Chapitre 4 - narrateur 1

   Une fois David et moi remis sur pieds, je cherche les autres du regard. J'aperçois Céline qui fait de grands gestes depuis le camping. Elle a dû réussir à s'éloigner et a aidé Mathieu à porter Louise jusqu'à la tente.

   Louise. Oh non ! Pourvu qu'elle ait repris connaissance. Je voudrais me précipiter vers mes amis mais une douleur atroce dans les côtes me retient. Le poing du type ne m'a pas ratée... Je me plie en deux en grognant et prends de grandes inspirations. J'ai l'impression d'avoir le souffle coupé, presque plus qu’au moment de l’impact. David, qui a pourtant l'air de tenir à peine debout, m'attrape un coude pour m'aider à me redresser. Paul Carson attrape l'autre et nous marchons doucement vers le camping. Alors que Céline accourt vers nous, je ne sens plus le soutien de David sur ma droite. Il est en train de perdre l'équilibre et on dirait qu'il va tomber dans les pommes. Yi le remarque aussi et se précipite pour le retenir. Il passe le bras de David sur ses épaules et lui passe son bras autour de la taille. Vu la tête de Céline au fur et à mesure qu'elle se rapproche, on ne doit pas faire un très joli tableau. Elle veut aider Yi à soutenir David, mais il lui fait signe que c'est bon. Il porte mon meilleur ami comme s'il ne pesait qu'une plume. Céline se met donc à mes côtés pour m'aider à avancer.

   J'ai l'impression que nous mettons un temps fou à rejoindre la tente où Louise est allongée sur son duvet, Mathieu assis auprès d'elle. Il lève la tête quand nous entrons et je vois de la peur dans ses yeux.

   - Elle respire ?, je lui demande.

   - Oui. Mais elle ne veut pas se réveiller. J'ai tout essayé.

   Paul Carson m'aide à m'asseoir sur mon matelas. Je grimace de douleur en me baissant. Je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie, c'est comme si j'avais été coupée en deux. Il s'agenouille ensuite auprès de Louise et interroge Mathieu du regard, comme pour lui demander la permission de l'ausculter. Mathieu se tourne vers moi, il n'a aucune idée de qui est cet inconnu. Je lui fais un hochement de tête qu'il répète à l'attention de Paul. Ce dernier prend le pouls de Louise puis applique les mains sur son cou, sous sa tête et enfin sur ses flancs.

   - On dirait qu'elle a plusieurs côtes cassées. Et elle a dû prendre un coup sur la tête, annonce-t-il en se tournant vers nous.

   - Elle a été projetée sur plusieurs mètres et a heurté violemment le sol, je confirme.

   Mathieu porte une main devant sa bouche, se rappelant probablement la violence avec laquelle Louise a été frappée. Ses yeux brillent, il retient ses larmes. Paul s’adresse à lui.

   - Il faut que vous emmeniez votre amie à l'hôpital. Maintenant. Vous deux, ajoute-t-il en désignant Céline qui s'est assise à côté de David sur le troisième matelas.

   Mathieu revient quelques minutes plus tard avec la voiture qu’il a approchée tout près de la tente et Yi l'aide à allonger Louise sur la banquette arrière. Céline s'accroupit devant moi avant de les rejoindre.

   - Je ne sais pas ce qui vient de se passer, mais je sais que tu nous as sauvé la vie. Merci.

   - Tiens-moi au courant de l'état de Louise, est tout ce que je trouve à lui répondre.

   - Est-ce qu'on revient vous chercher pour vous emmener aussi à l'hôpital ?, demande-t-elle en nous regardant David et moi.

   - Non !, répond Paul un peu trop précipitamment.

   Je le regarde avec étonnement. Pourquoi non ? On n'a pas l'air assez mal en point comme ça ? Il se rend compte de l'impression de sa réponse et se reprend.

   - Enfin, vous pouvez revenir chercher celui-là, dit-il en montrant David du doigt, mais je m'occupe de Marina.

   David se réveille d'un seul coup.

   - Sûrement pas !, lance-t-il en se redressant. Je ne laisserai pas Marina aller où que ce soit sans moi.

   Paul paraît amusé par sa réaction et règle le problème dans un haussement d'épaules.

   - Dans ce cas, vous n'avez pas besoin de revenir du tout. Restez avec votre amie, dit-il à Céline avec un regard vers la voiture où Mathieu l'attend.

   Je veux me lever pour les voir partir et je me tiens les côtes en étouffant un cri lorsque je me mets debout. Le bruit du moteur s'éloigne et Paul s'avance vers moi.

   - Il va falloir essayer de soigner ça avant de partir, dit-il en tendant ses mains vers moi.

   Instinctivement, j'ai un mouvement de recul.

   - Sauf si tu veux rester dans cet état, ajoute-t-il avec ce même sourire moqueur qu’il avait déjà dans les bois lors de notre première rencontre.

   - Je veux des réponses avant.

   - Et que dis-tu d'avoir des réponses en même temps que je te replace quelques côtes ? Ça permettra de gagner du temps et ça te distraira de la douleur.

   Je pousse une espèce de grognement approbateur et le laisse venir se placer derrière moi. Ses mains commencent à se poser dans mon dos et là j'ai vraiment besoin d'une distraction, alors je lance l'interrogatoire.

   - Comment connaissez-vous mon père ?

   - Nous sommes de la même génération. Mon père était très ami avec sa mère, ta grand-mère, et nous nous sommes souvent vus en grandissant. Je t'ai même vue bébé.

   - Pourquoi ma grand-mère ne m'a-t-elle jamais parlé de vous ?

   - Ce n'était pas à elle de le faire. Ton père et moi sommes en froid depuis des années, mais Paulette n'avait rien à voir là-dedans.

   - Aïe !

   Une côte de remise. Je respire un grand coup avant de continuer.

   - Pourquoi êtes-vous en froid avec mon père ?

   - Je crois que c'est une question pour une autre fois. Le plus important maintenant, c'est de vous réunir tous.

   - De réunir qui ?, je demande en regardant Yi.

   - L'Assemblée, me répond-t-il.

   - L'Assemblée ? C'est quoi ce truc ? Une secte ?, demande David, qui semble avoir repris ses esprits et se masse la tête en grimaçant.

   - Pas exactement, répond Paul en riant légèrement à sa suggestion. Yi, tu veux bien leur expliquer ?, ajoute-t-il à l'attention de celui-ci.

   - C'est un groupe de sept personnes qui protège le monde contre les démons. En s'assurant qu'ils ne prennent pas trop de pouvoir, on maintient la balance entre le Bien et le Mal. Marina et moi sommes deux membres de l'Assemblée actuelle. Paul est membre de la génération précédente.

   David regarde Yi comme s'il venait de raconter une blague pas vraiment drôle. Et moi j'ai les sourcils froncés et la bouche entrouverte. Il a l’air véritablement sérieux. Son visage est fermé et ses yeux sombres sont difficiles à lire.

   - Pardon ?, demande David en remontant ses lunettes.

   - Elle ne sait vraiment rien ?, s'étonne Yi en me désignant du menton et en regardant Paul.

   - Apparemment non..., répond ce dernier.

   Yi se tourne alors vers moi et commence à m'expliquer plus en détails.

   - Ce que je vais te dire est vrai. Il s’agit de la réalité, ce n'est pas le résumé d'un livre de science-fiction qui vient de sortir. Ok ?

   - Euh... Ok.

   - Le monde est divisé entre le Bien et le Mal, poursuit-il, et il faut maintenir un certain équilibre pour que l'humanité continue à se développer et ne s'éteigne pas. C'est comme une balance que tu voudrais garder stable.

   Je me mords la lèvre inférieure en sentant quelque chose craquer dans mon dos et je hoche la tête en direction de Yi pour l'inciter à continuer. Je le laisse parler et j’en profite pour examiner ce nouveau venu qui se dit capable de sauver le monde. Il fait au moins une tête de plus que moi et il a l’air d’avoir à peu près mon âge ou un peu plus. Ses cheveux noirs et raides lui tombent sur les oreilles et il repousse régulièrement une mèche rebelle qui vient frôler ses yeux sombres. Tout à l’heure, il a porté David sans aucun effort et à le regarder de la tête aux pieds, on dirait bien qu’il a depuis longtemps rentabilisé son abonnement à la salle de gym. Et son pantalon noir est bien taillé.

   La distraction est plus que bienvenue, mais j’essaye de me concentrer sur ses paroles plutôt que sur ses muscles.

   - L'Assemblée est chargée de cette mission. Normalement, la majorité de l'humanité se situe du côté du Bien, mais les démons peuvent posséder n'importe quel corps et le faire passer du côté du Mal.

   - Donc si je comprends bien, les types qui nous ont attaqués tout à l'heure, c'était des démons ?

   - Oui. Ils ont besoin d'une enveloppe physique pour agir. Sans corps, ils ne sont que des sortes d'ombres. Et ils s'évaporent lorsque nous les détruisons. Comme tu as pu le constater.  

   - Cool..., dit soudain David qui a l'air passionné par toute cette histoire.

   Quant à moi, je ne sais pas trop quoi en penser. Apparemment, je suis censée croire que c'est la réalité plutôt que le résumé d’un livre, ce qui s’avère un peu difficile. Yi a l'air tellement sérieux quand il parle. Je le laisse continuer.

   - De nombreux démons ont déjà réussi à prendre le dessus sur le Bien. Pense aux grands événements de l'Histoire : les guerres mondiales, les dictatures, les génocides... Très souvent, les démons se regroupent pour agir et ils mettent en avant l'un d'eux qui sert de représentant du Mal.

   - Comme Hitler ?, demande David.

   - Par exemple. L'Assemblée existe pour contrer ce genre de regroupement et surtout sa prise d’ampleur. Bien évidemment, l'humanité sait se défendre par elle-même, mais la différence c'est que nous connaissons les enjeux. Nous savons que ce ne sont pas juste des citoyens malveillants, mais des démons qui veulent prendre le pouvoir sur le monde et le détruire. Sachant que le fait qu'ils soient détruits eux-mêmes dans le processus ne les dérange pas.

   Ça devient intéressant. Alors comme ça, nous sommes là pour sauver le monde...

   - Pourquoi nous ? Pourquoi moi ?, je demande à Yi.

   - Je ne sais pas, me répond-t-il en lançant un regard interrogateur à Paul.

   - Je ne sais pas non plus, répond celui-ci. L'Assemblée a toujours été constituée de sept personnes et la responsabilité a toujours été héréditaire. Il n'existe pas vraiment de cours d'histoire sur les familles de l'Assemblée... ni d'explication sur le choix des premiers membres. C'est comme c'est. En tout cas, à ma connaissance.

   - Et nous devrions être fiers d'en faire partie, ajoute Yi en me regardant droit dans les yeux. L'Assemblée nous offre une chance de faire une différence. Et elle nous munit de pouvoirs que nous...

   - Des pouvoirs ??, je l'interromps en réalisant subitement ce qu'il vient de dire.

   - Oui. Tu n'en as pas ?

   - Euh... Qu'est-ce que tu entends par pouvoir ? Je sais tirer à l'arc.

   - Comme une pro, ajoute David avec un clin d'œil dans ma direction.

   - Non, répond Yi. Il s'agit de bien plus que cela. Je vais te montrer.

   Il s'approche un peu de moi, met son bras droit en avant, poing fermé. Il ouvre lentement sa main, une flamme brûle au-dessus de sa paume ouverte. Une vraie flamme, qui fait une quinzaine de centimètres de haut et dont je sens la chaleur sur mon visage.

   - Waouh..., commente David dans un souffle.

   Je ne pourrais pas dire mieux. C'est un peu flippant quand même. Mais fascinant.

   - Je suis censée pouvoir faire la même chose ?

   - Je pense que ton pouvoir sera différent, m'explique Yi. Nous devrions avoir sept pouvoirs différents, qui sont eux aussi héréditaires.

   Je me retourne subitement vers Paul pour l'interroger. Mon dos émet un craquement très sonore. David grimace mais je n'ai même pas eu le temps de sentir la douleur. Cependant, je me remets tout de suite dans le sens de la marche et m'adresse à Paul sans le regarder.

   - Quel pouvoir vais-je avoir ? Quel pouvoir a mon père ? Et ma grand-mère ?

   - Tu ne préfèrerais pas l'apprendre par eux ?

   Peut-être... Je ne sais pas. Je pense que j'ai besoin de temps pour digérer tout cela. J'y crois sans y croire. Je suis fascinée, mais intriguée. Pourquoi mon père et ma grand-mère m'auraient-ils caché la vérité ? Je ne comprends pas.

   Paul a fini de me remettre le dos, ou du moins ce qu'il a pu. J'ai mal mais c'est supportable. J'arrive à me redresser et à me mettre debout. Il me demande si nous avons des bandages dans notre matériel de camping. Je lui désigne la grosse trousse à pharmacie que Céline a absolument voulu emmener, mais lui avoue n'avoir aucune idée de son contenu. Par chance, il y a un énorme rouleau de bandage à l'intérieur. Paul m'explique qu'il faut que je m'enroule de bandage, comme si j'avais un corset, pour aider à maintenir mon dos droit. Il s'approche de moi, mais je n'ai pas trop envie de le laisser soulever mon tee-shirt. Il voit ma réticence.

   - Tu veux le faire toi-même ? Ça ne va pas être évident.

   - Je peux le faire, répond David en se levant et en venant vers moi.

   David, je veux bien. Je fais ma pudique et je tourne le dos à Paul et Yi pour soulever mon tee-shirt. David effectue plusieurs tours de bandage et pose une main sur mon ventre pour bien serrer. Il a les mains chaudes. Il a besoin d'une main supplémentaire pour attacher la bande dans mon dos. Yi vient l'aider et je frémis au contact de sa main brûlante. C’est comme une bouilloire chaude contre ma peau. Je rebaisse mon tee-shirt et marche vers la porte de la tente où se tient Paul Carson. La douleur persiste, mais je peux marcher.

   - Il se passe quoi maintenant ?, je demande à Paul.

   - Il faut aller chercher les autres.

   Les autres, une idée à laquelle il faut que je me fasse aussi. Nous sommes sept. Nous sommes un groupe et nous devons nous retrouver pour sauver le monde des démons. Tout cela a une drôle de résonnance lorsque je me le répète. Et une seule et unique question revient toujours : pourquoi ma famille ne m'aurait-elle rien dit ? Je n'arrive pas à comprendre comment mon père et ma grand-mère et peut-être même ma mère, ont pu me taire quelque chose de si important. Je leur en veux presque. C'est toute une partie de ma vie, toute une face de ma personnalité qu'ils m'ont cachée. Je regarde Yi. Lui a visiblement grandi en sachant, en apprenant, et aujourd'hui il sait se battre et il maîtrise le pouvoir de créer du feu. Il est prêt. Pas moi. Si mon père et ma grand-mère savaient ce qui m'attendait, qu'un jour je devrais me battre aux côtés de six autres personnes, alors pourquoi ne m'ont-ils pas prévenue ? Pourquoi ne m'ont-ils pas préparée ?

   Si j'ai bien compris, Paul ne peut pas répondre à ces questions et j'ai besoin de réponses. J'ai besoin de parler à mon père et à ma grand-mère avant de partir dans cette aventure qui me fait peur mais qui semble inévitable. Et de toute façon, où que j’aille, je ne partirais jamais sans leur dire au revoir.

   - Je veux rentrer chez moi.

   Paul a l'air surpris et un peu déçu.

   - Pourquoi ?

   - J'ai besoin de parler à mon père et à ma grand-mère. Je veux bien partir avec vous chercher les autres comme vous dites, mais avant je veux pouvoir parler à ma famille et avoir des explications.

   - Le temps est compté.

   - Nous pourrions toujours déposer Marina chez elle et aller chercher l'un des autres membres pendant qu'elle discute avec sa famille, suggère Yi.

   - C'est une possibilité, conclut Paul.

   Il me demande alors de rassembler mes affaires et de me préparer à partir. David fait de même sans qu'on lui ait rien demandé. Il ne va pas me laisser partir sans lui, ce qui me convient tout à fait. Je ne fais toujours pas vraiment confiance à Yi et Paul. Ils sont encore un peu deux inconnus qui viennent de s'immiscer dans ma vie et qui la retournent sens dessus dessous. Nos sacs en main et mon carquois sur l'épaule, c'est David qui pose la question qui me trotte dans la tête depuis quelques instants.

   - On rentre comment exactement ?

   Paul lui sourit et même Yi semble amusé de la question. Il a un joli visage quand il sourit, il ne devrait pas le cacher en permanence derrière ces sourcils froncés et cette expression dure qui ne l’ont pas quitté depuis qu’on l’a rencontré.  

   - On va se téléporter, lui annonce Paul.

   - Ah ah, très drôle, répond David. Vous n’avez pas aussi un vaisseau spatial garé sur la plage ?

   Vu tout ce qui vient de se passer, ça ne m'étonnerait pas que ce soit vrai. Je ne dis rien et je les suis vers les dunes. Au bout d'un moment, Paul s'arrête et regarde attentivement autour de nous. Il nous demande de nous rapprocher et de tous nous tenir à lui d'une manière ou d'une autre. David ne rigole plus et je vois bien à son air qu'il se rend compte que la téléportation n'était pas une blague.

   - Attendez, on va vraiment se téléporter ??

   Yi confirme d'un hochement de tête avec un petit sourire qui traduit son enthousiasme à lui aussi concernant la téléportation.

   - Trop bien...

   Nous cherchons le moyen le plus pratique de nous accrocher tous à Paul en même temps. Apparemment, nous tenir par la main ne suffit pas. Il faut que nous soyons tous en contact avec lui. Ce n'est pas simple et la solution nous fait ressembler à un drôle d’assemblage. David et Yi passent chacun un bras autour des épaules de Paul et l’autre autour des miennes. Je me tiens en face de lui, mes mains dans les siennes. J'espère qu'on va arriver dans un endroit où il n'y aura personne. Si on arrive quelque part... Je reste un peu sceptique quant à ce concept de téléportation.

   - Tout le monde est bien accroché ?

   Mon téléphone sonne juste au moment où il nous pose la question. Paul soupire. Je détache ma main droite de la sienne et attrape mon portable dans ma poche. C'est Céline qui m'appelle. Louise était tombée dans le coma et les médecins ont réussi à la réveiller. Elle a plusieurs côtes cassées et un énorme hématome sur le ventre, mais elle va bien. Elle doit rester à l'hôpital plusieurs jours. Céline m'annonce que les parents de Louise sont en route pour les rejoindre et qu'elle et Mathieu vont rester là aussi. Elle me demande ensuite ce qu'il en est pour David et moi. J'hésite avant de lui répondre. Je me vois mal lui dire que nous étions sur le point de nous téléporter pour aller rendre visite à mes parents avant de partir sauver le monde de l'invasion des démons. J'opte pour une réponse plus simple. Nous allons rentrer à la maison. Paul, l'homme qui nous a sauvés, a une voiture. Il émet un drôle de rire à cette mention, mais n’ajoute rien. Je dis au revoir à Céline, raccroche et range le téléphone puis ré-attache ma main à celle de Paul.

   - Maintenant nous sommes prêts.

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Renarde
Posté le 16/12/2019
Coucou Schumiorange,

Bon, Marina le prend plutôt bien !

Par contre, j'ai été surprise qu'ils mettent David dans la confidence. Cela ne doit pas rester secret pour les humains "standards" ?

Et les corps que les démons empruntent, ils meurent ? Par exemple, les trois assaillants : ce sont des humains à la base ? Pas forcément méchants ? Et leur enveloppe physique disparaît également ? Il a peut-être un truc que je n'ai pas compris...

Dans tous les cas, j'ai hâte de connaître le pouvoir de Marina ! Et de rencontrer les cinq autres ;-)
Schumiorange
Posté le 17/12/2019
Salut Renarde !

Merci pour ton commentaire !
Tu as raison pour David, il est un peu privilégié : ) Normalement, ça doit rester un secret, mais disons qu'ils font facilement des exceptions ! Et tant qu'il ne va pas le chanter sur tous les toits, tout ira bien pour lui.

Pour les corps que les démons empruntent, la réponse arrive plus tard ! Encore quelques chapitres… Pour le moment, ils assimilent déjà qui sont les méchants, et après ils vont se poser des questions sur le pourquoi du comment. Petit spoiler : ça va même créer quelques tensions au sein du groupe...

Je poste encore un chapitre avant Noël et après, pause de quelques semaines, mais je vois que tu as de la marge avant d'être à court de lecture, donc ça va !
Et dès que je trouve une minute, je retourne sur La prophétie des Lucioles, j'ai pris beaucoup de retard : (
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