pu inventer l’infime changement dans les odeurs qu’elle a mentionné. Et pourquoi l’aurait-elle fait ? Nous l’avons tous vue Muer…
  • Bazil, personne ici ne peut se vanter de se rappeler quoi que ce soit de sa Mue.
  • Quelques Chasseurs parmi les plus expérimentés le peuvent, je crois.
  • Mais Kiaraan n’a même pas vingt ans… et c’est sa première Mue. Comment l’expliques-tu ?
  • Je ne l’explique pas.
  • Tu penses que cela a quelque chose à voir avec son père ?

Bazil regarda Arnen dans les yeux.

  • Sauf ton respect, Arnen, et même si je suis son successeur, je suis loin d’avoir percé tous les secrets de cet illuminé de Iarn…

 

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Stella
Posté le 19/09/2019
Coucou Gab,
Un chapitre efficace où tension et émotions se mêlent tout au long. J'aime bien le suspence autour du père à la fin. Il donne autant envie de tourner la page que les précédentes fins de chapitre plus dramatiques. J'ai une seule remarque : la description de l'office qui apparaît sous la forme d'un paragraphe à la suite de l'action m'a moins convaincue. Je pense qu'elle gagnerait à être dispatchée.
En plus il y a matière à le faire.
Voilou Voilou des bisous étoilés
Gabhany
Posté le 19/09/2019
Coucou Stella ! Merci pour ta lecture ! Je note pour le passage descriptif, on m'a déjà fait cette remarque donc je vais modifier ça !
Plein de bisous <3
Joke
Posté le 18/09/2019
" Il y avait ceux qui s’accrochaient à leurs amours comme si l’attachement pouvait les sauver, et il y avait ceux qui refusaient toute relation sérieuse. Et il y avait Diorann, qui ne savait pas quelle stratégie lui ferait le moins mal."

J'adore cette phrase.

C'est toujours aussi prenant, je continue ma lecture tout de suite!
Gabhany
Posté le 19/09/2019
Oh merci :) je suis contente que Humans te plaise toujours !
Luru
Posté le 04/09/2019
C'est le chapitre que je préfère et de loin jusqu'à présent. Même s'il n'y a pas d'action, la tension dramatique est présente tout le long !

On apprend un peu plus sur l'univers et sur cette histoire de Mue. On a pas encore assez d'information pour tout appréhender, mais il doit y avoir un lien direct ou indirect, avec le clan des Lupus. Ours contre loups... ça m'évoque une histoire de territoire. ^^

J'aurais juste une question, pourquoi le mot alarmé est-il souligné dans le texte ? :p
Gabhany
Posté le 05/09/2019
Ah merci ! Ton comm me rassure par rapport à ce chapitre où il ne se passe en effet pas grand chose ! Hihi, tu as peut-être raison … ou pas =D
Le mot souligné c'est parce que je voulais le modifier donc je l'avais souligné dans mon fichier et j'ai oublié de corriger en faisant le copier/coller pour oublier ^^ je vais aller supprimer ça
Aliceetlescrayons
Posté le 18/05/2019
Je le trouve très bien ce chapitre! On retrouve Kiaraan sans savoir ce qui lui est arrivé exactement, ça créé un suspens assez passionnant. Encore plus avec la petite allusion finale à son père à la fin!
Par-rapport à la Mue, j'ai une réflexion. Le peuple de Kiaraan vit très proche de la nature. Pourtant, la Mue est vécue comme une malédiction. J'ai un peu de mal à formuler ce que ça m'inspire mais je pense qu'il y aurait peut-être quelque chose à développer en ce sens. Dans ton résumé, tu parles de "tribut" à payer à la Mère. Tu penses aprofondir cette idée plus loin? Parce que je trouve que cette approche est vraiment intéressante ^^
Gabhany
Posté le 18/05/2019
Hello Alice !
Merci de ton passage <3 je suis contente que le chapitre t'ait plu !
Oui je vais approfondir le côte "malédiction" de la Mue dans les prochains chapitres je pense. En fait, la Mue est mal vécue car elle est à l'origine de nombreuses souffrances et inquiétudes, et j'ai l'impression que je n'ai pas assez insisté sur ce point-là. Après, sur le côté "tribut", je n'ai pas encore réfléchi à fond là-dessus, mais je compte développer plus le rapport à la Mère et les origines de la Mue par la suite. Je suis heureuse que tu trouves ça intéressant, si tu as d'autres réflexions à ce sujet n'hésite pas !
 
Elga
Posté le 22/05/2019
Coucou !
Alors si tu veux bien, je te fais des commentaires au fil de ma lecture en y mêlant les coquilles relevées.
D’abord j’aime beaucoup ce début, son rythme, tout en suspens ; ça fonctionne bien à mon avis. Quand même un remarque sur la 1ère phrase :
A l’heure où des filaments de lumière s’entremêlent à la nuit, le silence revêtait une profondeur d’océan à Long’Ombre > Pour une question de rythme, je verrai peut-être « à Long’ombre » au début ?
les seules silhouettes que l’on distinguait étaient celles des Guetteurs placés devant le seul accès au village,  > répétition de « seul »
Aussi les hommes étaient particulièrement nerveux. > je crois qu’avec « aussi », il faut redoubler le sujet avec le pronom « aussi les hommes étaient-ils… »
Sur un regard empli de pitié, le messager se détourna et s’enfuit sans demander son reste. > le « sur » me gêne, « avec » peut-être ou « après » ?
Elle se jeta dans ses bras, suffoquée de crainte > suffoquant ?
Il faisait trop mal, après. > la virgule me semble de trop.
J’ai un peu de mal avec la visite du Chasseur à la famille, avec le fait qu’il ne dise pas qu’elle est en vie. J’ai du mal à croire qu’il ne le dise pas, surtout, qu’en tant que lecteur, on le sait déjà vu ta 1ère partie de chapitre. Ce ne sont que des détails à mon avis que tu pourrais modifier ; peut-être en axant plus sur des questionnements sur son état comme tu le fais un peu.
le traumatisme de ce que Kiaraan avait vécu, > le traumatisme que Kiaraan…
« Chaque relation était ainsi condamnée à la torture de l’incertitude. Il y avait ceux qui s’accrochaient à leurs amours comme si l’attachement pouvait les sauver, et il y avait ceux qui refusaient toute relation sérieuse. Et il y avait Diorann, qui entrait dans les deux catégories, sans bien savoir laquelle des deux stratégies lui ferait le moins mal.
Elles furent interrompues quand Arnen et Ilsa déboulèrent dans la pièce, mais dorénavant, elles n’avaient même plus besoin de se parler ou de se regarder pour se comprendre. Elles étaient les deux faces d’une même pièce, plus unies encore s’il était possible qu’avant la Mue de Kiaraan. » j’ai un peu de mal avec ce passage, notamment avec le traitement des sentiments de Diorann ; il me semble qu’elle entre dans la catégorie de celles qui ne renonceront pas à leur amour si elle est tellement attachée à sa sœur ?
« Les nouveaux arrivants s’approchèrent. Ilsa s’approcha du lit sans hésiter, un sourire tremblant aux lèvres. Diorann et elle se postèrent de chaque côté du lit et agrippèrent les mains de Kiaraan d’un même mouvement. Arnen était resté en retrait, semblant craindre que Kiaraan disparaisse s’il s’approchait lui aussi.
L’office de soins de Bazil était composé d’une grande pièce vide et claire, meublée de quelques lits dont un seul était occupé. Quelques tabourets disséminés ça et là permettaient aux visiteurs de s’asseoir à leur aise. Sur tous les murs étaient accrochés des dizaines de plantes et d’essences d’arbres différentes. Elles répandaient un parfum acide, piquant comme la menthe sauvage qu’on cueille au petit matin. De l’herbe séchée recouvrait le sol de bois brut. Dans le fond, derrière le lit de Kiaraan, se trouvait une autre pièce plus petite, où Bazil entreposait ses préparations. » Suggestion pour ce passage descriptif. Je me demande si tu ne pourrais pas mêler les gestes des perso, leur avancée avec la description pour la rendre plus vivante ?
Super ce dialogue final avec du mystère, du suspense tout ça tout ça. Remarque finale : est-ce qu’ils ne devraient pas s’étonner plus tôt, durant le dialogue avec elle, de ce qu’elle a des souvenirs ? Quitte à y revenir en fin de chapitre ?
Bravo en tout cas !
Bisous,
Gaëlle/Elga
Gabhany
Posté le 22/05/2019
Hello Gaelle !
Excuse-moi, je ne sais pas pourquoi, je n'avais pas été notifiée de ton commentaire !
Tu verrais "à Long'Ombre" avant "le silence" ou au tout début de la phrase ? 
Sur un regard empli de pitié, le messager se détourna et s’enfuit sans demander son reste. > le « sur » me gêne, « avec » peut-être ou « après » ? =>  oui c'est mieux ! merci ! 
J’ai un peu de mal avec la visite du Chasseur à la famille, avec le fait qu’il ne dise pas qu’elle est en vie. J’ai du mal à croire qu’il ne le dise pas, surtout, qu’en tant que lecteur, on le sait déjà vu ta 1ère partie de chapitre. Ce ne sont que des détails à mon avis que tu pourrais modifier ; peut-être en axant plus sur des questionnements sur son état comme tu le fais un peu. => en fait il ne dit rien parce que Kiaraan est blessée, qu'il l'a vue inconsciente dans les bras de Pier. Il sait qu'elle est vivante mais ne sait pas dans quel état elle est. Donc il ne veut pas leur donner de faux espoirs. Est-ce que ça te parait plus cohérent ?
Elles furent interrompues quand Arnen et Ilsa déboulèrent dans la pièce, mais dorénavant, elles n’avaient même plus besoin de se parler ou de se regarder pour se comprendre. Elles étaient les deux faces d’une même pièce, plus unies encore s’il était possible qu’avant la Mue de Kiaraan. » j’ai un peu de mal avec ce passage, notamment avec le traitement des sentiments de Diorann ; il me semble qu’elle entre dans la catégorie de celles qui ne renonceront pas à leur amour si elle est tellement attachée à sa sœur ? => elle lui est très attachée mais elle a peur aussi de cet attachement car Kiaraan peut disparaître et donc elle se protège.
  Suggestion pour ce passage descriptif. Je me demande si tu ne pourrais pas mêler les gestes des perso, leur avancée avec la description pour la rendre plus vivante ? => c'est une bonne idée, merci !
 Super ce dialogue final avec du mystère, du suspense tout ça tout ça. Remarque finale : est-ce qu’ils ne devraient pas s’étonner plus tôt, durant le dialogue avec elle, de ce qu’elle a des souvenirs ? Quitte à y revenir en fin de chapitre ? => merci =D en fait Arnen et Bazil s'étonnent mais n'en montrent rien car ils ne veulent pas éveiller les soupçons.
Merci encore pour ta lecture et ton commentaire <3
Bises 
 
Makara
Posté le 23/06/2019
Coucou :) me voilà de retour <3 (je profite de mes 50 min de rer) 
Alors ce chapitre se lit très bien, je l'ai dévoré. Je suis contente de voir que kiarann va bien. Pourquoi ment-elle aux habitants sur l'origine de ses blessures ? (il me semble qu'elle a tué des lupus, non ?) 
 Ah, j'ai hâte d'en savoir plus sur le pere de kiarann, c'est vrai que pour l'instant on ne sait rien de lui !! Je suis sure qu'il est tjs vivant. 
Petit pinaillage :
Dans cette phrase je remplacerai mais par lorsque, je ne sais pas pourquoi mais cela m'a gênée à la lecture. 
Elle s'apprêtait a faire demi-tour mais elle entendit un cri qui lui remua les entrailles. 
Voilà sinon c'était super, je m'en vais lire la suite ! 
Bisous volants 
Gabhany
Posté le 23/06/2019
Coucou Makara !
Désolée je suis en retard dans mes réponses de commentaires ! Merciiiii beaucoup de ta lecture <3
Hum, Kiaraan ment sur l'origine de ses blessures à cause des circonstances de sa Mue. je t'explique plus en détail sur ton jdb car je ne veux pas spoiler ici ;)
Hihi le père de Kiaraan est un homme plein de mystères XD
Bisous <3 
Makara
Posté le 07/09/2019
Re coucou ! Ce chapitre est tjs aussi bien, pour moi il ne me posait pas de problèmes avant ;)
Qu'as-tu changé dans ces chapitres !? Ma memoire me fait un peu defaut ;)
Makara
Posté le 07/09/2019
Dans ce chapitre je veux dire
Gabhany
Posté le 08/09/2019
Dans celui-ci quasiment rien. C'étaient surtout les suivants (le 6 et le 7 notamment) qui posaient souci pour l'évolution de Kiaraan. Merci pour ta relecture <3
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